Quelques 

Reines Importantes

 

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 Moutemouia

{La Déesse est dans

  la barque solaire}

Généalogie de la XVIIIe dynastie

Ses titres : {Princesse héréditaire (iryt-pt) ; Épouse du Dieu (Hmt-ntr) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Dame des Deux Terres (nbt tAwy) ; La Grande Épouse Royale sa bien-aimée (Hmt-nswt wrt meryt.f) ; Grande des éloges (wr.t-hzw.t) ; Douceur d'amour (bnr.t-mrw.t) ; Maîtresse [Souveraine] de Haute et de Basse-Égypte (Hnwt-Smaw-mHw) ; Mère du Dieu (mwt-ntr) ; Mère du Roi (mwt-nswt)}.

   Moutemouia (ou Mutemwiya ouMutemoueya ou Moutemouiya) est une Reine d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle est probablement la fille de l'Empereur du Mitanni Artatâma I (v.1410-v.1400) et d'une concubine. Cependant,du fait qu'à aujourd'hui aucun début de preuve ne vient étayer cette théorie, elle est pour l'instant écartée et les spécialistes la situent plus de lignée royale et originaire de la ville d'Akhmîm. Elle est une des épouses du Roi Thoutmôsis IV (1401-1390), sûrement après l'an 7 de son règne. Moutemouia, n’est mentionnée dans aucun document du règne de Thoutmôsis IV. On ne sait rien de certains concernant ses origines. Il est supposé un lien de parenté avec le notable Youya, dont la famille jouera un rôle politique prépondérant sous les règnes suivants.

 

   Ce qui lui ferait également un lien de parenté avec la Reine Tiyi I, épouse de son fils Amenhotep III. Youya porte les titres de Père Divin, surintendant aux chevaux du Roi et Prophète de Min. Son épouse Touya (ou Tyouyou) est supérieure du harem de Min. D’après quelques égyptologues, dont Claire Lalouette, elle aurait pris le nom de Moutemouia à son mariage. Elle va assumer la régence de son fils Amenhotep III (1390-1353) lorsqu'il monte sur le trône à l'âge de dix/douze ans.

 

   Il est certain qu'elle a reçu beaucoup titres (Voir ci-dessus), mais celui de Grande Épouse Royale ne lui a été attribué qu'après la mort de son mari, quand elle est devenu Régente de son fils. On trouve  une représentation d'elle dans le temple de Louxor, dans les scènes dépeignant la naissance divine de son fils Amenhotep.

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Statue de Moutemouia située contre la jambe du colosse sud des Colosses de Memnon

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Barque de Moutemouia qui supportait sa statue assise - British Museum

 

   Une statue, qui la montre dans une barque a été trouvée à Karnak et est maintenant au British Museum, à l'origine elle devait se trouver probablement dans son temple funéraire. Avec sa fille Tiâa (ou Tiya), elle est également montrée sur les colosses de Memnon érigés par Amenhotep III.

 

   La date de sa mort est inconnue, mais elle a sûrement vécu assez longtemps pendant le règne de son fils compte tenu de sa présence sur les colosses de Memnon, mais aussi une mention sur une étiquette d'une fiole de vin du palais de Malkata (or Malqata) d'Amenhotep III à Thèbes. L'emplacement de sa tombe est toujours inconnu. Cependant on suppose qu'elle fut enterrée à Thèbes dans la vallée des Reines.

 

   Moutemouia a six ou Sept enfants avec Thoutmôsis IV :

              Cinq ou six fils :

Amenhotep III qui succède à son père à l'âge de dix/douze ans, Moutemouia assurant la régence.

Amenemhat qui est représenté dans la tombe TT64, à Sheikh Abd el-Gournah, qui fut celle de sa nourrice Hekerneheh (ou Heqaerneheh). Selon Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton, il mourut jeune et fut enterré dans le tombeau de son père, KV43, dans la vallée des Rois, avec une de ses sœurs (ou demi-sœurs), Tanoutamon (ou Tente-Amon ou), où on retrouva sa momie et ses vases canopes.

