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   La Commagène (ou Kommagene ou Kummuhu, en Grec : Βασίλειον τnς K ομμαγηνής, en Arménien : Կ ոմմագենէի Թագա վ որութուն) est une région du centre de l'Asie Mineure, dans le centre-Sud de la Turquie moderne. Elle va connaître deux grandes périodes où elle se constituera en royaume. Le premier naît après la chute des Hittites, vers 1200, il fait partie des royaumes dit "néo-Hittites". Il a pour capitale Harran (ou Carrhes). Il sera asservit par le Roi de l'Ourartou Sarduri II (ou Sapur II, 766-733 ou 756-730). Le deuxième Royaume de Commagène est un ancien royaume Arménien de l'époque hellénistique. Il est situé dans l'Est de la Turquie au Sud sur la frontière avec la Syrie.

Les Hittites Karkemish Harran  (Carrhae) Samosate Milid  et  le  Gurgum L'Ourartou Edesse Arzawa Tarse Terqa Ebla Emar Alep Alalah  (Alalakh) Antioche Ougarit Urkesh Assyrie Nagar

   Au départ, la Commagène est une partie de la province Arménienne de Sophène, elle est détachée de l'Arménie et de la Sophène par les Séleucides. Plus tard, vers 163/162 av.J.C, des Séleucides de Sophène et le Satrape Ptolémée I (ou Ptolemaeus, 201-130) de Commagène profitent de la désintégration de l'Empire Séleucide et s'autoproclame indépendant et Roi. La Commagène devient alors un petit royaume avec pour capitale Samosate (Samsat moderne, au bord de l'Euphrate).

 

   Ce royaume hellénistique est délimité par la Cilicie à l'Ouest et par la Cappadoce au Nord. La dynastie de Ptolémée était liée aux Rois Parthes, mais son descendant Mithridate I Callinicus Philhellène Philoromée (ou Kallinikos Philoromaios, 100-69) adopte la culture hellénistique et épouse une Princesse Grecque Séleucide Laodice X Théa Philadelphe (ex épouse du Roi Parthe Mithridate II -124-88).

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Tombe d'Antiochos I sur le mont Nimrod (Nemrut Dağı)

 

   Sa dynastie pouvait donc prétendre aussi bien des liens avec Alexandre le Grand (336-323) qu'avec les Rois Perses. Ce mariage a également été le cadre d'une alliance pour conclure une paix entre la Commagène et l'Empire Séleucide. De ce moment, le royaume de Commagène est devenu plus Grec que Perse. Mithridate I et Laodice X ont un fils le Roi Antiochos I Théos Dicée Épiphane Philoromée Philhellène (ou Philoromaios, 69-38) qui sera allié au général Romain Pompée (106-48 av.J.C) contre les Parthes en 64 av.J.C et recevra des territoires en récompense.

 

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     Mithra et le taureau.

     Fresque de Marino

  Puis de Marc Antoine (83-30 av.J.C), dont il rejoint les rangs lors la guerre civile Romaine. Toutefois, après la défaite de ce dernier face à Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C), la Commagène devient vassale des Romains. En 17 ap.J.C elle est annexée à la province de Syrie, mais l'Empereur Romain Caligula (37-41), redonne le trône à Caius Julius Antiochos IV Épiphane (38-72) et lui donne également la Cilicie à gouverner. Antiochos IV va régner jusqu'en 72, lorsque l'Empereur Romain Vespasien renverse la dynastie et ré-annexe le territoire à la Syrie.

 

 

   Les descendants d'Antiochos IV vécurent en Grèce et en Italie dans la prospérité, comme en témoigne un monument honorant Julius Antiochos Philopappos (v.80-v.115), érigé par sa sœur à Athènes vers 115 ap.J.C. L'historique donne à penser que la population de la région au niveau linguistique et ethnique était Arménienne jusqu'à la fin du Ier siècle av.J.C. Lorsque les Romains ont conquis la Commagène, le grand sanctuaire royal au mont Nimrod (ou Nemrod ou Nemrut Dağı) a été abandonné. Les Romains ont pillé les tumulus. Les environs recouverts d'épaisses forêts ont été abattus par les Romains pour en récupérer le bois.

 

   Aujourd'hui la Commagène est célèbre pour son sanctuaire situé sur le mont Nimrod. Lucien de Samosate (v.120-v.180) qui était un rhéteur et satiriste de Syrie, est né à Samosate (Samsat). Sous l'Empire Romain, les Rois de Commagène tentèrent d'établir des liens forts entre leur dynastie et le Dieu Indo-iranien Mithra, fils d'Anahita. L'historien et chercheur Roger Beck, a suggéré en 1996 qu'un groupe de militaires et d'élites de la Commagène ont été un instrument de la diffusion du culte Mithraïsme. 

 

 

 

Lucien de Samosate

    Voir les Rois de Commagène

 

   Rois de Commagène

L'histoire.......

