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Pour plus de détails voir aussi les autres cités Ioniennes : Chios, Clazomènes, Colophon, Éphèse, Érythrée, |
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Myonte (Myus ou Myous ou Myos ou Myes en Grec : Myoûs) était située à l'embouchure du Méandre sur la rive Sud-est du golfe Latmique, qui est aujourd'hui comblé par des alluvions. Le site de Myonte est près du village actuel d’Avsar, sur les bords du lac de Bafa, à 16 km de Milet. Selon Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30), ses eaux étaient particulièrement poissonneuses.
Les ruines de la cité s’étendent sur une colline dominant le fleuve. On y trouve au sommet les restes d’un fort Byzantin dont les remparts sont encore en partie debout, ainsi qu'un temple dédié à Dionysos à flan de colline, dont quelques structures ont été mises au jour. Ce temple Ionique fut construit au milieu du VIe siècle av.J.C. Il avait des dimensions relativement importantes de 30 m x 17 m. avec un péristyle de (apparemment) 10 colonnes et un profond pronaos (ou portique), mais pas d'opisthodomes (Partie distincte d'un temple, tout comme le pronaos).
Plus bas, sur la terrasse supérieure, se situait un temple Dorique dédié probablement à Apollon Terbinthéus, la principale divinité de Myonte, dont il reste seulement une partie de la fondation. Entre les deux terrasses, on trouve un mur de soutènement d'une grande irrégularité au niveau des blocs. Le site possède encore d'autres édifices mais qui sont malheureusement dans un état de délabrement important, dont un sanctuaire avec plusieurs tombeaux et des citernes. Ne faisant pas l'objet de fouilles systématiques la ville pourrait dévoiler surement encore d'autres bâtiments. |
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Pour plus de détails voir aussi : La carte d'Ionie |
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L'histoire.......
Myonte aurait été
fondée, selon
Pausanias (Géographe
Grec, v.115-v.180) par Cyarétos (ou
Kyaretos ou Cyaretus, Pausanias. 7.2.10) ou selon
Strabon (Géographe
Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C -
Strabon.
6.33) par Kydrelos (ou Cydrelus), un des nombreux fils du 17e et dernier Roi d'Athènes, Codros (ou Kodros), qui aurait
amené les colons Ioniens
au XIe siècle et qui chasse les
Cariens qui
occupaient la région. Elle fut l'une des moins importantes parmi les douze
cités de la confédération
Ionienne
regroupant :
Chios
(ou Chio ou Kios),
Clazomènes,
Colophon,
Éphèse,
Érythrée,
Lébédos,
Milet,
Phocée,
Priène,
Samos
et
Téos.
Smyrne (Izmir) est ensuite rattachée à la confédération et
Halicarnasse
les rejoindra après avoir été chassée pour impiété de la sienne.
Myonte
va se joindre aux autres cités
Grecques
lors de la grande révolte de 499 à l'origine des
Guerres Médiques (499-479). Lorsque les cités
Ioniennes
se retrouvent opposées à la flotte
Perse de
Darius I (522/1-486)
Cette liberté est de courte durée car c'est au tour d'Athènes, qui avait joué un rôle prépondérant dans la victoire, de tirer profit de la région avec en 478 la fondation de la Ligue de Délos, qui entreprend de constituer un Empire maritime assurant l'hégémonie de la cité sur la mer Égée et sa domination sur le monde Grec. Myonte comme beaucoup de villes Ioniennes entre dans la Ligue. L'Ionie et ses cités subissent ensuite les Guerres du Péloponnèse (431-404).
En 472, lorsque l'Athénien Thémistocle (525-460) est Banni, frappé d'ostracisme (Institution qui permet de bannir pendant dix ans un citoyen, sans que celui-ci perde ses biens) par les Athéniens, il se réfugie dans un premier temps à Argos où il fomente des révoltes contre Sparte. Puis auprès du Roi Perse Artaxerxès I (465-424) qui lui octroie la direction de trois cités Grecques d'Asie Mineure : Lampsaque (ou Pityussa) sur la rive Sud de l'Hellespont en Troade et Myonte et Magnésie du Méandre, en Ionie, qu'il géra jusqu'à sa mort depuis cette dernière. Artaxerxès I envisageait de lui confier le commandement d'un corps expéditionnaire en Égypte contre les Athéniens mais d'après Thucydide (Homme politique et historien Athénien, v.460-v.395) et Plutarque (Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125), Thémistocle préféra se suicider en 460.
