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Reines Importantes |
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Iâh-Hotep III |
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{Le Dieu-lune (Iâh)
est satisfait} ou
{La paix du Dieu-lune (Iâh)} |
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Ses titres : {Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Divine Épouse d'Amon (HmT-nTr n aImn) ; Celle qui est unie à la couronne blanche [à la Parfaite] (Xnmt-nfr-HDjt)}. | |||
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Iâh-Hotep III (ou Ahhotep III -
JaH Htp) est une Reine d'Égypte de la
XVIIIe dynastie.
Selon de nombreux spécialistes, elle serait la sœur et une des épouses
d'Amenhotep I (1525/24-1504),
fille d'Ahmès I
(ou Ahmôsis) et de la Reine Ahmès-Néfertari I.
Certains égyptologues pensent qu'il y a confusion avec la Iâh-Hotep II épouse de
Kamosé (1553-1550). D'autres, comme
Nicolas Grimal et
Claude Vandersleyen (qui s'est rétracté par la suite) confirment cette Iâh-Hotep III comme épouse
d'Amenhotep I.
Cette thèse remporte le plus grand consensus aujourd'hui, bien qu'il existe, selon Edward Bleiberg, des
arguments contre cette relation. Il y a aussi une autre théorie selon laquelle
elle aurait peut-être été la grand-mère d'Amenhotep I ?,
dans ce cas il y a confusion avec
Iâh-Hotep I.
Le débat reste ouvert...
Il est cependant pratiquement certain aujourd'hui qu'étant donné que la Reine
Ahmès-Méritamon
ne lui donne pas de fils, Amenhotep I se
soit remarié avec une Iâh-Hotep. Celle-ci est cité dans la stèle de Karès, datée de l'an 10 de
ce Roi et il est difficile de penser qu'il s'agit de Iâh-Hotep II, qui selon
Christian Leblanc serait morte au plus tard vers l'an 22
d'Ahmès I (1549-1525-24).
L'ambiguïté de cette union est loin d'être levée puisque dans une scène de la tombe de l'époque
Ramesside (TT.A.18)
d'Aménémopet (ou Amenemipet), "Prophète d'Amon-Rê" et "Chef des
scribes du domaine divin" une Reine qui porte justement ce nom est figurée
avec Amenhotep I.
Certains spécialistes pensent qu'il ne faut pas voir là une
Iâh-Hotep III mais un hommage rendu à Iâh-Hotep II divinisée. Cet argument ne
semble pas tenir puisque dans les titres rattachés à cette Iâh-Hotep, relevés à
l'époque par Ippolito Rosellini (La tombe est depuis perdue), celui de "Grand-mère
du Roi" ne figure pas alors que le sont ceux de "Divine Épouse d'Amon" et
Grande Épouse Royale ?.
Selon Grimal (entres autres),
Iâh-Hotep III donne un fils à Amenhotep I :
▪
Aménémès (ou Amenemhat), qui mourut en bas âge et dont les restes ont été retrouvés dans la
cachette de Deir el-Bahari.
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Pour d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989. Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy : - Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005. Wolfram Grajetzki : - Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005. Alfred Grimm et Sylvia Schoske : - Im zeichen des mondes, Ägypten zu beginn des neuen reiches, Staatliche Sammlung Ägyptischer Kunst, München, 1999. - Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010. Gay Robins : - Ahhotpe I, II and III, GM 56, Göttingen, 1982. |
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Iaret |
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{La Grande Épouse royale, fille du Roi, sœur du Roi, Iaret} |
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Ses titres :
{Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ;
Fille du Roi (sAt-nswt) ;
Fille aînée du Roi (sAt-nswt wrt) ;
Sœur du Roi (snt-nswt)}. | |||
Iaret (ou Varet ou Ouadjet ou Jaret
- JArt) est une Reine d'Égypte de la
XVIIIe dynastie. Elle fut une fille du Roi
Amenhotep II (1428/27-1401) et de la Reine
Tiâa I. Elle épousa, vers l'an 7 de son règne son frère
Thoutmôsis IV
(1401-1390 av.J.C). On lui connait les titres de :
Grande Épouse Royale (hmt-nswt wrt) ,
Fille du Roi (sAT-nswt) ,
Sœur du Roi (snt-nswt).
Selon Betsy Morrell Bryan, elle est représentée sur une stèle datant de l'an 7 de
Thoutmôsis IV
à Konosso et dans le temple d'Amada, en Nubie. Sur la stèle, elle apparait derrière
Thoutmôsis IV frappant l'ennemi.
