L'OURARTOU

Les   Royaumes  Hellénistiques :

    Royaume  de  Pergame     

de  282  à  129  av.J.C

L'ARMENIE

 

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Le Roi Macédonien Alexandre le Grand (336-323) avait débarrassé l'Asie Mineure des Perses et redonné aux cités leur indépendance, mais après sa mort en 323, ses Diadoques (gouverneurs des provinces de l’empire) entrent en conflit et son empire, dont l'Asie Mineure, va être divisé en plusieurs royaumes, sans cesse en guerre :

       - Royaume   des Lagides (À voir dans Égypte les Ptolémée),

       -       "        du  Pont et Sinope,

       -       "        de  Cappadoce,

       -       "        de  Pergame et Pergame la cité,

       -       "        des Séleucides (À voir dans Syrie-Palestine),

       -       "        de  Bithynie.

                                          

  Répartition de l'Asie Mineure au Traité d'Apamée  -  188

 

Sinope Le Royaume du Pont Nicomédie Pergame la cité Pergame La Carie Halicarnasse Macédoine Pella Athènes Chypre et Salamine La Cappadoce L'Arménie Artaxata (Artashat) La Crête Les Mèdes Ecbatane Les Parthes Suse Pasargadès Persépolis Babylone Ninive Les Séleucides Antioche Tyr Damas Gaza Jérusalem L'Egypte Les Ptolémées Alexandrie Rhodes Séleucie sur le Tigre Apamée de Phrygie Apamée sur l'Oronte La Bithynie

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  Pergame (ou Pergamos ou Pergama), aujourd'hui Bergama en Turquie, est une ville de Mysie. C'est une ancienne forteresse Séleucide et la capitale des Attalides, qu'ils constituent en royaume indépendant de 282 à 133, dit aussi Royaume de Pergame. Le peuplement de Pergame est attesté pour la première fois dès le VIIIe siècle. Mais on ne sait pas exactement à quelle époque la ville à été créée. D’après une légende, Pergamos, fils d'Andromaque et de Néoptolème, aurait été le fondateur éponyme de la ville. D’après les linguistes, le nom de Pergame (Pergamos, Pergama) viendrait des racines perg (ou berg) et amo qui désigne un endroit élevé ou une forteresse, mais les fouilles archéologiques, à aujourd'hui, n’ont rien révélé dans ce sens.

 

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Maquette de Pergame

 

   La ville va suivre les différentes dominations de cette partie de l'Asie Mineure, pour devenir au VIe siècle, ainsi que toute la région, la possession du Roi de Lydie Crésus (562-546).  S'en suit la conquête des Perses AchéménidesPergame est rattachée à la Mysie. Puis lors de la révolte des cités Ioniennes, en 499, Orontès, Satrape de Mysie qui était favorable aux Perses choisit Pergame pour capitale. La première mention de la ville remonte à 339, où l'on sait que la cité était gouvernée par un Tyran Grec.

  

   Ensuite, Alexandre le Grand (336-323), confit le commandement de Pergame à Barsine, la veuve de Memnon de Rhodes qui avait été le chef des Perses. C'est vraiment après la mort d'Alexandre le Grand, en 323, que Pergame va sortir de l'anonymat. En 310, la cité est dirigée par Héraclée le fils de Barsine. En 282, Philetairos, un lieutenant du Diadoque Lysimaque (Roi de Thrace, 322-281), s'empare de Pergame et Lysimaque l'en nomme gouverneur.

  Philetairos règne d'abord sous la tutelle des Séleucides. Profitant de la lutte contre ces derniers, son neveu  et fils adoptif,  Eumenes I (263-241) devient le véritable fondateur de la dynastie des Attalides, il bat le Roi Antiochos I (280-261) et assure ainsi l'indépendance de Pergame, qui sera consolidée par les souverains suivants, qui vont donner à la ville splendeurs et richesses. Pergame était l’un des principaux foyers de la civilisation hellénistique en Asie Mineure et à son apogée, la cité était la rivale d’Alexandrie. Rattaché à Rome par un testament qui amène des luttes sanglantes, le royaume devient la première province Romaine en Asie Mineure. 

 

 L'histoire.......

