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SAATOUM ou SIATUM
Prince d'Égypte. Il fut un des fils du Roi Thoutmôsis IV (1401/00-1390) et de la
Reine Moutemouia. Son existence est connue par une inscription apposée sur la
momie de sa fille Nebetâh (ou Nebetia).
SABA Le royaume de
Saba (en Latin) ou de Shéba (version Chamio-sémitique), dont les habitants
s'appellent les sabéens, fut un royaume au Sud de l’Arabie
(Yémen aujourd'hui). Son authenticité, son histoire et même sa position
géographique sont encore de nos jours sujets à grand débat. Il fut évoqué : Dans
le Bible, dans le coran et dans les annales Assyriennes et semble avoir
réellement existé, mais il est difficile de séparer le mythe de l'histoire. Deux
pays actuels en revendiquent l'histoire : L'Éthiopie, dont les habitants aiment
à croire que ce royaume correspondait à leur antique pays et les Yéménites qui
se réclament également de ce mythe car un royaume de Sabé (ou de Saba) a existé
au centre du Yémen. La majorité qui se dégage aujourd'hui opte plus pour une
origine Yéménite (avec pourquoi pas la main mise sur une partie de l'Éthiopie de
l'autre côté de la mer). Le premier véritable royaume du Yémen dont on ait
connaissance aurait été créé vers 1500 av.J.C (on trouve aussi 1300 av.J.C) et
fut le royaume Sabéen de Ma’rib (ou Marib), qui est le nom de sa capitale qui
deviendra Zufar par la suite. Selon certains spécialistes, l'épisode biblique de
la visite de la Reine de Saba, la Reine Makéda, qui alla jusqu’en Israël, à
Jérusalem pour voir le Roi Salomon (970-931), tendrait à montrer la puissance de
ce royaume Sabéen. Elle eut semble t’il des relations
amoureuses avec le Roi Salomon et lui donna un fils, Ménélik (ou Ibn el Hakim),
qui se rendit plus tard à Jérusalem pour se faire reconnaître de son père. Ce
royaume de Saba fut l’allié de l’Égypte. Toutefois il est à noter que les
sources actuelles suggèrent une existence bien postérieure à la période biblique
du règne de Salomon. Il convient dont d'être prudent sur ces affirmations car
l'identification du Royaume de Sabé à celui du royaume de Saba n'est pas
certaine. La première mention réelle du Royaume de Saba provient d'annales
Assyriennes datant de vers 720 av.J.C où il est dit que Mukkarib Yâthiamar, Roi
de Saba, paya tribut aux Empereurs d'Assyrie Téglath-Phalasar III (ou Tiglath-Pileser, 745-727)
et
Sargon II (722-705). Le véritable royaume
historique de Saba aurait été créé vers 716 av.J.C, soit plus de trois siècles
après le règne de Salomon. Cependant son unité ne dura pas longtemps puisque
vers 700 av.J.C, le Roi Karibîl Watar, fils Dhamar'alî, lança deux campagnes
avec l'aide des cités d'Haram et de Dekaminahû, contre la ville de Nashan afin
de réduire ses velléités d'indépendance. Puis, de 689 à 681 av.J.C, il fonda
l'Empire Sabéen, après avoir détruit le royaume d'Awsân. Il s'agit du premier
État Yéménite unifié réellement attesté. Ce royaume subit ensuite une attaque de
l'Hadramaout (Royaume du Sud de l'Arabie sur
le littoral) qui y établit une brève domination au milieu du VI e siècle
en mettant deux Rois sur son trône. Dans les années qui suivirent on assista à
la pénétration d'une nouvelle tribu étrangère très commerçante, peut-être
d'origine arabe ?, la tribu de Ma-In (ou Ma'în). Elle occupa une région et se
constitua en royaume mais reconnut la suzeraineté du Royaume de Saba et en
devint son vassal. Au Ve siècle av.J.C, le royaume de Saba entra en guerre
contre un autre voisin le royaume du Qataban. Dès cette époque, les royaumes :
De Saba, de Qataban, Ma-In (ou Ma-în) et d'Hadramaout luttèrent les uns contre
les autres pour asseoir leurs dominations sur la région. Finalement, ce fut le
Royaume de Qataban qui l'emporta et fondit une hégémonie qui dura de vers 500 à
110 Av.J.C où les autres royaumes lui durent allégeance. Au cours de cette
domination, le royaume de Haram fut détruit par l'invasion de plusieurs tribus
arabes, notamment celle d'Amîr. Vers 200 av.J.C Saba pût vassaliser cette
nouvelle tribu. Le royaume de Qataban s'étiola peu à peu et à partir du IIe
siècle av.J.C celui de Saba put reprendre de l'influence sur la région et
imposer son autorité. Vers la fin de ce siècle il étendit sa domination sur
l'ensemble du Jawf en annexant le royaume voisin de Ma-In. Il bénéficia alors
d’un grand essor commercial et s’enrichit avec le commerce des aromates et des
épices d’Orient, revendus au monde méditerranéen. Il établit des comptoirs et
colonies chez les Nabatéens, en Syrie et en Abyssinie. Dans le même temps, en
110, le royaume de Qataban fut annexé par celui d'Hadramaout ce qui amena une
guerre inévitable avec Saba. Celui-ci perdit la guerre et devint vassal
d'Hadramaout. Ce n'est que vers 50 av.J.C que l'on assistera à la restauration
du Royaume de Saba. Le royaume résista à toutes les invasions, qu’elles furent :
Perse, Macédonienne, il tint en échec les Romains de Caius Aetius Gallus. En 25
av.J.C, lors d'un nouveau grand conflit il absorba les états voisins Hadramaout,
Qataban, Raidan. Il ne tombera qu’en 525 ap.J.C, ruiné par l’occupation
Ethiopienne du Roi Kaleb (524-575), puis il fut envahit en 570, par le Roi Perse
Khosrô I (531-579) avant de faire partie du monde islamique et sombrera peu à
peu.
SABINE
Région située en Italie centrale entre le Latium et
l’Ombrie. Le peuple Sabin, des montagnards qui par leur position eurent une
relative autonomie. Les Sabiniens jouèrent un rôle important dans les origines
de Rome dont ils constituèrent la majeure partie de la population.
SABINUS
JULIUS Empereur Romain de 69 à 70 ap.J.C. Gaulois d’origine,
il les entraîna ceux-ci dans une révolte au moment ou Civilis, en 69, soulevait
les Bataves, il ne fut suivi que partiellement et fut battu par Cerealis envoyé
par l’Empereur Vespasien (69-79), plus tard il fut supplicié.
SABIUM ou SUMUABU 3e
Roi de Babylone de la Ière dynastie Amorrite de 1845 à 1831 av.J.C. Fils de
Sumuba-El (ou Sumu-La-El) Sous son règne il lutta contre l'armée de la ville de
Larsa sur laquelle il aurait remporté une victoire, puis contre le Roi d'Assur
Ilu-Suma (ou Ilishuma, v.1945-1906).
SADALAS Nom de 2 Rois de Thrace.
SADALAS I Roi de Thrace de 87 à 57 av.J.C. Fils de Cotys III, il eut un
fils Rheskouporis I qui lui succéda. SADALAS II Roi de Thrace
de ? à 43 av.J.C. Fils de Rheskouporis I. Il épousa Polémocrateia, Reine de
Thrace de l'Est et eut un fils Rhoémétalcès I qui lui succéda.
SADEH
"Reine" d'Égypte de la XIe dynastie. Elle
fut une des épouses secondaires, voire une concubine, du Roi Montouhotep II
(2061-2010/09). Elle fut enterrée dans le vaste complexe funéraire de
Montouhotep II, dans un puits funéraire situé sous la terrasse du temple du Roi. Elle portait les titres :
Épouse du Roi sa bien-aimée (hmt-nswt-meryt.f ) ;
Unique embellissement royal (khkrt-nswt-watit) ;
Prêtresse d'Hathor (hmt-ntr-hwt-hr);
Prêtresse d'Hathor (hmt-ntr-hwt-hr).
On ne connait pas d'enfant de cette union.
SADOCOS ou SPARADOKOS Roi de Thrace de
460 à 435 ou de 445 à 435 av.J.C. Il régna avec son frère Sitalcès à qui son
fils Seuthès I succéda.
SADUCEEN
Membre d’une secte juive qui s’opposait aux Pharisiens et
admettait une certaine hellénisation de la Judée, elle apparut sous Jean Hyrcan I
(134-104), ils eurent la faveur des procurateurs Romains.
SADYATTE ou SADYATTÈS Roi
de Lydie de la dynastie des Mermnades de 615 à 610 ou 637 à 618 av.J.C fils de
Ardys II. Il écrasa par deux fois l'infanterie Milésienne dans les plaines
basses du Méandre. Son fils Alyatte II lui succéda.
SAGALASSOS
Une des principales cités de Pisidie. Les premières traces d'occupation humaine
remontent à environ 12 000 ans avant notre ère et le site connu une occupation
Hittite. Mais la cité fut fondée réellement vers 2000 par des tribus Pisidiennes
qui vivaient de l'élevage. La position de la ville, outre la facilité défensive
qu'offre le site, lui permit de contrôler un col important du Taurus occidental.
En 333, Alexandre le Grand (336-323) s'empara de la ville. Sagalassos connu
alors une hellénisation rapide qui se manifesta en particulier par la
construction de nombreux monuments tels une agora, un sénat de 220 places, un
temple dorique de Zeus et une fontaine. Les habitants de Sagalassos et de sa
région, dont la tradition guerrière est réputée, fournissent de nombreux
mercenaires aux souverains hellénistiques surtout aux Lagides. Sous la période
Romaine Sagalassos devient la véritable capitale de la Pisidie et connaît entre
le Ier siècle et le IIIe siècle une prospérité inégalée. Son industrie potière
est réputée. Auguste fait construire une route qui relie directement Sagalassos
au port de Perge tandis que sous Tibère une porte monumentale est érigée à
l'entrée Sud de la ville. Au IIe siècle un riche citoyen de la ville, Titus
Flavius Néon, finance la construction d'une grande bibliothèque à laquelle
s'ajoute une superbe mosaïque au IVe siècle. Cette bibliothèque est aujourd'hui
partiellement reconstituée par le travail des archéologues. Des thermes Romains
sont aussi construit à l'époque sur une surface de plus de 1000 hectares. (Voir
Asie Mineure,
Pisidie,
Sagalassos).
SAHATHOR ou SAHOUTOR ou SEHATHOR ou MENOUADJRÊ
Pharaon de la
XIIIe dynastie en 1713 av.J.C.
(Voir
Égypte).
SAHOURÊ ou SCHOUREC ou SEPHRÈS ou HORUS
NEBKHÂOU Pharaon de la
Ve dynastie de 2458 à 2446
av.J.C. (Voir
Égypte).
