Les PHRYGIENS

La  Lydie 

De  vers   700   à   547/546  

Sardes

L'OURARTOU

 

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Sommaire

  

Localisation, origine

L'histoire

Gygès

Alyatte II

Crésus

Autophradatès

Sardes

Bibliographie

Gymnasium - Sardes  

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Localisation, origine

 

   La Lydie (en Latin : Lydia, en Assyrien : Luddu, en Grec : Lydia ou Λυδία Lydia), est une contrée d'Asie Mineure située entre la Mysie, la Carie et la mer Égée et bordée au Sud par le fleuve Méandre. Elle a pour capitale Sardes. Elle était connue par Homère (Dans l'Iliade) sous le nom de Méonie (ou Mäonien) et le nom viendrait de Lydos, fils d'Attis (ou Atys, fils et amant de la Déesse Cybèle des Phrygiens). Les Lydiens sont d'origine Aryenne et sont arrivés en Asie Mineure vers 2500. Ils se distinguent rapidement des autres populations antiques par leur génie dans beaucoup de domaine, que ce soit dans la vie pratique, ils seraient notamment les inventeurs de la teinture des étoffes et de l'usage de la monnaie, ou dans les tactiques guerrières. C'est grâce à cela, qu'après la chute de l’empire Phrygien, ils passent au premier rang de la région et absorbent les petits royaumes Thraco-Illyriens auxquels ils étaient apparentés (Lycie, Pamphylie, Mysie).

 

 

 

L'histoire.......

 

    La situation géographique de la Lydie qui contrôle les deux principales routes commerciales reliant la côte méditerranéenne à l'Est de l'Asie Mineure et le rôle économique de sa capitale Sardes, favorise les échanges commerciaux des caravanes qui rejoignent les villes Grecques du littoral. Ces caravanes repartent ensuite chargées de marchandises destinées aux autres régions du centre de l'Asie Mineure, mais doivent payer des taxes et des droits de douane. Ces impôts procurent aux souverains de très grandes rentrées d'argent. La Lydie tire aussi richesse de l’or qu’elle extrait du Fleuve Pactole. Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), les Lydiens ont eu pour souverains les légendaires Tmolos et Omphale et descendraient d'Hercule. Comme les autres royaumes d'Asie Mineure, la Lydie était un État féodal. En dessous du Roi, on trouvait toute une hiérarchie de vassaux et de princes, pour la plupart de la famille royale.

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Intérieur du Gymnasium

    La première dynastie qui régna sur la Lydie, les Atyades (Descendant d'Atys) de vers 1580 à 1292 est créée par Manès (ou Moeon). S'en suit plusieurs Rois dont on ignore tout, pour arriver au dernier Pylémène qui est détrôné par Agron (1292-1219) fondateur de la dynastie des Héraclides. Argon a pour successeur pour successeurs de 1219 à 797 dix huit Rois. On ignore la aussi ce qu'ils furent pour la plupart, tous fils du précédent. Puis arrive au pouvoir Ardys I (ou Ardus ou Ardyssos I, 797-761), il mènera des attaques sur les cités d'Ionie notamment Priène, lui succède Alyatte I (761-747), puis Mélès II (747 à 714) et enfin Candaule (ou Myrsilos ou Myrsil, nom à consonance Hittite, 714-687 ou 685). Selon certaines sources il aurait accédé au pouvoir en épousant la Reine de Lydie Tudo (ou Toudô), fille du Roi de Mysie.

