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Le Roi Macédonien Alexandre le Grand (336-323) avait débarrassé l'Asie Mineure des Perses et redonné aux cités leur indépendance, mais après sa mort en 323, ses Diadoques (gouverneurs des provinces de l’empire) entrent en conflit et son empire, dont l'Asie Mineure, va être divisé en plusieurs royaumes, sans cesse en guerre : |
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- Royaume des Lagides (À voir dans Égypte les Ptolémée),
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" de
Cappadoce,
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" de
Pergame
et
Pergame la cité,
-
" des
Séleucides (À
voir dans
Syrie-Palestine), - " de Bithynie. |
| Répartition de l'Asie Mineure au Traité d'Apamée - 188 |
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Cliquez sur un nom de ville ou de région |
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La Cappadoce est la région centrale de l'Asie Mineure. C’est, dès le IIIe millénaire, un centre caravanier important et une région de commerce, surtout grâce à ses mines d'argent, de cuivre et d'or qui vont lui permettre des échanges contre les produits de base manquants en Anatolie. Au XIXe siècle, des marchands Assyriens, y établissent des comptoirs. Ces centres de commerce étaient, Kaniş-Karum à Kültepe et Karum-Hattuşaş. Les produits importés par les commerçants étaient: L'étain, les parfums, les tissus etc... C'est grâce à ces marchands Assyriens, qu'apparaît pour la première fois en Anatolie l'écriture cunéiforme. Ces écrits étaient fait sur des tablettes que l'on nomme: Les tablettes Cappadociennes.
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Ces tablettes nous informent sur : Les systèmes de taxe et d'intérêt qu'utilisaient les Assyriens, les contrats de mariage etc... Les commerçants Assyriens ont aussi importé en Anatolie, les cachets cylindriques et la métallurgie. L'Anatolie a approfondit son art en étant influencé par l'art Mésopotamien, à cette époque, les Nésites (Anciens Hittites) peuplent le pays et vont s'en imprégner. La Cappadoce devient ensuite le centre de l'empire Hittites, où ils y prennent pour capitale Hattousa, jusqu'à leur anéantissement, vers 1200. |
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Ariarathês III Tétradrachme argent |
L'histoire.......
Les Phrygiens vont profiter de cette chute des Hittites et s'installer en Anatolie centrale. Avec eux et dans le reste de l'Anatolie, plusieurs royaumes dit néo-Hittites vont se former. L'un de ces "royaumes", le Tabal, qui est en fait une sorte de confédération de principautés, naît sur les ruines de l'ancien Empire Hittite en Cappadoce, vers 1000 et se peuple majoritairement de Louvites. Son histoire nous est surtout connue par ses luttes contre l'Empire Assyrien, notamment en 839, contre Salmanasar III (859-824) qui entreprit une campagne victorieuse contre les Rois du Tabal.
En 720, le Roi du Tabal Hulli s'allie au Roi de Phrygie Midas III (738-695) et au Roi de Karkemish Pisiri et se révolte contre l'Assyrie. L'Empereur d'Assyrie Sargon II (722-705), défait cette coalition en 718, et remplace Hulli par son fils. En 713, il fait de cette partie la Cappadoce une province Assyrienne. L'Ouest de la Cappadoce Phrygienne va connaître aussi la fin de sa souveraineté avec les invasions des Cimmériens (v.700). Les Lydiens nouveaux maîtres de cette région profiteront de cette faiblesse pour annexer le pays. Puis en 547/546 la Cappadoce tombe sous le joug des Perses Achéménides de Cyrus II le Grand (558-528). Avec l'Hellespont, la Paphlagonie et la Phrygie, elle forme alors une satrapie. |
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Ce
sont d'ailleurs les
Perses
qui lui donnent le nom Katpatuka "pays des chevaux de
race", qui donnera ensuite "Cappadoce". Les
Grecs,
eux, appelaient les Cappadociens "les Syriens blancs". Malgré
l'envahisseur et son statut de
satrapie, la région continue à se gouverner
avec ses propres dirigeants, hiérarchisés sur un type d'aristocratie féodale,
comme beaucoup de royaumes de l'Asie
Mineure à l'époque.
Cette organisation durera jusqu'à l'arrivée du Roi de
Macédoine
Alexandre le Grand
(336-323).
