SELGE
ou SELGA
En Grec : Σελγη Ce fut une importante ville de Pisidie
située à environ 950 mètres d'altitude sur le versant Sud des
Monts Taurus, à l'endroit où la rivière Eurymédon se fraye un
chemin à travers les montagnes vers le Sud au Nord-est d'Attalia
(ou Antalya). La ville fut peut-être une Colonie Grecque, car
selon Strabon
(Géographe, historien et philosophe
Grec, 64 av.J.C-23 ap.J.C) ses habitants prétendaient qu'elle
avait été fondée par les Spartiates, mais il ajoute la remarque
quelque peu inintelligible que auparavant, elle aurait été
fondée par Calchas (Devin
Grec qui apparaît dans les récits de la guerre de Troie) ?.
L'acropole de Selge portait le nom de Kesbedion. La région dans
laquelle la ville était située était extrêmement fertile,
produisant en abondance fruits et vin, mais la ville elle-même
était très difficile d'accès, étant entourée de précipices et
des lits des torrents qui coulent vers l'Eurymédon et le Cestrus
(Aujourd'hui Aksu). Du fait de son gouvernement, qui possédait
d'excellentes lois et de sa constitution politique, Selge
atteint le rang de ville la plus puissante et la plus peuplée de
Pisidie. Elle posséda même un moment une armée de 20.000 hommes.
De ces faits ajoutés à une légendaire bravoure de ses habitants,
elle fut considérée comme une dignes héritière des Spartiates.
Les Selgiens ne furent jamais soumis à aucune puissance
étrangère et gardèrent leur propre liberté et d'indépendance.
Lorsque le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323)
traversa la Pisidie en 333, Selge lui envoya des ambassadeurs et
gagna ses faveurs et son amitié. À cette époque, elle était en
guerre avec Termessos et força le Macédonien à attaquer cette
ville. Lorsque Achaïos II (Prince Séleucide, qui gouverna à
partir de 221, les satrapies d'Asie Mineure) se rendit maître de
l'Asie occidentale, Selge étaient en guerre avec Pednelissus
(Ville au centre de la Pisidie) qu'elle avait assiégé, mais en
218 Achaïos II, sur l'invitation de Pednelissus, envoya une
armée importante contre Selge. Après un long et vigoureux siège,
les Selgiens désespérés
envoyèrent des ambassadeurs auprès d'Achaïos II
pour demander la paix. Il leur accorda aux conditions suivantes
: Ils durent accepter de payer immédiatement 400 talents,
restituer les prisonniers de Pednelissus, puis à une deuxième
échéance payer 300 talents en supplément. Nous n'avons plus
aucune précision sur l'histoire de Selge jusqu'au Ve siècle
ap.J.C où la ville semble en effet avoir été encore assez forte
pour repousser une invasion des Goths. Il est étrange que Pline
l'Ancien (Écrivain
et naturaliste Romain, 23-79 ap.J.C) ne parle pas de Selge, car
nous savons à partir de ses pièces de monnaie qu'elle était
encore une ville florissante à l'époque de l'Empereur Hadrien
(117-138). Elle est par contre
mentionnée par Ptolémée (ou Ptolémaïs de Thébaïde, astronome et astrologue
Grec, v.90-v.168) et
Hiéroclès (Géographe
Byzantin, VIe siècle ap.J.C). Indépendamment du vin et de l'huile, la région
autour de Selge fut riche en bois et une variété d'arbres, parmi
lesquels le styrax était vivement appréciée. Selge fut également
célèbre pour un onguent préparé à partir de la racine de l'iris.
Les vestiges de la cité se composent principalement de certaines
parties du mur d'enceinte et de l'acropole. Sont encore visibles
aussi les ruines du Gymnase et du stadium creusés dans la roche,
d'un aqueduc, de la stoa et de la Basilique. On trouve aussi les
contours des deux temples, mais le monument le mieux conservé
est le théâtre, d'une capacité de 8 700 places, restauré au IIIe
siècle ap.J.C. Selge possède aussi une nécropole avec de
nombreuses tombes ornées et des sarcophages.
SELKET
ou SELQIT ou SERKET
"Celle qui fait respirer"
(ou
Selkis en Grec).
Elle fut
la divinité Égyptienne bienveillante qui sur terre protégeait les hommes du venin des
serpents, des scorpions et autres
animaux dangereux.
Dans l'au-delà, elle était associée à Qebehsenouf
pour veiller sur le défunt et l'aider à protéger le vase canope contenant les
intestins du mort. (Voir
Égypte,
Selket).
SELLUM Voir SHALLUM.
SEMAT ou SHEMAYT
- Sm3.t - "La compagne"
Reine d'Égypte de la Ière dynastie. Elle fut une des épouses
d'Horus Den (2914-2867).
Elle
fut identifiée grâce à une
stèle funéraire retrouvée à Abydos. Elle est enterrée avec le Roi à
Oumm el-Qaab.
Ses titres étaient :
Grande (Dame) au sceptre Hetes (wrt-Hts)
Celle qui voit Horus (mAAt-hrw) ;
Celle qui transporte Seth (rmnt-stsh).
On ne connait pas d'enfant de cette union.
SEMENENRÊ Nom
d'1 Pharaons et d'I Roi. SEMENENRÊ ou SEMENNÉFERRÊ Pharaon de la
XVIIe
dynastie de 1582 à 1580 av.J.C. SEMENENRÊ
Roi d'Avaris sous la
XIVe
dynastie. (Voir
Égypte).
SEMENKHKARÊ ou ZANANZA
Pharaon de la
XVIIIe dynastie en 1336 av.J.C. (Voir
Égypte).
SEMENKARÊ
Voir NEBNOUN.
SÉMERKHET ou SEMSEN ou SEMEMPHÈS
Pharaon de la Ière dynastie 2861 à 2853 av.J.C.
(Voir
Égypte).
SEMIRAMIS Voir SAMIRAMIS.
SÉMITE Ensemble des peuples auxquels la tradition attribuait Sem comme ancêtre. La
parenté des sémites fut surtout linguistique.
SEMQEN Voir SALATIS.
SEMSEN ou SEMSOU Voir SÉMERKHET.
SENAAIB ou SNAAIB Pharaon de la
XIIIe dynastie. (Voir Égypte).
SENARKHTENRÊ TAA Voir TAA I.
SENBHENAS ou SOBEKHENAS ou SENEBHENAS Nom de 2 Reines d’Égypte.
SENBHENAS I Reine d’Égypte de la XIIIe dynastie. Elle épousa le Roi Khendjer
(1743-1738). On ne lui connait qu'un seul titre : Épouse du Roi (hmt-nswt).
On n'a plus de trace du nom de son fils, la stèle ou il figurait ayant été détruite au cours de la 2e
guerre mondiale. Le nom de la Reine, lui, a été retrouvé sur un fragment de vase canope dans la pyramide de son époux.
SENBHENAS II Reine d’Égypte de la XIIIe dynastie. Elle épousa le Roi Sobekhotep III (1730-1724).
Il n'y a pas d'enfant connu de cette union. Elle portait les titres :
Princesse héréditaire (iryt-pat) ;
Épouse du Roi (hmt-nswt) ;
Celle qui est unie à la couronne blanche [à la Parfaite] (Xnmt-nfr-HDjt) ;
Grande de louanges (wrt-hzwt) ;
Grande de Grâce (wrt-imAt) ;
Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres (Hnwt tAwy).
SENEBMIOU SOUAHENRÊ Pharaon de la
XIIIe dynastie.
(Voir Égypte).
SENEBSEN ou SONBSEN Reine d’Égypte de la XIIIe dynastie. Elle fut l'épouse du Roi
Néferhotep I (1724-1713). Elle lui donna deux enfants : Haânkhef et Kemi. On
ne connait qu'un titre pour Senebsen :
Épouse du Roi (hmt-nswt).
SÉNEDJ ou SETHENES ou SENED Pharaon de la
IIe dynastie de vers 2735 à 2724
av.J.C. (Voir Égypte).
SÉNÈNMOUT ou SENMOUT - sn-Mw.t
Architecte, Vizir de la Reine Hatchepsout (179-1457) et le précepteur et tuteur
de sa fille Néferourê. Il naquit à Hermonthis (Actuelle Ermant, environ à 30 km au Sud de Louxor).
Il fut le fils de Ramosé et de Hatnéfer. Sa famille, bien que notable du
pays de Ouaouat fut d’origine modeste, mais son ambition lui permit d'accéder
aux faveurs de la Reine. (Voir
Égypte,
Hatchepsout,
Sénènmout).
SÉNÈQUE le Jeune (En latin : Lucius Annaeus Seneca) Philosophe de l'école stoïcienne,
dramaturge et homme d'État Romain. Il naquit dans l'actuelle Cordoue au Sud de l'Espagne d'aujourd'hui, vers 4 av.J.C et
mourut le 12 avril 65 ap.J.C. Conseiller à la cour impériale sous l'Empereur Caligula (37-41), il fut précepteur de Néron
(54-68). Il joua un rôle important de conseiller auprès de ce dernier avant d'être discrédité et acculé au suicide. Ses
traités philosophique comme : De la colère, Sur la vie heureuse ou De la brièveté de la vie et surtout ses
Lettres à Lucilius exposent ses conceptions philosophiques stoïciennes. Ses tragédies constituent par ailleurs un des
meilleurs exemples du théâtre tragique latin avec des œuvres qui nourriront le théâtre classique Français du XVIIe siècle comme :
Médée, Œdipe ou Phèdre.
SENET Reine d'Égypte de la XIIe dynastie. Elle fut une des épouses du Roi Amenemhat II (1928-1895).
Elle n'est connue que par deux statues trouvées dans le Delta. Elles la montrent assise, mais la moitié
supérieure est perdue. L'identification de son mari est difficile, car il n'est pas mentionné sur les statues. Récemment
quelques spécialistes, dont Silke Roth, ont proposé que ce soit Amenemhat II et qu'elle soit la mère de Sésostris II.
Sans plus de preuve il convient d'être prudent sur cette proposition. Elle portait les titres :
Princesse héréditaire (iryt-pat) ;
Mère du Roi de haute et Basse-Égypte (mwt-nswt-biti) ;
Épouse du Roi (hmt-nswt).
SÉNISÉNEB ou SENSENEB ou SENI-SENEB
Reine d'Égypte. Certains
égyptologues avancent qu'il existe des preuves comme quoi cette femme aurait eut le titre de Mère du Roi (mwt-nswt)
et serrait la fille d'un Général nommé Amenhotep. Elle aurait été
selon eux une concubine du Roi Amenhotep I (1525/24-1504) et la mère du Roi
Thoutmôsis I (1504-1492).
Cependant d'autres la donnent comme l'épouse d'Ahmès-Sipair
(ou Ahmosé Sipair), un fils d'Ahmès I
(ou Ahmôsis) avec lequel elle aurait eut Thoutmôsis I.
Cette partie de la généalogie de la XVIIIe dynastie est encore très
floue et les sources très incertaines du fait du manque de document contemporain.
(Voir
Égypte, Les
Reines,
Séniséneb).
SENKAMANISKEN Roi de Napata vers 640 av.J.C.
SENNACHÉRIB (Nom Assyrien Sîn-Ahhê-Erîba "Sîn a compensé les frères (morts)".
Empereur d’Assyrie de la VIIe dynastie de 705 à 681 et Roi de Babylone de 688 à 681 av.J.C. Fils et
successeur de Sargon II, il monta sur le trône et, aussitôt, dut faire face à des révoltes.
Sous l'impulsion des Égyptiens, les Rois de Sidon, d'Ascalon (Ashkelon) et de Juda se liguèrent contre les Assyriens
tandis que dans le Sud le Roi de Babylone, Marduk-Appal-Idin (722-703) qui s'était
enfui vers l'Élam devant l'avance de Sargon, reprenait le trône de Babylone. Sennachérib marcha contre la ville,
la reprit et y installa un gouverneur d'origine Babylonienne, Bel-Ibni. Il mena ensuite une campagne à l'Ouest où
il vainquit le Roi de Sidon, qui s'enfuit à Chypre. En 701, il assiégea le Roi de Juda Ézéchias (726-697),
allié avec l’Égypte, dans sa capitale Jérusalem. Ce dernier livra un énorme tribut mais sauva sa ville.
Cinq campagnes furent ensuite conduites contre l'Élam et les régions du Sud du Tigre rebellées.
En 689, il saccagea Babylone de nouveau révoltée. Il marcha contre l'Égypte mais échoua dans sa
tentative d’invasion. L'armée Assyrienne fut arrêtée à Péluse, aux portes du Delta. Il installa sa capitale à Ninive.
Il y entreprit des travaux gigantesques qui firent de la ville une splendeur. Il épousa Nitocris et Zaqutu et eut
trois enfants. Il fut assassiné dans un temple par deux de ses fils au cours d'une insurrection,
une guerre civile éclata qui fut gagnée par Assarhaddon (681-669). Son fils Assur-Nadin-Shumi fut Roi de Babylone
(700-693). (Voir Mésopotamie,
Assyrie).
SENONE Peuple de l’ancienne Gaule, établi dans le bassin de l’Yonne et une partie
du plateau de Langres. Ce fut aussi le nom d’une population Celte établie sur la
côte Adriatique au IVe et IIIe siècle av.J.C.
SÉOUADJKARÊ
Nom d’1 Pharaon et d’1 Roi d’Avaris. SÉOUADJKARÊ I
Pharaon de la
XIIIe dynastie en 1760 av.J.C.
SÉOUADJKARÊ II Roi d'Avaris sous la
XIVe dynastie de 1696 à 1695
av.J.C. (Voir
Égypte).
SEOUADJTEOU
Voir SOUADJTEOU.
SÉPHORA
Voir CIPPORA.
SEPHRÈS Voir
SAHOURÉ.
SEPTI ou SEPATI
Voir DEN OUDIMOU.
SEPTIME SEVERE LUCIUS SEPTIMIUS
SEVERUS AURELIUS ANTONINUS (né
en 145 ap.J.C) Empereur Romain du 9-6-193 au 12-10-198, puis devint
co-Empereur du 12-10-198 au 4-2-211 avec Caracalla. Il fut usurpateur en
Pannonie de 04 à 06-193. Proclamé Empereur par l’armée du Danube, il ne régna
seul que jusqu’en 198, après avoir éliminé tous les chefs militaires prétendant
au trône. Il remplaça les prétoriens par des soldats d’origine provinciale. Il
assura son pouvoir à Rome par la terreur. Il fit des campagnes contre les
Parthes, en 197 et 202. Il épousa en 175, Paccia Marciana (morte en 185) et en
180, Julia Domna, fille de Julius Bassianus (morte
en 217). Il eut deux enfants à chaque mariage, dont au deuxième Caracalla qui
lui succéda.
SEQENENRÊ TAA
Voir TAA II.
SEQUANE
Peuple de la Gaule Celtique, en 61 av.J.C, il tentèrent, aidé des Suèves
d’envahir la Gaule centrale, mais furent arrêtés par Jules César.
SÉRAPIS
Nom d’un Dieu Greco-Égyptien (ou Sarapis ou Sárapis,
en Grec : Σάραπις)
Selon Plutarque (48-v.125, philosophe, biographe et moraliste Grec), est
un mélange des Dieux
Osiris
et Apis.
Il est le Dieu de la vie et de la mort à la fois. Il ne cesse, bien
qu'immortel, de mourir et de renaître. Il est aussi un Dieu guérisseur des
hommes et est également lié à la fertilité des sols.
Dans son sanctuaire de Canope, il est surtout vénéré en tant que Dieu
guérisseur.
Ce Dieu récent dans l'histoire Égyptienne, a été introduit dans le pays
(Toujours selon Plutarque) par
Ptolémée
I, dont les prêtres ont transformé le nom du Dieu Égyptien Ousir Hâpy (ou Oser-Api) vénéré au Serapeum de
Memphis,
en Sérapis, lui donnant les attributs
de plusieurs Dieux Égyptiens et Grecs.
(Voir
Égypte,
Sérapis).
SEREKH Le nom
d'Horus qui identifie le Pharaon est inscrit dans un rectangle surplombant une
façade de palais stylisée et surmontée d'un faucon, on appelle cet ensemble un
Sérekh. (Voir
Égypte,
Titulature).
SERETHOR
Reine d'Égypte de la Ière dynastie. Elle fut une des épouses d'Horus Den
(2914-2867). Elle
fut identifiée grâce à une stèle
funéraire retrouvée à Abydos. Elle est enterrée avec le Roi
à Oumm el-Qaab.
On ne connait pas d'enfant de cette union.
SERVIUS TULLIUS
6e Roi de Rome de 579 à 535 av.J.C, d’origine Étrusque. Il épousa Tarquinia
fille de Tarquin l’Ancien et eut deux filles prénommées, Tullia qui épousèrent les deux fils de Tarquin l’Ancien, la première
Arruns Tarquinius et l’autre le Roi de Rome Tarquin le Superbe. Il mourut assassiné. On lui attribue la
division du peuple Romain en centuries et la construction de remparts.
