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Deux hypothèses divisent les spécialistes sur la chronologie des
calendriers Égyptiens. La première, celle entre autre de l'égyptologue
Richard
Anthony Parker (Que nous avons retenu) est que deux
calendriers ont cohabités, le calendrier lunaire et un calendrier basé sur les
saisons. L'autre hypothèse voudrait qu'ils se soient succédés (Le premier étant le lunaire).
Le peuple d'Égypte, comme beaucoup de civilisations, utilise d'abord un calendrier
lunaire. L'année y est divisée en 12 mois, mais la durée d'un
mois étant de 29,5 jours, ceux-ci pouvaient avoir alternativement
29 ou 30 jours et deux lunaisons consécutives étaient associées
pour constituer "l'année". Ce calendrier est assez vite mis de coté
au profit d'un autre, basé sur le retour des saisons et ne devint
progressivement plus qu'un calendrier rituel, qui marquait certaines fêtes
religieuses. Une des charges importantes des prêtres allait être de
synchroniser les dates des cérémonies religieuses du culte lunaire, avec celle
du calendrier des saisons.
Les
Égyptiens, on pense aux environ du Ve millénaire (4236 est la date souvent avancée)
s'aperçurent que le début de la crue du Nil et des inondations, correspondait
avec le lever héliaque de l'étoile Sothis (ou Sirius, Sothis est
le nom Grec
de la Déesse Égyptienne, Sopdet ou Sôpdit)
qui a lieu le 19 juillet selon le calendrier actuel. Ils calquèrent ainsi
leur calendrier sur les cycles du Nil, qui convenait mieux à ce peuple
d'agriculteurs, c'est pour cela que l'on parle aussi de calendrier
nilotique.
Il décidèrent
de fixer le début de l'année au premier jour du premier mois de la saison Akhet
(À peu près au début des crues). L'année du calendrier nilotique est
composée de 365 jours (360 + 5) de 24 heures, et de 3
saisons (les
tétramères) de 4
mois. Les saisons portaient des noms, par contre, ni les jours ni les
mois n'étaient nommés. Ils portaient leur numéro : 1-2-3-4 dans la saison et
de 1 à 30 dans le mois, pour les jours. C'est
seulement à la période
Lagide
(Les Ptolémée) que les mois prirent le nom que l'on utilise aujourd'hui (Noms
ci-dessous). Chaque mois a 30 jours et
est découpé en 3 périodes de 10 jours, que l'on appelle, décades. Pour
un mois, on compte donc la première, la deuxième et la troisième décade.
Tout cela ne fait que 360 jours, les 5 jours manquants, à l'année, sont
ajoutés à la fin du calendrier, après le dernier jour de la saison Shemou
(On en comptera 6 à l'Époque Romaine). Ils sont appelés jours épagomènes
(du Grec : επαγομενα nμερα, jour supplémentaire) et sont considérés
comme les jours de naissance des 5
principaux
Dieux :
Osiris,
Horus,
Seth,
Isis
et
Nephtys. Dans
le calendrier Julien, ces cinq jours correspondent aux 14, 15, 16, 17 et 18
juillet.
Le lever héliaque de Sothis a lieu de nos jours début août (Voir l'étude de
Raymond Weill : "Bases,
méthodes et résultats de la chronologie Égyptienne, Paul Geuthner,
Paris, 1926 et 1928"), s'il fallait que
les Égyptiens, reconçoivent aujourd'hui un calendrier il y aurait dissociation
entre la crue du Nil (Liée aux moussons sur les hauts plateaux Abyssins) et le
lever héliaque de Sirius (cf.