SAÏS Ville de Basse-Égypte située
dans le Delta. L'ascension politique de la ville fut tardive, elle devint
capitale d’un vaste royaume construit au VIIIe siècle av.J.C par les grands
chefs Libou, qui unifièrent les nomes du Delta Occidental. Elle donna, la XXIVe
Dynastie qui lutta de 727 à 715 pour réunifier l’Égypte en entravant les
entreprises des Éthiopiens et en leur disputant Memphis. Puis la XXVIe dynastie,
qui de dynastie régionale devint l’unique dynastie du pays de 664 à 525. À cette
époque la Déesse Neith, supplanta Amon comme premier Dieu de la monarchie. Saïs
fut alors un foyer de civilisation si brillant que l’on a parlé de "Renaissance
Saïte". Puis de 404 à 399 elle abrita l'unique Roi de la XXVIIIe dynastie. Le
Prince de Saïs Amyrthée, mena la révolte contre les Perses et fonda la XXVIIIe
dynastie en 404. C’est la fondation de la ville d’Alexandrie en 332, qui marqua
le déclin de Saïs. (Voir
Égypte,
Saïs).
Salamine (auj. Koulouri) Île de Grèce qui se situe le long
de la côte Sud-ouest de l'Attique, dans le golfe Saronique, en face d'Éleusis.
Elle est séparée par d'étroits bras de mer des côtes d'Attique et de Mégaride.
Elle comprend une large baie intérieure qui la divise en deux presqu'îles. Dans
l'antiquité elle était réputée pour son miel, ses volailles et son fromage. Le
chef-lieu est le port de Salamine, sur la côte Ouest de l'isthme, qui soude les
deux moitiés de l'île. C'est la ville moderne appelée Koulouri. La Salamine
antique était sur la côte Sud, puis elle fut transférée sur la côte Est, en face
de l'Attique et disparut au IIe siècle ap.J.C. Le nom de Salamine, dérivé de
Baal Salam, le Dieu de la paix des Phéniciens, atteste d'une occupation de
l'îlet de ceux-ci. Ils furent remplacés par des Grecs d'Égine et d'après
l'Iliade, l'île appartenait à l'Eacide Ajax, fils de Télamon. Après de longues
luttes contre Mégare et Athènes, elle fut successivement conquise par ces deux
cités et à partir de cette époque demeura Athénienne. Elle est très réputée par
la victoire décisive qu'y remporta en septembre 480 la flotte de la coalition
hellénique, sur celle du Perse Xerxès I (485-465). (Voir les Guerres Médiques).
En 348, l'île fut conquise par les Macédoniens. En 232, Aratus la rendit aux
Athéniens. (Voir
Grèce,
Salamine).
Salamine Cité antique de l'île
de Chypre sur la côte Est, au bord du
Pediaeos. D'origine Phénicienne, elle fut de bonne heure grécisée. Son excellent
port lui assura le premier rang dans l'île, que le Roi Evagoras I (410-374),
réunit tout entière sous son autorité. En 306, le Roi de Macédoine Démétrios
Poliorcète de 294 à 287 y remporta une grande victoire navale sur la flotte
Égyptienne. Elle suivit les destinées de l'île de Chypre. Elle fut détruite par
les rebelles Juifs en 117 ap.J.C, par des tremblements de terre entre 333 et
342. Elle fut reconstruite par l'Empereur d’Orient (337-361) Constance II sous
le nom de Constantia, ruinée par les arabes en 647. Les ruines se voient à
Hagios Sergios. Les anciens vantaient surtout son temple de Zeus.
(Voir
Grèce,
Salamine).
SALAMPSIO Princesse de Judée. Elle
fut la fille du Roi de Judée et d'Israël Hérode le Grand (41-4 av.J.C) et de la Reine
Mariamne I. Elle épousa son cousin
Phasaël, fils de Phasaël. Elle lui donna une fille, Cypros qui épousa son cousin
Hérode Agrippa I (Roi
d'Israël, Roi de Batanée et Roi d'Abilène, 38-44 ap.J.C).
SALATIS ou SHAREK Roi d’Avaris, puis 1er
Pharaon de la
XVe dynastie de 1663 à 1649
av.J.C. (Voir
Égypte).
SALIM-AHUM
Roi d'Assur de la IIIe
dynastie vers 1960 à vers 1945 av.J.C. Fils de Puzzur-Assur I. Il eut un enfant
Ilu-Suma qui lui succéda.
SALLUM Voir SHALLUM.
SALMANASAR ou SALMANAZAR ou
SHOULMAN-ASHARID
Nom de 5 Empereurs d’Assyrie.
SALMANASAR I
Empereur d’Assyrie
de la IVe dynastie
de 1275 à 1245 av.J.C. Fils d’Adad-Nirâri
I, il eut un enfant Toukoulti-Ninourta I qui lui succéda. Il étendit son royaume jusqu’à l’Euphrate et l’Ourartou. Il
fit trois campagnes dans la région de Diarbékir. Il battit une coalition
unissant l'ancien Mitanni, les Hittites et les Ahlamu (ou
Ablamu-Arameens). Il imposa sa domination
jusqu'à Karkemish. Il déplaça la capitale politique du royaume d'Assur, sur la
rive droite du Tigre, à Kalah, sur sa rive gauche. SALMANASAR
II Empereur d’Assyrie
de la VIe dynastie
de 1031 à 1019 av.J.C. Fils d’Assur-Nasirpal
I. Il eut un enfant Assur-Nirâri IV qui lui succéda.
SALMANASAR III
Empereur d’Assyrie
de la VIe dynastie
de 859 à 824 av.J.C. Fils et successeur d’
Assur-Nasirpal II. Il
entreprit de lever
un tribut régulier dans toute la Syrie, il annexa le Bit Adini (royaume Araméen)
mais il eut à faire
face à une grande coalition ou dominaient le Roi de Damas et le Roi d’Israël
Achab (873-852). Il eut aussi à combattre avec son fils cadet
Shamshi-Adad V,
son fils aîné qui avait soulevé l’Assyrie.
SALMANASAR IV
Empereur d’Assyrie
de la VIe dynastie de
782 à 773 av.J.C. Fils
Adad-Nirâri III. Il y a très peu d'informations à propos de son règne qui
ont survécu. Selon le canon éponyme, il a dirigé plusieurs campagnes contre l'Ourartou.
Son pouvoir a été fortement limitée par l'influence croissante des hauts
dignitaires, en particulier celle de Shamshi-t II, qui était alors commandant en
chef de l'armée. Son frère Assur-Dan III lui succède.
SALMANASAR
V Empereur d’Assyrie
de la VIe dynastie
de 727 à 722 av.J.C
et Roi de Babylone
où il se fit usurper le
trône par le Chaldéen Marduk-Apal-Idin II. Fils et successeur de Téglath-Phalasar III. Il fut connu à
Babylone sous le nom d'Ouloulaï. Gouverneur de Phénicie, lorsqu'il rentra en
Assyrie pour monter sur le trône, Tyr se révolta. Il assiégea trois ans le Roi
d’Israël Osée (732-722) dans sa capitale Samarie, qui se rendit à son frère et
successeur Sargon II.
Il épousa Yaba. (Voir
Mésopotamie,
Assyrie).
SALOMÉ
Nom de 2 Princesses Juives.
SALOMÉ
I
Princesse Juive (v.60 av.J.C-10 ap.J.C). Fille
d'Antipater I et de
la Reine Cypros, sœur du Roi de Judée Hérode le Grand.
Le nom de Salomé vient du mot Hébreu שלום,
shalom, qui signifie "paix".
Ce qui ne va pas avec sa personnalité puisqu'elle poussa son frère à tuer sa femme
Mariamne I et toute sa famille. Elle joua
un rôle de fond dans les intrigues de la cour qui sévirent dans la famille
royale, car le Roi
Hérode le Grand
eut une
confiance aveugle envers elle et ce jusqu'à sa mort. Rejetée par les
aristocrates de Jérusalem comme la fille d'un roturier, Salomé I avait le même
ressentiment de haine que son frère pour la famille et Hasmonéenne. Cette
dernière, sans relâche, alimenta des rumeurs sur Salomé I qui la conduisirent
finalement à faire exécuter en 35 av.J.C Aristobule III le frère de sa belle
sœur Mariamne I, puis Mariamne I elle même en 29 av.J.C et ses deux fils (en 7
av.J.C), même si l'un d'entre eux Aristobule IV était devenu son propre
beau-fils. Elle encouragea les faveurs d'Hérode pour son premier fils, Antipater
II et même retarda l'exécution de ce dernier. Mais elle désobéit à Hérode qui la
commanda d'exécuter d'anciens détenus de Judée. Quand le Romain Auguste divisa
le royaume d'Hérode à sa mort en 4 av.J.C, elle reçu les villes côtières de
Jabneh, Azotas, Phæsalis et Ascalon. Elle eut
trois époux : Joseph, son oncle, avec qui elle eut Joseph et Antipater III qui
épousèrent tous les deux des filles d'Hérode
le Grand; Costobar
(ou Costobarus) le Gouverneur d'Édom avec qui elle eut Bérénice, qui épousa
Aristobule
fils d'Hérode
le Grand et enfin Alexas dont il n'y a pas d'enfant connu. Elle mourut en 10
ap.J.C.
SALOMÉ
Princesse de Judée, elle
mourut en 72 ap.J.C.
Le nom de Salomé vient du mot Hébreu שלום,
shalom, qui signifie "paix".
Fille d’Hérode Philippe I (ou Hérode
Boêthos) et d’Hérodiade.
Dans la Bible, Salomé est l'héroïne d'un épisode des Évangiles de Matthieu
(14:1-12) et Marc (6:14-29) qui a souvent inspiré les peintres, les écrivains et
les auteurs lyriques : Fille d'Hérodiade, elle danse devant Hérode Antipas, son
beau-père. Charmé, celui-ci lui accorde ce qu'elle veut. Sur le conseil de sa
mère, elle réclame alors la tête de Jean-Baptiste, qu'Hérode Antipas lui fait
apporter sur un plateau. Elle n'est pas nommée expressément dans les Évangiles
où elle est désignée simplement comme "la fille d'Hérodiade" (ou d'Hérodias
selon les traductions). C'est Flavius Josèphe (ou Titus Flavius Josephus ou
Josèphe ben Mattatias, historien Juif, 37-v.100), qui parle de "Salomé", fille
d'Hérodiade et d'Hérode Philippe I. Salomé avait dix ans quand sa mère quitta
son mari Hérode Philippe I pour se marier avec le frère de celui-ci, Hérode
Antipas, qui fut Tétrarque de Galilée. Flavius Josèphe évoque un comportement
contraire aux lois nationales, sans dire exactement de quoi il s'agit. Il
précise la généalogie de Salomé en ces termes : "Quant à Hérodiade leur sœur,
elle épousa Hérode Philippe I, qu'Hérode le Grand avait eu de Mariamne II, la fille du grand
pontife Simon et ils eurent pour fille Salomé, après la naissance de laquelle
Hérodiade, au mépris des lois nationales, épousa, après s'être séparée de son
mari encore vivant, Hérode Antipas, frère consanguin de son premier mari qui possédait
la Tétrarchie de Galilée. Sa fille Salomé épousa Philippe II, fils d'Hérode le
Grand et Cléopâtre,
Tétrarque de Trachonitide et comme il mourut sans laisser d'enfants, elle épousa
Aristobule I, fils d'Hérode III de Chalcis, frère d'Agrippa I; elle en eut trois fils : Hérode,
Agrippa, Aristobule". D'après les Évangiles, Jean-Baptiste dénonce le
remariage d'Hérodiade avec Hérode Antipas et c'est pour cette raison qu'il est
emprisonné. Une légende entoure sa fin
: Selon un texte apocryphe, la Lettre d'Hérode à Pilate, Salomé mourut en
passant sur un lac glacé, la glace se brisa et elle tomba jusqu'au cou dans
l'eau. La glace se reforma autour de son cou, laissant apparaître sa tête comme
posée sur un plateau d'argent. On situe généralement cette légende au lac de
Barbazan (Haute-Garonne), près de Saint-Bertrand de Comminges là ou elle et sa
mère et son beau-père furent exilées par l'Empereur
Caligula.