SESHEMETKA ou SHECHEMETKA ou SEMAT ou
SERETHOR ¤Sm.t k3 -
"Celle qui dirige le Ka" ou "Le Ka la guide" ? Reine d'Égypte, elle fut peut-être une des épouses
de son demi-frère Horus Djer (2974-2927). Elle n'est donnée comme épouse de ce
Roi que par certains
spécialistes, dont Wolfram Grajetzki, William Matthew Flinders Petrie,
Lana Kay Troy et
Ann Macy Roth. Elle est connue à partir d'une stèle du complexe funéraire d'Horus Den à
Oumm el-Qaab (tombe O-326) ce qui fait supposer à d'autres égyptologues qu'elle
fut peut-être une épouse de ce dernier. Enfin, elle fut selon certains chercheurs une fille du Roi Horus Aha,
mais nous ne connaissons pas le nom de sa mère. Donc beaucoup de suppositions
mais aucune preuve formelle sur cette Reine. Ses titres étaient :
Grande Dame au sceptre Hetes (wrt-Hts) ;
Celle qui voit Horus (mAAt-hrw) ;
Celle qui transporte Seth (rmnt-stsh).
Dans les annales royales du Caire il est
indiqué que sa mère se nomme Batirès, mais son histoire reste une énigme. Si
elle fut l'épouse d'Horus Den elle lui donne un enfant : Horus Adjib qui succède à son père.
Si elle fut l'épouse d'Horus Djer, il n'y a pas d'enfant connu de cette union.
SESHSESHAT ou
SESCHESCHET ou SESHESESHET ou SESCHSESCHET ¤¤ sS.t
Nom d'une Reine et d'une Princesse d'Égypte de la VIe dynastie. SESHSESHAT I Reine d'Égypte de la VIe dynastie.
Elle fut sûrement la mère du Roi Téti I (2323-2291). Selon quelques spécialistes, dont Hartwig Altenmüller, elle eut pour
époux un nommé Schepsipouptah (ou Schepsipuptah). On lui attribue aussi un autre fils au nom de
Mehou (ou Mehu). Elle prendra le titre de Reine lorsque son fils Téti,
par son mariage avec Ipout I, la fille d'Ounas (2356-2323),
gagnera le trône rapprochant ainsi deux factions au sein de la famille royale. On a retrouvé une
inscription qui désigne Seshseshat I avec le titre de :
Mère du Roi (mwt-nswt).
Sa pyramide fut découverte sur le site de Saqqarah en
septembre 2008. La nouvelle fut révélée au public le 8 novembre 2008 par
Zahi Hawass, directeur des Antiquités Égyptiennes. La pyramide se situe
à proximité des deux autres petites pyramides du complexe funéraire de
Téti I, dans des clôtures séparées au Nord de la pyramide du Roi. Ce
n'est qu'en janvier 2009 que furent connues les premières découvertes
faites dans la chambre funéraire de la Reine. Celle-ci fut visitée par
les pilleurs de tombe mais il restait encore le sarcophage qui contenait
les restes d'une sépulture : Crâne, jambes et os du bassin, dont
certains étaient encore bandés. Les chercheurs ont aussi mis au jour
quelques poteries. Toutefois en raison du manque de documents écrits on
ne peut clairement confirmer qu'il s'agit avec certitude du tombeau de
Seshseshat I. Il est important de signaler que cette Reine fut honorée
très longtemps après sa mort. Lors de la XVIIIe dynastie (1549-1295) sa
mémoire n'est pas tout à fait éteinte puisque l'on retrouve son nom dans
le Papyrus Ebers. Le nom de la Reine y apparaît sous la forme courte Sefchen et elle
est appelée "la mère de Téti". Dans le papyrus, à un endroit (ibid., 468; 66,15 à 66,18)
on trouve un remède pour la perte des cheveux, dont la Reine est l'auteur supposé.
SESHSESHAT II Voir OUATET-KHETHOR.
SÉSOSTRIS Nom
de 4 Pharaons. SÉSOSTRIS I KHÉPERKARÊ Pharaon de la
XIIe
dynastie de 1962 à 1928 av.J.C. SÉSOSTRIS II KHÂKHÉPERRÊ
Pharaon de la XIIe dynastie de 1895 à 1878
av.J.C. SÉSOSTRIS III KAKAOURÊ Pharaon de la
XIIe dynastie de 1878 à 1843 av.J.C. SÉSOSTRIS IV SENÉFERIBRÊ
Pharaon de la
XIIIe dynastie.
(Voir
Égypte).
SÉTAOU ou
SETAU
Il fut vice Roi de Kouch dans la seconde moitié du règne de Ramsès II (1279-1213).
Sétaou fut "diplômé de l'Ecole Royale" et jouissait d'une expérience
impressionnante au service du Roi qui est détaillée dans une longue inscription
autobiographique sculpté à Ouadi es-Seboua. Sétaou attira l'attention du Roi et
fut promu "Grand Sénéchal d'Amon". Il a aussi servi à titre de surintendant des
finances et chef du Festival Amon avant d'être finalement nommé le vice-Roi de
Nubie. Le temple de Ouadi es-Seboua fut construit pour Ramsès II par Sétaou
autour de 1236 ou de l'an 44 du règne de ce Pharaon. Onze de ses stèles,
maintenant au Musée du Caire, ont été trouvés dans la cour de ce temple et
permettent d'établir sa carrière et de comprendre les fonctions précises d'un
vice-Roi.
En dehors du temple de Ouadi es-Seboua, Sétaou a aussi érigé un temple à Gerf
Hussein sur la rive occidentale du Nil autour de l'an 45 de Ramsès II. Ce
temple, appelé la "Maison de Ptah" était dédié à Ptah-Tatenen et Hathor,
associé avec le Pharaon lui-même. Une allée de sphinx conduisaient à un pylône
servant d'entrée d'une cour péristyle ornée de statues colossales Osiris. Sétaou
note dans sa série de stèles autobiographiques qu'une grande partie de son
personnel était des captifs étrangers et que son travail était financé par le
butin de guerre capturé par Ramsès II dans ses campagnes. Sétaou a également
construit ou rénové un temple à El Kab. Sa tombe (TT289) se trouve à
Dra Abou el-Naga.
Son couvercle de sarcophage et sa stèle funéraire sont aujourd'hui au British
Museum. Ce tombeau est grand et décoré avec des scènes allant d'un cortège
funèbre, à des scènes du Livre des Morts, ou des scènes de Sétaou parfois avec
sa femme Nofretmout. Il possède aussi une tombe à El Kab (EK4). Sur le
mur extérieur de sa tombe se trouve une stèle qui le montre avec sa femme
adorant Re-Horakhty et Khépri. Les peintures intérieures du mur Sud, à droite de
l'entrée du tombeau, montrent le propriétaire avec sa famille et nous offrent
différentes scènes dont une représentation de la barque de Nekhbet.
(Voir pour cette tombe à El-Kab).
SETEPENRÊ {L'élue de Rê, stp.n-ra}
Princesse
d’Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle fut la 6e et dernière fille du Pharaon Amenhotep IV (ou
Akhénaton, 1353-1338) et de la Reine Néfertiti.
Elle
naquit
fin de l'an 9 début de l'an 10 du règne de son père.
Ce nom à généralement été employé par les Rois et Pharaons rarement pour une
fille et comme sa sœur
Néfernéferourê il est à noter qu'il n'inclut pas
celui d'Aton.
Aujourd'hui encore nous savons peu de chose au son sujet de cette Princesse. On
suppose qu'elle est morte très jeunes, elle ne devait avoir guerre plus de
quatre/cinq ans, probablement comme ses deux autres sœurs,
Mâkétaton
et Néfernéferourê
autour de l'an 14. On peut supposer que c'est de la peste. Il est même
très probable qu'elle soit morte avant elles.
(Voir
Égypte,
Setepenrê).
SETH Dieu
d’Égypte ou Setekh,
Setesh, Seti, Sutech, ce fut une
divinité guerrière, il est le Dieu de la foudre et du tonner, de la violence
et du mal, du désert et de l'aridité et des pays étrangers. Il est
considéré dans l’ancienne Égypte comme la personnification du mal capable
de détruire toute forme de vie. À l'origine, Seth incarne donc les forces
violentes de la nature, puisqu'il déchaîne les orages et les tempêtes et
symbolise les éléments hostiles et perturbateurs.
(Voir
Égypte,
Seth).
SETH Nom d'1
Pharaons et 1 Roi. SETH I Pharaon de la
XIIIe dynastie en 1733 av.J.C.
SETH II Roi
d'Avaris sous la
XIVe
dynastie.(Voir
Égypte).
SETHENES
Voir SÉNEDJ.
SÉTHI Nom
de 2 Pharaons. SÉTHI I MENMAÂTRÊ Pharaon de la
XIXe
dynastie de 1294 à 1279 av.J.C. SÉTHI
II OUSERKHÉPEROURÊ SETEPENRÊ Pharaon de la
XIXe
dynastie de 1203 à 1194 av.J.C.
(Voir
Égypte).
SETHNAKHT
OUSERKHAOURÊ SETEPENRÊ Pharaon de la
XXe
dynastie de 1186 à 1184 av.J.C.
(Voir
Égypte).
SEUTHÈS
Nom de 4 Rois de Thrace. SEUTHÈS I Roi de Thrace de 424 à
415 ou de 424 à 410 av.J.C, neveu (fils de Sadocos) ou frère selon d'autres
sources, de Sitalcès à qui il succéda. Il se rendit impopulaire pour avoir
fraternisé avec le Roi de Macédoine Perdiccas II (454-413) qui avait mené la
campagne contre son oncle. Vers la fin de son règne il mena une campagne contre
Athènes. Il mourut après une grave maladie. Il fut le premier à faire frapper
des monnaies d’argent. Il épousa Stratonice fille du Roi de Macédoine Alexandre
I (498-454). Selon certains spécialistes il eut un fils Mæsades. SEUTHÈS II
Co-Roi de Thrace de 405 à 384 ou 380 av.J.C avec Mæsades (Son père ?) et
Eurizelmes. Il eut un fils Cotys I (384-359). SEUTHÈS III Roi de
Thrace de 341 à 323 (ou 341 à 323) av.J.C, puis devint co-Roi de Thrace de 322 à
306 avec Lysimaque. Il serait selon certains spécialistes un frère de Cotys I et
pour d'autres le fils de Cersobleptes I. Il ne fut Roi que d'une partie de la
Thrace et régna sous la tutelle du royaume de Macédoine. En 325, après la mort
du gouverneur de Thrace Zopyrion, Seuthès III se révolta contre la domination
Macédonienne, mais il fut rapidement soumis par Antipatros. En 323 à la mort
d'Alexandre le Grand, Seuthès III se révolta à nouveau, il se heurta cette fois
ci à Lysimaque, le nouveau gouverneur de Thrace. En 322, il fut finalement
battu par Lysimaque avec qui il régna conjointement. Seuthès III fut contraint
de reconnaître sa suzeraineté mais celle-ci demeura très formelle et le Roi se
dota d’une superbe capitale, Seuthopolis. En 313, il s'allia à Antigonos
I Monophtalmos qui tentait de conquérir le trône de Macédoine. Il mourut
en 306 et Lysimaque gouverna seul le royaume. Il eut un fils Cotys père de Tirès
III (Roi vers 255). SEUTHÈS IV Roi de Thrace de 200 à 171 av.J.C. Fils
de Tirès III. Il eut un enfant Cotys II qui lui succéda. (Voir
Grèce,
Thrace).
SEVERE Nom de
3 Empereurs Romains. SEVERE ALEXANDRE MARCUS AURELIUS ANTONINUS SEVERUS
ALEXANDER (né en 208
ap.J.C)
Empereur Romain du 13-3-222 au 18-3-235. Fils de Julia Mamaea (assassinée en
235) descendante de la sœur de Julia Domna. Il fut adopté par Élagabal
(218-222). Il fut César de 221 à 222. Il remania les fonctions des sénateurs. Il
toléra le Christianisme. Après une campagne victorieuse contre les Perses en
232, il fut tué dans une sédition des soldats du Rhin. Il épousa Cneia Seia.
SEVERE II FLAVIUS VALERIUS SEVERUS
co-Empereur Romain du 25-7-306 à
03-307 ap.J.C. Fils adopté de Constance I Chlore, il fut battu par Maxence et
mis à mort. SEVERE III LIBIUS SEVERUS Empereur d’Occident du
19-11-461 au 14-11-465 ap.J.C. Désigné par Ricimer, il fut seulement
l’instrument de celui-ci. Il fut assassiné.
SÉVÈRE Dynastie Romaine de 195 à 235
ap.J.C qui compta les Empereurs, Septime sévère, Caracalla, Geta, Élagabal et
Sévère Alexandre.
SEVERUS Bar Ma'Nu
Roi d'Osroène et d’Édesse de 212 à 214 ap.J.C.
SHA
Voir ACH.
SHAGARAKTI-SHURIASH
Roi de
Babylone, de Mari et d'Hana de la dynastie Kassite de 1256 à 1243 av.J.C.
SHAHPUR Voir
CHAHPUHR.
SHAHRBARAZ
Voir SCHAHR BARÂZ.
SHAH SHENENDIH
Peut-être Roi des Perses Sassanides en 631 ap.J.C. Il épousa
la Reine Bûrândûkht (ou Bôran ou Pôran
ou
Pooran Dokton Tourandokt ou Pûrandokht
"Fille au visage rose", 630-631),
fille de Khosrô
II Purveez.
SHALLUM
ou SALLUM ou
SALLOUM (En
Hébreu :
שלם בן-יבש מלך ישראל, Shallum ben Yavesh). 15e Roi
d’Israël en 749 av.J.Cou 752
E.R.Thiele ou 745 W.F.Albright.
Il fut le fils de Jabesh. Il détrôna et tua Zacharie, mais fut mis à mort par
Ménahem qui lui succéda. Il ne gouverna qu’un mois. Le second Livre des Rois dit
: "Il a conspiré contre Zacharie et il le frappa devant le peuple, le tua et
régna à sa place" (2 Rois 15:10) "Il régna seulement un mois en Samarie"
(15:13) "avant que Ménahem le mit à mort à son tour et devint Roi à sa
place" (2 Rois 15:14, 15, 17).
SHAMASH Dieu
du soleil chez les anciens peuples Sémites, on le représentait souvent sous la
forme d’un disque ailé. Ce nom rentre dans la composition de plusieurs noms de
Rois de Babylone.
SHAMASH-MOUDAMMIQ
ou SAMAS-MUDAMMIQ Roi de Babylone de la VIIIe dynastie
de 942 à 900 av.J.C. Il va combattre l'Empereur d'Assyrie Adad-Nirâri II
(912-891) alors qu'il venait de subir une attaque des Élamites. L'Assyrien
sortira vainqueur de la lutte.
SHAMASH–SUMA-UKIN ou SAOSDOUKIN
ou SAMAS-SUMA-UKIN
ou
SHAMASH-SHUM-UKIN
Roi de Babylone de 669 à 650 av.J.C, il fut le frère aîné de
l’Empereur d’Assyrie Assurbanipal (669-626), leur père Assarhaddon ayant partagé
en deux l’empire. En 668, celui-ci ramena la statue de Marduk à
Babylone. En 652, poussé par la rébellion des Babyloniens dont il soutint la
cause, il se révolta contre Assurbanipal
avec l'aide des
Chaldéens et des
Élamites.
Il fut
repoussé par son frère. Assurbanipal
tint le siège de Babylone qui dura deux ans de de 650 à 648. En 648,
Shamash-Suma-Ukin, se
suicida en incendiant son palais. Après cette nouvelle révolte, la cité subit
une nouvelle répression. (Voir
Mésopotamie,
Babylone).
SHAMMURAMAT
Voir SAMIRAMIS.
SHAMSHI-ADAD
ou SAMSI-ADDU ou
SHAMSHI-ADAD I
Roi Amorrite d'Ekallaté (Ekallatum) de 1814 à 1775 et Empereur d’Assyrie de 1796
à 1775 av.J.C. Son nom signifie "Addu (le dieu de l'Orage) est mon soleil".
Il fut le fondateur de ce Royaume de Haute-Mésopotamie. Fils du Roi d’Ekallaté Ila-Kabkabu (ou
Igur-Kabkabu sur une brique d'Assur) originaire d'une dynastie Amorrite,
apparentée à celle de Babylone, ce qui explique que ces deux familles restèrent
toujours alliées. Il eut un début de règne difficile car il fut battu par le Roi
d'Eshnunna Naram-Sin (2255-2218) qui le chassa d'Ekallaté et le força à se
réfugier à Babylone, chez le Roi Sîn-Muballit (1813-1793). Il
résida un moment à Babylone, puis, à la mort de Naram-Sin, il s'empara de la forteresse d'Ekallaté, qui
commandait une région à l'Est du Tigre. Il
marcha ensuite sur Assur et détrôna Erishum II en 1796 et où il prit le
titre d’Empereur d’Assyrie (shar kishshati "Roi de
la totalité du pays"). Il fit rédiger une liste dynastique
Assyrienne dans laquelle il incluait ses propres ancêtres dans la liste des Rois
d'Assur pour légitimer son usurpation, ce qui fit qu'il fut considéré à tort
comme un Roi Assyrien, ce qu'il ne fut jamais. Pour mieux contrôler son royaume,
qui fut le plus vaste de son temps, il établit son
centre administratif
dans la ville de Shekhna, qu'il renomma Shubat-Enlil
(ou Tell Leilan), ce qui lui assura un contrôle sur le haut Euphrate.
