L'OURARTOU

Les Royaumes Hellénistiques :

Royaume de Pergame

de  282  à  129  av.J.C

L'ARMENIE

 

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Sommaire

 

Localisation

Histoire

Bibliographie

Pour plus de détails voir aussi le royaume :

de Bithynie, de Cappadoce, des Lagides (les Ptolémée), du Pont,  des Séleucides

et

Pergame la ville

 

  Répartition de l'Asie Mineure au Traité d'Apamée - 188

 

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Localisation

 

   Pergame (ou Pergamos ou Pergama, en Latin Pergamum, en Grec : τό Πέργαμον ou Πέργαμος Pergamon "la citadelle") se situe sur le site de la ville actuelle de Bergama en Turquie. C'est une ville de Mysie et une ancienne forteresse Séleucide. Elle sera la capitale des Attalides, qu'ils constituent en royaume indépendant de 282 à 133, dit aussi Royaume de Pergame. Le peuplement de la ville est attesté pour la première fois dès le VIIIe siècle. Mais on ne sait pas exactement à quelle époque elle fut créée. D’après une légende, Pergamos, fils d'Andromaque et de Néoptolème, aurait été le fondateur éponyme de la cité. D’après les linguistes, le nom de Pergame (Pergamos, Pergama) viendrait des racines perg (ou berg) et amo qui désigne un endroit élevé ou une forteresse, mais les fouilles archéologiques, à aujourd'hui, n’ont rien révélé dans ce sens.

 

 

L'histoire.......

 

   La ville va suivre les différentes dominations de cette partie de l'Asie Mineure, pour devenir au VIe siècle, ainsi que toute la région, la possession du Roi de Lydie Crésus (562-546). S'en suit la conquête des Perses AchéménidesPergame est rattachée à la Mysie. Puis lors de la révolte des cités Ioniennes, en 499, Orontès, Satrape de Mysie qui était favorable aux Perses choisit Pergame pour capitale. La première mention de la ville remonte à 339, où l'on sait que la cité était gouvernée par un Tyran Grec. Ensuite, Alexandre le Grand (336-323), confit le commandement de Pergame à Barsine, la veuve de Memnon de Rhodes qui avait été le chef des < Perses. C'est vraiment après la mort d' Alexandre le Grand, en 323, que Pergame va sortir de l'anonymat.

 

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Maquette de Pergame

   En 310, la cité est dirigée par Héraclée le fils de Barsine. En 282, Philetairos, un lieutenant du Diadoque Lysimaque (Roi de Thrace, 322-281), s'empare de Pergame et Lysimaque l'en nomme gouverneur. Après la mort de ce dernier, Philetairos règne d'abord sous la tutelle des Séleucides. Profitant de la lutte contre ceux-ci, son neveu et fils adoptif, Eumenes I (263-241) devient le véritable fondateur de la dynastie des Attalides, il bat le Roi Séleucide Antiochos I (280-261) et assure ainsi l'indépendance de Pergame, qui sera consolidée par les souverains suivants, qui vont donner à la ville splendeurs et richesses. Pergame était l’un des principaux foyers de la civilisation hellénistique en Asie Mineure et à son apogée, la cité était la rivale d’Alexandrie. Rattaché à Rome par un testament qui amène des luttes sanglantes, le royaume devient la première province Romaine en Asie Mineure.

 

   Philetairos (ou Philétairos ou Philétaire, en Grec : Philetairos, 282-263) est né à Tieum (Ville située sur la côte anatolienne de la mer Noire, entre la Bithynie à l'Ouest et la Paphlagonie à l'Est) en 343. Il est le fils d'Attale (Peut-être de Macédoine) et de Boa, une Paphlagonienne. Il avait donc été nommé par Lysimaque gouverneur de cette forteresse de Pergame, mais en plus il lui avait confié la garde du trésor d'Alexandre (9 000 talents d’or) qui lui était revenu. Peu de temps après, Philetairos sentant qu'il était de moins en moins dans les faveurs de Lysimaque, conclut secrètement un accord avec Séleucos I Nikâtor (305-280). En échange de l'appui des Séleucides, dans une campagne contre Lysimaque, il devait céder le trésor. Après la mort de ce dernier, en 281 à la bataille de Couropédion (ou Couroupédion, en Lydie), Séleucos I réclame le trésor.

