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Hattousa  et  Karkemish 

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KARKEMISHHattousa                                                     

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Détail de la Porte aux lions

 

   Hattousa (ou Kattushash ou Hattusha ou Hattuša, en Turc : Hattuşaş, en Hittite : Ha-à-tu-ša) est aujourd'hui le village de Bogâzköy dans le parc national de Boğazkale à environ 200 km d'Ankara, qui est située sur une boucle du fleuve Halys. Elle devient une cité royale des Hittites sous le règne d'Hattousili I (1650-1619) qui reprend possession de la ville, primitivement possession du Hatti et en fait la capitale de son royaume. La cité sera détruite et reconstruite plusieurs fois, notamment sous Tudhaliya II (1400- ?) et Mouwatalli (1310-1269) par les Gasgas, puis pour finir, vers 1190, lors des invasions des Peuples de la mer.

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La citadelle : Büyükkale

 

   L'enceinte de la ville, dont les remparts font plus de 6 km, protégeait un espace de près de 180 ha. La grande partie des bâtiments que l'on voit aujourd'hui sur ce site de fouilles datent de la reconstruction de la cité durant le règne d'Hattousili III. (1264-1234). La vieille ville à l'Ouest comprenait un temple, dédié au Dieu Teshub (ou Teshoub) et à la Déesse Hebat, dont les dimensions était gigantesque, 260 mètres sur 160. Il possédait une grande cour centrale rectangulaire et deux cella avec plusieurs magasins et dépendances. La vieille ville et la ville basse au Sud étaient divisées en quartiers protégés eux aussi par des murailles. La citadelle : Büyükkale située au sommet d’un piton rocheux, comprenait le palais, dont quatre cours étaient bordées de portiques. Autour des cours se répartissaient les archives et bâtiments administratif, la résidence royale et une salle de réception à colonne.

 

   Dans la bibliothèque de la vile on a retrouvé : Des hymnes en Akkadien, en Sumérien et en Hourrite, des œuvres d'origines Mésopotamiennes, des poèmes épiques en Akkadien et des rituels et hymnes en Louvite. les Hittites ont été les premiers à utilisé le récit historique où il analysaient les raisons pour lesquelles telles ou telles choses avaient eut lieu. Le premier traité d'équitation provient également de cette bibliothèque. 

 

 

 

Vestiges du Temple d'Hattousa - XIII siècle

 

 

                                       

  Reconstitution du palais d' Hattousa

Le Palais d'Hattousa

 

Le Palais : le balentuwa, était situé au sommet de la citadelle: Büyükkale. Il comprenait aussi dans son enceinte: un édifice religieux appelée maison ar-ma, la maison du chef de la garde : Gal Meshediu, une laiterie et des magasins. On y accédait par trois portes dont deux étaient fortifiées. Le Roi y vivait avec sa famille et sa cour, parmi laquelle se trouvaient les nobles du grand conseil.

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Ilhan Akşit :

- Ancient civilizations and treasures of Turkey, Akşit Kültür Ve Turizm Yayincilik, Istanbul, 2004.

Kurt Bittel et Rudolf Naumann :

- Boğazköy-Ḫattus̆a; Ergebnisse der Ausgrabungen des Deutschen Archäologischen Instituts und der Deutschen Orient-Gesellschaft in den Jahren 1931-1939, Kohlhammer, Stuttgart, 1952-1992.

Kurt Bittel :

- Hattusha: the capital of the Hittites, Oxford University Press, New York, 1970.

Fatih Cimok :

- The Hittites and Hattusa, A Turizm Yayinlari, Istanbul, 2008.

Ann Clyburn Gunter :

- The old Assyrian colony period settlement at Bogazköy-Hattusha, in central Turkey : A chronological reassessment of the archaeological remains, UMI, Ann Arbor, 1980.

Ulrich Mann :

- Das erbe von Hattusa, Die Karawane, Ludwigsburg, 1966. Peter Neve :

- Hattuša - Stadt der Götter und tempel : Neue Ausgrabungen in der Hauptstadt der Hethiter, Philipp von Zabern, Mainz am Rhein, 1993.

Jürgen Seeher :

- Hattuscha-führer : Ein tag in der hethitischen hauptstadt, Deutsches Archäologisches Institut Boğazköy-Expedition, Ege Yayınları, Istanbul, 1999-2002.

- Hattusha-guide : A day in the Hittite capital, Deutsches Archäologisches Institut Boğazköy-Expedition, Ege Yayınları, Istanbul, 1999.

Rebecca Stefoff :

- Finding the lost cities : The golden age of archaeology, British Museum Press, London, 1997.

