Quelques 

Reines  Importantes

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  Néferou-Ptah

{La beauté de Ptah}

Généalogie des Dynasties XI et XII

Ses titres : Princesse héréditaire (iry.t-pa.t) ; Grande des éloges (wr.t-hzw.t) ; Grande de louanges (wrt-hzwt) ; Grande (Dame) au sceptre Hetes (wrt-Hts) et Fille du Roi de son corps (sAt-nswt-nt-kht.f).

   Néferou-Ptah (ou Ptaneferou - Nfrw Pth) est une "Reine" d’Égypte de la XIIe dynastie. Elle fut la fille et très sûrement l’épouse du Roi Amenemhat III (1843-1797). Elle fut donc peut-être la sœur ou la demi-sœur de la Reine "Pharaon" Sobeknéferourê (1787-1783). Certains spécialistes ont tendance à favoriser le point de vue que Néferou-Ptah était une sœur d'Amenemhat III. Elle fut une des premières épouses royales dont le nom fut écrit dans un cartouche et même si il semble qu'elle n'eut jamais le titre d'Épouse du Roi (hmt-nswt), elle devait avoir un statut spécial. Selon Aidan Marc Dodson et Hilton Dyan il est possible qu'elle fût considérée par Amenemhat III comme son successeur, mais elle mourut relativement jeune.

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Collier en forme de faucon retrouvé dans le tombeau de la Reine - Musée du Caire

    Dans la chambre funéraire de la pyramide de son père/époux à Hawara (ou Haouara ou Havera), dans le Fayoum, fut découvert un sarcophage supplémentaire destiné à la dépouille de Néferou-Ptah. Toutefois, elle ne fut pas enterrée là, mais dans une petite pyramide, sur le même site à environ 1,5 km.  La succession des évènements représentés dans la chambre funéraire est difficile à reconstituer avec précision, mais il semble que Néferou-Ptah mourut subitement et qu'elle fut d'abord ensevelie dans la tombe de son père en attendant que les ouvriers achèvent son propre tombeau. Sa pyramide fut fouillée en 1936 par Labib Habachi et par Naguib Farag en 1956. On estime qu'elle avait pour dimensions : 45 m. de côté pour une hauteur initiale de près de 30 m. Retrouvée intacte elle contenait encore un magnifique trésor, sous la forme, outre du mobilier funéraire : D'un bracelet, un collier de perles en forme de faucon, un fléau, une ceinture en or, des bagues, etc...

 

  Il y avait également un sarcophage de granit rouge, aujourd'hui au Musée du Caire, portant le nom de Néferou-Ptah, de 3,06 m de long pour 1,54 m de large et 1,52 m de profondeur, trois vases d'argent et des restes de bandelettes, les infiltrations d'eau ayant malheureusement détruit le corps. Le sarcophage de granit était inscrit avec une courte formule d'offrande. À l'intérieur du sarcophage ont été mis au jour les restes de deux cercueils en bois. L'extérieur était décoré d'une feuille d'or avec des inscriptions. Selon Wolfram Grajetzki des inscriptions identiques ont été retrouvées sur le sarcophage de la Reine Hatchepsout (1479-1457) qui à vécu environ 300 ans plus tard.

 

   Sa tombe est mentionnée sur un papyrus retrouvé à El-Lahoun (En arabe اللاهون al-Lāhūn, souvent écrit Illahoun), dans le bassin du Fayoum. Elle est représentée aux côtés de son père dans la chapelle dédiée à la Déesse de la récolte Ernoutet à Medinet Mâdi (Térénouthis). Dans les objets lui appartenant, il faut inclure un sphinx en granit noir et le fragment d'une statue trouvée à Éléphantine. Ses titres (ci-dessus) sont donnés par Nagib Farag et Zaky Iskander.

 

   Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Nagib Farag et Zaky Iskander :

- The discovery of Neferwptah, General Organization for Govt. Print. Offices, Le Caire, 1971.