Monnaie de Philetairos

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Philetairos

    Cependant Philetairos refuse et utilise une partie de l’argent pour réparer les murs de sa ville et lever une armée. Il paye quand même une partie de sa dette et reconnaît la suzeraineté des Séleucides. C'est un habile homme politique, il proclame l’indépendance de Pergame, sans prendre le titre de Roi pour ne pas faire ombrage à Antiochos I (280-261) le successeur de Séleucos I Nikâtor, mais c'est son portrait qu'il fait frapper sur la monnaie de Pergame. En politique extérieure, il va chercher à agrandir son territoire autour de Pergame. pour se faire il scelle de bonnes relations avec tous les états voisins. Il n'a pas d'enfant (La légende raconte qu'il aurait été eunuque) et adopte un de ses neveux, Eumenes I, qui est le fils de son frère Eumenes, pour lui succéder.

 

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Eumenes I

  Eumenes I (ou Eumenês ou Eumène, en Grec : Eumenês, 263-241), dès son arrivé au pouvoir, doit lutter pour garder son héritage. Le Roi Séleucide Antiochos I ne le reconnaît pas comme souverain et de plus, il lui réclame le trésor que son "père" n'avait pas voulu rendre. Eumenes I sent que le conflit est inévitable. Il s'allie avec les cités d'Asie Mineure qui s'opposaient aux Séleucides et pour renforcer son armée il engage des mercenaires Galates.

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  Monnaie d'Eumenes I

 

   La bataille a lieu dans la plaine de Sardes (Voir Carte Lydie) et en 261, Antiochos I est battu et tué. Eumenes I a gagné son indépendance et le Royaume de Pergame est constitué. Sous son règne, Pergame devient un centre artistique, scientifique et culturel. Dans tous les domaines, la ville peut se permettre de rivaliser avec les plus grandes cités d'Asie Mineure. Eumenes I va s'attacher à réorganiser et renforcer l'armée, ne serait-ce que pour maintenir les Galates, qui s'étaient installés sur les rives du Halys et à qui Pergame payait un tribut. Son neveu Attalos I lui succède.

 

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Buste d' Attalos I Sôter

   Attalos I Sôter (ou Attale, en Grec : Attalos Sôter, 241-197), fils d'Attalos et de la Princesse Séleucide Antiochis I, est le nouveau Dynaste de Pergame. Il hérite d'un royaume riche, disposant d'une puissante armée et d'un vaste territoire qu'il va encore agrandir. Sa première action est de se débarrasser de l’emprise des Galates, il décide de ne plus leur verser leur tribut. Les Galates se révoltent et se regroupent près d'Ankyra (Ankara) pour envahir le territoire d'Attalos I, mais à la bataille du Caïque, ils subissent une défaite écrasante.

 

   En 230, ils concluent un accord avec les Séleucides et attaquent de nouveau Pergame, mais ils sont de nouveau battus. D’après Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C), après cette nouvelle défaite, les Galates se tinrent tranquilles pendant 36 ans. Grâce à ces victoires, la renommée d'Attalos I grandit, il prend le titre de Roi et c'est en son honneur que la dynastie prendra le nom d'Attalides. Les habitants de Pergame lui décernèrent l’épithète de Sôter "Le sauveur". Pour commémorer sa victoire, Attalos I consacre à Pergame un groupe statuaire représentant des Galates vaincus.

 

   Plus rien ne peut arrêter l'expansion de Pergame, les Séleucides étant sous le coup de querelles de succession entre Séleucos II Kallinikos (246-225) et son frère Antiochos Hiérax. Attalos I en profite pour étendre les frontières de son royaume jusqu'aux monts Taurus. Le royaume englobe alors la Mysie, la Lydie, la Carie, la Pamphylie et la Phrygie.