 

Rois de Pergame

      

Rois de Pergame

 

    Philetairos (ou Philétairos ou Philétaire, en Grec : Philetairos, 282-263) est né à Tieum (Ville située sur la côte anatolienne de la mer Noire, entre la Bithynie à l'Ouest et la Paphlagonie à l'Est) en 343. Il est le fils d'Attale (Peut-être de Macédoine) et de Boa, une Paphlagonienne. Il avait donc été nommé par Lysimaque gouverneur de cette forteresse de Pergame, mais en plus il lui avait confié la garde du trésor d'Alexandre (9 000 talents d’or) qui lui était revenu. Peu de temps après, Philetairos sentant qu'il était de moins en moins dans les faveurs de Lysimaque, conclut secrètement un accord avec Séleucos I Nikâtor (305-280). En échange de l'appui des Séleucides, dans une campagne contre Lysimaque, il devait céder le trésor. Après la mort de ce dernier, en 281 à la bataille de Couropédion (ou Couroupédion, en Lydie), Séleucos I réclame le trésor. Cependant Philetairos refuse et utilise une partie de l’argent pour réparer les murs de sa ville et lever une armée.

 

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Philetairos

Monnaie de Philetairos

 

  Il paye quand même une partie de sa dette et reconnaît la suzeraineté des Séleucides. C'est un habile homme politique, il proclame l’indépendance de Pergame, sans prendre le titre de Roi pour ne pas faire ombrage à Antiochos I (280-261) le successeur de Séleucos I Nikâtor, mais c'est son portrait qu'il fait frapper sur la monnaie de Pergame.  En politique extérieure, il va chercher à agrandir son territoire autour de Pergame. pour se faire il scelle de bonnes relations avec tous les états voisins. Il n'a pas d'enfant (La légende raconte qu'il aurait été eunuque) et adopte un de ses neveux, Eumenes I, qui est le fils de son frère Eumenes, pour lui succéder. 

 

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Eumenes  I

    Eumenes I (ou Eumenês ou Eumène, en Grec : Eumenês, 263-241), dès son arrivé au pouvoir, doit lutter pour garder son héritage. Le Roi Séleucide Antiochos I ne le reconnaît pas comme souverain et de plus, il lui réclame le trésor que son "père" n'avait pas voulu rendre. Eumenes I sent que le conflit est inévitable. Il s'allie avec les cités d'Asie Mineure qui s'opposaient aux Séleucides et pour renforcer son armée il engage des mercenaires Galates.

  La bataille a lieu dans la plaine de Sardes (Voir Carte Lydie) et en 261, Antiochos I est battu et tué. Eumenes I a gagné son indépendance et le Royaume de Pergame est constitué. Sous son règne, Pergame devient un centre artistique, scientifique et culturel. Dans tous les domaines, la ville peut se permettre de rivaliser avec les plus grandes cités d'Asie Mineure. Eumenes I va s'attacher à réorganiser et renforcer l'armée, ne serait-ce que pour maintenir les Galates, qui s'étaient installés sur les rives du Halys et à qui Pergame payait un tribut. Son neveu Attalos I lui succède.

 

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 Monnaie d'Eumenes  I

  

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Buste d' Attalos I Sôter

   Attalos I Sôter (ou Attale, en Grec : Attalos Sôter, 241-197), fils d'Attalos et de la Princesse Séleucide Antiochis I, est le nouveau Dynaste de Pergame. Il hérite d'un royaume riche, disposant d'une puissante armée et d'un vaste territoire qu'il va encore agrandir. Sa première action est de se débarrasser de l’emprise des Galates, il décide de ne plus leur verser leur tribut. Les Galates se révoltent et se regroupent près d'Ankyra (Ankara) pour envahir le territoire d'Attalos I, mais à la bataille du Caïque, ils subissent une défaite écrasante.

 

   En 230, ils concluent un accord avec les Séleucides et attaquent de nouveau Pergame, mais ils sont de nouveau battus. D’après Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C), après cette nouvelle défaite, les Galates se tinrent tranquilles pendant 36 ans.  Grâce à ces victoires, la renommée d'Attalos I grandit, il prend le titre de Roi et c'est en son honneur que la dynastie prendra le nom d'Attalides. Les habitants de Pergame lui décernèrent l’épithète de Sôter "Le sauveur". Pour commémorer sa victoire, Attalos I consacre à Pergame un groupe statuaire représentant des Galates vaincus.