Iaret est vêtue d'une robe simple. Elle ne
semble pas porter la dépouille de vautour, mais une "couronne" garnie de double plumes.
Elle est représentée tenant ce qui ressemble à une massue dans sa main droite.
On trouve aussi sa trace sur des inscriptions aux mines de turquoise à Serabit
el-Khadim dans le Sinaï, qui datent aussi de la même année.
La transcription de son nom est incertaine, il est écrit avec un seul
cobra, ce qui fait qu'il y a un certain nombre de lectures possibles : Iaret, Ouadjet ?.
Ouadjet fut la Déesse
protectrice principale de la Basse-Égypte. Mais le cobra est également lié à la
Rê.
Étant donné le caractère protecteur de la Déesse
Ouadjet et la présence
de la Reine Ouadjet / Iaret avec une massue derrière son mari, il se peut qu'il y est là un jeu de mots pour
définir le concept de cette scène.
William Matthew Flinders Petrie
affirme que le nom de cette Reine dissimulerait celui de
Moutemouia, mais aucune preuve ne vient
confirmer sa théorie pour le moins originale. Après la mort de
Thoutmôsis IV
ce fut Moutemouia qui
devint la femme avec le rang le plus élevé à la cour royale, étant la mère du prochain Roi.
On ne sait pas
quand Iaret mourut, ni même où elle fut enterrée. Quelques égyptologues avancent dans la
vallée des Reine.
Ils appuient leur proposition sur le fait qu'un bouchon de jarre en limon, portant deux estampilles
dont le hiéroglyphe rappelle le nom de la souveraine, fut découvert au cour de fouilles menées dans les parages
de la tombe QV73, tombe attribuée à la Reine Henouttaouy (ou Henuttawy) 7e fille et épouse de
Ramsès II.
Cependant, comme le précise
Christian Leblanc,
cette preuve est loin d'être significative pour affirmer que Iaret fut inhumée
dans cette tombe, voire même dans cette nécropole.
Quelques égyptologues
avancent que Saatoum (ou Siatum ou Sitamon), généralement attestée comme un fils de la Reine
Moutemouia, pourrait
être le sien. D'autres spécialistes (peu nombreux) avancent que
Sitamon (ou Satamon ou Satamun),
généralement donnée comme une fille d'Amenhotep III
et de la Reine Tiyi I (ou
Tiy ou Tiye ou Teje), pourrait également être la sienne, mais aucune
preuve n'a été trouvée pour soutenir ces deux points de vue.
Betsy Morrell Bryan :
- The reign of Thutmose IV, University Microfilms, Ann Arbor : 1984 - Johns Hopkins University Press, Baltimore, 1991.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches
d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :
-
Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the Queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd,
Octobre 2006 et Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre,
Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten :
Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras, Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
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Isis-Nofret I
Ses titres : {Princesse héréditaire (iryt-pat) ; Grande de louanges (wrt-hzwt) ; Mère du Roi (mwt-nswt) ; Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres entières (Hnwt tAwy tm) ; Épouse du Roi (Hmt-nswt) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt)}. |
{La belle Isis}
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Isis-Nofret I (ou Isis-Néferet ou Isisnéfret ou Iset-Nofret ou Isetnofret
ou Isisnofret) est une Reine d'Égypte de la XIXe
dynastie. On ne sait pas grand chose sur elle si ce n'est qu'elle va réussir
à imposer sa présence
dans l'ombre du souverain. Ses origines sont pratiquement inconnues et encore aujourd'hui très débattues.
Certains spécialistes avancent qu'elle serait Syrienne, rapport au nom de sa fille aînée
Bentanat I
ou Bint-Anath ou Bintanath ou Bentanath. D'autres pensent qu'elle est peut-être descendante du Pharaon
Horemheb (1323-1295). D'autres encore la donnent
comme la fille d'un dignitaire de la cour de
Séthi I
(1294-1279) et qu'elle fut choisie pour faire partie des premières femmes du
harem recrutées pour Séthi I.
Il est presque évident qu'elle ne fut pas d'origine royale car on n'a jamais
retrouvé pour elle le titre de Fille du Roi (s3t-nswt).
Elle est l'une des
Grandes Épouses Royales de
Ramsès II (1279-1213) dont elle portait le
titre "Hemet Nesout Ouret" "La Grande Épouse
Royale", au même titre que la première épouse de
Ramsès II,
Néfertari.
