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| Âat |
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"La Grande" | |
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Ses titres : Épouse du Roi (hmt-nswt) ; Épouse du Roi sa bien-aimée (hmt-nswt meryt.f) ; Celle qui est unie à la couronne blanche [à la Parfaite] (Xnmt-nfr-HDjt). | |||
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Dessin de la fausse porte de la tombe de Âat
Photo avant retouche :
Wikipédia
Âat (ou Ath - 3ˁt)
est une Reine d’Égypte de la
XIIe dynastie. Elle fut l’épouse du Roi
Amenemhat III (1843-1797). Selon
Aidan Marc Dodson et Hilton Dyan,
elle serait la seule femme de ce Roi dont le nom est connu avec certitude. Toujours selon ces égyptologues, sa sépulture
se trouve dans la
pyramide de son époux à
Dahshour,
où elle fut enterrée avec une autre Reine dont le nom est perdu. Alan Winston précise que sa chambre funéraire se trouve
sous le côté Sud de la pyramide et que la boîte avec les vases canopes reposait dans une niche au-dessus de l'entrée.
Le complexe funéraire de son époux
fut construit au bord des terres cultivées. Le choix de cet emplacement fut probablement inspiré par la
présence du lac voisin de
Dahshour. Malheureusement, la pyramide fut construite trop près de la vallée et du
lac et son noyau de briques crues fut affaibli par la nappe phréatique. La
sous-structure était trop complexe pour soutenir le poids de la pyramide. Des
faisceaux en bois avaient été prévus pour donner de l'appui additionnel aux
toits des chambres, mais finalement, le travail sur cette pyramide fut en
grande partie abandonné. Pourtant la pyramide ne fut pas entièrement vidée. Sur
la face Sud deux entrées conduisent à deux sépultures aménagées dans la masse de
la pyramide et reliée entre elles et aux chambres inoccupées du Roi par un corridor.
Bien que les tombes furent pillées dans l'antiquité, les archéologues mirent au jour dans l'une d'elle destinée à la
Reine Âat, son sarcophage de granit rose, similaire à celui qui devait recevoir la dépouille du souverain,
une fausse porte, un coffre à vases canopes, une table d'offrande avec quelques pièces du matériel funéraire,
tels que sept bols en albâtre en forme de canards, deux têtes de massue, des bijoux, un des vases canopes et
des ossements. Selon Alan Winston, l'analyse des os retrouvés amènent à la déduction que la Reine devait être âgée
d'environ 30/35 ans lorsqu'elle décéda.
Dans l'autre sépulture, réservée à la femme anonyme,
fut mis au jour des vestiges de matériel funéraire, un autre sarcophage de granit rose, des bols en albâtre, en granit
et des bijoux, ainsi que les pièces d'un petit sanctuaire en pierre. Certains spécialistes, dont
Joyce Anne Tyldesley, pensent qu'il s'agit de la tombe de la Reine et/ou fille
d'Amenemhat III,
Hotepi (ou Hetepti ou Hotep-Hator ou Hathorhetepet). Les deux tombeaux possédaient une "chambre du Ka" ce qui
était jusque là une prérogative royale.
C'est selon
Aidan Marc Dodson et Hilton Dyan, que Âat portait dans ses titres celui de: "Khenemetnéferhedjet"
Celle qui est unie à la couronne blanche[à la Parfaite] (Xnmt-nfr-HDjt).
Ce dernier étant très discuté entre les spécialistes, dont beaucoup, comme Silke Roth, pensent qu'il s'agit d'un
nom propre et non d'un titre. Peut-être du fait de cette incertitude sur le nom, elle est souvent notée comme ne faisant
qu'une avec la Reine
Khenemetnéferhedjet III
(ou Knemetnéferhedjet ou Chnumneferhedjet ou Chenmetneferhedjet) : Khenemetnéferhedjet Âat.
Il est possible que ce soit elle qui donna
à Amenemhat
III les trois enfants suivant :
▪
Hotepi (ou Hetepti ou Hotep-Hator ou Hathorhetepet), qui fut selon certain spécialistes peut-être l’épouse,
et/ou la fille du Roi. Quelques égyptologues, dont
Jacques Kinnaer et
Joyce Anne Tyldesley, entres autres, avancent qu'elle serait la mère
d'Amenemhat IV.
Cette affirmation repose sur l'étude d'une inscription où elle est
indiquée comme Mère du Roi (mwt-nswt).
Cependant, dans ces titres, à aucun moment elle n'est présentée comme :
Fille du Roi (sAT-nswt-nt) ou
Épouse du Roi (hmt-nswt) ou encore
Sœur du Roi (snt-nswt), ce qui
fait dire à ces mêmes égyptologues qu'elle ne fut pas d'origine royale. À la fin
de son règne, Amenemhat III n'ayant pas de fils de ses épouses officielles, qui
lui ait survécu, aurait nommé le fils d'Hotepi comme Corégent ?. Ci cette affirmation est vrai pourquoi le Roi
aurait-été choisir l'enfant d'une personne qui ne lui était pas proche ?. Le débat reste ouvert ...
▪
Néferou-Ptah (ou Ptahnéferou ou
Nefruptah) "La beauté du Ptah", qui épousa peut-être son
père, même s'il semble qu'elle n'eut jamais le titre d'Épouse du Roi (hmt-nswt),
Certains spécialistes ont tendance à favoriser le point de vue qu'en fait elle
fut sa sœur ?.
▪ Nebouhotepikheres (ou Nubhetepet).