 

   Les règnes additionnés de ces 23 derniers Rois forment un total de cinq cents ans (Selon Hérodote). Ils sont entourés pour la plupart de légendes et on ne sait pratiquement rien de leurs règnes. Depuis Alyatte I, les Rois Héraclides n'incarnaient plus vraiment le pouvoir. Deux autres lignées de sang royal, les Tylonides et les Mermnades prenaient de l'importance au sein de l'État et se disputaient les postes de haut rang. Le Prince de Tyrrha, Gygès (Roi 687-652 ou 685-644) fils d'Hermnas est le premier des Mermnades dont nous ayons le nom, il occupait les fonctions de majordome. Mécontent de son sort il fomente une révolte et prend le pouvoir en renversant Candaule. Un  autre  récit, le donnent fils de Daskylès et chef des mercenaires Cariens et sur l'ordre de la Reine, il assassine Candaule. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) raconte (D'après le poète Archiloque), que Candaule, perturbé par la beauté de sa femme, la montra nue à Gygès. La Reine, outrée par cet affront, obligea Gygès à tuer le Roi, puis elle le prit pour époux et lui donna la couronne. Il faut aussi noté le récit de Platon (Philosophe Grec, 427-346) qui conte une histoire plus "féerique". Enfin d'après une troisième légende (Nicolas de Damas, ami d'Hérodote), la nuit de noce de Candaule et Tudo, Gygès tua son maître et épousa la Reine.

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Autres vues du Gymnasium (ci-dessous)

 

   Quoiqu'il en soit il semble que le changement de dynastie se passa dans la violence, les partisans des Héraclides voulant défendre leur souverain légitime, mais Gygès garda le pouvoir avec l'aide de ses mercenaires. Ce Roi restera dans les mémoires comme un grand guerrier qui aura considérablement agrandit son royaume. Dès le début de son règne, il annexe plusieurs cantons de la Phrygie à son royaume, selon Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C) et essaie de prendre la route qui mène à la mer.

 

  Toujours d'après Strabon, Gygès débute sa première campagne en s'emparant de la côte Carienne, puis du Nord et du Sud de la Troade et de la Mysie. Il est, semble t-il, aidé au début par les Milésiens qui établissent la colonie d'Abydos sur l'Hellespont. La guerre avec l'Ionie, proche, est inévitable, elle ne se terminera qu'en 604. Il semble que Gygès change ensuite de politique puisque grâce à la supériorité de sa cavalerie il assiège son ancien allié Milet et Smyrne, mais sans succès, par contre il prend Magnésie et Colophon (Selon Hérode, historien Grec, 484-v.425). (Voir Carte de l'Éolide et de la Carie).

 

   Gygès profite de ces succès, il continu sa progression et envahit la Lycie voisine. Il est contient que c'est le moment de profiter de l'effondrement de la Phrygie pour étendre son territoire vers l'Est, mais il se heurte aux hordes Cimmériennes. Il passe alors alliance avec l'Empereur d'Assyrie Assurbanipal (669-626). Dans les annales Assyriennes, Gygès est indiqué sous le nom de "Gugu (Roi) de Liddu".

 

   Mais rapidement, cette association devient embarrassante vis a vis des cités Grecques d'Asie Mineure encore sous l'emprise Assyrienne. Gygès se tourne alors vers l'Égypte et s'associe avec le Pharaon Psammétique I (664-610). Il l'aide à recruter des mercenaires Ioniens et Cariens pour chasser les Assyriens du Delta. Ces mercenaires participeront à la reprise de Memphis (656) et fonderont en Égypte la colonie Grecque de Naucratis. En 652, en Asie Mineure, les Cimmériens aidé des Thraces passent alliance avec les Cariens.

 

  Sous la conduite d'un nommé Tougdamis ils attaquent Gygès. Celui-ci affaibli par les troupes envoyés en Égypte, fait de son mieux pour soutenir l'attaque, mais ses lanciers s'écroulent devant l'assaut des Barbares et Gygès subit une lourde défaite. Il est tué dans la débâcle, sur le champ de bataille et "son corps demeura sans sépulture" (G. Smith). Les Cimmériens dévastent Sardes à l'exception de la citadelle, Éphèse et Magnésie du Méandre. Gygès aura fait de la Lydie, durant son règne une grande puissance. Il fait exploiter les richesses du sous-sol, il développe la production minière et le commerce de la laine et du cuir.

