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                                      ISIS

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Statuette en Bronze d'Isis allaitant Horus - Musée Égyptien du Caire

 

   Isis (ou Aset ou Iset) dont le nom signifie "le trône", est la Grande Déesse de la création, elle a le pouvoir de ressuscité les morts. Comme sœur, épouse d'Osiris, Isis devient le symbole de la mère idéale (La Déesse mère) et comme mère d'Horus, par extension elle est considérée comme la mère protectrice des Pharaons. Ayant ramené Osiris à la vie, elle est aussi une Déesse guérisseuse et protectrice des naissances et des enfants. Les malades portaient parfois des amulettes à son portrait. Elle est aussi Protectrice du bien-être et des navigateurs en tant qu'Isis-Pharia. Elle est la fille de Geb et de Nout.

 

   Elle est parfois représentée comme une femme portant le disque solaire (ou lunaire) entre deux cornes de bœufs (Parce qu‘assimilée à Hathor) ou avec son hiéroglyphe (Un trône) sur la tête et le nœud isiaque sur le vêtement. Ses attributs étaient ceux de plusieurs autres Déesses comme Hathor, Neith et Nout. On trouve : La coiffe en forme de vautour, attribut des Déesses célestes, le disque solaire et les cornes d'Hathor, le collier menat et le sistre, la croix ansée ânkh, symbole de vie, etc... 

 

   Elle est semble t-il originaire de la ville de Bouto, dans le Delta où d'après le mythe elle éleva l'enfant Horus. À la fin de la Ve dynastie, elle est mentionnée dans les textes des Pyramides, où elle protège le Roi défunt de la décomposition. À l'époque Ramesside on construit en son honneur des sanctuaires à Abydos et à Memphis. Isis devient, à la Basse Époque, la plus importante Déesse du panthéon Égyptien. À l'époque ptolémaïque elle est assimilée à de nombreuses de Déesses Grecques ou Romaines telles que Déméter, Perséphone, Diane de Dictys, Séléné etc...

 

   C’est dans les derniers temps pharaoniques, avec l’arrivée des Romains, qu'Isis s'impose dans toutes les classes sociales et qu'apparaissent d'autres sanctuaires lui étant dédiés. Le principal étant celui de Philae en Haute-Égypte qu'il fallut déplacer sur l'île d'Agilika à cause du barrage d'Assouan. Jusque là, elle n’avait pas un culte propre et aucun temple ne lui était dédié.

 

   Elle a un culte important dans le monde Gréco-romain ou elle est adoptée officiellement à l'époque impériale, avec des sanctuaires à Délos et Pompéi. Son épithète latine était Stella Maris, ou l'étoile de la mer. L'Empereur Caligula (37-41) était un fidèle d'Isis. À Rome l'Empereur Caracalla (198-211) lui fait édifier un temple. Le culte d'Isis ou "la mère universelle", se répandit dans toutes les provinces romaines. Quand l'Empereur Justinien I (527-565) fait fermer définitivement son temple principal à Philae en 535/537 ap.J.C, il ignore qu'Isis avait été récupérée depuis longtemps par le culte du mariage de l'Égypte Chrétienne.

 

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Isis à l'époque ptolémaïque

    Sa représentation donnant le sein à Horus aurait inspiré l'image des premières vierges de la religion. Isis continuera à être vénérée et on trouvera de nombreux "Iseum" dans tout l’empire Romain : Belgique, Bretagne, Gaule, Germanie, Espagne, Portugal, Grèce etc. Avec un mélange d’architecture Égyptienne, hellénistique et romaine. Beaucoup plus tard, on trouve des traces du culte d'Isis en France : Au moyen âge, au XVIe siècle à Saint Germain des prés, en Déesse Révolutionnaire, sous le Ier empire etc....

   Elle joue un des rôles principaux dans le mythe de son frère et époux Osiris. Ce dernier est assassiné  et démembré par son frère le Dieu Seth. Isis, grâce à ses pouvoirs magiques et avec l'aide de sa sœur Nephtys, réussit à réunir les membres et lui redonne la vie. Elle va enfanter dans le secret Horus et cacher l'enfant dans les marais de papyrus du Delta du Nil, pour le soustraire à la violence de Seth.

 

 

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  KHNOUM

 

 

           Khnoum  - Tombe de Ramsès VI -

                        Vallée des Rois

   Khnoum "le maître de l'eau fraîche" est le Dieu à Éléphantine de la première cataracte et gardien des sources du Nil. Il contrôle la crue du Nil en ouvrant, à Éléphantine, la "caverne d'Hapy" dans laquelle se trouvait l'Inondation et préservant ainsi le peuple de la famine. Il est représenté comme un bélier ou en homme à tête de bélier aux cornes horizontales, parfois surmontée d'une cruche.

