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Statue en colonne temple de Dendérah (Tentirys - Haute-Égypte) |
Dieu du foyer. Il est vénéré comme
une sorte de génie du foyer, de divinité domestique et de Dieu de la
fertilité, du mariage et de la grossesse. Il protège les femmes en couches et
les nouveau-nés, mais aussi des reptiles et des scorpions. Bès a certains
aspects en commun avec la Déesse Taouret. Il est également associé aux
divertissements et était le patron des danseuses qui se faisaient tatouer sa
représentation sur leurs cuisses. Il était présent aussi lors de la toilette
journalière et son effigie était sculptée sur les miroirs et les objets qui y
étaient nécessaires.
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Il porte des instruments de
musique (Tambours) pour faire du bruit et ainsi mieux les effaroucher et à l’époque
Gréco-romaine, un bouclier des épées et des couteaux. Il est vêtu, à partir
du
Nouvel
Empire, d'une peau de panthère ou de lion dont la queue lui retombe
entre les jambes. |
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Statue de Bès Musée du Louvre |
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Il apparaît en Égypte dès la Période Thinite et est vénéré bien après l'époque pharaonique, même lorsque le Christianisme s'y implantera. Il était à l'origine la divinité protectrice de la maison royale d'Égypte, mais est devenu un Dieu populaire dont le culte a été largement diffusé. Il est présent dans tous les foyers d'Égypte : Souvent à la tête ou aux pieds des lits ou sous forme de quantité d'amulettes ou parmi les figurines présentes dans l'autel réservé au culte domestique.
Il ne disposait, semble t-il d’aucun lieu de culte, mais une récente découverte a mis au jour un temple dans l'oasis de Bahariya, qui pourrait lui être dédié. En tant que divinité secondaire, il était aussi présent dans les temples d'autres Dieux et dans des petits sanctuaires où il était vénéré pour ses talents de guérisseur. Le temple funéraire de Séthi I (1294-1279), à Abydos, à un emplacement aménagé en son honneur.
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| BASTET |
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Bastet - Musée du Louvre |
Déesse à tête de chat. Autres noms : Bastis (Nom Grec) ou Bast en Égyptien bAstt, il y a eu confusion, de la part des premiers égyptologues, sur la traduction d'un hiéroglyphe ajouté à la fin de son nom, qui a donné à tort la translittération en Bastet. Elle est la forme bienveillante d’une Déesse dangereuse, elle incarne la féminité. Elle est la protectrice des femmes enceintes et est chargée de dispenser les bienfaits du soleil. Elle est aussi Déesse de la musique, de la danse et maîtresse du foyer.
Elle est représentée initialement, sous la forme de la lionne Sekhmet qui dort en elle et à laquelle elle est associée en femme à tête de lionne portant la croix ânkh d'une main et le sceptre de l'autre. Puis, à partir du Moyen Empire, sous la forme d'une chatte ou d'une femme à tête de chat. Bastet protège le défunt dans l'Au-delà et aide Rê à tuer le serpent Apophis.
Elle est soit l’œil, soit la fille de
Rê
et est la mère du Dieu lion Mahès (Miysis). Elle est vénérée dès l'Époque
Thinite, puis après sous le règne de
Pépi II
(2246-2152). D'abord divinité locale sur son sanctuaire de la ville de
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D'après Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) il était organisé dans la ville de très grandes fêtes au moment de l'Inondation du Nil, où le peuple jouait de la musique, dansait, chantait et s'enivrait. Ces festivités étaient le moyen d'apaiser Bastet afin qu'elle ne se transforme pas en lionne destructrice. Bastet, associée à l’œil de Rê, peut agir comme l'instrument de la vengeance du Dieu du soleil. Elle est la protectrice du Pharaon, mais ne devient une divinité dynastique que lors de la XXIIe dynastie lorsque sa ville prend le statut de capitale.
À la
Basse Époque un culte de la Déesse s'installe à
Saqqarah
non loin du complexe funéraire de
Téti
I. À
Saqqarah
et à
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DOUAMOUTEF |
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Divinité protectrice de l’estomac des morts. Elle est représentée avec une tête de chacal et souvent associé à la ville de Hiérakonpolis. Il est l’un des quatre génies funéraires anthropomorphes, appelés "Les fils d'Horus". Ils avaient pour mission de garder les viscères du corps du défunt. À partir de la fin de la XVIIIe dynastie, les bouchons des vases canopes sont modelés à l’image des Divinités qui les protègent.