 

   Il crée une monnaie avec un cours légal en faisant frapper des pièces en électrum (Trois parts d'or et d'une part d'argent). La culture des cités Grecques d'Ionie va s'infiltrer en Lydie pour effacer peu à peu les influences Hittites et Assyriennes installées avant. Son fils Ardys II (ou Ardus ou Ardyssos II, 652-615 ou 644-637 ou 644-615) lui succède. Il reprend la politique première de son père et demande de l'aide à l'Assyrie. Ceux-ci vont l'aider à débarrasser le territoire des Cimmériens. Vers 640,Tougdamis est battu et tué dans les gorges du Taurus par des généraux d'Assurbanipal (669,626). Ardys II récupère alors la plus grande partie du territoire perdu et projette maintenant de l'agrandir. Il entreprend des expéditions contre les Ioniens de Milet, puis il s'empare de l'acropole fortifiée de Priène.

 

Monnaie – Roi Ardys II

 

   Le royaume qui s’étend alors jusqu’au Halys est très riche et les influences Grecques et orientales s’y mêlent. À la mort d'Ardys II son fils Sadyatte (ou Sadyattès, 615-610 ou 637-618) monte sur le trône. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) dit qu'Ardys régna quarante-neuf ans et son fils douze et Eusèbe lui en donne trente-sept (chiffre adopté ici), ce qui alimente un peu plus la controverse sur la datation de ces deux derniers Rois. Sadyatte va écraser par deux fois l'infanterie Milésienne dans les basses plaines du Méandre mais sans prendre la cité. Sadyatte épouse sa sœur (Dont le nom n'est pas connu) et il a un enfant.

 

   Puis Alyatte II (618-562 ou 610-561), fils de Sadyatte, devient le nouveau souverain. À son arrivé au pouvoir, il hérite de la guerre que menaient ses prédécesseurs contre la cité de Milet. Ne pouvant prendre la ville, il essaie de la réduire à la famine, mais sa stratégie échoue. Il décide alors de mettre fin à cette guerre, en 604, par un traité d'alliance avec l'aide de l’oracle de Delphes et du Tyran de Corinthe, Périandre (627-587)Puis il se tourne vers d'autres cités moins fortes et prend Smyrne. Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), il établit sa suzeraineté jusque sur la rive gauche de l'Halys et cherche alors à étendre son royaume vers l'Est mais se heurte à ses puissants voisins les Mèdes. Le Roi des Mèdes, Cyaxare (625-585), qui avec l’aide du Général ChaldéenNabopolassar (626-605), venait d’écraser l'Assyrie (voir Perse) et qui avait hérité des terres d'Asie centrale, s’inquiétait de la monté en puissance de la Lydie et en 590, il entre en conflit avec elle.

 

   À l’issue de cinq ans de guerre sporadique (Selon Hérodote), le 28 mai 585 (ou 601 ou 597), Cyaxare conclu un traité de paix avec Alyatte II. Le traité est scellé par le mariage d'Aryenis, la fille d'Alyatte II avec le Roi des Mèdes, Astyage (585-550/49) et le Halys est choisit comme frontière entre la Lydie et la Médie. En 575, Alyatte II s'attaque à la Carie, en 566 il détruit Smyrne. Dans l'ancienne capitale Phrygienne Gordion il lance un vaste programme de construction. Il prend ensuite Colophon et passe une alliance avec Éphèse. Alyatte II était très populaire parmi les Lydiens et à sa mort, ils lui firent construire un tombeau près de Sardes, en forme de cône, mesurant 100 mètres de haut 400 mètres de diamètre. 

