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Buste de Néfertiti - Ägyptisches Museum - Berlin |
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Son origine
Néfertiti est une Reine d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle devient la Grande Épouse Royale du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338). En fait, une grande partie de l'histoire de cette souveraine et de celle de cette époque sont sujettes à discutions, pour commencer l'origine de la "belle Reine". Son nom de naissance serait Néfer Néferou Aton (Belle dans la beauté d'Aton ou parfaite est la perfection d'Aton) et son nom de Reine, qui lui est donné lors de son mariage est, Néfernéferouaton-Néfertiti. Néfertiti serait pour certains le diminutif du premier qui glorifie sa beauté. Erik Hornung pense que ce rajout à son nom est plus une sorte de prénom donné à la Reine, mais d'où vient-elle vraiment ?.
La première hypothèse est qu'elle soit d'origine Mitannienne, en la personne de la Princesse Tadukhepa (ou Tahoudipa), fille de l'Empereur Tushratta (v.1380-v.1350) et épouse du Roi précédent Amenhotep III (1390-1353/52, Selon les lettres de Tell el-Amarna). Cette théorie repose sur le nom Égyptien de la Reine : Néfertiti, La Belle est venue, qui semble indiquer une origine étrangère, sous entendu "venant d'une autre contrée". Cependant on peu invalider cette hypothèse puisque des documents mentionnent l'arrivée de Tadukhepa à Malqata (ou Malqatta ou Malgatta), palais d' Amenhotep III, en l'an 36 de son règne, à une date donc largement postérieure au mariage de la Reine avec Amenhotep IV.
Toutefois pour Eléonore Bille-Demot : "Il y a, suffisamment d’indices qui permettent de dire que Néfertiti et Tadukhepa étaient une seule et même personne. Tout d’abord, ce surnom : Néfertiti, La Belle est Venue, puis le fait que le Roi Tushratta (dans ses correspondances) commence toujours par mentionner la Reine-mère, puis Tadukhepa, ma fille, ton épouse... Mais surtout il y a cette coiffure de Néfertiti, en forme de chape qu’elle est la seule à porter de toutes les Reines d’Égypte. Cette coiffure ressemblait à la coiffure-couronne des Déesses d'Asie et d’ailleurs…Le type ethnique de la Reine est très différent de celui des Égyptiens........" Histoire ou fiction ?
Dans le même ordre d'idée, selon Agnès Cabrol, à l'époque il était coutume que le nouveau dirigeant reprenne les femmes de son prédécesseur et que lors du remariage, l'épouse change de nom. Tadukhepa aurait donc changée de nom à la mort d'Amenhotep III et se présenterait alors sous les traits d’une autre épouse d'Amenhotep IV, Néfertiti.
Une autre hypothèse, qui ne rencontre pas un grand nombre d'adepte, veut faire de Néfertiti une Princesse d'origine Égyptienne, de sang royal, fille d'Amenhotep III et de la Reine Tiyi I, donc la sœur de son époux ?. Le seul problème c'est que la Reine ne porte aucun titre indiquant qu'elle serait de lignée royale, même d'une épouse secondaire. Les spécialistes ont donc aussi excluent cette proposition.
Aujourd'hui, en majorité, les égyptologues voient en Néfertiti, malgré son nom ambigu : La Belle est venue, une origine Égyptienne et la situe au sein de l’entourage royal. Elle serait (D'après eux) une des filles d’un haut dignitaire, le futur Pharaon Aÿ II (1327-1323) et peut-être de son épouse Tiyi II (ou Ti ou Tiy). Cette théorie s'appuie sur des représentations de Néfertiti en compagnie de Tiyi II. Aÿ II est vraisemblablement un fils de Youya, prophète de Min et Touya (ou Tyouyou) originaire de la région d'Akhmîm, donc le frère de Tiyi I l’épouse d'Amenhotep III.