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Silke Roth :
- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2001.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
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Ahmès-Hénouttamehou |
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{Le Dieu lune (Iâh) l’a engendré, Maîtresse de la Basse-Égypte} |
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Ses titres : Épouse du Roi (Hmt-nswt) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) Fille du Roi (sAT-nswt-nt) , Sœur du Roi (snt-nswt). | |||
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Ahmès-Hénouttamehou
(ou Ahmès-Hénouttimehou ou Ahmosé-Henuttamehu ou Ahmès-Henut-Tamehu -
JaH ms Hnw.t-tA-mHw) est une Reine d'Égypte
de la XVIIIe dynastie. On sait très peu de choses
sur sa vie. Elle fut la demi-sœur et l'épouse du premier Roi de la
XVIIIe dynastie,
Ahmès I (ou Ahmosis I, 1549-1525/24), fille du Roi
Séqénenrê (ou Taâ II, 1558-1554) et de la Reine
Ahmès-Inhâpy (ou Ahmose-Inhapi).
Si les sources contemporaines à cette Princesse indiquent clairement sa filiation, en revanche
elle n’est désignée comme épouse d'Ahmès I qu’en deux
circonstances, ce qui fait que les avis des spécialistes sur cette union sont très partagés, le fait n’étant pas établi.
▪ La première mention se trouve sur une liste Ramesside où Ahmès-Hénouttamehou
figure dans les ancêtres royaux adorés durant la XIXe dynastie.
Elle apparaît dans le tombeau TT2 à
Deir el-Médineh,
d'un dénommé Khâbekhnet, Serviteur dans la place de vérité pendant le règne de
Ramsès II (1279-1213).
Elle y est qualifiée de Grande Épouse Royale.
Sur cette représentation, dans la rangée du haut, Ahmès-Hénouttamehou apparaît comme la quatrième femme de gauche.
▪ La seconde se trouve sur des inscriptions en Hiératique retrouvées sur la
momie de
la Reine. Elle y est indiquée une première fois comme Fille du Roi et
Sœur du Roi et une seconde fois comme Fille du Roi, Sœur du Roi
et Épouse du Roi.
Les égyptologues Aidan Marc Dodson
et et Dyan Hilton pensent que cette union avec Ahmès I
ne fait aucun doute, ceux-ci se basant sur ses titres retrouvés.
On a connaissance d'Ahmès-Hénouttamehou par quelques autres documents que ceux ci-dessus :
▪
Une stèle datée du début de la
XVIIIe dynastie sur laquelle elle est indiquée
comme fille du Roi et Sœur du Roi ;
▪ Un fragment d'une autre stèle de la même
période, qui est aujourd'hui au
musée d’Odessa
où elle est indiquée comme Fille du Roi ;
▪ Une représentation dans la tombe TT23
de Tjay (ou To), à
Sheikh Abd el-Gournah, qui était Scribe du courrier royal pendant le règne du Pharaon
Mérenptah (1323-1295),
dans laquelle elle est également indiquée
comme Fille du Roi ;
▪ Dans la liste royale représentée dans la tombe
TT359 d’Inherkhâou, à
Deir el-Médineh,
Contremaître du Seigneur des Deux Terres de la Place de Vérité pendant les règnes de
Ramsès III (1184-1153) et
Ramsès IV (1153-1147) où
elle est nommée mais sans aucun titre ;
▪ Enfin sur un sarcophage, initialement datant
de la XVIIIe dynastie,
mais qui fut réutilisé lors de la
XXIe dynastie,
où elle porte les titres de Fille du Roi et Sœur du Roi.
Sa
momie se trouvait dans la cachette de la tombe
DB320 de
Deir el-Bahari,
dans son propre cercueil. Elle est aujourd'hui au
musée
Égyptien au Caire. Elle fut examinée par
Gaston Maspero en
Décembre 1882. Elle nous confirme qu'Ahmès-Hénouttamehou était une femme âgée lorsqu'elle est
mourut, avec les dents usées. Des citations du Livre des Morts étaient écrites sur les
bandages de sa momie.
Elle a probablement au début été enterrée avec sa mère.
Christophe Barbotin :
- Âhmosis et le début de la XVIIIe dynastie, Pygmalion, Paris, 2008.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches
d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
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Ahmès-Inhâpy |
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{Le Dieu lune (Iâh)
l’a engendré,... } |
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Ses titres : Fille du Roi (sAT-nswt) et Épouse du Roi (hmt-nswt). | |||
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Ahmès-Inhâpy (ou Ahmose-Inhapi - JaH ms JnHapj) est une Reine de Thèbes de la XVIIe dynastie. Les avis des spécialistes sont partagés quand à la période exacte de sa vie. Traditionnellement on la considère comme une fille du Roi Sénakhtenrê (ou Taâ I, 1559-1558) et très probablement de la Reine Tétishery et comme une des épouses de son demi-frère, le Roi de Thèbes Séqénenrê (ou Taâ II, 1558-1554). Cependant aucun élément archéologique ne permet d'affirmer de manière définitive à quelle période de la fin de la XVIIe dynastie ou du début de la XVIIIe dynastie elle appartient. Quelques spécialistes comme Alfred Grimm et Sylvia Schoske ont d'abord pensé qu'elle fut une sœur et épouse d’Ahmès I (ou Ahmôsis I, 1549-1525/24, XVIIIe dynastie). Cependant, la graphie du nom de sa fille Ahmès-Hénouttamehou, très proche des noms des autres enfants de Séqénenrê, rend plus probable son appartenance à la génération de ce Roi.
