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Pour plus de détails voir l'article et la bibliographie sur : Les Hyksôs |
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Selon
Manéthon la dynastie comporte six Rois. Elle est reportée sur la colonne neuf
du
Papyrus de Turin qui dispose de six lignes, mais seul le dernier nom de Roi,
Khamoudy est lisible, avec des fragments d'évènements de leur règne et une
somme de 108 ans pour le cumul de tous les règnes ?.
L'afflux continu de main-d’œuvre asiatique, qui a commencé dès le milieu
du
Moyen Empire et particulièrement sous
Amenemhat
III (1843-1797), bouleverse les équilibres démographiques dans le Nord du pays.
Profitant de ces temps troublés et d'un pays divisé, des tribus nomades, essentiellement
en majorité
Amorrites selon certains spécialistes, ou
Hourrites selon d'autres, vont s'infiltrer lentement, mais en grand nombre, au Nord-est du pays. Ce peuple :
Les Hyksôs, "Heqa khâsout, Chefs ou Princes des
Pays étrangers", exploite la faiblesse du Roi et le manque de pouvoir
central, pour fonder, par Salatis,
une dynastie, voire deux en fonction des spécialistes, en partie parallèle(s) à
la XVIIe dynastie
Thébaine.
C'est après avoir balayé les derniers souverains de la
XIVe dynastie, qu'ils choisissent
Avaris comme capitale et, de là, qu'ils vont étendre leur domination sur l'Égypte.
La domination des Hyksôs
s’exerce de diverses manières : Les Rois de la XVe dynastie ont un contrôle absolu, depuis
Avaris, sur l'Est du Delta. Ils abandonnent le reste du Delta à des Chefferies
asiatiques vassales. Ils installent des petits royaumes contrôlés par des
Égyptiens collaborateurs en Moyenne-Égypte. Selon une des diverses théories sur
cette période, ce sont tous ces vassaux qui forment la
XVIe dynastie (v.1652?-1540). L'égyptologue,
Kim Steven Bardrum Ryholt a redéfini la chronologie et l'histoire de cette période et en particulier la
XVIe dynastie. Sa proposition est soutenue, entre autre,
par
Jacques Kinnaer et Janine Bourriau (Voir à
XVIe dynastie). Enfin, les Hyksôs imposent
leur autorité aux Rois de la
XVIIe dynastie qui "contrôlent" la Haute-Égypte (Les huit
premiers nomes situés entre
Éléphantine
et Abydos)
en leur installant des garnisons aux endroits stratégiques. Toutefois ils n'auront jamais une véritable main
mise sur la Haute-Égypte.
De part son origine indigène, la
XVIIe dynastie va être à la tête du soulèvement contre ces envahisseurs. Ses souverains,
peut-être partir de
Sénakhtenrê (ou Taâ I, 1559-1558), vont affronter les Hyksôs et
commencer une longue guerre de libération pour apporter une réunification du pays.
La lutte sera poursuivie par son fils
Séqénenrê (ou Taâ II, 1558-1554), qui est crédité
être le véritable déclencheur du soulèvement, puis le fils (ou le frère) de celui-ci
Kamosé (1553-1549) qui engage le combat, à la fois dans le Nord contre le Roi
Hyksôs
Apopi I (1581-1541) et dans le Sud contre les Kouchites qui s'étaient emparés de la Basse Nubie.
Quelques grandes victoires vont dynamiser le sentiment nationaliste des Princes
Thébains qui vont alors assimiler la lutte contre
les Hyksôs à une guerre de religion.