Le titre qui lui est donné de "Père divin" serait en rapport avec l'avenir de sa fille ?. D'ailleurs Youya a porté également ce même titre. Ce lien familial ferait donc de Néfertiti la cousine de son époux. Tout n'est pas aussi simple pour certains spécialistes qui précisent que Tiyi II n'a jamais porté le titre de "Mère divine", comme il se devrait si elle était la mère de Néfertiti. Elle n'est donc probablement pas sa mère mais plutôt sa gouvernante ou sa nourrice, ce dernier titre qui lui est souvent attribué. Aucune référence n'a été trouvée prouvant que Tiyi II serait la mère naturelle de Néfertiti. Cela ne remet pas en cause l'origine paternel de Néfertiti qui aurait donc bien épousé son cousin, mariage qui se déroulait traditionnellement à cette époque. Mais alors qui était la mère de Néfertiti ?. Cyril Aldred, opte pour une première épouse d'Aÿ II, le nom est inconnu par ailleurs, avant Tiyi II.
Quelques historiens, dont Walter Wolf et Erik Hornung, pensent que Moutnedjémet était peut être la sœur de Néfertiti. Ce que viendrait confirmer sa titulature "La sœur de la Grande Épouse Royale". Cependant aucune référence n'a été trouvée prouvant que Tiyi II, qui est donnée comme la mère de Moutnedjémet, serait la mère naturelle d'une Grande Épouse Royale. Les partisans de cette théorie avancent qu'il est enregistré sur des documents que Moutnedjémet et Néfertiti sont sœurs et que Moutnedjémet est beaucoup plus jeune que Néfertiti, à peut près de l'âge des enfants de celle-ci. Cela pourrait indiquer qu'Aÿ II fut bien le père des deux femmes et comme le l'indique Cyril Aldred, Néfertiti pourrait-être la fille d'une précédente épouse ?. L'égyptologue Geoffrey Martin note qu'il n'y a pas de preuve définitive pour attester cette affirmation. Pour lui Moutnedjémet n'était pas de sang royal. Il précise que le nom "Mutnodjmet" n'est pas particulièrement rare à la fin de la XVIIIe dynastie. Il y a beaucoup de spécialistes, dont Hans Wolfgang Helck, Rolf Krauss et Jürgen Von Beckerath qui pensent, comme Geoffrey Martin, que ces deux Reines n'étaient pas sœurs (ou demi-sœur). Pour eux, il s'agit d'une erreur de lecture du nom de la véritable sœur de Néfertiti qui se nommait Moutbelet. Il convient aussi de signaler que le mot "sœur" en Égyptien englobe différents niveaux de parenté. Moutnedjémet pourrait tout aussi bien être une cousine. Dans la tombe d'Aÿ II, ni Néfertiti, ni Moutnedjémet ne sont présentées comme ses filles. Toutefois, à aujourd'hui, aucune preuve archéologique formelle ne vient certifier l'une ou l'autre des théories.
Son mariage
Néfertiti devient la Grande Épouse Royale d'Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) en l’an 3 ou début de l'an 4 du règne de celui-ci. Elle exercera aussi la fonction de Divine Épouse d'Amon. La date exacte de son mariage est controversée par les spécialistes, car il reste une énigme sur l'âge d'Akhénaton lors de sa prise de pouvoir, une vingtaine d'années comme présentent certains ou à peine douze ans comme le pensent d'autres ?. De plus il se pourrait aussi qu'il ait épousé la Reine avant son accession au trône comme le propose Claude Vandersleyen. Dans les tombes des hauts dignitaires Khérouef et Ramosé, officiant tous deux sous le règne du père d'Akhénaton et au tout début du sien, on trouve des représentation du Roi non pas avec Néfertiti, mais avec sa mère, la Reine Tiyi I.
Plusieurs fragments de relief de Karnak montrent le jeune Roi avec un visage presque poupin. L'absence de Néfertiti auprès du Roi dans les deux tombes de ces dignitaires jusqu'à la IIIe (ou début de la IVe) année de son règne tend aussi à donner des indications sur le jeune âge du souverain. Les spécialistes (dont en tête Marc Gabolde) en ont donc déduit qu'il épouse Néfertiti à cette période, car de plus, aucune représentation de la Reine n'a été trouvée datant d'avant cette époque. Les représentations trouvées dans le temple de Sésibé dateraient de l'an 3.
La Reine Néfertiti participe à la fête Sed d'Amenhotep IV, le seul problème c'est que nous ne pouvons pas dater avec certitude cette cérémonie, en l'an 2, 3, voire en l'an 4, les avis sont partagés. Il est important pour les spécialistes de savoir si Néfertiti était présente dès le début du règne car cela influe sur l'âge des Princesses. Un indice est donné par une stèle frontière (Stèle K) d'Amarna (Akhétaton) qui fait référence à deux naissances, l'une en l'an 3 ou 4, Méritaton et l'autre de l'an 4/5 de Mâkétaton.