 

   Plus rien ne peut arrêter l'expansion de Pergame, les Séleucides étant sous le coup de querelles de succession entre Séleucos II Kallinikos (246-225) et son frère Antiochos Hiérax. Attalos I en profite pour étendre les frontières de son royaume jusqu'aux monts Taurus. Le royaume englobe alors la Mysie, la Lydie, la Carie, la Pamphylie et la Phrygie.

 

  Les Séleucides tentent de reconquérir leurs territoires en 229 et 228, mais ils sont battus lors des deux campagnes.   Attalos I est aussi un grand bâtisseur, après ses victoires, il débute la construction du temple de Zeus et pare la ville de somptueux monuments. À partir de 209, Pergame qui avait déjà tissé des liens d’amitié avec Rome, s'allie avec les Romains et prend part aux Guerres Macédoniennes contre le Roi de Macédoine Philippe V. Attalos I mène de nombreuses opérations navales, contre les Macédoniens. Il remporte plusieurs victoires qui lui permettent de récupérer sous la tutelle de Pergame, Égine et Andros. Il meurt peu après la fin de ce conflit et ses deux fils Eumenes II et Attalos II vont lui succéder.   

 

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Attalos I Sôter

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    Eumenes II (En Grec : Eumenês, 197-159), qui est l'aîné, va poursuivre la politique extérieure menée par son père, surtout celle concernant les liens avec Rome. Dans les premières années de son règne, il doit faire face au commandant en chef des Galates Ortiagon, qui avait réuni toutes les tribus en une vaste armée pour attaquer Pergame, cette armée sera défaite et verra la victoire Eumenes II. Puis, il doit affronter les cités d'Éphèse et Telmessos (Aujourd'hui Fethiye) alliées au Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187). Pergame demande alors de l'aide à Rome auquel ce joint Milet et Érythrée.

   En 190, les deux coalitions s’affrontent dans la plaine de la cité de Magnésie du Sypile (Scipion l'Asiatique (ou Lucius Cornelius Scipio Asiaticus, Général et homme d'état Romain, frère de Scipion l'Africain)). Les Séleucides ont la supériorité numérique, environ 70 000 soldats contre 35000 pour la coalition de Pergame / Rome, qui est commandée par Scipion l'Asiatique (ou Lucius Cornelius Scipio Asiaticus, Général et homme d'État Romain, frère de Scipion l'Africain). La cavalerie Séleucide menée par Antiochos III Mégas, charge la première, mais dépasse le champ de bataille et doit revenir sur ses pas.  

 

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Eumenes II

   Eumenes II en profite et attaque l’aile gauche des Séleucides, pendant que les légions Romaines enfoncent au centre la phalange, qui est détruite totalement. Les Séleucides sont battus et Magnésie passe alors sous la domination de Pergame. Cette victoire marque aussi la fin de l’emprise des Séleucides sur l'Asie Mineure. En 188, est signé le traité appelé : Le Traité d'Apamée, qui est un partage de l'Asie Mineure (Voir carte). Après ce traité et toutes ses victoires, Pergame étend son territoire de l'Hellespont à la Carie et de l'Ionie à la Cappadoce. Eumenes II doit aussi lutter contre le Roi de Bithynie Prusias I Cholus (229-180) et contre le Roi du Pont Pharnace I (184-156). Le règne d'Eumenes II marque l'apogée de Pergame. Il est lui aussi un grand bâtisseur, il agrandit la ville et l'embellit en l'ornant d’un grand nombre de monuments.

 

   Il développe et enrichit la bibliothèque, fondée par Attalos I, il érige le temple d'Athéna Polias, plusieurs gymnases, etc. Il agrandit l'Asclépion (ou Asklepeion), qui devient l’un des plus célèbres du monde antique et dont la grande majorité des œuvres d’art de l’école de Pergame que nous admirons aujourd'hui date de cette époque. La ville connaît aussi un grand développement dans l’astronomie, la construction navale, la littérature, les mathématiques et la philosophie. La cité possède une agriculture et une industrie prospères : L'industrie des tissus, de la céramique et surtout, des parchemins "le papier de Pergame" concurrence les papyri Égyptiens. Eumenes II épouse Stratonice IV, la fille du Roi de Cappadoce Ariarathês IV (220-163) et de la Reine d'Antiochis III. Il a deux enfants : Attalos III et Aristonikos qui vont être Rois. 

