L'Ionie

Les cités Ioniennes :

 Milet

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 Pour plus de détails voir aussi les autres cités Ioniennes :  Chios, Clazomènes, Colophon, Éphèse, Érythrée,

Halicarnasse, Lébédos, Myonte, Phocée, Priène, Samos, Smyrne, Téos

 

 

Sommaire

 

Noms, localisation et origine

L'histoire

Histiée

Aristagoras

Les fouilles, les monuments

Les personnages célèbres

Les colonies fondées par Milet

Bibliographie

Filmographie

      

 

Vue du site, l'agora

et l'ancien port

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Wikipédia

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 Maquette du port et du marché de Milet par H. et K. Schleif Stephanowitz - 1968 - Pergamon Museum de Berlin

Noms, localisation et origine

 

  Milet (En Grec : Milêtos Milêtos, en Latin : Miletus, en Ionien : Μίλητος Milet, en Dorien : Μίλατος Milatos, en Eolien : Μίλλατος Millatos), est une des plus anciennes cités d'Ionie sur la côte Ouest de l'Anatolie. Elle est située près d'Akköy, à l'embouchure du Méandre, sur la rive Sud du golfe Latmique, qui est aujourd'hui comblé par des alluvions. La ville était composée de deux parties, une sur le continent, l'autre dans une presqu'île, les deux reliées par un isthme que fermaient de hauts murs d'enceinte. Depuis sa création elle aurait eu plusieurs noms, elle se serait appelée successivement : Lelegis, Pityusa, Anachoria, mais selon un mythe Grec, Milet (fils d'Apollon) était venu s'y installer avec une colonie de Crétois et la ville aurait gardé son nom. Cette cité peut-être aussi celle appelée Millawanda dans les textes Hittites. Milet était renommée pour ses confections et son industrie de la laine. La laine de Milet était considérée comme la meilleure du monde antique et les Milésiens en exportaient jusqu'en Égypte, Rome etc... La cité exportait tous ses produits grâce à quatre ports, protégés par un groupe d'îles, dont la principale était Ladé.

 

 Pour plus de détails voir aussi : La carte d'Ionie

 

 

L'histoire.......

 

   Les premières données archéologiques dont nous disposons indiquent que Milet et les îles en face, étaient habitées dès le néolithique, vers 3500-3000 av.J.C. Du pollen trouvé dans des échantillons du lac Bafa, dans la région intérieure de Milet suggère qu'une petite forêt culminait la vallée du Méandre. Les îles au large de la cité avaient peut-être une importance stratégique à l'embouchure du fleuve et contrôlaient une route intérieure protégée par des escarpements. L'histoire de Milet commence véritablement à la fin de l'Âge du Bronze avec des traces de la cité dans des documents de l'Empire Hittites.

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Vue du théâtre et du site

 

   L'archéologie préhistorique du début de l'Âge du Bronze et du Moyen Bronze dresse le portrait d'une ville fortement influencée par la société et les événements de la mer Égée, plutôt que par ceux de l'intérieur.   À partir de vers 1900 av.J.C, nous savons, par des artefacts retrouvés appartenant à la civilisation Minoenne, que Milet exerçait avec cette dernière une activité commerciale. Il semble même que cette civilisation eut une forte influence sur la cité. Cette réalité archéologique tend à confirmer un afflux de population provenant de Crète, mais pas nécessairement comme le prétend Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C) une création de la cité par cette dernière. Éphore de Kymé (ou Éphore de Cyme, IVe siècle av.J.C) dit que Milet a été fondée et fortifiée au-dessus de la mer par les Crétois menés par Sarpédon, le lieu étant autrefois possession des Lélèges.

 

   Les fouilles archéologiques ont révélé la présence sur le site d'une ville Mycénienne datant du XIVe siècle. Milet est mentionnée pour la première fois dans les annales du souverain Hittites Moursil II (ou Mursil ou Mursili, 1341-1310) sous le nom de Millawanda. En 1320 av.J.C, Millawanda soutient la rébellion contre ce dernier, du Roi d'Arzawa Uhha-Ziti (ou Uhhazidi ou Utta-Ziti) avec l'aide du royaume d'Ahhiyawa. Moursil II ordonne à ses généraux Mala-Ziti et Gulla un raid sur Millawanda. Ils vont prendre la ville et en brûler une partie. La cité est alors fortifiée une nouvelle fois sur un plan propre aux constructions Hittites. Millawanda est mentionnée de nouveau dans la lettre Tawagalawa, lettre qui a été écrite par l'Empereur Hittite Hattousili III (1264-1234) à un Roi d'Ahhiyawa autour de 1250 av.J.C. Cette lettre, dont seule la troisième tablette a été conservée, porte sur les activités d'un aventurier, Piyama-Radu, contre les Hittites et demande son extradition. La lettre est ainsi nommée parce qu'elle mentionne un frère du Roi d'Ahhiyawa nommé Tawagalawa, un nom qui a été mis en corrélation plus tard avec le nom Grec : Etewoklewes, Etéocle, d'où sa réputation.