Selon Flavius Josèphe, Hérode Antipas aurait été exilé à Lugdunum près de
l'Espagne, ce qui correspond à l'ancienne Lugdunum Convenarum. Hérodiade
elle-même apparaît dans diverses légendes Pyrénéennes comme un personnage
maléfique. Elle épousa son grand-oncle Hérode Philippe II,
il n'y a pas d'enfant de ces unions, puis
son cousin Aristobule I
Tétrarque d'Iturée et Roi d'Arménie Mineure, fils d'Hérode III et Mariamne, elle en eut trois fils : Hérode,
Agrippa, Aristobule.
SALOMÉ ALEXANDRA ou
ALEXANDRA SALOMÉ ou
SHELOMIT ou Alexandra de Jérusalem (En Hébreu :
שלומציון, Shelomtzion
ou Shlomtzion ou Shelomit) Reine de Juda (Judée) de 76 à 67 av.J.C. Elle
fut la fille de Rabbi Setah et la
sœur de Siméon Ben Shetach (ou Shimon ben Shetach, v.120-40 av.J.C) qui fut
un érudit et un Pharisien Nāśī (Prince) du Sanhédrin (Assemblée législative
traditionnelle du peuple Juif ainsi que son tribunal suprême qui siégea à Jérusalem)
pendant le règne d'Alexandre I Jannée
et l'homme le plus puissant de la ville d'Ascalon
(Ashkelon). Les fréquentes visites au
palais de ce chef du Parti Pharisien, débutèrent dans les premières années du
règne d'Alexandre I, avant que
celui-ci n'eut ouvertement rompu avec les Pharisiens. Salomé Alexandra ne sembla
pas avoir été en mesure d'empêcher la cruelle persécution de cette secte par son
époux. Néanmoins sa vie conjugale n'en souffrira pas et sur son lit de mort
Alexandre I confia le gouvernement,
non pas à ses fils, mais à son épouse.
(Voir
Syrie-Palestine,
les Hasmonéens,
Alexandra Salomé).
SALOMON 3e Roi des Hébreux de 970 à
931 av.J.C. Deuxième fils de David et de Bethsabée. Il assura l’alliance entre
Tyr et l’Égypte. Il construisit le premier temple de Jérusalem, des forteresses
et favorisa le commerce caravanier. Il lança une flotte de commerce sur la mer
Rouge et sa relation avec la Reine de Saba Makéda ne fut pas étrangère à sa politique
commerciale. Il fut réputé pour sa sagesse et ses jugements. Il composa certains
livres de l’Ancien Testament. Les prophètes l’accusèrent d’idolâtrie en raison
de sa tolérance pour les cultes étrangers. Son faste et ses constructions
indisposèrent la population et favorisèrent la scission entre Juda et Israël qui
eut lieu après sa mort. Il eut un enfant, Roboam qui fut Roi de Juda. (Voir
Syrie/Palestine,
Hébreux,
Salomon).
SALONIN PUBLIUS LUCINIUS CORNELIUS
SALONINIUS (né en 242 ap.J.C) Co-Empereur Romain avec son père
Gallien (253-268) de
259 à 260. Il fut César de 258 à 259. Il fut exécuté.
SALVIANUS
Empereur Romain usurpateur en Égypte en 241ap.J.C.
SAMANI
19e Roi d'Assur de la Ière dynastie au XXIIe siècle av.J.C, fils de Hale. Il eut
un enfant Hayani qui lui succéda.
SAMARIE Ville et
région du centre de la Palestine, entre la Galilée au Nord et la Judée au Sud.
Elle fut la capitale du royaume d’Israël à partir de vers 880 av.J.C sous le
règne du Roi Omri (884-873). Elle fut prise,
malgré son alliance avec l’Égypte, en 721 par l’Empereur d’Assyrie Sargon II, la
population fut déportée en partie en Médie et remplacée par des colons d’origine
étrangère. Elle fut détruite en 108 par le Roi Hasmonéen Jean Hyrcan I, puis reconstruite par Hérode
le Grand (41-4 av.J.C) qui lui donna le nom en 27 av.J.C de Samaria Sebastê.
L’Empereur Romain Septime Sévère (193-211) y installa une colonie de vétérans.
(Voir
Syrie-Palestine,
Samarie).
SAMARITAINS
ou Shamerim "les observateurs" ou "ceux qui gardent"
(En
Hébreu
: Shomronim שומרונים
"de Shomron") sont quelques fois appelés "Israélites-Samaritains" et sont
également connu sous le nom de Cuthim. C'est un peuple peu nombreux apparenté
aux Juifs et vivant dans la région de Samarie. Ils se sont installés là après le
début de l'exil des Israélites du
royaume d'Israël par les
Assyriens.
Lorsque
l’Empereur d’Assyrie
Sargon II
(722-705)
envahit le Nord du
royaume d'Israël
en 722 av.J.C et qu'il prend Samarie en 721, une partie de la population Juive
est déportée en partie en
Médie et remplacée
par des colons d’origine étrangère venus de
Babylonie ou de Syrie et convertis à une religion Hébraïco-païenne.
(Voir
Syrie-Palestine,
Samarie,
les
Samaritains)
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SAMAS-MUDAMMIQ
Voir SHAMASH-MOUDAMMIQ.
SAMAS-SUMA-UKIN
Voir SHAMASH-SUMA-UKIN.
SAMÈS Roi de
Sophène d'Arménie
de la dynastie Orontide
de 260 à 243 av.J.C
et Satrape de Commagène de vers 290 à vers 260. Il fut le fondateur du Royaume de
Sophène d'Arménie et de la ville de
Samosate
(Samsat moderne, au bord de l'Euphrate)
mentionnée pour la première fois par Eratosthène (Astronome, géographe,
philosophe Grec,
v.276-194) en 245 av.J.C. Le Roi de Bithynie Zélas
(ou Ziaelas ou Zielas 243-229)
trouva refuge à sa cour à
Samosate
lorsqu'il fut chassé de son pays par sa
belle-mère la Reine Etazèta. Son fils Arsamès I
(260-228) lui succéda.
SAMÈS II
ou SAMUS ou SAMOS
Theosebes Dikaios II
Roi de Commagène de 130 à 109 av.J.C. Il fut
le fils de Ptolémée I de Commagène auquel il succéda.
Au cours de son règne, Samès ordonna la construction de la forteresse de
Samosate (Samsat moderne, au bord de l'Euphrate), qui est maintenant
submergée par les eaux du barrage Atatürk Baraji. Samès mourut en 109. Le nom de
son épouse est inconnue, elle lui donna un fils qui lui succéda
Mithridate I Callinicus Philéllen Philoromée
(ou Kallinikos, 109-70).
SAMIRAMIS
ou SEMIRAMIS ou SAMMURAMAT ou SAMU-RAMAT ou
SHAMMURAMAT Impératrice d’Assyrie et de Babylone. Elle fut l’épouse
de l’Empereur d’Assyrie, Shamshi-Adad V (824-810) et fut Régente durant cinq ans
pendant la minorité de son fils, Adad-Nirâri III. D'autres spécialistes
suggèrent que une chronologies pour sa régence dura de 809 à 792.
Shammuramat est généralement considéré comme Samiramis mais cette identification
est contestée. On attribut a Samiramis la construction des jardins suspendus de
Babylone. Une légende l'entourant fait de Samiramis (ou Sémiramis) la fille de
la Déesse Dercéto, qui l'aurait mise au monde près d'Ascalon (Ashkelon), en Phénicie. Le
bébé aurait été nourri par des colombes avant d'être recueilli par un berger.
Devenue une jeune fille et d'une grande beauté elle fut remarquée par un
conseiller de l'Empereur d'Assyrie et ce dernier subjugué en fit son épouse. Au
cours d'une expédition en Bactriane, elle se distingua en prenant la tête d'une
troupe, grâce à qui la ville qu'assiégeaient les Assyriens fut enlevée.
Samiramis aurait ensuite, à la mort de son époux, prit le pouvoir au nom de son
fils, fondé Babylone et serait repartie à la conquête d'autres territoires,
fondant un empire qui s'étendait de l'Égypte à l'Inde. Finalement vaincue par un
Roi Indien, elle rentra à Ninive. Son fils ayant conspiré contre elle, au lieu
de le punir, elle lui remit son Empire et disparut, changée en colombe
SAMIUM
Roi de Larsa de 1977 à 1942 av.J.C. Il guerroya contre le Roi d'Isin Su-Ilisu
(1985-1975) pour la possession de la ville d'Ur.
SAMNITE
Peuple de montagnard établit dans le Samnium et en Campanie à partir de 343
av.J.C. Ils furent absorbés par Rome, après deux guerres principales qui eurent
lieu de 326 à 304 et de 298 à 290.
SAMOS
Île de la mer Égée à proximité des côtes de la Turquie auj.. Elle peuplée d'abord
par des Cariens puis des Ioniens. Elle fut l'une des douze cités qui formèrent
la confédération Ionienne avec : Chios (ou Chio ou Kios), Clazomènes, Colophon,
Éphèse, Érythrée, Lébédos, Milet, Myonte, Phocée, Priène, Téos. Les Samiens se
firent connaître grâce à leur habilité en constructions navales, en poterie et
par leur artisanat d'art avec les bronzes et les bijoux. Ils atteignirent
l’apogée de leur prospérité au VIe siècle grâce à l’oligarchie des Géomores avec
les Tyrans Æcès I, Polycrate et Syloson II. L'île fut souvent envahit à l’époque
hellénistique par différents royaumes : Les Ptolémée, les Séleucides, le Pont
etc... Elle fut annexée à la province Romaine d'Asie en 84 av.J.C et ne fut de
nouveau indépendante que sous les Empereurs : Auguste (63-14 ap.J.C) à Vespasien
(69-79). (Voir
Asie Mineure,
Ionie,
Samos).
SAMOSATE ou SAMSAT Dont le nom signifierait
"Soleil" fut une ancienne cité dont les ruines se situent près de la cité
actuelle de Samsat, province d'Adıyaman en Turquie près de l'Euphrate. La cité
fut aussi appelée Antioche de Commagène (En Grec : Αντιόχεια η Κομμαγηνή). Elle
fut la capitale du petit royaume hellénistique de Commagène (du IIIe siècle
av.J.C à 72) puis fit partie de la province Romaine de Syrie. Samosate est
connue comme le lieu de naissance de Lucien de Samosate (v.120-v.180) qui était
un rhéteur et satiriste de Syrie et de Paul de Samosate au IIIe siècle. On
attribue sa création au Satrape Samès
(v.290-v.260). (Voir
Asie Mineure,
Commagène,
Samosate).