En 412, sur l'instigation d'Alcibiade le Jeune (450-404), Myonte se révolte avec le reste de l'Ionie, contre Athènes, mais elles seront battues vers 411/410 par la cité Attique. En 407, le Sparte Lysandre bat la flotte Athénienne à Aigos (Aegos) Potamoi. Après sa victoire, toutes les cités restées fidèles à Athènes lui font défection et se soumettent à Lysandre. En 404 l’hégémonie Athénienne n’est plus et la Ligue de Délos est dissoute. Les cités d'Ionie passent alors de nouveau sous la tutelle des Perses. En 395 le Roi de Sparte Agésilas II (398-360) lance une campagne en Asie Mineure contre le Satrape Perse de Lydie et de Carie Tissapherne (v.413-395). La campagne d’Agésilas II se solde par la libération des cités d’Ionie de la tutelle Perse.
Elles
vont ensuite subir la domination de
Sparte,
mais
pour peu de temps. En 371, à la bataille de Leuctres la suprématie
Spartiate
sur le monde Égéen est définitivement terminée. L’hégémonie du
vainqueur,
Thèbes qui s’ensuit n’a que peu d'impact sur le monde
Anatolien.
Les
Perses,
profitant du cahot du monde
Grec, reprennent possession de l'Ionie
et de Myonte.
Leurs nouvelles dominations, physique et politique,
sur les cités sont
similaires à celles qui précédaient les
Guerres Médiques, en particulier
sur les très lourds impôts. En 334, le Roi de
Macédoine
Alexandre
le Grand (336-323) fait campagne sur l’Orient. Il
entre à son tour
en
Anatolie et libère les cités d'Ionie.
La cité est maintenant sous la domination
Macédonienne. Puis elle suivra la destinée de sa grande voisine
Milet
passant sous la tutelle des différentes puissances de l'époque.
En 301, après la bataille d'Ipsos, en
Phrygie, contre
Antigonos I Monophtalmos (306-301), elle tombe sous la domination du Roi de
Thrace
Lysimaque
(322-281). Puis
en
février 281, à la bataille de Couropédion (ou Couroupédion, en
Lydie),
Lysimaque
est battue et tué par le Roi
Séleucide
Séleucos I Nikâtor(305-280). La ville se retrouve au centre des conflits
d'influences et d'intérêts entre les
Séleucides à
l’Est, les Rois de Pergame au Nord et les
Ptolémée
d'Égypte
au Sud. En 201, Myonte redevient possession de la
Macédoine après la prise de la ville par le Roi
Philippe V (221-179). La ville va progressivement être
coupée de la mer par l'ensablement de la bouche d'entrée du
Méandre, la transformant en lac insalubre. Assaillit par des
essaims moustiques les habitants sont contraints d'évacuer la
cité et rejoindre Milet, emportant avec eux leurs divinités. Selon Vitruve (ou Marcus Vitruvius Pollio, architecte Romain,
v.90-v.20), Myonte est complètement désertée. Lors de sa visite, au IIe siècle ap.J.C,
Pausanias (Géographe
Grec, v.115-v.180 - Livre 7.2.11) n'y trouve
plus qu'un temple à Dionysos.
Bibliographie
Pour d'autres
détails sur la cité voir l'ouvrage de :
George Ewart Bean :
- Myus, Turkey, The Princeton encyclopedia of classical sites, University Press, Princeton, 1976.
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Phocée (En Latin : Phocaea, en Grec : Phokaia ou Φώκαια Phokaia, en Turc : Foça) est une ancienne ville Grecque Ionienne, sur la côte Ouest de l'Asie Mineure dont le site est identifié près de la ville moderne de Foça (Turquie). C'est la plus septentrionale des villes de la mer Ionienne, sur la frontière avec l'Éolide (ou Æolis). Elle est située près de l'embouchure de la rivière Hermion (Le Gediz aujourd'hui), sur la côte de la péninsule séparant le Golfe de Kymé (ou Cyme) vers le Nord et le golfe de Smyrne (Izmir aujourd'hui) au Sud. Elle possédait deux bons ports. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) nous rapporte que la ville était implantée dans la région qui jouissait du meilleur climat du monde, adossée à des collines au bord d'une vaste baie bien protégée. Probablement tout de suite après l'occupation Lydienne, les Phocéens ont été parmi les premiers au monde à fabriquer et utiliser des pièces de monnaie. Ses premières pièces étaient faites d'électrum, un alliage naturel d'or et d'argent. Le British Museum possède une pièce Phocéenne datant d'entre 600 et 550.