Âakhéperourê.

Ahmose.

Maiherpéra (ou Maïherpra).

Saatoum (ou Siatum) dont certains spécialistes affirment qu'il est le fils de Iaret (ou Varet ou Jaret ou Ouadjet). Son existence est connue d'une inscription trouvée sur la momie de sa fille Nebetâh (ou Nebetia).

 

             Une fille :

Tiâa (ou Tiya). Des vases canopes, qui probablement lui appartiennent, ont été trouvés dans la vallée des Reines. Elle mourut sous le règne de son frère d'Amenhotep III. Sa sépulture d'origine n'est pas connue. Sa momie fut inhumée de nouveau au cours de la XXIe dynastie dans la nécropole de Sheikh Abd el-Gourna, avec les momies de plusieurs autres Princesses royales : Aménémopet (ou Imenemipet ou Amenemipet) et Phyihia (ou Petepihou), qui sont probablement ses demi-sœurs, ses nièces Nebetâh (ou Nebetia) et Henouttaneb (ou Henutiunu) et des Princesses aux noms de : Tataou, Méritptah, Sithori et Ouiay. Sa momie portait une identification avec le titre de "Fille du Roi Menkhéperourê (Thoutmôsis IV)". Le tombeau a été découvert en 1857.

 

   Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Michel Gitton :

- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.

Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :

- Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.

Christian Leblanc :

- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.

 

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 Moutnedjémet

 

Ses titres : {Princesse héréditaire (iry.t-pa.t) ; Dame des Deux Terres (nbt tAwy) ; Grande de louanges (wrt-hzwt) ; Dame de Grace (nbT-im3t) ; Maîtresse [Souveraine] de Haute et de Basse-Égypte (Hnwt Smaw-mHw) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Sœur de la Grande Épouse Royale ; Douceur d'Amour (bnrt-mrwt) ; Chanteuse d'Hathor (hsyt-nt-hwt-Hrw) ; Chanteuse d'Amon (Smayt-nt-imnw)}.

 {La Déesse Mout est la douce [l'agréable]}

ou {La mère douce [l'agréable]}

 

Généalogie de la XVIIIe dynastie

 

  Moutnedjémet (ou Mutnedjmet ou Mutnodjmet) est une Reine d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle épouse le Pharaon Horemheb (1323-1295). Elle est la fille du Pharaon Aÿ II (1327-1323) et selon certains spécialistes de la Reine Tiyi II (ou Ti ou Tey). Quelques historiens, dont Walter Wolf et Erik Hornung, pensent qu'elle était peut être la sœur de Néfertiti. Ce que viendrait confirmer sa titulature "La sœur de la Grande Épouse Royale". Cependant aucune référence n'a été trouvée prouvant que Tiyi II serait la mère naturelle d'une Grande Épouse Royale. Si cette théorie est exacte, cela voudrait dire qu'elle aurait régné seule, avant la désignation d'Horemheb comme Pharaon ?.

 

Haut de la statue de

Moutnedjémet et de son époux -  Musée de Turin

 

  Les partisans de cette théorie avancent qu'il est enregistré sur des documents que Moutnedjémet et Néfertiti sont sœurs et que Moutnedjémet est beaucoup plus jeune que Néfertiti, à peut près de l'âge des enfants de celle-ci. Cela pourrait indiquer qu'Aÿ II fut bien le père des deux femmes et comme le précise Cyril Aldred, Néfertiti pourrait-être la fille d'une précédente épouse ?. Comme évoqué ci-dessus, certains spécialistes pensent, de ce fait, que Moutnedjémet eut la fonction de Régente du royaume à la mort d'Aÿ II. D'autres concluent, et cela peut se rapprocher, qu'Horemheb l'épouse afin de légitimer son accession au trône. L'égyptologue Geoffrey Martin note qu'il n'y a pas de preuve définitive pour attester cette affirmation. Pour lui Moutnedjémet n'était pas de sang royal. Il précise que le nom "Mutnodjmet" n'est pas particulièrement rare à la fin de la XVIIIe dynastie et même si elle était la sœur (ou demi-sœur) de Néfertiti, son mariage avec Horemheb n'aurait eu aucun effet sur la légitimité du Roi.