 

   Khnoum est un Dieu très ancien qui est surtout connu par des textes datant du Ier siècle ap.J.C qui sont gravés sur les parois du temple d'Esna.

 

   Ses lieux de culte sont : Antinoë, Éléphantine et surtout Latopolis (ou Esna ou Younet) où il a une fonction de démiurge : C'est lui qui modela l'œuf primordial d'où jaillit le soleil dans le mystère de la naissance divine. Sur son tour à potier, avec le limon du Nil, il façonne ensuite les Dieux, les hommes et toutes espèces vivantes.

 

    Il est Associé à : Neith et son fil pour former une triade à Latopolis; à Héqet à Antinoë et à Anouket (ou Anoukis) et Satis à Éléphantine avec qui il forme la triade d'Éléphantine.

 

 

Khnoum - Musée du Louvre

 

 

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    KHONSOU

Fresque en granit rose représentant Khonsou

 Époque Romaine -  Musée du Louvre

  Khonsou, autre nom Chonsou "le voyageur" est le Dieu de la lune. Il lutte contre les forces des ténèbres aux côtés du Pharaon. Plus tard il est aussi Dieu de la guérison sous le nom de " Khonsou le Conseiller".  

 

   Il est représenté soit comme un homme à la tête de faucon coiffé du globe lunaire ou d'un croissant de lune. Soit sous l’aspect d'un enfant, le crâne rasé, portant la mèche latérale des enfants royaux ou divins. Il a le corps enveloppé dans une gaine moulante comme une momie et il tient dans les mains les emblèmes de la royauté.

 

   Son lieu de culte est le temple de Karnak à Thèbes. Il est considéré dans la triade de Thèbes, à partir du Nouvel Empire, comme fils d'Amon et de Mout. Il possède le redoutable pouvoir de déclencher les maladies, mais aussi d'éloigner les mauvais génies qui en sont responsables. Les Grecs l'assimilent à Héraclès.

 

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Maât - Musée Égyptien du Caire

 

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                MAÂT

 

  Déesse de la justice et de la vérité (Loi de Maât), elle assure l'équilibre cosmique du monde, l'équité et la paix. On la considère comme l'incarnation de la vérité et de la justice.

 

   Maât représente : L'ordre social, l'ordre politique établi par le Roi et l'ordre cosmique voulu par le démiurge et tout être doit se conformer à sa règle. Elle est également présente dans l'au-delà. Dans le tribunal divin, elle est associée au jugement d'Osiris. Elle est la fille de et l'épouse de Thot (Le Dieu de l'écriture et du savoir). Elle représente aussi la sœur mystique du Pharaon. Maât est toujours anthropomorphe, sa peau est ocre jaune et elle est souvent représentée accroupie, en général assise sur ses talons, avec une plume d’autruche droite sur sa tête. Elle est vêtue de la longue robe moulante des Déesses et porte des bijoux.

 

   Son attribut est la plume (la même que Shou) et elle tient souvent le signe de vie. On ne lui connaît aucun temple qui lui serait propre, seule, existe une petite chapelle au temple de Montou à Karnak (Thèbes). Par contre, elle est présente dans presque tous les sanctuaires, sur les représentations d'offrandes du culte quotidien.

 

L'ordre social, la vérité et la Justice :

 

   Elle est l'expression sociale et juridique de l'ordre établi. Elle symbolise l'équilibre dans la vie du pays, entre la Haute et la Basse-Égypte, entre la vallée verte et le désert, entre le bien et le mal. Sous l'Ancien Empire, les juges étaient considérés comme les Prêtres de Maât et le Vizir était son premier "Prophète". Leur devoir était d'accomplir la Maât.

 

 

                            L'ordre politique :

   Le Pharaon se réclame de Maât "in maât" et agit selon sa loi, pour que l’ordre règne. Il doit faire respecter la loi de Maât dans toute l'Égypte. L'équilibre du pays se traduit par un approvisionnement régulier en nourriture. Par contre, tout désordre politique entraîne une désorganisation administrative et la faim. Pendant le culte divin quotidien, le Pharaon offre Maât aux Dieux pour qu'ils s'en nourrissent et préserve l'harmonie universelle. C’est pourquoi, sur les murs des temples, le Pharaon est représenté faisant l'offrande de Maât à une divinité.