SAMOU-ABOUM ou SAMU-ABUM
ou SOUMOU-ABOUM 1er Roi de la Ière
dynastie Amorrite de Babylone de 1895 à 1881 av.J.C dont il fut le fondateur. La
dynastie, ruina les dynasties d'Isin et de Larsa, elle étendit son pouvoir sur
tout le Sumer et l’Akkad et réalisa l'unité définitive des deux pays sous son
pouvoir. Face aux risques d'agressions des Assyriens, Samou-Aboum
s'empressa de fortifier sa ville et l'entoura d'un rempart de briques. Il
incorpora Dilbat (Dilbar), chef-lieu d'une région fertile, qui assurait le
ravitaillement de la capitale. Les villes de Sippar, Kish et Larsa reconnurent
successivement sa suzeraineté.
SAMPSIGERAM
ou
Sampsiceramus ou Sampsigeramos ou Shams'alkeram
Nom de 3 Rois d’Émèse. SAMPSIGERAM I Roi d'Émèse
de 69 ou 64
à 43 av.J.C. Ce fut un chef Araméen
allié du Rois Séleucide de Syrie
Antiochos XIII Asiaticos
"l'Asiatique" (83-64) À ce moment-là, l'Empire
Séleucide devint
un état très faible qui fit toujours appel à Rome pour l'aider à résoudre les
crises du royaume. En 64 av.J.C, à la demande du Général Romain Pompée
(106-48 av.J.C),
Sampsigeram I captura et
tua Antiochos XIII Asiaticos
le dernier Roi Séleucide. En
remerciement pour son aide Pompée nomma Sampsigeram I Prêtre-Roi, Client de
Rome, sur Émèse
et Rasten (Arethusa).
Sampsigeram I eut deux fils qui lui succèdent : Jamblique I (ou
Imblichus) et Alexandre. (Voir
Syrie/Palestine,
Émèse).
SAMPSIGERAM II Caïus Julius Roi d'Émèse de 11 à
42 ap.J.C, fils de Jamblique II. Il épousa Iotape (ou Iotapa) et eut une fille
du même nom qui
épousa le Prince de Judée Aristobule le Jeune,
fils d'Aristobule IV et Bérénice et frère du Roi Hérode Agrippa I.
Ce mariage
avec Aristobule le Jeune fut un mariage prometteur en termes dynastique.
Ce fut son frère aîné
Aziz (ou Caius Julius
Azizus 42-54) qui lui succéda.
SAMPSIGERAM II
Caius Julius
Roi d'Émèse de
79 à 120 ap.J.C. Il fut le
fils d'Alexio Caius Julius.
SAMSI-ADDU
Voir SHAMSHI-ADAD
SAMSOU-DITANA
11e Roi de Babylone de la Ière dynastie Amorrite de 1626 à 1595 av.J.C, fils de
Ammi-Saduqa, il fut le dernier Roi de la Ière dynastie. En 1595, il fut attaqué
par le Roi des Hittites Moursil I (1620-1590) avec l'aide des Rois du Hana et
des Kassites. Babylone fut prise et pillée. Moursil I mit un terme à la dynastie
Amorrite et fonda la IIe dynastie de Babylone qui ne durera qu'une vingtaine
d'année. Il est
à noter que des études sont en cours concernant la date exacte de la chute de
Babylone, un décalage de soixante-dix ans est envisagé par certains
spécialistes. (Voir
Mésopotamie,
Babylone).
SAMSOU-ILOUNA ou SAMSU-ILUNA
7e Roi de la Ière dynastie Amorrite de Babylone de 1750 à 1712 av.J.C. Il
succéda à son père Hammourabi. Il hérita d'un royaume
puissant mais menacé sur ses frontières. Il fit face à d'incessantes
révoltes de la Babylonie (Emeute de la ville d'Ourouk).
En l'an 9 de son règne, il dut repousser les Kassites à l'Est. L'année
suivante, il dut combattre les villes d'Uruk et d'Isin. Ces attaques, dirigées
par le Roi de Larsa, le conduisirent à fortifier Kish. Puis ce fut le tour
d'Eshnunna de se rebeller, face à laquelle il édifia la forteresse de
Dûr-Samsu-Iluna (actuel Khafajeh) pour contrôler la région. Les dernières
années de son règne sont très mal connues, ce qui est sur c'est qu'il fût
incapable de conserver intacte l'empire créé par son père.
Il dut, aussi reconnaître la dynastie dite du "Pays de la Mer"
(Pasargades) et fut attaqué et battu par le Roi Élamite Kutir-Nahhunté I
(1730-1700). Son activité de bâtisseur durant son
règne ne fut pas uniquement que des fortifications. Il reconstruisit le temple
de Shamash à Sippar et refit creuser le canal Durul et Taban. Le royaume
continua de connaître une grande activité commerciale et administrative, comme
en témoignent les nombreuses tablettes datant de son règne. Il eut un
enfant Abi-Eshuh qui lui succéda. (Voir
Mésopotamie,
Babylone).
SAMSUN Voir
AMISOS.
SAMU-EL Roi de
Larsa de 1895 à 1866 av.J.C. Il
dut combattre contre le Roi d'Isin Bur-Sin (1896-1874) qui lui reprit Nippur et
Ur.
SAMUEL
Juge et Prophète des Hébreux au XIIe siècle av.J.C, adversaire des
Philistins, il fut le fondateur de la monarchie Israélite en choisissant Saül
comme premier Roi. Il sacra secrètement David par la suite. Il eut un enfant,
Joël (ou Yoel)
SANADROUG ou SANATRUK ou SANATRIK
Nom de deux Rois d'Arménie. SANADROUG I ou SANATRUK
Roi d'Arménie de la dynastie Arsacide de 75 à 110 ? ap.J.C. Ce
fut un Roi (Si il a régné) qui est très mal, voire inconnu. Il est attesté
uniquement par la littérature de l'époque ou par la numismatie qui le donne
comme successeur de Tigrane I. Toutefois, par le biais de la collecte de
diverses sources classiques Arméniennes, on pense que Sanadroug I est censé
avoir régné. Certains spécialistes proposent des dates entre 75 et 110, mais
cette hypothèse pour laquelle il n'existe aucun élément de preuve est rejetée
par d'autres. La tradition hagiographique (L'écriture de la vie et/ou de l'œuvre
des saints)
lui reproche le martyre de l'apôtre Saint Thaddée en Arménie.
SANADROUG II ou SANATRUK
Roi d'Arménie de la dynastie Arsacide de 164 ? à 180 ap.J.C.
SANAKHT et/ou NEBKA
Pharaon de la
IIIe dynastie de 2647 à 2628
av.J.C. (Voir
Égypte).
SANTORIN ou THERA
Archipel Grec de la partie méridionale des Cyclades, il fut habité dès la
première moitié du IIe millénaire. Cette île est sujette à discutions entre
spécialistes qui débattent sur la date exacte de l'énorme éruption volcanique
qui la ravagea et qui fut sûrement à l'origine de nombreux changement climatique
à son époque. Les dernières estimations faites au carbone 14, à partir de
morceaux de bois retrouvés dans les couches de cendre de l'éruption, donne une
fourchette entre 1630 et 1600 av.J.C. (Certains avancent même 1628 !!).
SAOSDOUKIN
Voir
SHAMASH-SHOUM-OUKIN.
SAPINUD Reine des Perses Sassanides. Elle fut l'épouse du Roi Perse
Bahrâm V
Ghûr
(ou Vahram Gôr ou Gour
ou Bahramgur, 420-438).
Elle lui donna un fils unique
Yazdgard II Sipahdost
qui succéda à son père
(438-457).
SAPOR
Voir CHAHPUHR.
SAPUR
Voir SARDURI
SAQQARAH ou SAKKARAH
Ville de Basse-Égypte de la province de Guizèh, au Sud du Caire. Elle fut la
principale nécropole des Rois et Reines d’Égypte.
(Voir
Égypte,
Pyramides,
Saqqarah).
SA-RA Un des cinq noms du Pharaon. Nom de naissance ou nom de fils de Râ, parenté avec
le Dieu qui a institué la monarchie sur terre. Le nom est inscrit dans un
cartouche. L'épithète de Sa-Ra apparaît avec Djédefrê (2528-2518) à la IVe dynastie.
(Voir
Égypte,
Titulature).
SARAH ou SARAï
Épouse d’Abraham, se voyant stérile elle donna une de ses servantes à Abraham,
l’Égyptienne Agar, qui devint la mère d’Ismaël, cependant elle eut quand même un
fils, Isaac.
SARAKOS
Voir SIN-SAR-ISKUN.
SARDAIGNE
Ile de la mer Méditerranée Occidentale, au Sud de la Corse. Grâce à ses
mines la Sardaigne connut une assez grande prospérité. Au VIIe siècle av.J.C,
les Phéniciens y établirent leurs premiers comptoirs, puis peu à peu, les
Carthaginois s’imposèrent, en s’alliant aux Étrusques pour se débarrasser de
l’influence Phocéenne vers 535. Dès 259, les Romains voulurent défaire la
domination Carthaginoise, mais l’île ne se soumit que difficilement et fut en
181 secouée par des révoltes. Elle devint province impériale Romaine en 67
ap.J.C et un lieu de déportation des Chrétiens et des malfaiteurs. Plus tard,
les Vandales en firent un bastion de leur empire, jusqu’à la prise de l’île par
Bélisaire en 537.
SARDANAPALE
Dernier Empereur d’Assyrie au début du VIIe siècle av.J.C, fictif selon
certains écrivains Grecs. Il se serait enfermé dans Ninive, le Tigre ayant rompu
les murs de la ville, Sardanapale aurait péri, avec ses femmes et ses trésors,
sur un immense bûcher qu’il aurait fait dresser.
SARDES
La cité fut située sur le fleuve Pactole,
dans la vallée de l'Herme. Sa création est attribuée au Roi Mélès. Le site
archéologique a été fouillé par deux équipes Américaines, de 1910 à 1914 et de
1958 à nos jours. La plus ancienne occupation du site attestée se situe au
alentour de 2500 / 2000. La première mention écrite retrouvée de cette ville se
trouve dans les Perses d'Eschyle. Il semble qu'on la retrouve aussi dans
l'Iliade d'Homère, notée comme la capitale de la Méonie. La cité, qui fit
beaucoup d'envieux, subit les assauts en 652, des Cimmériens, puis des Perses
Achéménides. À la chute de Crésus, en 546, la citadelle de Sardes fut prise par
Cyrus II (558-528)
et la ville devint la capitale de la IIIe satrapie de Lydie. Pendant la révolte
des cités Ioniennes, la cité fut de nouveau détruite. En 334, elle fut prise par
Alexandre le Grand (336-323) et à sa mort elle passa sous la domination des Rois
Séleucides et ce jusqu'en 190. Elle devint ensuite la possession du Roi de
Pergame Eumenes II (197-159).
En 133, elle rechangea une dernière fois de main pour être annexée par les
Romains. En 17 ap.J.C, elle fut détruite par un tremblement de terre, l'Empereur
Romain Tibère (14-37) la fit alors reconstruire et plus tard Hadrien (117-138)
l'embellit. À l'époque Chrétienne, elle fut l'une des sept églises citées par le
livre de l'Apocalypse. Quand Constantinople devient la capitale de l'Empire
Romain d'Orient, la cité périclita. (Voir
Asie Mineure,
Lydie,
Sardes).
