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| DATES de RÈGNE | ||
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1479-1458/57 C.Aldred,
K.A.Kitchen,
R.Krauss,
J.Malek,
J.von
Beckerath
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Nom d'Horus |
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Horus Ouseretkaou (Horus Celui dont les kas sont puissants) Hr wsrt-kAw |
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Nom de Nebty |
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Nebty Ouadjetrenepout (Nebty, Celle dont les années reverdissent) nbti wADt-rnpwt |
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Nom d'Horus d'or |
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Bik Nebou Netjeretkhaou (Le faucon d'or, Celui dont les apparitions sont divines) bik nbw nTrt-xaw |
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Nom de Roi |
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Maâtkarê (Maât est le ka de Rê) mAat-kA-ra |
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Nom de naissance |
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Hatshepsout Henemetamon (La première des nobles Dames, Celle qui s'unit à Amon) |
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Son origine
Hatchepsout
I Maâtkarê (ou Hatshepsout)
est une Reine d'Égypte de la
XVIIIe dynastie.
Manéthon
l’appelle Amessis ou Amensis et lui compte vingt et un ans et neuf mois
de règne (Josèphe Flavius), ne figure pas sur les
Tables d'Abydos.
Elle est la fille de
Thoutmôsis
I et de la Reine
Ahmès et elle épouse son demi-frère Thoutmôsis
II. À la mort de ce dernier, n’ayant pas eu de fils avec lui, la
succession revient à
Thoutmôsis III (fils que
Thoutmôsis
II a eu avec une épouse secondaire,
Iset). Comme il est très jeune, Hatchepsout,
Grande Épouse Royale va prendre le rôle de régente. |
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Hatchepsout - British Muséum |
Son histoire
En l’an II de Thoutmôsis III (Certains égyptologues disent en l’an VII), elle obtient tous les pouvoirs en se faisant couronner "Pharaon" avec l’appui du haut clergé d'Amon qui est dirigé par le Grand Prêtre Hapouseneb. Le débat sur la date de la prise de pouvoir est alimenté par : Le changement de titulature, daté à l'an VII, qui suppose donc une co-régence assez longue et l'inscription dans la chapelle rouge à Karnak, datée de l'an II, qui elle suggère une période plus courte. Quoi qu'il en soit, avec cette prise de pouvoir l'héritier légitime devient co-Régent. La Reine justifie sa légitimité en s'inventant une naissance divine qui est racontée dans des textes et les représentations qui décorent son temple funéraire. |
Hatchepsout - Ägyptisches Museum - Berlin
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Cette justification a été appelée "Théogamie" : le Dieu Amon se serait uni avec sa mère Ahmès pour l'engendrer. Elle n’usurpe pas à proprement parlé le trône, car Thoutmôsis III reste associé aux manifestations et décisions royales. A partir de son couronnement, elle ne tient plus à être reconnue comme une femme. Elle remplace la robe-fourreau et sa couronne de Reine, contre le pagne court, le Némès et la fausse barbe.
L'abondance de statues la représentant en homme prouve son désir d'être reconnue comme un "Roi". Elle a semble t-il une relation "amoureuse" avec Sénènmout (ou Senmout) son architecte (Certains spécialistes avancent même un mariage), qui est aussi précepteur et tuteur de sa fille Néférourê. Il est le fils de Ramosé et de Hatnéfer. Sa famille est d’origine modeste, mais son ambition lui permet d'accéder aux faveurs de la Reine. |
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Il devient son premier conseiller, accumulant richesses et titres et abusant petit à petit de sa confiance. Il finit par être découvert et la Reine lui retire tous ses titres et il disparaît mystérieusement. À la même époque Néférourê décède. |
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La Reine s’entoure alors de quelques hauts dignitaires compétents et
dévoués dont : Pouyemrê, deuxième prophète d'Amon
et également grand architecte, Néhésy chancelier et chef du Trésor
et Hapouseneb son Vizir et Grand Prêtre d'Amon
qui supervise l'essentiel des grands travaux et des expéditions. Le
règne du "Roi" Hatchepsout se caractérise par une politique
étrangère basée non plus sur les
conquêtes militaires, mais sur
des relations commerciales intenses et des expéditions. Selon
Donald
Bruce Redford
et Walter
Friedrich Reineke
six campagnes au moins en Nubie et en |
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La plus célèbre expédition, en l’an VIII / IX de son règne, est dirigée par Néhésy et ce fait vers le Pays de Pount à l'intérieur de la Mer Rouge à proximité l'Éthiopie actuelle. Elle fait représenter cet épisode sur les bas- reliefs de son temple funéraire. Les relations commerciales, interrompues depuis presque trois cents ans avec le Pount, reprennent grâce à elle. Le pays regorge alors de bois aromatiques, de parfums et d'huiles de sycomore, d'or et d'ivoire. |
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Sa seule (Semble t-il) action militaire, est en l'an XII, elle mate une rébellion Nubienne au niveau de la deuxième cataracte. Même si la majorité de ses constructions en Nubie furent détruites par la suite pour des raisons politiques, il subsiste quelques traces de son passage à Kasr Ibrîm et à Bouhen.
