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Buste de Néfertiti - Ägyptisches Museum - Berlin
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Statue de Néfertiti dite "Néfertiti debout" - Style Amarnien -Ägyptisches Museum - Berlin |
Son origine
Néfertiti est une Reine d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle devient la Grande Épouse Royale d'Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338). En fait, une grande partie de l'histoire de cette souveraine et de l'histoire de cette époque est sujette à discutions, pour commencer l'origine de la "belle Reine". Son nom de naissance serait Néfer Néférou Aton (Belle dans la beauté d'Aton ou parfaite est la perfection d'Aton) et son nom de Reine, qui lui est donné lors de son mariage est, Néfernéférouaton-Néfertiti. Néfertiti serait pour certains le diminutif du premier qui glorifie sa beauté. Erik Hornung pense que ce rajout à son nom est plus une sorte de prénom donné à la Reine, mais d'où vient-elle vraiment ?.
La première hypothèse est qu'elle soit d'origine Mitannienne, en la personne de la Princesse Tadukhepa (ou Tahoudipa), fille du Roi Tushratta (v.1380-v.1350) et épouse du Roi précédent Amenhotep III (1390-1353/52, Selon les lettres de Tell el-Amarna). Cette théorie repose sur le nom Égyptien de la Reine : Néfertiti, La Belle est venue, qui semble indiquer une origine étrangère, sous entendu "venant d'une autre contrée". Cependant on peu invalider cette hypothèse puisque des documents mentionnent l'arrivée de Tadukhepa à Malqata (ou Malqatta ou Malgatta), palais d'Amenhotep III, en l'an XXXVI de son règne, à une date donc largement postérieure au mariage de la Reine avec Amenhotep IV.
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Toutefois pour Eléonore Bille-Demot : "Il y a, suffisamment d’indices qui permettent de dire que Néfertiti et Tadukhepa étaient une seule et même personne. Tout d’abord, ce surnom : Néfertiti, La Belle est Venue, puis le fait que le Roi Tushratta (dans ses correspondances) commence toujours par mentionner la Reine-mère, puis Tadukhepa, ma fille, ton épouse... Mais surtout il y a cette coiffure de Néfertiti, en forme de chape qu’elle est la seule à porter de toutes les Reines d’Égypte. Cette coiffure ressemblait à la coiffure-couronne des Déesses d'Asie et d’ailleurs…Le type ethnique de la Reine est très différent de celui des Égyptiens........" Histoire ou fiction ? |
Vue entière de la statue |
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Dans le même ordre d'idée, à l'époque (Selon Agnès Cabrol) il était coutume que le nouveau dirigeant reprenne les femmes de son prédécesseur et que lors du remariage, l'épouse change de nom. Tadukhepa aurait donc changée de nom à la mort d'Amenhotep III et se présente alors sous les traits d’une autre épouse d'Amenhotep IV, Néfertiti.
Une autre hypothèse, qui ne rencontre pas un grand nombre d'adepte, veut faire de Néfertiti une Princesse d'origine Égyptienne, de sang royal, fille d'Amenhotep III et de la Reine Tiyi I, donc la sœur de son époux ?. Le seul problème c'est que la Reine ne porte aucun titre indiquant qu'elle serait de lignée royale, même d'une épouse secondaire. Les spécialistes ont donc aussi excluent cette proposition. |
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Dalle ornée d'un relief - Akhénaton, Néfertiti et leurs filles qui présentent des offrandes à Aton - Amarna |
Aujourd'hui, en majorité, les égyptologues voient en Néfertiti, malgré son nom ambigu : La Belle est venue, une origine Égyptienne et la situe au sein de l’entourage royal. Elle serait (D'après eux) une des filles d’un haut dignitaire, le futur Pharaon Aÿ II (1327-1323) et peut-être de son épouse Tiyi II (ou Ti ou Tiy). Cette théorie s'appuie sur des représentations de Néfertiti en compagnie de Tiyi II. Aÿ II est vraisemblablement un fils de Youya, prophète de Min et Touya (ou Tyouyou) originaire de la région d'Akhmîm, donc le frère de Tiyi I l’épouse d'Amenhotep III. |