Wolfram Grajetzki :

- Das Grab der Königstochter Neferuptah bei Hawara, pp: 49–53, Sokar 9, 2004.

- The coffin of the "King's Daughter" Neferuptah and the sarcophagus of the "Great King's Wife" Hatshepsut, pp: 55-66, GM 205, Beitrage zur ägyptologischen Diskussion, 2005.

- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.

Joyce Anne Tyldesley, Aude Gros de Beler et Pierre Girard :

- Chronicle of the Queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008.

Silke Roth :

- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2001.

 

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  Nimaâthâpy  I

{Elle appartient à Maât et à Hâpy}

Généalogie des Dynasties I à III

 

Ses titres : {Grande [Dame] au sceptre Hetes (wrt-Hts) ; Mère des enfants du Roi (mwt-mswt-nswt) ; Mère du Roi de Haute et Basse-Égypte (mwt-nswt-biti) ; Mère du Roi (mwt-nswt) ; Épouse du Roi (hmt-nswt) ; Servante d'Horus (kht-@r) ; Mère des enfants du Royaux ( mwt-msw-nswt)}.

 

   Nimaâthâpy I (ou Nimaâthepou ou Nymaathap ou Nimaâtapis ou Nimaethap ou Ni-Maat-Hapi ou Nimaat-Hap - N.j m3ˁ.t @p) est une Reine d'Égypte de la IIe dynastie. On trouve aussi l'écriture de son nom sous la forme Nimaâthep. Elle fut l'épouse du Roi Khâsekhemoui (2674-2647). Selon Roth Silke elle est issue d'une lignée royale du Nord de Memphis, son nom fait d'ailleurs référence à l'Apis de la ville. Selon Nicolas Grimal elle épouse Khâsekhemoui en l'an 18 de son règne lorsque celui-ci mate une révolte dans la cité et lui sert peut-être de légitimité après sa victoire. Nimaâthâpy I fut citée dans beaucoup de documents de l'époque et elle fit l'objet d'un culte posthume au début de la IVe dynastie, sans doute du fait de l'importance qu'elle eût dans l'histoire puisqu'elle fut le personnage essentiel du passage entre la IIe et la IIIe Dynastie. On sait peu de choses d'elle sinon qu'elle fut qualifiée de "Mère porteuse de Rois" et qu'elle fut considérée comme l'ancêtre de la IIIe Dynastie. De ce fait certains spécialistes pensent qu'elle régna en son propre droit. Elle fut aussi appelée "Mère des enfants royaux" (mw.t-msw-nswt) sous Khâsekhemoui et sera qualifiée de "Mère du Roi" (mwt nswt) sous Djoser, premier Roi de la IIIe dynastie. Elle fut probablement enterrée par son fils Djoser, dans le grand mastaba (K1) situé à Beit Khallaf, près d'Abydos.  

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Emprunte de sceau avec le nom de Nimaâthâpy trouvée à Abydos

  

   Nimaâthâpy donne trois ou quatre enfants à Khâsekhemoui :

 

   Un ou deux fils

Sanakht/Nebka qui sera Roi (2647-2628, IIIe Dynastie), les sources sont incertaines. La majorité des égyptologues, comme Jean-Philippe Lauer, pensaient que Sanakht était le fils aîné du Roi Khâsekhemoui et de la Reine Nimaâthâpy I, donc le frère aîné de Djoser. Toutefois, aujourd'hui, cette idée est fortement remise en cause en fonction de l'étude d'empreintes de sceaux trouvés, à la fin des années 90, dans la tombe de Khâsekhemoui. Ceux-ci nous apprennent que c'est Netjerikhet (Nom d'Horus de Djoser) qui enterra la Reine Nimaâthâpy I, ce qui fait penser aux spécialistes, comme Alexander Hermann et Hans Wolfgang Helck que Sanakht/Nebka sont en fait deux Rois différents et Nebka serait le beau-frère de Djoser, époux de sa sœur Inetkaes.