 

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  Le Théâtre

   La lettre Tawagalawa note que le Gouverneur d'Atpa, Milawata, ville qui était sous la juridiction d'Ahhiyawa, et que la ville d'Atriya sont sous le contrôle des Milésiens. Une autre lettre mentionne que l'aventurier Piyama-Radu a humilié Manapa-Tarhunta d'Atpa et qu'un Empereur Hittite l'a chassé à Millawanda. Une autre lettre encore, appelée "Milawata", mentionne une expédition par l'Empereur Hittite et un vassal, probablement Kupanta-Kurunta de Mira contre Millawanda et note que la cité et Atriya sont désormais sous contrôle Hittite. Lors de la période de l'effondrement de l'Anatolie et des Hittites due à l'invasion des Peuples de la mer, Milet sera de nouveau incendiée.

 

   D'après la tradition, rapportée par Pausanias (Géographe Grec, v.115-v.180), l'origine et la création de la cité sont attribuées à des colons Grecs emmenés par Néléus, un des nombreux fils du 17e et dernier Roi d'Athènes, Codros (ou Kodros). Les Ioniens auraient tués les hommes de Milet et auraient épousés leurs femmes. Par la suite on retrouve la ville faisant partie d'une confédération Ionienne regroupant douze cités : Chios(ou Chio ou Kios), Clazomènes, Colophon, Éphèse, Érythrée, Lébédos, Myonte, Phocée, Priène, Samos et Téos. Smyrne (Izmir) est ensuite rattachée à la confédération et Halicarnasse les rejoindra après avoir été chassée pour impiété de la sienne.

 

   Au cours de son histoire, la cité va être dirigée par tous les types de gouvernements et régimes politiques : La monarchie, l'oligarchie, l'aristocratie et la tyrannie. Au VIIIe siècle, comme beaucoup de cité Grecques d'Asie Mineure, la ville est attaquée par les Cimmériens, qu'elle réussira à repousser. Elle se retrouve ensuite impliquée dans la guerre entre les deux anciennes cités-États Grecques Chalcis et Erétrie, vers 710 à 650 av.J.C pour la possession des plaines fertile de l'île d'Eubée. Au cours des VIIe et VIe siècles, Milet va connaître son apogée et fonde de nombreuses colonies (Environ 80) sur la Mer Noire (Pont-Euxin) et jusqu'en mer d'Azov, dont Abydos, Cyzique, Cius, Byzance, Sinope, Trapézonte, Olbia, Odessos (ou Varna) (Voir carte de la Mer Noire). Elle devient au sein de la confédération Ionienne une importante puissance maritime et la première puissance commerciale du monde antique après Carthage et Tyr.

 

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Stoa Ionique sur la voie sacrée

Photo avant retouche : Wikipédia

   La cité connait un grand essor à la fin du VIIe / début du VIe siècle av.J.C sous la tyrannie de Thrasybule (En Grec : Thrasýboulos o Milêtos Thrasýboulos de Milêtos, en Latin : Trasibulus).  C'est l'époque des premiers ateliers monétaires et où la ville voit naître des philosophes et mathématiciens comme : Thalès (v.625-547), Anaximandre (Philosophe, 610-546) qui est le premier à mesurer le temps avec un gnomon (Ancêtre du cadran solaire) et à soutenir que la terre est un cylindre et aussi Anaximène (v.585-v.525) etc... Thrasybule est un allié de Périandre (627-587), le Tyran de Corinthe. La richesse et le faste de la cité vont attirer les convoitises de son plus en plus puissant voisin, la Lydie. Toutefois, au début il semble que Milet soit alliée aux Lydiens. En effet d'après Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C), lors de la campagne de son Roi Gygès (687-652 ou 685-644), qui s'empare de la côte Carienne, du Nord et du Sud de la Troade et de la Mysie, il aurait été aidé par les Milésiens qui établissent la colonie d'Abydos sur l'Hellespont.