 

 

 

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Karkemish

 

 

Basede colonne trouvée - Karkemish

 

 

 

 

  Karkemish (ou Karkemiš ou Carcemish ou Charchamesh ou Karkemisch, en Assyrien : Qarqamisch, en Égyptien : Qarqamescha), est aujourd'hui identifiée au site de Djerablus. Elle fut l'une des plus importantes cités de l'Empire Hittite. Elle est située à l'extrême Nord de la Syrie au croisement de la route des caravanes et de l'Euphrate.

 

Histoire ....

 

   La ville est sur une position charnière qui va lui permettre de toujours avoir le contrôle sur le commerce entre l'Asie Mineure et la Mésopotamie. Malheureusement cet avantage territorial lui a aussi valu d'être une des cités du monde antique la plus convoitée, la plus bataillée et une de celle qui a changé le plus souvent de mains, Hourrites, Égyptien, Hittites, Assyriens, Babyloniens etc...

 

   Le site a été occupé dès le Néolithique. Des poteries datant de vers 3000 et des tombes de vers 2300 ont été retrouvées. La ville est mentionnée dans des documents trouvés dans les archives d'Ebla, datant du XXVIIe siècle, puis, dans des lettres retrouvées à Mari datées de 1800. À cette époque, la cité est très prospère grâce au commerce de l'étain et du bois, elle est la capitale d'un Royaume où règne le Roi Aplahanda. Au cours de ses expéditions militaires en Syrie, le Pharaon Thoutmôsis I (1504-1492) se heurte pour la première fois à l’Empire du Mitanni à Karkemish où il y remporte une victoire importante. Il y fait ériger une stèle pour commémorer cette campagne.

 

   Quelque temps après le Mitanni et l'Égypte ne sont plus les puissances fortes de la région et sous le Pharaon Amenhotep IV (ou Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338), la ville qui était possession Égyptienne, tombe aux mains de l'Empereur des Hittites Souppilouliouma I (1382-1342), qui la rattache à son Empire et y établit même son fils Piyassilis (ou Sarri-Kušuh ou Sharri-Kushukh, † v.1332)comme Roi. Après la chute de l'empire Hittites, Karkemish devient la capitale d’un important royaume néo-Hittite et un grand carrefour commercial, mais la cité est de nouveau prise. Elle tombe entre les mains de l'Empereur d'Assyrie Téglath-Phalasar I (1116-1077), cependant elle semble conserver une certaine autonomie. En 718 / 717, le Roi de Karkemish Pisiris (ou Pisiri, v.730-718/717), a la mauvaise idée de s'allier avec le Roi de Tabal Hulli et le Roi de Phrygie Midas III (738-695), contre les Assyriens.

 

  Cette rébellion est matée par l'Empereur d'Assyrie Sargon II (722-705), qui ravage la ville. Après la chute de l'Assyrie, la région est plus ou moins bien contrôlée par l'Égypte qui tente de contrecarrer à Karkemish, en 605, l'avance du nouvel envahisseur que sont les Babyloniens. La bataille est racontée dans la Bible (Jérémie 46:2). Le Pharaon Néchao II (610-595) est attaqué par surprise par le Roi de Babylone Nabuchodonosor II (605-562). Les Égyptiens sont écrasés et seront repoussés hors de Syrie, le Roi Babylonien détruit la ville qui ne sera réoccupée qu'à l'époque Romaine.

 

Les souverains connus de la cité :

 

Aplahanda (v.1800).

Piyassilis (ou Sarri-Kušuh ou Sharri-Kushukh, † v.1332), fils de Souppilouliouma I (1382-1342).

.......-Sharruma (ou Šarruma), fils de Piyassilis.

Sharkhurunuwa (ou Šahurunuwa), fils de Piyassilis.

Ini-Teshub I (ou Ini- Teššup I, v.1230), fils de Šahurunuwa.

Talmi-Teshub (ou Talmi-Teššup ou Talmi-Teschschup ou Talmi-Teschup, v.1200), fils d'initiatives Teššup I.

Kuzi-Teshub (ou Kuzi-Teššup, v.1200), fils de Talmi-Teššup il prit le titre de "Grand Roi" après la chute des Hittites.

......-Pazitis (ou Pa-ziti).

Ura-Tarhunzas (ou Ura-Tarhunza), fils de ...-Pazitis.

Tudhaliya (ou Tuthalija, v.1100), son positionnement chronologique n'est pas sur, il a peut-être régné après Ini-Teshub II.

Ini-Teshub II (ou Teššup-Ini II, v.1100) le roi de Hatti, le placement précis clair

Suhis I (ou Suhi I).