 

   Le premier royaume de Commagène naît après la chute des Hittites, vers 1200, il fait partie des royaumes dit "néo-Hittites". Il a pour capitale Harran. Il sera asservit par le Roi de l'Ourartou Sarduri II (ou Sapur II, 766-733 ou 756-730). Il passe ensuite possession des l'Assyriens lorsque ceux-ci soumettent l'Ourartou. C'est d'ailleurs lors de cette domination, dans les textes Assyriens, que nous retrouvons les premières mentions de la Commagène sous le nom de Kummuhu comme étant une alliée de l'Assyrie, mais finalement annexée comme province en 708 av.J.C par Sargon II (722-705). L'Empire Perse va conquérir la Commagène au VIe siècle av.J.C, puis ce sera le tour d'Alexandre le Grand (336-323) qui annexe le territoire au IVe siècle après la chute des Achéménides. Puis, après l'éclatement de l'Empire d'Alexandre, la Commagène est une partie de la province Arménienne de Sophène de l'Empire Séleucide Gréco-syrien. Elle sera gérée par des Satrapes qui prendront le titre de Roi de Sophène.

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Tête d'une statue sur la terrasse Ouest du mont Nimrod

 (Nemrut Dağı)

 

  

   Le premier de ceux-ci dont on ait une trace est Samès (v.290-243). En 260, il va être le fondateur du Royaume Sophène d'Arménie et de la ville de Samosate (Samsat moderne, au bord de l'Euphrate) mentionnée pour la première fois par Eratosthène (Astronome, géographe, philosophe Grec, v.276-194) en 245 av.J.C. Le Roi de Bithynie Zélas (ou Ziaelas ou Zielas 243-229) trouve refuge à la cour du Satrape à Samosate lorsqu'il est chassé de son pays par sa belle-mère la Reine Etazèta.

 

   Suis sur le trône de Sophène Arsamès I (243-228 ou 226), le fils de Samès.  Arsamès I construit les villes d'Arsamosata en Sophène et Arsameia (aujourd'hui Siverek), en Commagène. Suit Xerxès (En Arménien : Շա վ արշ, Shavarsh, 228 ou 226-212 comme Roi 212-201 comme Satrape) le fils d'Arsamès I. En 212, au cours de son règne le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187) envahit la capitale Arsamosata et annexe le pays qui est momentanément incorporé à l'Empire des Séleucides. Xerxès reconnaît Antiochos III Mégas comme son souverain. Il garde la gérance de la nouvelle Satrapie et épouse Antiochia la sœur du Roi qui est plus tard assassinée.

 

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Temple d'Antiochos I sur le mont Nimrod

 

  Ptolémée I (ou Ptolemaeus en Grec : Πτολεμαίος, 201-163 Satrape et 163-130 Roi) lui succède. C'était un homme d'origine Arménienne. Il était aussi de la dynastie Orontide et un proche parent du Roi Arsamès I. Ce sera le dernier Satrape (Gouverneur) de l'État de Commagène.

 

   Ptolémée sert à ce poste entre 201 et 163. À cette date lorsque l'Empire Séleucide commence à se désintégrer, Ptolémée I se révolte et fait de la Commagène un royaume indépendant. Contre l'avis des Séleucides, Ptolémée I choisi également de déclarer Samosate (Samsat), qui était la capitale de Commagène, comme la capitale du nouveau royaume.

 

   Ce royaume hellénistique est délimité par la Cilicie à l'Ouest et par la Cappadoce au Nord. Ptolémée avait en fait des relations familiales avec le Roi des Parthes Mithridate I (171-138) et donc lié à la dynastie Arsacide.  Selon des fragments de reliefs inscrits trouvés au mont Nimrod (ou Nemrod ou Nemrut Dağı), les archéologues ont découvert que Ptolémée I était un descendant du Roi Perse Darius I (522/1-486). Il aura dirigé la Commagène sous le règne de quatre  Rois  Séleucides : Antiochos III

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Statues sur le mont Nimrod

Mégas (223-187), Séleucos IV Philopator (187-175), Antiochos IV Épiphane (175-164) et Antiochos V Eupator (164-162). Le nom de son épouse est inconnue, elle lui donne un fils qui lui succède, Samès II Théosèbe Dicée (ou Samus ou Samos Theosebes Dikaïos II, 130-109). Au cours de son règne, Samès ordonne la construction de la forteresse de Samosate, (Samsat) qui est maintenant submergée par les eaux du barrage Atatürk Baraji. Samès meurt en 109. Le nom de son épouse est inconnu, elle lui donne un fils qui lui succède.

 

    Mithridate I Callinicus Philhellène Philoromée (ou Kallinikos Philoromaios, en Grec : ο ΜιΘριδάτης К αλλίνικος, 109-70) monte sur le trône mais juste avant sa succession, en 109, il épouse la Princesse Grecque Séleucide Laodice X Théa Philadelphe (ex épouse du Roi Parthe Mithridate II-124-88). Ce mariage a également été le cadre d'une alliance pour conclure une paix entre la Commagène et l'Empire Séleucide. Sa dynastie pouvait donc prétendre aussi bien des liens avec Alexandre le Grand (336-323) qu'avec les Rois Perses.  Selon des recherches archéologiques récentes au mont Nimrod (ou Nemrod ou Nemrut Dağı), il serait également un descendant du Roi Darius I le Grand (522/1-486) des Perses Achéménides. De son règne, le royaume de Commagène est devenu plus Grec que Perse. Laodice X Théa Philadelphe lui donne un fils qui lui succède.