 

   Cependant, le Lydien aurait changé ensuite de politique, puisque grâce à la supériorité de sa cavalerie, Gygès assiège Milet et Smyrne, mais sans succès. Par contre, selon Hérodote (historien Grec, 484-v.425), il prendra Magnésie et Colophon. Le Roi de Lydie suivant, Sadyatte (ou Sadyattès, 615-610 ou 637-618), va écraser par deux fois l'infanterie Milésienne dans les basses plaines du Méandre mais il ne prendra pas la cité. Un de ses successeurs Alyatte II (618-562 ou 610-561) va lui aussi tenter de soumettre Milet, mais sans jamais vraiment y parvenir. La fin de la longue guerre se soldera sous le Roi de Lydie suivant, Crésus (561-547) qui préfèrera signer un traité de paix avec la cité. Lorsque Crésus va être défait par le Roi Perse Cyrus II (559-529), les riches cités d'Ionie vont passer sous la domination des Achéménides. Mais là encore Milet ne sera pas soumise totalement et, en 546, le Roi Perse Achéménide signera lui aussi un traité plutôt que de tenter de soumettre la cité par la force. Après la mort de Thrasybule, la ville va souffrir de violents conflits internes, finalement arrêtés par des arbitres de Paros (Île Grecque de la mer Égée, à l'Ouest de Naxos dans l'archipel des Cyclades) qui remettent le pouvoir aux mains des propriétaires terriens. Puis deux Tyrans suivront après Thrasybule, Thoas (En Grec : Thoas ou Θόας) et Damasanor (En Grec : Damasanor), dont on ignore s'ils avaient un lien de parenté. On ne connait pas non plus avec précision leurs dates de règne. Lors de leurs règnes Milet conserve sa prospérité même sous la domination Perse.

 

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Autre vue du site

    Le Tyran suivant, Histiée (En Grec : Hitiaios o Milêtos Hitiaios de Milêtos, en Latin : Histiaeus, 499-494) est le fils de Lysagoras, il doit son statut de Tyran au Roi Perse Darius I (522-486). Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) Histiée avec d'autres Tyrans participe à l’expédition de Darius I contre les Scythes et ils ont en charge la défense d'un pont sur le Danube. Les Scythes tentent de persuader Histiée et les autres d'abandonner le pont. Une faction, dirigée par Miltiade Tyran Athénien de Chersonèse Taurique (523-489), voulait suivre les conseils des Scythes, mais Histiée fait valoir qu'ils doivent rester, car ils tiennent leur pouvoir de Darius I et celui-ci ne manquerait pas de les tuer s'ils trahissaient.

 

   Histiée suggère de faire semblant de suivre le plan des Scythes et il envoie un ambassadeur les informer qu'ils sont d'accord pour trahir. Darius I, pendant que le reste des Tyrans commence la démolition du pont. Il dit aux Scythes que l'autre rive est désormais abandonnée des Perses. Cependant lorsque ceux-ci veulent traverser le fleuve ils se retrouvent bloqués. Histiée arrive alors avec des navires et écrase les Scythes. Au cours de l'expédition Histiée commence la construction d'une colonie à Myrcinus. Site de la dernière Amphipolis au dessus de la Chalcidique sur la rivière Strymon. Après cette victoire Histiée rentre à Sardes avec Darius I et ce dernier lui demande ce qu'il voulait en échange de ses services. Histiée répond qu'il aimerait Myrcinus et des riches domaines situés en Thrace. Le commandant Perse Megabaze soupçonne alors Histiée de vouloir ces territoires pour des raisons stratégiques, car ils contrôlaient les routes commerciales en Europe et ils possédaient de nombreuses ressources comme des mines d'argent ou du bois. Darius I ne pense pas qu'Histiée soit déloyal, mais il lui demande de revenir à Suse comme ami et conseiller. Histiée est obligé d'accepter et laisse à sa place à Milet son neveu et gendre Aristagoras.

 

   Toutefois le Tyran n'aime pas la vie à Suse et il commence à imaginer un plan pour reprendre son pouvoir à Milet et inciter les villes d'Ionie à la révolte contre le Grand Roi Perse. En 499, il imagine une ruse diabolique pour faire passer un message à son neveu. Il fait raser la tête d'un esclave puis lui inscrit un message dessus. Il attend que les cheveux repoussent et cachent le message et il envoie l'esclave à Aristagoras. Le texte est clair, il appartient à Aristagoras de lever la révolte des cités d'Ionie le plus vite possible. Ce dernier, bien qu'il soit détesté par ses propres sujets, après une expédition à Naxos qui s'est soldée par un échec, arrive quand même à suivre les instructions d'Histiée. Avec l'aide des Athéniens et des Erétrieens ils attaquent et brûle Sardes.

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Les bains de Faustina

 

   Lorsque Darius I apprend la révolte, il envoie, la même année Histiée pour la mater, ce dernier faisant semblant de ne pas avoir connaissance de ses origines. Darius I est berné et permet à Histiée de quitter les lieux. Sur le chemin du retour, Histiée s'arrête à Sardes où le Satrape de Lydie Artapherne (ou Artaphernês), le neveu de Darius I, lui demande également quelle était la cause de la révolte. Histiée de nouveau fait semblant de ne pas avoir d'idée, mais Artapherne à vent de toute l'histoire. Histiée est contraint de fuir à Chios. Il tente alors d'impliquer d'autres Perses de Sardes dans l'histoire. Ceux-ci seront par la suite tués par Artapherne.