  

   À la mort d'Eumenes II, son frère Attalos II Philadelphe (En Grec : Attalos Philadelphe, 159-138) monte sur le trône. Attalos II n'était pas novice dans la gestion de l'état, car il assurait la régence lorsqu' Eumenes II ne se trouvait pas à Pergame. Du vivant de son frère, lorsque les Romains lui proposèrent le trône, il le refusa et lui resta fidèle. C'est pour cela qu'il fut surnommé par le peuple "Attalos Philadelphe" (Qui aime son frère). Rome apportant son soutien au Roi de Bithynie, en 158, Attalos II aide Ariarathês V (163-126) à reprendre son trône de Cappadoce contre son frère Oropherne, soutenu par Rome. Le règne d'Attalos II va être marqué par les luttes contre la Bithynie, qui n'a pas vraiment accepté la répartition des territoires de la Paix d'Apamée. Des accrochages à la frontière des deux royaumes éclatent.

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Soldat de Pergame

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Attalos II - Musée de Berlin

 

   Attalos II se plaint à Rome qui reconnaît ses droits et un accord est conclu entre les deux belligérants. Le Roi de Bithynie Prusias III (ou Prousias 168-149) prétexte de nouvelles escarmouches et attaque Pergame avec toute son armée, puis Élée, un des ports du royaume, mais Cassandre, le demi-frère d'Attalos II résiste à l'invasion. Une grande partie de la flotte de Prusias III coule au cours d'une tempête. Pergame réunit alors une puissante armée pour contre attaquer, mais Rome s'interpose et en 154, oblige le Roi de Bithynie à redonner les territoires occupés.

 

   De ses activités de bâtisseur restent, les constructions de ville comme : Attalie (ou Attaleïa, Aujourd'hui Antalya) sur la côte de Pamphylie, Philadelphie (Aujourd'hui Alaşehir), etc. Il fait désensabler le port d'Éphèse afin d'y accueillir de plus gros navires et accéder jusqu’à la ville. Il épouse aussi Stratonice IV la fille du Roi de Cappadoce Ariarathês IV Eusèbe (220-163) et de Antiochis III. Il meurt à 82 ans, peut être empoisonné par son neveu par Attalos III Philométor qui lui succède.

Attalos III

   Attalos III Philométor (ou Philométôr, en Grec : Attalos Philometôr, 138-133), fils d'Eumenes II arrive au pouvoir, semble t-il dans la terreur. Il fait empoisonné son oncle et il aurait fait éliminer tous les ministres et conseillers de ses prédécesseurs. Mis à part un bref conflit avec la Bithynie, son règne n'est marqué par aucun événement. En fait la tradition le présente comme un homme qui s'intéresse peu aux affaires de l'État et délègue à des hommes de confiance. Il se passionne pour l'agriculture, le jardinage, les sciences, naturelles, la zoologie, les poisons et contrepoisons et les plantes vénéneuses. Sans héritier, à sa mort, Attalos III lègue son royaume à la République Romaine, ou plus exactement, il ne lègue à Rome que ses biens privés. Les mobiles qui l'on conduit à agir ainsi restent encore aujourd'hui mystérieux.

    

   Quelques hypothèses sont avancée par des spécialistes comme E.Will - Attalos III n'ayant pas d'enfant ne voulait pas voir tomber le royaume aux mains d’un usurpateur, Aristonikos n'est que son demi-frère. Sa fidélité à Rome était si grande quelle aurait justifié un tel geste. - Rétablir l'ordre dans le royaume où la situation sociale était tendue... Quoi qui l'en soit les Romains interprétèrent le testament de manière extensive en considérant que les biens du Roi signifiaient tout le royaume. Hors le testament précisait bien: Le royaume de Pergame à l’exception de Pergame et de son territoire civique.

                                    Aristonikos (ou Aristonicos ou Aristonikos ou Eumenes III, en Grec : Aristonikos, 133-129) demi-frère d'Attalos III, n'est pas issu d'un mariage légitime, mais né d'une concubine originaire d'Éphèse, fille d'un cithariste. À la mort d'Attalos III, il n'accepte pas que Rome devienne propriétaire de Pergame. Il déclenche une révolte et afin de grossir les rangs de ses partisans, il promet aux esclaves la liberté. Certaines villes se rallient à la révolte, mais d'autres par peur des Romains, ne veulent pas apporter leur assistance. Aristonikos considérant qu'il était désormais le Roi légitime enlève de force ces résistantes. Mais sa flotte est anéantie à Kymé (ou Cyme) par celle d'Éphèse qui avait pris le parti des Romains. En dépit de cette défaite, la révolte continue de se répandre parmi les cités de la côte Égéenne.