 

   Antiochos I Théos Dicée Épiphane Philoromée Philhellène (ou Antiochus Philoromaios, en Grec : о Αντίοχος Θεός Δίκαιος Επιφανής Φιλορωμαίος Φιλέλλην, 69-38) est né en 86. Quelques spécialistes avancent que sa mère ne serait pas Laodice X Théa Philadelphe, mais une autre femme au nom inconnu. Il est le plus célèbre des Rois de Commagène. Cependant on sait peu de choses sur le début de sa vie. Bien que la République Romaine ait annexée des territoires en Anatolie, Antiochos I par le biais de la diplomatie va être en mesure de tenir la Commagène indépendante des Romains. Il est mentionnée pour la première fois dans les sources antiques en 69 av.J.C, lorsque le général Romain Lucullus par en campagne contre le Roi d'Arménie Tigrane II (95-54).

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Antiochos I avec Héraclès -  British Museum

 

   En 64, Antiochos I fait la paix avec le général Romain Pompée (106-48 av.J.C) lorsque celui-ci envahit avec succès la Syrie. Ils deviendront même des alliés et en 59 Antiochos I reçoit la Toge Praetexta, un sceptre d'ivoire, la reconnaissance officielle du Sénat Romain comme un allié de Rome et il est accueilli comme un Roi. Cette reconnaissance est une tradition qui reconnaît et récompense les alliés de Rome. De tous les Rois de Commagène, Antiochos I s'est avéré le plus fidèle allié des Romains. En 51, Antiochos I apporte son soutien à Marcus Tullius Cicero, le gouverneur Romain de Cilicie dans sa lutte contre les Parthes. Au cours de la guerre civile entre Jules César (101-44) et Pompée, Antiochos I fourni des troupes à Pompée. En 38, les généraux Romains Marc Antoine (83-30 av.J.C) et Publius Ventidius Bassus, après la conquête de la Parthie voulurent déclarer la guerre à Antiochos I et son royaume.

   Les Romains étaient attirés par les richesses que la Commagène avait. Alors que les deux généraux s'apprêtaient à faire le siège de la capitale Samosate (Samsat), Antiochos I réussit à détourner les attaques de Marc Antoine, dont il rejoint finalement les rangs lors la guerre civile Romaine qui éclata à cette période. Toutefois, après la défaite de Marc Antoine face à Octave (Futur Empereur Auguste 27 av.J.C-14 ap.J.C), la Commagène devient vassale des Romains.

 

   Antiochos I épouse Isias (Certains spécialistes réfutent ce nom). Elle lui donne trois enfants : Deux fils, Antiochos II et Mithridate II qui vont lui succéder et une fille, Laodice (Dont le nom est aussi réfuté par quelques historiens), qui épouse le Roi des Parthes Orodès II (ou Arsace XIV ou Hyrodes, 57-38 ou 54-38). Antiochos I est célèbre aussi pour la construction de l'impressionnant sanctuaire religieux du mont Nimrod (ou Nemrod ou Nemrut Dağı). Les ruines du tombeau-sanctuaire d'Antiochos I sont encore magnifiques à voir, même de nos jours.

 

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Autre vue sur la terrasse Ouest du mont Nimrod - Tête d'Antiochos I

 

   Son site funéraire se situe au sommet et fait parti du patrimoine mondial depuis 1987. Plusieurs bas-reliefs de grès on été découvert sur le site. Lorsqu'Antiochos I régnait, il a créé un culte royal pour lui-même afin d'être adoré après sa mort. Pour se faire il s'est inspiré du Zoroastrisme. Antiochos I à laissé de nombreuses inscriptions en Grec qui révèlent de nombreux aspects de sa religion et explique ses objectifs pour son règne. Selon les inscriptions, Antiochos I semble avoir été une personne pieuse et avait un esprit généreux. Il pratiquait l'astrologie ésotérique et il à jeté les bases d'une réforme du calendrier. Il a lié les années "Commagènes", qui jusque-là avaient été fondée sur les mouvements de la Lune, au cycle utilisé par les Égyptiens comme base de leur calendrier. Ceux-ci le calquant avec le lever héliaque de l'étoile Sothis (ou Sirius, Sothis est le nom Grec de la Déesse Égyptienne, Sopdet ou Sôpdit) qui a lieu le 19 juillet selon le calendrier actuel. Dans une autre ville du royaume, Arsameia, les vestiges ont été retrouvés d'un palais royal. Ce palais est connu sous le nom de Vale Eski ou "Vieux Château". À Arsameia, Antiochos I laissé aussi de nombreuses inscriptions en Grec de son programme de travaux publics et la manière dont il a glorifié la ville.