Le vase canope qui renferme l’estomac protégé par Douamoutef, à un couvercle qui représente une tête de chacal. Pour que le pouvoir s’accomplisse et qu’il protège les organes momifiés, ce Génie doit être associé à une Déesse et à un point cardinal. Pour Douamoutef c’est la Déesse Neith et l’Est.
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| GEB |
Déesse Nout portée par Shou |
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Geb fait partie de la grande Ennéade d'Héliopolis. Ses autres noms sont Keb ou Seb. Il est le Dieu de la terre, de sa fertilité et des plantes. Il symbolise la Terre, laissant à sa sœur Nout, le royaume de cieux. Il est responsable des nourritures terrestres ainsi que de tout ce que le sol peut contenir, les graines, les minéraux et les animaux qui y vivent.
Il est représenté sous forme humaine avec une couronne rouge et une perruque en trois parties sur laquelle est posée une oie (L’idéogramme de son nom). Ses lieux de culte étaient : Héliopolis en Basse-Égypte et le temple de Coptos en Haute-Égypte. Il est le frère et l’époux de Nout, Déesse du ciel, avec qui il apparaît souvent sur les sarcophages et est le père d'Osiris, Isis, Nephtys et de Seth.
Geb et Nout séparés par Shou - Musée du Louvre |
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La légende raconte que Geb
et
Nout
étaient si proches que rien ne pouvait s'interposer entre eux, mais ils furent
séparés par leur père
Shou.
Grâce à une ruse de
Nout, ils réussirent à s'unir et eurent quatre enfants.
L'histoire dit que Geb et
Nout s'unissaient la nuit en le secret et ils étaient
séparés par
Shou au petit matin.
Dans ses représentations, on voit Geb généralement couché sur le dos, portant souvent la couronne de la Basse-Égypte, le corps nu de Nout est arquée au-dessus de lui. Sa peau est souvent verte, indication sur son rôle de Dieu de fertilité et la végétation qui l’associe aux collines, aux vallées et aux montagnes.
Les Égyptiens pensaient que les tremblements de terre avaient comme origine les éclats de rire de Geb. Il préside le tribunal divin et en tant que premier Roi, il est le modèle de la royauté héréditaire. Geb a aussi fait emprisonner les âmes des morts, les empêchant de passer à la vie d'outre-tombe. |
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Livre
des Morts - XIXe dynastie |
HÂPY |
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Il est la personnification de la crue du Nil et responsable de la fertilité de la terre et est ainsi le garant de toute vie. Il est le génie de l'abondance et de la fécondité. Il est représenté de façon androgyne, avec la peau bleue, un ventre proéminent et gras et des énormes seins tombants. Il porte souvent une table d'offrande chargée de nourritures de toutes sortes provenant des différents nomes d'Égypte. Sa couronne représente des papyri (Symbole de la Haute-Égypte) ou des roseaux (Symbole de la Basse-Égypte).
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HÂPY ou HÂPI |
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Divinité protectrice des poumons des morts. Elle est représentée avec une tête de babouin. Il est l’un des quatre génies funéraires anthropomorphes appelés : "Les fils d'Horus". Ils avaient pour mission de garder les viscères du corps du défunt. À partir de la fin de la XVIIIe dynastie, les bouchons des vases canopes sont modelés à l’image des Divinités qui les gardent. Le vase canope qui renferme les poumons protégés par Hâpy, à un couvercle qui représente une tête de babouin. |
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Pour que le pouvoir s’accomplisse et qu’il protège les organes momifiés, ce Génie doit être associé à une Déesse et à un point cardinal. Pour Hâpy c’est la Déesse Nephtys et le Nord. La Divinité était parfois représentée sous l’aspect d’une momie ou encore en train de marcher. |
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HATHOR |
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Hathor "Hw.t-Hr" dont le nom signifie "Demeure d'Horus" est la Déesse maternelle et elle est la nourrice symbolique du souverain. Elle nourrit aussi les vivants et les morts. C'est une Déesse universelle, comme Isis avec laquelle, à partir du Nouvel Empire, elle finira par se confondre. Elle est aussi, la Déesse de l'amour, la Déesse de la joie et du sycomore, Dame de la musique et de l'ivresse. Dans le panthéon Phénicien elle est intégrée comme grande Dame de Byblos. Elle est la Maîtresse (Souveraine) des pays étrangers: De Nubie, du pays de Pount, de Libye et de Syrie.