 

 

  Limite  du  royaume  de  Lydie  sous  Crésus

 

Nicomedie et la Bithynie La Phrygie Gordion Midas Sardes Ephèse Milet La Carie La Lycie Les Hittites Hattousa Karkemish Le Mitanni Alep Alalah Ougarit Chypre et Salamine Rhodes Tarse Syrie et Palestine Arzawa Ionie Pergame (la ville) Lesbos Halicarnasse Xanthos Samos La Crête et les Minoens Apollonia La Thrace Sinope Edesse (Urfa) Le Kummuhu (Commagène) et Haran Emar Milid Qatna Salamine de Chypre Chios (ou Kios) Termessos La Pisidie Antioche de Pisidie Byblos Kadesh sur l'Oronte Ebla Mari Terqa Urkesh Attalia Sidé Amisos (ou Simsun ou Samsun) Kotyora Trapézonte Phasis (ou Poti)

 

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   Son fils Crésus (ou Kroisos, 562-546 ou 561-547), lui succède à l'âge de 35 ans, dans les meilleures conditions, il récupère un royaume riche et puissant qui marque l'apogée de la Lydie. Bien que semblant déjà tout avoir Crésus va chercher à encore agrandir son empire. Mais plus que par les armes, c'est par la diplomatie qu'il va s'attirer les faveurs des cités Grecques. Tour à tour Éphèse, Priène, Milet, Halicarnasse et toutes les cités de la confédération Ionienne, et en général celles de la côte, vont reconnaître la suprématie de l'État Lydien. Tout en entretenant de bonnes relations avec les citées Grecques, Crésus va quand même leur imposer certaines conditions, comme la destruction de leurs fortifications, le paiement d'un impôt, la fourniture de contingents etc.

Monnaie  de  Crésus

 

   Très riche grâce à ses mines d'or, d'argent et de cuivre, il manifestera en retour envers les cités Grecques une grande générosité. Il contribuera à la reconstruction du temple d'Artémis à Éphèse et fera des offrandes au temple de Delphes, entre autres. En Grèce continentale, Crésus va passer des accords avec Athènes, Corinthe, Delphes, mais surtout avec Sparte avec qui il signe un pacte d'alliance militaire. Crésus reste fidèle au traité de 585, signé par son père, le Halys est toujours la frontière avec les Mèdes et il entretient de bonnes relations avec son beau-frère le Roi Astyage (585-550/49).  

Monnaie souverain inconnu de Lydie

   Enfin, il passe des accord commerciaux avec l'Égypte du Pharaon Amasis (570-526). Toute cette sécurité dans sa politique extérieure, lui permet de terminer la conquête de l'Anatolie, dont tous les peuples, à l'exception de la Cilicie (ex Kizzuwatna) et d'une partie de la Lycie, lui seront définitivement soumis. Ses conquêtes territoriales terminées, Crésus s'inquiète de la monté en puissance de son nouveau turbulent voisin, en la personne du Roi Perse Achéménide Cyrus II le Grand (559-529). Celui-ci, qui était Roi d'Anshan (558-549), en 555 s'était révolté contre son grand-père Astyage et en 550/49, l'avait fait prisonnier, après la prise d'Ecbatane et avait pris le titre de "Roi des Mèdes et des Perses". 

 

   Maître de la Perse, de la Médie, de l'Assyrie, de l'Ourartou, Cyrus II se tournait maintenant vers le riche plateau Anatolien. Cyrus II ne veut pas attaquer la Lydie, en vertu du traité signé par les Mèdes et scellé par le mariage de son grand-père Astyage avec Aryenis, la fille d'Alyatte II. Il isole alors le royaume, le coupant de ses alliés éventuels, les Babyloniens et les Égyptiens et il obtient pacifiquement la vassalité de la Cilicie. Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) Crésus part alors avec son armée pour la Cappadoce, afin d’ajouter ce pays à son royaume et par désir de venger son beau-frère Astyage. Il est encouragé dans son action par une prophétie de l'oracle de Delphes, qui avait prédit que s'il faisait la guerre aux Perses un grand royaume s’effondrerait et il lui conseillait de trouver des alliés. Vers 547, Crésus, aidé du Pharaon Égyptien, Amasis (570-526) et des Grecs, notamment Sparte avec qui il noua un traité d'alliance militaire, entra en conflit avec le Roi Perse. En Septembre 547, il franchit le Halys et s'empara de la forteresse Perse de Pteria (ou Teiria, peut-être Bogâzköy ou Boghazkoï). 