Elle est mentionnée dans une copie du Livre des Morts possédée par sa fille et dans le tombeau d'Amenemhat (TT53), Intendant du Temple d'Amon. Sa tombe (QV47) se trouve dans la vallée des Reines, mais sa momie fut retrouvée dans la cachette de la cachette de la tombe DB320 de Deir el-Bahari, découverte en 1881 et se trouve aujourd'hui exposée au musée Égyptien du Caire. Beaucoup de scientifiques partagent l'hypothèse d'Herbert Eustis Winlock et lui attribuent aussi la tombe DB320. La momie se trouvait dans le cercueil de Dame Rai, l'infirmière de la Reine Ahmès-Néfertari I, sa nièce. Elle fut étudiée par Gaston Maspero le 26 juin 1886 et plus tard fut examinée par Grafton Elliot Smith qui décrivit Inhâpy comme "une grande femme puissamment bâti", avec une très grande ressemblance avec son frère. Elle mesurait 1m 69.
La momie avait une guirlande de fleurs autour du cou. Le corps fut aménagé avec ses bras sur les côtés contrairement à la tradition pour les Reines. La peau de la momie était d'une couleur brun foncé, et, toujours selon Smith : "douce, humide et moelleuse, comme du cuir huilé" et la couche externe était toujours présente. Aucune trace de sel n'a été trouvé. Cela peut signifier que le corps n'a pas été plongé dans du natron telle que le décrit Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30 av.J.C) et d'autres.
Ahmès-Inhâpy eut une fille avec Séqénenrê : ▪ Ahmès-Hénouttamehou (ou Ahmès-Hénouttimehou ou Ahmosé-Henuttamehu ou Ahmès-Henut-Tamehu - JaH ms Hnw.t-tA-mHw - "Le Dieu lune (Iâh) l’a engendré, Maîtresse [Souveraine] de la Basse-Égypte"), dont la momie se trouvait également dans la cachette de la tombe DB320. Elle fut examinée par Gaston Maspero en Décembre 1882. Hénouttamehou était une femme âgée lorsqu'elle est morte, avec les dents usées. Des citations du Livre des Morts étaient écrites sur les bandages de sa momie. Elle a probablement au début été enterrée avec sa mère. Elle portait les titres : Fille du Roi (sAT-nswt) ; Sœur du Roi (snt-nswt) et Épouse du Roi (hmt-nswt), ce qui fait penser certains spécialistes, dont Aidan Marc Dodson qu'elle fut une épouse de son demi-frère, Ahmès I (ou Ahmôsis, 1549-1525/24), premier Roi de la XVIIIe dynastie.
Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches
d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Alfred Grimm,
Sylvia Schoske :
- Im Zeichen des Mondes. Ägypten zu Beginn des Neuen Reiches, Staatliche Sammlung Ägyptischer Kunst, München, 1999.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
Gitta Warnemünde :
- Der q3y der Inhapi, pp. 36-39, Deir el-Bahari, Kemet, Heft 2. 2006.
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Ahmès-Satkamosé |
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{Le Dieu Lune (Iâh) l'a engendré, Fille de Kamose} |
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Ses Titres : Épouse du Roi (hmt-nswt) ; Fille du Roi (sAT-nswt) ; Sœur du Roi (snt-nswt). Elle eut aussi celui d'Épouse du Dieu (HmT-nTr), mais selon Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton, il est probable que ce dernier ne lui fut donné qu'a titre posthume. | |||
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Ahmès-Satkamosé (ou Sitkamose ou Satkamès ou Ahmose-Satkamose - JaH ms SAt kA ms) est une Reine d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Il y a toujours controverses entre les historiens sur cette Reine. Certains avancent une date pour sa naissance entre 1573 et 1570. Il est généralement admis aujourd'hui qu'elle fut une des épouses du Roi Ahmès I (ou Ahmosis, 1549-1525/24), premier Roi de la XVIIIe dynastie, qui serait son oncle, ou son cousin, car comme le précise Michel Gitton, sur la base de ses titres, elle est susceptible d'avoir été la fille du Roi Kamosé (ou Kamosis, 1553-1549), mais on ne connait pas le ,nom de sa mère, peut-être la Reine Iâh-Hotep II (ou Ahhotep II). Cet filiation est partagée par de nombreux spécialistes, comme Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton. Si elle fut la fille de Kamosé, après la mort de celui-ci, elle n'était pas très vieille et donc un potentiel successeur au trône en liaison avec un mariage avec Ahmès I. Il n'y a semble t-il pas d'enfant de cette union, en tous cas pas de fils susceptible de régner puisque l'on ne lui connait pas le titre de Mère du Roi (mwt-nswt).
En ce qui concerne l'interprétation de son nom il existe également diverses théories, dont celle que
son deuxième nom Satkamosé "Fille de Kamosé" fut ajouté plus tard pour honorer son père.
Pour certains spécialistes il est peu probable qu'elle fut mariée à
Ahmès I, parce que le titre
Grande Épouse Royale ne
lui est pas connu. Il est vrai que ce fut
Ahmès Néfertari qui reprit après la mort
d'Ahmès I les affaires du gouvernement,
représentant également
Amenhotep I (ou Amenôphis, 1525/24-1504),
mineur (âgé d'une dizaine d'années) au moment de son accession au trône.
Christian Leblanc nous
dit que sur le verso d'un Livre des Morts, provenant
d'Abousir, un texte
indique que la Reine Tétishery possédait des propriétés foncières.
Sur ce document son nom est associé à celui d'Ahmès-Satkamosé.
Selon Edward Bleiberg et Suzanne Ratié, Ahmès-Satkamosé aurait été une des épouses
d'Amenhotep I (ou Amenôphis).