 

Djoser qui sera Roi (2628-2609, IIIe Dynastie), cette proposition de filiation repose sur la découverte de sceaux en argile et de vases de pierre, sur lesquels le titre : mwt nswt "Mère du Roi" apparaît. Sur l'un des sceaux apparaît même dans le titre : mw.t-msw-nswt "Mère des enfants du Roi". Djoser épousera sa sœur Hetephernebty I (ou Hotephirnebty).

Il est probable que Khâsekhemoui avait encore plus de fils, mais les égyptologues sont en désaccord sur leur identité.

 

   Deux filles, selon Hans Wolfgang Helck

Hetephernebty I (ou Hotephirnebty) qui épousera son frère Djoser (2628-2609, IIIe Dynastie).

 

• Inetkaes (ou Ini-net-ka-es - Jnj n.t k3=s - "Le ka apporte") qui épouse le Roi Sanakht/Nebka (2647-2628, IIIe Dynastie), qui est peut-être son frère (Sources incertaines).

Nimaâthâpy I fut citée dans beaucoup de documents de l'époque et elle fit l'objet d'un culte posthume au début de la IVe dynastie, sans doute du fait de l'importance qu'elle eût dans l'histoire puisqu'elle fut le personnage essentiel du passage entre la IIe et la IIIe Dynastie.

 

 

   Pour plus de détails sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Wolfram Grajetzki :

- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.

Silke Roth :

- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2001.

Hermann Alexander Schlögl :

- Das Alte Ägypten: Geschichte und Kultur von der Frühzeit bis zu Kleopatra, C.H.Beck, Frankfurt, München, 2006-2008.

Joyce Anne Tyldesley, Aude Gros de Beler et Pierre Girard :

- Chronicle of the Queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008.

Toby Alexander Howard Wilkinson :

- Early dynastic Egypt, Routledge, New York, London, Mars 1999 et Juin 2001.

 

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  Roxane  ou  Rhôxane

 

  Grec : Rωξάνη

   Persan : Roshanāk  ou  Roshaniâ   {Beauté lumineuse}  ou  {L'aube}

 

Généalogie de la dynastie Macédonienne

 

   Roxane (ou Rhôxane ou Roxana) est une Reine de Macédoine. Elle est née vers 341, la date précise demeure incertaine. Elle est la fille du Roi de Sogdiane Oxyartes (ou Oxyarte). Lorsque le Roi de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) envahit son royaume, en 327, il la fait prisonnière et la même année, il l’épouse selon le rite Perse. Ce mariage peut paraître une tentative de réconcilier la Sogdiane et la Bactriane, qui était le bout de l'Empire, avec les autres satrapies d'Alexandre, mais les sources antiques décrivent l'amour immense qu'avait Alexandre pour Roxane. Celle-ci va d'ailleurs l'accompagner, en 326, dans sa dernière campagne en Inde. Cassandre, qui la fera mettre à mort avec son fils en 310/309.

 

Pour plus de détails voir l'article sur : La vie de Roxane    (Les Reines Macédoniennes)

 

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   Satiâh {Fille de la Lune}

Généalogie de la XVIIIe dynastie

  Ses titres : {Épouse du Roi (Hmt-nswt) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Épouse du Dieu (Hmt-ntr)}.

   Satiâh (ou Sitiah ou Sitioh ou Sit-Aoh ou Sit-Iah ou Sat-Iah  - sAt JaH) est une Reine d’Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle fut une des épouses du Roi Thoutmôsis III (1479-1425). Certains spécialistes avancent qu'elle eut le titre de Grande Épouse Royale, ce que réfutent d'autres, dont Christian Leblanc. Elle fut la fille d'Ipou (ou Ipu) qui occupait le poste de nourrice royale et il est possible que son père fut l'important fonctionnaire Ahmès-Pennekhbet (ou Ahmose Penneckbet), originaire d'El Kab, qui possède une magnifique tombe (EK2) dans la cité. Satiâh mourut pendant le règne de Thoutmôsis III, selon certains égyptologues vers l'an 23 ou 24 de son règne (environ vers 1456 av.J.C) alors qu'il semble que la Grande Épouse Royale fut Méritrê-Hatchepsout.