Mais celle-ci eut toujours la préférence du Pharaon. C'est peut-être pour
cette raison qu'Isis-Nofret n'est jamais représentée sur les temples jubilaires de
Ramsès II, notamment au Ramesseum. À Abou
Simbel, ce sont les enfants de
Néfertari qui apparaissent entre les jambes
et de chaque côté des colosses. Ses enfants à elle figurent sur d'autres monuments du Roi datant du tout début
de son règne. Pour beaucoup de spécialistes cela implique qu'elle fut peut-être mariée à
Ramsès II avant même qu'il monta sur le trône ?.
Ce qui fait que si elle se maria et eut des enfants pendant le règne de
Séthi I, elle naquit sûrement quelque part durant
les dernières années du Roi
Horemheb (1323-1295).
Cette suggestion n'est encore qu'une hypothèse que rien ne vient confirmer.
Elle meurt (en tout cas disparait) en 1245 et sa
disparition st un mystère. Plusieurs hypothèses sont avancées : Elle serait morte avant l'âge (Assassinée ?), elle aurait été évincée par une rivale ou par
Néfertari
elle même. Effectivement, les deux Reines n'ont jamais été représentés
ensembles. Ou tout simplement, selon certains spécialistes, dont
Christiane Desroches Noblecourt et
Thomas Garnet Henry James, parce que l'héritier de
Ramsès II à cette époque était le Prince
Amonherouenemef
(Puis Amonherkhepshef), qui était un fils de
Néfertari. Elle aurait perdu son rang de prééminence ne réussissant pas à donner un enfant
male à Ramsès II (Elle donnera après des fils au souverain).
La preuve en est, c'est qu'Isis-Nofret I apparaît dans l’iconographie après
la mort de Néfertari.
On en trouve des traces dans une grotte du Gebel el
Silsilé (L'endroit où le Nil arrive en Égypte), ainsi que sur une stèle familiale de
la région d'Assouan
où elle est représentée en compagnie de
Bentanat I et de
Mérenptah
et plusieurs inscriptions sur des petites statues.
Il est aussi possible que du vivant
de
Néfertari, la seconde
Grande Épouse Royale
n'ait eut de l'influence que sur la Basse-Égypte, à
Memphis ou à
Pi-Ramsès, pour ne pas porter ombrage à
Néfertari.
Une statue colossale d’Isis-Nofret I datée de cette époque, qui a été retrouvée récemment à
Bubastis, en apporterait la preuve.
Dans cette hypothèse ce serait l’état dans lequel sont
les sites de Basse-Égypte qui expliquerait pourquoi la statuaire à son effigie
est rarissime. Cette quasi-absence dans la documentation avant la mort de
Néfertari
serait davantage le résultat de la mauvaise conservation des sites dans cette
région d'Égypte plutôt que la conséquence d'une disgrâce.
Son fils
Khâemouaset
lui édifia un sanctuaire à Saqqarah. mais son tombeau n'a jamais été retrouvé. Certaines présomptions
placent sa sépulture à Saqqarah, ou dans la
vallée des Reines. Aujourd'hui aucune preuve
ne vient étayer ces propositions.
Isis-Nofret I a sept ou huit enfants avec
Ramsès II :
Trois ou quatre fils :
▪
Ramsès le Jeune (ou Ramessou),
qui est le 2e fils de
Ramsès II. Il est appelé le Jeune pour éviter
la confusion avec son père.Il est Prince héritier de l'an 25 à l'an 50 de
Ramsès II.
▪
Khâemouaset,
qui est le 4e fils de
Ramsès II. Il est nommé par son père vers l'âge de 20 ans,
Prêtre Sem de Ptah à
Memphis,
puis Grand Prêtre de Ptah.
Il sera Prince héritier de l'an 50 à l'an 55 de Ramsès. Il est quelque fois donné comme le père :
d'Isis-Nofret II par Aidan Marc Dodson et
Dyan Hilton ou d'Isis-Nofret III par d'autres.
▪ Mérenptah qui est le 13ème fils de
Ramsès II et qui va lui succéder de 1213 à 1203.
▪ On trouve aussi un Sethi ou Souti ?
Trois
ou quatre filles :
▪
Bentanat I (ou Bint-Anath) qui est un nom Syrien signifiant "Fille de la Déesse
Anath", qui est l'aînée.
▪ Isis-Nofret II, qui est la 5ème fille de
Ramsès II. Elle épouse son frère
Mérenptah (1213-1203).
Elle aura deux fils avec Mérenptah.
▪ Nebettaouy
qui est la 6ème fille de
Ramsès II. Elle épousera son père. Certains
égyptologues, dont
Aidan Marc Dodson, la donnent pour être une fille de
Néfertari.