 

   Cette grande révolte de 499 est à l'origine des Guerres Médiques (499-479). Cependant il faut noter que selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) la rébellion n'est due qu'au Tyran Aristagoras. Des nobles de Naxos, lorsque qu'Histiée était retenu à Suse, avaient été chassés de leur île par une révolte. Ils auraient alors sollicité l'aide d'Aristagoras pour reprendre le pouvoir. Aristagoras aurait persuadé Darius I d'intervenir pour reprendre Naxos, mais l'expédition, en 500, se serait soldée par une défaite et celui-ci se serait brouillé avec le général Perse.

 

   En 498, les hauteurs de la ville d'Éphèse vont être le théâtre d'un affrontement entre le corps expéditionnaire Grec mené par Histiée et celles du Satrape Artapherne, qui remporte finalement la victoire. Milet et Éphèse sont détruites et incendiées et en 494 une grandes partie des populations d'Ionie est déportée comme esclave en Mésopotamie. De nombreux habitants (Marchands, artisans, poètes, penseurs), émigrèrent, emportant avec eux les raffinements de leur culture. Histiée essaie de construire une flotte à Chios, pour essayer de se rétablir comme Tyran de Milet. Mais les Milésiens ne veulent pas d'un retour à la Tyrannie et l'exil à Lesbos. Là, il réunie des navires et, selon Hérodote, commence à commettre des actes de piraterie en mer Noire et en mer Égée à partir d'une base à Byzance.

 

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Passage sous le théâtre

 

   Certains spécialistes pensent qu'il est également possible que Darius I lui est simplement donné le contrôle du Bosphore au cours de la révolte. Pendant ce temps les Perses vont mettre un terme à la Rébellion à la bataille de Ladé, en 494 av.J.C, lorsque les cités Ioniennes se retrouvent opposées à la flotte Perse de Darius I et vont perdre la bataille. Lorsque Histiée apprend ce qui s'est passé, il quitte Byzance, attaque Chios et bloque Thasos, puis il essaie de prendre pied sur le continent pour attaquer les Perses, mais il est capturé par le général Perse Harpagus. Le Satrape Artapherne ne veut pas le renvoyer à Suse où il sait que Darius I lui pardonnerait tout. Alors il exécute lui-même Histiée en le faisant crucifier et envoie sa tête momifiée à Darius I. Celui-ci ne croira jamais qu'Histiée était un traite et donnera une honorable sépulture à la tête d'Histiée.

 

   Aristagoras (en Grec : Αρισταγόρας ο Μιλήσιος  Aristagoras de Milêtos, 494- ?) était le fils de Molpagoras et le beau-fils et neveu d'Histiée. Il prend le contrôle de Milet lorsque son beau-père est nommé à Suse comme conseillé de Darius I. Selon Hérodote, lorsque Naxos se révolte, en 502, les Seigneurs Perses de l'île demande de l'aide à Aristagoras, celui-ci accepte dans l'hypothèse où il serait reconnu après comme dirigeant de l'île. Il s'allie à Artapherne (ou Artaphernês), le Satrape de Lydie et reçoit une flotte de navires. Malheureusement pour l'invasion, Aristagoras se brouille avec l'amiral Megabates, qui informe Naxos que la flotte arrive. L'invasion échoue et l'alliance avec Artapherne s'écroule. Dans une tentative de se sauver de la colère des Perses, il commence à planifier une révolte des Milésiens et des autres cités d'Ionie. Pendant ce temps, Histiée voulant se défaire de son étreinte à Suse, fomente le même espoir et envoie l'ordre de révolte à Aristagoras, de sorte que les Perses le renvoient à Milet avec la mission d'écraser la rébellion et de reprendre son poste de Tyran.

 

   En 499, aurait commencé de ces faits la révolte Ionienne. Aristagoras se rend en Grèce afin de trouver des soutiens supplémentaires pour le soulèvement. À Sparte, il rencontre le Roi Cléomènes I (520-490) et fait valoir : Qu'une invasion préventive de Perse serait facile si tous étaient alliés, qu'il y avait beaucoup de richesses en cours de route à amasser et que la capitale de Suse se trouvait seulement à trois mois de marche. Toutefois, Cléomènes I rejette son offre. Aristagoras se tourne alors vers Athènes où il trouve plus de succès, parce que, selon Hérodote, il était plus facile de convaincre une assemblée de milliers d'Athéniens que de convaincre un Roi Spartiate. Avec l'aide d'Athènes Aristagoras dirige l'attaque sur Sardes, la capitale de la satrapie Perse de Lydie qu'il prend et brûle.