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Le titre qui lui est donné de "Père divin" serait en rapport avec l'avenir de sa fille ?. D'ailleurs Youya a porté également ce même titre. Ce lien familial ferait donc de Néfertiti la cousine de son époux. Tout n'est pas aussi simple pour certains spécialistes qui précisent que Tiyi II n'a jamais porté le titre de "Mère divine", comme il se devrait si elle était la mère de Néfertiti. Elle n'est donc probablement pas sa mère mais plutôt sa nourrice, titre qui lui est souvent attribué. Aucune référence n'a été trouvée prouvant que Tiyi II serait la mère naturelle de Néfertiti. Cela ne remet pas en cause cette origine de Néfertiti qui aurait donc bien épousé son cousin, mariage qui se déroulait traditionnellement à cette époque. Mais alors qui était la mère de Néfertiti ?. Il est enregistré sur des documents que Moutnedjémet (ou Mutnedjmet), l'épouse d’Horemheb, et Néfertiti sont sœurs. |
Néfertiti - Metropolitan Muséum |
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Il est aussi indiqué que Moutnedjémet est beaucoup plus jeune que Néfertiti, à peut près de l'âge des enfants de la Reine. Cela confirmerait qu'Aÿ II est bien le père des deux femmes, mais pourrait aussi indiquer, comme le propose Cyril Aldred, que Néfertiti serait la fille d'une précédente épouse d’Aÿ II. Elle ne serait donc que la demi-sœur de Moutnedjémet. Toutefois, à aujourd'hui, aucune preuve archéologique formelle ne vient certifier l'une ou l'autre des théories. |
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Son mariage
Néfertiti devient la Grande Épouse Royale d'Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) en l’an III ou début de l'an IV du règne de celui-ci. Elle exercera aussi la fonction de Divine Épouse d'Amon. La date exacte de son mariage est controversée par les spécialistes, car il reste une énigme sur l'âge d'Akhénaton lors de sa prise de pouvoir, une vingtaine d'années comme présentent certains ou à peine douze ans comme le pensent d'autres ?. De plus il se pourrait aussi qu'il ait épousé la Reine avant son accession au trône comme le propose Claude Vandersleyen. |
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Dans les tombes des hauts dignitaires Khérouef et Ramose, officiant tous deux sous le règne du père d'Akhénaton et au tout début du sien, on trouve des représentation du Roi non pas avec Néfertiti, mais avec sa mère, la Reine Tiyi I. Plusieurs fragments de relief de Karnak montrent le jeune Roi avec un visage presque poupin. L'absence de Néfertiti auprès du Roi dans les deux tombes de ces dignitaires jusqu'à la IIIe (ou début de la IVe) année de son règne tend aussi à donner des indications sur le jeune âge du souverain. Les spécialistes (dont en tête Marc Gabolde) en ont donc déduit qu'il épouse Néfertiti à cette période, car de plus, aucune représentation de la Reine n'a été trouvée datant d'avant cette époque. Les représentations trouvées dans le temple de Sésibé dateraient de l'an III.
La Reine Néfertiti participe à la fête Sed d'Amenhotep IV, le seul problème c'est que nous ne pouvons pas dater avec certitude cette cérémonie, an II, III, voire an IV, les avis sont partagés. Il est important pour les spécialistes de savoir si Néfertiti était présente dès le début du règne car cela influe sur l'âge des Princesses. Un indice est donné par une stèle frontière (Stèle K) d'Amarna (Akhétaton) qui fait référence à deux naissances, l'une en l'an III ou IV, Méritaton et l'autre de l'an IV/V de Mâkétaton. |
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Tête de Néfertiti - Ägyptisches Museum - Berlin |
Ses différentes représentations
La Reine est représentée une quantité de fois incroyable dans le paysage architectural Égyptien, surtout au temple d'Aton de Karnak. Soit, comme sur un talatate provenant du temple d'Amarna, dans la pose traditionnelle du Pharaon, portant sa couronne et châtiant les ennemis. Néfertiti sera la seule épouse royale à se faire représenter de la sorte. Soit célébrant des fêtes aux côtés du Roi, devant le Dieu Aton. Soit, encore à Karnak, l'iconographie la montre en sphinx où à l'origine une allée de ces statues étaient présentées à tête humaine alternant entre le portrait d'Akhénaton et celui de Néfertiti. On la trouve aussi dans la tombe de nobles, notamment celle du scribe royal Panéhésy (ou Panehsy) où elle est aux côtés du Roi, tous deux portant la couronne Atef. Sa couronne est toutefois plus petite que celle de son époux. Même représentation dans le temple d'Aton, édifié en l'an VI, elle est toujours représenté sur le décor des murs et la statuaire aux côtés d'Amenhotep IV, allant jusqu'à porter la même couronne que lui.