Le Dieu
Seth est le Dieu unique d'Avaris
alors qu'Amon
est celui de
Thèbes. Ce monothéisme va renforcer le contentieux entre les deux dynasties. C'est le frère (ou neveu) de
Kamosé,
Ahmès I (ou
Ahmôsis, 1549-1525/24), fondateur de la
XVIIIe
dynastie, qui débarrassera définitivement le pays des Hyksôs avec
la pise d'Avaris et
la réunification du pays. La victoire sur ces derniers et leur expulsion va constituer la fondation
du "Nouvel Empire". |
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Le
Papyrus de Turin indique devant leur nom :
Heqa khâsout
Hq3-x3st
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Voir aussi la Carte de la Deuxième Période Intermédiaire |
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Liste des Rois de la XVe dynastie : Selon, entre autre, Jürgen Von Beckerath |
Liste des Rois de la dynastie : Selon Jacques Kinnaer et Kim Steven Bardrum Ryholt |
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- Salatis ou Salitis
- Sheshi ou Bnôn
- Yakhob-har ou Yakobher
- Khyan
- Apopi I puis II ou Aphophis
- Khamoudy |
1663-1649 1649- ? ? -1621 1621-1581 1581-1541 1541-1530 |
- Shamuqenu ou Samouqenou
- Aper-Anati (peut-être Sheshi)
- Sakir-har (peut-être Yakhob-har)
- Khyan
- Apopi I puis II ou Aphophis
- Khamoudy Hotepibrê |
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Liste des Rois de la dynastie :
Selon, entre autre,
Claude Vandersleyen |
Liste des Rois de la dynastie :
Selon, entre autre, Ian Shaw |
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- Sheshi ou Salitis ou Shareg
- Yaqebner ou Bnôn ou Béon
- Khyan ou Apacnan ou Pacnan
- Iannas ou Iensès
- Apopi ou Aphophis
- Khamoudy |
19 ans
40 ans
11 ans
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1650
1600
1555 | ||
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Pour d'autres détails sur la dynastie voir les ouvrages de :
Albrecht Alt :
- Die herkunft der Hyksos in neuer sicht, Akademie-Verlag, Berlin, 1954.
Rahman Al-Ayedi :
- The liberation of war : The expulsion of the Hyksos from Egypt, Obelisk Publications, Le Caire, 2007.
Paul Balta :
- Mystérieux Hyksôs, Éditions CAP, Monaco, 1964.
Manfred Bietak :
- Avaris. The capital of the Hyksos : Recent excavations, British Museum Press, London, Août 1995.
Charlotte Booth :
- The Hyksos period in Egypt, Princes Risborough, Shire, 2005.
- Chronicle of the Pharaohs : The reign-by-reign
record of the rulers and dynasties of ancient Egypt, Thames and Hudson, New
York, 1994, 1996, Novembre 2006 et janvier 2007 - American University in
Cairo Press, Le Caire, 2006 - En Français, Avec Florence Maruéjol,
Chronique des pharaons : L'histoire règne par
règne des souverains et des dynasties de l'Égypte ancienne,
Casterman, Paris, 1994 et 1995.
Robert M.Engberg :
- The Hyksos reconsidered, University of Chicago Press, Chicago III, 1939.
- The second Stela of Kamose and his struggle against the Hyksos ruler and his capital, J.J.Augustin, Blückstadt,
1972 - Abhandlungen des Deutschen Archäologischen Instituts Kairo,
Ägyptologische Reihe, Le Caire, 1972.
Erik Hornung,
Rolf Krauss et David Warburton :
- Handbook of ancient egyptian chronology, Handbook of Oriental Studies : Section 1, the Near & Middle East,
illustrated edition, Brill Academic Pubishers, Leiden, Décembre 2005 et Octobre 2006.
Anton Jirku :
- Aufstieg und untergang der Hyksos, Journal of the Palestine oriental society v.12,
Jérusalem, 1932.
- Further notes on New Kingdom chronology and history, pp. 313-324, Chronique d'Egypte 63, 1968.
Zacharie Mayani :
- Les Hyksos et le monde de la Bible, Payot, Paris, 1956.
Machteld J.Mellink :
- New perspectives and initiatives in the Hyksos period, International symposium (1993, New York), pp.
85-89, Ägypten und levante 5, Vienne, 1995.
Eliezer D.Oren :
- The Hyksos. New historical and archaeological perspectives, Kongressbericht, University Museum
Philadelphia, University of Pennsylvania, Philadelphia, 1997.
- Egypt, Canaan and Israel in ancient times, Princeton university press, Princeton, Juillet 1992 et Septembre 1993.
- The Hyksos in history and tradition, pp.1-52, Orientalia 39, 1997.
- The political situation in Egypt during the second intermediate period, Museum Tusculanum Press, Février 1998.
Thomas Schneider :
- Lexikon der Pharaonen, Artemis & Winkler, Zürich, München, 1994 et 1997 - Deutscher Taschenbuch, München, 1996 -
Albatros Verlag, Düsseldorf, 2002.
