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Représentation de Néfertari sur une des parois de son tombeau |
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Hemout nesout ouret Hmt-nswt wrt {Maîtresse [souveraine] de naissance divine} |
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La Reine : définition
Dès les origines le Roi est polygame, ce qui le différentie des Dieux et du peuple. La polygamie offrait au souverain un certains nombres d'avantages et était pour lui un signe extérieur de richesse. Seul une personne fortunée pouvait entretenir épouses et enfants. Cela permettait au Roi de conclure aussi des alliances avec d'autres souverains, par des mariages diplomatiques. Dans la langue Égyptienne on ne trouve pas de signe spécifique qui désigne la fonction de "Reine". On rencontre quelque fois le terme ny-sw-yt, qui est l'équivalent féminin de my-sw.t (Roi de Haute-Égypte), sur des listes, mais il ne sera utilisé couramment qu'à l'époque Ptolémaïque. Au Moyen Empire l'épithète iryt-pat (Princesse ou appartenant à l'élite) sera attribué à toutes les femmes appartenant à la famille royale, mariées ou non. Jusqu'à la fin de l'Ancien Empire la Souveraine est désignée uniquement par une série de titres et d'épithètes. Ces derniers, qui forment sa titulature, nous renseignent sur ses fonctions sacerdotales et sur son lien de parenté avec le Roi régnant. Sa position au sein de la famille royale était ainsi définie par les termes : "Mère du Roi", "Épouse royale", "Mère des enfants du Roi" ou encore "Sœur ou Fille du Roi". Au cours de l'Ancien Empire plusieurs "Mère du Roi" furent aussi dénommées "Fille du Dieu".
Les spécialistes interprètent aujourd'hui ce terme comme l'épithète associant la Reine à la Déesse Hathor. À cette même période le titre de "Fille aînée du Roi" laisse penser qu'il existait peut-être une hiérarchie entre les Princesses. Ces "Filles du Rois" qui ne devenait pas "Épouse du Roi" ou "Mère du Roi" prenaient le titre de "Prêtresse d'Hathor". À Partir du Moyen Empire, sa puissance augmentant, la titulature de la Reine va changer et va se renforcer de nouveaux épithètes comme : Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres ou Maîtresse de toutes les Terres, ceci afin de l'associer plus seulement avec le Roi, mais aussi avec le pays. Le titre de "Grande Épouse Royale" apparaît pour la première fois sous le règne de Sésostris III (1878-1843).
Plus tard, au cours de la XVIIIe dynastie, on constate trois sortes de titre dans la titulature de la Reine qui pouvait être soit : "Épouse Divine" et "Grande Épouse Royale" ou "Grande Épouse Royale" ou juste "Épouse Royale". Malheureusement, lors de la Troisième Période Intermédiaire, la Reine va voir la plupart de ses fonctions sacerdotales, puis politiques, prises par les Divines Adoratrices d'Amon. Rôle assuré par les Sœurs ou les filles du Roi qui faisaient vœux de célibat et consacraient leur vie au culte du Dieu Amon. Cette importance des Divines Adoratrices d'Amon fera repasser les Reines dans l'ombre de leurs époux.
À tel point qu'à l'époque tardive les Reines furent même presque totalement absentes des représentations de la royauté. Leurs fonctions étaient confiées aux Divines Adoratrices dont la figuration reprenait celle de la statuaire royale féminine que l'on trouvait au Nouvel Empire. Les Reines ne reprendront vraiment de l'importance qu'à l'époque Ptolémaïque. |
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Son rôle divin
Durant toute l'histoire Égyptienne les Reines vont être très liées au monde divin. Leur titulature va servir, entre autre, à assimiler leur rôle d'épouse et de mère du Roi aux fonctions de certaines divinités féminines. Ces dernières vont être assez nombreuses, citons les principales : Hathor, Isis, Bastet, Mout, Tefnout, Nekhbet, Ouadjet etc... La Déesse Isis, épouse et sœur d'Osiris, est celle qui incarne le mieux le rôle de la Reine d'Égypte. Le mythe, qui est associé à ce couple, nous révèle une règle fondamentale de la royauté Égyptienne, avec l'importance majeure du rôle de l'épouse royale, garante du trône de son mari, mais aussi de son successeur légitime.