Ses différentes représentations
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Tête de Néfertiti - Ägyptisches Museum - Berlin |
La Reine est représentée une quantité de fois incroyable dans le paysage architectural Égyptien, surtout au temple d'Aton de Karnak. Soit, comme sur un talatate provenant du temple d'Amarna, dans la pose traditionnelle du Pharaon, portant sa couronne et châtiant les ennemis. Néfertiti sera la seule épouse royale à se faire représenter de la sorte. Soit célébrant des fêtes aux côtés du Roi, devant le Dieu Aton. Soit, encore à Karnak, l'iconographie la montre en sphinx où à l'origine une allée de ces statues étaient présentées à tête humaine alternant entre le portrait d'Akhénaton et celui de Néfertiti.
On la trouve aussi dans la tombe de nobles, notamment celle du scribe royal Panéhésy (ou Panehsy) où elle est aux côtés du Roi, tous deux portant la couronne Atef. Sa couronne est toutefois plus petite que celle de son époux. Même représentation dans le temple d'Aton, édifié en l'an 6, elle est toujours représenté sur le décor des murs et la statuaire aux côtés d'Amenhotep IV, allant jusqu'à porter la même couronne que lui. |
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Toutes ces scènes prouvent que la Reine n'a pas que la beauté et qu'elle est une femme qui exerce un rôle politique important pendant le règne de son mari. Cependant voulait-on montrer qu'elle participait au pouvoir ou ces représentations servaient uniquement à illustrer son importance ?. Elle va aussi énormément participer au développement de la nouvelle religion consacrée à Aton et officier, pendant les cérémonies religieuses, aux cotés d'Akhénaton, qui porte le titre de "Grand Prêtre d'Aton". Elle va, à l’occasion de la fête Sed d'Akhénaton (an 2/3 ou 4) s’attribuer les fonctions de la Déesse Hathor. |
Akhénaton et Néfertiti - Musée du Louvre |
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Son influence auprès du Roi, son prestige et son pouvoir ne vont cesser de croître jusqu'à son étrange disparition. D’autres reliefs la montrent avec son mari et ses filles, dans leurs intimités familiales. L'image du couple royal est idéalisée dans ces scènes intimistes. Selon Erik Hornung, cette iconographie à pour but de montrer une autre image de la famille royale, celle d'une "famille sainte". Néfertiti va dépasser le rôle déjà important qu'occupait la Reine mère Tiyi I, elle va être en quelque sorte la "Déesse" de son époux et former avec lui et le Dieu Aton une triade.
Une des scènes représentées sur un relief, datée de l’an 12, raconte que "le Roi et la Reine font une apparition en publique pour recevoir le tribut de la Syrie, de l'Éthiopie, des pays vassaux de l'Est et de l'Ouest et aussi ceux des îles du milieu de la mer". Sur cette représentation, le Roi est à côté de Néfertiti qui entoure sa taille de son bras. La Reine apparaît ainsi comme l'égale de son époux dans les affaires politiques. |
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Sa disparition
La fin de la vie de la Reine est une grande énigme. Ce "document" cité ci-dessus est (Pour l'instant) le dernier concernant une apparition officielle de Néfertiti. Un ultime, la montrera vers l’an 13 assistant aux funérailles de sa fille Mâkétaton. À partir de cette période, elle disparaît de la scène politique et publique Amarnienne. Son nom va même jusqu'à être effacé sur les monuments pour être remplacé par celui de Méritaton. Toutefois il faut noter que ces manifestations hostiles ne signifient pas forcément la mort de la Reine. Si tel est le cas combien de temps aurait-elle survécue?. Par contre sa disparition dans la documentation après l'an 14 est curieuse.
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Talatate représentant Akhénaton et Néfertiti - Karnak |
Les raisons pour expliquer cette disparition brutale nous échappent encore. Des sceaux de jarre à vin, portant son nom, ont été retrouvés dans le palais Nord d'Amarna (Akhétaton), où elle aurait fini ses jours, que certains situent entre l’an 16/17, alors que son époux résidait à la fin de son règne à Thèbes. Dans ce cas, s'y serait-elle exilée volontairement, accablée par la douleur des pertes successives de ses filles ?. Certains spécialistes avaient un moment avancé une possible disgrâce, elle aurait été évincée par une rivale, Kiya, une autre épouse du Roi.