▪ Takhat (ou Tachat) ? qui est donnée par quelques spécialistes comme une
des épouses de son "frère"
Mérenptah,
mais par d'autres comme une épouse de
Séthi II (1203-1194).
Elle serait peut-être la mère d'Amenmes (1203-1199).
Pour d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :
Christiane Desroches Noblecourt :
- Le grand Pharaon Ramsès II et son Temps, Palais de la Civilisation Montréal, Montréal, 1985.
- Ramsès II, la véritable histoire, Éditions Pygmalion, Paris,
Juillet 1997 et Janvier 1998 - Flammarion, Coll. Cultures et Civilisation, Sept. 2007.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
- Isis-Nofret, grande épouse de Ramsès II, La reine, sa famille et Nofretari, pp. 313-333,
BIFAO 93, Le Caire, Janvier 1993.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Paris,
2009 et Juillet 2010.
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Khâmerernebty II |
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{Apparition de l'Aimée des Deux Dames} |
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Ses titres :
{Grande de louanges (wrt-hzwt) ;
Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ;
Celle qui voit Horus et Seth (mAAt-@r-¤tx) ;
Épouse du Roi, sa bien-aimée (Hmt-nswt meryt.f) ;
Fille du Roi (sAT-nswt) ; Fille du
Roi de son corps sa bien aimée (sAt-nswt-kht.f-mryt.f) ;
Fille aînée du Roi (sAT-nswt-wrt) ;
Prêtresse de Thot (Hmt-nTr DHwty) ;
Prêtresse de Tjasep [Tjazepef] (Hmt-nTr TA-sp) ;
Épouse de celui qui est aimé des Deux Dames (smAt mry nbty) ;
Intime d'Horus (tist @r)}.
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Khâmerernebty II (ou Khâmernebti ou Chamerernebti - @amrr nb.tj) est une Reine d'Égypte de la IVe dynastie. Elle est la fille de Khafrê (ou Khéphren, 2518-2492) et de la Reine Khâmerernebty I. Elle est l'une des épouses, sûrement la première, de son frère, le Roi Menkaourê (ou Mykérinos, 2492-2472). Elle est probablement son Épouse royale car elle est représentée aux côtés du Roi sur une statue de 1,42 m de hauteur, qui est maintenant au Museum of Fine Arts de Boston. Elle est montrée mettant affectueusement son bras autour de la taille de Menkaourê. C'est cette attitude qui a suggéré le fait qu'il s'agissait d'une Reine et de Khâmerernebty car aucun nom n'est mentionné.
Le fait qu'elle soit représentée à la même hauteur que son époux, est un
signe de l'importance de son statut. Cette statue a été trouvée par
George Andrew Reisner le 18 janvier 1910 dans le
temple de la vallée qui mène au complexe pyramidal de
Menkaourê.
La Reine ne porte pas de couronne particulière sur la tête, hormis sa perruque,
ce qui la désigne comme une simple mortelle. Elle ne porte aucun signe de
royauté et aucun bijou. Il s'agit d'une statue inachevée, car la base n'a pas été polie.
Khâmerernebty II
a peut-être été enterrée dans un mastaba appelé la tombe du Comte Galarza, ou dans l'une des trois
pyramides de Reines, aux Sud de la
pyramide de Menkaourê ?.
En effet certains spécialistes, comme
George Andrew Reisner, pensent que la plus complète des
pyramides
de Reine, G3a,
a peut-être servi de sépulture à Khâmerernebty II. Cependant il faut
signaler la découverte dans la sépulture de sa mère, d'une statue à son nom,
deux fois plus grande que nature, mais qui ne porte aucun signe de royauté.
C'est d'ailleurs l'unique statue colossale de Reine de
l'Ancien
Empire parvenue jusqu'à nous. Cette statue, très mal conservée, peut
signifier que la mère et la fille furent enterrée dans ce même tombeau.
Khâmerernebty II aurait eu deux
ou trois enfants avec Menkaourê:
• Un dont le nom est inconnu et qui semble t-il meurt très jeune. Quelques
spécialistes pensent qu dans ce cas il s'agit peut-être la fille dont parle Hérodote.
• Khouenrê, qui est enterré près de la
pyramide de son père.
Sa tombe fut découverte par
George Andrew Reisner.