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Autre partie du théâtre

 

   Cependant les Perses contre attaque et le Satrape Artapherne reprend l'avantage. La révolte tourne au désastre et les populations des cités d'Ionie vont payer lourdement ce soulèvement. Les Milésiens et les cités impliquées dans cette guerre, sont écrasés à la bataille navale de Ladé (Du nom de l'île située face de Milet). La ville est assiégée, puis en 494, prise d'assaut et rasée par les Perses qui déportent ses habitants à Suse. Aristagoras fuit vers la Thrace où il essaie de prendre le contrôle à Myrcinus de la colonie qu'Histiée avait installé sur le fleuve Strymon, sur le même site que la dernière colonie d'Amphipolis. Il est tué par les Thraces voisins lors d'une attaque de leur village.

 

   En 479, à la suite de la bataille du Mont Mycale qui met fin à la Deuxième Guerre Médique (480-479), Milet, libérée du joug Perse, est reconstruite par ses habitants avec l'aide d'Athènes, selon un plan hippodamien (Inventé par Hippodamos). La ville semble être la première cité antique à l'avoir adopté. Cette liberté est de courte durée car c'est au tour d'Athènes, qui avait joué un rôle prépondérant dans la victoire, de tirer profit de la région avec en 478 la fondation de la Ligue de Délos, qui entreprend de constituer un Empire maritime assurant l'hégémonie de la cité sur la mer Égée et sa domination sur le monde Grec.

 

   Milet comme beaucoup de villes Ioniennes entre dans la Ligue. En 412, sur l'instigation d'Alcibiade le Jeune (450-404), Milet se révolte avec le reste de l'Ionie, contre Athènes. L'aventure est de courte durée, la région est ramenée à l’obéissance vers 411/410 par la cité Attique. En 407, le Sparte Lysandre entre à Éphèse et bat la flotte Athénienne à Aigos (ou Aegos) Potamoi. Après sa victoire, toutes les cités restées fidèles à Athènes lui font défection et se soumettent à Lysandre. Milet en profite pour quitter la Ligue. En 404 l’hégémonie Athénienne n’est plus et la Ligue de Délos est dissoute. Les cités d'Ionie passent alors de nouveau sous la tutelle des Perses. L’impopularité d’Athènes est si grande qu'un parti pro-Sparte voit le jour et prend le pouvoir à Éphèse. Peu de temps après, en 395, le Roi de Sparte Agésilas II (398-360) lance une campagne en Asie Mineure contre le Satrape Perse de Lydie et de Carie Tissapherne (v.413-395).

 

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Autre vue des bains de Faustina

 

   La campagne d’Agésilas II se solde par la libération des cités d’Ionie de la tutelle Achéménide. Elles vont dès lors subir la domination de Sparte, mais pour peu de temps. Le climat politique est très tendu et en 387/386, Sparte menacée de tous côtés, conclut la paix d'Antalcidas ou paix du Roi avec les Perses et tous les Grecs. Elle accepte la domination Perse et leur cède des cités Grecques d'Asie Mineure. Après un sursaut de Sparte, en 371, à la bataille de Leuctres la suprématie Spartiate sur le monde Égéen est définitivement terminée.

 

   L’hégémonie du vainqueur, Thèbes, qui s’ensuit, n’a que peu d'impact sur le monde Anatolien. Le Roi d'Halicarnasse Mausole (377-353), allié des Perses, profite de l'occasion et Milet tombe sous son contrôle. Les Achéménides, eux, profitant du cahot du monde Grec, reprennent possession de l'Ionie. Leurs nouvelles dominations, physique et politique, sur les cités sont similaires à celles qui précédaient les Guerres Médiques, en particulier en imposant de très lourds impôts. En 334, le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) fait campagne sur l’Orient. Il entre à son tour en Anatolie et libère les cités d'Ionie. Après un siège très dur, il prend et dévaste Milet qu'il incorpore à son Empire. La cité est maintenant sous la tutelle Macédonienne.

 

  Après la mort d'Alexandre en 323, l'Asie Mineure va être disputée entre les différents Diadoques, mais restera au début en grande partie Macédonienne. Cependant, en 301, après la bataille d'Ipsos, en Phrygie, contre Antigonos I Monophtalmos (306-301), Milet tombe sous la domination du Roi de Thrace Lysimaque (322-281). En 284, Lysimaque va devoir se heurter à une confédération de cités d'Ionie lorsqu’une partie de l’Asie Mineure se rebelle, suite à l’exécution par le Roi de son propre fils. Son principal rival qui soutien les cités sera le Roi Séleucide Séleucos I Nikâtor(305-280).