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Temple d'Artémis - Sardes

 
   Lorsque Cyrus II apprit la violation du traité par les Lydiens le prétexte fut trop beau, il contre-attaqua et remonta le cours de l'Euphrate. Il proposa à Crésus de devenir Satrape de Lydie, autrement dit d’accepter la domination Perse, mais se heurta au refus de se soumettre du Roi de Lydie. Après plusieurs échecs militaires, Cyrus II s'empara de Harran et affronta la cavalerie Lydienne. Celle-ci fut désemparée par les chameaux de l'armée Perse, Cyrus II défit la coalition Lydienne à Thymbrée. Crésus, qui ne s’avoua pas vaincu, fit marche arrière. L’hiver étant venu, il démobilisa son armée et espérait pouvoir profiter de la mauvaise saison pour mettre sur pied une armée encore plus puissante. Malheureusement pour lui, Cyrus II lança son offensive en plein hiver.
 
   Après de nombreuses batailles, il finit par forcer Crésus à se réfugier dans sa capitale Sardes qui tomba après quatorze jours de siège, le Roi fut fait prisonnier et envoyé à Ecbatane. Cyrus II laissa la vie sauve à Crésus, lui attribuant les revenus d’une ville de la côte pour maintenir son train de vie. L'oracle de Delphes ne s'était pas trompé, mais cette erreur de jugement de Crésus entraîna la chute du royaume de Lydie qui devint une province Perse rattachée à la IIIe satrapie de l'Empire Achéménides. Un de ses Satrapes les plus connus fut Autophradatès. 

 

   Autophradatès est Satrape de Lydie vers 333. Il est probable que cet Autophradatès soit le Satrape qui avait participé à la révolte de Datames entre 365 et 363 avant de se rallier au Roi Perse Artaxerxès II Mnémon (404-359). Puis sous le règne de son successeur il participe à la répression de la révolte du Satrape Artabaze, en 354. Au début de 333, il succède à Memnon de Rhodes à la tête des troupes et surtout de la flotte, en lutte contre la Macédoine en mer Égée conjointement avec Pharnabaze, le Satrape de Phrygie et de l'Hellespont, bien que celui-ci semble avoir eut la primauté. Ils s'emparent de Mytilène après négociation avec les habitants et y rétablissent un Tyran, Diogène, assisté d'une garnison commandée par un Rhodien, Lycomède. Puis Ténédos, alliée d'Alexandre le Grand (336-323) est prise tandis que s'ouvre des négociations avec le Roi de Sparte Agis III (338-331) pour un éventuel soutien en cas de révolte de la Grèce. Agis III reçoit de la part des deux Satrapes de larges sommes d'argent et cadeaux.

 

   Chios est soumise et Autophradatès, s'installe provisoirement à Halicarnasse et se prépare à débarquer dans le Péloponnèse quand survient la nouvelle de la bataille d'Issos. Progressivement la flotte Perse, surtout composée de Phéniciens, se délite au fur et à mesure qu'Alexandre le Grand s'empare de la côte Phénicienne. Chios se révolte et Pharnabaze y est fait prisonnier. Les Tyrans installés par les deux Satrapes sont renversés. Il semble qu'Autophradatès, comme beaucoup de notables Perses, se soit rallié à Alexandre le Grand car Arrien (ou Flavius Arrianus Xénophon, historien Romain, v.95-v.175) le mentionne comme Satrape lors de l'expédition du Roi en Asie centrale.