Raymond Monfort)
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L'Année (Renpet) |
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Le Mois (Abed) |
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Le Jour (Herou) |
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Le Décan |
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1ère Décade |
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2ème Décade |
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3ème Décade |
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Le tableau
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L'année Égyptienne de 365 jours, étant différente de l'année solaire (Année de Sothis) de 365.25 jours, tous les 4 ans le calendrier prenait une erreur d'1 jour. Le lever héliaque de Sirius, au lieu d'être toujours le 1er de Thot avait lieu : Le 2 au bout de quatre ans, le 3 à la huitième année etc... Les prêtres Égyptiens s'en rendaient compte et c'est pourquoi le début de la nouvelle année pouvait être mobile. Tous les 1460 ans, tout rentre dans l'ordre, il y a de nouveau concordance entre les deux calendriers, le lever héliaque de Sothis coïncide avec le premier jour de la saison Akhet.
Cette période de 1460 ans est appelée période sothiaque,
elle permet d’établir une chronologie de l’histoire pharaonique, car les
Égyptiens ignoraient "la datation absolue". Sous le règne des
premières dynasties le système de calcul des années était mal connu,
n'importe quel événement important était un point de départ d'une nouvelle
année. C'est seulement avec le
Nouvel
Empire que le début d'une nouvelle année sera en accord avec le
commencement d'un nouveau règne.
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Ces deux documents sont : Une lettre datant de la XIIe dynastie (1991-1783) trouvée à El-Lahun, écrite le jour 16, du mois 4, de la saison 2, dans l'année 7 du règne de Sésostris III (1878-1843) et d'un papyrus médical de Thèbes de la XVIIIe dynastie (Papyrus Ebers), écrit le jour 9, du mois 3, de la saison 3, de l'année 9 du règne d'Amenhotep I (1525-1504, Aménophis I).
À partir de ces dates, les égyptologues
ont pu extrapoler un ensemble de dates absolues pour toute la période
pharaonique, sur la base des durées de règne des autres Rois. Le problème est
que l'on ne peut être absolument certain des dates absolues citées ci-dessus.
Pour faire une datation précise il nous faudrait connaître l'endroit (ou les
endroits) où les observations astronomiques ont été faites. Il est supposé
aujourd'hui, par quelques spécialistes, que ces observations ont été faites
à |
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Certains placent
le début du règne du premier Pharaon en 3150 ou 3100, d'autres en 3080, ou
encore en 3050 etc. Soit plus d'un siècle d'écart ! De ce fait, on retrouve les mêmes écarts pour plusieurs
dynasties, écarts qui, comme vous pourrez le voir, sont parfois importants. La principale difficulté des historiens est de
faire coïncider la datation des anciens Égyptiens et la nôtre. Nous sommes
bien en possession de listes royales (voir ci-dessous) qui nous fournissent
quelques indications sur les Rois et leur règne, mais ces documents sont très
incomplets. Il y a beaucoup de manques dans les informations chronologiques. Il
est de ce fait très difficile de faire une reconstitution précise. Un exemple,
le document qui ratifie le traité conclu entre
Ramsès II (1279-1213,
XIXe
dynastie) et les
Hittites,
qu’il est coutume, entre spécialistes, de dater de 1257, commence en fait
ainsi: L'an 21, jour
21 du premier mois Peret, sous la Majesté du Roi de Haute et de Basse-Égypte,
Ousermaâtrê Setepenrê …… |
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Nous avons retenu pour ce site les dates de règne ou de période les plus souvent rencontrées Idem pour les autres régions : Asie mineure, Grèce, Mésopotamie, Perse, Palestine ou pour le dictionnaire. |
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Pour la partie Égypte j'ai mis en surimpression ma datation avec le nom des égyptologues qui proposent (lorsque c'est le cas) les mêmes dates. Vous trouverez aussi d'autres propositions de dates (lorsqu'on les rencontre plus d'une fois) avec le nom de l'égyptologue qui les donne (Lorsque celui-ci est connu). Ex : Pour le Pharaon Toutânkhamon
DATES de RÈGNE 1336/35-1327
N.Grimal,
J.Malek,
I.Shaw
1347-1336
A.Eggebrecht
1334-1324
E.F.Wente 1333-1319 J.von Beckerath 1332-1323 R.Krauss 1332-1322 W.J.Murnane
1321-1311 D.Sitek |
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La fête d'Opet
La fête d'Opet (ou "Belle fête d'Opet" heb nefer en Ipet : Hb nfr n Jpt) se déroulait tous les ans durant le deuxième mois de l'inondation et plus précisément durant le mois de Phaophi (ou Paophi) 18 Août au 16 Septembre. La durée des festivités connaîtra des longueurs différentes en fonction des Rois, par exemple sous la Reine Hatchepsout (1479-1457) Opet durait 11 jours alors que sous le Pharaon Ramsès III (1184-1153) la fête atteignait 27 jours. Les origines de la fête Opet sont très incertaines et sont encore aujourd'hui très débattues par les spécialistes. Il semble que cette fête exista (ou prit une grande importance) au début de la XVIIIe dynastie (1549-1295), voire peut-être pour certains égyptologues au Moyen Empire (2022-1650) et se maintiendra jusqu'à la XXVe dynastie (747-656).