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Thoutmôsis III et Satiâh accomplissant des offrandes pour le Dieu Ptah - Stèle provenant de Karnak - Temple de Ptah - Musée Égyptien du Caire

 

   La grande majorité des égyptologues pensent qu'il n'y a pas d'enfant connu de son union avec Thoutmôsis III, toutefois, selon Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton, il est possible qu'elle fut la mère du Prince d'Amenemhat (ou Aménémès), qui serait décédé avant son père. Les égyptologues nous disent que le nom d'Amenemhat est mentionné sur une inscription dans le temple de Karnak, datant de la 22e année du règne de Thoutmôsis III. Elle nous informe que peu de temps après la disparition de la Reine Hatchepsout, Amenemhat fut nommé "Surveillant du bétail". Un titre très inhabituel pour un Prince. Il est également représenté à Sheikh Abd el-Gournah dans la tombe (TT109) de sont Précepteur, Min, qui était Maire de Thinis. Satiâh semble avoir bénéficiée d'un culte dans le temple des millions d'années de Thoutmôsis III, c'est du moins ce que semble indiquer un fragment de stèle en grès mis au jour sur le site au début du siècle dernier. Elle y est représentée divinisée pourvue de la dépouille de vautour et coiffée de deux hautes plumes.

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   Relief évoquant une statue de la Reine à Karnak

 

   On a connaissance de quelques représentations de la Reine où son nom est attesté :

▪ Un texte consacré par le Prêtre Therikiti sur une table d'offrande à Abydos qui mentionne également sa mère.

▪ Une hache votive en bronze, aujourd'hui au musée Égyptien du Caire.

▪ Dans le temple de Tôd, une statue en granit de la Reine consacrée par Thoutmôsis III après sa mort, aujourd'hui au musée Égyptien du Caire.

▪ Iset est aussi représentée dans le décor d'un pilier de la salle du sarcophage de la tombe de son époux, KV34, se trouvant dans la vallée des Rois. La souveraine y apparait sur la face Ouest en compagnie de Thoutmôsis III. Elle se tient derrière la Reine Méritrê-Hatchepsout et Thoutmôsis III. Il a été établi qu'elle était probablement déjà décédée au moment de l'inscription car elle est la seule, parmi les épouses royales, à porter le qualitatif de défunte - "maa kherou".

▪ Une stèle, aujourd'hui au musée Égyptien du Caire montre Satiâh debout derrière Thoutmôsis III.

▪ Enfin il existe le nom ou des représentations de la Reine sur de nombreux scarabées et à Karnak dans l'Akhmenou (Qui signifie "Temple de la régénération du souverain") et le temple de Ptah. Sur ce dernier elle officie en compagnie de Thoutmôsis III devant le démiurge de Memphis.

 

   Pour d'autres détails sur la Reine, voir les ouvrages de :

 

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Christian Leblanc :

- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.

Joyce Anne Tyldesley, Aude Gros de Beler et Pierre Girard :

- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras, Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.

 

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  Satrê

{Fille de Rê}

Généalogie des Dynasties XIX  et  XX

 

Ses titres : {Épouse du Roi (Hmt-nswt) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Sœur du Roi (snt-nswt) ; Épouse du Dieu (HmT-nTr) ; Mère du Roi (mwt-nswt)}.