   

 

 

Sardes

 

   Sardes (En Grec : αi Σάρδεις  en Ionien Σάρδιες) était située sur le fleuve Pactole, dans la vallée de l'Herme. Sa création est attribuée au Roi Mélès. Le site archéologique a été fouillé par deux équipes Américaines, de 1910 à 1914 et de 1958 à nos jours. La plus ancienne occupation du site attestée se situe au alentour de 2500 / 2000. La première mention écrite retrouvée de cette ville se trouve dans les Perses d'Eschyle. Il semble qu'on la retrouve aussi dans l'Iliade d'Homère, notée comme la capitale de la Méonie. La cité, qui fait beaucoup d'envieux, subit les assauts en 652, des Cimmériens, puis des Perses Achéménides. À la chute de Crésus, en 546, la citadelle de Sardes est prise par Cyrus II (559-529) et la ville devient la capitale de la IIIe satrapie de Lydie. Pendant la révolte des cités Ioniennes, la cité est de nouveau détruite. En 334, elle est prise par Alexandre le Grand (336-323) et à sa mort elle passe sous la domination des Rois séleucides et ce jusqu'en 190. Elle devient ensuite la possession du Roi de Pergame, Eumenes II (197-159).

 

   En 133 elle rechange une dernière fois de main pour être annexée par les Romains. En 17 ap.J.C, elle est détruite par un tremblement de terre, l'Empereur Romain Tibère (14-37) la fait alors reconstruire et plus tard Hadrien (117-138) l'embellira. A l'époque chrétienne, elle sera l'une des sept églises citées par le livre de l'Apocalypse. Quand Constantinople deviendra la capitale de l'Empire Romain d'Orient, la cité périclitera. Deux équipes américaines ont menées des fouilles de 1910 à 1914, puis de 1958 à nos jours. Hormis une tête humaine en pierre datée du Néolithique, une première occupation est attestée dans la région au Bronze ancien avec des tombes à inhumation (3000-2500 - Sud du lac Gygaia ou de Koloè). C’est dans les couches les plus basse qu’un habitat datant du Bronze récent (1500-1300) à été découvert, ainsi qu’une urne funéraire.

 

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Ruines de l'époque Byzantine

Photo avant retouche : Wikipédia

Temple d'Artémis

Intérieur du temple

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la Lydie voir les ouvrages de :

 

Marc Desti :

- Les civilisations anatoliennes, PUF, Paris, 1998.

René Dussaud :

- La Lydie et ses voisins aux hautes époques, Paul Geuthner, Paris, 1930.

- Prélydiens, Hittites et Achéens, Paul Geuthner, Paris, 1953.

Liliane Dutrait :

- Crésus, Roi de Lydie, Préhistoire et archéologie 41, Paris, 1981.

Heinrich Gelzer :

- Das Zeitalter des Gyges, Lydia, Rheiniches Museum, 1875.

George Maxim Anossov Hanfmann :

- Sardis und Lydien, Akademie der Wissenschaften und der Literatur, F.Steiner, Wiesbaden, 1960.

Christopher Havemeyer Roosevelt :

- The archaeology of Lydia, from Gyges to Alexander, Cambridge University Press, Cambridge, New York, 2009.

Barcley Head :

- Coinage of Lydia and Persia, 1877.

Henry Lenormant :

- Les monnaies royales de la Lydie, PUF, Paris, 1876.

- La monnaie dans l'antiquité, PUF, Paris, 1878.

Hasan Malay :

- Researches in Lydia, Mysia and Aiolis : With 246 figures and a map, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, Viennes, 1999.

Ilknur Özgen et Jean öztürk :

- The Lydian treasure : Heritage recovered, Ugur Okman for Republic of Turkey, Ministry of Culture, 1996.

Maria Paz de Hoz :

- Die Lydischen kulte im lichte der griechischen inschriften, Habelt, Bonn, 1999.

Georges Albert Radet :

- La Lydie et le monde grec au temps des Mermnades (687-546), E.Thorin, Paris, 1892.

Christopher John Ratté :

- Lydian masonry and monumental architecture at Sardis, University Microfilms International, Ann Arbor, 1989 - University of California, Archéologie ancienne, Berkeley, 1989.

Maurice Sartre :

- L'Asie Mineure et l'Anatolie, d'Alexandre à Dioclétien, Armand Colin, Paris, 1997.

Elmar Schwertheim :

- Forschungen in Lydien, Universität Münster. Forschungsstelle Asia Minor, R.Habelt, Bonn, 1995.

 

 

 

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