Torgny Säve-Söderbergh :
- The Hyksos rule in Egypt, University Press, Oxford, 1951.
Robert Sträuli :
- Die Hyksos : Von pferdenomaden zu Pharaonen, ABZ, Zürich, 1997.
John Van Seters :
- The Hyksos : A new investigation, Yale University Press, New Haven, London, 1966.
- Untersuchugen zur politischen geschichte der zweiten zwischenzeit in Ägypten, Ägyptologische forschungen
23, J.J.Augustin, Glückstadt, 1964.
- Handbuch der ägyptischen königsnamen, pp.108-113,
MÄS 20, Deutscher Kunstverlag, München, Janvier 1984 -
MÄS 49, Philipp von Zabern, Mainz, 1999.
- Les derniers siècles du Moyen Empire égyptien,
étude sur les monuments et l'histoire de la période comprise entre la XIIe et
la XVIIIe dynasties. 1re partie. Les Hyksôs et la restauration nationale dans
la tradition Égyptienne et dans l'histoire, Imprimerie nationale, Paris, 1911 et 1917.
Chronologie de Kim Steven Bardrum Ryholt :
Chronologie
de la deuxième période intermédiaire (digitalepypte.ucl.ac.uk) |
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Salatis ou Saïtes ou Shalek ou Sharek |
DATES de RÈGNE (1663)1650/1649
1655-1647 O.Vendel
1652-1636
J.von Beckerath
1648-1633 T.Schneider
1630-1615
D.Franke
1624-1604 D.Sitek |
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TITULATURE |
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Nom de Roi |
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Sekhaenrê (Le premier intronisé par Rê) ou
(Celui pour lequel apparaît Rê) sxai.n-ra |
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Nom de naissance |
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Shalek ou Sharek SAlk ou SArk |
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Chef militaire,
ce Hyksôs aurait envahit le Delta et balayé la
XIVe dynastie.
À partir de son royaume et de sa capitale |
Représentation d'un char de guerre Hyksôs |
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Les vestiges de son règne sont peu nombreux, son nom est seulement écrit à trois reprises sur des blocs de pierre extraits de monuments plus importants. Certains érudits ont mentionné que le nom de Salatis voulait dire "Sultan", il s'agit là d'une traduction arabe de l'expression "Roi puissant". | ||
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Sheshi ou Bnôn ou Béon ou Maaibrê (ou Roi de la XIVe dynastie ?) |
DATES de RÈGNE
1649- ?
1664-1662
D.B.Redford
1646-1635 O.Vendel
1636-1622
J.von Beckerath
1633-1619 T.Schneider
1615-1602
D.Franke
1604-1594 D.Sitek
1745-1705
K.S.B.Ryholt
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TITULATURE |
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Nom de Roi |
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Maaibrê (Le cœur de Rê est juste) mAa-ib-ra |
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Noms de naissance |
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Sheshi ou Bnôn SSi |
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Aper-Anati apr-anti |
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Heqa-Ouaset Aper-Anati (Aper-Anati Roi de la terre étrangère) (HqA)-xAs.wt apr-anti |
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Des centaines de preuves matérielles de son existence ont été
trouvées à travers le Moyen-Orient et en Nubie : 394 scarabées et 2 empreintes de sceaux.
Certaines, aujourd'hui au musée
Petrie, donneraient plutôt raison à Darius Sitek et Manéthon,
car il n'est pas sûr que les noms Maâtibrê et Sheshi doivent être associés. On
ne constate que quelques similitudes. En dépit de tous ces vestiges, aucun des
noms de Roi
ou de
naissance cités dans la
titulature ci-dessus, ne peut être mis à
la place de Sheshi avec précision.