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Portique de l'agora

Photo avant retouche : Wikipédia

 

   Celui-ci entre en guerre contre Lysimaque et en février 281, à la bataille de Couropédion (ou Couroupédion, en Lydie), Lysimaque est vaincu et tué. Les territoires d'Asie Mineure de Lysimaque deviennent alors possession Séleucide, ils le resteront jusqu'à la bataille de Magnésie. Cependant les Séleucides n'ont pas entièrement la main mise sur Milet car ils n’occupent pas l’intégralité de l’Asie Mineure et la ville se retrouve au centre des conflits d’influences et d’intérêts entre les Séleucides à l’Est, les Rois de Pergame au Nord et les Ptolémée d'Égypte au Sud. Pendant cette période La cité connaitra quand même une certaine prospérité.

 

   À la suite de l'assassinat de sa sœur Bérénice II, le Roi d'Égypte Ptolémée III Évergète I (246-222) envahit la Syrie et la "Troisième Guerre de Syrie" éclate (246-241), qui verra la victoire de l'Égypte et où la flotte Égyptienne balaie les côtes de l'Asie Mineure. Milet devient alors un temps possession de l'Égypte. En 197, l'Ionie est reconquise ainsi que toute l'Asie Mineure par le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187). C'est à cette période que les Séleucides entre en conflit avec les Romains. Le Roi de Pergame Eumènes II (197-159) s’étant allié à eux pour contrer l’expansion Séleucide vers la mer Égée, obtient de ceux-ci, à la paix d’Apamée en 188, le contrôle d’une partie de l’Asie Mineure. Milet se trouve dans la région nouvellement attribuée et restera sous la domination des Attalides jusque sous le règne d’Attalos III Philométor (ou Attale, 138-133). Lorsqu'Attalos III meurt sans enfants mâles, il lègue son royaume à la République Romaine et l’Anatolie, dont Milet, passe dans le monde Romain.

 

   Aristonikos, son demi-frère, revendique alors l'héritage des Rois de Pergame, mais sa flotte est anéantie à Kymé (ou Cyme) par celle d'Éphèse qui avait pris le parti des Romains. Jules César (101-44) et Marc Antoine (83-30) séjourneront à Milet qui deviendra, au début de l'ère Chrétienne, le siège d'un évêché. Le Nouveau Testament mentionne Milet comme l'endroit où l'apôtre Paul, en 57, a rencontré les anciens de l'église d'Éphèse, lors de son troisième voyage missionnaire enregistré dans les Actes des Apôtres (Actes 20:15-38). Au cours de l'ère Byzantine Milet va devenir une résidence pour les Archevêques. Le petit château Byzantin Castro appelé Palation, situé sur la colline à côté de la ville, a été construit à cette époque. Sous cette période la cité prendra le nom d'Ania.

 

 

 

Les fouilles archéologiques

 

   Les premières fouilles dans Milet ont été menées par l'archéologue Français Olivier Rayet, en 1873, suivie par l'archéologue Allemand Theodor Wiegand de 1899 jusqu'à 1914. Ce dernier a révélé une grande partie de la cité portuaire et des monuments hellénistiques. Elles ont cependant été interrompues à plusieurs reprises par les guerres et divers autres événements. Elles ont été reprises en 1938, puis dans les années 50. Aujourd'hui, les fouilles sont organisées par l'Université de la Ruhr, de Bochum, en Allemagne. Un remarquable artefact récupéré dans la ville pendant les premières fouilles du 19e siècle, la porte du marché de Milet, a été transporté pièce par pièce en Allemagne et remonté. Elle est actuellement exposée au musée Pergamon de Berlin. La principale collection d'objets se trouve au Musée de Milet à Didymes. De cette magnifique ville, il ne reste aujourd'hui qu'un simple village, Paladja.

 

   La ville possédait de somptueux monuments et édifices.

Le Bouleutérion, salle de réunion de la Boulé (Conseil).

Le Delphinion (ou Didymoeon ou temple d'Apollon Didyméen) qui fut le sanctuaire d'Apollon Delphinios. Il était le principal sanctuaire de la cité et fut le protecteur des bateaux et des ports. C'était le sanctuaire le plus vénéré, le plus riche et le plus luxueux de toute l'Asie Mineure avec cent vingt colonnes, aux bases sculptées toutes différemment.

Le Marché du Nord.

Le Marché du Sud, dont l'entrée monumentale a été transférée et reconstituée à Berlin, au Pergamon Museum, par Theodor Wiegand.

Le Marché Ouest, près du temple d'Athéna.

Le Nymphée qui était une fontaine publique avec sculptures.

Les Thermes de Faustine ou bains de Faustina, d'époque Romaine.

Le Sanctuaire oraculaire d'Apollon à Didymes.

Le stade.

Le théâtre qui est le plus grand d'Asie Mineure. Il était tout en pierre et marbre. Il fut construit au IVe siècle mais il fut agrandit par les Romains (140 mètres de diamètre) et pouvait accueillir 15 000 personnes. Il comportait un autel impérial.

Trois temples : Le temple de Cérès, le temple d'Athéna et le temple de Vénus.