Souverain de Mari qu'il prit en 1794, il y établit comme gouverneur son
fils Iamash-Adad (Iasmakh-Addu
1790-1775) et il installa son deuxième fils,
Isme-Dagan I qui devait lui succéder à Ekallaté, avec
la gestion des provinces orientales. Son empire comprit Terqa (ou Tirqa,
Tell Ashara auj.), Mari, Arrapha, Ninive. À partir de ce moment,
Shamshi-Adad choisit de stabiliser son royaume, il s'allia avec le Roi Isbi-Adad
(ou Ishkhi-Addu) de Qatna face à son grand ennemi, le Roi Amorrite Sumu-Epukh
(?-1781) d'Alep. Il soumit ce dernier et
étendit son Empire : Vers l'Est, jusqu'aux montagnes du
Kurdistan et au Zagros et à l'Ouest, il contrôla les routes conduisant en
Cappadoce. Les villes de Babylone et Eshnunna furent un temps ses
vassales. Son royaume faiblit peu à peu après 1780, notamment sous
l'effet de révoltes des anciens Rois chassés et soutenus par le Roi d'Alep, mais
aussi après une épidémie meurtrière qui frappa le pays de Mari. Shamshi-Adad
mourut en 1775, et son royaume s'effondra alors avec lui : Iamash-Adad disparaît
lorsque Zimri-Lim s'empara de Mari et seul Ishme-Dagan réussit à se maintenir
avec difficulté sur le trône d'Ekallaté.
SHAMSHI-ADAD
ou SAMSI-ADDU Nom de 5 Empereurs d’Assyrie.
SHAMSHI-ADAD II Voir ci-dessus SHAMSHI-ADAD.
SHAMSHI-ADAD II
Empereur d'Assyrie de la Ière dynastie de 1586 à 1561. Fils de Erishum III. Son
fils Isme-Dagan II lui succéda. SHAMSHI-ADAD III Empereur d'Assyrie de
la Ière dynastie de 1545 à 1529 av.J.C, petit-fils de
Kidin-Ninua.
SHAMSHI-ADAD IV Empereur d'Assyrie de la Ve dynastie de 1054 à 1051
av.J.C. Troisième fils de Téglath-Phalasar I. Il détrôna son neveu Eriba-Adad
II. Il fut le dernier souverains de la Ve dynastie. Il eut un enfant
Assur-Nasirpal I qui lui succéda. SHAMSHI-ADAD V Empereur d’Assyrie
de la VIe dynastie de 824 à 810 av.J.C et Roi de Babylone de 812 à 811. Fils de
Salmanasar III. Il épousa Samiramis (ou Sémiramis) qui fut Régente à sa mort. Il
fut chargé en 825 par son père de mater une rébellion interne mené par son
propre frère. Il mit 5 ans à venir à bout de cette révolte qui s’étendait à
vingt-sept villes. À peine cette révolte matée, il dut affronter les Mèdes et
les Perses pour assurer l'approvisionnement de son armée en chevaux et faire
face aux menaces de l'Ourartou. Puis, il se tourna vers le Sud et battit le Roi
de Babylone. Il se fit alors couronner "Roi de Sumer et d'Akkad". Mais au long
de son règne l'Assyrie perdit beaucoup de territoire et son pouvoir s'amoindrit.
Il eut un enfant Adad-Nirâri III qui lui succéda. (Voir
Mésopotamie,
Assyrie).
SHANIP ou SANIPU Roi d'Ammon vers 740 à vers
720 av.J.C. En 734,
il devint un vassal de l'Empereur d'Assyrie Téglath-Phalasar III
(ou
Tiglath-Pileser,
745-727).
Pudu-Ilu (ou
Pado'el,
v.720-v.680) lui succéda.
SHAPENEOUPET ou SHAPENUAPIT Voir CHÉPÉNOUPET.
SHAPUR
Voir CHAHPUHR.
SHAQILAT
Nom de 2 Reines de Nabata. SHAQILAT II
Reine de Nabata, elle épousa son frère le Roi de Nabata Malichos III (40-70).
Elle assura l'interrègne jusqu'à la majorité de son fils Rabbel II Sôter (70-106 ou ar-Rabil).
SHAREK Voir
SALATIS.
SHAR-KALI-SHARRI Voir
SAR-KALI-SARRI.
SHARMA-ADAD ou SARMA-ADAD Nom
de 2 Empereurs d'Assyrie. SHARMA-ADAD I Empereur d'Assyrie de la Ière
dynastie de 1673 à 1662 av.J.C, fils de Libaia. Il eut un enfant Iptar-Sin qui
lui succéda. SHARMA-ADAD II Empereur d'Assyrie de la Ière dynastie de
1601 à 1598 av.J.C, fils de Kindi-Ninua, ce fut son frère Erishum III qui lui
succéda.
SHARRIA Roi
d'Eshnunna vers 1865 av.J.C.
SHARRUN-KIN
Voir SARGON d’Akkad.
SHASOU ou SHASU Shsw
"vagabond" Le terme shasou apparaît dans les documents Égyptiens après la
chute des Hyksôs. Il décrit des bédouins localisée d'abord en Transjordanie, qui
sont ensuite cités en Palestine du Sud, puis dans une région plus au Nord,
autour de Megiddo et Bet-Shean. On trouve des Shasous à l'Est de l'Égypte,
depuis l'Est du Delta du Nil, jusqu'en Transjordanie méridionale. Quelques
documents attestent leur présence au Nord jusqu'en Syrie. Une liste de Ramsès
III trouvée à 'Amarah reproduit une stèle plus ancienne datée du règne
d'Amenhotep
III (1390-1353
av.J.C). Elle donne des toponymes associés aux Shasous. Selon R.Givéon, le mot
SAsw
pourrait dériver de l'Égyptien "vagabond" ou "errer" ou encore de
SAs
"aller, passer au travers", ou du Sémitique "voler, piller". Il
pourrait s'agir d'un terme désignant ceux qui se déplacent dans le désert, de la
même manière que le terme arabe bédouins. Le terme Canaanéen šasah
"piller" témoigne de la mauvaise réputation (maraudeurs, voleurs)
associée au terme. De même, le papyrus Anastasi
I témoigne de l'antipathie que les Shasous inspiraient aux Égyptiens,
reflétée également dans l'histoire de Joseph. La première occurrence se trouve
dans l'inscription biographique trouvée à El-Kab de l'amiral Ahmosé, qui raconte
avoir fait des prisonniers Shasou en servant le Roi Âakhéperenrê (Thoutmôsis
II, 1492-1479 av.J.C). Les Shasous se trouvaient sur son chemin alors
qu'il menait une expédition punitive vers le Nord. Pour R.Givéon le seul
évènement pouvant expliquer l'apparition des Shasous à cette date est
l'expulsion des Hyksôs (autour de 1550). En l'an 39 de Thoutmôsis
III (1479-1425
av.J.C), pendant sa 14e campagne, le Roi combat les Shasous avant d'atteindre le
Rétjénou (ou Retenu,
c'est à dire Canaan). Ceux-ci se trouvaient donc dans le Sud de la Palestine à cette époque.
D'après la grande liste du Roi, ils se trouveraient plus précisément dans le
Negev. Les autres documents de la
XVIIIe dynastie
attestent de l'importance grandissante des Shasous en Palestine, par le nombre
importants de prisonniers fait, surtout à l'époque d'Amenhotep
II (1428-1401
av.J.C), puis par leur nomination aux côtés des plus grands ennemis de l'Égypte,
comme Babylone ou Tehenou (Libye). Pendant le règne d'Amenhotep
III (1390-1353
av.J.C) il est évoquée une implantation des Shasous à proximité de la ville
biblique de Dothan. L'endroit est connu comme un lieu où les bédouins amenaient
leurs troupeaux. L'histoire de Joseph fait également mention de nomades qui
viennent abreuver leurs bêtes à une source près de Dothan. Lors de la campagne
du Pharaon Séthi
I (1294-1279),
largement attestée comme un évènement historique par la présence de stèles de
victoires retrouvées à Megiddo et Beth Shean, les Shasou vivent dans une région
fertile en eau et montagneuse entre Sileh à l'Est du Sinaï et Pa-Canaan
(peut-être la ville de Gaza ?). Datant du règne de Mérenptah (1213-1203 av.J.C)
le papyrus Anastasi
VI parle des Shasous d'Édom, pays avec lequel l'Égypte est maintenant en
paix : Le pharaon autorise ces bergers à venir faire paître leurs troupeaux.
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SHATTIWAZA
ou SHATTIWAZZA Empereur du Mitanni vers 1350 à vers 1320
av.J.C. Il fut le fils de Tushratta. Après l'assassinat de son père il dut
prendre la fuite, il aurait d’abord été cherché refuge à Babylone, puis serait
allé à la cour de l'Empereur Hittite Souppilouliouma I (1382-1342) qui l’aurait
marié à une de ses filles et qui l'aida à reprendre son trône. Il eut un enfant
Shattuara I. (Voir
Asie Mineure,
Mitanni,
Shattiwaza).
SHATTUARA
ou SHUTTUARA Nom de 2 Empereurs du Mitanni. SHATTUARA I Empereur
du Mitanni vers 1320 à vers 1300 av.J.C. Sont origine est incertaine, certains
spécialistes pensent qu’il était le second fils de Artatâma II et d'autres le
fils de Shattiwaza. Un texte de l'Empereur d'Assyrie Adad-Nirari I (1308-1275)
raconte comment il enleva au Mitanni les pays du Tigre et du Khābūr (ou Habur,
actuelle Haut Djézireh) en se proclamant "Roi de l'univers" et comment le
Roi Shattuara I se rebella et commit des actes d’hostilité contre lui. Il dit
avoir capturé, Shattuara et l’avoir amené à Assur, où il lui aurait fait prêter
allégeance. Puis Adad-Nirari I l'aurait autorisé à retourner au Mitanni, contre
un tribut à payer régulièrement. Il eut un enfant Wasashatta qui lui succéda.
(Voir
Asie Mineure,
Mitanni,
Shattuara I).
SHATTUARA II Empereur du Mitanni vers 1280 à vers 1270 av.J.C. Fils de
Wasashatta. Shattuara II
comme son père voulut se libérer des Assyriens et
avec l'aide des Hittites et des nomades Ahlamu (ou
Ablamu-Arameens) il se révolta. Ils furent
écrasés par l'armée Assyrienne de l'Empereur Salmanasar I (1275-1245). Ses
inscriptions mentionnent : Qu'il aurait tué 14 400 hommes et que les survivants
furent rendus aveugles et renvoyés au Mitanni ?. Que 180 villes furent
détruites, dont Taidu et Irridu "Salmanasar I abattit comme des
moutons les armées des Hittites et de leurs alliés Ahlamu". Avec ses
victoires, Salmanasar I put imposer sa domination jusqu'à Karkemish, ce qui met
fin au royaume du Mitanni. Une partie de sa population est déportée et il devint
la province Assyrienne d'Hanigalbat. (Voir
Asie Mineure,
Mitanni,
Shattuara II).
SHAUSHGA-MUWA ou SHAUSHGAMUWA ou Šaušgamuwa Roi de l'Amourrou de vers 1230 à vers
1210 av.J.C. Il fut le fils de
Benteshina et lui succéda.
Il refusa dans un premier temps de livrer sa sœur a son époux le
Roi d'Ougarit.
Celle-ci c'était réfugiée chez lui. Intervinrent alors le souverain de
Karkemish
Ini-Teshub et celui
des
Hittites
Tudhaliya IV (ou
Touthalija ou Duhalijas, 1234-1220),
dont il fut à la fois neveu et le beau-frère, qui le forcèrent à livrer la jeune
femme. Celle-ci fut probablement
exécutée plus tard par
Ammistamru II.
Dès son arrivée au pouvoir, les relations entre
Shaushga-Muwa et sa
famille
du
Hatti
étaient
régies par un traité. (Voir
Syrie/Palestine,
Amourrou,
Shaushga-Muwa).
SHAUSHTATAR I ou
SHAUSHATAR ou SAUSATATAR ou SHANSHATAT
Empereur du Mitanni vers 1440 à vers 1410 av.J.C. Fils de Parsashatar.
Shaushtatar I, au début de son règne, il mit à sac Assur, la capitale Assyrienne et
imposa sa suzeraineté. Il semble que Shaushtatar
I bénéficia d'une supériorité militaire grâce à l’utilisation du chars de guerre
à deux. Un texte, qui décrit l’entraînement des cheveux pour la guerre, a été
trouvé dans les archives de la capitale Hittite, Hattousa. Shaushtatar I va
remporter des grandes victoires qui vont lui permettre d'avoir de nombreux
royaumes vassaux comme Alep, Alalah, Karkemish, le Kizzuwatna, le Hana et
Ougarit entre autres. Il eut un enfant Artatâma I qui lui succéda.
(Voir
Asie Mineure,
Mitanni,
Shaushtatar I).
SHEBITKU Voir
CHABATAKA.
SHEIKH ABD EL-GOURNA ou
Gournah ou Sheikh Abd el-Qurna
Ce fut la nécropole privée principale
de Thèbes
centre. Le
terme Gourna semble être une dérivation de d'El-Gourna (La crête), qui peut se
rapporter à la montagne, qui est de 482 mètres au-dessus de niveau de la mer,
donnant sur la nécropole de
Thébaine.
Le
site comprend la colline proprement dite et la plaine à l'Est de celle-ci, qui
est défini en tant que le Sud-ouest du secteur d'El-Khokha
et le Nord du temple funéraire de
Ramsès
II
(1279-1213) (Le Ramesseum).
Dans
le flanc de coteau et la plaine, il y a 150 tombeaux privés bien
décorés, principalement des hauts fonctionnaires de la
XVIIIe
dynastie (La moitié) et le reste qui sont datés de la
XIXe
et
XXe dynastie ou
de la période Saïte
(XXVIe
dynastie). (Voir
Égypte,
les
Tombes,
Sheikh Abd el-Gourna).
SHELOMIT Voir
SALOMÉ ALEXANDRA.
Shemou
ou chemou Dans l'Égypte
antique ce fut le mot qui désignait la dernière saison du calendrier nilotique
(Basé sur la crue du Nil)C'était la saison des moissons (été). Elle
comprenait les mois : Pakhon, Payni, Epiphi, Mesore.
(Voir
Égypte,
Calendrier).
SHEMSOU
Roi d'Avaris sous la
XIVe
dynastie. (Voir
Égypte).
SHENÈS Pharaon
de la XVIe
dynastie. (Voir
Égypte).
SHENSHEK
Pharaon de la
XIVe dynastie. (Voir
Égypte).
SHEPSESKAF ou CHEPSESKAF ou
SEBERCHÉRÈS Pharaon de la
Ve
dynastie de 2472 à 2467 av.J.C. (Voir
Égypte).
SHEPSESKARÊ ou
CHEPSESKARÉ ou SISIRES Pharaon de la
Ve
dynastie en 2438 à 2431 av.J.C. (Voir
Égypte).
SHESH I Elle fut sûrement une épouse du Roi
Scorpion II (v.3075) et la mère de Narmer (v.3050/3040-2995).
SHESHI ou BNÔN ou
MAAIBRÊ
Pharaon de la
XVe dynastie en 1649 av.J.C ou de
la
XIVe dynastie en 1725 à 1685.
(Voir
Égypte).
SHESHONQ
ou CHECHONQ Nom
de 2 Rois et d’3 Pharaons.
SHESHONQ I HEDJKHÉPERRÊ SETEPENRÊ Pharaon de la
XXIIe dynastie de 945
à 924 av.J.C. SHESHONQ II HEQAKHÉPERRÊ
SETEPENRÊ Pharaon de la
XXIIe dynastie de 894 à 889
av.J.C. SHESHONQ III
OUSERMAÂTRÊ SETEPENRÊ
Pharaon de la
XXIIe
dynastie de 825 à
818, puis devint Roi de
Tanis de 818 à 773 av.J.C. SHESHONQ IV
OUSERMAÂTRÊ MÉRIAMON
Roi de Léontopolis
sous la
XXIIIe
dynastie de 793 à 787 av.J.C.
SHESHONQ V AAKHÉPERRÊ SETEPENRÊ
Roi de Tanis sous la
XXIIe dynastie de 767 à 730
av.J.C. (Voir
Égypte).