Dans les titres de la souveraine on trouvait très fréquemment des liens avec la Déesse Hathor. Ceux-ci démontraient un élément fondamental de sa mission et ses titres sacerdotaux vont conserver l'intégrité de ce lien durant tout le Moyen Empire. À partir du Nouvel Empire l'association de la Reine et de la Déesse se consolida dans son rôle d'épouse du Roi, la Déesse allant jusqu'à se confondre avec elle. L'assimilation entre Déesse et Reine se traduisit par une série d'emblèmes, surtout à partir de la XVIIIe dynastie. On trouvait notamment : La couronne à deux plumes (Chouty), le cobra Hathorique, l'uræus double.
Les Reines au cours de l'histoire
Selon Manéthon, la loi Égyptienne avait prévu dès la IIe dynastie (2828-2647) qu'une Reine puisse monter sur le trône, ce qui est en contradiction avec la tradition textuelle et le mythe d'Osiris. Dans la réalité très peu de femmes vont réussir à accéder au pouvoir. La première à exercer cette fonction est la Reine Merneith (v.2914-v.2900), mr-nit [forme masculine du nom]) dont l'identification nous est fournie par des documents datant de la Ière dynastie (v.3040-2828). Elle fut l'épouse du Roi Horus Djet (2927-2914) et la Mère du Roi Horus Den (2914-2867). Son tombeau à Abydos est l'un des plus grands et des plus raffinés construits dans la nécropole royale à cette époque. Elle possédait aussi une tombe à Saqqarah (S3503).
Cependant outre le fait qu'elle est sûrement régnée (Sujet encore débattu) Merneith ne fut pas l'unique femme de la période archaïque à avoir son monument funéraire royal. On a retrouvé plusieurs tombes appartenant à des Reines. Celle de Neith-Hotep (ou Neithhotep) épouse du Roi Narmer (v.3040-v.2995) qui possédait une tombe en "façade de palais" à Nagada (ou Ombos). On attribue à la Reine Herneith, l'épouse d'Horus Djer (2974-2927), la tombe royale S3507 à Saqqarah et le mastaba S3477 à Shepsestipet (ou Chepsestipet - IIe dynastie) dans lequel fut mise au jour une stèle portant son nom et le corps d'une femme d'une soixantaine d'années.
La fin de la période archaïque est
marquée par une autre Reine
Nimaâthâpy I (ou Nimaâtapis), épouse du Roi
Khâsekhemoui (2674-2647), qui est citée dans beaucoup de documents de l'époque
et qui fera l'objet d'un culte posthume au début de la
IVe dynastie,
sans doute du fait qu'elle donne naissance à
Djoser
(2628-2609), premier Roi de la
IIIe dynastie. À coté
de la
pyramide de
Khoufou (ou
Khéops, 2551-2528), dans la
pyramide (G1a)
de sa mère, la Reine
Hetephérès I,
a été mis au jour en février 1925 par l'équipe Américaine dirigée par
À la fin de la IVe dynastie une autre Reine, Khentkaous I va marquer l'histoire. Elle est la fille de Menkaourê (ou Mykérinos, 2492-2472). Elle occupe une place importante entre les deux dynasties, mais il y a une polémique entre les égyptologues sur son histoire. Soit elle est l'épouse de Shepseskaf (2472-2467), soit celle d'Ouserkaf (2465-2458, Ve dynastie), qui est aussi donné comme son fils. Autre question amenée par sa titulature, a t'elle ou non régné ? comme le laisserait supposer aussi la modification de son image sur la porte de granit de sa pyramide qui constitue un argument en faveur de cette hypothèse.
Elle y est représentée avec l'uræus et la barbe postiche. L'Ancien Empire est encore marqué par deux femmes. La première est Ânkhesenpépi II (ou Ânkhesenmeryrê II ou Mériré-Ankhémes II), l'épouse de Pépi I (2289-2255), qui fut Régente de son fils Pépi II (2246-2152). La deuxième est la dernière souveraine de la VIe dynastie et la première "Pharaon" de l'histoire Égyptienne, la Reine Nitocris (2151-2150).