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Toutes ces scènes prouvent que la Reine n'a pas que la beauté et qu'elle est une femme qui exerce un rôle politique important pendant le règne de son mari. Cependant voulait-on montrer qu'elle participait au pouvoir ou ces représentations servaient uniquement à illustrer son importance ?. Elle va aussi énormément participer au développement de la nouvelle religion consacrée à Aton et officier, pendant les cérémonies religieuses, aux cotés d'Akhénaton, qui porte le titre de "Grand Prêtre d'Aton". |
Akhénaton et Néfertiti - Musée du Louvre |
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Elle va, à l’occasion de la fête Sed d'Akhénaton (an II/III ou IV) s’attribuer les fonctions de la Déesse Hathor. Son influence auprès du Roi, son prestige et son pouvoir ne vont cesser de croître jusqu'à son étrange disparition. D’autres reliefs la montrent avec son mari et ses filles, dans leurs intimités familiales. L'image du couple royal est idéalisée dans ces scènes intimistes. Selon Erik Hornung, cette iconographie à pour but de montrer une autre image de la famille royale, celle d'une "famille sainte". Néfertiti va dépasser le rôle déjà important qu'occupait la Reine mère Tiyi I, elle va être en quelque sorte la "Déesse" de son époux et former avec lui et le Dieu Aton une triade.
Une des scènes représentées sur un relief, datée de l’an XII, raconte que "le Roi et la Reine font une apparition en publique pour recevoir le tribut de la Syrie, de l'Éthiopie, des pays vassaux de l'Est et de l'Ouest et aussi ceux des îles du milieu de la mer". Sur cette représentation, le Roi est à côté de Néfertiti qui entoure sa taille de son bras. La Reine apparaît ainsi comme l'égale de son époux dans les affaires politiques. |
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Sa disparition
La fin de la vie de la Reine est une grande énigme. Ce "document" cité ci-dessus est (Pour l'instant) le dernier concernant une apparition officielle de Néfertiti. Un ultime, la montrera vers l’an XIII assistant aux funérailles de sa fille Mâkétaton. À partir de cette période, elle disparaît de la scène politique et publique Amarnienne. Son nom va même jusqu'à être effacé sur les monuments pour être remplacé par celui de Méritaton. Toutefois il faut noter que ces manifestations hostiles ne signifient pas forcément la mort de la Reine.
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Talatate représentant Akhénaton et Néfertiti - Karnak |
Si tel est le cas combien de temps aurait-elle survécue?. Les raisons pour expliquer cette disparition brutale nous échappent encore. Des sceaux de jarre à vin, portant son nom, ont été retrouvés dans le palais Nord d'Amarna (Akhétaton), où elle aurait fini ses jours, que certains situent entre l’an XVI/XVII, alors que son époux résidait à la fin de son règne à Thèbes. Dans ce cas, s'y serait-elle exilée volontairement, accablée par la douleur des pertes successives de ses filles ?. Certains spécialistes avaient un moment avancé une possible disgrâce, elle aurait été évincée par une rivale, Kiya, une autre épouse du Roi.
