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le Kizzuwatna,  la  Cilicie  et Tarse

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  Le Kizzuwatna

 

La Cilicie

 

Tarse

 

Le Kizzuwatna

 

   Le Kizzuwatna (En Akkadien : Kizwatna, En Égyptien : Qiduwadana) est le nom donné à la région située au pied des monts Taurus, au Sud de l'Anatolie (Turquie aujourd'hui) et voisine de la Pamphylie à l'Ouest. Elle correspond presque à la Cilicie (Voir carte). Le pays est axé autour des rivières Ceyhan et Seyhan et la capitale est Kummanni (ou Kummeni, "Le sanctuaire"), un haut lieu du culte du Dieu Teshub (ou Teššup) et de son fils le Dieu Sharruma (ou Sarma ou Šarruma ou Sar-ru-um-ma ou LUGAL-ma, tsama). Au IIe millénaire, sous le nom de Kizzuwatna, la région est occupée par une dynastie d'origine Hittite, mais sa population est composée majoritairement de Hourrites.

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   Les villes principales connues des textes, mais dont certaines ne sont pas encore bien définies, étaient : Kummanni (ou Kummeni ou Kummanna ou Kummiana) le capitale, que quelques spécialistes pensent, peut-être identique à la ville Grecque Comana en Cappadoce ; Aranas ; Erimma ; Lawazantiya, qui se situait probablement non loin de Kummanni et qui est peut-être identique à la Luhuz Antiya des tablettes Cappadocienne ; Luwanna ; Nerisa ; Pitura ; Tarsa (Peut-être Tarse ?) ; Terušša ; Uriga ; Urušša (ou Urrus ou Orossos) ; Zazlippa qui est peut-être identique à Zizzilippa ; Zinziluwa.

 

 

L'histoire.....

 

   La plus ancienne trace possible de ce royaume est celle décrite dans les annales du Roi Sargon d'Akkad (2334-2279), qui prétend avoir atteint les Monts Taurus, mais aucune trace archéologique ne vient affirmer la présence d' Akkadiens dans cette région. Le Kizzuwatna est pendant la période de l'Ancien Empire Hittite vassal de ces derniers, mais reprend son indépendance lorsque s'écroule leur empire vers 1500. Le premier Roi dont on a connaissance est Ishputahshu (ou Išputaššu, v.1530-1500) fils de Pariyawatri. Afin de faire face à l'expansionnisme du Mitanni Hourrite, il signe un traité d'alliance avec l'Empereur des Hittites Telebinu (ou Telibinu, 1525-1500). Traité que son successeur Paddatishu (ou Paddatišu, v.1500-v.1480) continue d'honorer. Mais cette coalition ne peut faire face au Mitanni de l'Empereur Parattarna (ou Barattarna v.1480-v.1450) qui fini par annexer la région sous le règne du Roi suivant Pilliya (v.1480-v.1450).

 

  Pilliya passe alors alliance avec le Roi d'Alalah, Idrimi (v.1490-v.1450) ce qui ne changera pas la donne politique de la région celui-ci prêtant allégeance au Mitannien. À cette époque le Kizzuwatna s'étend entre le Hatti et le Mitanni, les deux grandes puissances de la région qui se disputent son territoire. Après le règne de Shunashshura I (ou Šunaššura, v.1450-v.1440), le royaume retombe sous la domination des Hittites. Vers 1440, le Roi suivant, Talzu choisit le camps du Mitanni en se soumettant à Shaushtatar I (v.1440-v.1410), mais son fils et successeur, Shunashshura II (ou Šunaššura II, v.1430-v.1420) se querelle avec l'Empereur et rejoint, de nouveau, le camp des Hittites de l'Empereur Tudhaliya I (1430-1420), avec qui il signe un traité vers 1420. Le successeur de celui-ci, Arnouwanda I (1420-1400), dès son arrivé au pouvoir annexe à son Empire le Kizzuwatna et place le royaume sous la tutelle des Princes Hittites. Cette domination Hittite perdurera jusqu'à l'effondrement de leur Empire. Le Kizzuwatna fut l'une des principales régions de l'Empire Hittite, au même titre que l'Arzawa ou l'Hanigalbat.