Après la Première Période Intermédiaire des sculptures raffinées et de riches tombes témoignent de l'existence et de l'importance de certaines épouses royales durant le Moyen Empire. Les tombes les plus spectaculaires en matière de mobilier funéraire appartiennent aux Reines de la XIIe dynastie (1991-1783).
Les épouse royales à cette époque sont ensevelies dans des petites
pyramides à proximité de celle de leur époux et vont contenir de véritable
trésor : Colliers, bracelets, boucles d'oreilles anneaux, couronne en or etc....
C'est à la fin de cette
XIIe dynastie que l'on compte la deuxième Reine "Pharaon" de l'histoire, la
Reine Sobeknéferourê
(1787-1783).
Après la
Deuxième
Période Intermédiaire, la documentation de la
XVIIIe dynastie met en
évidence le rôle primordial joué par les Reine, que ce soit dans la guerre de
reconquête du pays ou dans la réorganisation du gouvernement. À partir de cette
époque leur titulature va comprendre systématiquement les épithètes de
Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres (Hnwt tAwy)
ou Maîtresse [Souveraine] de Haute et de Basse-Égypte
(Hnwt Smaw mHw). Les
souverains de cette dynastie vont faire preuve d'un grand respect à l'égard de
leurs épouses et leur élever des monuments. On trouve notamment la stèle de la
Reine
Le règne de ce Roi est aussi marqué par une autre personnalité féminine, son épouse et sœur Ahmès-Néfertari I devenue "Grande Épouse Royale", puis "Mère du Roi". Certains spécialistes pensent qu'elle exerça une sorte de "corégence" avec Ahmès I, tant son implication et association au pouvoir avec son époux a été importante. Peu de temps après une autre femme va marquer l'histoire Égyptienne, la Reine Hatchepsout (1479-1457) sera la troisième Reine-Pharaon du Pays. Elle est à l'évidence celle qui a suscité le plus grand intérêt parmi les égyptologues de tous temps. Puis viendra la Reine Tiyi "Grande Épouse Royale" d'Amenhotep III (ou Aménophis, 1390-1353/2). Ce dernier l’associe étroitement au pouvoir et à la fin de sa vie, alors qu'il est très malade, la Reine va l'aider énormément dans la gestion de l'État. Elle entretiendra également une correspondance diplomatique avec les puissances étrangères. Juste après elle, arrive une des femmes les plus connues de l'histoire Égyptienne, la Reine Néfertiti.
Cette Reine sera pour part égale avec son époux Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) dans la révolution religieuse et politique lors du règne de ce dernier. Après la confusion de la fin de la XVIIIe dynastie il faudra attendre le règne de Ramsès II (1279-1213) pour voir apparaître une nouvelle grande Reine, Néfertari Mérienmout, sa "Grande Épouse Royale" qui à l'instar de Tiyi I et Néfertiti ne sera pas Divine Épouse d'Amon. Lors du Nouvel Empire il était très courant que des Princesses étrangères soient envoyées aux Pharaons afin qu'elles deviennent leurs épouses, jamais en sens inverse. Il ne nous ait connu qu'un cas de Princesse Égyptienne mariée à un souverain étranger.
Nous avons très peu de documents en notre possession qui nous permettent de reconstituer la vie et le statut, qui n'était surement pas très élevé, de ses Reines étrangères. En témoigne la lettre du Roi de Babylone Kadashman-Enlil I (1388-1375) qui écrit à Amenhotep III (ou Aménophis, 1390-1353/52) pour savoir ce que devient sa tante (ou sœur ?) dont il est sans nouvelle. Il est vraisemblable qu'un grand nombre de ces Princesses, avec leurs serviteurs, avait des tâches particulières au Palais. Une seule exception est connue, c'est une épouse Hittite de Ramsès II, qui une fois épousée prit le titre Égyptien de Maâthor-Néferourê et obtint même le tire de "Grande Épouse Royale".