 

L’ordre cosmique : 

 

   Maât contrôle les étoiles, les constellations. Elle veille à la succession des saisons et des jours. Elle s'oppose aux forces du mal qui sont présentes aux confins de l'Univers. Pour les mortels, Maât exerce son contrôle dans toutes les manifestations qui pourraient nuire aux pays: Les ennemis venant du désert, les animaux sauvages et dangereux etc... Elle joue un rôle important dans la psychostasie (Pesée de l'âme) lors du jugement du défunt devant le tribunal d'Osiris. Ce jour là, la plume de Maât est le contrepoids déposé sur un des plateaux de la balance et le cœur du défunt sur l‘autre. Si celui-ci était sincère, les deux plateaux devaient s’équilibrer et l'âme du défunt pouvait accéder à l'au-delà.

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  Montou - Musée du Louvre

 

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MONTOU

 

 

  Montou ou Monthou ou Mentou ou Month est le Dieu de l’antique ville d'Hermonthis (nome de Thèbes), lié à l’origine au culte du soleil et Dieu faucon de Thèbes. Il est représenté comme un homme à tête de faucon coiffé de deux grandes plumes, d'un disque solaire et de deux uræus.

 

   Son lieu de culte est la région Thébaine : Ermant où il a pour parèdre la Déesse Djenenet, Tôd où il est associé en triade avec les Déesses Râttaouy (ou Tjenenet) et Iounyt, Karnak temple de Médamoud. On en a fait l’époux d’une divinité solaire, "Le soleil femelle des Deux terres".

 

   Montou était vénéré à Thèbes en tant que Dieu de la guerre et protecteur des armes. Il a surtout été très populaire lors des guerres de réunification à la fin de la Première Période Intermédiaire, avant d'être écarté par Amon. Néanmoins, il restera une divinité importante dans des récits de campagnes militaires, comme le "bulletin de la bataille de Kadesh". Lors de la XIe dynastie les Rois, l'inclurent dans leur titulature (Les Montouhotep "Montou est satisfait") et se placèrent ainsi directement sous sa protection. À la Basse Époque le taureau sacré Boukhis lui sera associé.

  

 

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Montou - Temple de Médamoud Karnak -  Deuxième Période Intermédiaire

 

 

 

 

 

 Bibliographie

 

   Pour plus de détails sur les Dieux et Déesses d'Égypte, voir les ouvrages de :

 

Mary Barnett et Michael Dixon :

- Gods and myths of Ancient Egypt, Smithmark, New York, 1996 - En Allemand, Götter und Mythen des alten Ägypten, Verlag Gondrom, 1998 - En Français, Les dieux et les mythes de l'Egypte ancienne, Thames & Hudson Editeur, 1998.

Hans Bonnet :

- Lexikon der ägyptischen Religionsgeschichte, Nikol-Verlag, Hamburg, 2000 et 2005.

Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Léon Jean-Joseph Dubois et David Roberts :

- Panthéon égyptien, J. de Bonnot imprimerie, Paris, 2006.

Rolf Felde :

- Ägyptische Gottheiten, Rolf Felde, Wiesbaden, 1988 et 1995.

Lucia Gahlin, Olivier Fleuraud et Isabelle Fleuraud :

- L'Égypte : Dieux, mythes et religion : Un voyage dans le monde fascinant des mythes et de la religion de l'ancienne Égypte, EDDL, Paris, 2001.

Lucia Gahlin et Lorna Oakes :

- The mysteries of ancient Egypt : An illustrated reference to the myths, religions, pyramids and temples of the land of the pharaohs, Lorenz, London, 2003.

Erik Hornung :

- Der eine und die vielen, Wiss. Buchges., Darmstadt, 1971 - Wissenschaftl.buchgesell, 2008.

Manfred Lurker et Patrick Jauffrineau :

- Dictionnaire des dieux et des symboles des anciens Égyptiens : Le monde magique et mystique de l'Egypte, Pardès, Puiseaux, 1994 - En Allemand, Lexikon der Götter und Symbole der alten Ägypter, Scherz Verlag, 1998.

Richard. H.Wilkinson :

- The complete gods and goddesses of ancient egypt, Thames and Hudson, New York, Mars 2003 et Septembre 2005 - En Espagnol, Todos los dioses del Antiguo Egipto, Oberón, Madrid, 2003 et Juin 2004 - En Allemand, Die welt der götter im alten Ägypten : Glaube, macht, mythologie, Theiss, cop. Stuttgart, Septembre 2003 - En Français, Dictionnaire illustré des Dieux et Déesses de l’Égypte ancienne, Gollion, Infolio, Novembre 2006.

 

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