|
QEBEHSENOUF ou Kébehsénouf |
![]() |
||
|
Qebehsenouf (ou Kébehsénouf) est la divinité protectrice des intestins des morts. Elle est représentée avec une tête de faucon. Il est l’un des quatre génies funéraires anthropomorphes, appelés "Les fils d'Horus". Ils avaient pour mission de garder les viscères du corps du défunt. À partir de la fin de la XVIIIe dynastie, les bouchons des vases canopes sont modelés à l’image des Divinités qui les protègent.
Le vase canope qui renferme les intestins protégés par Qebehsenouf, à un couvercle qui représente une tête de faucon. Pour que le pouvoir s’accomplisse et qu’il protège les organes momifiés, ce Génie doit être associé à une Déesse et à un point cardinal. Pour Qebehsenouf c’est la Déesse Selket (ou Selqit ou Selkis) et l’Ouest.
|
|||
|
Rê - Musée du Louvre |
RÊ ou RÂ |
|
||
|
Rê ou Ra est le
Dieu du soleil. C'est sous l'Ancien
Empire qu'il devient une divinité principale. On
le considère comme le Dieu créateur de l’univers, le Dieu de l'État et de
la justice. Il est représenté comme un homme, souvent à tête de
faucon et parfois à tête de bélier, coiffé du disque solaire et protégé
par le cobra dressé. Son lieu de culte
principal est
Héliopolis,
en Basse-Égypte. Le Roi
Khafrê
(ou Khéphren, 2518-2492) est le premier à inclure le nom de
Sa-Rê
"Le fils de Rê" dans sa
titulature, qui précède le nom de naissance du Roi et est
inscrit dans un cartouche.
|
||||
|
Les Égyptiens pensaient que pendant la journée Rê parcourait le ciel sur la "Barque des millions d’années". Il prenait des formes et des noms différents tout au long du voyage. Il était : Khépri (Le scarabée) le matin, Rê-Horakhty (Le soleil) à midi et Atoum-Rê (Un vieillard courbé) le soir.
À la tombée du jour, Rê changeait de barque pour apporter cette fois de
la lumière et chaleur au monde de l'au-delà et
réapparaissait à l'Est chaque matin pour les vivants. Le Pharaon,
après sa mort, prenait place sur la barque de Rê pour rejoindre le royaume des
morts. |
Rê sur la Barque des millions d’années |
|||
Sekhmet - Musée du Louvre
|
|
SEKHMET |
|
|
|
Sekhmet est la Déesse des batailles, son nom signifie "La Puissante". Elle est l'instrument de la vengeance de Rê, contre la rébellion des hommes. Elle était la Déesse destructrice du désert et l’ennemie de tous ceux qui menaçaient le Pharaon.
Elle apportait
aussi des épidémies, mais certains de ses pouvoirs éloignaient les maladies
et c’est pourquoi elle était la patronne des médecins et des magiciens.
Elle est souvent représentée avec un
corps de femme vêtue d’une longue tunique et une tête de lionne couronnée
du disque solaire et de l'uræus. Avec le spectre et le signe de la vie qu’elle
portait, elle incarnait la force dévastatrice, de sa bouche de lionne sortaient
les vents du désert.
|
|
||
|
Elle est l’épouse de
Ptah
et la mère de Néfertoum
dans la triade
Memphite. Elle
est souvent assimilée à
Bastet.
Elle
était surtout très crainte lors des cinq derniers jours de l'année (Jours
épagomènes).