On sait aujourd'hui que c'est l'inverse qui s'est produit. D'autres pensent que tous les décès dans la famille royale, au premier abord inexplicables, seraient la conséquence d’une épidémie de peste qui avait frappée le pays à cette époque. La Reine aurait été emportée, elle aussi par la maladie. Certaines statuettes funéraires retrouvées, inscrites à son nom, abondent dans le sens de cette théorie. |
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Une autre hypothèse, proposée par certains égyptologues, dont Christian E.Loeben, affirme que la disparition brutale de Néfertiti, à partir de l’an 13/14, ne serait en fait qu'un changement de statut de la Reine, accompagné d'un changement de nom. Elle serait devenue Corégente et, survivant à son époux, aurait pris les pleins pouvoirs et serait, pour certains, la "Femme Roi" qui lui succéda sous le nom de Ânkh(t)Khéperourê Néfernéferouaton. La mort d'Akhénaton est, elle aussi, mystérieuse. On ne sait pas exactement, ni quand ni comment, il décède. La seule précision, est une dernière inscription le mentionnant, que l'on date de l'an 16. Selon ces spécialistes Néfertiti aurait bien régné après le décès d'Amenhotep IV car dans son palais, on a retrouvé des jarres qui porteraient comme indication : L’an 1 de Néfertiti ? (Cette idée est loin de faire l'unanimité). Cette théorie de corégence et succession fut développée la première fois par Henri Gauthier en 1912, puis abandonnée.
Elle fut reprise en 1973, avec les études de James Edward Harris. Celui-ci démontra que la disparition de la Grande Épouse Royale Néfernéferouaton Néfertiti, vers l'an 13/14 de son époux, coïncide avec l'apparition d'un nouveau personnage nommé au titre de Corégent au nom de Ânkh-Khéperourê Néfernéferouaton. Ce qui est attesté c'est qu'à partir de l'an 13 du règne d'Akhénaton, Méritaton remplace sa mère comme Grande Épouse Royale dans les cérémonies officielles, et, vers l'an 14 Néfertiti disparaît de l’iconographie Amarnienne. Plusieurs chatons de bague inscrits, trouvés par Sir William Matthew Flinders Petrie, à Amarna montrent que ce nouveau personnage est une femme puisque la forme attestée est Ânkh(t)Khéperourê. Manéthon, dans sa liste royale, évoque une "femme Roi" à la fin de la XVIIIe dynastie qu'il nomme Acenchêrês (ou Akenkheres ou Achencherês) qui serait une mauvaise transcription Ankh-Khéperourê. |
Néfertiti - Musée Égyptien du Caire |
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Corps de femme, très certainement Néfertiti – Musée du Louvre |
C'est sur ce postulat que ces spécialistes y ont vu là la certitude qu'il s'agissait de Néfertiti. Cependant l'identité de cette Ânkh(t)Khéperourê à été très discutée (voir article sur Méritaton) : Kiya, Méritaton, Néfertiti ?. Marc Gabolde exclut Néfertiti à cause de la présence de Méritaton qui avait déjà, on le sait, écartée Kiya. Les partisans de Néfertiti Corégente voient le déroulement ainsi : Après l'an 13, Néfertiti promue, abandonne son nom de Néfernéferouaton Néfertiti (ce qui n'est pas inhabituel) et devient Corégente sous celui de Ânkh(t)Khéperourê Néfernéferouaton. Lorsque son époux décède, en l'an 16/17, elle prend le pouvoir et change une nouvelle fois de nom et devient Ânkh(t)Khéperourê Semenkhkarê.
Là peut se poser un problème, car on a retrouvé dans la tombe KV55 une momie masculine au nom de Semenkhkarê, ceci dit rien ne prouve que ce Semenkhkarê soit véritablement ce Roi. Dans cette hypothèse Semenkhkarê aurait été une femme et Néfertiti aurait donc régnée en "Pharaon", comme certaines Reines dont Hatchepsout (1479-1457) ?. Une autre preuve avancé par les partisans de cette théorie est l'interprétation d'une scène dans la tombe de Houya et Meryrê II à Amarna où ils y voient la représentation de la cérémonie pour la promotion de la Reine Corégente. Mais il n'est pas certain que ce ne soit pas Méritaton et pour autant si c'est Néfertiti, est-ce elle qui succéda à Akhénaton.