SHESHONQ
Prince Égyptien. Il fut le fils du Pharaon Osorkon II (874-850)
et de la Reine Karoma
II Méritmout. Il fut nommé à la tête du clergé Memphite
de Ptah par son père qui dès son accession au trône mena une
politique de contrôle des principaux pouvoir du pays. Sheshonq
administra directement au nom de Pharaon, tous les biens des
temples dépendant du culte. Sheshonq a un fils qu'il nomma,
Takélot qui occupera la fonction de grand chef des Mâ,
soit l'équivalent du chef des armées, son père s'assurant ainsi
la maîtrise totale du territoire. Sheshonq, comme son demi-frère
Nimlot II (855-845), Grand Prêtre d'Amon, occupait une des
principales places du royaume. Cette politique de contrôle du
pays par la famille royale, inaugurée par Sheshonq
I
(945-924) et reprise par Osorkon
II fut censée assurer la stabilité du royaume. En l'an 23
du règne de son père, le taureau Apis, fondement du culte du
Dieu Ptah, mourut ce qui jeta tout le pays dans une grande
peine. En tant que grand pontife, Sheshonq présida aux
cérémonies liées à l'inhumation du taureau. On transporta
l'animal sacré dans le bâtiment édifié pour la momification (Le
ouâbet) que Sheshonq
I avait fait édifier à l'Ouest du grand temple de Ptah.
Le Prince Sheshonq fut un temps désigné à la succession,
cependant il ne survécu pas à son père. C'est son demi-frère
Takélot II né d'une mère inconnue qui prendra le pouvoir.
Osorkon II fit édifier une chapelle funéraire à
Memphis
en l'honneur des Dieux de la ville et de son fils Sheshonq, qui
est située à l'Ouest du grand temple de
Ptah.
Elle fut découverte et identifiée en 1942 par l'égyptologue
Égyptien Ahmed Badawy.
SHILHAHA ou ILHAHA
Roi d'Élam de la dynastie d’Eparti, vers 1840 à vers 1835 av.J.C. Fils
d’Eparti, il poursuivit l’œuvre de son père. Les premiers Rois de la dynastie
reconstruisirent Anshan et en firent la capitale de leur royaume.
SHILHAK-INSHUSHINAK
Nom de 2 Rois de l’Élam. SHILHAK-INSHUSHINAK
I Roi d'Élam de la dynastie des
Shutrukides de 1150 à 1120 av.J.C, il fut le 2e fils de Shutruk-Nahhunté I, il
succéda à son frère Kutir-Nahhunté III. Il continua l’œuvre de son père et
l'Élam resta un puissant empire militaire. Déjà maître d'une partie de la Basse
Mésopotamie, il décida de s'attaquer au Nord où l'Assyrie s'affaiblissait. Il
soumit la région située aux pieds du Zagros Occidental, puis il atteignit le
Tigre, il et s'empara de la ville d'Arrapha. L'Empire Élamite fut alors à son
apogée et menaça sérieusement la Mésopotamie. Shilhak-Inshushinak négligea la
Babylonie pendant ses années de conquête et une révolte grandit dans cette
région, qu’il dut réprimer. Ce fut ce moment que choisit le Roi
Ninurta-Nadin-Shumi (1131-1125) de la ville d'Isin, restée indépendante, pour
l'attaquer en 1130. Les Élamites subirent une cuisante défaite et durent se
replier dans leur pays, cette défaite plongea l'Élam dans une nouvelle crise et
Shilhak-Inshushinak vit toutes ses conquêtes redevenir indépendantes une à
une. SHILHAK-INSHUSHINAK
II Roi d'Élam de 680 à 653
av.J.C. Sous son règne l’Élam connu une guerre civile et il dut gouverner avec
Humban-Haltash II (680-676) qu’il tua et Urtaki (676-663) qui l’obligea à
s’exiler. (Voir
Perse,
Élam).
SHILHANA-HAMRU-LAGAMAR
Roi d'Élam de la dynastie des Shutrukides de 1110 à vers 1100 av.J.C, il fut le
dernier Roi de la dynastie, l’Élam après lui tomba sous trois cent cinquante ans
de domination.
SHIMUT-WARTASH ou SIMUT-WARTASH
Roi d'Élam de la dynastie d’Eparti de 1772 à 1770 av.J.C.
SHIPITSBAAL ou SHIPITS-BA'AL
ou SIBITTIBAAL Nom de 3 Rois de
Byblos. SHIPITSBAAL I
Roi de Byblos vers 920 à 900 av.J.C. Il n'est connu qu'à partir
des sources Assyriennes. SHIPITSBAAL
II Roi de Byblos vers 750 à 738 av.J.C, fils d’Elibaal. Il fut contraint en 738 de
devenir le vassal de l'Empereur d'Assyrie
Teglath-Phalasar III (745-727) qui
envahit la cité.
Il n'est connu qu'à partir des sources
Assyriennes.
SHIPITSBAAL III
Roi de Byblos vers 500 av.J.C. Il
apparaît seulement sur les fragments de la stèle de son fils, dont le nom
n'a pas survécu.
SHIPTU Reine
de Mari. Elle fut la fille du Roi d'Alep Iarim-Lim I. Elle épousa le Roi de Mari Zimri-Lim
(1775-1761).
SHIRUKDUH I ou SIRUK-TUH
Roi d'Élam de la dynastie d’Eparti, vers 1792 à 1772 av.J.C.
SHOBI BEN NAHASH Roi d'Ammon
vers 1000 av.J.C. Il fut le fils du Roi Nahash et le frère de son prédécesseur
Hanoun. Lorsque Hanoun a été déposé par les Israélites sous le règne du Roi
David (1010-970),
Shobi a été fait Roi d'Ammon Hanoun et est devenu un fidèle vassal de David.
SHOU Divinité Égyptienne. Il fait partie de la grande Ennéade d'Héliopolis.
Il est le Dieu de l’air, de l'Atmosphère et du souffle vital.
Il symbolise l'air sec et la force de conservation tandis que
Tefnout incarne l'air humide qui engendre
le changement.
Il est souvent représenté portant le ciel ou comme un homme barbu, debout ou
à genou près de
Geb
et soutenant
Nout,
les bras tendus. Parfois, on le voit sous l'apparence d'un lion ou d'une colonne
d'air ou encore sous la forme humaine portant une plume d'autruche (Le
hiéroglyphe de son nom).
(Voir
Égypte,
Shou).
SHOULMAN-ASHARID
Voir SALMANASAR.
SHOUROUPPAK
Ville de basse Mésopotamie, au Nord d’Ourouk, elle fut l’une des
principales villes du Sumer, berceau de la civilisation.
SHOUTROUKIDE
Voir SHUTRUKIDE.
SHOUTROUK-NAHHOUNTE Voir
SHUTRUK-NAHHUNTÉ.
SHTUB-EL
Roi de Mari de la dynastie Shakkanakku vers 2150.
SHU-DAGAN Roi
de Mari de la dynastie Shakkanakku de vers 2205 à vers 2200.
SHU-ILISHU
Voir SU-ILISU.
SHULGI
ou SULGI Nom de deux
Rois Roi d’Ur. SHULGI ou SULGI Roi d'Ur vers 2700. Il fut un
des trois fils de Lougal-Banda. SHULGI ou SULGI Roi d'Ur de la
IIIe dynastie, d'Akkad, de Kish, d'Ourouk et d'Oumma de 2095 à 2047 av.J.C, fils
de Fils d’Our-Nammou. Comme son père, son règne fut consacré à des travaux de
réfection ou de construction des temples, en particulier à Nippur. Il rétablit
les voies de communication du pays. En l'an 17 de son règne, il se lança dans
une période de réforme très novatrices pour parer aux faiblesses de son pays. Il
bouleversa le système judiciaire par la création d'un code de loi (Que l'on
attribue aussi à son père) et unifia le système des impôts dans l'empire. Il
réorganisa l'armée et crée une administration centralisée efficace et très
contrôlée. II unifia le système des poids et mesures et les calendriers des
principales villes du royaume. Il créa et améliora les voies de communication
dans le pays. Il lança des campagnes militaires contre Anshan et Simurum, il
prit Suse. En l'an 37 il fit construire des remparts dans tout le pays et
fit édifier entre le Tigre et l'Euphrate un mur pour contrer la menace que
constituaient les Amorrites. Durant les six dernières années de son règne, il
s'épuisa de campagnes militaires en campagnes militaires. Il tenta d’arrêter la
progression de la Dynastie de Simashki (Élam) en mariant ses filles aux Rois de
Warahshe et d'Anshan.
Shulgi
fût adoré comme un Dieu. On lui éleva des temples où l'on déposa des offrandes
aux pieds de ses statues. Il mourût victime d'une épidémie (ou assassiné) et fût
enterré dans un tombeau dans l'enceinte sacrée d'Ur On connaît mal sa famille.
Une inscription nous a livré le nom de son épouse principale, Geme-Su'ena et son
fils Amar-Sin (ou Amar-Su’en) lui succède. (Voir
Mésopotamie,
Ur,
Shulgi).
SHULME
ou ŠULME
ou SU-MUM ou
NA-NUM
ou YARLAGASH Roi d'Akkad et des Goutis (Roi du
Gutium). Il succéda à Imi mais il eut un pouvoir très faible. Il dut en plus
composer avec les souverains des autres états de Basse Mésopotamie qui avaient
reprit leur indépendance.
Shunashshura ou Šunaššura
Nom de deux Rois du Kizzuwatna.
Shunashshura I Roi du Kizzuwatna
vers 1450 à vers 1440. Sous son règne le royaume retomba sous la coupe des Hittites.
Shunashshura II Roi du
Kizzuwatna vers 1430 à vers 1420. Il se querella avec le Roi du Mitanni et reprit
de nouveau le camp des Hittites de l'Empereur Tudhaliya I (1430-1420), avec qui
il signa un traité vers 1420. Le successeur de ce dernier, Arnouwanda I
(1420-1400), annexa directement le Kizzuwatna dès sa prise de pouvoir. Le royaume fut alors placé sous
la tutelle des Princes Hittites.
SHU-NINUA
Voir KINDI-NINUA.
SHUPRIA ou SHUBRIA ou
ARME-SHUPRIA Petit royaume Hourrite dans le courant du XIIIe siècle.
Il nous est connu à partir de sources Assyriennes. Il était situé en Arménie, au
Sud-ouest du lac de Van, en bordure de l'Ourartou. Ce dernier l'envahira au
cours du IXe siècle et les descendants de sa population ont contribué à
l'ethnogenèse des premiers Arméniens. Shupria est mentionné dans la lettre de
l'Empereur d'Assyrie Assarhaddon (681-669) au Dieu Assur, il entreprit une
expédition contre Shupria en 674, et l'incorpora à l'empire Assyrie.
SHU-TURUL ou SU-DURUL
Roi d'Akkad de 2168 à 2154 av.J.C. il fut le fils de Dudu. Sous son règne le
pays est aux mains des Goutis.
SHUSHSHI
Roi d'Isin et du Pays de la mer de vers 1635 à vers 1610 av.J.C
SHU-SU’EN
Forme Sumérienne du nom Akkadien Su-Sin.
SHUTRUKIDES ou SHOUTROUKIDES
Dynastie qui régna sur l’Élam de vers 1205 à vers 1100 av.J.C, elle fut fondée
par Khallutush-Inshushinak
I et connu son apogée fut sous ses Rois, Shutruk-Nahhunté I,
Kutir-Nahhunté
III et Shilhak-Inshushinak
I. La ville de Suse fut
leur capitale. (Voir
Perse,
Élam).
SHUTRUK-NAHHUNTÉ
ou SHUTTIR-NAKHKHUNTE
Nom de 2 Rois de l’Élam.
SHUTRUK-NAHHUNTÉ I Roi d’Élam
1185 à 1153 av.J.C. Ce fut sous son règne que l'Élam connu l'une de ses plus
belles périodes. Suse devint alors la capitale. Il attaqua les villes situées
dans la vallée de la Diyala, la région d'Eshnunna. Sa plus belle victoire fut
vers 1160, lorsqu'il mena une puissante armée en Babylonie contre le Roi kassite
Zabuba-Suma-Iddina (1161-1160) qui fut tué, Shutruk-Nahhunté ravagea le pays et
pilla Babylone. Des œuvres célèbres telles que la stèle du Code d'Hammourabi et
la statue de Marduk, le Dieu Babylonien, furent emportées en Susiane.
Shutruk-Nahhunté I nomma son fils aîné Kutir-Nahhunté III gouverneur de la
Babylonie. Un dernier Roi kassite, Enlil-Nadin-Ahhe (1160-1153), réussit malgré
tout à reprendre le trône de Babylone, mais Shutruk-Nahhunté I revint en 1153 et
le tua, mettant définitivement fin à la dynastie Kassite. Il garda la main mise
sur la région jusqu'à sa mort. SHUTRUK-NAHHUNTÉ
II
Roi d'Élam de 717 à 699 av.J.C. Le Roi de Babylone Marduk-Appal-Idin II
(722-710) en 710, fut chassé de Babylone par l’Empereur d’Assyrie Sargon II
(722-705) et se réfugia en Élam, Shutruk-Nahhunté II l’aida à reprendre la
ville, mais l’Empereur Assyrien Sennachérib (705-681)
écrasa la révolte et attaqua l'Élam. Shutruk-Nahhunté II fut assassiné par son
frère qui prit le pouvoir. (Voir
Perse,
Élam).
SHUTTARNA
ou ŠUTTARNA
Nom de 3 Empereurs Hourrites du Mitanni. SHUTTARNA I Empereur du Mitanni
vers 1490 à vers 1480 av.J.C. Fils de Kirta. On est juste sur de son existence
par un sceau, à son nom, qui le dit "Fils de Kirta", repris par Shaushtatar I, un des ses
successeurs. Il est aussi mentionné dans des sources
Égyptiennes comme le Prince de
Naharina. Son frère ou son fils selon les spécialistes, Parattarna lui succéda. SHUTTARNA II
Empereur du Mitanni vers 1400 à vers 1380 av.J.C. Fils d’Artatâma I. Il eut
quatre enfants, Artashumara, Tushratta et Artatâma II qui lui succédèrent et
Giloukhepa qui afin de parfaire la paix avec l’Égypte épousa le Pharaon
Amenhotep III (1390-1353). (Voir
Asie Mineure,
Mitanni,
Shuttarna II). SHUTTARNA III Empereur du Mitanni
de vers 1350 à vers 1345 av.J.C. Fils d’Artatâma II. Il se disputa
le trône avec Shattiwaza (v.1350-v.1320). (Voir
Asie Mineure,
Mitanni,
Shuttarna III).
SHUTTUARA Voir SHATTUARA.
SIAMON ou SIAMUN
- S3 Jmn - "Fils d'Amon"
Nom d'un Pharaon et de deux Princes d'Égypte. SIAMON ou SAÏTES
NETJERKHÉPERRÊ SETEPENAMON Pharaon de la
XXIe
dynastie de 978 à 959 av.J.C. (Voir
Égypte). SIAMON Il serait le 2e fils d'Ahmès I (1549-1525/24) et peut-être de la Reine
Ahmès-Néfertari I. Sa momie fut retrouvée avec celle de son père et de sa "mère"
dans la cachette de la tombe DB320 de Deir el-Bahari, découverte en 1881. SIAMON
Prince d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Selon William Kelly Simpson, Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton il serait un fil
de Thoutmôsis III (1479-1425), mais on ne connait pas le nom de sa mère.
D'après ces égyptologues il serait nommé sur une statue du Chancelier Sennéfer
qui est aujourd'hui au musée Égyptien du Caire et qui a été datée du règne de Thoutmosis III.
SICHARBAS ou SYCHEE
Grand Prêtre de Tyr mort en 820 av.J.C, époux de Didon, il
fut assassiné par Pygmalion, le frère de Didon.
SICHEM ou SHECHEM ou
SHKHEM ou Shachmu ou Sychar ou Sychem
Ville de Syrie/Palestine. En Hébreu : שכם / שכם Shékém,
en arabe نابلس) ou Tell Balatah,
se situe aujourd'hui à Salim à 2 km à l'Est de l'actuelle ville de Naplouse, à
environ 65 km de Jérusalem. Le nom en Hébreu Shékém, qui signifie "épaule"
ou "selle", semble avoir été suggéré par la configuration du
site. Des preuves archéologiques indiquent que la ville a été rasée et
reconstruite jusqu'à 22 fois avant sa disparition définitive. (Voir
Syrie/Palestine,
Sichem).
SICILE
ou TRINACRIE Peuplée dès la préhistoire, la Sicile fut dès le VIIIe
siècle colonisée par les Phéniciens à l’Ouest et les Grecs à l’Est. Les colonies
Grecques connurent de nombreux troubles qui aboutirent à des Tyrannies :
Phalaris (573-554) à Agrigente, Gélon I (485-478) à Syracuse. En 485 elle devint
la première ville de Sicile. Gélon I repoussa en 480 les attaques de Carthage
et Syracuse exerça dès lors son hégémonie sur les trois quarts de l’île. Son
frère Hiéron I (478-466) protégea les poètes. La démocratie fut menacée par une
révolte des indigènes Sicules mené par Douketios en 450. Contre Syracuse, les
autres cités appelèrent les Athéniens qui assiégèrent la ville en 414, mais ils
furent battus en 413, puis les Carthaginois occupèrent la moitié du pays en 408,
mais furent contenus par le Tyran de Syracuse Denys I (405-367). Ce dernier,
accrut la puissance de Syracuse. Son fils Denys le Jeune eut un règne mouvementé
et fut chassé deux fois, en 356 et 344. En 317, Agathoclès s’empara du pouvoir
et lutta contre les Carthaginois, puis passa un traité avec eux et en 306 se
proclama Roi. La Sicile fut le champ de bataille entre Rome et Carthage dans la
Première Guerre Punique, Hiéronymos, en 215 opta pour Carthage et Rome entreprit
de s’emparer de Syracuse qui tomba en 212, après un long siège. A partir de
cette date, la Sicile devint province Romaine.