Cette union serait attestée sur une stèle datant de la
XIXe dynastie, mais il y a là sûrement confusion avec une
autre Satkamosé. Cette petite stèle en calcaire fut découverte par
Georges Daressy en 1899,
lors du dégagement de la salle hypostyle du Ramesseum. Elle représente Ahmès-Satkamosé en compagnie
d'Amenhotep I,
c'est sur cette seule base que ces égyptologues avaient suggérer qu'elle fut une épouse de ce souverain.
Ahmès-Satkamosé figure dans la liste des Ancêtres Royaux adorés tout au long la
XIXe dynastie, elle apparaît
notamment dans la liste du tombeau (TT2) à
Deir el-Médineh, de
Khâbekhnet, Serviteur dans la place de vérité lors du règne du Pharaon
Ramsès II (1279-1213).
La
momie
d'Ahmès-Satkamosé, aujourd'hui au
musée Égyptien du Caire (CG61063),
se trouvait dans la cachette de la tombe
DB320 de
Deir
el-Bahari découverte en 1881. Elle était dans le cercueil (CG 61011) d'un homme du nom de Pédiamon qui
vécu au cours de la XXIe dynastie (1070-69-945).
Carl Nicholas Reeves déclare
que cet homme ne doit pas être assimilé au Pédiamon nommé sur le mur de
DB320
qui commémore l'enterrement de
Pinedjem II (990-969),
car il y a deux hommes nommés Pédiamon dans cette inscription.
Toutefois l'égyptologue ne donne aucune raison pour confirmer son affirmation. La
momie fut mise au jour par
Gaston Maspero
le 19 Juin 1886. Elle avait été enterrée avec une guirlande de fleurs et une inscription fut mise au jour sur son
enveloppe extérieure. Ahmès-Satkamosé avait environ trente ans lorsqu'elle mourut. Ses dents n'étaient que modérément
usées et ses cheveux n'avaient pas encore virés au gris.
Grafton Elliot Smith la
décrit d'une corpulence solide, presque masculine. La
momie fut très endommagée par les pilleurs
de tombes qui avaient coupé la plupart
des parois du corps dans leur recherche d'objets de valeur. Le bras gauche avait été cassé à l'épaule et la
région occipitale du crâne avait été écrasée.
Smith précise que ses bras avait été placés de sorte que ses mains
reposent sur la région pubienne, ce qui est très inhabituel pour des
momies de cette période.
Pour d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :
Christophe Barbotin :
- Âhmosis et le début de la XVIIIe dynastie, Pygmalion, Paris, 2008.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, n°61, Centre de recherches
d'histoire ancienne, n°306, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
- Studies about Kamose and Ahmose, Halgo, Baltimore, 1995.
- Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Constantin Emil Sander-Hansen :
- Das Gottesweib des Amun, København, Munksgaard, 1940.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et
Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
Christiane Ziegler,
Hartwig Altenmüller et
Marine Yoyotte :
- Reines d'Egypte : D'Hetephérès à Cléopâtre, et en
Anglais, Queens of Egypt : From Hetepheres to Cleopatra, Somogy, Paris,
Juillet 2008 et Grimaldi forum, Monaco, Octobre 2008. |
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Amastris |
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Grec : Amastris Persan : {Amie} | ||
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Amastris (ou Amestris)
est une Reine Perse Achéménide.
Elle fut l'épouse du Roi
Xerxès I (485-465) et la fille du Prince Otanès II, l'un des sept conspirateurs qui tuèrent le Roi
Perse usurpateur Gaumata (ou Gaumāta) en 522 et qui laissa sa place à
Darius I le Grand (522/1-486). Selon
Hérodote (Historien
Grec, v.484-v.425), Otanès II est honoré pour ses actes par
Darius I avec un mariage diplomatique. Le Roi épouse Phaidimè (ou Phaedymia),
une fille Otanès II et Otanès II épouse une sœur de Darius, qui donne
naissance à Amastris.
Lorsque Darius I meurt en 486,
Amastris a alors une trentaine
d'années et elle est remariée au Prince héritier,
Xerxès I (485-465).
La réputation de la Reine au sein des historiens de la
Grèce antique est très mauvaise.
Hérodote la décrit comme un cruel despote.
Amastris aura sept enfants
avec Xerxès I.
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Ânkhesenpépi II |
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{Elle vit pour Pépi} ou
{Elle vit pour aimer Rê |
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Ses titres : {Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ; Celle qui voit Horus et Seth (mAAt-@r-¤tx) ; Grande de louanges (wrt-hzwt) ; Mère du Roi (mwt-nswt) ; Mère du Roi de Haute et Basse-Égypte Kha-Néfer-Mérenrê (mwt-nswt-biti-kha-nfr-mr-n-ra) ; Mère du Roi Kha-Néfer-Mérenrê (mwt-nswt-kha-nfr-mr-n-ra) ; Épouse du Roi (hmt-nswt) ; Épouse du Roi Men-nefer Merirê (Hmt-nswt mn-nfr mry-ra) ; Épouse du Roi, sa bien-aimée (Hmt-nswt mn-nfr meryt.f) ; Fille du Dieu (sAT-ntr) ; Servante d'Horus (kht-@r) ; Intime d'Horus (tist-@r) ; Compagne d'Horus (smrt-@r)}. | |||
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Ânkhesenpépi II (ou Ânkhesenmérirê ou Mérirê-Ankhémes ou Ankhnespepy -
anx n=s ppj) est une Reine d'Égypte
de la VIe dynastie.
Elle fut la 2e fille de Khoui et Nebet, grande famille noble d'
Abydos, donc la sœur d' Ânkhesenpépi I.