SARDURI
ou SAPUR Nom de 4 Rois d’Ourartou. SARDURI I
Roi d'Ourartou de 833 à 825 ou 840 à 830 av.J.C. Ce fut à partir de
son règne que l'Ourartou
commença à s'étendre. Il transféra sa capitale à Tushpa. SARDURI II
Roi d'Ourartou de 766 à 733 ou 756 à 730 av.J.C. Fils d'Argishti I. Il profita
de l'affaiblissement des Assyriens pour étendre ses territoires vers le Sud et y
ajouta le Gurgum et sa capitale Milid et le Kummuhu, sur la rive droite de
l'Euphrate. Il poursuivit la politique de construction et d'embellissement
commencée par son père. En 743, l'Assyrie sortit de sa période sombre et il dut
faire face à l'expansionnisme de son Empereur Téglath-Phalasar III (745-727). Ce
dernier remporta une victoire sur Sarduri II et ses alliés Syriens et marcha sur
la capitale Tushpa qui fut prise en 735 et le royaume fut dévasté. Il eut un
enfant Rousa I qui lui succéda. SARDURI III Roi d'Ourartou
de 645 à 635 av.J.C. Fils de Rousa II. Il fut dans les derniers Rois mentionnés
par les annales Assyriennes. À partir de son règne, l'Ourartou et l'Assyrie
cessèrent de se combattre pour faire face à la nouvelle menace venant des Mèdes.
Il eut trois enfants : Sarduri IV, Erimena et Rousa III qui lui succédèrent.
SARDURI IV Roi d'Ourartou en 635-625 av.J.C. Premier fils de Sarduri
III.
SAREPTA ou SAREPTE ou SEREPTA ou
ZAREPHATH (En Hébreu biblique : צרפת Tzarfát)
On utilise aussi
parfois le nom de la ville Libanaise actuelle de Sarafand. Ce fut une ville
Phénicienne fortifiée sur la côte Méditerranéenne entre Sidon (Saïda) et Tyr,
dont l'emplacement était situé juste au Nord de l'actuelle ville de Sarafand. Le
tertre contenant les restes de Sarepta a fait l'objet de fouilles par James B.
Pritchard de 1969 à 1974. Le site archéologique de Sarepta n'étant pas habité à
l'époque contemporaine, c'est la seule ville située au cœur de l'ancien
territoire de la Phénicie qui a pu être fouillée et étudiée complètement. Avant
les fouilles de Sarepta, la plupart des objets historiques considérés comme
caractéristiques de la culture Phénicienne provenaient de colonies ou de
comptoirs situés en-dehors de la Phénicie (Espagne, Sicile, Sardaigne, Tunisie).
La découverte majeure sur le site de Sarepta concerne le culte de la Déesse
"Tanit/Astarté". Sarepta fut renommée pour son activité de soufflage du verre,
activité qui existe encore aujourd'hui à Sarafand. La cité a fait partie du
royaume de Tyr jusqu'à la conquête Romaine. Elle a par la suite été le siège
d'un évêché latin.
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SARGARTIE
Région du Nord-est du golfe Persique sous domination Perse.
SARGON
Nom d’1 Roi d’Assur et d’1 Empereur d’Assyrie.
SARGON I
Roi d’Assur de la
IIIe dynastie
de 1860 à vers 1850 av.J.C.
Les dates de son
règnes sont très controversées. Il fut le fils d’Ikunum.
Il établit des comptoirs en Asie mineure. Il eut un enfant Puzzur-Assur II qui
lui succéda.
SARGON II Empereur d’Assyrie
de la VIIe dynastie
de 722 à 705 et Roi de
Babylone de 710 à 705 av.J.C. Il succéda à son frère Salmanasar V, dont il fut
le généralissime. Il triompha successivement de Samarie en 724 et des Égyptiens.
Il mena trois campagnes contre l’Ourartou, dans la 2e une épidémie décima son
armée. Le Roi
Phrygien Midas III (738-695), vers 717, s'allia au Roi
Pisiris (ou
Pisiri, v.730-718/717) de Karkemish
pour contenir la poussée de Sargon
II. Mais Karkemish fut prise par les Assyriens et vers 707, Midas III paya
tribut à Sargon II.
Il prit ensuite Chypre dont il déporta les habitants, reconquit la Babylonie,
écrasa les révoltes de Cilicie et de Commagène (Kummuhu).
Il fit bâtir sa ville
royale de Dûr-Sharrukîn (Khorsabad) mais en profitera très peu car il fut tué
dans un combat en Anatolie, en 705.
Il épousa Taliya et
son fils
Sennachérib lui succéda.
(Voir
Mésopotamie,
Assyrie).
SARGON d’Akkad
ou l'Ancien ou le Grand ou SARRU-KIN ou SHARRUN-KIN Roi d'Akkad, de Kish de 2334 à 2279, d'Ur,
d'Ourouk, de Lagash et d'Oumma de 2316 à 2279 av.J.C, fondateur de la dynastie
d’Akkad vers 2330. Il fut le grand fondateur de ce qu'on appela l'empire
d'Akkad. Son nom de règne, Sarru-kin ou Sharrum-kin, signifie "Roi légitime".
Ses origines sont entourées d'une légende. Il serait le fils d'une prêtresse,
qui l'aurait mis au monde en secret et abandonné sur l'Euphrate dans une
corbeille de roseaux. Il aurait été récupéré et élevé comme son propre fils par
Akki. Il devint ministre du Roi Our-Zababa (2370-2334) contre lequel il finit
par se rebeller et grâce à l'aide de la Déesse Ishtar il devint Roi. Il commença
alors ses campagnes militaires et s'empara des principales cités Sumériennes,
Kish et Ourouk. Dans cette dernière, il y combattit le Roi d'Oumma
Lougal-Zaggesi, qui régnait depuis la cité. Il le captura et l'offrit en
sacrifice au Dieu Enlil, dans la ville sainte de Nippur. Il prit ensuite Lagash
et Ur et devint ainsi maître de toute la Basse Mésopotamie. Il continua sa
progression et soumit au Sud : l'Élam, le Zagros et Anshan et d'après une
tradition, il aurait embarqué des troupes pour aller conquérir Dilmun (Royaume
correspondant à l'actuel Bahreïn). Au Nord, il conquit Mari et Ebla, l'Amanus
(Entre la Cilicie et la Syrie), la Syrie et franchit le mont Taurus. Dans sa
capitale Akkad il fit élargir le port pour y accueillir des plus gros navires.
Son empire fut trop étendu pour les moyens de l’époque et ses successeurs vont
vivre dans l'insécurité. Il épousa Ashlutum, ses fils Rimush (ou Ouroumoush,
2279-2270), puis Manishtousou (ou Man-Istusu, 2270-2255) lui succédèrent et sa
fille, En-hedu-ana servit dans le temple d'Inanna à Ur. (Voir
Mésopotamie,
Akkad,
Sargon).
SAR-KALI-SARRI
ou SHAR-KALI-SHARRI ou SARKALISARRI Roi d'Akkad, de Kish, d'Ur,
d'Ourouk et d'Oumma de 2218 à 2195 av.J.C. Fils de Naram-Sin d’Akkad, il lui
succéda bien qu'il ait eu un frère aîné,
Bin-kali-sharri. Dans sa titulature, "Fils
bien-aimé d'Enlil le fort, Roi d'Akkad et des sujets d'Enlil (Roi de tous
les Rois)", il abandonna le titre de "Dieu"
inauguré par son père. Cette titulature ne fut pas le reflet de ses
années de règne où il perdit une grande partie son territoire.
Il passa sa vie en luttes permanentes contre les
envahisseurs étrangers. L'empire fut considérablement affaibli par les
attaques des peuples du Zagros, les Loulloubis et les Goutis. Sar-Kali-Sarri
conduisit deux campagnes contre ces derniers, qui
pillaient les plaines du Tigre. Il réussit à capturer leur Roi mettant
temporairement un terme à leurs saccages. À l'Ouest, les Amorrites, contenus par
les conquêtes de Naram-Sin, se révoltèrent. Sar-Kali-Sarri
les repoussa. De nombreuses régions
profitèrent de cette faiblesse et prirent leur indépendance. Les
Élamites mirent le siège devant Akshak, au Nord d'Akkad. Ils furent repoussés
par Sar-Kali-Sarri mais cela n'empêcha pas
Puzzur-Inshushinak (ou Kutik-In-Shushinak),
qui était gouverneur de Suse, de se déclarer
"Puissant Roi d'Awan" et "Maître des Quatre Régions", qui était le
titre que s'était attribué Naram-Sin. Sar-Kali-Sarri fut incapable
d'empêcher la chute de l'Empire et sa mort marqua sa fin.
Le pays, dans l'anarchie, tomba aux mains des Goutis. Après lui d'autres
Rois montèrent sur le trône d'Akkad, mais leur pouvoir fut très faible, ils
durent composer avec les souverains des autres états de Basse Mésopotamie qui
avaient repris leur indépendance, comme à Ourouk ou Lagash. (Voir
Mésopotamie,
Akkad,
Sar-Kali-Sarri).
SARLAGAB ou ZARLAGAB ou
SARLAG Roi des Goutis (Roi du Gutium) de 2198 à v.2193 av.J.C.
C'est juste à la fin de son règne ou au début de celui de son successeur que les
Goutis envahirent l'Akkad des Roi
Sar-Kali-Sarri (2218-2195) et Irgigi (2195-v.2193).
SARMATE
Peuple nomade de Sarmatie, région des plaines qui bordent au Nord de la mer
Noire et de la mer d’Azov. Ils vinrent de l’Asie centrale au IIIe siècle av.J.C et envahirent la région occupée par les Scythes. Divisés en tribus (Lazyges,
Alains etc.), les Sarmates atteignirent le Danube au début de l’ère Chrétienne.
Peu à peu ils se mêlèrent aux envahisseurs, Goths, Huns, Vandales. Ils ont
laissé des riches tombes.
SASSANIDE
Dynastie Perse originaire du Fars, qui édifia autour du plateau d’Iran un Empire
du même nom de 226 à 651 ap.J.C. En 224, le dernier Roi Parthe Artaban V
(216-224) fut
vaincu par Ardachêr I (224-241) qui fut le fondateur de la dynastie qui régna
pendant quatre cents ans. La dynastie Sassanide fut anéantie après la chute de
son dernier Roi Yazdgard III en 651 devant les envahisseurs arabes qui prirent
la capitale, Ctésiphon. (voir
Perse,
Sassanides).
SASSANIDE Dynastie qui régna sur l’Ibérie de 265 à 446 ap.J.C. Mirian III (265-342) en fut le premier Roi.
SATAMON Voir SITAMON.