   Mithridate II Antiochos Épiphane Philoromée Philhellène Monocritis (ou Philoromaios, en Grec : ο ΜιΘριδάτης Αντίοχος Επιφανής Φιλορωμαίος Φιλέλλην 'Μονοκρίτης, 38-20 av.J.C) succède au court règne de son frère aîné Antiochos II (ou Antiochus, 40-38). Plus tard, en 29 Antiochos II est convoqué à Rome par l'Empereur Auguste, parce qu'il avait causé l'assassinat d'un ambassadeur, que Mithridate II avait envoyé à Rome. Antiochos II est exécuté sur l'ordre d'Auguste. Selon Plutarque (Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125), dans les années 31, Mithridate II est un allié du général Romain Marc Antoine (83-30 av.J.C) et il conduit personnellement ses forces à la bataille d'Actium contre Octave (Futur Empereur Auguste 27 av.J.C-14 ap.J.C).

 

   Après la mort d'Antoine et lorsqu'Auguste devient Empereur, Mithridate II devient un allié loyal de l'Empereur. Auguste le force quand même à Zeugma (Village de Commagène) à remettre des territoires à la province Romaine de la Syrie. Ce village permettait une grande traversée vers l'Euphrate. Pour éviter tout conflit avec Auguste, Mithridate II laisse tomber son titre Philhellène, de sa titulature toutefois il restera connu sous le nom de Philoromée (ou Philoromaios). Les titres Philhellène et Philoromée ont été associés de près dans le culte Royal Commagénien dès son père et y ont joué un rôle important. Son autre titre de Monocritis a été attesté comme un titre et une fonction judiciaire au sein de l'administration royale et un signe de sa haute position sociale.

 

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Mithridate II avec le Dieu Vahagn

   Une inscription d'un chef d'une riche famille fidèle au Roi, sur un autel funéraire dans le village Turc de                                               Sofraz, qui date de vers 50 ap.J.C, révèle que l'épouse de Mithridate II était une Princesse Grecque Séleucide appelée Laodice. L'autel inscrit les membres de la famille qui s'étend sur sept générations et comprend les noms de Mithridate II, de son père et de sa femme Laodice. Cette dernière lui donne un seul enfant, un fils Mithridate III qui lui succède.

 

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Stèle dite "des lions de Commagène" - Mont Nimrod

 

   Mithridate III Antiochos Épiphane (En Grec : ο ΜιΘριδάτης Αντίοχος Επιφανής, 20 av.J.C-12 ap.J.C) bien qu'aillant un règne assez long nous a laissé très peu d'informations sur sa vie. 10 ans avant son arrivée au pouvoir, en 30, il avait épousé une Princesse de Médie, fille du Roi Artavazde II (54-34) d'Arménie, Iotapa (ou Jotapé). Cette dernière avait épousé en première noce le jeune fils (7 ans) de la Reine d'Égypte Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30) et de Marc Antoine (83-30 av.J.C), Alexandre Hélios. Iotapa lui donne un fils Antiochos III qui succède à son père. Quelques spécialistes présentent Mithridate III comme un neveu des deux précédents Rois. 

 

   Antiochos III Épiphane (ou Antiochus, en Grec : ο Αντίοχος Επιφανής, 12-17) arrive au pouvoir, mais malheureusement nous savons très peu de chose sur sa vie. Lorsqu'Antiochos III meurt après son court règne la situation est devenue inquiétante pour le royaume et la Commagène traverse une grave crise qui amène à des troubles politiques. Les raisons de cette "révolution" sont inconnues. À ce moment apparaissent, les enfants d'Antiochos III nés d'une femme inconnue, le Prince Antiochos IV et la Princesse Iotapa (ou Jotapé).

 

    Ils sont trop jeunes pour succéder à leur père et il n'y avait pas moyen de stabiliser le pouvoir et prévenir les troubles civils entre les citoyens de Commagène. Deux fractions se forment alors. Une dirigée par les nobles qui voulaient que la Commagène soit placée sous la domination de l'Empire Romain et l'autre fraction dirigée par les citoyens qui voulaient maintenir le règne d'un Roi. Toutes deux envoient pacifiquement des ambassadeurs à Rome, pour rechercher des conseils et une assistance de l'Empereur Tibère (14-37), qui devait trancher sur l'avenir de la Commagène. Les habitants du royaume étant dans tous les cas décidés à vivre sous la tutelle de Rome ce qui marque la fin de l'indépendance de la Commagène. Tibère décide de rattacher le royaume à la province Romaine de Syrie. Sa décision est bien accueillie par de nombreux citoyens, en Commagène, mais certains, en particulier ceux qui étaient partisans de la famille royale n'étaient pas satisfaits de ce résultat. La Commagène va rester sous domination Romaine jusqu'à ce que le nouvel Empereur Romain Caligula (37-41) restaure le royaume et le redonne aux enfants d'Antiochos III en 38.