Enfin elle est la Maîtresse de la turquoise et la protectrice de la ville de Thèbes. Hathor est certainement une des divinités les plus anciennes de l'Égypte, car sa représentation est marquée sur la palette du Roi Narmer (v.3040-v.2995). Elle est représentée sous la forme : D’une vache au corps étoilé ou d’une femme à tête de vache ou d’une femme coiffée de cornes de vache enserrant le disque solaire, ou encore avec un visage de femme à oreilles de vache. |
Fragment de sistre avec la tête d'Hathor - Musée du Louvre |
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Hathor - Musée de Louxor |
Dans les déserts de la Haute Nubie, elle est "la Lointaine" et a l’aspect d’une lionne. Son attribut est le collier à contrepoids qui est considérée comme l'œil de Rê, c'est elle qui, dans la version de la création d'Hermopolis Magma, châtie les humains. À partir de l'Ancien Empire la triade composée de Rê, Horus et Hathor constitua un model "divin" auquel devait se conformer la famille royale. Elle constitue aussi une triade avec d'Horus d'Edfou et Ity. |
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Dans la cosmogonie Héliopolitaine, Hathor est tantôt la fille de Rê, tantôt son épouse. L'importance de la Déesse apparaît dans un nombre important de sculpture à son effigie la représentant comme mère allaitant le Prince héritier afin de lui transmettre l'essence divine. Hathor était aussi assimilée à la Déesse cobra Ouadjet qui en tant qu'œil de Rê protégeait le Pharaon. Elle est aussi quelques fois la femme d'Horus d'Edfou. Avec ce dernier, elle a conçu Harsomtous et Ihy (Dieu musicien, joueur de tambourin). Dans la saison Égyptienne Shemou, lors du mois d'Epiphi (15 mai au 13 juin) à l'occasion de la fête de la "Bonne Réunion" Hathor remontait le Nil jusqu'à Edfou, au temple d'Horus afin de s'unir à lui, ce qui assurai aux Égyptiens la fertilité des terres.
À partir du Nouvel Empire l'association de la Reine et de la Déesse se consolida dans son rôle d'épouse du Roi, la Déesse allant jusqu'à se confondre avec elle. L’un de ses plus grands lieux de culte est le temple de Dendérah (ou Tentirys) où elle y est vénérée en tant que Déesse de l'amour. Une chapelle lui est également dédiée dans le temple d'Hatchepsout à Deir el-Bahari. À l'occasion de la fête du Nouvel An, qui concorde avec le retour des inondations, une étincelle divine réanimait les idoles représentant la Déesse, ce qui avait pour effet d'assurer la présence d'Hathor tout au long de l'année. |
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Le Pharaon Ramsès II (1279-1213) fera édifier à Memphis un grand temple dédié au culte de la Déesse, comme en témoignent les nombreux cartouches relevés sur les parois encore en place. Il se trouve à environ 70 m. au Sud de l'enceinte principale, longeant une voie processionnelle ornée de différents édifices et statues, qui partaient de l'Hout-ka-Ptah (Le Grand Temple de Ptah) et devait relier, selon les descriptions anciennes de la cité, une autre enceinte consacrée à la parèdre d'Hathor, Sekhmet. |
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Trois légendes lui sont associées :
L'œil de Rê ou "oudjat" qui signifie "ce qui est complet", est une des formes que pouvait prendre Hathor. Il était libre et pouvait se détacher. Ces actions étaient soit commandées par son maître, soit l'œil agissait seul et parfois contre la volonté de son propriétaire. C'est pourquoi pendant un temps Rê fut privé de son œil. Il chargea alors Shou et Tefnout de partir à sa recherche et de le récupérer. Ceux-ci furent si longs à revenir que Rê trouva un remplaçant à l'œil. Lorsqu'ils revinrent enfin, la colère de l'œil fut telle que Rê, pour l'apaiser, le mit à son front. L'œil devint alors l'Uræus, le cobra féminin dévastateur, qui était symbole de puissance. |
