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{Princesse héréditaire (iryt-pat) ; Fille de Rê (sAt Ra) ; Épouse du Roi (Hmt-nswt) ; Grande Épouse Royale sa bien aimée (HmT-nswt wrt meryt.f) ; Grande de Grâce (wr T-im3t) ; Grande de louanges (wrt-hzwt) ; Mère du Roi (mwt-nswt) ; Sœur du Roi (snt-nswt) ; Fille du Roi (sAt-nswt wrt) ; Fille aînée du Roi (sAt-nswt) ; Noble Dame (rpatt) ; Dame du Double Pays (nbt tAwy) ; Maîtresse [Souveraine] de la terre entière (Hnwt tA tm) ; Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres (Hnwt tAwy) ; Maîtresse [Souveraine] de tous les pays (Hnwt nt tAw nbw) ; Épouse du Dieu (Hmt-nTr) ; Aimée du Dieu (meryt-nTr) ; L'Horus femelle (@r.t) ; Main du Dieu (Drt-nTr) ; Celle qui est unie à la couronne blanche [à la Parfaite] (Xnmt-nfr-HDjt)}.
Sa titulature
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DATES de RÈGNE
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Nom d'Horus |
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Horus Ouseretkaou
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| Nom de Nebty |
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Nebty Ouadjetrenepout
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| Nom d'Horus d'or |
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Bik Nebou Netjeretkhaou
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| Nom de Roi |
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Maâtkarê
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| Nom de naissance |
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Hatshepsout Henemetamon
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Son origine
Son histoire
L'arrivée au pouvoir
"Son fils (Thoutmôsis III) prit sa place en tant que Roi des Deux Terres et régna sur le trône de celui qui l'avait engendré, sa sœur, l'épouse du Dieu, Hatchepsout, s'occupa de gérer les affaires du pays. Les Deux Terres se conformèrent à ses directives et on s'activa pour elle, car Kemet respectait son autorité". (Les Égyptiens de l'Antiquité donnaient parfois à leur pays le nom de Kemet ou Kêmi).
Ce qui est à noter c'est que dans les documents, les années de règne
de
Thoutmôsis III sont l'unique décompte utilisé, Hatchepsout n'est jamais mentionnée.
La Reine justifie sa légitimité en usant de plusieurs artifices :
Les dernières volontés de son père qui souhaitait la voir régner ; elle s'invente une naissance divine qui est racontée
dans des textes et des représentations qui décorent son
temple funéraire de Deir
el-Bahari, c'est cette justification qui est appelée Théogamie (Naissance divine). Il y est dit que le Dieu
Amon
se serait uni avec sa mère
Ahmès pour l'engendrer ;
l'oracle d'Amon plaide en sa faveur ; elle est
Grande Épouse Royale,
Fille de Roi et
Épouse du Dieu Thoutmôsis II etc...
Cela dit elle n’usurpe pas à proprement parlé le trône, car
Thoutmôsis III reste associé aux manifestations
et décisions royales, mais pendant une vingtaine d'année (1479-1457) le Roi va être tenu à l'écart de l'État.
Par contre à partir de son couronnement, Hatchepsout ne tient plus à être reconnue comme une
femme. Elle remplace sur ses représentations la robe-fourreau et sa couronne de Reine, contre le pagne
court, le Némès et la fausse barbe.
L'abondance de statues la représentant en homme prouve son désir d'être reconnue comme un "Roi".
Sa politique étrangère
Le pays regorge alors de bois aromatiques, de résines précieuses, de parfums et d'huiles de sycomore, d'or et d'ivoire
et d'animaux sauvages. Bien que l'on ne sache pas avec précision où se déroula
cette expédition en pays de Pount, la faune et la flore représentées sur les
reliefs du
temple funéraire de la Reine montrent que les échangent eurent lieu dans un
pôle commercial d'Afrique orientale probablement situé quelque part sur la côte,
entre l'Erythrée et l'Ethiopie. Le retour de la flotte vers l'Égypte avec sa prodigieuse
cargaison fut un véritable triomphe et demeura, dans les annales de l'histoire du pays, comme
l'un des faits les plus éclatants du règne de cette souveraine.