Alexandre le Grand a vaincu les Perses, mais s'est trouvé en face d'une grande résistance en Cappadoce, dont le peuple les soutenait. Il nomme le commandant Sabiktas pour contrôler cette région, mais le peuple qui est contre Alexandre, veut un noble Perse: Ariarathês, à sa tête. Le Satrape Ariarathês I (ou Ariarathes, 330-322), fils d'Ariamnès I (ou Ariamnès), prend le pouvoir et rend la Cappadoce indépendante, tout en reconnaissant la suzeraineté d'Alexandre le Grand. |
Monnaie d'Ariobarzane I Philoromaios |
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Ariarathês I y fonde une dynastie, sans enfant il adopte Ariarathês II, fils de son frère Holopherne. À sa prise de pouvoir, Ariarathês II (301-280) prend le tire de Roi de Cappadoce. C'est un Roi très actif qui a la volonté d'agrandir son territoire, mais il est tué au combat contre les Macédoniens. Les Rois de Cappadoce font remonter leurs origines au Roi Perse Cyrus II le Grand (558-528) et à l’un des sept Perses qui ont tué le mage usurpateur de l’empire. Son fils Ariamnès II (ou Ariamnès, 280-262) lui succède. |
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Tétradrachme Oropherne British Museum |
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Puis le fils de celui-ci,
Ariarathês III (262-220)
arrive au pouvoir. Au début de son règne, Ariarathês III est obligé de fuir les
Macédoniens en
Arménie,
avec le peu de troupes qui lui restait. Cependant la
Macédoine
étant en proie aux luttes de successions et les anciens Diadoques d'Alexandre le Grand devenus Rois, se disputant d'autres terres,
Ariarathês III va profiter de la situation et essayer de se libérer de la
tutelle des
Séleucides.
Il combat et tue Amyntas, le chef des troupes Séleucides et regagne toutes les provinces de ses ancêtres. Il consolide un peu plus ses positions en épousant Stratonice III, la fille du Roi Séleucide Antiochos II (261-246) et de la Reine Laodice I. Ariarathês III a trois fils, l'aîné Ariarathês IV Eusèbe (220-163), lui succède. Sous son règne ont lieu les premiers contacts avec Rome. Ces dernier grand maître de l'Asie Mineure seront les arbitres dans les luttes qui opposent les différents royaumes qui la compose. Voir carte sur la Répartition de l'Asie Mineure au Traité d'Apamée en 188. Il épouse Antiochis III, la fille du Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187) et de la Reine Laodice III, qui lui donne une fille, Stratonice IV, qui sera l'épouse des Rois de Pergame Eumenes II (197-159) et d’Attalos II Philadelphe (159-138) et deux fils. |
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Ariarathês V Eusèbe Philopator (163-126), fils aîné d'Ariarathês IV arrive au pouvoir en 163, mais en 158, il est détrôné et chassé du royaume par son frère Oropherne II, soutenu par le Roi Séleucide Démétrios I Sôter (162-150) et par Rome. Le Roi de Pergame Attalos II (159-138), en désaccord avec les Romains, l'aide alors à récupérer le pouvoir en 156. Il part alors en conquêtes en Ionie et prend la ville de Priène, désireux de s'emparer du trésor de la cité. Il incendie la cité et la détruit en partie. Son fils Ariarathês VI Épiphane Philopator (126-111) lui succède. Il fait reconstruire l'agora de Priène et y fait rajouter des statues de marbre et de bronze. Il épouse Laodice VII, la fille du Roi du Pont, Mithridate V Évergète (ou VI, 156-120) et de la Reine Laodice VI. Il est assassiné par Gordias sur l'ordre de son beau-frère le Roi du Pont Mithridate VI (120-63). Laodice VII prend alors le pouvoir comme Régente pour leur jeune fils Ariarathês VII (111- 95 ou 111-100). Cependant, craignant pour sa vie et celle de ses enfants et elle se jette dans les bras du Roi de Bithynie Nicomède III Évergète (127-91), allié de son frère, qui venait d'envahir son royaume et elle l'épouse.
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Cependant, en 100, Mithridate VI annule son alliance avec Nicomède III et il envahit la Cappadoce. Il tue Ariarathês VII et chasse sa sœur ainsi que Nicomède III du pays. Laodice VII rejoint alors Nicomède III dans une tentative d'établir son autre fils Ariarathês VIII (95), qui pour certains spécialistes est un imposteur, sur le trône de Cappadoce et elle va elle même à Rome pour plaider sa cause. Cependant sa demande est rejetée par le Sénat Romain.