SATDJÉHOUTI ou SATHEDJHOTEP ou
SIT-DJEHUTI ou SITDJEHUTI ou Satdjehutisatibu ou Sitdjehutisitibu
- S3t ©Hwty - "Fille de
Thot") Princesse et Reine d'Égypte, Elle fut l'épouse du Roi
Séqénenrê (ou Taâ II, 1558-1554) dont elle serait peut-être la sœur ou la
demi-sœur, fille de Sénakhtenrê (ou Taâ I) et de la Reine Tétishery. Sa momie
fut découverte vers 1820, avec son cercueil, le masque d'or, un scarabée de cœur et un drap donné par sa nièce la Reine
Ahmès-Néfertari. Le linge était inscrit avec le texte : "Donné à la faveur de
l'Épouse du Dieu, Épouse du Roi et Mère du Roi Ahmès Néfertari peut-elle
vivre". Son couvercle de cercueil est aujourd'hui au Musée de Munich, tandis
que son masque funéraire se trouve au British Museum. Sur son sarcophage, elle se dit être la fille de Tétishery.
Elle est mentionnée sur le linceul de la momie de sa fille, Ahmose (ou Ahmosis), qui a été trouvé dans la vallée des
Reines (Tombe QV47). Ahmosis y est appelée Fille du Roi et de la Sœur du Roi. Ces dénominations stipulent
qu'elle était bien la fille du Séqénenrê et Satdjéhouti. Satdjéhouti portait les titres :
Épouse du Roi (hmt-nswt) ;
Fille du Roi (s3t-nswt) ;
Sœur du Roi (snt-nswt).
Elle donna un ou deux enfants à Séqénenrê, deux filles : Ahmose (ou Ahmosis) qui fut enterrée dans la tombe QV47 de la vallée des
Reines ; Ahmès-Hénoutemipet (ou Ahmosé-Henutemipet) dont la momie se trouvait dans la tombe DB320 de Deir el-Bahari
et est aujourd'hui au musée Égyptien au Caire. Elle fut examinée par Grafton Elliot Smith en Juin 1909.
Hénoutemipet est morte sûrement âgée car elle avait les cheveux gris et les dents usées. Elle portait les titres :
Fille du Roi (s3T-nswt) et
Sœur du Roi (snt-nswt).
Sa momie est très endommagée, probablement du fait des pilleurs de tombe.
SATENIK Reine d'Arménie. Elle fut la fille du Roi des Alains, elle fut l'épouse du Roi
Artaxias I (ou Artašēs ou Artaxes ou Artashes, 189-160).
Elle lui donna six fils : Artavazde I (ou Artavasdes), Vruyr, Mazhan, Zariadres
(ou Zareh), Tiran et Tigrane (ou Tigran).
SATHINIES
Reine d'Arménie, elle épousa le Roi d’Arménie Ardaschès II (88-120).
SATIÂH ou SITIAH ou SITIOH ou
SIT-AOH ou SIT-IAH ou SAT-IAH -
sAt JaH - "Fille de la Lune" Reine d’Égypte
de la XVIIIe dynastie. Elle fut une des épouses du Roi Thoutmôsis III (1479-1425).
Certains spécialistes avancent qu'elle eut le titre de Grande Épouse Royale,
ce que réfutent d'autres dont Christian Leblanc. Elle fut la fille
d'Ipou (ou Ipu) qui occupait le poste de nourrice royale et il est possible que son père fut
l'important fonctionnaire Ahmose Pennekhbet. Satiâh mourut pendant le règne de Thoutmôsis III, selon
certains égyptologues vers l'an 23 ou 24 de son règne (environ vers 1456 av.J.C)
alors qu'il semble que la Grande Épouse Royale fut Méritrê-Hatchepsout. Il n'y a pas d'enfant
connu de son union avec Thoutmôsis III, toutefois, selon Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton,
il est possible qu'elle fut la mère du Prince d'Amenemhat (ou Aménémès),
qui serait décédé avant son père. Satiâh eut les titres suivants :
Épouse du Roi (Hmt-nswt) ,
Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt)
et Épouse du Dieu (Hmt-ntr).
(Voir
Égypte, Les
Reines,
Satiâh).
SATIBARZANE ou SATOBARZANES
(En Grec : Σατιβαρζανης)
Mort en 330. Satrape d'Arie, il fut l'un des trois principaux responsables Perse à l'Est de l'Empire, avec
le Satrape de Bactriane Bessus et celui d'Arachosie Barsaentes sous le règne de Darius III (335-330).
Lorsqu'Alexandre le Grand (336-323) marcha à travers l'Arie vers l'Hyrcanie et les Parthes,
il fut accueilli dans une ville nommée Susia par Satibarzanes, qui fit semblant
de se soumettre au Roi Macédonien, mais qui par la suite se révolta. (Voir
Perse,
Arie,
Satibarzane).
SATKAMÈS Voir
AHMÈS-SATKAMOSÉ.
SATRAPE
Gouverneur dans la Perse Achéménide et Séleucide d’une province appelée
satrapie. Il possédait des grands domaines. Le Satrape "protecteur du
pays" était nommé par le Roi et généralement issu d'une famille noble Perse et
il disposait d'une force armée. Il était chargé de faire régner l'ordre,
d'assurer la sécurité des routes, de protéger l'agriculture et de récolter les
impôts. En échange de sa fidélité au Roi, le Satrape recevait des gratifications
(dons, domaines) et
exceptionnellement une fille du Roi en mariage. Il n'était soumis pour la
perception des impôts à aucun contrôle, d'où les nombreuses extorsions tout au
long de l'histoire Perse. (Voir
Perse,
Satrape).
SATRAPIE
Les Rois Achéménides créèrent une organisation de l'Etat particulièrement
efficace. Le "Shahinshah", le Roi des Rois, déteint le pouvoir central et
était assisté par le "Conseil des Nobles". L'empire était ensuite divisé
en provinces ou satrapies qui dans certain cas regroupaient plusieurs peuples.
Chacune d'entre elles était dirigée par un gouverneur de province, appelé
Satrape qui avait une très grande autonomie. Le Satrape était secondé par un
secrétaire ou chancelier, chargé en réalité de l'espionner et d'informer le Roi
de ses agissements. Le bon fonctionnement de ces Satrapies reposait sur : Un
grand nombre de fonctionnaires, un excellent réseau routier qui facilitait les
communications et les échanges commerciaux et contribuait aussi à la mobilité
militaire. Les contacts avec la cour étaient assurés par des courriers qui
empruntaient ce réseau routier, dont l'axe le plus célèbre était la route royale
qui reliait toutes les satrapies. (Voir
Perse,
satrapie)
Satyros Nom de 2
Rois du Bosphore Cimmérien. Satyros
I Co-Roi du Bosphore Cimmérien de 431 à 391 av.J.C. Fils de
Spartokos (ou Spartocus), il régna conjointement pendant quarante-deux ans avec
son frère Séleucos (431-387). Son fils Leucon I (387-348) lui succéda.
Satyros II Co-Roi du
Bosphore Cimmérien de 310 à 309 av.J.C qui va régner un an conjointement
avec Prytanis (310).
SAÜL
(En Hébreu :
שאול
Šā’ûl ou Sha'ul
"Désiré") 1er
Roi des Hébreux de 1030 à 1010
ou de 1047 à 1007av.J.C.
Il fut le premier Roi à la fois, sacré et politique. Il régna de
Gibeah. Il fut couronné "Roi" (melech) à Guilgal (I Sam. 11:14-12:2).
Plusieurs versions sont connues de sa "prise de pouvoir". Une (1 Samuel
10:17-24 et 12:1-5) présente les Hébreux désireux d'être comme les autres
nations et un mouvement populaire voulut établir une monarchie centralisée. Samuel
assembla le peuple à Mitspa et en dépit de fortes réserves, qu'il ne chercha pas
à cacher, il permit la nomination d'un Roi. Ce fut Saül qui fut choisi et
publiquement sacré. Une autre version (1 Samuel 11:1-11 et 11:15) nous indique
que les
Ammonites, dirigée par leur Roi
Nahash, assiégèrent Jabesh-Gilead, qui fut contrainte de se rendre. Aux termes de
la reddition, les occupants de la ville furent réduits en esclavage et eurent leurs
droits supprimés. La ville envoya alors une lettre aux autres tribus d'Israël
pour les informer de leurs malheurs. Les tribus à l'Ouest du Jourdain rassemblèrent
une armée sous la direction de Saül. Celui-ci conduisit l'armée à la victoire
contre les
Ammonites et en guise de
reconnaissance et de ses compétences militaires, le peuple se rassembla à
Guilgal et acclama Saül comme Roi. Voir
aussi la version Saül fils de Kish. Il eut deux
enfants dont Nikal qui épousa le Roi David. (Voir
Syrie/Palestine,
Hébreux,
Kish et
Saül).
SA-UMU
Roi de Mari de la Ière dynastie au IIIe millénaire.
SAURMAG ou
Sauromaces ou
Sayurmak Nom de 2 Rois
d’Ibérie. SAURMAG I Roi d'Ibérie de la dynastie des Pharnavazides de
237 à 162 av.J.C. Il prit le pouvoir à la mort de son père, Pharnavaz I, mais il
y a aujourd'hui discutions sur les dates de son règne, qui semble peu plausible,
car la durée de règne paraît longue pour l'époque. Selon les annales
Géorgiennes, les nobles du royaume s'unirent pour tuer le Roi, Saurmag prit la
fuite et trouva refuge auprès des Dzurdzuks, la patrie de sa mère, dans les
montagnes de Caucase. Aidé par ceux-ci, il écrasa la révolte et permit à une
partie de ces montagnards de s'installer dans les régions frontalières de
l'Ibérie. Comme son père, il modifia le panthéon en ajoutant deux nouvelles
Déesses, Ainina et Danina. Il mourut sans laisser de descendance, Mirian I son
fils adoptif lui succéda. SAURMAG II co-Roi d'Ibérie de la
dynastie Sassanide de 361 à 363 ap.J.C.
SAUROMATÈS Nom
de 4 Rois du Bosphore Cimmérien. SAUROMATÈS I Julius Tiberius Rois
du Bosphore Cimmérien de 93 à 123 ou 124 ap.J.C. Fils de Rheskouporis I. Il eut
un fils Cotys II qui lui succéda. SAUROMATÈS II Tibérius Julius Rois
du Bosphore Cimmérien de 174 à 210 ap.J.C. Fils de Rhoémétalcès I. Il eut un
fils Rheskouporis II qui lui succéda. SAUROMATÈS III Tibérius
Julius co-Rois du Bosphore Cimmérien de 229 à 232/233 ap.J.C, il régna
conjointement avec son frère Cotys III (228-233)SAUROMATÈS IV co-Rois
du Bosphore Cimmérien de 275 à 276 ap.J.C, il régna conjointement avec son frère
Teinerès (ou Teinarès, 262-278). SAUROMATÈS V co-Rois du Bosphore
Cimmérien de 308 à 312 ap.J.C, fils de Thothorsès, il régna conjointement avec
son frère Rhadamsadès (ou Rhadamsadius, 309-318 ou 323).
SAUSATATAR
Voir SHAUSHTATAR.
Sayurmak Voir
Saurmag I.
SCHAHR BARÂZ
ou Farrukhan Schahr Barâz
ou Shahrbaraz ou Schahryar "Sanglier de l'Empire" Il fut général
commandant en chef des armées du Roi Perse Sassanide
Khosrô II. À la tête de son armée
il avait mené une compagne en
Syrie et en
Palestine de 611 à 614. Il avait
pris les villes d'Apamée, d'Antioche,
de
Damas en 613, puis en 614 de
Jérusalem où il
avait fait massacrer 17 000 habitants Chrétiens. En 618 il conquit
Alexandrie et la Basse-Égypte.