Son frère Djaou (ou Djau ou Zau) fut Vizir. Elle épouse le Roi déjà âgé,
Pépi I(2289-2255), puis à
la mort de ce dernier son successeur, (son beau-fils et neveu ?)
Mérenrê I (2255-2246). Cette
dernière union est confirmée par la découverte récente de sceaux de la
VIe dynastie.
Le choix de Pépi I de
faire alliance avec une famille d'Abydos
correspond probablement à la volonté de se rapprocher de la Moyenne et de la
Haute-Égypte, qui étaient très importantes pour les voies caravanières.
Avec
Pépi I elle a un fils,
Pépi II (2246-2152),
dont elle assure la régence quand ce dernier arrive au pouvoir âgé de six (ou dix ans) à la mort de
son demi-frère Mérenrê I.
Elle est épaulée dans cette fonction par son frère Djaou. Â cette occasion elle change de nom et devient
Ânkhesenmérirê II (ou Mériré-Ankhémes).
La Reine est citée
dans de nombreux documents dont un décret mentionnant la célébration de son culte et celui de la Reine
Neith (Épouse de
Pépi II), un
décret pour l'institution d'un culte à l'une de ses statues à
Abydos.
Elle est aussi mentionnée avec (sa sœur ?) et son frère, le Vizir Djaou (ou Djau), sur une stèle à
Abydos et enfin une inscription rupestre dans le Sinaï.
Cette Reine est notamment connue par sa statuette
en albâtre qui la montre son avec son fils sur ses genoux (photo). Sa tête y est
ornée de l'uræus comme l'exige la fonction royale, ce qui confirmerait l'hypothèse d'une régence.
Le complexe pyramidal d'Ânkhesenpépi II
se trouve au Sud de la pyramide principale de
Pépi I.
C'est en 2001, au Nord des magasins de stockage du
complexe d'Ânkhesenpépi, que fut découvert celui de la Reine.
La chambre funéraire est décorée de bandes de hiéroglyphes
donnant les noms et le titres de Reine. Au Sud-est du bâtiment se trouve la
petite pyramide de culte. Dans la chambre funéraire, très endommagée, pratiquement entièrement
détruite et pillée par des vandales, ont été trouvés par une équipe de fouille dirigée par
Audran Labrousse, outre le
sarcophage en grauwacke (Roche sédimentaire verte d'origine marine) de la Reine
: Des statuettes, des restes de ce qui semble être un métier à tisser, des vases
et des stèles où figure des textes rituels destinés à lui ouvrir la voie de l'éternité parmi le monde des Dieux.
Pour plus de détails voir l'article sur :
La pyramide de Pépi I
(Les pyramides des Reines)
Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Audran Labrousse et Marc Albouy :
- Les pyramides des Reines : Une nouvelle nécropole à Saqqarah, Hazan, Paris, 1999.
Audran Labrousse et
Jean Leclant :
- Les Reines Ânkhnespépy II et III (fin de l'Ancien Empire) : campagnes 1999 et 2000 de la MAFS, De Boccard, Paris, 2001.
Silke Roth :
- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2001.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
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Arsinoé I
Grec : Arsinoh |
Nom de Reine Khenemibenmaât Setepennetjerou |
Nom de naissance Arsinoé |
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{Celle qui s'unit au cœur de Maât, Élue des Dieux} |
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Arsinoé I est une Reine d'Égypte et une co-Reine de
Thrace
(281-278). Elle est la fille du Roi de
Thrace
Lysimaque (322-281) et de sa première épouse la Reine
Nicaea I (ou Nikaia),
une des filles d'
Antipatros de Macédoine). Elle serait née en 305 (on trouve aussi 308). Afin de sceller l'alliance entre
la Thrace et l'Égypte contre le Roi
Séleucide
Séleucos I Nikâtor
(305-280), elle épouse vers 281 (ou 284),
Ptolémée II Philadelphe (282-246).
Accusé de complot, par sa belle-sœur
Arsinoé II Philadelphe, contre son mari, elle est répudiée par
celui-ci en 278 (On trouve aussi 274/273 ou 270).
Ptolémée II épouse ensuite
Arsinoé II,
tandis qu'Arsinoé I est exilée à
Coptos
en Haute-Égypte près du
Ouâdi Hammamât (ou Wadi Hammamat). Une
stèle se rapportant a Arsinoé I y a été trouvée. Dessus elle est inscrite comme
"Épouse du Roi", mais son nom n'est pas joint dans un cartouche royal comme
d'ordinaire pour une Reine. Sa date de mort est inconnue. Certains spécialistes avancent 247/246.
Arsinoé I à trois enfants avec
Ptolémée II Philadelphe :
Deux fils :
•
Ptolémée
III Évergète, Roi d'Égypte de 246 à 222.
• Lysimaque qui sera Gouverneur de
Chypre (253-246) et de
Coptos
en 240, il est assassiné en 221 par Sosibius sur les ordres du Roi d'Égypte
Ptolémée IV Philopator (222-204).
Une fille :
•
Bérénice II Phernophorus qui
épouse à l'été 252 le Roi
Séleucide
Antiochos II, par qui elle a un fils Antiochos.
Bérénice II Phernophorus est assassinée avec son fils à Daphné, près
d'Antioche,
par des agents de Séleucos II (246-225) et Laodice l'épouse répudiée
d'
Antiochos II, en septembre / octobre 246.