On sait aujourd'hui que c'est l'inverse qui s'est produit. D'autres pensent que tous les décès dans la famille royale, au premier abord inexplicables, seraient la conséquence d’une épidémie de peste qui avait frappée le pays à cette époque. La Reine aurait été emportée, elle aussi par la maladie. Certaines statuettes funéraires retrouvées, inscrites à son nom, abondent dans le sens de cette théorie. |
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Une autre hypothèse, proposée par certains égyptologues dont Christian E.Loeben, affirme que la disparition brutale de Néfertiti, à partir de l’an XIII/XIV, ne serait en fait qu'un changement de statut de la Reine, accompagné d'un changement de nom. Elle serait devenue co-Régente et, survivant à son époux, aurait pris les pleins pouvoirs et serait, pour certains, la "Femme Roi" qui lui succéda sous le nom de Ânkh(t)Khéperourê Néfernéférouaton. La mort d'Akhénaton est, elle aussi, mystérieuse. On ne sait pas exactement, ni quand ni comment, il décède. La seule précision, est une dernière inscription le mentionnant, que l'on date de l'an XVI. Selon ces spécialistes Néfertiti aurait bien régné après le décès d'Amenhotep IV car dans son palais, on a retrouvé des jarres qui porteraient comme indication : L’an I de Néfertiti ? (Cette idée est loin de faire l'unanimité). Cette théorie de co-régence et succession fut développée la première fois par Henri Gauthier en 1912, puis abandonnée.
Elle est reprise en 1973, avec les études de James Edward Harris. Celui-ci démontre que la disparition de la Grande Épouse Royale Néfernéférouaton Néfertiti, vers l'an XIII/XIV de son époux, coïncide avec l'apparition d'un nouveau personnage nommé au titre de co-Régent au nom de Ânkh-Khéperourê Néfernéférouaton. Ce qui est attesté c'est qu'à partir de l'an XIII du règne d'Akhénaton, Méritaton remplace sa mère comme Grande Épouse Royale dans les cérémonies officielles, et, vers l'an XIV Néfertiti disparaît de l’iconographie Amarnienne. Plusieurs chatons de bague inscrits, trouvés par Sir William Matthew Flinders Petrie, à Amarna montrent que ce nouveau personnage est une femme puisque la forme attestée est Ânkh(t)Khéperourê. Manéthon, dans sa liste royale, évoque une "femme Roi" à la fin de la XVIIIe dynastie qu'il nomme Acenchêrês (ou Akenkheres ou Achencherês) qui serait une mauvaise transcription Ankh-Khéperourê. |
Néfertiti - Musée Égyptien du Caire |
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Corps de femme, très certainement Néfertiti – Musée du Louvre |
C'est sur ce postulat que ces spécialistes y ont vu là la certitude qu'il s'agissait de Néfertiti. Cependant l'identité de cette Ânkh(t)Khéperourê à été très discutée (voir article sur Méritaton) : Kiya, Méritaton, Néfertiti ?. Marc Gabolde exclut Néfertiti à cause de la présence de Méritaton qui avait déjà, on le sait, écartée Kiya. Les partisans de Néfertiti co-Régente voient le déroulement ainsi : Après l'an XIII, Néfertiti promue, abandonne son nom de Néfernéférouaton Néfertiti (ce qui n'est pas inhabituel) et devient co-Régente sous celui de Ânkh(t)Khéperourê Néfernéférouaton. Lorsque son époux décède, en l'an XVI/XVII, elle prend le pouvoir et change une nouvelle fois de nom et devient Ânkh(t)Khéperourê Semenkhkarê.
Là peut se poser un problème, car on a retrouvé dans la tombe KV55 une momie masculine au nom de Semenkhkarê, ceci dit rien ne prouve que ce Semenkhkarê soit véritablement ce Roi. Dans cette hypothèse Semenkhkarê aurait été une femme et Néfertiti aurait donc régnée en "Pharaon", comme certaines Reines dont Hatchepsout (1479-1458/57) ?. Une autre preuve avancé par les partisans de cette théorie est l'interprétation d'une scène dans la tombe de Houya et Meryrê II à Amarna où ils y voient la représentation de la cérémonie pour la promotion de la Reine co-Régente. Mais il n'est pas certain que ce ne soit pas Méritaton et pour autant si c'est Néfertiti, est-ce elle qui succéda à Akhénaton.