Les Phocéens sont réputés pour avoir créé de nombreuses
colonies très prospères. En 600, ils fondent en France les colonies
de : Massalia (De nos jours de Marseille), puis Agathe Tychée
(Aujourd'hui Agde), Antipolis (Aujourd'hui Antibes) et Nikaïa
(Aujourd'hui Nice). En 575, Emporion (ou Empúries ou Ampurias) en
Catalogne (Espagne), en 545, Alalia (Aujourd'hui Aléria), un
comptoir sur la côte orientale de la Corse et vers 540, Eléa (ou
Élée ou Velia) en Campanie (Italie), alors qu'ils fuyaient
l'invasion
Perse.
Au sud, ils ont probablement mené des échanges avec la colonie
Grecque de
Naucratis en
Égypte,
qui était la colonie de leurs concitoyens
Ioniens de
Milet. Au Nord, il est de
plus en plus probable que ce soit eux qui aient aidé les
Milésiens à la
construction d'Amisos
(ou Simsum ou Samsun) sur la mer
Noire et Lampsacus à l'extrémité Nord de l'Hellespont (aujourd'hui le détroit des Dardanelles).
L'histoire.......
Les
textes anciens donnent peu d'indications sur l'origine de la cité.
Pausanias (Géographe
Grec, v.115-v.180) nous dit qu'elle fut fondée par des
Phocidiens (Habitants de Phocide, région de
Grèce)
sous la direction d'un l'Athénien
du nom de Philogène, après que des habitants de Kymé lui aient donnés des terres
à la frontière de l'Éolide et de l'Ionie.
Elle fait partie ensuite d'une confédération
Ionienne
regroupant douze cités :
Chios
(ou Chio ou Kios),
Clazomènes,
Colophon,
Éphèse,
Érythrée,
Lébédos,
Milet,
Myonte,
Priène,
Samos
et
Téos.
Smyrne (Izmir) est ensuite rattachée à la confédération et
Halicarnasse
les rejoindra après avoir été chassée pour impiété de la sienne.
Selon Hérodote, les Phocéens ont été les premiers Grecs à faire de longs voyages en mer le long des côtes de l'Adriatique et de l'Espagne. Il rapporte que le Roi de Tartessos (en Andalousie, Sud de l'Espagne), Arganthonios (ou Argantonio) fut très impressionné par leur savoir faire maritime et les invita à s'installer dans sa cité, mais lorsque ceux-ci refusèrent il leur donna une grosse somme d'argent pour construire un mur autour de leur ville. Phocée reste indépendante même devant la monté en puissance du royaume de Lydie, à partir de 700, jusqu'au règne de leur Roi Crésus (ou Kroisos, 562-546 ou 561-547) lorsque ce dernier entame sa conquête de toutes les cités d'Ionie.
Lorsque Crésus va être défait par le Roi Perse Cyrus II (558-528), les riches cités d'Ionie vont passer sous la domination des Achéménides. Plutôt que de se soumettre aux Perses les Phocéens abandonnent leur ville. Certains fuient dans l'île de Chios, d'autres dans leurs colonies de Corse et de France, très peu reviendront à Phocée. En 499 Phocée se joint aux autres cités Grecques lors de la grande révolte à l'origine des Guerres Médiques (499-479) et elle envoie trois trières à la bataille de Ladé, en 494, près de Milet. Du fait de ses prouesses navales, c'est un Phocéen, Dionysias (ou Dionysius) qui est choisi pour commander la flotte Ionienne. La coalition est cependant battue et Phocée est de nouveau soumise par les Perses ainsi que les autres cités d'Ionie.