Sheshi n'a
qu'une épouse attestée :
•
Tati qui lui donne deux enfants : Ipqou et Néhésy. |
Scarabée de
Maaibrê/Sheshi -
Musée Petrie |
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Yakhob-har ou Yakobher ou Yaqebner ou Sakir-har |
DATES de RÈGNE ? -1621
K.S.B.Ryholt
1662-1653
D.B.Redford
1634-1626 O.Vendel
1622-1614
J.von Beckerath
1619-1610 T.Schneider
1602-1594
D.Franke
1594-1586 D.Sitek
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TITULATURE |
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Nom de Roi |
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Mériouserrê (Celui qui aime la force de Rê) mri-wsr-ra |
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Noms de naissance |
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Yakhob-har ou Yakobher (Horus
(Dieu) protecteur) ou
(Fort est l'amour de Ré) yaqb-hr ou Jjkb Hr |
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Sa-Rê Mériouserrê Yaqobher (Fils de Rê, Celui qui aime la force de Rê, Horus (Dieu) protecteur) sA-ra mri-wsr-ra yqbarh |
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Heqa Sakir-har khâsout (Sakir-har, Souverain des pays étrangers) HQA-skrhr xAs.wt |
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Sa position dans la chronologie, comme tous les Rois de cette
période, est également très
controversée. Certains spécialistes, comme
Hans Wolfgang Helck, l'identifient dans cette dynastie, mais pensent qu'il ne s'agit pas du
même Roi que le Apachnas de la liste de
Manéthon, alors que William A.Ward, lui, en raison de la séquence typologique des scarabées, l'identifie avec Bnôn
(Sheshi). Cependant Thomas Schneider considère ce dernier point comme peu probable.
D'autres chercheurs cèdent Yakhob-har / Yakobher à la XVIe Dynastie.
Selon certains égyptologues,
dont
Manfred Bietak,
Jacques Kinnaer et
Kim Steven Bardrum Ryholt, c'est un Roi au nom de Sakir-har qui règne entre Aper-Anati
(Sheshi) et Khyan.
Ils basent leur théorie sur l'étude d'un chambranle de porte mis au jour à Tell el-Dab'a, par
Manfred Bietak.
La titulature du Roi apparaitrait sur ce montant de porte.
Selon
Ryholt : "le montant de la porte confirme l'identité de Sakir-har comme l'un des trois premiers Rois de la XVe dynastie.
Son successeur immédiat serait le puissant souverain Khyan".
Beaucoup d'égyptologues ne confirment pas cet avis et la position précise de ce
Roi au sein de cette dynastie, reste de ce fait encore incertaine, il convient
donc de retenir pour l'instant les deux propositions. |
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Khyan ou Khiyan |
DATES de RÈGNE 1621-1581
K.S.B.Ryholt
1653-1614
D.B.Redford
1625-1601 O.Vendel
1615-1575
J.Kinnaer
1614-1594
J.von Beckerath
1610-1590 T.Schneider
1594-1574
D.Franke
1586-1566 D.Sitek
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TITULATURE | ||
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Nom d'Horus |
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Horus Inektaou (Celui qui unit les rivages) Hr inq-tAw |
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Nom de Roi |
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Souserenrê (Celui que Rê à rendu fort) ou (Puissant comme Rê) swsr.n-ra |
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Noms de naissance |
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Khyan xyan |
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Horus Inektaou
(Le bon Dieu, Souserenrê, le fils de Rê, Khiyan) Nfr swsr NTr-n-ra ra xjAn sA |
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Heqa-Ouaset Khyan (Khyan Roi de la terre étrangère) HqA-xAswt xyAn |
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Manéthon
l’appelle Iannas ou Sethos ou Stann en fonction des traducteurs et lui compte 50 ans de règne
(Africanus, Eusebius, Flavius). Il fut nommé Iannas ou Yannas ou Jannis
ou Iannes ou Joannis ou Iensès etc.. par les auteurs
Grecs de l’Antiquité, alors que quelques spécialistes, comme
Claude Vandersleyen, pensent qu'il s'agit là d'un Roi différent. Le
Papyrus de Turin à une lacune sur son nom, mais lui compte 10 ans de règne.
D'autres formes de son nom sont connues : Khiyaran, Khajran, Khajan, Khayan et ont été constatées sur au moins 38 sceaux
ou scarabées et quelques objets provenant de lieux éloignés comme sur une jarre du palais
Cnossos en
Crète, sur un lion de granit à Bagdad,
Hattousa (Bogâzköy) dans le centre de l'Asie
Mineure, ainsi que dans le Sud de celle-ci.
Le titre HqA-xAswt qui
signifie "le Roi des terres étrangères" à été trouvé sur un
scarabée. Enfin on trouve, certains égyptologues le nomment : Apachan ou Pachnan.
Beaucoup de noms donc pour un seul Roi, mais aucun ne peut lui être attribué avec certitude.