Cette période de l'histoire est l'une des intrigues les plus intéressantes de l'antiquité Égyptienne car, de plus, par souci de souveraineté et de légitimité, un des Roi suivants : Horemheb (1323-1295), a rayé toute la famille issue d'Amenhotep IV des registres d'administration. La chronologie cependant aujourd'hui qui remporte le plus grand consensus de la part des spécialistes, est celle proposée par Marc Gabolde. Il propose que Néfertiti meurt avant Akhénaton et que c'est Méritaton qui succède à son père. Toutefois cette affirmation amène une autre énigme : Où a été enterrée la Reine ?. |
Sa mort et sa momie
Nous ne connaissons ou n'avons trouvé, à ce jour, ni mobilier funéraire ni tombe de la Reine. Il semble de plus en plus improbable aux spécialistes que la souveraine fut enterrée dans la tombe royale (TA26) d'Amarna, même s'il lui ait attribué une chambre dans la suite inachevée de la sépulture d'Akhénaton alors que cette pièce ne fut, semble t-il, jamais utilisée. Ce qui fait que là encore les spécialistes sont très divisés et n'avancent que des spéculations. Marc Gabolde à une approche différente il met en évidence des évènements dont nous connaissons la date précise et essaie de voir si Néfertiti y était présente. Ce qui ne certifie pas non plus qu'elle soit décédée à ces périodes mais seulement qu'elle ne fait plus parti de la vie Amarnienne. Ce qui fait qu'en fait, en l'état de nos connaissances, rien ne permet de savoir ce qui s'est réellement passé. La plupart des égyptologues s'accordent à penser qu'elle est morte de mort naturelle, mais quand et où est sa momie ?.
Le 9 juin 2003, une
archéologue Anglaise du nom de Joann
Fletcher, annonce publiquement
qu’une des
momies non encore identifiées découvertes dans la tombe
KV35 en 1898, serait celle
de Néfertiti. Elle s'appuie, pour confirmer ses dires, sur la technique de
momification employée, qui serait celle que l'on utilisait à la XVIIIe
dynastie, de plus la position
du corps indiquerait qu'il s'agisse d'un personnage royal. |
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Ses enfants |
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Fresque représentant Akhénaton, Néfertiti et trois de leurs filles - Musée du Caire |
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Néfertiti va donner six filles à Akhénaton et il était aussi reconnu par la grande majorité des spécialistes qu’elle fut la mère de Toutânkhamon, qui serait né en l’an X/XI. Cette idée s'appuyait sur une interprétation faite par Marc Gabolde d'une représentation de la salle gamma de la tombe royale (TA26) d'Amarna. Celle-ci mentionne bien la Reine et montre un nourrisson dans les bras de sa nourrice, identifié comme étant Toutânkhamon. La scène se situe dans le contexte des funérailles de la Princesse Mâkétaton. D'après Marc Gabolde, il ne peut s'agir d'un enfant de l'une des Princesses royales, comme il a été quelques fois avancé, du fait de leur trop jeune âge.
Toutefois le 17 février 2010 l'extravagant Zahi Hawass, comme à l'accoutumé avide d'honneurs médiatiques, a révélé, devant les caméras du monde entier, les principaux résultats d'une étude génétique et médico-légale qui aura durée deux ans. Suite à l'analyse ADN effectuée sur seize momies, dont onze, y compris celle de Toutânkhamon, étaient supposées être membres de la famille royale, l'étude a permis d'identifier avec certitude le père du jeune Roi comme étant Amenhotep IV. En ce qui concerne sa mère, Zahi Hawass avance que les chercheurs sont unanimes, ce n'est pas Néfertiti. Ce serait une sœur et épouse secondaire d'Amenhotep IV/Akhénaton dont le corps est, selon lui, celui d'une momie non identifiée connue aujourd'hui sous le nom de code KV35YL ou dite la "Young Lady". |
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"On ne connaît pas son nom, mais le plus important c'est que cette dame est la fille d'Amenhotep III et de la Reine Tiyi, les grands-parents de Toutankhamon, il n'est donc pas possible qu'elle soit Néfertiti", a-t-il déclaré. Que Toutankhamon soit le fils d’Akhénaton, on le savait déjà !!. Concernant sa filiation maternelle, il serait prudent d'attendre un peu. Acceptons juste le fait que ce ne serait pas Néfertiti, dont la momie nous serait bien utile. |
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{Aimé d'Aton} |