Cette fête avait pour particularité de mettre en relation les temple de Karnak et de Louxor, distants d'environ 3km. Au cours de cette cérémonie, la triade Thébaine composée des divinités, Amon, Mout et leur fils Khonsou, habitant dans les temples de Karnak, sort pour rejoindre le temple de Louxor, appelé l'Opet du Sud. Opet était une fête populaire à laquelle le Roi ne participait pas obligatoirement chaque année, car il était présent par l'intermédiaire du Dieu Amon et de sa statue. Au début de l'Opet les Prêtres Ouab sortaient les trois barques sacrées de la triade, stationnées à Karnak, pour rejoindre Louxor. Nous ne savons pas, par contre où embarquaient ces barques. Les spécialistes pensent qu'elle étaient suivi d'une longue procession animée où se côtoyaient, les hauts fonctionnaires de l'État, le Maire, de nombreux Prêtres, des danseurs, des musiciens, des chanteurs etc...
Malheureusement les représentations et les quelques textes retrouvés sur l'Opet n'expliquent ni les rites, ni les cérémonies que les Prêtres et le Roi faisaient au cœur du temple. On trouve de nombreuses représentations incomplètes de cette cérémonie sur plusieurs monuments. Les deux plus célèbres sont la chapelle rouge d'Hatchepsout à Karnak et la grande colonnade d’Amenhotep III (1390-1553/52) du temple de Louxor qui possède un ensemble de bas-reliefs de 26 m de long datant des règnes de Toutânkhamon (1336/35-1327) et de Séthi I (1294-1279). Ils nous montrent les déplacements des divinités, ainsi que les cérémonies et festivités qui se déroulaient le long du parcours. Ces décorations permettent de se faire une idée du faste et de la grandeur de cette fête. |
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Scène de purification lors de la fête - Chapelle rouge - Karnak |
La barque d'Amon représentée sur les murs du naos du temple de Karnak |
Autre scène de la fête - Chapelle rouge - Karnak |
Autre représentation de la fête - Temple de Louxor
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Représentation de l'Opet sur le mur entourant la grande colonnade |
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Pour
d'autres détails sur la dynastie voir les ouvrages de:
- Sothis und monddaten : Studien zur astronomischen und technischen chronologie
altägyptens, Hilderscheimer Äegyptologische Beitrage,
Gerstenberg, Hildesheim, 1985.
- The calendars of ancient Egypt, vol. 1,, Studies in Ancient Oriental Civilization 26,
University of Chicago Press, Chicago, 1950 - University Microfilms, Décembre 1976..
- Sothic dates and calendar adjustment, Éditeur inconnu, 1953.
- Some considerations on the nature of the fifth-century Jewish calendar at Elephantine,
JNES, University of Chicago,
Chicago, 1955.
Richard-Anthony Parker et
Otto Neugebauer :
- Astronomical cuneiform texts, Egyptian astronomical texts : Decans, planets, constellations and zodiacs, plates, III volumes, Lund Humphries, Décembre 1955, Décembre 1960 et Décembre 1964 - Brown University Press, Février 1969.
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