 

  Il y a beaucoup de spécialistes, dont Hans Wolfgang Helck, Rolf Krauss et Jürgen Von Beckerath qui pensent, comme Geoffrey Martin, que ces deux Reines n'étaient pas sœurs (ou demi-sœur). Pour eux, il s'agit d'une erreur de lecture du nom de la véritable sœur de Néfertiti qui se nommait Moutbelet. Il convient aussi de signaler que le mot "sœur" en Égyptien englobe différents niveaux de parenté. Moutnedjémet pourrait tout aussi bien être une cousine. Dans la tombe d'Aÿ II, ni Néfertiti, ni Moutnedjémet ne sont présentées comme ses filles. Toutefois, à aujourd'hui, aucune preuve archéologique formelle ne vient certifier l'une ou l'autre des théories.

 

 

Moutnedjémet dans

une tombe d'Amarna

   En tout cas, quelle que soit ses antécédents, Moutnedjémet pourrait avoir été mariée à Horemheb un peu avant qu'il soit devenu Pharaon, à une époque où il n'est encore que Général et Scribe royal d'Aménophis IV. Horemheb se fait construire un splendide tombeau à Saqqarah, dont les bas-reliefs décrivent toute son activité militaire. Puis, couronné Pharaon, il se fait creuser sa tombe dans la vallée des Rois. Comme le précise Erhart Graefe, le Roi aurait demandé à son architecte Maya de transformer le tombeau de Saqqarah pour la Reine, mais il est possible que Moutnedjémet fut enterrée dans la magnifique sépulture de Memphis construite elle aussi pour son époux. On y a retrouvé la momie d'une femme d'une quarantaine d'années et les restes d'un fœtus mal formé, à côté de la momie de la première épouse d'Horemheb, Amenia (ou Amenye). Cette découverte fait supposer aux égyptologues que Moutnedjémet serait morte d'une fausse couche vers l'an 13 du règne d'Horemheb. La Reine a semble t-il, d'après l'examen de sa momie donné naissance à plusieurs enfants, mais le dernier Roi de la XVIIIe dynastie n'a pas eu d'héritier vivant à sa mort.

 

   Moutnedjémet est connue de plusieurs objets et sur des inscriptions dans certains des tombeaux des nobles à Amarna et en particulier celui de son père (TA 25), où elle est montrée en tant que jeune fille. La Reine est occasionnellement représentée en compagnie des trois premières filles de Néfertiti (Méritaton, Mâkhétaton et Ânkhesenamon) sur des reliefs. Comme le précisent Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton elle est connue pour avoir usurpé un certain nombre d'inscriptions d'Ânkhesenamon dans le temple de Louxor. Elle apparaît avec son mari sur une statue du couronnement de celui-ci, qui fut trouvée à Karnak et qui est aujourd'hui au musée de Turin. Moutnedjémet se trouve sur le côté du trône, elle est représentée comme un sphinx ailé qui adore son propre cartouche. Elle porte une couronne plate surmontée d'éléments végétaux associés à la Déesse Tefnout. Horemheb et Moutnedjémet sont représentés dans la tombe du Scribe Royal, Roy (TT255) à Dra Abou el-Naga. Le couple royal est présenté dans une scène d'offrande. Une des statues colossales de Karnak (Côté Nord du 10ème pylône) a été faite pour Horemheb et représente Moutnedjémet. Selon Maya Müller, la statue fut ensuite usurpée et réinscrite pour Ramsès II et Néfertari. Des fragments de statues et d'autres éléments qui nomment la Reine ont été trouvés dans le tombeau d'Horemheb à Saqqarah. Selon Martin T.Geoffrey, certains éléments portent des textes funéraires. Enfin un vase canopes ayant appartenu à la souveraine est aujourd'hui au British Museum.