Pendant la période, dite Troisième période Intermédiaire, les pouvoirs et responsabilités des Reines vont pratiquement disparaître au profit des Divines Adoratrices d'Amon. Sœurs ou filles du Roi, elles vont jouer un rôle similaire à celui des épouses royales. Elles vont même jusqu'à partager leurs titres : Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres, Maîtresse des couronnes. Toutefois les Divines Adoratrices, vierges consacrées au culte d'Amon, ne représentaient plus la famille royale, il s'agissait de Prêtresses et non de Reines. Ce n'est qu'a la fin de l'Époque tardive, après la conquête d'Alexandre le Grand (336-323) et du partage de son Empire, qu'avec la dynastie des Ptolémée la Reine va reprendre de l'importance. Les Lagides vont remettre au goût du jour l'ancienne notion de royauté sacrée Égyptienne. À cette époque, puis à la période Gréco-romaine, la divinité féminine appelée à représenter la Reine sera Isis.
Le règne des Ptolémée va être marqué par une volonté de s'intégrer aux traditions Égyptiennes. Parallèlement la figure féminine royale se transforme, s'identifiant de plus en plus à Isis. La première grande Reine Ptolémaïque fut Arsinoé II Philadelphe (280-272) sœur et épouse de Ptolémée II Philadelphe (282-246), qui se fit représenter comme un Pharaon de sexe féminin d'après le canon Égyptien. Elle bénéficia d'une titulature qui fut ensuite reprise par les autres Reines : Maîtresses [Souveraine] des Deux Terres, Celle qui réjouit le Roi et que les Dieux aiment, Fille d'Amon, Maîtresse des Diadèmes, Qui aime son frère, Celle qui fait se réjouir le cœur de Maât et que les Dieux aiment.
Ptolémée III Évergète I (246-222) et
Bérénice II de Cyrène franchirent un nouveau pas dans le rôle des Reines,
qui apparaissent désormais derrière le Roi dans la célébration du culte divin.
Bérénice II exerça une corégence avec son époux
entre 246 et 222 où elle prendra le titre et le
Nom
d'Horus
(Horus
Satheqa Iretenheqa,
"La
fille du Roi", "Créée par le Roi"
Hr
sAt-HqA irt-n-HqA). Un peu plus tard,
Ptolémée
V Épiphane (204-180) et
Cléopâtre I Syra
furent désignés comme "les Pharaons Ptolémée et Cléopâtre".
En septembre 180, à la mort de
Ptolémée
V,
Cléopâtre I doit assurer le
rôle de Régente jusqu'à la majorité de son enfant mineur
Ptolémée
VI, mais elle meurt en
178/177.
Cléopâtre II Philométor Soteira Évergète,
qui règne en corégence lors de ses deux règnes (176-170 et 163-145) avec son
frère et époux
Ptolémée VI Philométor, sera qualifiée de "Soleil féminin". La dernière des
grandes Reines
Ptolémaïque et aussi la dernière Reine et Pharaon de l'histoire Égyptienne
est
Cléopâtre
VII Théa Philopator qui règnera sur le pays de 51 à 30. Elle aussi
dans sa titulature prendra le
Nom
d'Horus, Horus Ouret Nebetnéferou Akhetseh :
La Grande Dame [Maîtresse] de perfection, Excellente en conseil
(hrwr(t) nb(t)-nfrw Ax(t)-sH). |
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La Grande Épouse Royale
Le titre de "Grande Épouse Royale" était donné à la Reine, première épouse du Roi ou du Pharaon. Il apparaît pour la première fois sous le règne de Sésostris III (1878-1843). D'après les spécialistes c'est à la Reine Méretseger (ou Méréret) qu'il fût la première fois attribué. Ce titre permettait de la différencier des autres épouses, dites "Épouses secondaires". Il semble que dans la majorité des cas, jusqu'à la fin du Nouvel Empire, le titre était réservé uniquement à des femmes de filiation Égyptienne. Bien que Ramsès II l'attribua à son épouse Maâthor-Néferourê, fille de l'Empereur Hittite Hattousili III (1264-1234) et de Poudoukhepa (ou Poudouhepot ou Poudouhepa).