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Arsinoé III
Théo Philopator
Grec : Arsinoh Filopatwr |
Arsinoé
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Arsinoé III Théo Philopator est une Reine d'Égypte à l'époque Ptolémaïque. Elle est née entre novembre 246 et juin 245. Elle est la fille du Roi d'Égypte Ptolémée III Évergète (246-222) et Bérénice II de Cyrène. Elle a pour précepteur Ératosthène. Elle épouse en 220, dans le 4ème mois de la saison Akhet, soit entre le 17 octobre au 15 novembre, son frère Ptolémée IV Philopator(222-204). Celui-ci, un an avant en 221, avait fait massacrer toute sa famille, dont sa mère Bérénice II de Cyrène, mais il avait épargné Arsinoé II.
Fin de l'été 204 après la mort de son époux, elle
doit assurer la régence pour son fils mineur. Elle prend une part active dans le
gouvernement du pays, au moins dans la mesure où elle est tolérée par le tout
puissant haut dignitaire et ministre Sosibios. Elle se trouvera à la tête de
l'infanterie et de la cavalerie lors de la lutte contre le Roi
Séleucide
Antiochos I le Grand
(280-261) à la bataille de Raphia en 217.
Cependant, elle est
assassinée en septembre 204 (Sûrement le 8, on trouve aussi août 204) par
Philammon sur l’ordre de Sosibios qui veut s’emparer du pouvoir. Certains spécialistes disent qu'elle serait
morte dans l'incendie du palais (Ce qui n'est pas incompatible).
Elle fait construire le temple
d'Horus
à Edfou.
Elle est incorporée dans le culte dynastique avec
Ptolémée IV Philopator en 216/5.
Arsinoé III aura un fils avec
Ptolémée IV :
● Ptolémée V Épiphane né 216/215,
qui épousera Cléopâtre I Syra. |
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Baketaton
Son seul titre connu :
{Fille du Roi (sAT-nswt)} |
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{La servante d'Aton} |
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Baketaton est une Princesse (et peut-être une Reine) d'Égypte de la
XVIIIe dynastie, dont
les avis des spécialistes sur son origine sont très partagés. Certains
égyptologues, comme Marc Gabolde, la voient comme une fille de la Reine
Kiya et du Pharaon
Amenhotep IV (1353/52-1338)
d'autres comme une de ses épouses, d'autres encore comme une fille de la Reine
Tiyi I et du Roi
Amenhotep III (1390-1353/52),
enfin Carl Nicholas Reeves
avance qu'elle pourrait être la fille de la Reine
Sitamon (ou Satamon
ou Satamun) et d'Amenhotep III.
Pourtant, son nom, avec la référence au Dieu
Aton,
indique qu'elle naquit au tout début ou durant la période
Amarnienne,
donc elle ne pourrait pas être une fille
d'Amenhotep III. Il
semble qu'elle séjourna, au moins en l'an 12 du règne
d'Amenhotep IV, avec
Tiyi I dans la nouvelle capitale
Amarna (ou Akhetaton).
La date de son décès, probablement jeune, est inconnue, ainsi que le lieu exacte de sa
sépulture et on a pas non plus retrouvé à ce jour sa momie. Certains
spécialistes avancent que la tombe 28 (TA 28)
d'Amarna,
qui est le seul tombeau fini dans le
ouâdi, pourrait avoir
été utilisé par Kiya et par Baketaton.
Les partisans d'une fille de
Tiyi I s'appuient sur l'unique
représentation de Baketaton qui se trouve sur le relief d'un linteau dans la tombe
de Houya, intendant du harem royal et de la maison de
Tiyi I, à
Amarna. Sur
les cinq scènes où elle est représentée, elle figure toujours en compagnie de la
Reine Tiyi I.
Suivant ces représentations, la Princesse, devrait
à peu près avoir l'âge des filles aînées
d'Amenhotep IV et
Néfertiti.
La seule indication donnée par les textes la présente avec le titre de
Fille du Roi (s3T-nswt).
La conclusion la plus évidente de cette
présentation, comme le confirment aussi les égyptologues
Christiane
Desroches Noblecourt et
Cyril Aldred,
est que par conséquent Baketaton serait bien une fille
d'Amenhotep III et
de Tiyi I.
Joann Fletcher lui
donne les mêmes parents, mais la nome Baketamon ?.
Pourtant,
s'appuyant sur diverses études de textes de l'époque
Amarnienne, l'égyptologue
Marc Gabolde
a démontré que la Reine Kiya
est la mère la plus probable pour Baketaton. L'unique représentation à
Amarna
de la Princesse se trouve, comme dit plus haut, dans la tombe de Houya,
mais elle est représentée avec la Reine
Tiyi I.
Il s'agirait donc de la grand-mère et sa petite-fille ?.
Pour le père, il pense qu'il est donc plus vraisemblable de lui attester
Amenhotep IV.
Si tel est le cas on peut alors extrapoler que les scènes des deux décès non
identifiés sur le mur F de la chambre Alfa de la
tombe royale
d'Amarna pourraient être ceux de
Kiya
et de Baketaton, tout autant que ceux des deux plus jeunes filles de
Néfertiti
Amenhotep IV, comme on le pense aujourd'hui.
Le registre supérieur représenterait alors
Kiya
décédée en enfantant (reste à savoir qui ? on sait aujourd'hui que ce ne peut être
Toutânkhamon),
et le registre inférieur, le décès de Baketaton, dont le nom pourrait
correspondre avec l'unique signe visible de l'inscription.
Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :
- Baketaton fille de Kiya ?, pp. 27-40,
BSEG 16, Genève, 1993.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches
d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :
- Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.
Wolfram Grajetzki :
- Die Töchter Echnatons, pp. 17–18, Kemet 1, 2002.