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Pendentif en lapis-lazuli et or représentant Hathor - Musée Égyptien du Caire |
Un texte, qui est sculpté dans plusieurs tombes de la vallée des Rois, raconte que Rê qui était devenu vieux dut affronter un complot des fomenté par les humains. Il envoya alors contre eux son œil, qui prit la forme de la lionne Hathor qui massacra les dissidents. Quand le Grand Dieu estima s'être assez vengé, il fit répandre un liquide enivrant de la couleur du sang sur le passage d'Hathor. La Déesse goûta le liquide, s'enivra jusqu'à sombrer dans l'inconscience et oublia ainsi sa poursuite. |
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Le mythe de la Déesse lointaine : Lorsque Rê était le grand Roi de l'Égypte, son œil quitta le palais de son maître. Il prit la forme de la Déesse Hathor puis se rendit en Nubie et prit l'aspect d'une lionne sanguinaire. Rê demanda alors à Shou et Thot de faire ce qui était en leur pouvoir pour faire revenir l'œil en Égypte. Afin de pouvoir approcher la Déesse, ces derniers se changèrent en singes. Thot parvint à convaincre Hathor de rentrer en Égypte. Dans le but de l'apaiser définitivement, il la précipita dans les eaux du Nil à la première Cataracte. Elle se transforma alors sous les traits d'une chatte de la Déesse Bastet. Les retrouvailles d'Hathor et de Rê se firent à Philae. C'est là que l'on retrouvera les plus beaux hymnes rédigés en l'honneur de la "Déesse lointaine". |
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Pour plus de détails sur les Dieux et Déesses d'Égypte, voir les ouvrages de :
Mary Barnett et Michael Dixon : - Gods and myths of Ancient Egypt, Smithmark, New York, 1996 - En Allemand, Götter und Mythen des alten Ägypten, Verlag Gondrom, 1998 - En Français, Les dieux et les mythes de l'Egypte ancienne, Thames & Hudson Editeur, 1998. Hans Bonnet : - Lexikon der ägyptischen Religionsgeschichte, Nikol-Verlag, Hamburg, 2000 et 2005. Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Léon Jean-Joseph Dubois et David Roberts : - Panthéon égyptien, J. de Bonnot imprimerie, Paris, 2006. Rolf Felde : - Ägyptische Gottheiten, Rolf Felde, Wiesbaden, 1988 et 1995. Lucia Gahlin, Olivier Fleuraud et Isabelle Fleuraud : - L'Égypte : Dieux, mythes et religion : Un voyage dans le monde fascinant des mythes et de la religion de l'ancienne Égypte, EDDL, Paris, 2001. Lucia Gahlin et Lorna Oakes : - The mysteries of ancient Egypt : An illustrated reference to the myths, religions, pyramids and temples of the land of the pharaohs, Lorenz, London, 2003. - Der eine und die vielen, Wiss. Buchges., Darmstadt, 1971 - Wissenschaftl.buchgesell, 2008. Manfred Lurker et Patrick Jauffrineau : - Dictionnaire des dieux et des symboles des anciens Égyptiens : Le monde magique et mystique de l'Egypte, Pardès, Puiseaux, 1994 - En Allemand, Lexikon der Götter und Symbole der alten Ägypter, Scherz Verlag, 1998. - The complete gods and goddesses of ancient egypt, Thames and Hudson, New York, Mars 2003 et Septembre 2005 - En Espagnol, Todos los dioses del Antiguo Egipto, Oberón, Madrid, 2003 et Juin 2004 - En Allemand, Die welt der götter im alten Ägypten : Glaube, macht, mythologie, Theiss, cop. Stuttgart, Septembre 2003 - En Français, Dictionnaire illustré des Dieux et Déesses de l’Égypte ancienne, Gollion, Infolio, Novembre 2006. |