 

   Un corpus des textes religieux, appelés les rituels de Kizzuwatna, a été découvert à Hattousa la capitale Hittite. La Reine Hittite Poudoukhepa (ou Poudouhepot), épouse d' Hattousili III (1264-1234) résidera un temps au Kizzuwatna où elle sera Prêtresse du temple d'Ishtar à Lawazantiya. Après la chute de l'Empire Hittite vers 1200, le Kizzuwatna disparaît. L'empire Hittite est morcelé en petits royaumes que l’on qualifie de "néo-Hittite". Ces petits royaumes perdurent dans le Sud-est anatolien et les provinces de Syrie du Nord. De petites villes ou petites régions se constituent en cités-États : Alalah, Karkemish, Alep, la Commagène (ou Kummuhu), le Que (Région de Tarse), le Tabal (Autour de Kummanni) etc... Ces États abandonnent l’écriture Hittite cunéiforme au profit de l'écriture hiéroglyphique. Curieusement la langue utilisée est alors le Louvite (ou Luwite). La région est alors appelée Cilicie.

 

 

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur le Kizzuwatna voir les ouvrages de :

 

Volkert Haas et Gernot Wilhelm :

- Hurritische und luwische Riten aus Kizzuwatna, Butzon & Bercker, Kevelaer, 1974 - Neukirchener Verlag, Neukirchen-Vluyn, 1974.

Marc Desti :

- Les civilisations Anatoliennes, PUF, Paris, 1998.

Erich Ebeling, Dietz Otto Edzard et Ernst Weidner :

- Kizzuwatna, De Gruyter, berlin, 1980.

Jacques Freu :

- Luwia : Géographie historique des provinces méridionales de L'Empire Hittite : Kizzuwatna, Arzawa, Lukka, Milawatta, Centre de Recherches comparatives sur les Langues de la Méditerranée Ancienne, Université de Nice-Faculté des Lettres, 1980.

Albrecht Götze :

- Kizzuwatna and the problem of Hittite geography, Yale university press, New Haven, 1940.

James Galloway Macqueen :

- The Hittites and their contemporaries in Asia Minor, Westview Press, Boulder, 1975.

Jared L.Miller

- Studies in the origins, development and interpretation of the Kizzuwatna rituals, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2004

Rita Strauss

- Reinigungsrituale aus Kizzuwatna : Ein beitrag zur erforschung hethitischer ritualtradition und kulturgeschichte, De Gruyter, berlin, 2006.

 

 

 

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La Cilicie

TARSE

 

   La Cilicie (ou Kilikien, en Grec : Κιλικία Kilikia, en Latin : Cilicia, en Turc : Kilikya, en Arménien : Կիլիկիա, en Perse : klky'y, en Parthe : Kylky') est une ancienne région dans le Sud-est de l'Asie Mineure. Elle correspond approximativement aux provinces Turques modernes d'Adana et Mersin. Le mot Cilicie dériverait des mots Grecs : Κιλικία, par allusion au buffle ou bœuf, symbole de Tarse et  Τραχεία, signifiant taureau ou de Tor/Taur, racine sémitique désignant la montagne.

 

 

L'histoire.....

 

   La mythique Cilicie a reçu un fondateur éponyme, Cilix, mais le fondateur historique de la dynastie qui régna sur Cilicie Pedias était Mopsos, identifiable dans les sources en tant que, Mpš le Phénicien, le bâtisseur de la cité de Mopsueste. En 715, la région du Kizzuwatna/Cilicie, sera annexée par les Assyriens, puis elle deviendra au VIe siècle la 4e satrapie de l'Empire Perse Achéménide. Une délégation de Cilicie figure sur des bas-reliefs à Persépolis. Sous l'Empire Perse la Cilicie était apparemment quand même régis par des Rois qui en étaient natif et qui portaient des noms hellénisés ou le titre de "Syennesis". Xénophon (Philosophe, historien et maître de guerre Grec, v.430-v.355) trouve une Reine au pouvoir qui n'aurait opposé aucune force contre la marche de Cyrus le Jeune, fils du Roi Perse Darius II (423-404). Celui-ci avait été envoyé en 408 par son père pour faire face au soulèvement de la Médie et de la Lydie qui avait commencé en 409. 

 

   En 333, lors de la libération de la région, Alexandre le Grand (336-323) n'aura aucun mal à traverser les cols qui séparaient la Cilicie du centre de l'Asie Mineure. De ce fait, on peut déduire que les grands cols n'étaient pas sous le contrôle direct des Perses, mais sous celui d'un vassal au pouvoir, toujours prêt à se retourner contre son Suzerain. Après la mort d'Alexandre, la région va longtemps être un champ de bataille entre les différents royaumes hellénistiques, pour finalement passer sous domination des Séleucides à l'époque de leur Roi Antiochos IV Épiphane. Cependant, ils ne gouverneront efficacement que guère plus de la moitié orientale. Puis la Cilicie sera conquise par les Romains qui l'érigeront en province. Cette dernière était bordée alors au Nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l'Est par la Pisidie et la Pamphylie, au Sud par la Méditerranée et au Sud-est par le mont Amanos (Mont Gavurdağı), qui la séparait de la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd'hui à la province d'Adana.