 

Aristonikos

Aristonikos

   En 131, Rome assigne l'Asie au Consul Licinius Crassus Mucianus avec une armée, pour contrecarrer la rébellion. Licinius est plus intéressé par le trésor des Attalides que par la guerre elle- même. Il engage le combat à la fin de l'année, mais son armée est désorganisée et il est vaincu. Il est fait prisonnier et paye de son sang le prix de sa cupidité. En 130, Rome envoie le Consul Perperna (ou Perpenna) avec une seconde armée pour le remplacer. En 129, Perperna engage le combat contre Aristonikos qui est écrasé. Il fait transporter par bateau à Rome le trésor des Attalides et Aristonikos pour y être exécuté et Pergame devient possession des Romains. Le royaume sera redéfini et les Romains mettrons à sa tête des hommes à eux de confiance, cependant, les troubles vont persister jusque sous le règne d'Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C) où le calme sera rétablit. Auguste vient trois fois à Pergame (en 31, 30 et 20).

   Le plus connu des souverains post Attalide sera Mithridate de Pergame  (Roi de Pergame, du Bosphore Cimmérien et de Colchide de 47 à 45 av.J.C). Mithridate était le fils d’un citoyen de Pergame nommé Ménodote et il descendait par sa mère Adogaginis des Tétrarques Galates. Il était toutefois considéré comme le fils illégitime du Roi du Pont Mithridate VI (123 ou 120-63) qui le fit élever à sa cour, puis dans son camp au cours de ses campagnes. Dès 64 av.J.C il reçut la souveraineté sur Pergame. Il aida Jules César (101-44) dans sa lutte contre une rébellion en Égypte. Il s’empara de Péluse, mais il fut arrêté lorsqu’il tenta de traverser le Nil. Appuyé par un contingent de Juifs mené par Antipater I, Gouverneur puis Procurateur de Judée de 47 à 43 av.J.C, le père d’Hérode le Grand (41-4 av.J.C), il participa à la victoire finale sur Ptolémée XIII Philopator (Co-Roi d'Égypte, 51-47 av.J.C). César le récompensa de son aide en lui donnant la Galatie et la Colchide. En 47, Mithridate de Pergame suivit César lors de la campagne contre le Roi du Pont et du Bosphore Cimmérien Pharnace II (63-47 av.J.C). Après la victoire des Romains la même année, sur le successeur de ce dernier, Asandros (ou Assandre ou Asender, 47-17 ou 45-14 av.J.C) il reçut de César le titre de Tétrarque du Pont et celui de Roi du Bosphore Cimmérien. Mithridate de Pergame fut tué en 45 av.J.C, dans un combat contre Asandros qui tentait de conquérir le royaume que lui avait confisqué César. Asandros gardera as couronne jusqu'en 14 av.J.C.

        

 

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HAUT de PAGE                                  Pergame,  la cité.......  

 

  Pergame, qui est construite sur une hauteur (Environ 335 m), est en fait la superposition de trois villes. Elles sont réunies les unes aux autres par des escaliers, avec des belvédères et des terrasses. Dans la ville haute se trouvent: l'agora construite par le Roi Eumenes II, sur une terrasse à 277 mètres d’altitude, avec de part et d’autres ses quartiers d’habitations, la bibliothèque, l'arsenalle palais de Philetairos, les théâtres et les temples de Trajan, d'Athéna Polias et de Dionysos et l'autel de Zeus. Dans la ville moyenne on trouve : Les gymnases, d'autres palais, le sanctuaire de Déméter et le Temple d'Héra Basileia construit par Attalos II et le Prytanée. La ville basse comprenait, elle, le centre des affaires. Pergame était une superbe cité dans laquelle la construction des bâtiments était d'une telle qualité, qu'elle donna naissance à une école d’architecture et de sculpture renommée. Elle fut la première cité à renoncer au plan hippodamien. Tous les monuments encore visibles aujourd'hui ont été construit pendant la période hellénistique (Sauf le temple de Trajan et l'arsenal). 