SICULE
Peuple primitif de l’Est de la Sicile, venus semble t’il d’Italie au IIe
millénaire av.J.C. Ils parlaient une langue indo-européenne rattachée au groupe
italique.
SICYONE
Citée état du Péloponnèse. Elle fut prospère sous la Tyrannie des Orthagorides
de 670 à 510 av.J.C. Elle fut détruite en 303, sous son Tyran Cléon fondateur de
la Dynastie des Aristratos, par le Roi de Macédoine Démétrios I Poliorcète
(294-287) et de nouveau par un tremblement de terre en 23 ap.J.C.
SIDON
ou SAÏDA (ou Saïda
en
Phénicien Sydwn ou Saidoon, en
Grec : Σιδώνα, en
Hébreu :
צידון,
en arabe : صيدا
Saydā) Ce fut une ville de
Phénicie sur la Méditerranée,
elle fut bâtie en partie sur une île. Elle fut aussi appelée Sagette ou Sayette
durant les Croisades (Nom donné par les Francs) et Sidon dans la Bible. Elle est
la troisième plus grande ville du Liban. Elle est située dans le gouvernorat du
Sud du Liban, à environ 40 km au Nord de
Tyr et à 40 km au Sud de la
capitale Beyrouth. Son nom signifie "pêcherie".
La
ville était construite sur un promontoire s'avançant dans la mer. Ce fut le plus grand port de la
Phénicie
sous son Roi Zimrida, au XVIIIe siècle. Vers
1200, elle fut prise par les Philistins et ce fut Tyr qui passa au premier plan.
Elle fut ruinée par les Assyriens en 678. Les Rois Eshmounazar et Tabnit y
furent enterrés. (Voir
Syrie/Palestine,
Sidon).
SIGDAU Roi de Warahshe de
vers 2290 à vers 2275. Il
devra lutter contre le Roi d'Akkad
suivant, Rimush (2279-2270) pour se
faire il passera une alliance avec le Roi d'Awan
Khita (ou Hita, v.2280-v.2250). Cette coalition sera défaite par
Rimush. Certains spécialistes
avancent que cette alliance aurait été faite avec le Roi d'Awan Luhî-Ishshan (Luh-Ishan, v.2320).
SIGEBERT
Roi des Francs Ripuaires de 455 à 508
ap.J.C. Il fut assassiné. Il eut un enfant Clodéric qui lui succéda.
SIGERIC
ou
SEGERIC
Roi des Wisigoths en 415 ap.J.C, il fut
assassiné et ne régna que quelques mois.
SILLI-ADAD Roi
de Larsa et d'Ur de la IIIe dynastie de 1835 à 1834. En 1834, Kudur-Mabuk (ou
Kudurmabug) chef de la tribu Amorrite des Iamutbal (Originaire du Sud-est de
l’Irak, entre le Tigre et le Zagros) traversa le Tigre et établit sa résidence à
Mashkan-Shapir. Il profita de la lutte entre Isin et Larsa pour prendre d'assaut
cette dernière. Il renversa Silli-Adad et confia alors la ville à son fils,
Warad-Sin (1834-1823).
SILLI-SIN
Gouverneur d'Eshnunna de 1766 à 1750 av.J.C. Il fut mis sur le trône d'Eshnunna
sous la pression de l'Armée par l'Empereur d'Assyrie Hammourabi (1793-1750) qui
le détrôna après. Il épousa sa fille. (Voir
Mésopotamie,
Eshnunna).
SILTACÈS
ou SITALKES Roi Odryse de Thrace de 460 à 425 ou de 445 à 424 av.J.C. Il
régna un temps avec son frère Sadocos. Il fut l'un des grands Rois de l'état
Odryse et le véritable fondateur du royaume. Il poursuivit la politique de
campagne de son père et étendit son royaume par de grandes victoires. L'État
d'Odryse de Thrace comprenait à la fin de son règne, tout le territoire d'Abdère
au Sud à l'embouchure du Danube au Nord et de Byzance à l'Est aux sources du
Strymon à l'Ouest. Au début de la Guerre de Péloponnèse il s’allia à Athènes
contre la Macédoine qu'il envahit avec une grande armée composée de tribus
indépendantes, mais fut obligé de se retirer. Il mourut lors d’une campagne
contre les Triballes, une tribu de l’Ouest du pays.
SILULUMESH ou SILULUMEŠ ou
SILULU Voir ELULUMESH.
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SIMASHKI ou SIMASH
ou SIMASKI ou SHIMASHKI
Ville ou région de Perse qui n'est pas localisée.
Les spécialistes s'accordent pour la situer dans le Luristan, dans la région du
Zagros oriental, jusqu'au Nord du
Kerman à
l'Est, à la frontière du
désert du Lut.
On ne sait même pas si Simashki est juste une région ou bien une ville et la
région qu'elle domine. D'après les textes de la
Troisième Dynastie d'Ur
(Ur III), la région du Simashki paraît être divisée en six ensembles :
Zabshali,
Sigirish, Iapulmat, Alumiddatum, Garda, Shatilu. Simashki fut mentionné par
Puzzur-Inshushinak
(v.2250-v.2210.), qui en fit son vassal. Le Simashki se retrouve ensuite dans
les textes de la IIIe dynastie d'Ur qui évoquent les campagnes de ses Roi en
Iran. Le Roi d'Ur
Shulgi
(2095-2047) soumit le premier la région du Simashki. La région exerça son
hégémonie à la fin du IIIe millénaire. La ville devint la capitale de l'Élam
grâce à des Rois puissants originaires de la région qui ont soumis l'Élam. La
ville fut le berceau d’une dynastie de vers 2030 à vers 1850, ses Rois les plus
célèbres furent Gir-Namme le créateur, Kindattu (v.2007) et Tan-Ruhuhatir. Elle
atteignit son apogée lorsque Kindattu mena une coalition des Rois
Élamites et d'autres peuples du Zagros, qui
envahirent la Mésopotamie et détruisirent et pillèrent Ur en 2004 avant d'être
repoussée par le Roi d'Isin
Isbi-Erra
(2017-1985). Les Rois de Simashki sont alors devenus les maîtres de l'Élam
et leur histoire se confondit alors à celle de ce royaume. Leurs
relations avec les Rois de
Mésopotamie
s'améliorèrent :
Tan-Ruhuhatir
épousa la fille d'un Roi d'Eshnunna,
alors qu'un autre Roi épousa une Princesse d'Isin. Après plus d'un demi-siècle
d'apogée, la dynastie de Simashki périclita dans les dernières années du XIXe
siècle. Il semble qu'une dynastie Élamite
concurrente émergea alors à
Anshan, fondée
par un certain Eparti/Ebarat. En tout cas c'est elle qui prit le pouvoir après
que l'Élam ait subi une défaite face au Roi de Larsa
Gungunum
(1933-1906), qui a sans doute précipité la chute des Rois de Simashki. Après cet
épisode, Simashki n'a plus d'importance politique. Tout comme Anshan, ce fut une
ville de population Élamite, par opposition à celle Akkadienne de Susiane.
SIMASHKI
Dynastie qui régna sur l'Élam
de vers 2030à vers 1850 av.J.C. Elle tire son nom de la ville de Simashki. (Voir
Perse,
Élam).
SIMBAR-SHIPAK
Roi du Pays
de la Mer et de Babylone de la Ve dynastie de 1025 à 1007 av.J.C.
SIMÉON
Second fils de Jacob, qui donna son nom à l’une des 12 tribus d’Israël. Il eut
six enfants : Yemuel, Yamin, Yahim, Shaul, Cohar et Ohad.
SIMON
Voir BAR-KOKHEBA.
SIMON MACCABÉE
ou Shimon Makkabi ou Shim'on ou Siméon, surnommé Thassi "Bouillonnant".
Grand Prêtre et Prince des Juifs et Prince des Juifs de 142 à 135 av.J.C.
C'est lui que l'histoire retient comme le fondateur de la dynastie Hasmonéenne.
Il est déjà très âgé lorsqu'il fut nommé par une grande assemblée (Conseil des
Anciens, peuple et Prêtres juifs) pour diriger la Judée à la suite de son frère
Jonathan Maccabée. Il cumula les fonctions de Grand Prêtre, de chef militaire et
d'Ethnarque "à perpétuité jusqu'à ce que se lève un prophète digne de foi",
En fait cela revenait à dire que Simon était Gouverneur de façon héréditaire
(Livres des Maccabées, XIV, 25). Il fut tué par son gendre Ptolémée. Il eut trois enfants :
Jean Hyrcan I qui
fut Roi de Juda, et Mattathias et Judas qui moururent en même temps que lui.
(voir
Syrie/Palestine, les
Hasmonéens,
Simon Maccabée).
SIMSUM Voir
AMISOS.
SINAÏ
ou AT-TUR ou TUR-SINA Massif montagneux d’Égypte, parmi ses
principaux sommets se trouve, le Djabal Moussa "La montagne de Moise".
SINATRUCES
Voir SANATROCÈS.
SIN-ERIBAM
Roi d’Ourouk de la Ve dynastie, d’Oumma et de Kish de 1833 à 1826 av.J.C.
SIN-ERIBAM
Roi de Larsa et Roi d'Ur de la IIIe Dynastie de 1842 à 1840 av.J.C.
SIN-GAMIL
Roi d’Ourouk de la Ve dynastie, d’Oumma et de Kish de 1826 à 1824 av.J.C.
SIN-IDDINAM
Roi de Larsa et Roi d'Ur de la IIIe Dynastie de 1849 à 1843 av.J.C.
SIN-IQISAM
Roi de Larsa et Roi d'Ur de la IIIe Dynastie de 1840 à 1835 av.J.C.
SIN-KASID
Roi d’Ourouk de la Ve dynastie, d'Akkad, d’Oumma et de Kish de 1865 à 1833
av.J.C. Il épousa Shallurtum
la fille du Roi de Babylone Sumuba-El (ou
Sumu-La-El, 1881-1845).
SIN-MAGIR
Roi d'Isin de 1828 à 1817 av.J.C.
SIN-MUBALLIT
5e Roi de Babylone de la Ière dynastie Amorrite de 1813 à 1793 av.J.C.
Sin-Muballit par un règne énergique, fut le détonateur de l'expansion politique
et territoriale de Babylone. En 1799, il conquit la ville d'Ur, puis, trois ans
plus tard, Isin ou régnait Damiq-Ilihu (1817-1794). Il ne chassa pas le Roi,
mais le laissa sur son trône comme vassal. A sa mort, le Roi de Larsa Rîm-Sin
I (1823-1763) profita de l'occasion et reprit
Ur, Ourouk et Isin.
Il eut un enfant Hammourabi qui lui succéda. (Voir
Mésopotamie,
Babylone).
SIN-NAMIR
Empereur
d'Assyrie usurpateur de la Ière dynastie. Il fut un des huit usurpateurs du
trône pendant la période 1706 à 1700 av.J.C.
SINOPE
ou SINOP En
Grec :
Sinope
ou Σινώπη.
Cité qui fut la capitale du Royaume du Pont et fut la plus
grande ville de la mer Noire. Elle fut fondée par les Milésiens en 631/630.
Elle était construite sur une petite presqu’île, longue de 5 km environ (Boz
Tepe), bordée par des installations portuaires avec une large rade et des
chantiers navals. Son économie reposait sur l'exportation : De la pêche au thon,
du bois de construction, de l'huile, du vin, d'une abondante agriculture et de
l'extraction dans l'arrière pays de métaux (fer). Elle possédait, au Sud, un
vaste territoire très fertile ou ses habitants cultivaient les champs, les
pâturages et les vergers qui leurs assuraient un très grand apport de
nourriture. Grâce à
ces richesses naturelles Sinope va jouir d'une position importante en tant que
centre culturel et commercial sur la mer Noire. Les plus anciennes traces de
peuplement sur le site remontent au milieu de l'âge du Bronze (vers 1600), et
les plus anciennes traces archéologiques de la vie
Grecque remontent à la fin du VIIe siècle av.J.C.
(Voir
Asie Mineure,
le Pont,
Sinope).
SINOU
Voir SOUNOU.
SIN-SAR-ISKUN
ou SARAKOS Empereur d'Assyrie de la VIIe dynastie de 627 à 612 ou 623 à
612 av.J.C. Il fut le deuxième fils d'Assurbanipal. Il est le dernier Empereur
qui possède des années attestées de règne dans certaines villes Babyloniennes.
On sait peu de choses à son sujet en raison de l'absence de sources datant de
son règne. Il dut faire face à la rébellion de Sin-Shumu-Lishir et à son frère
aîné et prédécesseur Assur-Etil-Ilani. Après avoir vaincu ses rivaux,
Sin-Sar-Iskun est confronté à une menace beaucoup plus grande. Son état vassal
Babylonien se rebelle sous l'influence du général Chaldéen (626-605)
Nabopolassar. En 621, Nabopolassar prend Nippur la principale puissance des
Assyriens. En 616, Nabopolassar se sent assez forts pour déplacer la guerre et
il lance une attaque dans le centre de l'Assyrie aidé dès 615 par les Mèdes. Les
capitales sont prises et incendiées, Assur en 614, Nimroud et Ninive en 612 par
le Mède Cyaxare (633-584). Le sort de Sin-Sar-Iskun n'est pas connu, l'armée
Assyrienne se retranche à Harran et proclame Empereur un général : Assur-Uballit
II.
SIN-SAR-LISHIR
Roi de Babylone de la IXe dynastie de 627 à 626 av.J.C.
SIN-SHUMU-LISHIR ou
SIN-SHUM-LISHIR Empereur d'Assyrie de la VIIe
dynastie en 626 ou av.J.C. Il fut en fait un souverain issu de la rébellion
d'une partie de l'empire Assyrien en 626 (ou 623). On a peu de connaissance sur
lui en raison de l'absence de sources datant de son règne. Sin-Shumu-Lishir
est présenté dans les annales d'Assur-Etil-Ilani comme son général. Il semble
que plus tard, il ait tenté de prendre le pouvoir. Il est crédité avoir régné un
an dans une liste d'Ourouk. Cette première année est attesté dans les textes
Babyloniens. Étant donné que nous ne connaissons que cette seule année, il n'est
pas improbable que son règne n'est pas duré plus longtemps. Sin-Shumu-Lishir na
jamais contrôlé l'ensemble de l'empire Assyrien et très vraisemblablement il ne
régnait seulement que sur la Babylonie. Son court règne doit avoir eu lieu en
626 parce que cette année est attestée à Babylone Nabopolassar.
SIPTAH MÉRENPTAH
Pharaon de la
XIXe dynastie de 1194 à 1188
av.J.C. (Voir
Égypte).
SIRIKTI-SUQMUNA
Roi de Babylone
de la VIe dynastie de 984 à 984 av.J.C.
SIRRAS
Roi d'Illyrie vers 400 av.J.C.
SISAG
co-Roi d'Arménie au XXIe
siècle avec son père Giegham et son frère Harma.
SISIRES
Voir SHEPSESKARÊ.
SISYGAMBIS
ou SISYGAMBES
Princesse Perse Achéménide. Elle fut la
fille du Roi Perse Artaxerxès II (404-359)
et de la Reine
Stateira. Elle épousa Arsamès
d'Ostanes et lui donna deux enfants :
Oxathrès et du futur Roi
Darius
III
(335-330). Elle fut peut-être aussi la mère de Stateira I, qu'elle aurait mariée
à son propre frère
Darius
III.
À la bataille d'Issos, le 1 novembre
333,
face à
Alexandre
le Grand
(336-323), son fils
Darius
III
fut vaincu et il fut obligé de battre en retraite. Il
laissa sur place ses insignes royaux (manteau, arc, char etc..), mais aussi sa
famille avec Sisygambis, ainsi que sa femme Stateira I, son fils de cinq ans
Ochus
et ses filles Stateira II
et Drypteis. Elle
mourut en
323. (Voir
Perse,
Reines Achéménides,
Sisygambis).
SITAMON ou
SATAMON ou SITAMEN
- S3t Jmn
- "Fille d'Amon"
Nom d'1 Reine et d'1 Princesse d’Égypte. SITAMON
Reine d’Égypte de la XVIIIe dynastie née vers 1370. Elle fut la fille aînée du
Roi Amenhotep III (ou Aménophis, 1390-1353) et de la Reine Tiyi I.
On ne connaît pas grand chose de sa vie dont on dispose de très peu d'éléments.