● L'aînée des filles se nomme Méritaton (Aimée d'Aton), elle naît en l’an III ou IV. À Amarna, une stèle (Stèle K) commémorative la désigne, à cette époque, comme l’unique fille du Roi. On a constaté sur les représentations datant de la fin du règne de son père, l'absence de sa mère lors des cérémonies religieuses, à cause d'une mauvaise santé ?. |
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Selon plusieurs égyptologues, c'est Méritaton qui la remplace et prend le titre de Grande Épouse Royale. Plusieurs hypothèses sont avancées par les historiens concernant son histoire : - Il est est de plus en plus probable qu'elle soit la "Femme Roi" qui succède à Amenhotep IV sous le nom Ânkh(t)Khéperourê Néfernéférouaton (Hypothèse retenue par la grande majorité des spécialistes) ?. - À l'inverse, pour d'autres, pour une raison mystérieuse, elle aurait été écartée du trône dont elle devait hériter après la mort d'Amenhotep IV puisqu'étant l'ainée. Son nom en tant que Princesse promise au destin de Reine a été effacé des registres ?. - Elle aurait épousé Semenkhkarê avant la nomination de Toutânkhamon (1336/35-1327) ?. (Voir article sur la vie de Méritaton)
Durant cette période troublée, une Reine d'Égypte, veuve, demanda la venue d'un Prince Hittite, ce pays contre lequel l'Égypte était en guerre, pour qu'il vienne régner à ses côtés. Le message est cependant intercepté et le Prince sera exécuté à peine entré en Égypte. On peut s'étonner de cette incroyable lettre qui a été découverte à Hattousa, capitale des Hittites, offrant à un étranger de devenir Pharaon. Elle est adressée a l'Empereur Souppilouliouma I (ou Suppiluliuma, 1382-1342) et selon certains spécialistes, Méritaton en serait l'auteur. Le nom de sa mère est également évoquée. D'autres spécialistes pensent qu'il s'agit plus probablement de sa sœur Ânkhesenamon, lorsqu'elle fut veuve de Toutânkhamon pour ne pas épouser Aÿ II (1327-1323). |
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Mâkétaton - Musée du Louvre
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● La deuxième fille s'appelle Mâkétaton, {La protégée d'Aton} elle naît en l’an IV/V. Une représentation des premières Princesses d'Amarna se trouve sur les murs du temple de Hutte-benben consacré à Néfertiti, où elle et sa sœur aînée Méritaton apparaissent à côté de la Reine. Mâkétaton meurt quelques mois après son mariage avec son père, en l'an XIV. Certains spécialistes avancent que ce serait des suites d'un accouchement. Ils donnent comme preuve un évènement qui est dépeint sur les murs de la chambre funéraire d'Akhénaton, mais cela pourrait tout aussi bien être de la peste, qui semble avoir ravagée le pays à cette époque.
Trois chambres (Nommées alpha, bêta et gamma) du tombeau royal d'Amarna semble avoir été employées pour l'enterrement de Mâkétaton. En l'an XII elle est encore vivante, puisqu'elle a été dépeinte avec ses parents et sœurs à la fête grandiose qui est célébrée à Amarna ou des représentants de Palestine, Koush (Nubie) etc... apportent des présents au Roi et à la Reine. Cette cérémonie peut être vue sur plusieurs scènes dans les tombeaux privés des fonctionnaires du haut rang.
● La troisième fille qui naît en l'an VI/VII, est Ânkhesenamon (ou Ânkhesenpaaton de son nom de naissance, Elle vit pour Aton, anx-sn-itn}. Son nom changera en Ânkhesenamon quand son époux modifiera le sien après avoir réinstauré le culte d'Amon. Elle sera d'abord l'épouse de son père puis de "son frère" Toutânkhamon. Début de l'an VIII, le Roi et toute la cour déménage pour la nouvelle capitale Amarna, qui n’est pas encore terminée. C'est là, que naîtront Toutânkhamon et les trois autres filles de Néfertiti. |
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● La quatrième fille est Néfernéférouaton (ou Néferaferouaton Tasherit). Elle naît fin de l'an VII. Il est probable qu'elle soit née à Amarna, la nouvelle capitale. Son nom Néfernéférouaton {Beauté des beautés d'Aton ou les perfections du disque solaire sont parfaite, nfr-nfrw-itn} est la copie exacte de celui de Néfertiti. Tasherit, signifie simplement {La plus jeune}. En l'an XIV, elle est montrée avec ses sœurs Méritaton et Ânkhesenamon pleurant la mort de Mâkétaton et ses plus jeunes sœurs Néfernéferourê et Setepenrê ne sont pas encore là. Ce qu'il advient de Néfernéferouaton, ne nous est pas connu à aujourd'hui, mais les égyptologues pensent qu'elle est morte avant que Toutânkhamon et Ânkhesenamon soient arrivés sur le trône.