 

   Antiochos IV Caius Julius Antiochos IV Épiphane (ou Antiochus, en Grec : ο Γαίος Ιούλιος Αντίοχος Επιφανής, 38-40 et 41-72) est donc porté sur le trône par l'Empereur Romain Caligula (37-41). Ce dernier lui donne également la Cilicie à gouverner et lui restitue le montant total des recettes de Commagène perçues au cours des vingt ans où elle avait été une province Romaine. Les raisons pour lesquelles l'Empereur rend ces vastes ressources demeurent obscures, c'est peut-être un coup de son excentricité attestée. Après la mort de son père et jusqu'à sa restauration il semble qu'Antiochos IV est eu la citoyenneté Romaine.

 

   Il avait vécu et grandi à Rome, avec sa sœur. Alors qu'avec elle ils sont de plus en plus appréciés à Rome, ils deviennent les invités de marque de la cour d'Antonia Minor. Antonia Minor était une nièce du premier Empereur Romain Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C) et d'une fille de Marc Antoine (83-30 av.J.C). Elle était une femme très influente et supervisait son cercle de divers Princes et Princesses. Ce dernier à énormément contribué à la préservation politique des frontières de l'Empire Romain et aux affaires des clients de l'États. Antiochos IV vécu très intime avec Caligula.

 

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Autre vue du sanctuaire d'Antiochos I

   Il est souvent avancé que lui et le Roi d'Israël, Hérode Agrippa I (38-44) sont comme les instructeurs de l'Empereur dans l'art de la tyrannie. Cette amitié, cependant, ne va pas se poursuivre très longtemps car Caligula va être déposé. Antiochos IV va alors perdre son royaume jusqu'à se qu'il obtienne l'adhésion du nouvel Empereur Claude (41-54). En 53 Antiochos IV dépose une insurrection de certaines tribus barbares en Cilicie, appelé Clitae. En 55, il reçoit des ordres de l'Empereur Romain Néron (54-68) de lever des troupes pour faire la guerre contre les Parthes. Néron, insatisfait de l'influence Parthe de plus en plus près de son Empire, envoie le général Gnaeus Domitius Corbulo (7-67) avec une grande armée à l'Est afin de rétablir la domination Romaine.

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Monnaie d'Antiochos IV

 

               Au printemps 58, Corbulo entre en grande Arménie et avance vers Artaxata. Tandis qu'un de ses alliés, Parasmanes I d'Ibérie (ou Farasmanes) attaque par le Nord et Antiochos IV lui, attaque au Sud-ouest. Le Roi d'Arménie Tiridate I (53-73), le fils du Roi Parthe Vononès II (50-51) et frère de frère Vologèse I (51-77), est détrôné et remplacé par Tigrane VI de Cappadoce à la solde des Romains. En récompense de ses services dans cette guerre, Antiochos IV obtient en l'an 61 une partie de l'Arménie. En 69/70, Antiochos IV épouse le parti de Vespasien (69-79) lorsque celui-ci est proclamé Empereur. Il est, à cette date, considéré comme le Roi le plus riche et le plus influent de l'époque. En 70, il envoie des forces, commandées par son fils Archélaos Antiochos, afin d'aider le Prince Titus (Fils de Vespasien, Empereur 79-81) dans le siège de Jérusalem.

 

   Antiochos IV va chuter seulement deux ans après, en 72, lorsqu'il est accusé par Paetus, le gouverneur de Syrie, de conspirer avec les Parthes contre les Romains. Vespasien détrône Antiochos IV, renverse la dynastie et ré-annexe le territoire de Commagène à la Syrie. Les fils d'Antiochos IV fuient en Parthie après une brève rencontre avec les troupes Romaines. Antiochos IV lui-même prend sa retraite à Lacédémone, puis à Rome où il va passer le reste de sa vie avec ses fils qui reviendront de leur exil et qui seront traités avec beaucoup de respect. Antiochos IV épouse sa sœur Iotapa (ou Jotapé, 17-52).

 

Autre monnaie d'Antiochos IV

   Elle lui donne trois enfants : Deux fils, Archélaos Gaius Julius Antiochos Épiphane, qui en 43 est fiancé à Drusilla, une fille d'Hérode Agrippa I et le deuxième Callinicus. Une fille, Iotapa qui épousera Alexandre le fils du Roi d'Arménie Tigrane VI de Cappadoce (59-62). Son mari sera fait Roi de Cilicie et elle en deviendra Reine. Lorsque sa Sœur et épouse mourut, Antiochos IV en son honneur lui fonda une ville appelée Iotape (Aytap moderne, Turquie).  Il ya plusieurs pièces de monnaie existantes d'Antiochos IV et leurs marques prouvent qu'il a régné aussi sur une grande partie de la Cappadoce et la Cilicie.

  

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Lion de Commagène

   Sur une de ces pièces, il est appelé ΒΑΣΙΛΕΥΣ ΜΕΓΑΣ ΑΝΤΙΟΧΟΣ (grand Roi), ce qui témoigne de son ambition politique, qui sans aucun doute à joué un rôle dans sa chute. De ses pièces, nous avons appris que le nom de son épouse était Iotapa. Parmi les petits-enfants d'Antiochos IV et Iotapa, un l'éminent citoyen Athénien Philopappos Gaius Julius Antiochus Épiphane vivra en Grèce vers 80 à vers 115 ap.J.C. En 72 lorsque l'Empereur Vespasien avait destitué la dynastie, toute la famille s'était exilée en Grèce et avait rapidement retrouvé une place parmi l'élite Grecque.