Au cours de la XVIIIe dynastie le titre évolue et l'on constate des changements dans la titulature de la Reine qui pouvaient être soit : "Épouse Divine" et "Grande Épouse Royale" ou "Grande Épouse Royale" ou juste "Épouse Royale" . La Grande Épouse Royale ne disposait pas, à la différence du Roi ou du Pharaon, d'insignes particuliers. Si ce n'est lors de l'Ancien Empire, les "Mères royales" seront représentées portant sur la tête une dépouille de vautour. Puis au Nouvel Empire, elles sont assimilées à Sothis et dans l'iconographie elles vont alors porter une coiffure sous la forme d'une couronne formée d'un disque solaire et de deux faucons encadrés par des cornes (De gazelles ?).
La Grande Épouse Royale seule avait le privilège de concevoir le futur héritier au trône lors d'un "mariage sacré", appelé théogamie, avec le Dieu Amon, qui pour l'occasion prenait l'apparence de son époux. La Grande Épouse royale devenait alors, "Mère de Dieu", l'Incarnation de Mout. À ce titre elle secondait le Roi dans les manifestations religieuses et dans la pratique du culte. À partir de la XVIIIe dynastie la Grande Épouse Royale prendra aussi le titre et la fonction "d'Épouse du Dieu Amon" et elle possèdera un domaine, avec tout le personnel nécessaire, qui lui permettra de diriger un collège de Prêtresses, géré par un intendant aidé de plusieurs scribes. La Reine Ahmès–Néfertari I, Grande Épouse Royale d'Ahmosis (1549-1525/24) sera la première à exercer officiellement la fonction sacerdotale.
Elle fera édifier une stèle célébrant l'instauration de cette fonction. Fonction qui évoluera lors de la Troisième Période Intermédiaire où le ministère "d'Épouse du Dieu Amon" sera attribué à une des filles du Pharaon. (Voir les Divines Adoratrices d'Amon) Cette "Première Reine" avait une mission très importante dans la politique et dans certains cas dans la gestion du royaume, elle avait un rôle de conseillère auprès du Roi ou du Pharaon. C'est la grande Épouse Royale qui gérait les affaires de l'État lorsque le souverain était en campagne. Elle était chargée de l'éducation de son fils dans ses futures fonctions.
Lorsque l'héritier du trône était trop jeune pour régner c'est elle qui assurait
la régence. Un Prince né d'une épouse secondaire, pouvait accéder au trône mais il devait
se faire légitimer, en épousant par exemple l'une de ses demi-sœurs, fille
de la Grande Épouse Royale. Parmi les
Grandes Épouses Royales
qui marquèrent l'histoire de l'Égypte, autre que celles qui devinrent Roi ou Pharaon comme
: Nitocris,
Sobeknéferourê,
Hatchepsout I Maâtkarê,
Ânkh-Khéperourê ou encore
Taousert,
on compte :
Hetephérès II,
Khentkaous I,
Iâh-Hotep I,
Ahmès–Néfertari I,
Tiyi I,
Néfertiti,
Moutemouia,
Néfertari, et
quelques Bérénice, Cléopâtre et Arsinoé.
La concubine
D'un
rang nettement inférieur aux
Grandes Épouses Royales, les concubines n'en furent pas moins importantes dans la vie de la cour. Elle
étaient
logées généralement dans le palais et constituaient le harem du Roi. Certaines
prirent une telle importance, notamment dans les cas de crise de successions où
les héritiers mâles des Reines principales faisaient défaut, qu'elles se virent attribuer le titre de
Mère du Roi (mwT-nswt) et leur "rejeton"
promu au rang de Prince héritiers. Les harems étaient des institutions économiquement indépendantes qui
hébergeaient également toutes les parentes du souverains.
Comme le précise
Joyce Anne Tyldesley : Les sœurs, les tantes, bien sur les épouses et, comme le voulait la tradition, toutes
autres femmes héritées par le Roi à la mort de son père, ainsi que les enfants
de toutes ces personnes, leurs serviteurs et personnel qui composait leur suite.
Bien que toutes les concubines furent Reines, elles ne jouirent pas du même statut.