 

   À cette époque la Cilicie est aussi connue pour avoir été une base des pirates qui sévissaient en Méditerranée orientale. En 67, le Romain Pompée (106-48) à la suite d'une bataille à Korakesion (Alanya moderne) mettra un terme à cette "domination" et la région deviendra une province Romaine avec pour capitale Tarse.

 

   On distinguera alors :

• La Cilicie Trachée (ou Montagneuse ou Robuste, en Grec : Κιλικία Τραχεία, en Assyrien Khilakku ou Khilikku, parfois transcrit comme Hilakku ou Hilikku) qui se situe face à Chypre. C'était un district montagneux et accidenté, formé par les éperons rocheux des monts Taurus, qui souvent abritaient des petits ports. Ceux-ci constituant une chaîne de refuges pour les pirates, mais qui au Moyen-âge conduira à son occupation par des commerçants Génois et Vénitiens. Cette région est arrosée par le Calycadnus et était recouverte par des forêts qui fournissaient du bois pour la Phénicie et l'Égypte. On ne connaît aucune grande ville.

 

La Cilicie Pœdia (ou Pédias, c'est à dire plane, ou Pédicule ou Champêtre), en Grec : Κιλικία Πεδιάς, en Assyrien Kue) à l'Est était la plus riche. Elle possédait une grande plaine côtière, avec des sols riches où l'on cultivait le coton, les céréales, les olives et les oranges. Beaucoup de ses hauts lieux ont été fortifiées. La plaine est arrosée par le Cydnus (ou Cydnos ou Çay Tarse) et le Sarus (ou Saros ou Seyhan) et la rivière Pyrame. Les principales grandes villes étaient : Tarse (ou Tarsa ou Tarsous) sur le Cydnus, Adana (ou Adanija ou Adaniya) sur le Saros et Mopsueste sur la Pyrame.

 

   La Cilicie sera réorganisée en 47 av.J.C par Jules César (101-44) et aux environs de 27 av.J.C elle deviendra une partie de la province de Syrie-Cilicie- Phénicie. Vers 65 ap.J.C, elle fera partie un temps du royaume d'Arménie de Tigrane VI (58-62) qui y nommera Roi son fils Alexandre, puis redeviendra Romaine. Au début, la partie Ouest est laissé à des Rois indépendants (ou des dynastes-prêtre) et dans l'Est du pays un petit royaume, sous Tarkondimotos (ou Tarkondimotus) a été libre, mais ils sont finalement réunis à la province par l'Empereur Vespasien (69-79), en l'an 74 pour être régie par un proconsul. Au VIIe siècle la Cilicie sera envahie par les arabes.

 

 

 

 Bibliographie

 

  Pour d'autres détails sur la Cilicie voir l'ouvrage de :

 

Olivier Casabonne :

- La Cilicie à l'époque Achéménide, Éditions De Boccard, Paris, 2004.

Marc Desti :

- Les civilisations anatoliennes, PUF, Paris, 1998.

Eric Jean, Ali M Dinçol et Serra Durugönül :

- La Cilicie : Espaces et pouvoirs locaux : (2e millénaire av.J.C- IVe s. ap.J.C.), Actes de la table ronde internationale d'Istanbul, 2-5 novembre 1999, Librairie de Boccard, Paris, 2001.

Paul Kazandjian :

- Horizons arméniens : Le voyage en Cilicie, Astrig, Paris, 2008.

Edoardo Levante :

- Cilicie, Département des monnaies, médailles et antiques, Sylloge nummorum graecorum, Bibliothèque nationale, Paris, Numismatica ars classica, Zürich, 1993.

Claude Mutafian :

- La Cilicie au carrefour des Empires, Belles Lettres, Paris, 1988.

Robert Normand :

- La Cilicie, Armand Colin, Paris, 1920.

 

 

 

 

 

Tarse

 

   Tarse (ou Tarsa, en Turc : Tarsus, en Grec : Ταρσός Tarsos, en Arménien : Տարսոն Tarson) est située sur le Cydnus. Le développement de Tarse remonte à la période néolithique et chalcolithique et continuera sans interruption à travers l'âge de bronze. C'était un port maritime important. Aujourd'hui, ce port se trouve à une quinzaine de kilomètres à l'intérieur des terres, à cause d'un envasement important. La colonie de Tarse était située au croisement de plusieurs routes commerciales importantes, reliant l'Anatolie à la Syrie et au-delà. Ses ruines sont couvertes par la ville moderne et de ce fait elle n'est pas très bien connue archéologiquement.