● Pour la cinquième filles, qui naît en l'an IX, il y a une polémique entre les spécialistes, certains (Et ils sont majorités) lui donnent comme nom Néfernéferourê {Beauté des beautés de Rê, nfr-nfrw-ra}. D'autre la nomme Baketaton, mais il semble qu'il y ait là confusion avec la dernière fille d'Amenhotep III et Tiyi I. Elle est la première des filles (et garçon) à ne pas porter le nom du Dieu Aton. Cela peu indiquer que le fait de pousser le culte d'Aton n'a pas affecté celui du Dieu Rê, qui est à peu près identique. Néfernéferourê meurt en l'an XIV, probablement comme sa sœur Mâkétaton de la peste qui a envahi l'Égypte à cette époque. Sur le mur C de la chambre alpha du tombeau royal, son nom est mentionné parmi cinq Princesses (La liste a exclu la plus jeune, Setepenrê, qui était probablement morte à cette époque), mais il a été recouvert de plâtre. Sur le mur B de la chambre gamma elle est absente de la scène qui montre le deuil de la Princesse Mâkétaton. |
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Néfernéferourê (à gauche) et sa sœur aînée Néfernéferouaton Tasherit sur une peinture murale dans une maison privée. |
Son absence de cette scène et son nom plâtré signifient qu'elle est sûrement morte avant la fin de la décoration de ces chambres. Une petite boîte portant sa représentation sur son couvercle a été trouvée parmi les trésors de Toutânkhamon. Elle montre la Princesse s'accroupir, avec un doigt appuyé sur sa bouche, comme les enfants sont souvent représentés. Fait intéressant, sur le couvercle de cette boîte le nom de Rê, dans son nom, a été écrit phonétiquement au lieu de l'habituel signe cercle et point.
● Enfin, la sixième et dernière fille, Setepenrê {L'élue de Rê, stp.n-ra} naît fin de l'an IX début de l'an X. Ce nom à généralement été employé par les Rois et Pharaons rarement pour une fille et comme sa sœur précédente il est à noter qu'il n'inclut pas celui d'Aton. Aujourd'hui encore nous savons peu de chose au son sujet de cette Princesse. On suppose qu'elle est morte très jeunes, elle ne devait avoir guerre plus de quatre/cinq ans, probablement comme ses deux autres sœurs, Mâkétaton et Néfernéferourê autour de l'an XIV. On peu supposer que c'est aussi de la peste. Il est même très probable qu'elle soit morte avant elles.
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Bibliographie
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Pour d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :
- Akhénaton et Néfertiti - L'Amour et la Lumière, Éditions Fernand Hazan, Paris, 1998. - Amarna sunset : Nefertiti, Tutankhamun, Ay, Horemheb and the Egyptian counter-reformation, The American University in Cairo Press, 15 Novembre 2009. - Amarna Letters : Essays on Ancient Egypt ca. 1390-1310 B.C., KMT Communications, San Francisco, 1994. Francesco Tiradritti, Jean-Luc Chappaz et Marie Vandenbeusch : - Akhénaton et Néfertiti : Soleil et ombres des pharaons, Musée d'art et d'histoire, Genève, Janvier 2008. - Nefertiti : Unlocking the mystery surrounding Egypt's most famous and beautiful queen, Penguin Books Ltd, Septembre 1999 ou Nefertiti : Egypt's sun queen, Penguin Books Ltd, Mai 2005.
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