 

 

    Philopappos à passé la majeure partie de sa vie à Athènes exerçant la fonction une fois de Chorège (Chargé d'organiser à ses frais un chœur et les figurants pour une représentation théâtrale dans le cadre d'une liturgie) et deux fois comme un Agonothètes (Juge d'instruction des jeux). En 109 l'Empereur Hadrien (117-138) le nomme Consul Suffect et entre 105-115, Philopappos est nommé membre des Frères Arval (En latin : Fratres Arvales) qui étaient un corps de Prêtres dans la Rome antique qui offraient chaque année des sacrifices pour les Dieux afin de garantir de bonnes récoltes. Philopappos est mort vers 115. À sa mort, sa sœur Julia Balbilla, lui érigea un monument sur Musaios Hill, au Sud-ouest de l'Acropole d'Athènes.

 

 

Parc national   

du mont Nimrod (ou Nemrod ou Nemrut Dağı)

 

   Le Roi Antiochos I est célèbre pour la construction de l'impressionnant sanctuaire religieux du mont Nimrod (ou Nemrod ou Nemrut Dağı). Le site de son enterrement se situe au sommet et fait parti du patrimoine mondial depuis 1987. C'est un énorme complexe qui se compose d'un sanctuaire avec des statues géantes du Roi entouré de Dieux. L'emplacement de la tombe d'Antiochos I n'a pas encore été localisée, mais des recherches récentes ont révélé que près du mausolée se trouvent des cavités qui pourraient contenir la tombe du Roi. Lorsqu'Antiochos I régnait, il a créé un culte royal pour lui-même afin d'être adoré après sa mort. Pour se faire il s'est inspiré du Zoroastrisme. Antiochos I à laissé de nombreuses inscriptions en Grec.

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Les statues et les tumulus de la partie orientale

du mont Nimrod

 

   Celles-ci nous révèlent de nombreux aspects de sa religion et explique ses objectifs pour son règne. Plusieurs bas-reliefs de grès on été découvert sur le site. Dans une inscription, Antiochos I suggère que sa tombe doit être élevée dans un lieu saint, à distance du peuple et à proximité des Dieux avec lesquels il vit. Son tombeau a été construit de sorte que des fêtes religieuses pouvaient s'y produire.

 

   Chaque mois, Antiochos I avait deux fêtes : Une pour sa date de naissance, qui était célébrée le 10 de chaque mois et l'autre pour son couronnement, qui était célébrée le 16 de chaque mois. Les effigies monumentales ont des influences Grecques et Persanes. De ces dernières on note notamment les vêtements et les coiffures. Alors que les influences Grecques sont les représentations des Dieux et des ancêtres montrant le Roi. Le site et les statues furent détruits par les Romains et le sanctuaire tomba dans l'oubli. Il ne fut redécouvert ainsi que son tombeau qu'en 1883, lorsque des archéologues Allemands ont fouillée le site et la tombe.

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la Commagène voir les ouvrages de :

 

Ernest Babelon

- Les Rois de Syrie d'Armenie et de Commagene, Rollin & Feuardent, Paris, 1890.

Paul Bedoukian :

- Coinage of the Armenia kingdoms of Sophene and Commagene, Armenian Numismatic Society, Los Angeles, 1985.

Marc Desti :

- Les civilisations anatoliennes, PUF, Paris, 1998.

Şadan Gökovali

- Commagene and Nimrut, Ofis Ticaret Matbaacılık, Izmir, 1988.

- Commagene, Samosata, Arsameia, Nimrud dagh, Ofis Ticaret Matbaacılık, Izmir, 1990.

Henry Lenormant :

- La monnaie dans l'antiquité, PUF, Paris, 1878.

Donald B.Sanders :

- Nemrud Daği : The Hierothesion of Antiochus I of Commagene, Ind. : Eisenbrauns, Winona Lake, 1996 et 1997.

Maurice Sartre :

- L'Asie Mineure et l'Anatolie, d'Alexandre à Dioclétien, Armand Colin, Paris, 1997.

 

 

 

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Harran

 

   Harran (ou Carrhae ou Carrhes ou Charan ou Harranu ou Harrānu) se situe au Sud-est de la Turquie actuelle, au croisement des routes de Damas, de Karkemish et de Ninive. Cette situation en a fait un point stratégique au cours de l'Histoire. C'est une ville très ancienne qui a été l'un des principaux centres, commercial, culturel et religieux de Mésopotamie. La ville était également connue dans la haute-antiquité pour être l'un des deux principaux sanctuaires (Avec la ville d'Ur) qui soient dédiés au Dieu-lune Sîn, vénéré par les Sémites de Mésopotamie.