Ses campagnes
La Reine et Sénènmout
La Reine hérite des courtisans de son demi-frère défunt, mais peu à peu elle va s'entourer de conseillers de son choix qui sont souvent d'origine modeste. Un de ceux-ci est l'Intendant d'Amon, Sénènmout (ou Senmout - sn-Mw.t). La nature exacte des relations de la Reine avec le fonctionnaire est encore aujourd'hui très débattue. Certains spécialistes, et ils sont de plus en plus nombreux sur cette voix romanesque, avancent qu'elle eut semble t-il une relation "amoureuse" avec lui. Voire même pour quelques uns un mariage, mais cette idée, comme le précise Joyce Anne Tyldesley, n'est pas à retenir. En effet, poursuit Tyldesley, un mariage est hors de question pour une femme Pharaon car il n'aurait pas manqué de provoquer des conflits d'intérêt, mais ont t-ils été amants ? pourquoi pas. Un graffiti, mis au jour dans une tombe de Deir el-Bahari, montre un homme debout ayant des rapports sexuels avec une femme parée d'une coiffe royale, mais ce dessin est-il a prendre en tant que preuve ?. À l'inverse, comme le précise les spécialistes, le fait que Sénènmout osa graver son image dans le temple funéraire de la Reine, montre une hardiesse sans précédant de la part de quelqu'un qui n'est pas de sang royal. Il devait donc être très proche de la Reine pour qu'elle en accepta l'acte. S'ajoute le fait que son second tombeau empiétait sur l'enceinte de Deir el-Bahari. Cet argument plaide encore plus fortement en faveur d'une relation particulière entre la souveraine et son conseiller car pour effectuer cette construction il lui fallut obligatoirement l'aval de la Reine. Christian Leblanc réfute toute relation amoureuse entre ces deux personnages. Il prétend que "Le fait que le nom de Roi d'Hatchepsout, Maâtkarê, soit gravé sur un de ses linceuls n'apporte aucune preuve, mais indique tout au plus que ce jeune homme, peut-être fils d'un Prince étranger, éduqué en Égypte et donc protégé de la couronne, à du mourir durant ce règne". Sénènmout est son architecte, mais aussi son Vizir et le précepteur et tuteur de sa fille Néferourê. Il est né à Hermonthis (ou Ermant, environ à 30 km au Sud de Louxor) et est le fils de Ramosé et de Hatnéfer. Sa famille, bien que notable du pays de Ouaouat est d’origine modeste (Contrairement à ce qu'avance Leblanc), mais son ambition lui permet d'accéder aux faveurs de la Reine. Il devient son premier conseiller, accumulant richesses et titres et abusant petit à petit de sa confiance. Il finit par être découvert et la Reine lui retire tous ses titres et il disparaît mystérieusement. À la même époque Néferourê décède. La Reine s’entoure alors d'une garde réduite de hauts dignitaires compétents et dévoués dont : Pouyemrê, Deuxième Prophète d'Amon et également Grand Architecte, Néhésy (ou Néshi) Chancelier et Chef du Trésor et Hapouseneb son Vizir et Grand Prêtre d'Amon qui supervise l'essentiel des grands travaux et des expéditions. Leblanc, nous dit que Sénènmout avait deux épouses : Une certaine Iâh-Hotep (ou Ahhotep) et une autre dame que l'on voit en sa compagnie dans la tombe TT353 de Deir el-Bahari, mais qui est demeurée anonyme et que l'on ne connait pas d'enfant de ces unions. À l'inverse, Christine Meyer offre des preuves convaincantes pour démontrer que Sénènmout fut célibataire toute sa vie : Par exemple, il est dépeint seul avec ses parents sur les stèles funéraires de ses tombes ; il est représenté seul, plutôt qu'avec une femme, dans la vignette du chapitre 110 du Livre des Morts de la tombe TT353 ; enfin, ce fut un de ses frères et pas un de ses fils, qui fut chargé de l'exécution des ses rites funéraires. On ne sait pas où il fut enterré, il avait une chapelle et un tombeau construit pour lui (TT71), dans la vallée des Nobles à Sheikh Abd el-Gourna et le tombeau (TT353), près du temple de la Reine à Deir el-Bahari. Ils furent tous deux fortement vandalisés durant le règne de Thoutmosis III, peut-être pendant la campagne de ce dernier pour éradiquer toutes traces de la mémoire d'Hatshepsout.