 

   Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :


Cyril Aldred :
- Egypt : The Amarna period and the end of the eighteenth dynasty, Cambridge University Press, Cambridge, 1971.
Michel Gitton :
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :
- Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.
Wolfram Grajetzki :
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.
Christian Leblanc :
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Robert Hari et Alan Richard Schulman :
- Horemheb et la Reine Moutnedjémet, ou la fin d'une dynastie, Les Belles Lettres, Imprimerie La Sirène, Genève, 1964 - AJA 70, New York, Janvier 1966.
Elizabeth Thomas :
- Was Queen Mutnedjmet the Owner of Tomb 33 in the Valley of the Queens ?, pp. 161-163, JEA 53, London, Décembre 1967.
 

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   Mouttouya

Généalogie des Dynasties XIX et XX

Ses titres : {Princesse héréditaire (iryt-pat) ; Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ; Souveraine du harem d'Amon (wrt-khnrt-n-imnw) ; Mère du Roi (mwt-nswt) ; Mère du Roi de Haute et Basse-Égypte (mwt-nswt-biti) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Grande Épouse Royale sa bien-aimée (Hmt-nswt-wrt meryt.f) ; Maîtresse [Souveraine] de Haute et de Basse-Égypte (Hnwt Smaw-mHw) ; Dame de Deux Terres (nbt tAwy) ; Épouse du Dieu (hmt-ntr) ; Grande des éloges (wrt-hzwt-w atit)}.

 

On trouvait aussi :

{La Reine mère du Roi Haute et Basse-Égypte l'Horus-faucon, Taureau victorieux, Seigneur des Deux Terres Ousermaâtrê Setepenrê,(wrt-mwt-nswt-biti-hr-bik kA-nxt nb-tAwi wsr-mAat-ra stp.n-ra), Au Seigneur des Couronnes, Ramsès II elle a donné la vie, comme Rê}

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Mouttouya -

Musée du Vatican

   Mouttouya (ou Touy ou Touya ou Tuja ) est une Reine d'Égypte de la XIXe dynastie. Elle est née vers 1325 et est la fille de Raia, un officier supérieur de l'armée, lieutenant général de la charrerie et de Rouia. Elle épouse le Pharaon Séthi I (1294-1279), dont elle sera la Grande Épouse Royale. Le règne de son époux va voir de nouveau l'Égypte au plus haut sommet de sa gloire. Selon Christian Jacq Mouttouya était dotée d'une forte personnalité et elle participa à la vie politique du royaume.

 

   Pendant les vingt premières années de règne de son fils Ramsès II, elle exerce une influence importante à la cour. À Thèbes, dans le Ramesseum, Ramsès II fait construire pour sa mère un petit sanctuaire (chapelle) en grès, dans lequel il place des colosses à son effigie. Le principal colosse de la Reine se trouvait dans la grande cour du temple non loin de celui de Ramsès II. Elle était représentée assise sur un trône, coiffée et parée des insignes caractéristiques des Grandes Épouses Royales de cette période. Comme les autres colosses de cette cour la statue de la Reine a été brisée en plusieurs morceaux, probablement à l'époque Chrétienne. Une autre statue de la Reine moins colossale, néanmoins de près de trois mètres de haut, a été retrouvée dans ce temple et est aujourd'hui au musée du Vatican. Elle la représente sous l'aspect d'une femme hautaine.

 

   Mouttouya survit presque vingt-deux ans à son mari et meurt en 1258, âgée dans les soixante-cinq ans. Elle est enterrée dans le tombeau QV80 de la vallée des Reines. Elle est la seconde à connaître ce privilège après la mère de Séthi I, la Grande Épouse Royale Satrê. Comme beaucoup d'autres sa tombe a été pillée et dévastée. Parmi les objets sauvés il y a un couvercle de vase canope. Il représente le visage de la Reine, coiffée d'une lourde perruque.