                 

 

La Bibliothèque

 

   La bibliothèque de Pergame (IIIe siècle) rivalisait avec celle d'Alexandrie en Égypte. Selon les sources, elle contenait 200 000 ou 400 000 volumes (Contenu de celle d'Alexandrie). L’Égypte ayant interdit l’exportation de papyri, les habitants de Pergame utilisèrent aussi la peau tannée, comme support d’écriture. Les spécialistes pensent que des bâtiments annexes devaient jouxter la bibliothèque, car les 4 salles de cette dernière n'auraient pas pu contenir une telle quantité de livres. 

 

   La plus grande des 4 salles, dont les murs supportaient des étagères où étaient rangés les manuscrits, servait de salle de lecture. Elle était ornée d'une statue d'Athéna de 4,5 mètres de hauteur (Avec son socle), aujourd’hui au musée de Berlin. Antoine offrit en cadeau l’intégralité de la bibliothèque à la Reine d'Égypte Cléopâtre VII Théa Philopator (51-30).

 

 

 

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Les Palais 

 

   Sur le point le plus élevé de l’acropole est situé le palais de Philetairos, les autres se trouvent plus bas dans la cité, placés le long d’une rue en escaliers. Dans les palais, la cour centrale  était entourée par des chambres à coucher, des salles à manger et des dépendances pour les domestiques. Le palais était un véritable musée rempli de sculpture.

 

  

L'Arsenal

 

   L’arsenal à été construit au I et IIe siècle ap.J.C. C'est à ce jour le plus ancien dépôt d’armes de l’antiquité qui a été découvert. Cinq bâtiments le composaient, qui bénéficiaient d’un système d’aération permettant d’éviter que les réserves de vivres qui y étaient stockées ne se gâtent. Ils contenaient bien sur des armes, des équipements militaires et une collection de boulets, de plusieurs tailles destinés aux catapultes.

 

Les Théâtres

 

  Pergame possédait trois théâtres qui ont été construits à des époques différentes. Le plus important d’entre eux, a été bâtit à flanc de colline à l’époque hellénistique. On accédait à sa terrasse, par l’extrémité Sud, par une porte monumentale à trois arches dont il ne reste rien aujourd’hui. Il comportait 80 gradins et pouvait contenir 10 000 spectateurs. Le dernier rang surplombait à une hauteur de 36 mètres. La terrasse avait l’aspect d'une promenade de 250 mètres, bordée sur les deux côtés de galeries à colonnes et de boutiques.

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Le Temple d'Athéna Polias Niképhoros

 

  Il était dédie à la Déesse protectrice de Pergame et en est un des plus anciens temples connus. Il est situé sur une très grande terrasse qui domine un théâtre. De style dorique, il a été construit suivant un plan périptère (Des colonnes sur les 4 côtés), 6 à l'avant et à l'arrière et 10 sur chaque côté. La cella (Partie réservée aux prêtres) était divisée en deux parties. On entrait dans ce sanctuaire par la rue principale de l’acropole, la porte Est, qui était un propylée (Porte d'entrée d'un sanctuaire) à deux étages. Une stoa (Portique) et une bibliothèque, qui lui était contiguë, ont été ajoutées à l'Est de l'enceinte du temple sous le règne d'Eumenes II. Aujourd’hui il ne reste plus que les fondations, mais on peut admirer au musée de Berlin une partie des éléments architecturaux.

 

 

Le Temple de Dionysos

    

  Le temple est construit au IIe siècle av.J.C. Il est situé à l'extrémité de la terrasse où se trouvait le théâtre qui produisait de nombreuses pièces qui avaient pour thème les cérémonies célébrées en l'honneur de Dionysos. L'Empereur Romain Caracalla (198-217) le fera plus tard recouvrir de plaques de marbre, pour remercier les Dieux de sa guérison. Le temple sera ensuite dédié à son culte, sous le nom de "Nouveau Dionysos". 