 

 

 

 

Vue du site de Tarse

L'histoire.....

 

   La ville est peut-être d'origine Sémite et est mentionné comme Tarsisi dans les campagnes de l'Empereur d'Assyrie Salmanasar I (1275-1245), ainsi que plusieurs fois dans celles de Sennachérib (705-681) et d'Assarhaddon (681-669). Des légendes y sont rattachées. Une première légende renvoie à la mémoire de Sardanapale (Assurbanipal, 669-626) qui est toujours conservé dans le Dunuk-Tach, appelé "tombeau de Sardanapale", un monument dont l'origine est inconnue.

 

   Étienne de Byzance rapporte une autre légende : Anchiale, fille de Japet, aurait fondée Anchiale, une ville près de Tarse, son fils Cydnus, donna son nom à la rivière de Tarse, le fils de Cydnus, Parthenius donna son nom a la ville appelée Parthenia qui après prit le nom de Tarse. Mais une bonne partie de ces légendes de la fondation de Tarse sont parues à l'époque Romaine et aucune d'elle n'est fiable.

 

   Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C) dit que Tarse a été fondée par des gens d'Argos qui ont découvert cette côte. Une autre légende affirme que le cheval ailé Pégase s'est perdu et a atterri à Tarse le pied blessé et donc la ville a été nommé "tar-sos" (De la plante des pieds). Les autres candidats fondateur légendaire de la ville comprennent le héros Persée, Triptolème fils de la Déesse Déméter (Déesse de l'agriculture et des moissons, sans doute parce que la campagne autour de Tarse a d'excellentes terres agricoles). Plus tard, la monnaie de Tarse portait l'image d'Hercule en raison d'un autre conte dans lequel le héros y était retenu prisonnier par le Dieu local, Sandon. Tarse a été aussi suggérée comme l'identification  probable dans la Bible de Tarsis où le prophète Jonas fuit, bien que Tartessos en Espagne a également été proposée pour la même raison.

 

 

Autre vue du site

   Tarse fut d'abord dominée par les Hittites, puis par l'Assyrie, puis par l'Empire Perse Achéménide. Elle a été le siège d'une satrapie Perse à partir de 400. En effet Xénophon (Philosophe, historien et maître de guerre Grec, v.430-v.355) rapporte qu'en 401, quand les armées de Cyrus le Jeune, fils du Roi Perse Darius II (423-404), marchèrent contre Babylone, la ville était gouvernée par le Roi Syennesis au nom de Cyrus. En 333, Alexandre le Grand (336-323) avec ses armées libérera la ville de la domination Perse. On y rapporte qu'il serait tombé malade après un bain dans le Cydnus.

 

    À cette époque Tarse est déjà très hellénisée et elle tombera ensuite sous le joug de l'Empire Séleucides. Strabon fait l'éloge du niveau culturel de Tarse au cours de cette période avec ses philosophes, ses poètes et ses linguistes. Les écoles de Tarse rivalisaient avec celles d'Athènes et d'Alexandrie.  En son temps, la bibliothèque de Tarse aurait contenu 200 000 livres, une immense collection de travaux scientifiques. Plus tard le Romain Pompée (106-48) soumis la région et Tarse devint capitale de la province romaine de Cilicie (Caput Ciliciae), la métropole, où résidait le gouverneur. En 66, les habitants reçurent la citoyenneté Romaine. Pour flatter Jules César (101-44), la cité prit le nom Juliopolis.

 

    Tarse est aussi connu pour être le lieu de la première rencontre entre Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30) et Marc Antoine (83-30). Lorsque la province de Cilicie a été divisée, Tarse est restée la capitale de la région de Cilicie Pœdia (ou Pédias). Elle resta une ville prospère sous l'époque Romaine qui était réputée pour le tissage de la toile. C'était une grande cité avec des palais, des marchés, des routes et ponts et une distribution d'eau, des thermes, des fontaines, un gymnase sur les rives du Cydnus, un stade et l'Église de Saint-Paul. Tarse est la ville natale de Saint Paul (10 ap.J.C-65), un juif et citoyen Romain du nom de Saül. La cité sera éclipsée par la suite du fait de la proximité d'Adana, mais elle est restée un important port et chantier naval. Plusieurs Empereurs Romains y ont été enterrés : Tacite Marcus Claudius (275-276), Maximin II Daia (308-313) et Julien l'Apostat (360-363). La ville a été un haut lieu de la philosophie Stoïcienne. Tarse abritera l'une des premières églises Chrétiennes d'Asie Mineure. Trois Conciles ecclésiastiques se tinrent à Tarse. Elle est un ancien évêché.