Dans celle-ci,
Peter Jánosi
a découvert que le Prince héritier était mort jeune. Une chambre de la tombe est
ornée de reliefs le représentant avec sa mère. En outre, dans cette salle, une
statue le représentant en scribe à été découverte. Elle est aujourd'hui au
Museum Fine Art de Boston. Dans un puits on a retrouvé son sarcophage en granit
rose.
• Certains égyptologues la donnent comme la mère de
Shepseskaf (2472-2467)
qui succède à son père.
Pour d'autres détails
sur la Reine voir les ouvrages de :
- La tombe de la reine-mère xa-mrr-Nbtj [kamerernebty Ire], pp. 11-12, 18,
BIFAO 95, Le Caire 1995.
- The tombs of Khamerernebty I and II at Giza, pp. 7-14,
GM 164, Göttingen, 1998.
Vivienne G. Callender et
Peter Jánosi :
- The Tomb of Queen Khamerernebty II at Giza, pp. 1-22,
MDAIK 53, le Caire 1997.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House
Publications, London, 2005.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
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Khekeretnebty |
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Ses titres :
{Grande de louanges (wrt-hzwt) ;
Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ;
Celle qui voit Horus et Seth (mAAt-@r-¤tx) ;
Mère du Roi de haute et Basse-Égypte (mwt-nswt-biti) ;
Fille du Dieu (sAT-ntr) ;
Prêtresse de Thot (Hmt-nTr DHwty) ;
Prêtresse de Tjasep [Tjazepef] (Hmt-nTr TA-sp) ;
Fille du Roi de son corps sa bien-aimée (sAT nswt nt Xt.f mrt.f)}.
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Khekeretnebty (ou Khâmerernebty
IV ou Khekeretnebti ou Kekheretnebti) est une Princesse d'Égypte de la
Ve dynastie.
Elle est la fille de Djedkarê Isési
(2389-2357) et probablement de la Reine
Meresânkh IV. On ignore le nom de son époux mais elle eut une fille du nom de Tisethor. Khekeretnebty
est surtout connue par sa sépulture, un mastaba édifié dans la nécropole
royale d'Abousir
au Sud-est du
temple funéraire de Niouserrê Ini. Il est construit en pierre calcaire et en
briques crues et à des dimensions de 19 m x 15 m. On y pénètre par un seul accès
placé comme pour tous les mastabas sur sa face Est. Cette entrée donne accès à
un ensemble de salles disposées en enfilade.
On y trouve une chapelle centrale qui
sert de vestibule et débouche au Sud sur la chapelle de culte où se trouve la
fausse-porte, ainsi qu'un serdab qui contenait la statue funéraire de la
Princesse. Au Nord se trouve la chapelle de culte et la stèle fausse-porte de la
Princesse Tisethor. Derrière cet ensemble de pièces accessibles pour rendre le
culte funéraire se trouvent les puits aboutissant aux deux chambres funéraires
des défuntes. La chambre funéraire de Tisethor a été largement pillée, alors que
celle de Khekeretnebty fut partiellement protégée par l'effondrement du plafond de
la chambre, suite à la percée pratiquée par les pilleurs de tombe de
l'antiquité. Compte tenu du décès jeune de ses occupants la décoration du
tombeau qui fut laissée inachevée.
Une partie du viatique funéraire de
la Princesse a ainsi préservé, dont : Les quatre vases canopes en calcaire, un
ensemble de vaisselle votive en cuivre et en albâtre, des ustensiles en cuivre
destinés au rite de "l'ouverture de la bouche", une tablette aux sept huiles
sacrées et un appui-tête en albâtre, une table d'offrande en bois ainsi que des
céramiques destinées à recevoir les offrandes alimentaires. Outre ces éléments
du mobilier funéraire, les fouilles ont également mis au jour les restes humains
des deux Princesses. Leur étude anthropologique a confirmé qu'il s'agissait bien
d'une mère et d'une fille, l'une étant âgée entre 30 et 35 ans au moment de sa mort,
la seconde ayant à peine atteint l'âge de la
puberté. Les causes de ces deux décès n'ont pu être établis. | ||
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Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House
Publications, London, 2005.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
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Khentkaous I |
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Ses titres : {Mère du Roi (mwt-nswt) ; Mère du Roi de haute et Basse-Égypte (mwt-nswt-bity) ou Mère des deux Rois de Haute et Basse-Égypte (mwt-nswt-biti)}. |
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Khentkaous I (ou Khentkawes ou Khenet-Kaous ou Khentykaous ou Chentkaus - #nt kAw=s) est une Reine d'Égypte de la IVe dynastie et Ve dynastie. Elle est la fille de Menkaourê (ou Mykérinos, 2492-2472) mais les spécialistes sont indécis sur sa mère, peut-être Rekhetrê (Qui elle même serait une fille de Khafrê (ou Khéphren, mais on ne connait pas non plus le nom de sa mère). Elle occupe une place importante entre les deux dynasties, mais il y a une polémique entre les égyptologues sur son histoire. Celle-ci se confond d'ailleurs à plusieurs reprises, surtout en ce qui concerne le Roi Ouserkaf (2465-2458, Ve dynastie), avec la Reine Néferhétepès. Il y a deux grandes idées avancées :
▪ Soit elle est l'épouse de son demi-frère (ou frère) le Roi
Shepseskaf (2472-2467) comme le pense
Iorwerth Eiddon Stephen Edwards, celui-ci ayant une autre épouse,
Bounéfer qui lui donne un fils le futur Roi
Djédefptah
(ou Ptahdjedef, 2467-2465). Khentkaous I, elle, lui donne aussi un fils le futur Roi
Ouserkaf. C'est cette proposition
qui aujourd'hui remporte le grand suffrage. Il faut aussi signaler à ce niveau que
Hans Wolfgang Helck considère que Khentkaous I est la mère de
Djédefptah.