 

   On a connaissance de différentes inscriptions sur la Reine, les principales sont :

- Sur la statue aujourd'hui au musée du Vatican l'inscription mentionne la Reine Touya comme : Grande Épouse Royale (Hmt-mswt wrt) , Épouse du Dieu Amon (Hmt-ntr-imn) , Mère du Roi (mwt-nswt) , Maîtresse [Souveraine] de Haute et de Basse-Égypte (Hnwt Shmaw-mHw) , Dame de Deux Terres (nbt tAwy) , Mère du Roi de Haute et Basse-Égypte  (mwt-nswt-biti) , La Reine mère du Roi Haute et Basse-Égypte l'Horus-faucon, Taureau victorieux, Seigneur des Deux Terres Ousermaâtrê Setepenrê, Au Seigneur des Couronnes, Ramsès II elle a donné la vie, comme Rê....

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  Mouttouya, couvercle

   de vase canope -

     Musée de Louxor

- Au Ramesseum, des fragments du mur Nord de la Chapelle mentionnent la Reine Mère Touya. Ramsès II avait dédié cette chapelle à sa mère. Une scène dans la chapelle nous donne le nom de son père et de sa mère. Mouttouya apparaît sur des fragments d'un colosse et dans les scènes sur la principale porte d'entrée de la grande salle hypostyle.

- Un linteau de porte en grès aujourd'hui au musée de Vienne montre Ramsès II suivie de sa mère, faisant une offrande à Osiris.

- À Abydos on a retrouvé le nom de Mouttouya sur des fragments de statue et dans les textes du temple de Ramsès II.

- À Tanis, un bloc de pierre de la base d'une statue, qui provient probablement de Pi-Ramsès, nous donne aussi ses titres : Princesse héréditaire (iry.t-pa.t) , Grande des éloges (wr.t-hzw.t) , Souveraine du harem d'Amon (wrt-khnrt-n-imnw) , Épouse du Dieu Amon (Hmt-ntr-imn) , Grande Épouse Royale (Hmt-mswt wrt) etc...

- À Médinet-Habou on a retrouvé une statue au nom de la Reine mais elle provient aussi probablement de Pi-Ramsès.

- Le couvercle d'un vase canope est sculpté à l'effigie de la Reine. Il est aujourd'hui au musée de Louxor

 

    Mouttouya donne trois ou quatre enfants à Séthi I :

Deux fils : 

Nebenkhasetnebet dont on sait très peu de chose si ce n'est qu'il mourut jeune.

Ramsès II, deuxième fils de Séthi I qui va lui succéder pour un règne long et glorieux.

 

Deux filles :

Tiâ I, qui est l'aînée. Elle est mentionnée seulement sur les monuments datant du règne de Ramsès II. Elle naquit sous le règne d'Horemheb (1323-1295, XVIIIe dynastie) juste avant que son grand-père Ramsès I ne monte sur le trône. Elle est une des rares filles de Roi au cours de l'histoire de l'Égypte, qui se soit mariés à l'extérieur de la famille royale. Son mari, un scribe royal, s'est également appelé Tiâ, il était le fils d'un haut fonctionnaire appelé Amonouahsou (ou Amonwahsu). Le couple est représenté sur un bloc de pierre, de concert avec la Reine Mouttouya, qui se trouve aujourd'hui au musée de Toronto. Ils eurent deux filles : Moutmetjenéfer (ou Mutmetjennefer) et une autre, dont le nom n'est pas connu. Le tombeau des époux fut construit à proximité de celui d'Horemheb. Il a été mis au jour et fouillé en 1983 par Geoffrey Martin et Marten Raven.