Khosrô II
lui demanda alors de revenir pour faire face à l'offensive l'Empereur
Byzantin Héraclius I (610-641) en
Médie, mais en
623, Schahr Barâz fut défait par l'Empereur. Il commanda l'ultime offensive Perse
contre Constantinople qui échoua faute de flotte mais il dut de nouveau revenir
défendre l'Iran car Héraclius I et ses alliés Khazars après s'être emparé de l'Ibérie
et de l'Albanie du Caucase en 627 pénétrèrent en
Mésopotamie. Après la mort de Kawadh
II, Schahr Barâz se proclama Roi avec l'assentiment d'Héraclius I après avoir
déposé et tué son prédécesseur, le jeune Ardachêr III. Il signa la paix avec
Héraclius I et lui renvoya une relique qui fut acceptée comme la Vraie Croix. En
avril 630, il ne fit pas face à l'invasion de l'Arménie
par le Khazar Chorpan Tarkhanun. Il fut lui même déposé et exécuté après un mois
et demi de règne par une conspiration des grands de l'Empire le 9 juin 630.
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SCIPION
Nom de 4 Consuls Romains.
SCIPION l’Africain PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO
(235-183 av.J.C) Consul Romain en 205. En 211, il fut désigné comme proconsul
en Espagne. Il prit Carthagène et réussit à rallier les chefs Ibères à la cause
Romaine. Il fit la conquête de l’Espagne méridionale. Il passa en Afrique et en
202 remporta une victoire sur les Carthaginois à Zama. Il se heurta à la de ses
adversaires et décida de se retirer dans son domaine de Liternum.
SCIPION l’Asiatique LUCIUS CORNELIUS
SCIPIO Consul
Romain en 190 av.J.C. Frère de Scipion l’Africain, qu’il accompagna dans ses
campagnes. Il lutta contre le Roi Séleucide Antiochos III Mégas (223-187).
SCIPION Emilien PUBLIUS CORNELIUS
SCIPIO AEMILIANUS
(185-129 av.J.C)
Consul Romain en 147 et 134. Fils de Paul Émile, en 149, il fut au siège de
Carthage et le Roi de Numidie Masinissa (206-148) le chargea du partage de son
royaume entre ses fils. Il mit fin à la dernière guerre Punique par la prise de
Carthage.
SCIPION Nasica PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO NASICA
Consul Romain en 138 av.J.C,
il mourut à Pergame en 133.
SCRIBONIA
Princesse Romaine, fille de Lucius Scribonius Libo. Elle fut une des épouses
en 39 av.J.C du futur Empereur Auguste (27 av.J.C à 14 ap.J.C) dont elle divorça
en 38. Elle fut la mère de Julia I (seul enfant naturel d’Auguste) qui épousa l’Empereur Tibère I.
SCYTHE La Scythie est la région du Nord-est de l’Europe,
située au Nord de la mer Noire. Les Scythes étaient des tribus venues de Sibérie
qui ignoraient l'écriture. Au Ier millénaire, les hordes Scythes furent d’abords
des nomades, parcourant les plaines d’Asie centrale puis se fixèrent. Ce fut
sûrement la pression démographique qui les conduisit à quitter leur région. Au
IXe siècle, les Hiung-Nu (Huns) furent repoussés par les Chinois et se
retournèrent vers leurs voisins de l'Ouest qui eux-mêmes repoussèrent leurs
voisins Occidentaux selon un mouvement de vagues successives. Les Massagètes
s'attaquèrent ainsi aux Scythes, établis au Turkestan et en Sibérie Occidentale,
qui eux-mêmes alliés des Assyriens, se retournèrent contre les Cimmériens. Il
arrivèrent sur les rives de la mer Noire au VIIIe siècle. Ils éliminèrent les
Cimmériens dans le Pont vers 638 sous le règne de leur "Roi" Partatua et
contribuèrent à l’anéantissement de l’Ourartou. Vers 628, son fils, Madyes
répondit à l'appel de l'Assyrie, envahie par les Mèdes. Il descendit entre la
mer Noire et la mer Caspienne et il prit Ninive. Il s’empara de la Médie, de la
Syrie et de la Palestine. Maîtres de toute l'Asie, les Scythes s'avancèrent vers
l'Égypte. Ils s’apprêtaient à l’envahir, mais le Pharaon, Psammétique I
(664-610) évita la guerre en leur versant un lourd tribut. Il furent de
terrifiants guerriers, mais désorganisés en dehors des combats, ils ne
possédaient pas d'une administration suffisante pour diriger toute l’Asie. Après
quelques décennies d’occupation, les Mèdes les repoussèrent au Nord de la mer
Noir et de la Caspienne. Certains Scythes se retournèrent alors contre
l'Ourartou, d'autres s'installèrent au Sud-est de la mer Caspienne où ils se
mélangèrent avec les Dahes de la même race qu'eux, une petite quantité atteignit
même les Indes. La plus grande partie de la population Scythe continua son
chemin puis se fixa et exploita les riches terres bordant le Don, la Volga et la
Crimée. Plusieurs royaumes Scythes coexistèrent, chacun formé d’une union de
tribus. Ils furent au nombre de trois à la fin VIe siècle. Les Perses
Achéménides se heurtèrent aux cavaliers Scythes. Vers 514 le Roi Perses Darius I
(522-486), voulu faire cesser les incursions périodiques des Scythes sur son
territoire, il lança contre eux une formidable armée de 700 000 hommes qu'il
commanda en personne. Découragé par la stratégie Scythe qui consistait à refuser
la bataille frontale, Darius I renonça à les vaincre. Les Scythes tentèrent une
contre-offensive en demandant l'alliance du Roi de Sparte, Cléomène I (520-490).
Darius I ayant pris Abydos, colonie de Sparte, l'alliance échoua, ils durent se
contenter de piller la Thrace en 494 et de chasser le Tyran Miltiade (523-489)
de la cité de Chersonèse. Au IVe siècle, des tribus Scythes s'avancèrent sur les
territoires de l'actuelle Roumanie-Hongrie. Il furent battu par le Roi de
Macédoine Philippe II (359-336) mais en ayant infligé une défaite à la phalange
Macédonienne commandée par le gouverneur de Thrace Zépyrion. Ils furent
repoussés par une nouvelle vague nomade, celle de leurs voisins Sarmates venus
de l’Est, de ce fait ils se replièrent sur la Crimée jusqu'à leur destruction
totale par les Goths vers 200 ap.J.C. Les Rois Scythes les plus connu furent :
Partatua, Madyes, Marmares, Zarine, Skiluros.
SCYTHOPOLIS ou
BEÏT-SHÉAN
(En
Hébreu :
בית שאןBet
šeān ou Beït-Shéan ou Beit She'an, en Latin : Scythopolis, en
Grec : Σκυθόπολις, en arabe :
بيسان
Baysān ou Beesān ou Baysan) C'est une ville du Nord-est du pays
de Canaan au Nord d'Israël qui joua un
rôle historiquement important en raison de sa situation géographique à la
jonction de la vallée du Jourdain et la vallée de Jezreel. Outre le fait de la
position stratégique du lieu, celui-ci était aussi favorable au peuplement. Au
Nord du site se déverse le cours d'eau de Nahal Harod, dont l'eau est utilisée
par les habitants et dont le lit profond forme une douve naturelle protégeant la
population d'attaques venues du Nord. La partie Sud-est est délimitée par un
autre cours d'eau, Nahal Sahné, qui rejoint le Nahal Harod pour se jeter enfin
dans le Jourdain. En découle un environnement adéquat au travail de la terre.
Scythopolis est la seule ville membre de la Décapole, fédération des villes
bénéficiant d'une autonomie à l'intérieur de la Palestine Romaine, sur le côté Ouest du
Jourdain. Elle aurait fait office de capitale de la "ligue".
Beït-Shéan se trouvait au carrefour de nombreuses routes, dont la plus
fréquentée est celle reliant la vallée de Beït-Shéan avec les vallées
Galiléennes. Son nom semble dériver du Cananéen qui signifiait "maison de la
tranquillité". (Voir
Syrie/Palestine, la
Décapole,
Scythopolis).
SEÂNKHENRÊ SOUADJTEOU ou SEOUADJTEOU Pharaon de la
XIIIe Dynastie de 1655 à 1652
av.J.C. (Voir
Égypte).
SEÂNKHIBRÊ
Roi d'Avaris sou la
XIVe dynastie.
(Voir
Égypte).
SEÂNKHPTAH ou SEHEKAENRÊ Pharaon de la
XIIIe
dynastie. (Voir
Égypte).
SEB
Pharaon de la
XIIIe dynastie de
1752 à 1751 av.J.C.
(Voir
Égypte).
SEBERCHÉRÈS
Voir SHEPSESKAF.
SÉDÉCIAS
ou ZEDECIAS ou MATTANYA 20e et dernier Roi de Juda de
597 à 586 ou 597 à 587 av.J.C pour
W.F.Albright. Il fut le fils de Josias. Vassal du Roi de Babylone Nabuchodonosor II
(605-562), après la conquête de la Palestine et la prise de Jérusalem en 597 par
ce dernier, il fut nommé gouverneur de la ville. Il se révolta, mais le
15-01-588 Jérusalem fut assiégée. Sa politique anti-babylonienne, attisée par
les Égyptiens, amena une nouvelle prise de Jérusalem le 29-07-587 et une
nouvelle déportation des Juifs en Babylonie. En 586, Sédécias fut battu
définitivement par Nabuchodonosor II qui le condamna à avoir les yeux crevés, il
mourut en captivité à Babylone. (Voir
Syrie/Palestine,
Juda,
Sédécias).
SEDJES HOUDJEFA II Pharaon
de la IIIe
dynastie au XXVIIe siècle av.J.C. (Voir
Égypte).
SÉHEBRÊ Roi
d'Avaris sous la
XIVe dynastie de 1703 à 1699
av.J.C. (Voir
Égypte).
SEHOTEPIBRÊ ou SEHETEPHIBRÊ
Nom de 3
Pharaons.
SEHOTEPIBRÊ I Pharaon
de la XIIIe
dynastie
de 1772 à 1768 av.J.C.
SEHOTEPIBRÊ II ou HETEPIBRÊ
Pharaon
de la XIIIe
dynastie
de 1763 à 1760 av.J.C.
SEHOTEPIBRÊ III
ou
HOR-NEDJHERITEF
Pharaon de la
XIIIe
dynastie
de 1783 à 1781 av.J.C. (Voir
Égypte).
SEHON
Roi des Amorrites de Canaan vers 1100 av.J.C. Il conquerra la région d’Amman
(Jordanie).
SEJAN (20
av.J.C-31 ap.J.C) Ministre de Tibère (14-37). Ambitieux, il prit diverses
dispositions dans l’espoir de succéder à Tibère, mais ce dernier le fit mettre à
mort.
SÉKEMKARÊ
Pharaon de la
VIIIe dynastie.
(Voir
Égypte).
SEKHAENRÊ ou YAKEBM ou YAKOBAAM
Pharaon de la
XIVe ou
XVIe
dynastie. (Voir
Égypte).