 

L'Autel de Zeus

    

  C'est Eumenes II qui commande la construction de l'autel de Zeus pour célébrer sa victoire sur les Galates. Le monument ressemblait à un fer à cheval dont l’ouverture était tournée vers l’Ouest. L’autel, de 36 mètres sur 34, se composait : D'une base à cinq degrés, qui était surmontée d’un socle orné d’une frise de 120 mètres qui faisait le tour complet de l’édifice et d’une galerie à colonnes. La frise représentait la Gigantomachie: Le combat des Dieux, qui symbolisait les Attalides, contre les Géants qui symbolisaient eux les Galates. La frise Est, elle, retrace le combat livré par Zeus et Athéna. En haut des marches, à l’intérieur du bâtiment, il y avait une autre frise qui représentait différentes scènes de la vie de Télèphe, le fils d'Héraclès, ancêtre mythique des Attalides.

Autel de Zeus reconstruit au musée de Berlin

 

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Autel de Zeus - Détail de la Gigantomachie

  Dans le mur Nord avait été creusé une niche qui contenait la statue de Dionysos. Les murs étaient recouverts de fresques où figuraient des représentations du Dieu, de vignes et de scènes de treilles. Les éléments de l'autel de Zeus, découvert entre 1878 et 1886, sont exposés au musée de Berlin. Sa reconstruction à été faite dans un bâtiment spécialement aménagé (Le Pergamon Museum) terminée en 1902. Aujourd'hui encore, les fouilles se poursuivent sur le site archéologique en vue de la reconstitution totale.

 

 

 

 

                    L'Asclépion

 

 

La frise Est

 

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  L'Asclépion (ou Asklepeion) est un vaste ensemble de constructions qui est agrandit par Eumenes II et qui devient l’un des plus célèbres du monde antique avec ceux d'Épidaure et de Cos. La grande majorité des œuvres d’art de l’école de Pergame que nous observons aujourd'hui datent de cette époque. La Cella du temple mesurait 23,50 mètres et était surmontée d'une coupole.

 

  L'Asclépion était la fois un centre thérapeutique et un sanctuaire dédiés à Asclépios (Dieu Grec de la Médecine et fils d'Apollon) avec des installations culturelles. C'était le lieu de rencontre des philosophes et des médecins. Le célèbre Médecin Grec Galien (131-201) qui naquit à Pergame y fait ses premières observations médicales.

 

 

Le Temple de Trajan

 

   Sur le plus bel emplacement de l'acropole se trouve le temple de Trajan (98-117). Il domine la vallée et fut construit à cet endroit de façon à être vu de tous les points de la ville. Contrairement à la plupart des monuments de l’acropole, qui étaient construits en blocs d’andésite grise, le temple était fait de marbre blanc pour qu'il se distingue encore plus parmi les autres édifices. C’était un temple périptère de style Corinthien, avec six colonnes en façade et dix sur les côtés.

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Les Gymnases

   

  Le complexe des Gymnases dépassait tous les autres gymnases de l'antiquité, aussi bien par sa superficie, que par son originalité et son caractère monumental. Il s’étageait sur trois terrasses différentes. La plus élevée était réservée pour les adultes et avait le gymnase le plus vaste avec d’autres bâtiments, des fontaines et des statues.

 

  Celle du milieu était pour les adolescents et comportait en plus un temple Ionique consacré à Hermès et à Héraclès et la terrasse la plus basse, large de 10 mètres, était pour les enfants. Le gymnase supérieur comportait une palestre bordée de colonnades. Il communiquait avec des bains et un odéon de plus de 1 000 places.

 

Le Sanctuaire de Déméter

 

  Le sanctuaire était dédié à la Déesse Déméter et d’après des inscriptions, Philétairos et son frère Eumenes l'auraient fait construire à la mémoire de leur mère. Il sera agrandi et modifié plusieurs fois, au fur et à mesure que Pergame se développait, jusqu'a sa conception finale au IIIe siècle ap.J.C. À l’entrée du sanctuaire, il y avait un puits sacré où les femmes venaient y jeter les objets qu’elles offraient à la Déesse pour qu'elle exauce leurs vœux. On peut voir, sur les colonnes de la galerie Sud, des inscriptions de remerciements pour leur réalisation.

  

  Côté Nord du téménos (Enceinte sacrée), sur la moitié de sa longueur, se trouvaient des gradins où les gens s'installaient pour participer aux fêtes qui honoraient la Déesse. La plus importante de ces cérémonies avait lieu au mois d’octobre, c'était celle des Thesmophories. Seules les femmes mariées y participaient et elles adressaient des prières à Déméter et à sa fille, Perséphone.

 

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