 

   Satrê (ou Sitrê ou Tia-Satrê - S3t Ra) est une Reine d’Égypte de la XIXe dynastie. Elle peut avoir été nommée Tia avant que son mari n'arrive sur le trône. Elle fut l'épouse du Pharaon Ramsès I (1295-1294). Elle eut le titre de Grande Épouse Royale. Il y a un débat entre les égyptologues autour de l'identité de l'épouse Ramsès I et de la mère de Séthi I (1294-1279), sont-elles les mêmes personnes ?. Sur une stèle qui se trouve à Tanis datant du règne de son petit fils Ramsès II (1279-1213), Séthi I est décrit comme le fils de Pa-Ramassou (Le nom de Ramsès I avant qu'il soit devenu Pharaon) et de Tia. De plus, la fille de Séthi I est nommée Tia. Satrê est montrée avec Ramsès I et Séthi I dans le temple d'Abydos et elle est appelée "Grande Épouse Royale" dans le tombeau de Séthi I où l'on pourrait s'attendre à ce qu'elle soit mentionnée comme "Mère du Roi" (mwt nswt). Cependant, le tombeau de Satrê, qui peut être daté de cette période, lui mentionne bien sa propriétaire comme "Mère du Roi".

 

   On peut donc pratiquement affirmer que Tia et Satrê sont la même personne et que la Reine a modifié son nom lorsque son mari est devenu Pharaon, tout comme lui a changé son nom de Pa-Ramassou en Ramsès. Le fait que l'une des filles de Ramsès II fut nommée Tia-Satrê rend encore plus probable cette théorie. Comme le précisent Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton, l'absence de titre "Fille du Roi" pour Satrê indique qu'elle ne fut pas de descendance royale, on admet communément aujourd'hui qu'elle serait la fille d'un haut militaire originaire du Delta.

 

   Elle fut enterrée dans un tombeau de la vallée des Reines (QV38). La décoration qui a été inachevée est composée seulement de dessins. Avec Satrê reprend la lignée des Reines titrées Épouse du Dieu (HmT-nTr). Ce titre avait été hérité par les femmes de la famille royale depuis sa création par Ahmès–Néfertari I, mais n'avait plus été donné depuis la Reine Tiâa I, épouse d'Amenhotep II (1428-1401).

 

   Pour plus de détail sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Wolfram Grajetzki :

- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.

 

 

 

  Séniséneb

Généalogie de la XVIIIe dynastie

Ses titres : Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres (Hnwt tAwy) ; Mère du Roi (mwt-nswt)}

   Séniséneb (ou Senseneb ou Seni-Seneb - Snj snb) est une Reine (ou une concubine) de la XVIIIe dynastie. Cette femme amène un grand débat entre les spécialistes. En effet, pour certains, elle aurait été une concubine du Roi Amenhotep I (1525/24-1504) et pour d'autres une épouse secondaire. Enfin d'autres encore la donnent comme l'épouse d'Ahmès-Sipair (ou Ahmosé Sipair), un fils d'Ahmès I (ou Ahmôsis - 1549-1525/24). Cette partie de la généalogie de la XVIIIe dynastie est encore très floue et les sources très incertaines du fait du manque de document contemporain. Quelques égyptologues, dont Christian Leblanc et Claire Lalouette, avancent qu'il existe des preuves comme quoi cette fille d'un Général nommé Amenhotep, serait bien une concubine du Roi Amenhotep I. Suzanne Ratié donne Séniséneb comme une épouse secondaire d'Amenhotep I, mais il n'existe aucune preuve de cette union.

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Séniséneb dans une chapelle

de la terrasse supérieure du

Temple à Der el-Bahari

 

   Celle-ci aurait eut le titre de Mère du Roi (mwt-nswt) et serait la mère de Thoutmôsis I (1504-1492). Elle est en effet citée, voire représentée, sur quelques monuments avec ce titre. Dès la première année du règne de Thoutmôsis I cette dignité lui est reconnue sur une stèle à Bouhen, annonçant le couronnement de ce dernier. Leblanc nous dit qu'elle fut également la mère d'Ahmès, sœur de ce Roi, dont Ahmès-Méritamon est aussi donnée comme le mère. L'égyptologue précise que ces deux enfants ne sont peut-être pas issus du même père.