▪ Soit, comme le pense
Selim Hassan,
elle n'est pas la mère, mais l'épouse du Roi
Ouserkaf, place qui est aussi
attribuée à Néferhétepès
(Idée généralement retenue depuis peu), et a deux autres fils :
Sahourê (Roi, 2458-2446) et
Néferirkarê I Kakaï (Roi,
2446-2438), ce qui provoque des querelles de succession à la fin de la
IVe et au début de la
Ve dynastie. Toutefois, il est difficile d'identifier ces Rois avec
Khentkaous I car il était de tradition que la femme royale soit enterrée
près de son mari. Hors Ouserkaf a été enterré à
Saqqarah,
Shepseskaf
a été enterré à Saqqarah
Sud dans son unique Mastaba et Khentkaous I a été enterrée à
Guizèh.
Sa titulature est étrange, mw.t nsw-bi.tj
(Mout Nesou-Bity) ou nsw-bi.tj (Nesou-Bity)
et vient renforcer le doute puisqu'elle peut être traduit de deux manières différentes :
"Mère des deux Rois de Haute et Basse-Égypte"
ou " Roi de Haute et Basse-Égypte,
Mère du Roi de haute et Basse-Égypte". Si l'on accepte la première lecture,
on se trouve face à la mère de deux Rois qui à l'évidence ont régné
successivement. Cette interprétation qui propose qu'elle soit la mère de deux
Rois peut être rapprochée de celle enregistrée sur le papyrus Westcar. Celui-ci
suggère que les trois premiers Rois de la
Ve dynastie aient été des frères. Cette version peut, en partie, être basée sur une certaine réalité.
La deuxième traduction, soutenue notamment par
Selim Hassan, suggère qu'à un moment,
Khentkaous I assume pendant un temps la souveraineté du pays de manière
autonome, en tant que souveraine ou Régente de l'un de ses fils et qu'elle ait pris le titre de Roi.
Elle pourrait dans ce cas être le Roi "Thamphthis" que
Manéthon
a enregistré en tant que dernier souverain de la
IVe dynastie. La modification de son image sur la porte de granit de sa
pyramide constitue un argument en faveur de la seconde lecture. D'autres
spécialistes, comme Wilfried Seipel et Schlögl Alexander Hermann, affirment
aussi que Thamphthis et Khentkaous I sont identiques. Ils appuient cette hypothèse
sur des représentations de Khentkaous I attestées dans son temple
funéraire, la représentant en monarque régnant avec le
Némès, la barbe postiche de cérémonie
et l'uraeus sur son front. D'après eux, son règne, même mineur, comme dirigeant et fondateur d'une nouvelle dynastie
expliquerait le culte inhabituellement long à la mort à cette Reine. Le problème est que le nom de
Khentkaous I, présenté
comme un Roi régnant dans un
cartouche ou un
Sérekh n'apparait nulle part.
Les dernières
découvertes montrent que ce serait la Reine
Néferhétepès
qui serait probablement la mère de Sahourê
et Néferirkarê I Kakaï
et que le père de ces derniers, Ouserkaf
eut un troisième fils, Shepseskarê
(2438-2431) avec une autre épouse. Si ce n'est pas correct, il faut alors
que Khentkaous I ait survécu au moins jusqu'au début du règne de
Néferirkarê I Kakaï
pour qu'elle puisse être appelée :"Mère
de deux Rois de Haute et Basse-Égypte".