Ce n'est qu'après les victoires sur les Perses des cités de la Grèce continentale : En 490 à Marathon, qui met fin à la Première Guerre Médique, puis celles des Batailles de Salamine, le 29/4/480, et de Platées et du cap Mycale en 479, qui mettent fin à la Deuxième Guerre Médique (480-479), que les cités Ioniennes retrouvent leur liberté. Phocée est débarrassée de la tutelle des Perses. Cette liberté est de courte durée car c'est au tour d'Athènes, qui avait joué un rôle prépondérant dans la victoire, de tirer profit de la région avec en 478 la fondation de la Ligue de Délos, qui entreprend de constituer un Empire maritime assurant l'hégémonie de la cité sur la mer Égée et sa domination sur le monde Grec. Phocée comme beaucoup de villes Ioniennes entre dans la Ligue.
En 412, sur l'instigation d'Alcibiade le Jeune (450-404), Phocée se révolte avec d'autres cités Ioniennes. L'aventure est de courte durée, l'Ionie est ramenée à l’obéissance vers 411/410 par la cité Attique. En 407, le Sparte Lysandre bat la flotte Athénienne à Aigos (Aegos) Potamoi. Après sa victoire, toutes les cités restées fidèles à Athènes lui font défection et se soumettent à Lysandre. En 404 l’hégémonie Athénienne n’est plus et la Ligue de Délos est dissoute. Les cités d'Ionie passent alors de nouveau sous la tutelle des Perses. En 395, le Roi de Sparte Agésilas II (398-360) lance une campagne en Asie Mineure contre le Satrape Perse de Lydie et de Carie Tissapherne (v.413-395). La campagne d’Agésilas II se solde par la libération des cités d’Ionie de la tutelle Perse, dont Phocée. Elles vont ensuite subir la domination de Sparte, pour peu de temps.
Le climat politique est très tendu et en 387/386, Sparte menacée de tous côtés, conclut la paix d'Antalcidas ou paix du Roi avec les Perses et tous les Grecs. Elle accepte la domination Perse et leur cède des cités Grecques d'Asie Mineure. Après un sursaut de Sparte, en 371, à la bataille de Leuctres la suprématie Spartiate sur le monde Égéen est définitivement terminée. L’hégémonie du vainqueur, Thèbes qui s’ensuit n’a que peu d'impact sur le monde Anatolien. Les Perses, profitant du cahot du monde Grec, reprennent possession de l'Ionie. Leurs nouvelles dominations, physique et politique, sur les cités sont similaires à celles qui précédaient les Guerres Médiques, en particulier sur les très lourds impôts. En 343, les Phocéens, vont sans succès faire le siège de Kydonia sur l'île de Crète. Il faudra que Phocée attende encore une quinzaine d'années pour être libérée des Perses par le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323). Après la mort de ce dernier la ville suit l'histoire de l'Ionie, passant sous la domination des Rois Séleucides, puis de ceux de Pergame, puis de l'Empire Romain.
Bibliographie
Pour d'autres détails sur la cité voir les ouvrages de :
Ekrem Akurgal :
- Phokaia (Foça) Turkey, The Princeton encyclopedia of classical sites, Princeton University Press,
Princeton, 1976 - Tifset A.Ş., Izmir, 1979.
George Ewart Bean :
- Kleinasien. Band 1. Die ägäische Türkei von Pergamon bis Didyma, Kohlhammer
Auflag , Stuttgart, 1987.
Michel Clerc :
- La Prise de Phocée par les Perses et ses conséquences, Ernest Leroux, Paris, 1905.
Vera Hell :
- Istanbul, Ankara und die antiken Stätten an der Westküste der Türkei, Hopfer Verlag Tübingen, 1959.
Ernst Langlotz :
- Die kulturelle und künstlerische hellenisierung der küsten des mittelmeers durch die
stadt Phokaia, Westdeutscher Verlag, Opladen, Köln, Janvier 1966.
Ettore Lepore :
- Colonie greche dell'Occidente antico, La Nuova Italia Scientifica, Rome, 1989.
Suzan Özyiğit :
- Foça = Phokaia, Arkadaş Matbaacılık, Kahramanlar, Izmir, 1998.
Félix Sartiaux :
- De la nouvelle à l'ancienne Phocée; conférence faite à Marseille le 3 avril 1914, F. Lévy, Paris, 1914.
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