 

 

 

   Quelques personnages célèbres de Tarse :

 

Antipater de Tarse (En Grec : Ἀντίπατρος ), 150-129 : Philosophe Stoïcien, disciple de Diogène de Babylone, il fut le maître de Panétios de Rhodes et un adversaire de Carnéade.

Athénodore Cordylion (En Grec : Κορδυλίων Αθηνόδωρος Athénodoros Kordylion), début à mi Ier siècle av.J.C. : Philosophe Stoïcien, gardien de la bibliothèque de Pergame.

Athénodore de Tarse (ou Athénodore le Canaanite, en Grec : Αθηνόδωρος Κανανίτης), 74-7 av.J.C : Philosophe Stoïcien, professeur d'Octave (Futur Empereur Auguste).

Boniface de Tarse, † 306/307 ap.J.C : Martyr de Tarse tué lors de la persécution des Chrétiens sous l'Empereur Galère (250-311).

Chrysippe de Tarse (ou Chrysippe de Soles, en Grec : Χρύσιππος ὁ Σολεύς  Ho Soleus Chrysippos), v.280-206 : Philosophe Stoïcien. Il fut le deuxième Scolarque du Portique, après Cléanthe, de 232 à 206. Il est le second fondateur du stoïcisme, après Zénon de Cition en 301.

Diodore de Tarse (en Grec : Διόδωρος Diodoros), 330-393/394 : Il fut le supérieur d'un monastère et un des chefs de file de l'école théologique d'Antioche. Il devint Evêque de Tarse en 378. Il fut fervent partisan de l'orthodoxie de Nicée et il joua un rôle central dans le Concile de Constantinople. L'Empereur Théodose Ier l'appelait le "boulevard de l'orthodoxie".

Julien de Tarse (ou Julien d'Antioche), † entre 305 et 311 : Martyr Chrétien tué lors de la persécution des Chrétiens sous l'Empereur Galère (250-311). Son corps fut jeté à la mer dans un sac lesté de sable. Il fut repêché et enterré à Antioche.

Nersès IV Chnorhali (en Arménien : Ներսես Լամբրոնացի Nerses Lambronatsi "Nersès le Gracieux"), 1102-1173 : Catholicos de Cilicie (Archevêque de Tarse dans le Royaume Arménien de Cilicie) de 1166 à 1173 sous le nom de Nersès IV. Il fut aussi une des figures les plus importantes de la littérature Arménienne et de l'histoire ecclésiastique.

Paul de Tarse (ou Saint Paul pour les Catholiques ou Saul de Tarse, en Grec : Παῦλος Paulos, en Hébreu : שָׁאוּל  Scha'ul, en Latin : Saul), v.5/8–v.67 : Apôtre, missionnaire, martyr et Saint. Il fut un des plus influents missionnaires Chrétiens dans son expansion initiale. Ses écrits forment une partie considérable du Nouveau Testament (livre des Actes des Apôtres et Épîtres de Paul).

Théodore de Tarse, 602-690 : 8e Archevêque de Canterbury, mieux connu pour sa réforme de l'Eglise Anglicane et l'établissement d'une école de Canterbury.

 

 

   

La porte de Cléopâtre à Tarse, est connue sous le nom de "Porte de la Mer". Elle est encore debout après quelques restaurations. Il est dit que Cléopâtre, en 41, prit le bateau pour Cydnus déguisée en Aphrodite et passa au travers de cette porte et sur son chemin elle rencontra Marc Antoine.

 

 

  

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Hans Böhlig :

- Die Geisteskultur von Tarsos im augusteischen zeitalter : Mit berücksichtigung der paulinischen schriften, Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 1913.

Afif Erzen :

- Kilikien bis zum Ende der Perserherrschaft, Robert Noske, Borna-Leipzig, 1940.

Jean-Baptiste Michel :

- Paul de Tarse : Le voyageur du Christianisme, Bayard, Paris, 2008.

Edward Theodore Newell :

- Tarsos under Alexander, Obol International, Chicago Ill, 1981.

Jacques Schlosser :

- Paul de Tarse, Association catholique française pour l'étude de la Bible, Éditions du Cerf, Paris, 1996.

Charles Bradford Welles :

- Hellenistic Tarsus, Collection : Mélanges de l'Université Saint Joseph 38, N°2, Imprimerie catholique, Beyrouth, 1962.

 

 

 

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