-
Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010. |
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Bentanat I
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{Fille de la Déesse Anat} |
Statue probablement de Bentanat I, entre les jambes du colosse de Ramsès II à Karnak |
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Ses titres : {Princesse héréditaire, L'ainée (iryt-p at-Tpit-wrT) ; Dame des Deux Terres (nbT tAwy) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Maîtresse [Souveraine] de Haute et de Basse-Égypte (Hnwt Smaw mHw) ; Fille du Roi (sAT-nswt) ; Sœur du Roi (snt-nswt) ; Souveraine du harem d'Amon (wrt-khnrt-n-imnw)}. |
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Bentanat
I (ou Bint-Anath ou Bintanath ou Bentanath ou Bent-Anta ou Bint-Anta ou Bent-Anath
ou Bintanat ou Bentanat ou Bentanath ou Bintanta) est une Reine d'Égypte de la
XIXe dynastie. Elle est l'aînée des filles de
Ramsès II (1279-1213) et de la
Grande Épouse Royale
Isis-Nofret I
(Iset-Nofret I). Il est intéressant de noter que son nom est
Syrien, se référant à la Déesse
Cananéenne Anath.
Il signifie : Fille de la Déesse Anat.
Elle
serait née pendant le règne de
Séthi I (1294-1279), alors qu'a cette époque
Ramsès II
n'est que le Prince héritier. Elle épouse son père au alentour de l'an 25, soit vers 1255/54. Juste
après, elle devient
Grande Épouse Royale
suite à la mort de
Néfertari.
Elle joua un rôle important à la cour, surtout après la mort de sa mère
Isis-Nofret I, en 1245.
Cependant, elle semble avoir partagé certaines de ses fonctions de Reine avec sa demi-sœur
Méritamon (ou Merytamen).
Elle est représentée aux côtés de
Ramsès II
dans le grand temple d'Abou Simbel (Deuxième colosse Sud). Elle
figure aussi sur de nombreuses scènes que
Ramsès II a
fait faire de ses enfants (Temple d'Abou Simbel et Ramesseum). On a retrouvé
également une statue d'elle à
Pi-Ramsès et
à l'Ouâdi (ou
Wadi) es-Séboua.
En dépit du long règne de son père et aussi qu'elle soit en plus
l'aîné des filles, elle sera l'un des rares enfants qui lui survécu. Elle meurt
sous le règne de son frère
Mérenptah.
Sa tombe, QV71, se trouve de la
vallée des Reines.
Elle donne une fille à
Ramsès II, qui semble se nommer aussi Bentanat
(II). Cette fille apparaît sur les représentations dans sa tombe QV71 de la
vallée des
Reines, sans toutefois y être explicitement nommée. Celle-ci épousera son oncle
Mérenptah (1213-1203),
le fils et successeur de
Ramsès II.
Cette hypothèse repose sur la découverte d'une statue de
Mérenptah à Louxor,
qui mentionne "La
Grande Épouse Royale
Bentanat", qui est, sûrement, cette Bentanat (II), car il est peu probable que Bentanat I
se soit mariée avec
Mérenptah alors qu'entre eux
il devrait y avoir au moins 20 ans d'écart. | |||
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Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010. |
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Bérénice I
Grec :
Berenikh |
Bérénice
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Bérénice I est
une Reine d’Égypte à l'époque
Ptolémaïque. Elle est la
petite-fille du Macédonien
Antipatros, probablement
la fille de Magas et la cousine d'Eurydice. Elle est née en 340. En 325 elle est mariée une première fois à Philippe,
un noble Macédonien
avec qui elle a au moins deux enfants : Antigoné (ou Antigone) qui épousera le Roi d'Épire
Pyrrhos I
(307-272) et Magas et probablement un troisième, Théoxena. Après la mort de Philippe elle part en Égypte dans
l'entourage d'Eurydice I. Elle épouse en 316/317 le futur Roi d'Égypte
Ptolémée I Sôter (305-283).
Bérénice I est vainqueur dans une course de char dans les jeux olympiques (D'une
Olympiade inconnu à ce jour)
Ptolémée I
va donner le nom de Bérénice au nouveau port qu'il va construire sur la mer Rouge.
Monnaie de
Bérénice I et Ptolémée I
Bérénice I meurt, probablement en janvier 282 ou 280
(D'autres spécialistes disent 277), âgée de plus de soixante ans. Elle
a été incorporée dans le culte dynastique avec
Ptolémée I Sôter
par Ptolémée IV Philopator en 215.
Avec
Ptolémée I Sôter elle a trois enfants :
Un fils :
• Ptolémée II Philadelphe, né en 309/308.