 

    Le temple de Sîn a été reconstruit par plusieurs souverains, dont celui d'Assyrie Assurbanipal (669-631 ou 669-626) et celui de Babylone Nabonide (ou Nabounaid, 556 ou 555-539). Hérodien de Syrie (ou Hérodianus, écrivain Romain, v.170-v.240, IV. 13, 7) fait référence à la ville comme ayant en son temps un temple de la lune. Harran était aussi réputée dans l'antiquité pour une spécialité : La gomme odoriférante.

 

   Harran fut le site de la Bataille de Carrhae où les Romains, sous les ordres du général Crassus, subirent une défaite décisive en 53 av.J.C contre les Parthes sous les ordres de Suréna. Une équipe Anglo-turque de fouilles à débutée des travaux d'excavation sur le site en 1951. Harran est l'endroit où le récit biblique situe la maison de Laban, frère de Rébecca et beau-père de Jacob ("Maintenant, mon fils, écoute ma voix ! Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan" Genèse 27:43) Jacob aurait passé 20 ans à Harran travaillant pour son oncle Laban (Genèse 31:38 et 41).

 

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Ruines de Harran

 
   Il est dit qu'Adam et Ève mirent les pieds à Harran (Charan), après avoir été expulsés du Jardin d'Eden. La Bible Hébraïque du livre de la Genèse (Genèse 11:31, 12:4-5) identifie un endroit appelé Haran (ou Harran ou Charan et Charran, en Hébreu : חָרָן) où Terah et son fils Abraham se seraient arrêtés sur le chemin de Ur avant d'atteindre le pays de
Canaan. Certains chercheurs identifient la Haran biblique avec Harran, cependant pour d'autres le nom du lieu ne doit pas être confondue avec Haran (Hébreu : הָרָן), les deux noms étant orthographiés différemment dans l'original Hébreu. La tradition islamique se veut également des liens avec Aran, le frère d'Abraham. (Genèse 11:26-32)

 

 

 

L'histoire.......

 

  Harran fut la capitale du royaume de Kummuhu (Commagène). Le site est proche de la frontière avec la Syrie, 44 kilomètres au Nord-ouest de la ville de Şanlıurfa (ou Þanlýurfa, l'ancienne Édesse) à la fin d'une longue route à travers la plaine. À l'origine Harran est l'une des principales villes de Mésopotamie qui contrôlait le point de croisement des routes de Damas, de Karkemish et de Ninive. Cet emplacement a donné Harran sa valeur stratégique.

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Autres vues du site de Harran

 

   Dans des inscriptions Assyriennes de Téglath-Phalasar I (1116-1077) la cité est mentionnée à plusieurs reprises, pour la première fois vers 1100, sous le nom de Harranu (ou Harrānu), qui signifierait route en Akkadien. Après le traité entre l'Empereur Hittite Souppilouliouma I (ou Suppiluliuma, 1382-1342) et celui du Mitanni Shattiwaza (ou Shattiwazza, v.1350-v.1320), Harran est prise et brûlée par les Hittites au cours de la conquête du Mitanni. La cité va ensuite plus ou moins rester dans l'oubli jusqu'en 763 av.J.C où elle est restaurée lors du règne de l'Empereur d'Assyrie Sargon II (722-705).

 

   Pendant le règne du Roi de Juda, Ézéchias (727-687), avec son aide Harran se rebelle contre la domination Assyriennes. l'Empereur d’Assyrie, Sennachérib (705-681) reconquis la ville (2 Rois 19:12; Ésaïe 37:12) et Ézéchias doit lui payer un tribut. En 612, elle devient le siège du pouvoir pour les Assyriens après la chute de leur capitale Ninive et de leur défaite face à une coalition des Babyloniens-Mèdes. Le dernier Empereur d’Assyrie Assur-Uballit II (ou Aššur-Uballit ou Ashuruballit, 612-609) ne règne plus que sur Harran où il s’est réfugié devant l’invasion des néo-Babyloniens de Nabopolassar (626-605).

 

   En alliance avec une grande force Égyptienne du Pharaon Néchao II (610-595), l'armée d'Assur-Uballit II était largement en mesure de défendre Harran contre l'association Babyloniens-Mèdes. Cependant, au printemps 609, le Roi de Juda Josias (640-609), qui s’était rallié aux Babyloniens, tente de bloquer le passage aux troupes Égyptiennes, mais il est tué lors du combat à Megiddo. Le Pharaon Néchao II continue son avancée pour joindre ses forces à celles d'Assur-Uballit II, mais il ne parvient pas à repousser les Babyloniens.

  

   Il se retire alors en Syrie du Nord et laisse Assur-Uballit II à son sort. Celui-ci réfugié dans Harran est impuissant face à l'avancée de Nabopolassar, La cité est une nouvelle fois prise et détruite. Assur-Uballit II disparaît de l'histoire ce qui met fin à l'Empire Assyrien. La cité fait partie dès lors de l'Empire des Mèdes. Puis lorsque celui-ci tombe sous les coups du Roi Perse Achéménide Cyrus II (558-528) la ville et la région devient une satrapie de l'Empire Perse.  Elle le restera jusqu'en 331, quand les soldats du Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) entreront dans la ville et la libèreront du joug Perse.