Aujourd'hui aucune des propositions ne peut être donnée comme certaine, la
majorité des spécialistes qui penchait pour que Khentkaous I ait été la mère des deux Rois
Sahourê
et Néferirkarê I Kakaï se reporte maintenant sur
Néferhétepès. C'est peut-être du
fait de cette confusion qu'elle a longtemps été assimilée à la Reine
Khentkaous II. En attendant de nouvelle
preuve il convient de retenir pour l'instant qu'elle est la mère
d'Ouserkaf.
Khentkaous I n'a pas été enterrée dans la
pyramide de la Reine qui est reliée au
complexe funéraire d'Ouserkaf à
Saqqarah,
on sait aujourd'hui que c'est
Néferhétepès
qui est la propriétaire de ce complexe,
mais dans un tombeau séparé, à
Guizèh, à côté de la chaussée du complexe
de Menkaourê.
Son tombeau n'est ni une
pyramide
ni un mastaba, mais il a la forme d'un énorme tombeau-sarcophage (Semblable
à celui de Shepseskaf à
Saqqarah).
Il a au début été qualifié de "quatrième pyramide inachevée" puis les spécialistes on
compris qu'il s'agissait d'un autre concept de complexe funéraire.
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Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House
Publications, London, 2005.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008. |
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Khentkaous II |
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Ses titres : {Grande de louanges (wrt-hzwt) ; Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ; Celle qui voit Horus et Seth (mAAt-@r-¤tx) ; Épouse du Roi (Hmt-nswt) ; Épouse du Roi sa bien-aimée (Hmt-nswt meryt.f) ; Mère du Roi de haute et Basse-Égypte (mwt-nswt-biti) ou Mère des deux Rois de haute et Basse-Égypte (nswt-bity mwt-nsw-bity) ; Prêtresse de Bapef[y] (Hmt-nTr BA-pf[j]) ; Prêtresse de Tjasep [ou Tjazepef] (Hmt-nTr TA-sp) ; Surveillante des équarrisseuses de la maison de l'acacia (xrpt sSmtjw pr imAt) ; Servante d'Horus (kht-@r) ; Intime d'Horus (tist @r) ; Fille du Dieu (sAT-ntr)}. |
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Khentkaous II
(ou Khentkawes ou Khenet-Kaous ou Khentykaous ou Chentkaus -
£nt kAw=s) est
une Reine d'Égypte de la
Ve dynastie. Elle est l'épouse du Roi
Néferirkarê
I Kakaï (Roi, 2446-2438). Ce dernier meurt prématurément et Khentkaous II
va assurer la régence pendant la minorité de ses deux fils
qui vont se succéder sur le trône de leur père. Elle prendra un telle importance
qu'un culte lui sera rendu après sa mort. Elle
a la même titulature que la Reine Khentkaous I,
c'est une des raisons qui ont fait que pendant très longtemps Khentkaous II fut assimilée à celle-ci.
Cette erreur est dissipée depuis les découvertes récentes faite sur le site
d'Abousir.
Comme pour Khentkaous I,
les spécialistes sont presque unanimes pour la traduction de la titulature en "Mère
de deux Rois de l'Égypte supérieure et inférieure" étant
donné que Khentkaous II est bien la mère de deux Rois. Cependant elle pourrait donner lieu à deux
interprétations : mw.t nsw-bi.tj nsw-bi.tj
Mère de deux Rois de Haute et Basse-Égypte ou Mère du Roi de Haute et Basse-Égypte.
De ce fait elle fut assimilée à Khentkaous I,
mais les études récentes menées par l'équipe Tchèque qui fouille le site d'
Abousir,
permettent clairement d'écarter cette hypothèse et donnent plus de sens à
l'interprétation de cette titulature.
Son complexe pyramidal
complet, qui se situe non loin des complexes funéraires de son époux et de son premier fils
Néferefrê (2431-2430),
comprend : Une
pyramide, une pyramide satellite et un temple funéraire. Il se
trouve à Abousir.
Il fut découvert en 1976 par
Miroslav Verner. Son équipe y a dégagé des
fragments du sarcophage en granit de Khentkaous II et une partie des archives du temple inscrite sur des papyri qui
indiquent que le culte de la Reine a été célébré pendant près de trois siècles. |
Un relief trouvé dans le temple funéraire de Khentkaous II la montre avec l'uræus - Abousir |
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Khentkaous II a deux enfants avec
Néferirkarê I Kakaï :
• Deux fils, qui seront tous les deux Rois,
Néferefrê (2431-2430) et
Niouserrê Ini (2430-2399). | |
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House
Publications, London, 2005.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
Khouit II
Ses titres :
{Grande de louanges (wrt-hzwt) ;
Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ;
Épouse du Roi (hmt-nswt) ;
Épouse du Roi sa bien-aimée (Hmt-nswt meryt.f) ;
Compagne d'Horus (Smrt @r).