 

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Attalos I Sôter

   Les Séleucides tentent de reconquérir leurs territoires en 229 et 228, mais ils sont battus lors des deux campagnes. Attalos I est aussi un grand bâtisseur, après ses victoires, il débute la construction du temple de Zeus et pare la ville de somptueux monuments. À partir de 209, Pergame qui avait déjà tissé des liens d’amitié avec Rome, s'allie avec les Romains et prend part aux Guerres Macédoniennes contre le Roi de Macédoine Philippe V. Attalos I mène de nombreuses opérations navales, contre les Macédoniens. Il remporte plusieurs victoires qui lui permettent de récupérer sous la tutelle de Pergame, Égine et Andros. Il meurt peu après la fin de ce conflit et ses deux fils Eumenes II et Attalos II vont lui succéder.

 

    Eumenes II (En Grec : Eumenês, 197-159), qui est l'aîné, va poursuivre la politique extérieure menée par son père, surtout celle concernant les liens avec Rome. Dans les premières années de son règne, il doit faire face au commandant en chef des Galates Ortiagon, qui avait réuni toutes les tribus en une vaste armée pour attaquer Pergame, cette armée sera défaite et verra la victoire Eumenes II. Puis, il doit affronter les cités d'Éphèse et Telmessos (Aujourd'hui Fethiye) alliées au Roi Séleucide, Antiochos III Mégas (223-187). Pergame demande alors de l'aide à Rome auquel ce joint Milet et Érythrée.

 

   En 190, les deux coalitions s’affrontent dans la plaine de la cité de Magnésie du Sypile (Scipion l'Asiatique (ou Lucius Cornelius Scipio Asiaticus, Général et homme d'état Romain, frère de Scipion l'Africain). Les Séleucides ont la supériorité numérique, environ 70 000 soldats contre 35000 pour la coalition de Pergame / Rome, qui est commandée par Scipion l'Asiatique (ou Lucius Cornelius Scipio Asiaticus, Général et homme d'État Romain, frère de Scipion l'Africain). La cavalerie Séleucide menée par Antiochos III Mégas, charge la première, mais dépasse le champ de bataille et doit revenir sur ses pas.

 

   Eumenes II en profite et attaque l’aile gauche des Séleucides, pendant que les légions Romaines enfoncent au centre la phalange, qui est détruite totalement. Les Séleucides sont battus et Magnésie passe alors sous la domination de Pergame. Cette victoire marque aussi la fin de l’emprise des Séleucides sur l'Asie Mineure. En 188, est signé le traité appelé : Le Traité d'Apamée, qui est un partage de l'Asie Mineure (Voir la carte haut de page). Après ce traité et toutes ses victoires, le royaume de Pergame étend son territoire de l'Hellespont à la Carie et de l'Ionie à la Cappadoce. Eumenes II doit aussi lutter contre le Roi de Bithynie, Prusias I Cholus (229-180) allié au Roi du Pont Pharnace I (ou Pharnacès ou Pharnakes, 184-156). Le règne d'Eumenes II marque l'apogée de Pergame. Il est lui aussi un grand bâtisseur, il agrandit la ville et l'embellit en l'ornant d’un grand nombre de monuments.

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Eumenes II

 

   Il développe et enrichit la bibliothèque, fondée par Attalos I, il érige le temple d'Athéna Polias, plusieurs gymnases, etc... Il agrandit l'Asclépion (ou Asklepeion), qui devient l’un des plus célèbres du monde antique et dont la grande majorité des œuvres d’art de l’école de Pergame que nous admirons aujourd'hui date de cette époque. La ville connaît aussi un grand développement dans l’astronomie, la construction navale, la littérature, les mathématiques et la philosophie. La cité possède une agriculture et une industrie prospères : L'industrie des tissus, de la céramique et surtout, des parchemins "le papier de Pergame" concurrence les papyri Égyptiens. Eumenes II épouse Stratonice IV, la fille du Roi de Cappadoce Ariarathês IV (220-163) et de la Reine d'Antiochis III. Il a deux enfants : Attalos III et Aristonikos qui vont être Rois.