Deux filles :
• Philotéra
• Arsinoé II Philadelphe
née en 316, qui épouse en 300/299 le Roi de
Thrace
Lysimaque,
avec qui elle a trois fils, Ptolémée Nios, Lysimaque et Philippe,
puis elle va épouser son demi-frère
Ptolémée Kéraunos
et enfin son autre frère Ptolémée II Philadelphe. |
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Bérénice II Phernophorus {Porteuse de dote}
Grec :
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Bérénice
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Bérénice II Phernophorus est une Princesse d'Égypte et une Reine Séleucide également appelée Bérénice Syra, elle est la fille du Roi d'Égypte Ptolémée II Philadelphe (282-246) et de la Reine Arsinoé I. Elle épouse à l'été 252 (on trouve aussi 261 ?) le Roi Séleucide Antiochos II Théos (261-246) qui avait répudié son épouse Laodice I. Suivant un accord avec Ptolémée II, pour mettre fin à la "Deuxième Guerre de Syrie", en 249, Antiochos II avait fait transférer sa succession sur l'enfant de Bérénice II, leur fils Antiochos né en 251. Début juillet 246, à la mort d' Antiochos II, Bérénice II veut faire appliquer le traité et demande de l'aide à son frère Ptolémée III Évergète (246-222) pour récupérer la régence. Cependant elle est assassinée (empoisonnée) et son fils |
à Daphné, près d'Antioche, en septembre/octobre 246, par des agents à la solde de son beau-fils Séleucos II Kallinikos (246-225) et de sa mère Laodice I, première femme répudiée d' Antiochos II. Cette action déclenche l'intervention de Ptolémée III pour venger sa sœur, son armée envahissant la Syrie et la "Troisième Guerre de Syrie" (246-241) éclate, qui verra la victoire de l'Égypte et où Laodice I sera tuée. Cet épisode est mentionné aussi dans le livre de Daniel (11:6). Elle meurt à l'âge de quarante ans et serait enterrée dans le mausolée Belevi avec Antiochos. Selon d'autres sources c'est son fils uniquement qui est empoisonné en septembre/octobre 246. Bérénice II serait elle décédée, juste après. Lorsque son frère prend Séleucie du Tigre et Antioche, il ne peut empêcher que Bérénice II soit tuée par la population. |
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Bounéfer |
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{Un mot (ou une Promesse) pour la belle} |
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Ses titres :
Épouse du Roi (Hmt-nswt) ;
Épouse du Roi, sa bien-aimée (Hmt-nswt meryt.f) ;
Fille du Roi de son corps (sAT- nswt- Xt.f) ;
Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ;
Grande [Dame] au sceptre Hetes des Deux Dames (wrt-Hts nbti) ;
Celle qui voit Horus et Seth (mAAt-@r-¤tx) ;
Prêtresse de Tjasep [Tjazepef] (Hmt-nTr TA-sp) ;
Prêtresse d'Hathor (Hmt-nTr Hw.t-Hr) ;
Prêtresse d'Horus Shepsesket (HmT-ntr-Hrw-shpss-ht) ;
Aimée et vénérée Prêtresse de Shepses-Nebti (HmT-ntr-shpss-nbTi-mryt. f-imAkht.f).
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Bounéfer (ou Benefer ou Bunefer -
B (w) nfr) est une Reine d'Égypte
de la IVe dynastie. On pense qu'elle fut l'épouse du
Roi Shepseskaf (2472-2467),
mais leurs relations ne sont pas claires. Elle est présentée ainsi dans la tombe du Roi,
mais parfois les textes peuvent laisser entendre le fait qu'elle fut sa sœur ou encore sa fille.
Elle aurait pratiqué elle-même les rites funéraires lors de l'enterrement de
Shepseskaf dont elle serait devenue Prêtresse.
Elle fut enterrée dans un tombeau qui est une fosse
rocheuse sur le terrain central de la nécropole de
Guizèh, tombe G8408,
au Nord du complexe funéraire de la Reine
Khentkaous I, l'autre femme de
Shepseskaf.
Elle fut découverte en 1931-1932 par
Selim Hassan.
Peter Janosi souligne
que la construction du tombeau de la Reine daterait peu de temps après l'époque ou fut construit celui
Khentkaous I.
Cependant la date précise n'est pas évidente.
Il suggère même qu'il put être fait lors de la
Ve dynastie.
La tombe est unique par rapport aux architectures contemporaines.
Elle possède deux entrées, dont une s'ouvre vers le Sud et une grande porte mène à une grande chapelle.
L'autre donne sur un couloir étroit, d'Est en Ouest, qui permet d'entrer dans le tombeau, puis dans une longue salle.
Le nom de Bounéfer et ses titres apparaissent sur les murs et les piliers de la salle.
La partie avant de cet espace était à l'origine une tombe inachevée, qui fut ensuite connecté au système Bounéfer.
La partie arrière est bordée à l'Ouest du sanctuaire de la tombe. Sur le mur Nord de l'espace de culte on trouve une grande
ouverture qui fut créé pour un enterrement à un moment ultérieur. Dans la partie Sud de la chambre, un passage mène à
la salle du sarcophage. Ce dernier est en calcaire mais n'est pas étiqueté.
À l'intérieur fut mis au jour le crâne d'une femme estimée d'une trentaine d'années.
Il est possible que ce soit celui de la Reine.
Bounéfer donne deux enfants à Shepseskaf :
Un fils :
•
Djédefptah, qui succéda à son père.
Cette filiation est contestée par certains spécialistes, car dans la tombe de la Reine un fils est bien nommé,
mais le nom n'a été préservé qu'en partie seulement. De plus, comme le précise
Selim Hassan il ne lui est attribué
que les simples titres de : Juge et d'Inspecteur des scribes, ce qui est étrange pour un futur Roi.
Une fille :
• Khâmaât qui épousera le Grand Prêtre de
Memphis, Ptahshepses (ou Ptahchepsès). |
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Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Selim Hassan et Banoub Habashi :
- Excavations at Gîza / 3, 1931-1932 / with the collab. of Banoub Habashi, J. Johnson, Oxford, 1941 -
Government press, Le Caire, 1941.
- G 4712 - Ein Datierungsproblem, pp. 56, 60-62,
GM 133, Göttingen, 1993.
- Giza in der 4. Dynastie : die Baugeschichte und Belegung einer Nekropole des Alten Reiches,
Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, Wien, Décembre 2005.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the Queens of Egypt : From early dynastic times to the death
of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et Janvier 2007 - En
Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre,
Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008.
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