 

   La seule image que l'on connaisse de Séniséneb est celle d'un relief qui orne la niche d'une chapelle localisée au Nord du complexe solaire sur la terrasse supérieure du temple de Deir el-Bahari. Elle y apparait debout derrière Thoutmôsis I qui procède à une consécration d'offrandes pour le Dieu Anubis. Elle porte pour cette circonstance le titre de Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres (Hnwt tAwy). Elle est parée de bijoux et est vêtue d'une longue tunique et porte la "dépouille de vautour" masquant sa perruque. Celle-ci est normalement, comme le veut la tradition, réservée aux Mères du Roi. Tout ceci est-il suffisant pour justifier le fait qu'elle fut la mère de Thoutmôsis I, le débat reste ouvert.

 

   Claire Lalouette, avancent qu'à la mort d'Amenhotep I la légitimité des droits dynastiques passent à sa fille Ahmès. Cette dernière épouse Thoutmôsis I, qui n'aurait donc aucun lien de parenté avec la famille royale, et lui lègue les prérogatives du pouvoir, d'où Séniséneb appelée Mère du Roi. Cependant, cette théorie peut être contredite pour deux raisons. Tout d'abord, selon Nicolas Grimal, la barque en albâtre d'Amenhotep I construite à Karnak associe le nom d'Amenhotep I avec le nom de Thoutmôsis I bien avant la mort d'Amenhotep I. Deuxièmement, Amenmès (ou Amenmosé), le premier enfant que Thoutmôsis I à avec son épouse la Reine Ahmès, est apparemment né bien avant le couronnement de son père. Il peut être vu sur une stèle du Roi datant de l'an 4 du règne, trouvée près de Memphis et il est devenu Général des armées de Thoutmôsis I quelques temps avant sa mort, qui selon Alan Henderson Gardiner, a été au plus tard au cour de l'an 12 de Thoutmôsis I.

 

  Séniséneb fut vraisemblablement inhumée sur la rive Ouest de Thèbes, mais sa tombe, comme sa momie, non toujours pas à ce jour été retrouvées.  Comme le précise Christian Leblanc, en revanche, on sait qu'elle fut honorée dans la région, car un pyramidion en calcaire, aujourd'hui à l'Ashmolean Museum d'Oxford, atteste l'existence d'un certain Téti, Prêtre affecté au culte funéraire de la "Mère du Roi" Séniséneb.

 

   Pour plus de détail sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Michel Gitton :

- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.

Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :

- Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.

Wolfram Grajetzki :

- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.

Andrea Klug :

- Ein neues Fragment der Thronbesteigungsanzeige Thutmosis' I, pp. 124–128, Mechthild Schade-Busch : Wege öffnen : Festschrift für Rolf Gundlach zum 65, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 1996.

Christian Leblanc :

- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.

Henri Édouard Naville :

- The Temple of Deir el Bahari. Plates 1 - 24 : The north-western end of the upper platform, Egypt Exploration Fund, London, 1895 et 1908.

 

 

  Sithathor-Iounet

{Fille d'Hathor

de Dendérah}

Généalogie des Dynasties XI et XII

Ses titres : {Fille du Roi (s3T-nswt-nt) et Épouse du Roi (hmt-nswt)}.