 

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Soldat de Pergame

   À la mort d'Eumenes II, son frère Attalos II Philadelphe (En Grec : Attalos Philadelphe, 159-138) monte sur le trône. Attalos II n'était pas novice dans la gestion de l'état, car il assurait la régence lorsqu' Eumenes II ne se trouvait pas à Pergame. Du vivant de son frère, lorsque les Romains lui proposèrent le trône, il le refusa et lui resta fidèle. C'est pour cela qu'il fût surnommé par le peuple "Attalos Philadelphe" (Qui aime son frère). Rome apportant son soutien au Roi de Bithynie, en 158, Attalos II aide Ariarathês V (163-126) à reprendre son trône de Cappadoce contre son frère Oropherne, soutenu par Rome. Le règne d'Attalos II va être marqué par les luttes contre la Bithynie, qui n'a pas vraiment accepté la répartition des territoires de la Paix d'Apamée. Des accrochages à la frontière des deux royaumes éclatent.

 

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Attalos II - Musée de Berlin

   Attalos II se plaint à Rome qui reconnaît ses droits et un accord est conclu entre les deux belligérants. Le Roi de Bithynie Prusias III (ou Prousias 168-149) prétexte de nouvelles escarmouches et attaque Pergame avec toute son armée, puis Élée, un des ports du royaume, mais Cassandre, le demi-frère d'Attalos II résiste à l'invasion. Une grande partie de la flotte de Prusias III coule au cours d'une tempête. Pergame réunit alors une puissante armée pour contre attaquer, mais Rome s'interpose et en 154, oblige le Roi de Bithynie à redonner les territoires occupés.

 

   De ses activités de bâtisseur restent, les constructions de ville comme : Attalie (ou Attaleïa, Aujourd'hui Antalya) sur la côte de Pamphylie, Philadelphie (Aujourd'hui Alaşehir), etc. Il fait désensabler le port d'Éphèse afin d'y accueillir de plus gros navires et accéder jusqu’à la ville. Il épouse aussi Stratonice IV la fille du Roi de Cappadoce Ariarathês IV Eusèbe (220-163) et de Antiochis III. Il meurt à 82 ans, peut être empoisonné par son neveu par Attalos III Philométor qui lui succède.

 

Attalos III

     Attalos III Philométor (ou Philométôr, en Grec : Attalos Philometôr, 138-133), fils d'Eumenes II arrive au pouvoir, semble t-il dans la terreur. Il fait empoisonné son oncle et il aurait fait éliminer tous les ministres et conseillers de ses prédécesseurs. Mis à part un bref conflit avec la Bithynie, son règne n'est marqué par aucun événement. En fait la tradition le présente comme un homme qui s'intéresse peu aux affaires de l'État et délègue à des hommes de confiance. Il se passionne pour l'agriculture, le jardinage, les sciences, naturelles, la zoologie, les poisons et contrepoisons et les plantes vénéneuses. Sans héritier, à sa mort, Attalos III lègue son royaume à la République Romaine, ou plus exactement, il ne lègue à Rome que ses biens privés. Les mobiles qui l'on conduit à agir ainsi restent encore aujourd'hui mystérieux.

 

   Quelques hypothèses sont avancées par des spécialistes, comme E.Will :

- Attalos III n'ayant pas d'enfant ne voulait pas voir tomber le royaume aux mains d’un usurpateur, Aristonikos n'est que son demi-frère. Sa fidélité à Rome était si grande quelle aurait justifié un tel geste.

- Rétablir l'ordre dans le royaume où la situation sociale était tendue...?

Quoi qui l'en fut les Romains interprétèrent le testament de manière extensive en considérant que les biens du Roi signifiaient tout le royaume. Hors ce testament précisait bien : Le royaume de Pergame à l’exception de la ville même de Pergame et de son territoire civique.

 

Aristonikos

   Aristonikos (ou Aristonicos ou Aristonikos ou Eumenes III, en Grec : Aristonikos, 133-129) est le demi-frère d'Attalos III, il n'est pas issu d'un mariage légitime, mais né d'une concubine originaire d'Éphèse, fille d'un cithariste. À la mort d'Attalos III, il n'accepte pas que Rome devienne propriétaire de Pergame. Il déclenche une révolte et afin de grossir les rangs de ses partisans, il promet aux esclaves la liberté si ils combattent à ses côtés. Certaines villes se rallient à la révolte, mais d'autres par peur des Romains, ne veulent pas apporter leur assistance. Aristonikos considérant qu'il était désormais le Roi légitime enlève de force ces résistantes. Mais sa flotte est anéantie à Kymé (ou Cyme) par celle d'Éphèse qui avait pris le parti des Romains. En dépit de cette défaite, la révolte continue de se répandre parmi les cités de la côte Égéenne.