À cette période, juste avant le retour des crues, les eaux stagnantes des
canaux provoquaient des fièvres et des maladies qui étaient attribuées à
Sekhmet. Pour éviter ces fléaux, les Égyptiens lui adressaient des prières
et des offrandes.
|
|||
|
SELKET |
![]() |
|
Selket ou Selqit ou Serket "Celle qui fait respirer" ou Selkis (nom Grec) est la divinité bienveillante qui sur terre protégeait les hommes du venin des serpents, des scorpions et autres animaux dangereux. Dans l'au-delà, elle était associée à Qebehsenouf pour veiller sur le défunt et l'aider à protéger le vase canope contenant les intestins du mort. |
||||
![]() |
Elle est représentée soit sous la forme d’un scorpion, soit d’un scorpion à tête de femme, soit d’une femme avec sur la tête un scorpion (La nèpe, scorpion d'eau). À l'origine, Selket n'a ni parèdre, ni famille, mais au Moyen Empire, elle porte quelquefois le titre de "Fille de Rê" et à la Basse Époque, elle est désignée à Edfou, comme épouse d'Horus.
C’est une Déesse originaire du 6e nome de la Basse-Égypte ou son culte est pratiqué, mais il est attesté dans aussi dans le Delta et à Edfou (Haute-Égypte) où elle figure parmi les divinités locales. Ses prêtres (Les prêtres charmeurs de Selket) étaient aussi des médecins et des magiciens, ils maîtrisaient l'art de guérir les piqûres, art que Selket leur avait transmis.
|
![]() |
||
|
Sérapis -Sérapéion d'Alexandrie |
SÉRAPIS |
|||
|
Sérapis ou Sarapis
(en Grec Σάραπις
/ Sárapis), selon
Plutarque
(Philosophe, biographe et moraliste
Grec, 46-v.125), est
un mélange des Dieux
Osiris
et
Apis.
Il est le Dieu de la vie et de la mort à la fois. Il ne cesse, bien
qu'immortel, de mourir et de renaître. Il est aussi un Dieu guérisseur des
hommes et est également lié à la fertilité des sols.
Dans son sanctuaire de Canope, il est surtout vénéré en tant que Dieu
guérisseur. |
||||
|
Ce culte de Sérapis
a duré tout le temps de la
dynastie
Lagide dont il était le protecteur. Plus tard, il est
apparenté à
Isis
et Harpocrate, créant ainsi la triade
Alexandrine. |
Sérapis - Musée du Caire |
|||
|
La Légende
Dans un rêve, Ptolémée I vu un Dieu qui lui demanda de transporter une de ses statues jusqu'à Alexandrie. Lorsqu'il se réveilla, Ptolémée I raconta son rêve et quelqu'un reconnut, d'après la description, une statue qu'il avait vue dans la capitale du royaume du Pont à Sinope. |
||||
|
Le Pharaon envoya tout de suite quelqu'un pour récupérer la statue, mais les habitants refusèrent de lui céder. Après trois ans de négociation, se trouvant toujours devant un refus, Ptolémée I décida de la voler. À son arrivée à Alexandrie, le Dieu fut assimilé par les prêtres du Pharaon au Dieu Grec Hadès, semble t'il à cause du Cerbère représenté sur la statue à côté du Dieu. |
||||
|
SETH |
![]() |
| Seth ou Setekh, Setesh, Seti, Sutech, est une divinité guerrière, il est le Dieu de la foudre et du tonner, de la violence et du mal, du désert et de l'aridité et des pays étrangers. Il est considéré dans l’ancienne Égypte comme la personnification du mal capable de détruire toute forme de vie. À l'origine, Seth incarne donc les forces violentes de la nature, puisqu'il déchaîne les orages et les tempêtes et symbolise les éléments hostiles et perturbateurs. Mais il a été aussi vu comme un Dieu bénéfique représentant la force et l'énergie, prêt à défendre le monde. Son caractère méchant et belliqueux en fait un des protecteurs de la barque solaire au cours du voyage nocturne d'Ouest en Est de Rê. Ce dernier donne pour mission à Seth de repousser les attaques du serpent Apophis.
Il est représenté comme un animal (non identifié) au museau allongé et aux oreilles dressées, ou encore comme un homme ayant une queue fourchue, avec la tête de cet animal mythique (Séthien). Les plus anciennes représentations de lui trouvées à ce jour le montre sur un objet en ivoire mis au jour dans une tombe à Nagada I et il apparaît clairement sur la tête de massue du Roi Scorpion II (v.3075).