Khouit II (ou Chuit ou Khuit - #wj.t)
est une Reine d’Égypte
de la VIe dynastie. Elle
fut une des épouses du Roi
Téti I (2321-2291).
Les spécialistes pensent aux vues des dernières découvertes faites à leur sujet qu'ils furent
victime d'un complot, ce qui expliquerait pourquoi Tétiânkh Khem ne succéda pas
à son père et que l'on perd toutes traces de sa mère. Ce complot est rapporté par
Manéthon qui nous dit que
Téti I meurt assassiné, soit par ses gardes du corps,
soit par des eunuques, peut-être au profit de "l’usurpateur"
Ouserkarê. Certains
égyptologues, dont
Peter Jánosi, donnent
d'ailleurs Khouit II comme la mère d'Ouserkarê et d'autres comme son
épouse. Khouit II semble avoir été, du moins de son
vivant, considérée par le Roi comme sa Reine la plus importante. Ceci peut
signifier qu'elle fut la mère du successeur de
Téti I, cet
Ouserkarê, Roi éphémère
dont on ne connait ni les héritiers ni la sépulture.
Représentation des pyramides
de Khoui II et Ipout I
Photo avant retouches -
Wikipédia
Téti I
va construire pour la Reine
une pyramide au Nord de
son complexe funéraire.
Cette pyramide possédait son propre temple funéraire, situé devant le mur Est de
la pyramide du Roi,
dans lequel un culte funéraire lui était rendu. Le temple incluait une chambre
avec une fausse porte et un l'autel. Les murs du temple furent décorés et
montrent des scènes de porteurs d'offrandes. Certain indices découverts dans ce
complexe semblent démontrer que le culte et la mémoire de la Reine se seraient
maintenus jusque sous la
XIIIe dynastie (v.1783-v.1625). Cette tombe fut découverte par
Victor Loret en février 1897. Le monument, d'une longueur de côté de 21 m.,
possédait une sous-structure qui se composait d'une chambre funéraire située sur l'axe vertical
de la pyramide. À l'Est de la chambre funéraire on trouvait un magasin. On accédait à cette
sous-structure par un couloir descendant dans le sol de la cour, devant le milieu de la face Nord
de la pyramide.
Malgré un état de ruine complet, le tombeau fut exploré lors de différentes
campagnes de fouilles, de 1897 à 1899. Ce fut suite aux fouilles dans les années 1960, dirigée
par Maragioglio et Rinaldi, qu'il fut suggéré pour la première fois que ce fut Khouit II qui
fut enterrée dans cette pyramide. C'est aussi lors de cette campagne que les restes de
maçonnerie appartenant aux ruines du petit temple funéraire furent mis au
jour. Enfin ce fut lors de nouvelles fouilles, en 1995, dirigées par
Zahi Hawass,
que ce dernier confirma qu'il s'agissait bien du tombeau de cette Reine. Toutes
ses campagnes permirent de dégager peu à peu son monument et d'en comprendre le
plan. Les fouilles de 1995, menées par le Conseil suprême des Antiquités
Égyptiennes, ont permis d'identifier l'édifice comme étant une pyramide à
faces lisses et non un mastaba comme interprété jusqu'alors. On y a retrouvé dans la chambre funéraire
le sarcophage externe de la Reine en granite rouge
d'Assouan. Khouit II donne un
ou deux fils à Téti I :
▪ Tétiânkh Khen dont on ne sait rien.
▪ Ouserkarê
qui succède à Téti I, proposition faite par certains spécialistes, dont
Peter Jánosi.
Pour d'autres détails
sur la Reine voir les ouvrages de :
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House
Publications, London, 2005.
Audran Labrousse,
Jean-Philippe Lauer et
Jean Leclant :
- Les Reines de Téti, Khouit et Ipout I. Recherches architecturales, n°1, Dans Hommages à Jean Leclant,
IFAO, Le Caire, 1994.
Audran Labrousse et Marc Albouy :
- Les pyramides des Reines : Une nouvelle nécropole à Saqqarah, Hazan, Paris, 1999.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
Pour d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :
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