Cette période de l'histoire est l'une des intrigues les plus intéressantes de l'antiquité Égyptienne car, de plus, par souci de souveraineté et de légitimité, un des Roi suivants : Horemheb (1323-1295), a rayé toute la famille issue d'Amenhotep IV des registres d'administration. La chronologie cependant aujourd'hui qui remporte le plus grand consensus de la part des spécialistes, est celle proposée par Marc Gabolde. Il propose que Néfertiti meurt avant Akhénaton et que c'est Méritaton qui succède à son père. Toutefois cette affirmation amène une autre énigme : Où a été enterrée la Reine ? car sa momie et sa tombe restent introuvables à ce jour. |
Sa mort et sa momie
Nous ne connaissons ou n'avons trouvé, à ce jour, ni mobilier funéraire, ni tombe de la Reine. Il semble de plus en plus improbable aux spécialistes que la souveraine fut enterrée dans la tombe royale (TA26) d'Amarna, même s'il lui ait attribué une chambre dans la suite inachevée de la sépulture d'Akhénaton alors que cette pièce ne fut, semble t-il, jamais utilisée. Comme le précise Marc Gabolde, le spécialistes de la période Amarnienne, si toute la famille à sûrement été enterrée à Amarna, il est évident que tous les membres furent par la suite transférés dans une (ou des) sépulture(s) dans la vallée des Rois lorsque la ville fut abandonnée.
Ce qui fait que là encore les spécialistes sont très divisés et n'avancent que des spéculations. Marc Gabolde à une approche différente il met en évidence des évènements dont nous connaissons la date précise et essaie de voir si Néfertiti y était présente. Ce qui ne certifie pas non plus qu'elle soit décédée à ces périodes mais seulement qu'elle ne fait plus parti de la vie Amarnienne. Ce qui fait qu'en fait, en l'état de nos connaissances, rien ne permet de savoir ce qui s'est réellement passé. La plupart des égyptologues s'accordent à penser qu'elle est morte de mort naturelle, mais quand et où est sa momie ?.
Le 9 juin 2003, une
archéologue Anglaise du nom de
Joann
Fletcher, annonce publiquement
qu’une des deux
momies non encore identifiées découvertes dans la tombe
KV35 en 1898, appelée "young
Lady" serait celle
de Néfertiti. Elle s'appuie, pour confirmer ses dires, sur la technique de
momification employée, qui serait celle que l'on utilisait à la
XVIIIe
dynastie, de plus la position
du corps indiquerait qu'il s'agisse d'un personnage royal. |
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Sa famille
Néfertiti va donner six filles à Akhénaton : Méritaton, Mâkétaton, Ânkhesenamon (ou Ânkhesenpaaton), Néfernéferouaton Tasherit, Néfernéferourê et Setepenrê. Il était aussi reconnu par la grande majorité des spécialistes qu’elle fut la mère de Toutânkhamon, qui serait né en l’an 10/11. Cette idée s'appuyait sur une interprétation faite par Marc Gabolde d'une représentation de la salle gamma de la tombe royale (TA26) d'Amarna. Celle-ci mentionne bien la Reine et montre un nourrisson dans les bras de sa nourrice, identifié comme étant Toutânkhamon. La scène se situe dans le contexte des funérailles de la Princesse Mâkétaton. D'après Marc Gabolde, il ne peut s'agir d'un enfant de l'une des Princesses royales, comme il a été quelques fois avancé, du fait de leur trop jeune âge.
Cependant, le 17 février 2010, l'extravagant Zahi Hawass, comme
à l'accoutumé avide d'honneurs médiatiques, a révélé, devant les caméras du monde entier, les principaux résultats d'une étude
génétique et médico-légale, qui aura durée deux ans. Suite à l'analyse ADN effectuée sur seize momies, dont onze, y compris celle de
Toutânkhamon étaient supposées être membres de la famille
royale, l'étude a permis d'identifier avec certitude le père du jeune Roi comme étant
Amenhotep IV. En ce qui concerne sa mère,
Zahi Hawass avance que les chercheurs
sont unanimes, ce n'est pas
Néfertiti, comme il a longtemps été supposé. La mère serait une sœur et épouse secondaire
d'Amenhotep IV,
dont le corps est, selon lui, celui d'une momie connue
aujourd'hui sous le nom de code KV35YL, ou dite la "Young Lady".