Lors de son règne les échanges commerciaux avec la Nubie, la
Crête et la
Palestine sont très fructueux, comme en témoignent des artefacts retrouvés par les archéologues. |
Scarabée datant du règne de Khyan | |
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Khyan a un enfant, Yanassi, qui ne règne pas, mais on ne connait pas le nom de son épouse. Manfred Bietak a retrouvé le nom de son fils sur une stèle à Avaris, où le souverain apparait avec : le "Fils aîné du Roi", Yanassi. L'association de Khyan avec ce "fils aîné" sur cette stèle suggère que celui-ci était en fait son successeur désigné, comme nous l'apprend également son titre, cependant c'est Apopi qui succèdera à Khyan, ce qui confirme l'idée des égyptologues comme quoi Khyan était un usurpateur. |
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Apopi I puis II ou Aphophis |
DATES de RÈGNE 1581-1541
K.S.B.Ryholt
1605-1565
D.B.Redford
1600-1559 O.Vendel
1594-1553
J.von Beckerath
1594/1-1553/1 A.Eggebrecht 1590-1549 T.Schneider
1585-1545
A.M.Dodson
1574-1534
D.Franke
1575-1532
J.Kinnaer
1566-1526 D.Sitek
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TITULATURE | ||
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Nom d'Horus |
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Horus Séhoteptaoui (Celui qui satisfait les Deux Terres) Hr sHtp-tAwi |
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Noms de Roi |
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Nebkhepeshrê (Rê est le Seigneur de la force) nb-xps-ra |
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puis Âakenemrê (Grande est l'énergie de Rê) ou (La force de Rê est grande) aA-qni.n-ra |
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puis Heqa-en-Hout-Ouâret Âaouserrê (Seigneur d'Avaris, Grand et puissant comme Rê) HqA-n-Hwt-wart aA-wsr-ra |
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Noms de naissance |
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Ipep ipp(i) |
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puis Ipépi ippi |
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puis Apopi ippy |
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Du fait des changements de titulature on pourrait distinguer un Apopi I, puis un Apopi II. Manéthon l’appelle Aphophis ou Apepi ou Aiofis ou Apofis en fonction des traducteurs et lui compte 61 ans de règne (Africanus, Eusebius, Flavius). Le Papyrus de Turin a une lacune sur son nom et lui en compte 40 ans. Il sera le Roi qui aura le plus long règne de la dynastie. Certains spécialistes, dont Nicolas Grimal, voient deux Rois différents dans Apopi I et II, idée qui n'est plus guère suivie aujourd'hui. Thomas Schneider liste ce Roi dans la XVIe dynastie. L'opinion la plus répandue est qu'il changea de nom (Naissance et Roi) plusieurs fois, pour marquer les différentes étapes de son règne.
On
pourrait penser que ce Roi était un usurpateur. Sur une stèle d'Avaris,
Yanassi, le fils de Khyan y est noté
comme "le fils aîné" donc successeur de celui-ci, mais c'était
peut-être déjà Khyan l'usurpateur et Ipep
(futur Apopi) aurait luté pour évincer son rival et s’emparer du
pouvoir, prenant le nom de Roi (Nisout
Bity), Nebkhepeshrê. Ipep est d'ailleurs un nom Égyptien, dérivé sûrement de celui du Dieu
Apophis (ou Aapep ou Aapef, en
Égyptien, qui signifiait "géant" ou "serpent géant"). Puis, quelques
années plus tard, il rechange de nom et devient Ipepi, Âakenemrê, puis
enfin dans la dernière décennie de son règne, il change une nouvelle fois et devient Apopi, prenant le
nom de
Roi Heqa-en-Hout-Ouâret Âaouserrê. Les auteurs
Grecs de l’Antiquité lui donnèrent le nom d’Apophis. C’est d’ailleurs sous
ce nom là que ce souverain est connu de beaucoup de gens aujourd’hui.
Apopi est mentionné dans
: Deux papyri, dont celui de Rhind ; une liste de Prêtres de
Memphis ; de
nombreuses pièces d'architecture qui donnent aussi les noms de ses sœurs : Tany
(ou Tani) qui serait aussi son épouse et Tcharydjet (ou Tja'rudjet ou Ziwat selon
Marc Dodson et Dyan Hilton) et celui de sa fille
Harit (ou Herit ou Harta). Tcharydjet est mentionnée sur un bol.