 

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Autre vue du Théâtre

 

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Porte du marché

 

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Autre vue du Théâtre

 

 

 

Quelques personnages célèbres de Milet

 

Anaximandre (En Grec : Anaximandros Anaximandros, 610-546) qui succéda à Thalès comme maître de l’école Milésienne. Il compta Anaximène et Pythagore parmi ses élèves. Il fut le premier à mesurer le temps avec un gnomon (Ancêtre du cadran solaire) et à soutenir que la terre est un cylindre. Il fut à la tête de la colonie qui fonda la ville d'Apollonia (En Bulgare : Созопол Sozopol, transcription du Grec : Σωσόπολις Sosopolis)

 

Anaximène (En Grec : Anaximênês Anaximênês, v.585-v.525) qui fut un philosophe. Il fut le dernier disciple de l'école Milésienne fondée par Thalès. En physique et en astronomie, il n'apporta aucun progrès décisif par rapport à ses devanciers.

 

 

Représentation possible d'Anaximandre sur "l'École

d'Athènes de Raphaël "- 1510-1511

Aristide (En Grec : Aristeides Aristeides, IIe siècle av.J.C) qui fut conteur et dont il ne reste que des fragments de son œuvre, adaptés en latin, par exemple l'histoire de la Matrone d'Éphèse racontée dans le Satiricon.

 

Aspasie (En Grec : Aspasía Aspasía, 495-429) qui fut la maîtresse de l'Athénien Périclès (Stratège et homme d'État Athénien, v.495-429) auquel elle donna un fils, Périclès le Jeune, né en 447 av.J.C et qui fut exécuté en 406. Ce fut une femme brillante qui s'attira le respect de la plupart des grands hommes de son temps, dont Socrate (Philosophe Grec, 469-399), mais qui selon d'autres auteurs fut considérée comme une courtisane de luxe.

 

Hécatée (En Grec : Hekataios Hekataios, en Latin : Hecataeus de Miletus, v.550-v.476) qui fut historien et géographe. Il fut un des tout premiers écrivains d'histoire et de géographie Grecque en prose. Il écrivit des "histoires plaisantes et intéressantes" à propos de ses nombreux voyages.

 

Hésychios (En Grec : Hesychius Hesychius, VIe siècle ap.J.C) qui fut historien, biographe et chroniqueur, surnommée "Illustrius", fils d'un avocat, il a prospéré à Constantinople sous le règne de l'Empereur Justinien (527-565).

 

Hippodamos (En Grec : Hippodamos Hippodamus, 498-408 av.J.C) qui fut urbaniste et architecte. La première réalisation qui lui est attribuée est l'aménagement réalisé, à la demande de Périclès, du Pirée, port d'Athènes, au milieu du Ve siècle av.J.C.

 

Isidore (En Grec : Ισίδωρος ο Μιλήσιος Isidoros de Milêtos Ve et VIe siècles ap.J.C) qui fut un architecte. Il se rendit célèbre par la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, avec Anthemius, entre 532 et 537. Il contribua également à l'édification d'autres églises de Constantinople, dont celle de Saints-Serge-et-Bacchus (527-536).

 

Phocylide (En Grec : Phocylides Phocylides, né aux environs de 560 av.J.C) qui fut un poète contemporain de Théognis de Megara.

 

Timothée (ou Timotheus, en Grec : Timotheos, Timothéos, 446-357) qui fut un sculpteur, un musicien et un poète dithyrambique. Il ajouta quatre cordes à la lyre ce qui eut pour effet de produire des effets d'harmonie inconnus jusqu'à lui.

 

Thalès (En Grec : Thalês Thalês, 625-547) qui fut un philosophe présocratique, un scientifique et un mathématicien célèbre pour ces théories. Il fut l'un des Sept sages de la Grèce et le fondateur présumé de l'école Milésienne.

 

 

 

Les colonies fondées par Milet

 

   Pline l'Ancien (Écrivain et naturaliste Romain, 23-79) cite plus de quatre-vingts colonies fondées par Milet autour de la mer Noire dans son Histoire naturelle (Livre V, chapitres xxxi-xl) parmi lesquelles les plus connues sont : Amisos (ou Simsum ou Samsun), Borysthènes, Apollonia (ou Sozopol ou Sosopolis), Dioscurias (ou Dioscuries ou Soukhoumi ou Soukhoum), Histria (ou Istrie ou Ister ou Istros), Kerkinitis (ou Eupatoria ou Evpatoria ou Gözleve), Kytoros (ou Cytorus ou Cytorum ou Amasra), Kotyora (ou Cotyora, en Turc : Ordou "Armée"), Odessos (ou Varna), Olbia (ou Olvia), Panticapée (ou Panticapaeum ou Kertch), Phanagoria, Phasis (ou Poti), Pityos (ou Pityus ou Pitiunt ou Pitsunda ou Bichvinta), Sinope (ou Sinop), Tanaïs (ou Tánaïs ou Tanáïdos ou Azov), Théodosie (ou Théodosia ou Feodossia), Tomis (ou Constanţa ou Constanza, aujourd'hui ou Konstantia ou Köstence), Trapézonte (ou Trabzon ou Trébizonde ou Trapezous ou Trapezounta), Tyras (ou Bilhorod-Dnistrowskyj).