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Pectoral de Sithathor-Iounet - Metropolitan Museum

   Sithathor-Iounet (ou Sathathor Younet ou Sit-Hator-Lunet ou Sithathoriounet - S3t @wt @r Jwnt) est une Princesse d'Égypte de la XIIe dynastie. Son nom signifie : Fille d'Hathor de Dendérah. Elle est la fille du Roi Sésostris II (1895-1878), mais on ignore qui est sa mère entre les Reines : Néferou, Ita-Ouret, Khnoumit (ou Khenemet ou Khnumet ou Khnemet) et Khenemetnéferhedjet Oueret(l'Ancienne). On sait peu de choses au sujet de la Princesse. Pour certains spécialistes il n'est même pas certain qu'elle fut une fille de Sésostris II. Pour d'autres elle aurait été une épouse de Sésostris III (1878-1843), son frère ou demi-frère donc ?. Elle serait morte sous le règne du Roi Amenemhat III (1843-1797) car des objets au nom de ce Roi ont été trouvés dans sa tombe. Deux titres lui serait attribués : Fille du Roi (s3T-nswt-) et Épouse du Roi (hmt-nswt).

 

   Cette Princesse est surtout connue pour sa tombe à El-Lahun (En arabe اللاهون al-Lāhūn, souvent écrit Illahoun), village dans le Fayoum où se trouve le complexe funéraire de Sésostris II. Elle est découverte en 1914 par William Matthew Flinders Petrie et Guy Brunton. On a retrouvé son nom et ses titres sur ses vases canopes en albâtre. La tombe avait été profanée et tout ce qui restait était son sarcophage de granit rouge et les vases canopes. Cependant, William Matthew Flinders Petrie a découvert une cavité cachée dans le tombeau. Elle s'est avérée contenir cinq boîtes en bois, dont deux étaient de bois d'ébène marqueté.  Celles-ci contenaient : Deux pectoraux en or ornés de pierres précieuses, l'un avec le nom de Sésostris II, l'autre avec le nom d'Amenemhat III, une couronne en or, des diadèmes en or, un collier en or avec un ornement représentant des petites têtes de léopard, beaucoup de bijoux, des bracelets inscrits avec le nom d' Amenemhat III, des bagues, des anneaux etc...... Les bijoux trouvés appartiennent à la plus haute qualité jamais produite en Égypte. On y a aussi découvert une barque solaire, de la vaisselle, les restes de plusieurs boîtes à bijoux et cosmétiques, tels que des rasoirs, un miroir et des vases. Aujourd'hui, la plupart des trouvailles sont au Metropolitan Museum of Art à New York, bien que la Couronne soit située au musée du Caire.

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Couronne de Sithathor-Iounet -   

Musée du Caire

 

    Pour plus de détail sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Guy Brunton :

- Lahun I : the treasure, British School of Archaeology in Egypt, Egyptian Research Account, London, 1920.

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Wolfram Grajetzki :

- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.

Joyce Anne Tyldesley, Aude Gros de Beler et Pierre Girard :

- Chronicle of the Queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud, Collection : Essais Sciences, Juillet 2008.

Herbert Eustis Winlock :

- The treasure of El Lahun, Metropolitan Museum of Art, New York, 1934.

 

 

  Sitamon

 {La Fille d'Amon}

Généalogie de la XVIIIe dynastie

Ses titres : {Épouse du Roi (Hmt-nswt) ; Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ; Fille du Roi (sAT-nswt-nt) ; Fille aînée du Roi de son corps (sAT-nswt-smswt-n-kht.f) ; Fille du Roi de son corps sa bien aimée (sAT-nswt-nt -kht.f-mryt.f) ; Sœur du Roi (snt-nswt) ; Épouse du Dieu  (HmT-nTr) ; Chanteuse du Seigneur des Deux Terres}

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Relief représentant Satamon provenant du temple funéraire d'Amenhotep III -