"L’affaire" avec Sénènmout va affaiblir Hatchepsout qui perdra la couronne deux ans après la chute de son "fidèle". Elle apparaît pour la dernière fois dans les documents officiels en l'an 20, puis plus de trace d'elle. Est-elle morte, disgraciée ?. Elle laisse Thoutmôsis III seul Roi d'Égypte autour de l’an 22. La date exacte de la mort d'Hatchepsout n'étant pas connue on considère qu'elle survient le jour où Thoutmôsis III devient Roi d'Égypte. Joyce Anne Tyldesley précise que sur une stèle érigée à Armant (Hermontis), ce serait le 10e jour, du IIe mois, de la saison Peret, de l'an 22 de son règne. Soit pour James Peter Allen le 16 Janvier, 1458. Cette hypothèse pour la disparition et/ou le décès de la Reine est la plus fréquemment retenue par les égyptologues, dont Florence Maruéjol. Elle semble, il est vrai, la plus probable. Cependant, d'autres spécialistes comme Claude Vandersleyen ne tranchent pas et préfèrent laisser planer un doute. Thoutmôsis III mène sans doute les funérailles de la souveraine. Mais juste après, il fait marteler ses cartouches et images, leur substituant ceux de Thoutmôsis I et Thoutmôsis II, ou encore les siens. On assiste donc à une tentative d'effacement du souvenir d'Hatchepsout sur les documents historiques. Dans le temple de Deir el-Bahari, les statues sont renversées, brisées ou défigurées avant de les enterrer dans une fosse. Joyce Anne Tyldesley nous dit qu'à Karnak, on tente même de murer les obélisques. Il faut toutefois préciser que contrairement à ce qui est souvent pensé, ce ne sont pas tous les cartouches, ou toutes les images que les ouvriers effacent mais seulement ceux relatifs à Hatchepsout "Roi", pas ceux appartenant à la Régente, ou à la Reine. Si l'on suit la tradition Égyptienne, Thoutmôsis III laissa de ce fait à Hatchepsout la possibilité de revivre dans l'au-delà. Aujourd'hui encore se pose la question du pourquoi d'un tel acte de la part du Roi ?. Était-ce une question politique, était-ce pour se venger d'avoir été tenu à l'écart du pouvoir aussi longtemps ?. Mais, dans ce cas, pourquoi avoir attendu 22 ans ?. Surtout que le Roi étant chef des armées il lui aurait été facile de prendre le pouvoir par la force, hors tout au long de son règne rien ne laisse penser que la Reine eut une quelconque peur d'une action de son beau-fils. La question divise les égyptologues car en l'absence de document sur l'état d'esprit du Roi il est difficile d'imaginer ses motivations. De fait, on ne dispose d'aucune preuve à l'appui de la théorie consistant à penser que Thoutmôsis III haïssait Hatchepsout, ou éprouvait de l'animosité envers elle. Florence Maruéjol pense qu'il faut voir une volonté politique de Thoutmôsis III de rétablir une succession à son profit. Dans ce cas Hatchepsout doit être perçue comme une usurpatrice. |
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Les fonctionnaires importants de son règne
Ses constructions
Déjà au début de sa régence
elle fait extraire deux obélisques du site des carrières
d'Assouan.
Deux immenses aiguilles qui seront érigées à l'entrée du temple à Karnak.
Plus tard, elle ordonne l'extraction de deux autres obélisques pour célébrer sa
16e année de "Pharaon", qui seront recouvert d'or et installés à
Karnak. Ce fut en fait trois obélisques qui furent taillés car un de ceux-ci
avait éclaté lors de sa fabrication et fut laissé sur son site, où il demeure toujours. Il est connu sous le
nom de L'obélisque inachevé. Il nous permet aujourd'hui de voir comment ils étaient extraits à cette époque.
Hatchepsout à trois enfants différents qui lui sont attribués en fonction des spécialistes :
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Néferourê
(ou Rê-Néférou - Nfrw-Ra - "La beauté de Rê" ou
"La perfection de Rê") qui naît en l'an 10/11 du règne de
Thoutmôsis II.
Elle a peut-être été l’épouse de son demi-frère
Thoutmôsis III. Cette théorie est fondée sur deux inscriptions où le nom de la
Grande Épouse Royale de ce dernier,
Satiâh (ou
Sitiah ou Sit-aoh ou Sit-Iah ou Sat-Iah) a été remplacé par celui de
Néferourê. Une des inscriptions est
associée au titre Grande Épouse Royale (Hmt-mswt wrt),
l'autre avec celui d'Épouse du Dieu Amon (Hmt-ntr imn).
Néferourê aura comme tuteur (Père nourricier)
Ahmès-Pennekhbet,
l'ancien tuteur de sa mère, puis comme précepteur et tuteur Sénènmout (ou Senmout) qui sera aussi
premier conseiller de la Reine.
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Sa sépulture
Pour l'occasion, L'Égyptien, toujours avide de spectacle,
avait organisé toute une mise en scène pour l'annonce de la découverte. Devant la presse, d'un geste vif,
il avait retiré un drapeau Égyptien qui masquait la
momie sous verre :
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- La statuaire d'Hatshepsout : Portrait royal et politique sous la 18e dynastie, Monumenta aegyptiaca 4,
FÉRÉ, Bruxelles, 1979.
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Filmographie |
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- Queen Hatshepsut, Réalisation : Bob Brier, Peter Spry-Leverton et Learning Channel (Firm),
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