Certaines furent les propres filles ou sœurs du souverains, d'autres furent des Princesses
de haut rang envoyées en Égypte pour conclure des mariages diplomatiques. Enfin
la dernière catégorie étaient des femmes d'origine plus modeste, que les auteurs
modernes qualifièrent souvent de "maitresses". Ces dernières n'avaient
bien sur pas grande chance d'accéder aux affaires de l'État.
Toutes ces femmes dans le harem menèrent une vie très différente de celle de
l'Épouse Royale, ce qui provoqua très souvent de graves tentions.
Les concubines étaient dispensées d'obligations officielles et n'avaient pas non plus
de bien à gérer ce qui faisait qu'elles n'avaient que peu d'influence sur la vie politique
et religieuse du pays. Elles n'apparurent que rarement dans les écrits et dans les représentations (peintures ou statues).
Toutefois, au cours de l'histoire, notamment lors des périodes de troubles,
certaines sortirent de l'ombre et firent jeu égal avec les Épouses Royales en
agissant sur les évènements. |
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Bibliographie
Pour d'autres détails sur la Reine d'Égypte voir les ouvrages de :
Dorothée Arnold, Lynn Green et
James Peter Allen :
- The royal women of Amarna. Images of beauty in ancient Egypt,
Harry N. Abrams, New York Metropolitan Museum of Art, 1996.
Janet R.Buttles :
- The queens of Egypt, A. Constable, London, 1908.
Anne K.Capel et Glenn Markoe :
- Mistress of the House, Mistress of Heaven : Women in ancient Egypt,
Cincinnati Art Museum, Brooklyn Museum, Hudson Hills Press in association with Cincinnati Art Museum,
Central and South America by National Book Network, Canada, Mexico, New York, 1996.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
- The Takhats and some other royal ladies of the Ramesside period, pp: 224-29,
JEA 73, London, 1987.
- Imperial lives : Illustrated biographies of significant new kingdom Egyptians. v. 1. The late 17th dynasty
through Thutmose IV, KMT Communications, Sebastopol, 2005.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches
d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :
-
Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.
Wolfram Grajetzki :
- Die Töchter Echnatons, pp. 17–18, Kemet 1, 2002.
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.
Audran Labrousse et Marc Albouy :
- Les pyramides des Reines : Une nouvelle nécropole à Saqqarah, Hazan, Paris, 1999.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Sarah M.Nelson :
- Ancient queens - Archaeological explorations, Rowman Altamira, Lanham, Maryland, 2003.
Rosanna Pirelli, préface de Suzanne Moubarak : (Sources)
- Les Reines de l'Égypte ancienne, Édition Wite Star S.p.A, Vercelli, Italie, 2008.
Gay Robins :
- Women in ancient Egypt, Harvard University Press, Cambridge, Mass., 1993.
Silke Roth :
- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2001.
Wilfried Seipel :
- Les études sur les reines égyptiennes de la période de début et de l'Ancien Empire (Untersuchungen zu den ägyptischen
Königinnen der Frühzeit und des Alten Reiches), Éditeur inconnu, 1980.
Barbara Switalski Lesko :
- The remarkable women of Ancient Egypt, B.C. Scribe Publications, Berkley, 1978.
- Patterns of queenship in ancient egyptian, myth and history, Acta universitatis Upsaliensis.boreas 14,
Uppsala studies in ancient mediterranean and near eastern civilisations, R. Holthloer, T. Linders, Uppsala, 1986.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
Christiane Ziegler,
Hartwig Altenmüller et Marine Yoyotte :
- Reines d'Égypte : D'Hetephérès à Cléopâtre, et en Anglais,
Queens of Egypt : From Hetepheres to Cleopatra, Somogy,
Paris, Juillet 2008 et Grimaldi forum, Monaco, Octobre 2008.
Pour voir les titres de la plupart des Reines d'Égypte :
joanlansberry.com/setfind/queens
(www.joanlansberry)
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Filmographie |
![]() |
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- Egypt's great Queen, Réalisation : David Ackroyd, Greg Goldman,
Greystone Communications, History Channel (Television network) et Arts and Entertainment Network,
- Reines d'Egypte : Sur les pas des grands Pharaons,
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