Elle fut mariée à son père en l'an 30 du règne de celui-ci, comme l'attestent
de nombreux objets trouvés dans la tombe KV46 de ses grands-parents maternels,
Youya et Touya (ou Tyouyou). En
particulier une chaise portant son titre en tant que "Fille du Roi". Elle
devient la seconde Grande Épouse Royale au cours de la dernière décennie du
règne de son père. (Voir
Égypte, les
Reines,
Sitamon).
SITAMON ou SATAMUN ou AHMOSÉ-SITAMON ou AHMÈS SAT-AMON
ou AHMÈS-SITAMON - JaH ms SAt Jmn
- "Enfant de la Lune, Fille d'Amon".
Elle fut une des filles du Roi Ahmès I (ou Ahmôsis, 1549-1525),
qu'il eût peut-être, selon quelques spécialistes, avec la Reine Ahmès-Néfertari I.
Elle portait les titres :
Fille du Roi (s3T-nswt) ;
Sœur du Roi (snt-nswt) ;
Épouse du Dieu (HmT-nTr).
Sitamon est peut-être morte très jeune, comme le montre sa momie retrouvée
sur une natte de roseaux dans un cercueil d'enfant, dans la cachette de de la tombe DB320 de
Deir el-Bahari, découverte en 1881. Cependant, cette momie était dans un très mauvais état et il y avait à côté
d'elle d'autres morceaux de momie qui rendent très difficile une reconstruction.
La momie avait blessure au crâne et il n'y avait que quelques os. On ignore
encore si cette "blessure" a un rapport avec sa mort, ou est due aux pilleurs de
tombes qui l'auraient endommagé. Certains spécialistes avancent qu'elle aurait
pu être ré inhumée ultérieurement, au cours de la 8e année du règne de
Psousennès I (1039-991). Une statue colossale la représentant se tenait devant le huitième pylône à Karnak.
SITDJEHUTI Voir SATDJEHOUTI.
SITHATHOR-IOUNET ou SATHATOR YOUNET ou SIT-HATHOR-LUNET
ou SITHATHORIOUNET Princesse d’Égypte de la XIIe dynastie (1991-1783). Elle fut la fille de Sésostris II (1895-1878),
mais on ignore qui fut sa mère entre les Reines : Néferou, Ita-Oueret et Khenemetnéferhedjet Oueret (l'Ancienne ou l'aînée).
On sait peu de choses au sujet de la Princesse. Pour certains spécialistes il n'est même pas certain qu'elle fut une fille
de Sésostris II. Pour d'autres elle aurait été une épouse de Sésostris III (1878-1843), son frère ou demi-frère donc ?.
Elle serait morte sous le règne du Roi Amenemhat III (1843-1797) car des objets au nom de ce Roi ont été trouvés dans sa tombe.
Cette Princesse est surtout connue pour cette tombe à El-Lahun où elle fut enterrée avec Ita-Oueret (ou Itaweret) qui fut
peut-être sa mère. Deux titres lui serait attribués :
Fille du Roi (s3T-nswt) et
Épouse du Roi (hmt-nswt). (Voir
Égypte,
les Reines,
Sithathor-Iounet).
SITHIL-HORAK Reine des Perses Sassanides. Elle fut l'épouse du Roi Perse Sassanide Châhpûhr
II (310-379 et lui donna quatre enfants, trois fils qui vont succéder à Châhpûhr II : Châhpûhr
III, Bahrâm IV KermAnshan (ou Vahram) et Yazdgard I Ulathim et une fille qui épousa le Roi d'Arménie
Khosrô III le Petit (ou Chosroes ou Khosrov III Godag, 330-339).
SITIAH Voir SATIÂH.
SITKAMOSE Voir
AHMÈS-SATKAMOSÉ.
SITMOUT Reine d’Égypte de la XIIIe dynastie. Elle fut l’épouse du Roi Montouhotep V (XVIIe siècle
av.J.C). On ne lui connait qu'un titre :
Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt).
Elle lui donna un enfant, un fils : Herounéfer, mais qui ne régna pas.
SITRÊ Voir SATRÊ.
SI’UM Roi des Goutis
(Roi du Gutium) de 2117 à 2110 av.J.C. On a connaissance de
quelques inscriptions mentionnant des constructions et des batailles qu'il menna
en Basse Mésopotamie dans l'ex Empire d'Akkad.
SIWE-PALAR-KHUPPAK ou SIWEPALARHUHPAK ou SIWE-PALAR-HUPPAK
Roi d'Élam de la dynastie d’Eparti de 1770 à 1745
av.J.C. Vers 1766, il lança une attaque en Basse Mésopotamie et s'empara de la
cité d'Eshnunna, tuant son Roi Ibal-Pi-El II (1779-1766). Puis il décida de
séparer son armée en deux, il la dirigea, au Nord sur la ville d'Ékkalâtum, qui
fut rapidement prise et au Sud sur la Babylonie. Le Roi de Mari Zimri-Lim
(1775-1761), menacée par cette avancée rapide et qui avait conclut une alliance
avec le Roi de Babylone Hammourabi (1793-1750) lui fit face. En 1764, Zimri-Lim
plus les troupes envoyées par Hammourabi rencontrèrent Siwe-Palar-Khuppak à
Hiritum. Les Élamites furent écraser, perdant d'un seul coup tout appui en
Mésopotamie. Son fils Kuduzulush I lui succéda.
SKEMIOPHRIS
Voir
SOBEKNÉFEROURÊ.
SKERDELAIDAS
Roi d'Illyrie de 212 à 206 av.J.C.
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SKILUROS
Roi des Scythes vers 110 av.J.C.
Strabon (Géographe
Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C) et d'autres auteurs Grecs le décrivent
comme l'un des plus grands Rois scythes. Il alla de tribu en tribu pour
convaincre leurs chefs de s’opposer à l'ennemi et il parvint à regrouper les
tribus Scythes en une puissante fédération. En 110, il établit sa capitale à
Neapolis, il devait aussi contrôler la cité d'Olbia, car des monnaies à son
effigie y furent frappées. Son mausolée fut construit à Neapolis, c’est la seule
des nombreuses sépultures royales scythes dont on sache avec certitude quel
souverain y reposait. Il fut vaincu par Diophanos, général de Mithridate VI
Eupator (120-63). Sa tombe deviendra un lieu de pèlerinage pour les Scythes.
SKOUBAD ou NIMBANDA
Reine d'Ur vers 2570, elle épousa le Roi d’Ur, Mes-Kalam-Dug.
SKYTHES Tyran
de Messine au Ve siècle av.J.C.
SMENDÈS ou NESBANEBDJED
Nom d’1 Pharaons et d’2 Grands Prêtres d’Amon Thèbes (Égypte).
SMENDÈS ou NESBANEBDJED I
Hedjkheperrê SETEPENRÊ
Pharaon de la
XXIe
dynastie
de 1069 à 1043 av.J.C. SMENDÈS II ou
NESBANEBDJED
II Grand Prêtre
d’Amon de Thèbes sous la
XXIe dynastie de 992 à
990 av.J.C. SMENDÈS III ou
NESBANEBDJED III Grand
Prêtre d’Amon sous la
XXIIe dynastie
de 884 à 874 av.J.C.
(Voir
Égypte,
Smendès
III).
SMYRNE ou SMIRNI
(En
Grec : Σμύρνη, en
Arménien Իզմիր,
Izmir, en Italien Smirne en Espagnol Esmirna) Cité qui est identifiée à la
ville actuelle d'Izmir. Elle est située le long de la périphérie des
eaux du golfe du même nom, sur les côtes de la mer Egée. En anglais,
la ville était s'appela Smyrne jusqu'au début du vingtième siècle et
Izmir depuis. Elle porta également les noms
"d'Izmir Occidentale" ou "la Perle de la mer Egée". Son
nom proviendrait de celui d’une reine Amazone. Elle était située à
un point central et stratégique sur la côte Égéenne de l'Anatolie et
son port offrait des conditions avantageuses de défense avec de très
bonnes liaisons intérieures. Grâce à cela, Smyrne est passée sur le
devant de la scène politique et commerciale avant l'ère classique.
Ses vestiges sont situés à l'intérieur de la zone urbaine d'Izmir. Le
développement de la ville connu très peu d'interruption jusqu'à aujourd'hui, les
périodes d'abandon venant en alternance avec celles de reconstruction intense.
(Voir
Asie Mineure,
Ionie,
Smyrne).
SNÉFROU ou SÔRIS ou
HORUS NEB-MAÂT Pharaon de la
IVe
dynastie de 2575 à 2551 av.J.C. (Voir
Égypte).
SOBEK Dieu Égyptien. Il fut le Dieu de la fertilité et des
eaux, il élimine tous les ennemis vivant dans ce milieu. Il symbolise
aussi la force des Pharaons. Il est représenté sous la forme d’un crocodile
ou comme un homme à tête de crocodile couronnée, soit d'une paire de plumes,
soit d'une association du disque solaire et de l’uræus. Il est le fils de Neith
et de Senouy. Il est particulièrement vénéré à Crocodilopolis dans le Fayoum sous
le nom de Sobek-Rê et à Kôm Ombo, entre Thèbes et Assouan où il a pour épouse, mais
son culte est très répandu dans le pays. Voir
Égypte,
Sobek).
SOBEKEMSAF ou SEBEKEMSAF Nom de 2 Rois et d’une
Reine de Thèbes (Égypte). SOBEKEMSAF I SEKHEMRÊ OUADJKHÂOU
Roi de Thèbes sous la
XVIIe dynastie de 1619 à 1603 av.J.C. SOBEKEMSAF II
Roi de Thèbes sous la XVIIe dynastie
de 1572 à 1570 av.J.C. (Voir
Égypte).
SOBEKEMSAF Reine de Thèbes de la XVIIe
dynastie. Elle fut descendante d’une puissante famille de gouverneurs d’Edfou, ville où
l'on a d'ailleurs retrouvé sa sépulture. En fonction des spécialistes, elle fut l’épouse du Roi de Thèbes Antef V (1625-1622),
comme le proposent : Jürgen von Beckerath, Kim Steven Bardrum Ryholt et Thomas Schneider, alors que d'autres : Claude
Vandersleyen, Claire Lalouette et Nicolas Grimal, la donnent comme l'épouse d'Antef VII (1568-1565).
Elle symbolise l'alliance entre les Princes de Thèbes et d'Edfou. Sur les stèles mises au jour dans cette dernière cité
une Sobekemsaf porte les titres de : Épouse
du Roi (Hmt-nswt) ;
Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ;
Sœur du Roi (snt-nswt) ;
Fille du Roi (sAt-nswt) ;
Celle qui est unie à la couronne blanche [à la Parfaite] (Xnmt-nfr-HDjt).
Elle lui donna un fils (Présumé), Rahotep qui succéda à son père.
SOBEKHOTEP ou SEBEKHOTEP Nom de 9 Pharaons. SOBEKHOTEP I
KhiÂnkhrÊ Pharaon
de la XIIIe dynastie de 1760 à 1757 av.J.C. SOBEKHOTEP II
SekhemrÊ Khouitaoui
Pharaon de la
XIIIe dynastie de 1746 à 1743
av.J.C. SOBEKHOTEP III
SekhemrÊ Seouadjtaoui Pharaon de la
XIIIe dynastie de 1730 à 1724
av.J.C. SOBEKHOTEP IV NÉferkharÊ
ou KhainÉferrÊ Pharaon
de la XIIIe dynastie de 1712 à 1701 av.J.C. SOBEKHOTEP V
KhahoteprÊ
Pharaon de la
XIIIe dynastie de 1700 à 1695
av.J.C. SOBEKHOTEP VI MÉrihoteprÊ
Pharaon de la
XIIIe dynastie de 1658 à 1655
av.J.C. SOBEKHOTEP
VII MÉrikaourÊ Pharaon
de la XIIIe dynastie de 1690 à 1688 av.J.C. SOBEKHOTEP VIII
SekhemrÊ
Souesertaoui Pharaon de la
XIIIe dynastie. SOBEKHOTEP
IX MaÂtrÊ Pharaon de la
XIIIe
dynastie. (Voir
Égypte).
SOBEKNÉFEROURÊ ou SEBEKNÉFEROU
SOBEKKARÊ ou NÉFEROUSOBEK ou SKEMIOPHRIS
Reine et Pharaon de la
XIIe dynastie de 1787 à 1783
av.J.C.
Manéthon
l’appelle Skemiophris
et lui compte quatre ans de règne (Africanus). Le
Papyrus
de Turin
lui en compte trois ans dix mois et vingt-quatre jours. La durée exacte
de son règne est inconnue : cinq ans pour les uns, trois ans pour les
autres, voire moins d'un an pour ceux qui compte un règne conjoint avec son
époux. Sobek
est le Dieu crocodile, incarnation de Rê.
Elle fut la "sœur"
(source incertaine) et
l’épouse d'Amenemhat
IV. Elle régna comme "Pharaon" à la mort de son époux. (Voir
Égypte, les
Reines,
Sobeknéferourê).
SOBEKSHEDTI NÉFEROU
Voir à NÉFEROUSOBEKSHEDETI.
SOCHANDOUKHT Reine des Perses Sassanides. Elle fut la fille d'un
exilarque Juif vassal de la Perse et l'épouse du Roi
Yazdgard I Ulathim
"Le pêcheur"
(ou
Yazdegerd,
399-420). Elle lui donna deux fils :
Châhpûhr IV
(ou
Šāpūr ou Shapur ou
Sapor,
421) et
Bahrâm
V
Gour
(ou Vahram Gôr, 420-438).
SOCRATE
Ce fut un
Philosophe Grec.
Il naquit en
469
et mourut en
399. Socrate n'écrivait pas de texte philosophique. La connaissance de l'homme, sa
vie et sa philosophie sont basés sur les écrits de ses étudiants et de ses
contemporains. Au premier rang de ceux-ci on trouve, Platon, toutefois, des
œuvres de Xénophon
(Philosophe, historien et maître de guerre
Grec,
v.430-v.355 av.J.C),
Aristote (Philosophe
Grec,
384-322) et Aristophane (Poète comique
Grec,
v.450-v.385) ont également fourni des indications précieuses. La difficulté de
trouver le "Socrate" réel se pose parce que ces textes sont souvent des œuvres
philosophiques ou dramatiques plutôt que des histoires simples. Selon ces
auteurs, Socrate naquit près d’Athènes,
dans le dème d'Alopèce, en 469 av.J.C, la troisième année de la 77e olympiade
(on trouve aussi 470). Quelques spécialistes disent plus précisément,
le 6 Mai (6 du mois Thargélion), et il mourut en 399. Son père, Sophronisque, fut sculpteur ou
tailleur de pierres et sa mère, Phénarète (ou Phaenarete), fut sage-femme
(Comme celle d'Aristote).
Socrate eut un demi-frère, Patroclès, fils du premier mari de sa mère. Peu de
choses sur sa jeunesse sont connues. (Voir
Dictionnaire,
les Grands
Auteurs, Socrate).
SOGDIANE ou MASSAGÈTE
Royaume d’origine Iranienne établit à l’Est de la mer d’Aral
entre les fleuves Jaxartes (Syr-Daria) et Oxus (Amou-Daria). Les Massagètes
eurent la réputation d’être de féroces guerriers. Leur Reine Tomyris, battit le
Roi Perse Cyrus II (558-528), qui tentait de les envahirent en 528. Ils furent
soumis par Alexandre le Grand, puis firent partie de l’empire Séleucide. Sous le
Roi Séleucide Antiochos II Théos (261-246), le satrape de Bactriane
Diodote, vers 256, s’allia avec la Sogdiane pour former un royaume indépendant.
Par la suite la Sogdiane fut annexée par l’Empire Parthe puis devint la proie
des musulmans. (Voir
Perse,
Sogdiane).
SOGDIANOS
Pharaon de la XXVIIe dynastie et Roi des Perses Achéménides en 424 av.J.C. Apres
avoir assassiné son demi-frère, Xerxès II, il le remplaça pour être assassiné à
son tour par Darius II Okhos. (Voir
Perse,
Achéménides).
SOHÆMIUS Nom de deux
Rois d'Émèse.
SOHÆMIUS I Caius Julius
54 à 73 ap.J.C, fils de Sampsigeram II
et frère de Azizus. Il
épousa la Princesse Drusilla de Maurétanie,
fille
Cléopâtre VIII Sélène II.
Elle
lui donna deux enfants, un fils Caius Julius Alexio qui lui succéda et une
fille, Iotapa. La Reine de Palmyre Zénobie (266-274)
serait une descendante de Drusilla.
SOHÆMIUS I
Longinus Caius
Julius Roi d'Émèse de
120 à 160.
SOHÆMUS
ou SOHEMO Roi
d'Arménie de la dynastie Arsacide de 140 ou 144 à 161 et de 163 à 164 ap.J.C.
SOKAR – HOR Pharaon
de la XVIe
dynastie. (Voir
Égypte).
SOLON
Homme politique Athénien (640-558 av.J.C). Il fut Archonte annuel en 594-593.