Musée Petrie - Londres

   Sitamon (ou Satamon ou Sitamen - SAt Jmn) est une Reine d’Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle naquit vers 1370. Elle est la fille aînée du Roi Amenhotep III (ou Aménophis, 1390-1353) et de la Reine Tiyi I. Cependant, il faut noté que certains spécialistes (peu nombreux) avancent que Sitamon pourrait avoir été une fille de Thoutmosis IV et de la Reine Iaret (ou Varet ou Jaret), mais aucune preuve n'a été trouvée pour soutenir ce point de vue. On ne connaît pas grand chose de sa vie, dont on dispose de très peu d'éléments. Elle est mariée à son père en l'an 30 du règne de celui-ci, comme l'attestent de nombreux objets trouvés dans la tombe KV46 de ses grands-parents maternels, Youya et Touya (ou Tyouyou). Elle deviendra la seconde Grande Épouse Royale au cours de la dernière décennie du règne de son père. Ce dernier épousera d'ailleurs aussi sa sœur, Iset. La preuve de son mariage se trouve sur une faïence bleue comprenant les cartouches d'Amenhotep III et Sitamon, un bol en albâtre trouvé à Amarna, avec les mêmes cartouches et une étiquette sur un pot trouvée dans le palais de Malqata.

 

   Bien que sa mère soit encore en vie et conserve une grande influence jusque sous le règne de son fils Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) Sitamon possédait, en tant qu'Élue rituelle, son propre domaine de Grande Épouse Royale à Malqata. William Christopher Hayes, qui a fouillé sur ce site, fait remarquer qu'on retrouve dans les ruines remontant à la fin du règne (Sans doute jusqu'à l'an 39) un nombre très important de citations de Sitamon, en comparaison d'une seule mention de sa mère Tiyi I, pour la même époque et le même lieu.

 

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Réplique d'une chaise provenant du tombeau KV46 au nom de Sitamon

   Il semble que le célèbre Amenhotep, fils de Hapou, joua un rôle d'intendant de ses propriétés. Sitamon est très bien attestée dans plusieurs contextes. En premier lieu dans le tombeau de ses grands-parents (KV46), Youya (Prophète de Min) et Touya (ou Tyouyou), où on a retrouvé un grand nombre d'objets à son nom, ainsi que du mobilier comme une série de trois chaises, portant son titre en tant que "Fille du Roi". Les chaises sont de tailles différentes, semblant suivre la croissance de la Princesse. On trouve aussi sa représentation sur un bas relief provenant probablement du temple funéraire de son père.Sur une statue d'Amenhotep, fils de Hapou, à Karnak (Maintenant au Musée Égyptien du Caire), où elle est mentionnée en tant que Grande Épouse Royale. Elle est également représentée sur la stèle de son infirmière Nebetkabeny. Enfin elle apparaît aussi sur un bas-relief du temple funéraire d'Amenhotep III, trouvé par William Matthew Flinders Petrie et actuellement au musée Petrie à Londres.

 

   On perd toute trace d'elle à la fin du règne d' Amenhotep III et elle n'est jamais mentionnée sous le règne de son frère le Pharaon suivant, Amenhotep IV. Une chambre séparée a été creusée pour elle dans la tombe WV22 d'Amenhotep III dans la Vallée des Rois, mais il existe aucune preuve qu'elle y fut enterrée. Quelques spécialistes pensent qu'elle pourrait être la mère de Semenkhkarê (1336). D'autres avancent qu'elle fut mariée à un héritier mais qui n'a jamais eut le trône. Une autre hypothèse est qu'elle est décédée prématurément ou a été mise en isolement lorsque son frère devint Roi. Dans une des scènes qui la représente Sitamon porte des tresses assez spéciales, une couronne de vautour avec l'uræus, complétée d'un certain nombre de fleurs. Cette coiffure spécifique est seulement certifiée plus tard pour les Reines : Nebettaouy, la Reine Iset Ta Habasillat (ou Isis) dans sa tombe QV51 et la Reine Titi dans sa tombe QV52 (XXe dynastie). On ne connaît pas la signification précise de cette représentation, il se pourrait que ce soit une référence à la position de fille-Reine ?.

 

   Pour plus de détail sur la Reine voir les ouvrages de :

 

Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :

- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.

Michel Gitton :

- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.

Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :

- Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.

Christian Leblanc :

- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.

   

 

      

 

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