Astuwatamanzas (ou Astuwatamanza) fils, de Sushis I.

Suhis II (ou Suhi II), fils de Astuwatamanzas.

Katuwas (ou Katuwa, v.900), fils de Sushis II.

Sangara (870-848).

Astiruwas (ou Astiruwa, v.840).

Yariris (ou Araras ou Yariri, v.815).

Kamanis (ou Kamani, v.790), fils de Astiruwas.

Sasturas (ou Astiru ?, v.760), Fils de Kamanis ?.

Pisiris (ou Pisiri, v.730-718/717), dernier souverain de la ville, vaincu en 718/717 par Sargon II (722-705).

 

Archéologie

 

   Karkemish est désormais un vaste ensemble de ruines, situé sur la rive Ouest de l'Euphrate, à environ 60 kilomètres au Sud de Gaziantep, et 100 kilomètres au Nord d'Alep. Le site se trouve sur le territoire Turc près de la frontière avec la Syrie. Une base militaire Turque y a été construite près de l'acropole et la ville intérieure. De ce fait l'accès au site est actuellement très restreint. La plupart de la cité antique se trouve dans le territoire Syrien. Karkemish a toujours été bien connue des spécialistes en raison des références à plusieurs reprises dans la Bible (Jérémie 46:2; 2 Chr;. 35:20 Isa 10:09.) et dans les textes Égyptiens et Assyriens. Toutefois, son emplacement n'a été identifié seulement qu'en 1876 par George Smith. La ville avait avant cela été confondue avec Circesium au confluent du Khābūr (ou Khabour) et de l'Euphrate. Elle fut également identifiée à tort avec Hiérapolis Bambyce (ou Manbij près d'Alep), bien que la moderne Pamukkale en Turquie avait aussi ce nom.

 

   Le site fut fouillé par le British Museum, en 1876 par George Smith, en 1881 par Patrick Henderson, de 1911 à 1914 par David George Hogarth et en 1920 par Charles Léonard Woolley et Sir Thomas Edouard Lawrence. Les fouilles furent interrompues en 1914 du fait de la Première Guerre Mondiale, puis a prirent fin avec la guerre d'indépendance Turque. Les expéditions avaient mis au jour d'importants vestiges des périodes Assyrienne et Néo-hittite, y compris les structures de défense, des temples, des palais et de nombreuses statues de basalte et des reliefs portant des inscriptions hiéroglyphiques en Louvite étudiées par John David Hawkins et Halet Çambel. Bien que le site lui-même est désormais hors d'atteinte pour l'archéologie, le travail dans la région environnante nous renseigne toutefois sur Karkemish. Avec l'achèvement des opérations de déminage sur la partie Turque du site, les fouilles archéologique devraient reprendre prochainement.

 

 Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Nana Bakhsoliani

- To the interpretation of one plot of a late Hittite time Karkemish monument, Logos, Tblisi 2009.

Sir Arthur Ernest Cowley :

- The Date of the Hittite hieroglyphic inscriptions of Carchemish, Humphrey Milford: Londres, 1928.

Erhard Gorys :

- Handbuch der Archäologie - Ausgrabungen und Ausgräber - Methoden und Begriffe, Weltbildverlag, Augsburg, 1989.

Petros Hachean

- Karkemish, Kilikia hratarakch'at'un, Alep, 2005.

John David Hawkins et Halet Çambel :

- Corpus of hieroglyphic Luwian inscriptions, W. de Gruyter, Berlin, New York, 1999-2000.

David George Hogarth :

- Hittite problems and the excavation of Carchemish, Publication for the British academy, by H. Frowde, Londres, 1911-1912.

Edgard.J.Peltenburg :

- Euphrates river valley settlement : The Carchemish sector in the third millennium BC, Oxbow Books, Oxford, 2007 - David Brown Book Co., Oakville, 2007.

David Ussishkin :

- Observations on Some Monuments from Carchemish, pp. 87–92, JNES 26, N°2, Chicago, 1967.

Charles Léonard Woolley :

- Carcemish, 1914-1952, British Museum, Printed by order of the Trustees, Londres, 1915-1952-1969.

- Carchemish of the Hittites, Wonders of the past 2, Putnams, New York, 1923.

- The prehistoric pottery of Carchemish, British School of Archaeology in Iraq, Londres, 1934.

Charles Léonard Woolley, Sir Thomas Edouard Lawrence, Richard David Barnett et David George Hogarth :

- Carchemish : Report on the excavations at Djerabis on behalf of the British Museum, Part. I/II, Published by the Trustees of the British Museum, Londres, 1914-1952-1969-1978.

 

   

 

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