Solon appartenait à la classe des propriétaires terriens. Soutenu par les
artisans, les commerçants et les petits propriétaires fonciers, il fut choisi
par les Athéniens pour sa sagesse et sa droiture afin de réformer l'Etat. Il se
fixa alors pour objectif de rétablir la paix dans une cité déchirée par les
querelles intestines (stasis). Ses réformes ne résolurent malheureusement
pas les difficultés économiques, qui amenaient des dissensions politiques, puis
la tyrannie à Athènes et enfin son exil. Parmi les grandes réformes de Solon il
y avait, l'abolition de l'esclavage pour dettes, les débiteurs vendus comme
esclaves furent rachetés et ceux qui s'étaient enfuis à l'étranger purent
rentrer à Athènes et le tribunal populaire de l’Héliée. Il supprima la
contrainte par corps pour empêcher la reconstitution d'une classe de serfs. Il
stoppa le développement de la grande propriété en permettant le testament comme
la vente. Afin de couvrir les besoins de la population, Solon interdit
l'exportation des surplus agricoles. Il mit en place la réforme censitaire qui
consiste à substituer aux droits de la naissance, les droits de la fortune et à
répartir en conséquence les Athéniens en quatre classes censitaires. (Voir
Grèce,
Athènes,
Solon).
SONBSEN Voir SENEBSEN.
SOOS ou Sóos ou Soũs (En Grec
: Σόος) Co-Roi de Sparte de 930 à
890. Sous son règne, les Spartiates sont censés avoir asservi les
Hilotes et envahit l’Arcadie. Il sera
le père d’Euryphon (890-860) ancêtre éponyme de la dynastie des Eurypontides qui
lui succéda. Plutarque
(Philosophe, biographe et moraliste
Grec, 46-v.125) rapporte que lors de la campagne d’Arcadie alors que Soos
se trouvait avec ses compagnons d’armes près de la ville de Cleitoria, il fut
assiégé par les habitants de celle-ci. Sur le point de mourir de soif, Soos jura
de quitter l’Arcadie si on le laissait boire, lui et tous ses compagnons, à la
source voisine. Les Cleitoriens acquiescèrent et les Spartiates se rendirent à
la source. Soos proposa d’abord d’abandonner la royauté en faveur de celui qui
refuserait de boire puis, devant les refus de ses compagnons, se contenta de
s’asperger d’eau, mais sans boire. Il refusa ensuite de quitter l’Arcadie, tous
n’ayant pas bu.
SOPHIE
Impératrice Byzantine (de Constantinople), elle épousa l’Empereur Justin II
(565-578).
SOPHOCLE
ou Sophoklễs (En Grec : Σοφοκλῆς) Ce fut l'un
des trois grands tragédiens Grecs dont l'œuvre nous est
partiellement parvenue, avec Eschyle (526-456) et Euripide
(480-406). Il naquit à Colone en 496 av.J.C (ou 495) et il
mourut en 406 av.J.C (ou 405). Il fut principalement l'auteur de
123 tragédies dont seules 7 nous sont parvenues. Cité comme
paradigme de la tragédie par Aristote (Philosophe Grec,
384-322), notamment pour l'usage qu'il fait du chœur et pour sa
pièce Œdipe Roi. Il remporta également le nombre le plus élevé
de victoires au concours tragique des grandes Dionysies
(dix-huit) et n'y figura jamais dernier. Son théâtre rompt avec
la trilogie liée et approfondit les aspects psychologiques des
personnages. Ses pièces mettent en scène des héros, souvent
solitaires et même rejetés (Ajax, Antigone, Œdipe, Électre) et
confrontés à des problèmes moraux desquels naît la situation
tragique. Comparé à Eschyle, Sophocle ne met pas ou peu en scène
les dieux, qui n'interviennent que par des oracles dont le
caractère obscur trompe souvent les hommes, sur le mode de
l'ironie tragique. Ce fut un ami d'Hérodote (Historien Grec,
4.484-v.425)
il écrivit, en 450, un
poème en son honneur.
SOPHONISBE
Reine de Numidie de 235 à 203 av.J.C, fille d’Hasdrubal. Elle épousa Syphax (Roi
des Masaesyles, mort en 203). Lors de la prise de Cirta, elle tomba aux mains
des Romains et du Roi de Numidie Masinissa (206-148) qui l’épousa.
SÔRIS
Voir SNÉFROU.
SOSISTRATOS
Tyran de Syracuse de 336 à 317 av.J.C, où il fit une oligarchie, puis il
devint Roi de 280 à 277 et Tyran d'Agrigente en 280. Il fut chassé du pouvoir
par Agathocle (317-289), mais il reprit le trône sur Toimon en 280.
SosthÈnes Roi de Macédoine de 279 à 277.
(En Grec : Σωσθένης).
Pendant le règne du Roi de Thrace
Lysimaque sur la Macédoine,
il fut son gouverneur en Asie Mineure. En 279, il tua son cousin le Roi
de Macédoine Antipatros
II et accéda au trône. Sosthènes
fut extrêmement populaire parce qu'il avait battu les Celtes dans une bataille
très sanglante près de Delphes. Il fut tué juste deux ans après son
couronnement. Il fut alors remplacé par Antigonos
II Gonatas.
Selon
quelques spécialistes, Sosthènes aurait toutefois rejeté le titre de Roi et
se serait contenté du titre de stratège.
SOUADJTEOU ou SEOUADJTEOU
Voir SEÂNKHENRÊ.
SOUDAN
Voir NUBIE.
SOUMOU-ABOUM
Voir SAMOU-ABOUM.
SOUNOU ou SINOU
Roi d'Avaris sous la
XIVe
dynastie. (Voir
Égypte).
SOUPHIS Nom
de 2 Pharaons selon Manéthon. SOUPHIS I Voir KHÉOPS.
SOUPHIS II Voir KHÉPHREN.
SOUPPILOULIOUMA
ou SUPPILULIUMA Nom de 2 Empereurs des Hittites.
SOUPPILOULIOUMA I Empereur des Hittites de 1382 à 1342 av.J.C.
Fils d’Hattousili II, son règne fut marqué par la lutte contre l’Égypte pour la
prise du pouvoir en Syrie. Il accéda au trône après avoir assassiné l'héritier
légitime Tudhaliya III. Il
redressa le royaume qui avait été laissé dans une situation désastreuse. Il
pénétra en Syrie du Nord. Il défit la coalition du Mitanni et de l'Égypte
profitant de la faiblesse du Pharaon Amenhotep IV (1353-1338), avec qui
il signa un traité qui délimita les zones d’influences des deux pays en Syrie.
Il reprit Kadesh (ou Qadesh) à l’Égyptien et y installa le Roi Aitagama, puis Karkemish et
Alep devinrent des Etats vassaux et il y nomma Rois ses deux fils. D’après
certains égyptologues l’Égypte lui aurait demandé de lui donner un de ses fils
en mariage, mais le jeune prince fut assassiné, ce qui entraîna une nouvelle
offensive Hittite contre l'Égypte. Au Nord-Ouest, il concentra ses efforts
diplomatiques afin de conserver la route d'approvisionnement en étain. Au Nord,
il repoussa les raids incessants des tribus Gasgas. Il mourut en 1342,
succombant à l'épidémie de peste rapportée de Syrie par ses troupes. La
Tawananna (épouse du Roi) de Souppilouliouma
I au début de son règne fut selon certain spécialistes la veuve de son père,
Tadukhepa (ou Taduhepa). Il eut deux
enfants, Arnouwanda II et Moursil II qui lui succédèrent et peut être
Semenkhkarê (ou Zananza) qui fut l’époux (?) de la Reine d’Égypte Méritaton.
SOUPPILOULIOUMA II Dernier Empereur des Hittites de 1200 à 1170. Fils
de Tudhaliya IV. Malgré quelques succès militaires, il ne parvint pas à enrayer
la chute de l’empire Hittite. Son pays en plein déclin du aux très grandes
famines et aux grandes migrations de populations auquel il est convenu d'ajouter
l'invasion des Peuples de la mer. (Voir
Asie Mineure,
Hittites).
SOUSENENRÊ ou BEB-ÂNKH
Pharaon de la
XVIe ou
XVIIe Dynastie. (Voir
Égypte)
SOUTIRAIA
ou SUTAILJA
ou SHOTERAJA Reine d'Égypte
de la XIXe dynastie. Elle fut d'origine Syrienne. Elle fut l'épouse du Pharaon Sethi II (1200-1194).
Gae Callender la donne d'origine plutôt Cananéenne et précise qu'elle a été
presque certainement concubine d'un Roi de Canaan ?. Elle fut presque sûrement, de
cette union, la mère du Pharaon Siptah (1194-1188).
Son nom avec cette filiation se trouve sur un relief aujourd'hui au musée du
Louvre.
SPARADOKOS
Voir SADOCOS.
SPARTE ou LACEDEMONE
Ville de Grèce dans le Péloponnèse, elle fut constituée au IXe siècle par le
regroupement de quatre villages d’origine Dorienne, dès cette époque la
structure de l’état Spartiate fut en place. Les citoyens Spartiates possédèrent
chacun un lot de terre conquise, cultivée par les vaincus (ou Hilotes). Au VIIIe
siècle, la poussée démographique entraîna la recherche de nouvelles terres et la
conquête de la Messénie voisine qu’elle soumit et contraint ses habitants à
devenir ses Hilotes (première guerre de Messénie de 735 à 716). Les institutions
originelles établirent la souveraineté à tous citoyens, elle furent équilibrée
par une double monarchie, représentée par deux familles, la branche de Proclès
et celle d’Eurysthène (jumeaux). On distingua trois groupes sociaux principaux :
Les Egaux, les périèques et les Hilotes. À cette époque Sparte rayonna sur
l’Hellade, entretenant le commerce avec la Grèce, l’Égypte et l’Asie mineure.
Dès lors, sa principale rivale fut Argos. En 669, à la bataille d'Hysiaï, Argos
défit Sparte et les Messéniens en profitèrent pour se révolter ce qui brisa
l’expansion de Sparte (deuxième
guerre de Messénie) mais ils furent de nouveau soumis. En politique extérieure,
Sparte constitua de "la Ligue du Péloponnèse". En 545, à la bataille des
Champions elle défit à son tour Argos. Dès lors elle eut l'hégémonie sur
l'ensemble du Péloponnèse, qu'elle conserva jusqu'aux Guerres Médiques. Lors des
Guerres Médiques elle laissa à Athènes la gloire de sauver l’Hellade et
entraîna de ce fait son effacement. Face à l’expansion de l’empire Athénien,
l’affrontement entre les deux puissances fut inévitable. Sparte triompha
d’Athènes dans la guerre du Péloponnèse (431 à 404) et décida d'imposer le même
impérialisme. Les Grecs se soulevèrent contre elle (coalition
d’Athènes, Thèbes, Argos, Corinthe en 394). Elle accepta l’arbitrage par la
Perse et la 'paix du Roi' en 387
où elle céda des cités grecques d’Asie mineure aux Perses. C’est Thèbes,
nouvelle puissance qui porta le coup final avec le désastre de la bataille de
Leuctres le 06 juillet 371 et l’indépendance de la Messénie en 369. Sparte affaiblit dans
le Péloponnèse fut en même temps secouée par des graves crises internes, elle se
montra incapable de faire face à l’extension de la Macédoine et de son Roi
Philippe II en 337. Désormais Sparte n’eut plus qu’un rôle effacé, ses
tentatives de révolte contre la Macédoine furent systématiquement écrasées (265
et 222). Les essais de réformes intérieures d’Agis IV (245-241) et de Cléomène
III (235-219) échouèrent, en 146 Sparte fut intégrée à l’empire Romain et cessa
pour toujours d’être une puissance conquérante. (voir
Grèce,
Sparte).
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Spartokos
ou SPARTAKOS ou Spartocus
Nom de 3 Rois du Bosphore Cimmérien.
Spartokos I Roi du Bosphore Cimmérien de 438 à 431av.J.C. En 438,
un Thrace au nom Spartokos de chassa la dynastie des Arkhéanaktides, prit le
pouvoir et s'installa à Panticapée qu'il prit pour capitale de son nouveau
royaume. (Selon Diodore de Sicile, historien et chroniqueur
Grec, v.90-v.30). De là il put contrôler le passage entre la
mer d'Azov (Palus Méotide) et la mer Noire (Pont Euxin) ce qui fit vite prendre
de l'importance à son royaume. Ses deux fils Séleucos et Satyros I lui
succédèrent. Spartokos II
Roi du Bosphore Cimmérien de 348 à 344 av.J.C. Petit-fils de Leucon
I, il régna conjointement avec son frère Pairisadès I (ou Parisades, 348-310).
Spartokos III Roi
du Bosphore Cimmérien de 304 à 283 av.J.C. Héritier légitime il reprit le trône
à la mort de l'usurpateur
Eumèle (309-304).
STATEIRA ou SATIRA
Nom de 3 Reines Perses Achéménides. STATEIRA Reine d'Égypte et des
Perses
Achéménides
sous la
XXVIIe
dynastie. Elle épousa le Roi
Perse
Artaxerxès
II
(404-359. Elle naquit vers 440 et elle fut la fille
d'Hydarnes III d'Arménie,
il semble qu'elle mourut en 400. Plutarque (Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125)
raconte comment elle fut assassinée par la mère d'Artaxerxès
II.
(Voir
Perse,
les
Reines,
Stateira).
STATEIRA I
Reine d'Égypte de la XXXIe dynastie et des
Perses
Achéménides. Elle
fut l'épouse et la sœur du Roi
Perse
Darius III
(335-330). À la bataille d'Issos,
le 1 novembre 333,
face à
Alexandre
le Grand
(336-323), son époux fut battu et il fut obligé de battre en retraite. Il
laissa sur place ses insignes royaux (manteau, arc, char etc..) mais aussi sa
famille avec sa
mère Sisygambis
(ou Sisygambes)
ainsi que Stateira I, son fils de cinq ans
Ochus
et ses filles Stateira II
et Drypteis.
(Voir
Perse,
les
Reines,
Stateira I).
STATEIRA II
Princesse
Perse
Achéménide
et elle devint Reine de
Macédoine.
Elle fut la fille du Roi de
Perse
Darius III
(335-330) et de la Reine Stateira I.
Elle naquit probablement en 340 ou début 339.
À la fin de la bataille d'Issos,
le 1 novembre 333,
perdue par son père
contre
Alexandre
le Grand (336-323), elle fut capturée avec sa
mère, sa sœur Drypteis et son frère de cinq ans
Ochus.
Elle fut en 324 la 2e épouse d’Alexandre le Grand (336-323).
(Voir
Perse,
Reines Achéménides,
Stateira
II).
STATILIA Messalina
Impératrice Romaine. Elle fut une des épouses, en 66 ap.J.C de
l’Empereur Néron (54-68).
STEPHINATES
ou TEFNAKHT II
"Gouverneur "
de Saïs de 695 à 688 av.J.C sous
la XXVe
dynastie. (Voir
Égypte).
STOSTOKOS
Roi de Thrace de 277 à 260 av.J.C.
STRABON ou
Strábôn
(En Grec : Στράbων
"qui louche", ou Strabo en Latin) Géographe Grec qui naquit à
Amasée en Cappadoce (Actuelle Amasya en Turquie),
une ville dans la région du Pont-Euxin qui deviendra partie de
l'Empire Romain, en 64 ou 63 av.J.C et il serait mort en 23
ap.J.C. Ses dates de naissances et de décès sont incertaines et
sujettes à débat. La date de naissance peut-être attestée de
cette manière: Le royaume du
Pont tomba aux mains du général Romain Pompée (106-48
av.J.C) en 63 av.J.C, après l'assassina (ou suicide) de son
dernier Roi
Mithridate VI le Grand
(123 ou 120-63).
Le
Pont fut divisé en provinces plus petites la même année.
Strabon (Livre XII.3.41) stipula que les Romains prirent
possession de la
Bithynie "un peu avant mon temps", fixant ainsi la
date de sa naissance en 63 av.J.C. Le peu que nous savons sur sa
vie est reconstruit à partir des références dans son œuvre. Il fut issu d'une
riche famille d'Amasée. Strabon nous raconta qu'il étudia en
Carie, auprès d'Aristodème de Nysa (Historien et rhéteur
Grec,
110 av.J.C-30 ap.J.C), qui fut également le précepteur des fils du général
Romain Pompée, avant de prendre résidence à Rome. Là, il fut sous la tutelle de
Tyrannion, un grammairien et géographe. (Voir
Dictionnaire,
Les Grands
auteurs, Strabon).
STRATÈGE
Principal magistrat d’Athènes, ils étaient dix et élus pour
un an, ils avaient la main sur l’armée, la marine et la diplomatie. Dans
l’Égypte Lagide et Romaine ce nom fut donné au chef d’un nome.
STRATONICE ou STRATONIKÉ
Nom porté par 6 Reines à
l’époque hellénistique.
Stratonice
Reine de Thrace, fille du Roi de Macédoine Alexandre I (498-454). Elle épousa
sur l'ordre de son frère Perdiccas II (454-413) le Roi de Thrace Seuthès I
(424-415).