Selon
Nicolas Grimal, plutôt que de construire ses propres monuments, Apopi a généralement usurpé les
monuments des Rois précédents en y inscrivant son propre nom, comme sur deux sphinx
d'Amenemhat
II (1928-1895).
Les premières années du règne
d'Apopi sont assez tranquilles. Ce n'est seulement sous le Roi de
Thèbes,
Séqénenrê (ou Taâ II, 1558-1554)
qu'Apopi rompt les liens avec la XVIIe dynastie.
L'histoire, de la guerre contre les Thébains
telle qu'elle est relatée, dans le Papyrus Sallier, n'est de toute évidence pas
une source historique très fiable, se rapprochant plus d'une fiction. Toutefois son
existence signifie que la mémoire populaire avait conservé des traces d'un
conflit entre
Séqénenrê et les Hyksôs.
Cette tradition littéraire prétend que c'est
Séqénenrê qui est venu au contact contre son contemporain du Nord, Apopi.
Cette tradition a pris la forme d'un
conte recopié sur le Papyrus Sallier et intitulé "La querelle d'Apopi I et de
Séqénenrê"
(aujourd'hui au British Museum), qui nous est parvenu malheureusement de manière très fragmentaire.
Le texte rapporte un échange curieux entre le Roi Hyksôs
régnant depuis Avaris et celui de
Thèbes. Apopi demande à
Séqénenrê de chasser les hippopotames de son étang, car leurs bruits l'incommodent et l'empêchent de dormir la nuit.
Compte tenu de la distance entre
Avaris et Thèbes (800 km),
ce message ne peut avoir qu'un sens symbolique. Il s'agissait sûrement pour Apopi de faire comprendre à
Séqénenrê qu'il était son vassal.
Selon
Gaston Maspero, la conclusion de cette histoire serait que
Séqénenrê, après avoir hésité longuement, réussit à se tirer du dilemme
embarrassant où son puissant rival prétendait l'enfermer en lui déclarant la
guerre, mais il sera vaincu et tué au combat par le souverain
Hyksôs.
Le successeur de
Séqénenrê,
Kamosé va essayer d'affaiblir Apopi.
Il tue son collaborateur Égyptien, Téti de Néfrousi (ou Néfrousy ou Néférousy), cité au Nord de Cusaé (près
d'Assiout)
à la hauteur de Béni Hassan (Son emplacement exacte reste encore à trouver) et il bat son allié, le Roi de Kouch, Nedjeh.
À la fin de son règne, le pouvoir d'Apopi va être fortement ébranlé par les attaques incessantes des
nationalistes Thébains.
Il existe des preuves du fait que le pays en pleine guerre amène les Égyptiens dans la misère.
Les Hyksôs vont piller les tombeaux et les
pyramides des XIIe et
XIIIe dynastie et emporter leur butin à
Avaris.
En outre, lors de leur retraite, les troupes d'Apopi semblent avoir pratiqué la tactique de la "terre brûlée"
exacerbant encore plus la population Égyptienne contre eux. Il est possible qu'à la fin de
son règne Apopi n'avait plus vraiment la main mise sur son État et que le pouvoir soit passé entre les mains de rebelles
prompt à faire la guerre contre la volonté du Roi, et qu'il ait dût se plier.
La grande majorité des spécialistes
attribuent comme épouse à Apopi :
• Tany (ou Tani), sa
sœur, mais on ne sait pas si c'est elle la mère des deux enfants ci-dessous.
Elle est mentionnée sur une porte d'un sanctuaire à
Avaris,
sur une table d'offrande et sur un fragment de stèle découvert aussi à
Avaris. Un seul titre lui est connu :
Sœur du Roi (snt-nswt).
Apopi a deux enfants : Harit (ou Harta)
et Aphophis (ou Apepi), mais on ne connaît pas le nom de leur mère. Un Prince
Aphophis (ou Apepi), dont le nom figure sur un sceau (aujourd'hui au
Musée de
Berlin) est susceptible d'avoir été ce fils. Un vase appartenant à Harit (ou
Harta) a été trouvé dans la tombe d'Amenhotep I (1525/24-1504). Selon
Nicolas Grimal cela
pourrait indiquer qu'à un moment elle fut mariée à un Roi
Thébain.