 

   En 131, Rome assigne l'Asie au Consul Licinius Crassus Mucianus avec une armée, pour contrecarrer la rébellion. Licinius est plus intéressé par le trésor des Attalides que par la guerre elle- même. Il engage le combat à la fin de l'année, mais son armée est désorganisée et il est vaincu. Il est fait prisonnier et paye de son sang le prix de sa cupidité. En 130, Rome envoie le Consul Perperna (ou Perpenna) avec une seconde armée pour le remplacer. En 129, Perperna engage le combat contre Aristonikos qui est écrasé. Il fait transporter par bateau à Rome le trésor des Attalides et Aristonikos pour y être exécuté et Le royaume sera redéfini et les Romains mettrons à sa tête des hommes à eux de confiance, cependant, les troubles vont persister jusque sous le règne d'Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C) où le calme sera rétablit. Celui-ci viendra trois fois à Pergame, en 31, 30 et 20 av.J.C.

Aristonikos

    Le plus connu des souverains post Attalide sera Mithridate de Pergame (Roi de Pergame, du Bosphore Cimmérien et de Colchide de 47 à 45 av.J.C). Mithridate était le fils d’un citoyen de Pergame nommé Ménodote et il descendait par sa mère Adogaginis des Tétrarques Galates. Il était toutefois considéré comme le fils illégitime du Roi du Pont Mithridate VI (123 ou 120-63) qui le fit élever à sa cour, puis dans son camp au cours de ses campagnes. Dès 64 av.J.C il reçut la souveraineté sur Pergame. Il aida Jules César (101-44) dans sa lutte contre une rébellion en Égypte. Il s’empara de Péluse, mais il fut arrêté lorsqu’il tenta de traverser le Nil.

 

   Appuyé par un contingent de Juifs mené par Antipater I, Gouverneur puis Procurateur de Judée de 47 à 43 av.J.C, le père d’Hérode le Grand (41-4 av.J.C), il participa à la victoire finale sur Ptolémée XIII Philopator (Co-Roi d'Égypte, 51-47 av.J.C). César le récompensa de son aide en lui donnant la Galatie et la Colchide. En 47, Mithridate de Pergame suivit César lors de la campagne contre le Roi du Pont et du Bosphore Cimmérien Pharnace II (63-47 av.J.C). Après la victoire des Romains la même année, sur le successeur de ce dernier, Asandros (ou Assandre ou Asender, 47-17 ou 45-14 av.J.C) il reçut de César le titre de Tétrarque du Pont et celui de Roi du Bosphore Cimmérien. Mithridate de Pergame fut tué en 45 av.J.C, dans un combat contre Asandros qui tentait de conquérir le royaume que lui avait confisqué César. Asandros gardera as couronne jusqu'en 14 av.J.C.

 

Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur le royaume voir les ouvrages de :

 

Esther Violet Hansen :

- The Attalids of Pergamon, Cornell University Press, Ithaca, New York, London, 1947-1971.

Elizabeth Kosmetatou :

- The public and political image of the Attalids of Pergamon, University of Cincinnati, 1993.

- The Attalids of Pergamon, pp. 159–174, Andrew Erskine, ed., A Companion to the Hellenistic World, Blackwell, Oxford, 2003.

Helmut Koester :

- Pergamon, citadel of the gods : Archaeological record, literary description, and religious development, Pa. Trinity Press Internat, Harrisburg, 1998.

Gerson J.Öz'El :

- Pergame. Histoire. Civilisation. Archéologie, Ticaret Gezetesi, Izmir, 1972.

Félix Sartiaux :

- Villes mortes d'Asie Mineure : Pergame, Éphèse, Priène, Milet, le Didymeion, Hiérapolis, Hachette & Cie, Paris, 1911.

Dominique Sérafini :

- Le trésor de Pergame, Robert Laffont, Paris, 1990.  

 

Pour plus de détails sur les monuments de la cité voir :

Pergame la ville

 

  

 

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