Henoutimrê (ou Hénoutimrê ou Hénouetmirê), les avis des spécialistes sont partagés sur cette filiation. Pour certains, elle sera une épouse mineure de Ramsès II, pour d'autre il y a confusion avec une de ses filles. Cependant, aujourd'hui on penche plus sur le fait qu'il y ait eu deux femmes avec ce nom. On a longtemps cru, sûrement à tort, que l'épouse de Ramsès II était sa sœur. Cette théorie est basée sur la statue de Mouttouya, aujourd'hui au musée du Vatican. La statue montre la Reine avec Henoutimrê, il a donc été supposé qu'elles étaient mère et fille. Toutefois, elle n'est nulle part mentionnée comme Sœur du Roi (snt-nswt), un titre dont la Princesse Tiâ I (Sœur de Ramsès II) a été gratifiée, il est donc difficile d'affirmer avec certitude telle ou telle proposition.

 

   Pour d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Wolfram Grajetzki :

- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.

Labib Habachi :

- La Reine Touy, femme de Séthi I et ses proches parents inconnus, Klincksieck, Paris, 1969.

Christian Leblanc :

- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.

Joyce Anne Tyldesley, Aude Gros de Beler et Pierre Girard :

- Chronicle of the Queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008.

 

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  Nebettaouy

 

Ses titres : {Dame des Deux Terres (nbt-t3wy) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Maîtresse [Souveraine] de Haute et Basse-Égypte (Hnwt Smaw mHw) ; Fille du Roi (sAt-nswt) ; Fille du Roi de son corps sa bien-aimée  (sAt-nswt nt Xt.f mrt.f)}.

{Dame des Deux Terres}

 

Généalogie des Dynasties XIX et XX

 

  Nebettaouy (ou Nebtaoui ou Nebtaui ou Nebettawy ou Nebettaui) est une Reine d'Égypte de la XIXe dynastie. Elle est la sixième fille de Ramsès II (1279-1213) que lui donne soit la Reine Isis-Nofret I (Iset-Nofret I), soit Néfertari. Elle n'est cependant jamais spécifiquement liée à l'une ou l'autre de ces deux souveraines. Après Bentanat I et Méritamon, elle est la troisième des filles de Ramsès II à devenir son épouse, probablement après la mort de Méritamon. Il semble que Nebettaouy fut la fille la plus aimée par Ramsès II. Elle aura le titre de Grande Épouse Royale. Il existe peu de témoignages de son implication dans les affaires de l'État à la fin du règne de son père, hormis les jubilés.

 

Nebettaouy devant le Dieu Horus représentée dans son tombeau

Vallée des Reines

 

   Elle est représentée dans le plus grand temple d'Abou Simbel. Sur le deuxième colosse Sud, devant le temple, Nebettaouy est dépeinte dans l'attitude d'une Reine. Elle est montrée avec une perruque et la couronne à doubles plumes. Sa sœur Bentanat I (ou Bint-Anath I), également habillée en tant que Reine, se tient prêt de la jambe gauche du deuxième colosse. Par contre Nebettaouy n'est pas représentée sur le petit temple d'Abu Simbel où Néfertari est montrée avec Méritamon et Henouittaoui sur la façade du temple.

 

   Nebettaouy est enterrée dans le tombeau QV60 de la vallée des Reines. Le tombeau a été pillé pendant l'antiquité et plus tard a été utilisé comme chapelle Chrétienne Copte. Dans une des scènes de son tombeau, Nebettaouy porte des tresses assez spéciales, une couronne de vautour avec l'uræus, complétée d'un certain nombre de fleurs. Cette coiffure spécifique est seulement attestée pour elle et pour les Reines : Iset Ta Habasillat (ou Isis) dans sa tombe QV51 et la Reine Titi dans sa tombe QV52 (XXe dynastie). On ne connaît pas la signification précise de cette représentation. Une version de cette couronne avait été portée plutôt par la Reine Sitamon, (ou Satamon), la fille et épouse d'Amenhotep III (1390-1353/52), par conséquent il se pourrait que ce soit une référence à la position de fille-Reine ?. On ne connait pas d'enfant de cette union.

 

   Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Wolfram Grajetzki :

- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Christian Leblanc :

- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.

Joyce Anne Tyldesley, Aude Gros de Beler et Pierre Girard :

- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras, Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.

 

 

 

 

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