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   Après la mort d'Alexandre, la ville est contestée par ses successeurs : Les Régents de Macédoine Perdiccas (323-321) et Antigonos I Monophtalmos (Roi 306-301), mais finalement elle est rattachée à l'Empire du Roi Séleucide Séleucos I Nikâtor (305-280) dans une province appelée Osroène (Urhai ou Orhai, en Araméen). Pendant un siècle et demi, la ville va prospérer et elle devient indépendante lors de la dynastie Parthe. Les Rois Parthes et Séleucides vont souvent se la disputer car elle constituait un État tampon avec la dynastie d'Arabie Abgarides, normalement vassal des Parthes. Plus tard, À l'époque Romaine, Harran est connu sous le nom de Carrhae.

 

   Elle sera l'emplacement de la Bataille en 53 av.J.C, dans laquelle les Parthes, commandés par le général Surena, défont trois légions Romaines sous le commandement de Crassus, qui est capturé. Des siècles plus tard, l'Empereur Caracalla (198-211) y est assassiné, à l'instigation de Macrin (217). L'Empereur Romain Galère (305-311) y est battu et doit céder la ville face aux Perses Sassanides. La ville restera sous leur contrôle jusqu'à leur chute face aux arabes en 651 ap.J.C. 

 

 

 Pour d'autres détails voir aussi : Édesse et Osroène.

 

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :

 

David Frendo :

- Roman expansion and the Graeco-Iranian world : Carrhae, its explanation and aftermath in Plutarch, pp. 71-81, Bulletin of the Asia Institute 17, 2003.

Thomas Ollive Mabbot :

- The supposed oriental inscription on a coin of Carrhae, in Mesopotamia, The Numismatic Chronicle, London, 1937.

Gareth C.Sampson :

- The defeat of Rome : Crassus, Carrhae and the invasion of the East, Pen & Sword Military, Barnsley, 2008.

 

 

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 Samosate 

 

   Samosate (ou Samosata ou Samsat ou Shamshat, en Arménien : Շամշա տ), dont le nom signifierait "Soleil", est aussi appelée Antioche de Commagène (En Grec : Αντιόχεια η Κομμαγηνή). Elle est une ancienne cité sur la rive droite (Ouest) de l'Euphrate dont les ruines se situent près de la cité actuelle de Samsat, province d'Adıyaman en Turquie près de l'Euphrate. Le site est inondé depuis 1989 par la construction du barrage Atatürk. Une nouvelle ville du même nom a été construite pour la population disloquée par le naufrage de la vieille ville. 

Lucien de Samosate

  

   On attribue sa création au Satrape Samès (v.290-v.260) qui en fit la capitale du royaume Hellénistique de Commagène, de vers 160 av.J.C à 72 ap.J.C, date à laquelle il fit partie de la province Romaine de Syrie. La ville est souvent confondue avec Arsamosata. Jouant sur sa situation géographique Samosate a été fortifiée afin de protéger un important point de passage de la rivière de la route commerciale Est-ouest. La route royale au temps des Achéménides partait de Sardes, elle traversait la Phrygie, atteignait le Halys à Ptérium (Boghaz-Khoï) se dirigeait ensuite au Sud à travers les montagnes du Taurus pour joindre l’Euphrate à Samosate.

 

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La Calomnie, Peintre de Sandro Botticelli (14495) d'après la Source textuelle de Lucien de Samosate -

Florence, Musée des Offices

 

   Elle était aussi une escale sur un autre itinéraire allant de Damas à Palmyre, jusqu'à l'Arménie, puis la mer noire (Pont Euxin). C'est une métropole militaire à l'époque de l'Empereur Hadrien (117-138), elle abrite la Légion VI Ferrata puis la Légion XVI Flavia Firma et est le terminus de plusieurs routes militaires. Samosate est connue comme le lieu de naissance de Lucien de Samosate (125-192) qui était un rhéteur et satiriste de Syrie et de Paul de Samosate, le troisième chef de l'Elkasite, un ordre des Esséniens Gnostiques, qui vivait au milieu du IIIe siècle ap.J.C.

   

    Dans la martyrologie Chrétienne, sept martyrs Chrétiens ont été crucifié en 297 à Samosate pour avoir refusé d'accomplir un rite païen en l'honneur de la victoire de l'Empereur Maximien (286-305) sur les Perses Sassanides : Abibus, Hipparque, James, Lollian, Paragnus, Philotheus et de Romanus. Saint Daniel le Stylite (410-490), est né à Marathe, un village près de Samosate, il vécut plusieurs années sur une colonne, dans la méditation et la prière. Saint Rabulas, vénéré le 19 Février, qui vivait au VIe siècle à Constantinople, était également originaire de Samosate. Saint-Eusèbe de Samosate fut un grand adversaire des Ariens, il fut tué par une femme Arienne vers 380, il est honoré le 22 Juin.

 

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :

 

 

 

 

 

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