Ses constructions
Son activité de "bâtisseur" est particulièrement dynamique. Outre son temple funéraire de Deir el-Bahari, à côté de celui de Montouhotep II (2061-2010), débuté en l'An VII et dont la construction dura près de quinze ans, temple que les Égyptiens nommaient "djéser djéserou" (Le magnifique des magnifiques), elle fait ériger beaucoup de monuments et de nombreux obélisques.
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Elle se fait construire : Une tombe dans la vallée des Rois, pour être près de son père. À coté de Beni Hassan elle fait creuser le Spéos Artémidos qui est un temple dédié à la Déesse Pakhet. À Éléphantine le temple de Satis, à Karnak le huitième pylône et une chapelle dite "chapelle rouge" ou "palais de Maât". À Kouma le temple de Khnoum, à Ermant le temple de Montou, à Medinet Habou le petit temple d'Amon etc...
"L’affaire"
avec Sénènmout va affaiblir Hatchepsout qui perdra la couronne deux ans après
la chute de son "fidèle". Elle
apparaît pour la dernière fois dans les documents officiels en l'an XX, puis
disparaît, morte, disgraciée ?. Elle laisse
Thoutmôsis III seul Roi d'Égypte autour de l’an XXI / XXII.
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Ses enfants |
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Hatchepsout à deux enfants avec Thoutmôsis II : ● Néférourê, elle naît en l'an X/XI du règne de Thoutmôsis II. Elle a peut-être été l’épouse de son demi-frère Thoutmôsis III (1479-1425). ● Néféroubity, dont on a pas de trace, qui meurt sûrement jeune. |
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Sa sépulture |
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La momie de la Reine est restée introuvable jusqu'au 27 juin 2007, date où Zahi Hawass a annoncé qu'une des deux momies découvertes en 1903 et récemment exhumée du tombeau KV60 par Donald P.Ryan et qui jusque-là était considérée comme celle de son père Thoutmosis I, était en fait celle de la Reine. L'autre momie reposait dans un sarcophage et a été identifiée comme, Sitrê-In, la nourrice d'Hatchepsout. Celle de la Reine avait été laissée sur place avant d'être transférée, il y a un an, au Musée du Caire. Monsieur Hawass nous dit : "Qu'il s'agit d'une femme dans la cinquantaine, obèse et probablement morte d'un cancer". Cette affirmation vient confirmer l'hypothèse émise il y a déjà quelques temps par une égyptologue Américaine, Elizabeth Thomas, aujourd'hui décédée.
Selon le patron des antiquités Égyptiennes la momie d'Hatchepsout, aurait été identifiée, en partie grâce à une molaire brisée et un scanner. La dent brisée avait été trouvée en 1881, dans le temple Deir el-Bahari, dans une boîte funéraire frappé du sceau Hatchepsout. D'après monsieur Hawass :"Elle correspondait exactement avec une molaire brisée de la momie inconnue de la KV60". Pour l'occasion, L'Égyptien, toujours avide de spectacle, avait organisé toute une mise en scène pour l'annonce de la découverte. Devant la presse, d'un geste vif il avait retiré un des drapeaux Égyptiens qui masquaient les deux momies sous verre, "Et voilà la Reine Hatchepsout", avait-t-il dit en désignant celle de droite. Le problème pour lui, c'est que la veille la chaîne Américaine Discovery Channel, associée à la découverte, l'avait devancée en dévoilant toute l'histoire. Reste que pour beaucoup d'égyptologues, s'ils constituent un début de preuve, ces nouveaux éléments sur cette momie ne peuvent en aucun cas attester formellement sont identité, monsieur Hawass devra donc freiner ses ardeurs et attendre d'autres découvertes.
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Sénènmout et Néférourê - Musée Egyptien du Caire |
Sculpture en quartzite rouge représentant Sénènmout à genoux tenant dans ses mains un écheveau de corde - Musée du Louvre | |||||||||||||
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