STRATONICE
Reine de Macédoine, fille de Corrhaeus. Elle épousa le Roi de Macédoine
Antigonos I Monophtalmos (306-301). STRATONICE I Reine
Séleucide, fille du Roi de Macédoine Démétrios I Poliorcète. Elle épousa les Rois Séleucides : Séleucos I Nikatôr (305-280), puis
le fils de celui-ci, Antiochos I Sôter (280-261). (Voir
Grèce,
Macédoine,
Reines). STRATONICE II
Reine de Macédoine. Fille du Roi Séleucide Antiochos I Sôter (280-261) et de la Reine
Stratonice I. Elle épousa le Roi de Macédoine Démétrios II l'Étolique (239-229).
Elle lui donna une fille, Apama III qui épousa le Roi de Bithynie Prusias I
Cholus (229-180). (Voir
Grèce,
Macédoine,
Reines).
STRATONICE III Reine de
Cappadoce. Fille du Roi Séleucide Antiochos II Théos (261-246) et de la Reine
Laodice I. Elle épousa le Roi de
Cappadoce Ariarathês III (226-220) et lui donna trois fils. STRATONICE IV
(vers 200 à 135)
Reine de
Pergame, fille du Roi de Cappadoce Ariarathês IV (220-163) et de la Reine
d'Antiochis III. Elle épousa le Roi
de Pergame, Eumenes II (197-159) en 188,
puis le frère et successeur de ce dernier
Attalos II (ou Attale) en 159. Elle a deux fils avec Eumenes II :
Aristonikos
et Attalos III. Son fils Attalos III lui fit construire un magnifique tombeau.
SU-DURUL
Voir SHU-TURUL.
SUEVE Ensemble
des populations Germaniques habitant au-delà de l’Elbe et qui, d’abords nomades,
se fixèrent en Souabe, pays à qui il donnèrent leur nom. Un de leur chef,
Arioviste, tenta en 61 av.J.C d’envahir la Gaule, mais il fut en 58, vaincu par
César dans les plaines d’Alsace. Ils furent plus tard exterminés par les
Wisigoths.
SUFFETE
Magistrat suprême de Carthage, il y eut deux Suffètes élus pour un an. Le mot
Carthaginois suffète est tiré de l’Hébreu "Shofet" qui veut dire juge.
SU-ILISU ou SHU-ILISHU
Roi d'Isin, d'Akkad, de Kish, d'Ur, d'Ourouk et d'Oumma de 1985 à 1975 av.J.C,
fils de Isbi-Erra. Il eut un enfant Iddin-Dagan qui lui succéda. Il dut guerroyer
contre le Roi de Larsa Samium (1977-1972) pour garder la ville d'Ur
SUKLAMU SAHLAMU
5e Roi de la Ière dynastie d'Assur, au IIIe millénaire.
SULGI
Voir SHULGI.
SULILI ou USPIA
Ier Roi d'Assur de la IIIe dynastie vers 2030 av.J.C. Fils d’Aminu.
SULLA ou LUCIUS CORNELIUS
SYLLA Général
et homme politique Romain (138-78 av.J.C). Chef de l’oligarchie, il devint
consul de 88 à 79. Il obtint le commandement dans la guerre contre le Roi du
Pont Mithridate VI (120-63). Marius l’ayant dépossédé de ses pouvoirs, il entra
en force dans Rome et fit mettre Marius hors la loi. Il fit voter des lois
renforçant le pouvoir du sénat. En 82, il se fit attribuer une dictature sans
limite. Il consolida son pouvoir en modifiant les institutions. Il ne put
empêcher l’union des nobles et de Pompée contre lui, sentant le pouvoir lui
échapper, il abdiqua en 79 et se retira en Campanie.
ŠULME Voir SHULME.
SUMALIKA
Roi de Babylone de la Ière dynastie v.2020 av.J.C.
SUMAR-LA-EL
Voir SUMUBA-EL.
SUMER Région
de la basse Mésopotamie au Nord du golfe persique. Les Sumériens apparurent au
IVe millénaire. Ils inventèrent diverses techniques, terre cuite, écriture,
irrigation et pratiquèrent le commerce des métaux avec des pays éloignés. Les
chefs de leurs villes, Ur (ou Our), Eridou, Ourouk, Lagash, Oumma, Shourouppak
prirent le titre de "Lougal (homme
grand)" Leurs temples comportaient une grande tour appelée "Ziggourat" Les
cités rivales connurent des fortunes diverses, ce que semble refléter "La liste
Royale" élaborée entre le XXIe et le XVIIIe siècle qui énumère les premières
dynasties Sumériennes. Les villes les plus puissantes furent Lagash, puis Ourouk
et Oumma à l’époque de son Roi Lougal-Zaggesi, qui fonda un empire éphémère (avec
50 cités) et enfin Ur. Vers 2330, le Sumer fut conquis par le Roi d’Akkad Sargon
le Grand (2334-2279). (voir
Mésopotamie,
Sumer).
SUMUABU Voir
SABIUM.
SUMUBA-EL ou
SUMU-LA-EL
ou
SUMAR-LA-EL ou SUMULAD
2e Roi de Babylone de la Ière dynastie Amorrite de 1881 à 1845 av.J.C. Sous son
règne, tous les petits royaumes environnants furent progressivement absorbés par
Babylone. Il conclut une alliance avec le Roi d'Ourouk Sin-Kasid (1865-1833) à
qui il donna sa fille Shallurtum en mariage.
Son fils Sabium lui succéda.
SUMU-EL Roi de
Larsa Roi et d'Ur de la IIIe Dynastie 1895 à 1866 av.J.C. Fils d'Abi-Sare il
poursuit sa politique de conquêtes de son père.
SUMU-EPUKH
Roi d'Alep et du Yamkhad, il mourut en 1781 av.J.C.
Il est l'un des plus puissants Rois de son époque. Il apparaît dans les sources
de la ville de Mari, où le Roi local Yahdum-Lim (1820-1798 ou 1815-1796 ) rejeta
son alliance au profit de celle avec la cité d'Eshnunna. Sumu-Epukh, soutient
alors une révolte de nomades dans le royaume de Mari, qui fut finalement matée.
Mari passa par la suite sous le contrôle du Roi Amorrite d'Ekallaté (Ekallatum)
et Empereur d’Assyrie Shamshi-Adad (1814-1775). Celui-ci choisit de s'allier à
Qatna et le Yamkhad se retrouva alors prit entre ces deux adversaires. Une
guerre éclata, qui ne vit aucun vainqueur. Sumu-Epukh mourut peu après. Son fils
Iarim-Lim I (ou Yarim-Lim ) lui succéda (Voir
Syrie/Palestine,
Alep,
Sumu-Epukh).
SUMU-IANAM ou SUMU-YANAM
Roi de Mari de la dynastie Amorrite de 1798 à 1796 ou 1796 à 1794 ou 1793 à 1792
av.J.C, frère de Yahdun-Lim. Il ne régna que deux ans, il fut détrôné lors de
l'invasion Assyrienne par l'Empereur d'Assyrie Shamshi-Adad I.
SUMULAD ou SUMU-LA-EL
Voir SUMUBA-EL.
SU-MUM Voir SHULME.
SUNNO
(né
en 358 ap.J.C) co-Roi des Francs
Ripuaires de 388 à 398, avec
Marcomeres et Genobaudes II,
puis devint Roi des Francs Ripuaires de 398 à 401. Il épousa Mérowa de Thuringe
(367-407).
SULPICE
Nom de 2 Rois d’Émèse.
SULPICE I
Caius
Julius Roi
d’Émèse de
vers 160 à vers 210 ap.J.C.
SULPICE II
Lucius
Julius Aurèle Sévère Uranius Antonin Roi
d’Émèse de
235 à 254 ap.J.C. Il fut semble t-il le dernier Roi de la cité.
SUPPILULIUMA
Voir SOUPPILOULIOUMA.
SUSE - SUSIANE Ville d’Élam (Iran) sur le fleuve Karkheh à la frontière avec
l’Irak, fondée au Ve millénaire. Elle fut dominée politiquement par les Rois
d'Awan et de Warahshe et pendant la période de 2700 à 2340 elle eut une
importance politique assez faible. Sa situation entre l'Élam et la Mésopotamie
lui permit de se développer grâce au commerce, mais la lutte d'influence entre
ces deux empires provoqua une instabilité politique en Susiane durant cette
période. Suse retrouva une importance politique sous l'impulsion de
Puzzur-Inshushinak vers 2230, après avoir été dominée par les Rois de l'empire
d'Akkad, qui firent de cette ville le chef-lieu de leur province la plus
orientale. La ville compta alors une population avoisinant les 20 000 habitants
(voire, même plus). Suse prospéra
et étendit sa domination sur toutes les autres principautés élamites qui
l'entouraient. Puzzur-Inshushinak, instaura une nouvelle écriture et la ville fut
alors un véritable centre culturel. Cependant, dès la fin du règne de
Puzzur-Inshushinak, Suse retomba dans l'ombre et sous le contrôle des
Mésopotamiens de la IIIe Dynastie d'Ur dirigée par le Roi Shulgi et ses
successeurs. Ce ne fut qu’avec l'intervention des Rois de Simashki que la ville
revint sous la coupe élamite. Elle fut détruite en 640, par l’Empereur d’Assyrie
Assurbanipal (669-626). Elle devint ensuite une des résidences des Rois Perses
Achéménides où le Roi Darius éleva un palais. Elle fut abandonnée à l’époque
islamique. (voir
Perse,
Suse).
SU-SIN ou
SHU-SU’EN "Celui de Sîn", Roi d'Ur de la IIIe dynastie,
d'Akkad, d’Ourouk, d’Oumma et de Kish de 2038 à 2029 et Roi d'Aksak de 2036 à
2029 av.J.C, fils de Amar-Sin. Sous son règne, se profila une menace sur la
frontière de l'Ouest. Dés le début du IIIe millénaire des tributs sémites
d'Amorrites franchirent périodiquement l'Euphrate. Petit à petit elles se
sédentarisèrent en Mésopotamie et plus tard en Palestine et en Syrie du Nord,
assimilées ensuite à la population autochtone. Mais à la fin du IIIe millénaire,
cette immigration se développa considérablement par l'Ouest du pays, mettant les
Sumériens sur la défensive. Il épousa
Kubatum,
dont il eut un enfant Ibbi-Sin qui lui
succéda. (Voir
Mésopotamie,
Ur,
Su-Sin).
SUSSITA Voir
HIPPOS.
SU-SUDA le Foulon Roi
de Kish en 2450 av.J.C.
SUTI ou SUTAER
Peuple nomade du Nord et l'Est de la Babylonie. On
trouve leur trace dans les annales Assyriennes qui mentionne des affrontements
avec eux sous le règne de l'Empereur Arik-Den-Ili (1320-1308).
SWADJFARE
Pharaon de la
XIVe dynastie. (Voir
Égypte).
SWADJKARÊ
Voir SÉOUADJKARÊ.
SYAGRIUS AFRANIUS
Roi des Gallo-Romains de 464 à 486 ap.J.C. Fils d’Ægidius.
Il gouverna l’étroit territoire qui restait aux Romains, en Gaule (Royaume
de Syagrius). Il fut battu et fait prisonnier par Clovis I à Soisson en 486 qui
devint ainsi maître de la Gaule.
SYCHÉE
Voir SICHARBAS.
SYÈNE Voir
ASSOUAN.
SYLLA
Voir SULLA.
SYMI ou SIMI ou SOMBEKIEM
ou Syme
(En Grec : Σύμη) C'est une île Grecque faisant partie de l'archipel du Dodécanèse, dans
le Sud de la mer Égée, dont elle est l'une des douze îles principales. Dans
l'Antiquité, l'île était appelée Aigli et Metapontis. Elle est située à 41
kilomètres de
Rhodes
et elle est toute proche des côtes d'Asie
Mineure. Son activité principale est la pêche. Dans la
mythologie, Symi est le lieu de naissance des Charites (Assimilées aux trois
Grâces par les Romains, elles sont des Déesses personnifiant la vie) et tire son
nom d'une des épouses du Dieu Poséidon, la nymphe Syme. La ville principale est
également appelée Symi. En janvier 411, pendant
la
Guerre du Péloponnèse, la bataille de Symi, qui s'est déroulée près
de l'île, voit la victoire de
Sparte sur un escadron de navires
Athéniens.
(Voir
Grèce,
Symi).
SYLOSON
Nom de 2 Tyrans de Samos.
SYLOSON I Tyran de Samos de 590 à 560 av.J.C. SYLOSON
II Co-Tyran de Samos avec ses frères : Polycrates et Pantagnostos de
538 à 532 puis seul de 522 à 509 av.J.C. Fils d’Æcès I. (Voir
Asie
Mineure,
Ionie,
Samos,
Syloson II).
SYPHAX ou
SYPHASE Roi des Masaesyles, mort en 203 av.J.C, il fut l’allier des Romains
puis, après avoir épousé Sophonisbe, fille d’Hasdrubal, il fut leur adversaire.
Il fut fait prisonnier et dut participer au triomphe de Scipion. Il eut un
enfant Vermina qui lui succéda.
SYRACUSE
Ville de Sicile sur la côte orientale, ce fut une ancienne colonie de Corinthe,
fondée en 733 av.J.C. Elle devint la première ville de Sicile. En 485 s’installa
la Tyrannie de Gélon I (485-478) qui grossit la ville avec des habitants des
cités avoisinantes et qui battit les Carthaginois à Himère en 480. Son frère,
Hiéron I (478-466) protégea les poètes. La démocratie restaurée, fut menacée par
une révolte des indigènes Sicules, menée par Douketios en 450. Syracuse fut
assiégée par les Athéniens en 414-413, qui échouèrent dans leur tentative. Denys
l’Ancien (405-367) dictateur militaire, accrut la puissance de Syracuse en
Sicile. Son fils Denys le Jeune eut un règne très troublé et fut chassé deux
fois du pouvoir en 356 et 344. En 317, Agathoclès s’empara du trône en chassant
Sosistratos et il proclama la royauté en 306 av.J.C, il lutta contre les
Carthaginois. Le Roi Hiéronymos en 215 prit la défense de Carthage et Rome
entreprit de s’emparer de Syracuse, ce qui fut fait sous les cours règnes de ses
successeurs, après un long siège (213-212).
SYRIE
Région et royaume de l’Asie Occidentale, baignée à l’Ouest par la Méditerranée,
limitée au Nord par le mont Taurus, à l’Est par l’Euphrate, au Sud-est et Sud
par l’Arabie. Au cours du IIIe millénaire la Syrie fut en partie soumise aux
empires Mésopotamiens et Égyptiens. Au IIe millénaire, les Indo-Européens
imposèrent leur suzeraineté au Hatti et au Hourri. Les contre-offensives des
Égyptiens sous Thoutmôsis I (1504-1492) menèrent ceux-ci jusqu’à l’Euphrate et
leur permirent d’occuper beaucoup de villes, tandis que la Syrie du Nord
appartint au Mitanni, puis elle fut conquise, en même temps que celui-ci par
l’Empereur des Hittites Souppilouliouma I (1382-1342). En 1278, le Pharaon
Ramsès II (1279-1213) partagea la Syrie avec les Hittites. Peu de temps après
"les peuples de la mer" venus d’Occident, ruinèrent le Hatti et ses conquêtes.
Une de leurs tribus, les Philistins, s’établit en Syrie. Les Araméens et les
Hébreux fondèrent également divers états, dont les royaumes de Damas et de
Jérusalem (XIe et Xe siècle). Aux VIIIe et VIIe siècle les Assyriens firent
progressivement la conquête des états Syriens, puis allèrent jusqu’à la vallée
du Nil. Le Pharaon, Néchao II (610-595) tenta de prendre la place des Assyriens
en Syrie, mais échoua devant les Babyloniens (victoire du Roi de Babylone,
Nabuchodonosor à Karkemish en 605 av.J.C). La prise de Babylone en 539 par le
Roi Perse Cyrus II (558-528) fit de la Syrie, augmentée de la Palestine et de
Chypre, une satrapie de l’Empire Perse. La civilisation hellénistique pénétra en
Syrie par la Phénicie, surtout après la conquête d’Alexandre le Grand (chute
de Tyr, en 332). Après lui, la Syrie fut disputée entre les monarchies de
l’Égypte Lagide et d’Asie Séleucide. Les Séleucides en installant leur capitale
à Antioche, firent de la Syrie le centre de leur état. En 64, Pompée occupa la
Syrie, qu’il érigea en province Romaine. Les Romains la protégèrent des Parthes
par un cordon de principautés d’abords vassales comme : Commagène, le royaume de
Pétra, etc..., puis, après annexées à l’empire. La Syrie Romaine fut enrichie
par le commerce à travers le désert. De nombreux mouvements religieux y virent
le jour, que le Christianisme domina progressivement. Le royaume de Palmyre
arrêta l’invasion des Perses Sassanides en 262 ap.J.C, puis fut abattu en 272
par l’Empereur Aurélien (269-275). Elle fut reconquise par l’Empereur d’Orient,
Héraclius I (610-641), après une invasion Sassanide (607-628) la Syrie fut
conquise par les arabes de 634 à 640. |