 

 Voir dans le détail : Les colonies de Milet

 

Apollonia (ou Sozopol) Amisos (ou Samsun) Borysthènes Dioscurias (ou Soukhoumi) Olbia Tyras Histria Tomis (ou Constantia) Odessos (ou Varna) Sinope Kotyora (ou Ordou) Trapézonte (ou Tranzon) Phasis (ou Poti) Pityos (ou Pitsounda) Pharnagoria Panticapée (ou Kertch) Théodosie Kerkinitis (ou Eupatoria) Le Bosphore Cimmérien La Thrace La Bithynie La Cappadoce Le Pont Tanaïs (ou Ozov) Kytoros Amastris (ou Amasra)

 

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Bibliographie

 

   Pour d'autres détails sur la ville et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Suzan Bayhan :

- Priene, Miletus, Didyma, Keski'n Color Kartpostalcilik, Matbaasi, 1994.

Catherine Bouras et Jean-Yves Marc :

- L'Espace maritime Egéen à l'époque impériale, Lila I Marangou, Université Marc Bloch, UFR des sciences historiques, Strasbourg, 2008.

Paul Cartledge :

- Ancient Greece : A history in eleven cities, Oxford University Press, Oxford, New York, 2009.

Ortwin Dally et Martin Maischberger :

- Milet in Kaiserzeit und Spätantike ..., Schnell + Steiner, Regensburg, 2009.

Adelaide Glynn Dunham :

- The history of Miletus, down to the Anabasis of Alexander, University of London Press, published by Hodder & Stoughton, London, 1915.

Norbert Ehrhardt :

- Milet und seine kolonien : Vergleichende untersuchung der kultischen und politischen einrichtungen, Peter Lang, Frankfurt am Main, New York, 1983.

Stephen English :

- The sieges of Alexander the Great, Pen & Sword Military, Barnsley, 2009.

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- Histiaeus and Aristagoras : Notes on the Ionian Revolt, pp. 113-128, American Journal of Philology 84, N°2, Avril 1963.

- Herodotus and the Ionian revolt, pp. 31-37, Historia : Zeitschrift fur Alte Geschichte 25, N°1, Janvier 1976.

Pericles B.Georges :

- Persian Ionia under Darius : The revolt reconsidered, pp. 1-39, Historia : Zeitschrift fur Alte Geschichte 49, N°1, Janvier 2000.

Vanessa B.Gorman :

- Miletos, the ornament of Ionia : A history of the city to 400 B.C.E, University of Michigan Press, Ann Arbor, 2001.

Alan M.Greaves :

- Miletos : A history, Routledge, Londres, New York, 2002.

Bernard Haussoullier :

- Études sur l'histoire de Milet et du Didymeion, É.Bouillon, Paris, 1902.

Georg Kawerau et Albert Rehm :

- Das Delphinion in Milet, G.Reimer, repr., Berlin, 1914 - W. de Gruyter, Berlin, 1967.

Gerhard Kleiner :

- Die Ruinen von Milet, Deutsches Archäologisches Institut. Abteilung Istanbul, Walter de De Gruyter, Berlin, 1968.

Anne-Ulrike Kossatz :

- Funde aus Milet, Deutsches Archäologisches Institut, De Gruyter, Berlin, New York, 1990.

Mabel Lang :

- Herodotus and the Ionian revolt, pp. 24-36, Historia : Zeitschrift fur Alte Geschichte 17, N°1, Janvier 1968.

Lionel Ignacius Cusack Pearson :

- Early Ionian historians, Clarendon Press, Oxford, 1939.

Cemil Toksöz :

- Ancient cities of western Anatolia : Priene, Miletus, Didyma, Aphrodisias, Hankur Matbaacilik, Istanbul, 1986.

Theodor Wiegand :

- Milet; ergebnisse der ausgrabungen und untersuchungen seit dem jahre 1899, Staatliche Museen zu Berlin, W. de Gruyter & Co., Berlin und Leipzig, 1906-1936.

 

 

  Filmographie

 

- Miletus : A city in four dimensions, Réalisation : Andreas Kombouras, Constantinos Constantopoulos, Maria Panourgia, Hidryma Meizonos Hellénismou,   Vidéo VHS, Éditeur : Lucerne Media [distributor], Morris Plains, 1997.

 

 

 

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