SEKHÉPERENRÊ
Roi d'Avaris sous la
XIVe dynastie en
1688 av.J.C.
(Voir
Égypte).
SEKHEMKHET
Voir DJOSER-TÉTI.
SEKHEMIB
PÉRIBSEN Pharaon de la
IIe dynastie de 2694/92 à 2674
av.J.C. (Voir
Égypte).
SEKHEMRÊ KHOUTAOUIRÊ
Pharaon de la
XIIIe dynastie de 1777 à 1776.
(Voir
Égypte).
SEKHEM Voir LÉTOPOLIS.
SÉLEUCIDE
Dynastie hellénistique qui régna sur la Mésopotamie, la Syrie et une partie
de l’Asie Mineure pendant près de 150 ans. Elle fut fondée après la mort
d’Alexandre le Grand, par le Macédonien, Séleucos I (futur Séleucos I
Nikâtor, 305-280), Satrape de Babylonie en
321, puis Roi en 305. Les Séleucides gouvernaient comme les anciens Rois
Achéménides, au moyen de "gouverneurs provinciaux" : Les satrapes. Séleucos I
étendit sa domination de l’Inde à la Méditerranée. Les Séleucides guerroyèrent
fréquemment contre l’Égypte des Lagides qui lui disputait les territoires de
Syrie du Sud et de Palestine, ils perdirent ces derniers définitivement en 200.
Ils durent souvent montrer leur puissance pour empêcher les Dynastes locaux de
se rendre indépendants, comme la Bactriane, l’Arménie, la Bithynie et le Pont.
Un de ces Dynastes, en Asie mineure Attalos I (241-197) fut le créateur de la
dynastie des Attalides, il transforma la forteresse séleucide de Pergame en
capitale d’un nouveau royaume. Les Attalides, aidés des Romains devinrent un des
plus puissants royaumes hellénistiques (voir
Pergame). La force de l’état Séleucide résidait surtout dans la Syrie, d’où le
nom de "royaume de Syrie". En Parthie, en 247, un autre dynaste Arsace I, se
détacha de l’empire Séleucide et fonda la dynastie des Arsacides, cette dynastie
allait peu à peu conquérir l’Empire Séleucide. À partir de 192, l’intervention
d’Antiochos III Mégas, en Grèce provoqua une réaction Romaine, dès lors Rome ne cessa
d'attaquer les Séleucides. En 188, le traité d’Apamée restreignit vers
l’Occident le royaume Séleucide, en 129 il se limita en Orient à l’Euphrate. Les
Juifs révoltés contre les mesures d’hellénisation se rendirent indépendants de
167 à 142 puis de 103 à 76. En 64, Pompée déposa deux prétendants Séleucides,
fit assassiner Antiochos XIII et la Syrie devint province Romaine. (voir
Syrie-Palestine,
Séleucides).
SÉLEUCOS
Co-Roi du Bosphore Cimmérien de 431 à 391 av.J.C. Fils de Spartokos (ou
Spartocus) il régna conjointement pendant quarante-deux ans avec son frère
Satyros I (431-387).
SÉLEUCOS
Nom de 6 Rois Séleucides. SÉLEUCOS I Nikatôr
"Le vainqueur" Roi Séleucide de 305 à 280 av.J.C. Général Macédonien,
satrape de Babylonie de 321 à 316 et 312 à 305, il fut le fondateur de la
dynastie Séleucide. Lieutenant d’Alexandre le Grand, il ne reçut une satrapie
que très tard après la mort de ce dernier. Il contribua à la victoire de
l’Égypte de Ptolémée I Sôter (305-282) sur le Macédonien, Démétrios I Poliorcète
(294-287) à Gaza en 312. Après avoir repoussé les attaques de Démétrios I
Poliorcète et d’Antigonos I Monophtalmos en 310-308, il entreprit une expédition
jusqu’en Inde. Il établit sa capitale à Antioche. Les conflits intérieurs entre
princes macédoniens lui permirent de prendre la Cilicie, puis la partie
méridionale de l’Asie mineure. Il fut assassiné alors qu’il projetait de
conquérir la Thrace et la Macédoine par Ptolémée Kéraunos. Il eut deux épouses:
Apama I, qui fut la
fille de Spatamenès
(ou Spitaménès)
Satrape
de
Bactriane. Elle lui donna quatre enfants :
Deux filles, Apama II
qui épouse le Roi de Cyrène Magas (275-250) et Laodice (ou Laodiké ou
Laodicé). Deux garçons, Antiochos I,
né en
325, qui lui succède et
Achaïos (ou
Achaeus).
Sa deuxième épouse est
Stratonice I,
fille du Roi de Macédoine
Démétrios I Poliorcète. Elle lui
donna
deux filles,
Phila II qui épousa le Roi de
Macédoine
Antigonos II Gonatas (287-239)
et
Stratonice II,
qui épouse le Roi de
Macédoine
Démétrios II l'Étolique
(239-229).
(voir
Syrie-Palestine,
Séleucides,
Séleucos I). SÉLEUCOS II Kallinikos
ou Callinicus
ou Kallémies "Le grand vainqueur"
Roi Séleucide de 246 à 225 av.J.C. Fils d’Antiochos II Théos. Il gagna son surnom de
"Kallinikos" en luttant contre le Roi d’Égypte Ptolémée III Évergète I
(246-222), venu défendre les intérêts de sa sœur lors de la troisième guerre de
Syrie (246-241). La guerre ne lui fut pas très favorable, son frère Antiochos
Hiérax, aidé du Roi du Pont Mithridate III (240-222) se rendit maître de l’Asie
Mineure et Séleucos II ne parvint à s’en débarrasser qu’à la veille de sa mort.
C'est seulement en 232/231 que Séleucos II se décida à mater la rébellion
Parthe menée par Arsace I. Son armée s'avança jusqu'à l'Jaxartes (Syr-Daria). Puis ayant subi
de lourdes pertes, Séleucos II fit la paix avec Arsace qui reconnut sa
suzeraineté. Il épousa Laodice II, fille d'Andromachus de Perse et eut trois
enfants. (voir
Syrie-Palestine,
Séleucides,
Séleucos
II). SÉLEUCOS III Sôter Keraunos Roi Séleucide de 225 à
223 av.J.C.
"Sauveur" ou
Kéraunos ou Ceraunus "Tonnerre", né en 243, de son nom de
naissance Alexandre. Nous ne connaissons que peu de choses de son court règne,
si ce n'est qu'il fût dominé par la guerre en
Asie
Mineure contre le
Roi de
Pergame
Attalos I Sôter (ou Attale,
241-197). Séleucos essaya de récupérer les parties de l'Asie
Mineure qui furent perdues, par
son père Séleucos II
Kallinikos et son oncle Antiochus Hiérax, à
Attalos I,
mais avec des succès mitigés. En
avril-juin 223
(Quelques spécialistes disent
222 ?), Séleucos III fut
assassiné
(empoisonné) par deux de ses officiers lors
d’une campagne contre
Attalos I. SÉLEUCOS IV Philopator Roi Séleucide de
187 à 175 av.J.C. Second fils d’ Antiochos III, il fut associé au pouvoir en
188. Rome exigea de lui, la remise en otage de son plus jeune fils, Démétrios.
Il chargea son ministre, Hélliodore de s’emparer du trésor du temple de
Jérusalem, celui-ci échoua et assassina le souverain en retour. Il épousa
Laodice IV, fille du Roi de Macédoine Philippe V (221-179) et eut trois
enfants, dont sa fille Laodice V qui fut Reine de Macédoine, épouse de Persée
(179-168). (voir
Syrie-Palestine,
Séleucides,
Séleucos
IV Philopator). SÉLEUCOS V Philométor
"Qui aime sa mère" Roi de Syrie Séleucide en 125 av.J.C.
Il fut le fils aîné de Démétrios II
Nikatôr et
de la Reine
Cléopâtre Théa. L'épithète
Philométor "Qui aime sa mère" dans le monde hellénistique fut en général
indiqué lorsque la mère a agi comme Corégent. En mars 125, lorsque
Démétrios II
voulut
s'enfuir par mer, dans sa lutte contre un prétendant au trône Alexandre II
Zabinas,
Cléopâtre Théa le fit tuer à bord de
son navire, près de Tyr.
Cléopâtre, maintenant qu'elle avait
pris le pouvoir devait cependant avec les autres courtisans prendre une décision
sur le prochain Roi. Il y avait trois candidats : Séleucos V qui allait bientôt
être majeur, Antiochos VIII Gryphos (2e fils de
Cléopâtre et
Démétrios II)
et Antiochos IX Cyzique (le fils de
Cléopâtre et Antiochos VII).
Pratiquement l'unanimité alla sur Séleucos V. Cependant ce n'était pas le choix
de sa mère et elle le fit assassiner peu après son avènement (Poignardé) pour
mettre sur le trône son second fils, Antiochos VIII Gryphos. Deux motifs sont
donnés comme raisons à cet acte : Selon une version, Séleucos V, juste majeur,
aurait tenté de revendiquer le trône sans l'accord de
Cléopâtre, l'autre version,
Cléopâtre avait peur qu'il puisse
venger l'assassinat de son père. SÉLEUCOS VI Épiphane Nikatôr Roi de Syrie Séleucide
de 96 à 94/93 av.J.C. Fils d’Antiochos VIII et de Cléopâtre
Tryphaena. À la mort de son père à l'été 96, il lui
succéda à la tête de la branche Sud des Séleucides. Sitôt sa prise de pouvoir il
prit le Nord de la Syrie à son "demi-oncle" Antiochos IX.
Fin 96, les frères de Séleucos VI :
Démétrios III Eukairos
(ou Eucaerus, 95-88) et Philippe I
Épiphane, soutenus par
Ptolémée IX, prirent Damas,
pour leur propre comte. Ils voulurent s'emparer ensuite du Royaume des Nabatéens
mais furent repoussés par leur Roi
Obodas I (96-85).
En 95, finalement Séleucos VI l'emporta provisoirement et il parvint à
reconstituer l'unité du royaume, à l'exception du royaume de
Démétrios III,
en tuant Antiochos IX
dans une bataille. (voir
Syrie-Palestine,
Séleucides,
Séleucos
VI Épiphane Nikatôr). SÉLEUCOS VII Philométor
ou
Kybiosaktes ou
Cybiosactes
(? -56). Il fut le
fils
d’Antiochos X
et de la Reine
Cléopâtre V Sélène I.
Séleucos était inconnu jusqu'à récemment et c'est
à partir de pièces de monnaie émises par lui et sa mère qu'il est présumé fils
d'Antiochos X
et un frère du Roi
Antiochos XIII. Certains spécialistes avancent qu'il semble avoir "régné"
pendant l'occupation de la Syrie par le Roi d'Arménie
Tigrane II (95-54). En réalité, seules quelques villes sont restées fidèles
aux Séleucides pendant cette période.
D'autres qu'il aurait régné peut-être après Philippe II. Enfin il est aussi identifier (Source incertaine) avec Séleucos Kybiosaktes (Cybiosactes,
le Poissard), qui
épousa
Bérénice IV Cléopâtre Épiphane,
il fut assassiné en 56, peut-être sur l'ordre de son épouse.
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