Il est le fils de Geb et de Nout et le frère : d'Isis, Osiris et Nephthys dont il est également l'époux. Il est par la suite associé aux limites désertiques du pays, dont il devient le patron et le maître. Bien souvent il est alliés aux Déesses Orientales Astarté ou Anat
Les Grecs plus tard l’ont assimilé à leur
Dieu Typhon. |
|
SHOU |
![]() |
|||
|
Shou ou Chou fait partie de la grande Ennéade d'Héliopolis. Il est le Dieu de l’air, de l'Atmosphère et du souffle vital. Il symbolise l'air sec et la force de conservation tandis que Tefnout incarne l'air humide qui engendre le changement.
Il est souvent représenté portant le ciel ou comme un homme barbu, debout ou
à genou près de
Geb
et soutenant
Nout,
les bras tendus. Parfois, on le voit sous l'apparence d'un lion ou d'une colonne
d'air ou encore sous la forme humaine portant une plume d'autruche (Le
hiéroglyphe de son nom).
|
![]() |
|||
|
|
Ses lieux de culte se trouvaient dans le Delta, à Héliopolis et à Léontopolis où ils étaient, avec Tefnout, adorés sous la forme de deux lions tenant le soleil sur leurs épaules. Shou forme avec sa sœur et épouse Tefnout, le premier couple divin créé par le démiurge et ils sont les premières Divinités de l'Ennéade Héliopolitaine.
Tous les deux n'ont qu'un seul et unique parent, Rê le créateur. Ensemble, ils donnent naissance à la Déesse du ciel, Nout et au Dieu de la terre, Geb qui naquirent enlacés. Sur l'ordre de Rê, jaloux, Shou sépara Geb et Nout pour mettre fin à leurs étreintes. Créant ainsi un espace entre le ciel et la terre.
|
|||
|
SOBEK |
![]() |
![]() |
![]() |
||
|
Sobek est le Dieu de la fertilité et des eaux, il élimine tous les ennemis vivant dans ce milieu. Il symbolise aussi la force des Pharaons. Il est représenté sous la forme d’un crocodile ou comme un homme à tête de crocodile couronnée, soit d'une paire de plumes, soit d'une association du disque solaire et de l’uræus. Il est le fils de Neith et de Senouy.
Il est particulièrement vénéré à Crocodilopolis dans le Fayoum sous le nom de Sobek-Rê et à Kôm Ombo, entre Thèbes et Assouan où il a Hathor pour épouse, mais son culte est très répandu dans le pays.
Il devient un Dieu national pendant les XIIe, XIIIe et plus tard XVIIe dynastie où beaucoup de Roi vont l'inclure dans leur nom. Dans le Livre des Morts, Sobek aide à la naissance d'Horus, il va chercher Isis et Nephthys pour protéger l’enfant et il aide à la destruction de Seth. |
|||||
|
TEFNOUT |
![]() |
|
![]() |
|
Tefnout ou Tphenis fait
partie de la grande Ennéade d'Héliopolis. Elle est la Déesse de l’humidité et est
associée aussi à la pluie, à la rosée et aux nuages. Elle est le symbole de
l'eau et de son pouvoir créateur. Elle est souvent représenté comme une femme
à la tête de lionne avec le disque solaire et l’uræus sur sa tête.