Il ne régnera que quelques mois, il sera détrôné par Ariarathês (IX) (95-87), le fils du Roi du Pont Mithridate VI (ou VII, 120-63), installé sur le trône de Cappadoce à l'âge de huit ans par son père, qui est en fait le véritable souverain. Toutefois Rome ne peut accepter les conquêtes du Roi du Pont. Le sénat ordonne à Mithridate VI d'évacuer la Cappadoce et à Nicomède III la Paphlagonie, ce qu'il font rapidement. |
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La
Cappadoce
reçoit alors pour Roi un Seigneur
Perse,
Ariobarzane
I Philoromaios (ou Ariobarzanês, 96-63), qui est élu
aussi par les nobles
Cappadociens et est soutenu par les Romains.
Mithridate
VI ne peut tenir tête
à Rome que s'il dispose d'alliés puissants. Il passe alors alliance avec le
Roi d'Arménie
Tigrane
II le Grand (95-54),
à qui il donne en mariage sa
fille Cléopâtre.
Tigrane
II
ré envahit la
Cappadoce
et en chasse
Ariobarzane
I
Philoromaios.
Le fils de
Mithridate
VI
est replacé sur le trône, mais les Romains, menés par
le général Sylla, vont reconquérir ce trône. En 91,
Mithridate
VI
se tourne vers la
Bithynie
et
Nicomède III, qu'il
attaque et détrône,
pendant que
Tigrane
II, à peine un an plus tard en 90, chasse une nouvelle fois
Ariobarzane
I
Philoromaios
de
Cappadoce.
Rome envoie en Asie Mineure Aquilius pour obtenir la restauration du fils de Nicomède III, Nicomède IV Philopator (91-75) qui venait d'accéder au trône et d'Ariobarzane I Philoromaios. Mithridate VI s'incline, mais Aquilius lui demande d'indemniser le Roi de Bithynie. Devant le refus de Mithridate VI, Aquilius pousse Nicomède IV à envahir le royaume du Pont. Mithridate VI en profite et en 89, installe une nouvelle fois son fils en Cappadoce. Puis entreprend la construction de soixante-quinze forteresses en Petite Arménie et mobilise une armée de 250 000 fantassins, des escadrons de chars et 50 000 cavaliers. Il se procure des navires en Égypte et en Syrie et enrôle les Sarmates ses anciens ennemis.
Tous ces préparatifs afin de déclarer, en 89, une nouvelle fois la guerre à Rome.
Mithridate
VI
remporte deux victoires décisives, qui lui livrent toute la
Bithynie,
la
Phrygie
du Nord et la Mysie. Il pénètre ensuite dans la province d'Asie où il est
accueilli comme un libérateur. Il se débarrasse des Romains qui se trouvent en
Asie et plus de 80 000 vont périr en un seul jour, principalement à
Éphèse.
Puis
Mithridate
VI
s'attaque à la
Macédoine,
mais l'armée
Romaine franchie le
Bosphore
et Mithridate va perdre peu à peu toutes ses conquêtes.
Sylla le contraint à signer la paix de Dardanos (En Troade).
Mithridate
VI
restitue la
Bithynie
et la
Cappadoce
et cède aux Romains soixante-dix navires et deux mille talents d'or.
Les Romains auront réussi à lui imposer le retour dans son royaume, mais
seulement au bout de cinq années de guerre acharnées. |
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Monnaie d'Ariarathês X |
Ariarathês (IX) est finalement, en 87, assassiné en Thessalie et les Romains replacent Ariobarzane I Philoromaios au pouvoir. En 63, la Cappadoce est complètement libérée par Pompée et le royaume devient un protectorat Romain. Le fils d'Ariobarzane I, Ariobarzane II Philopator (ou Ariobarzanês, 62-51) lui succède. Il épouse Athénaïs, fille du Roi du Pont, Mithridate VI (ou VII) et ses deux fils, Ariobarzane III et Ariarathês X vont lui succéder. D'abord Ariobarzane III Eusèbe Philoromaios (ou Ariobarzanês, 51-42), puis Ariarathês X (42-36), qui était le fils cadet et qui succède à son frère après la bataille de Philippes.
Il est intronisé par Marc Antoine, mais est destitué et mis à mort six ans plus tard et remplacé par Archélaos (ou Archælaus, 36 av.J.C-14 ap.J.C), petit-fils d'Archélaos le Cappadocien, qui lui aussi, sur l’ordre de Tibère (14-37), est destitué et emprisonné à Rome, où il meurt en 14 ap.J.C. En 17, Tibère annexe définitivement la Cappadoce à Rome et il fait construire une route menant à la mer Égée. Cette route se révèlera importante pour le commerce, mais aussi pour des mouvements plus rapide de troupes.
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