Le vase, cependant, peut tout aussi bien avoir été un élément qui fut pillé
à
Avaris après la victoire finale contre les Hyksôs.
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Khamoudy ou Chalmudi |
DATES de RÈGNE 1541-1530
K.S.B.Ryholt
1565-1555
D.B.Redford
1558-1547 O.Vendel
1553-1544
J.von Beckerath
1549-1539/35 T.Schneider
1545-1535
A.M.Dodson
1535-1525
H.W.Helck
1534-1522
D.Franke
1532-1522
J.Kinnaer
1526-1514 D.Sitek
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TITULATURE |
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Nom de Roi |
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Nekhirê nxj-ra |
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Noms de naissance |
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Khamoudy ou Khamdi xAmwdi |
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Heqa-Ouaset Khamoudy (Khamoudy Roi de la terre étrangère) HqA-wAst XAmwdj |
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Manéthon
l’appelle Khamdi ou Assis ou Archlês en fonction des traducteurs et lui
compte 49 ans et deux mois de règne (Africanus, Flavius)
ou 30 ans(Eusebius). De récentes découvertes contredisent cette durée de règne, pour lui assigner
une période qui serait plutôt de 10 à 11 ans.
Kim Steven Bardrum Ryholt
lui donne comme nom de Roi (Nisout
Bity), Hotepibrê, qui serait confirmé par quelques scarabées et
Jürgen Von Beckerath le nomme, Aasehrê.
Khamoudy poursuit
le conflit contre les
Thébains commencé sous son prédécesseur. Il renforce l’alliance avec les Nubiens
pour attaquer sur ses arrières
Kamosé (XVIIe dynastie, 1553-1549).
Cependant son règne va être emporté par l'attaque du successeur de
Kamosé,
Ahmès I (ou
Ahmôsis, 1549-1525/24,
XVIIIe dynastie). Selon le Papyrus de Rhind,
le deuxième mois de la
saison
Peret de
l'an 11 du règne de Khamoudy,
Ahmès I prend Héliopolis.
L'année
d'après, le 25e jour du premier mois de la
saison
Akhet,
il s'empare de
la forteresse frontalière de
Tjarou (Identifiée peut-être à Silé,
l’actuelle El-Kantara). Il
convient de souligner que cette séquence des événements n'est pas
universellement acceptée
par les égyptologues, notamment par
Ian Shaw.
Selon
Donald Bruce Redford en prenant Tjarou
Ahmès I
coupait tout le trafic entre le pays de
Canaan et
Avaris. Cela indique qu'il avait l'intention de faire un siège de la ville,
empêchant la capitale
Hyksôs d'obtenir
aides ou fournitures en provenance de de cette partie de la
Palestine.
L’année suivante Khamoudy tente de négocier avec les Égyptiens le retrait de l'armée
Hyksôs
de leur capitale
Avaris et de la plupart des villes du Delta, mais les Égyptiens réfutent ses conditions et
prennent Avaris.
Il semble que plusieurs attaques contre la forteresse de la ville
furent nécessaires avant que les
Hyksôs
soient finalement délogés. Selon
Ian Shaw l'armée Égyptienne pille et ravage les alentours de la capitale.
Le Roi Hyksôs,
ayant prévu ce qui allait arriver, avait pris les devants, il avait déménagé son peuple sur la
côte Sud de la
Palestine, espérant renforcer ses troupes pour rependre possession de
l'Égypte, mais les forces militaires Égyptiennes vont attaquer cette région
pendant plusieurs années, pour empêcher le retour des Hyksôs.
Ahmès I poursuit l’ennemi
jusqu’en
Canaan
et y assiège la ville de Sharouhen (ou Scharuchen), entre Rafah et
Gaza, qu’il prend au bout de trois ans et
éradique ainsi les derniers bastions
Hyksôs
en
Palestine.
Nous n'avons, là encore, que peu
d'éléments chronologiques fiables permettant de
dater avec certitude ces évènements.
Peu de vestiges subsistent, datant du règne de Khamoudy, à une
exception près, un obélisque érigé à proximité de la ville d'Avaris où il a été découvert sous le sable. |
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Char royal Hyksôs - Musée du Caire |