Son lieu de culte est
|
|||
|
À Léontopolis, elle est représentée avec Shou comme un couple de lions, portant le soleil sur leurs épaules. Tefnout peut adopter la personnalité des Déesses dangereuses et incarner l'œil de Rê. Elle représente alors la Déesse qui s'exile volontairement en Nubie "La Déesse lointaine" où elle sème la terreur sous la forme d'une lionne affamée de chair et de sang, laissant en plus derrière elle une grande sécheresse. Une légende raconte que les larmes qu'elle versa en aidant son père à soutenir le ciel s'étaient changées en plantes porteuses d'encens. |
|||
| THOT | ![]() |
||
|
Thot
(En
Grec) ou Djehouti
ou Thehuti (En Égyptien) est le Dieu de l’écriture et
du savoir, de la parole créatrice et des mathématiques. Il est considéré
comme le scribe des Dieux. À travers sa connaissance des hiéroglyphes, il
était le protecteur des scribes. Également Dieu de la magie et des
magiciens,
de la guérison
il était aussi le
Dieu lunaire de Khemenou (Hermopolis
Magma)
où avec le temps, il est
devenu le Dieu de sagesse. Il est représenté soit : Comme un homme à la tête d’ibis au plumage blanc et noir portant une couronne faite d'un croissant de lune, soit avec une tête de babouin. Son lieu de culte est à Hermopolis Magma où il est la Divinité tutélaire suprême. Ville des huit divinités créatrices du monde (l'Ogdoade), ce fut une métropole religieuse très renommée en raison du prestige de Thot. Dans l'au-delà, Thot introduit le défunt dans la salle du jugement et le mène jusqu'à Osiris.
Plus tard,
à l'époque
Ptolémaïque, Thot est identifié avec le Dieu
Grec Hermès, dans la forme d'Hermès
Trismégiste (Hermès trois
fois grand)
d’où le nom de la ville
Hermopolis
Magma
"cité d'Hermès". C'est sous cette forme qu'il est resté populaire dans la magie
médiévale et l'alchimie.
Selon la légende,
celui qui était capable de déchiffrer les formules magiques du Livre de
Thot surpasserait en intelligence même les Dieux.
De la même manière il est associé avec le Dieu
Phénicien Eshmoun (ou Esmun ou Esmoun), Dieu de la guérison et le Dieu
tutélaire de la ville de
Sidon. |
|||
| Thot - Musée du Louvre | |||
|
Pour plus de détails sur les Dieux et Déesses d'Égypte, voir les ouvrages de :
Mary Barnett et Michael Dixon : - Gods and myths of Ancient Egypt, Smithmark, New York, 1996 - En Allemand, Götter und Mythen des alten Ägypten, Verlag Gondrom, 1998 - En Français, Les dieux et les mythes de l'Egypte ancienne, Thames & Hudson Editeur, 1998. Hans Bonnet : - Lexikon der ägyptischen Religionsgeschichte, Nikol-Verlag, Hamburg, 2000 et 2005. Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Léon Jean-Joseph Dubois et David Roberts : - Panthéon égyptien, J. de Bonnot imprimerie, Paris, 2006. Rolf Felde : - Ägyptische Gottheiten, Rolf Felde, Wiesbaden, 1988 et 1995. Lucia Gahlin, Olivier Fleuraud et Isabelle Fleuraud : - L'Égypte : Dieux, mythes et religion : Un voyage dans le monde fascinant des mythes et de la religion de l'ancienne Égypte, EDDL, Paris, 2001. Lucia Gahlin et Lorna Oakes : - The mysteries of ancient Egypt : An illustrated reference to the myths, religions, pyramids and temples of the land of the pharaohs, Lorenz, London, 2003. - Der eine und die vielen, Wiss. Buchges., Darmstadt, 1971 - Wissenschaftl.buchgesell, 2008. Manfred Lurker et Patrick Jauffrineau : - Dictionnaire des dieux et des symboles des anciens Égyptiens : Le monde magique et mystique de l'Egypte, Pardès, Puiseaux, 1994 - En Allemand, Lexikon der Götter und Symbole der alten Ägypter, Scherz Verlag, 1998. - The complete gods and goddesses of ancient egypt, Thames and Hudson, New York, Mars 2003 et Septembre 2005 - En Espagnol, Todos los dioses del Antiguo Egipto, Oberón, Madrid, 2003 et Juin 2004 - En Allemand, Die welt der götter im alten Ägypten : Glaube, macht, mythologie, Theiss, cop. Stuttgart, Septembre 2003 - En Français, Dictionnaire illustré des Dieux et Déesses de l’Égypte ancienne, Gollion, Infolio, Novembre 2006. |