Cette dernière était jusque là attribuée à la Reine
Kiya, mais cette Reine, comme Néfertiti,
n'a jamais porté les titres de Fille du Roi (s3T-nswt)
ou Sœur du Roi (snt-nswt) "On ne connaît pas avec certitude son nom,
mais le plus important c'est que cette dame est la fille d'Amenhotep III et de la Reine Tiyi
I,
les grands-parents de
Toutânkhamon, il n'est donc pas possible qu'elle soit
Néfertiti", a-t-il déclaré.
Il serait prudent d'attendre un peu avant d'arriver à des conclusions
car, on le voit, l'affaire reste encore très compliquée. Acceptons juste le fait
que ce ne soit pas Néfertiti, dont la momie
nous serait bien utile.
Cependant on peut affirmer aujourd'hui sans se tromper que Néfertiti
a élevé à Amarna
le jeune
Toutânkhamon. Ce qui soulève d'autres questions, pourquoi elle et pas sa
mère, où était celle-ci etc ...
Pour plus
de détails sur les enfants de Néfertiti voir l'article sur :
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Pour
d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :
Cyril Aldred :
- Akhenaten and Nefertiti, Thames and Hudson, Studio, 1973 et Juin 1974.
Pamela Bradley :
- Nefertiti : A woman's search to reclaim her true feminine spirit, Chatswood, N.S.W. : New Holland, 2008.
Catherine Chadifaud et Frédérique Schwebel :
- Néfertiti, Hachette, Paris, 1990.
Andrée Chedid et Aziza Soliman :
- Néfertiti et le rêve d'Akhnaton, Flammarion, Paris, 1995.
- Amarna sunset : Nefertiti, Tutankhamun, Ay, Horemheb and the Egyptian counter-reformation, The American
University in Cairo Press, 15 Novembre 2009.
- Amarna Letters : Essays on Ancient ca. 1390-1310 B.C., KMT Communications, San Francisco, 1994.
- D'Akhénaton à Toutânkhamon, CIAHA 3,
Lyon, Paris, 1998 et Inst. Arch. Hist. Antiquité, 2000.
- Akhénaton : Du mystère à la lumière, Collection: Découvertes Gallimard, Editions Gallimard, Paris, Novembre 2005.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches
d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :
-
Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.
Wolfram Grajetzki :
- Die Töchter Echnatons, pp. 17–18, Kemet 1, 2002.
- Ancient Egyptian Queens : A hieroglyphic dictionary, Golden House Publications, London, 2005.
Klaus Dieter Hartel :
- Néfertiti, P.Belfond, Paris, 1976.
- Akhénaton et Néfertiti - L'Amour et la Lumière, Éditions Fernand Hazan, Paris, 1998.
- The search for Nefertiti : The true story of an amazing discovery, Hodder & Stoughton Ltd, Août 2004 et Août 2005.
- Les divines épouses de la 18e dynastie, Annales
littéraires de l'Université; de Besançon 306, Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Rob Goldberg :
- Nefertiti and the Lost Dynasty, National Geographic Channel, 2007.
- Akhénaton et Néfertiti : Le couple solaire, Robert Laffont, collection : Les Énigmes de l'univers, Paris, 1976 -
Éditions Perrin, Paris, 1990.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Brenda Lange :
- Nefertiti, Chelsea House, New York, 2009.
- Texts from the Amarna period in Egypt, Law Collections from Mesopotamia and Asia Minor,
Writings from the Ancient World, Society of Biblical Literat, Scholars Press, Janvier 1995, Décembre 1995 et 1997.
- Néfertiti, Reine du Nil, Robert Laffont, Octobre 1984 - Éditions du Rocher,
Collection : Champollion, Janvier 1995 et Février 1998 - LGF : Livre de Poche,
Collection : Littérature, Mars 1998 - J'ai Lu, Collection : Littérature générale, Février 2001.
- Akhenaten : The heretic king, Princeton University Press, le Caire, 1984, Octobre 1987, Juillet 1992 et 1997.
Francesco Tiradritti, Jean-Luc Chappaz et Marie Vandenbeusch :
- Akhénaton et Néfertiti : Soleil et ombres des pharaons, Musée d'art et d'histoire, Genève, Janvier 2008.
- Nefertiti : Egypt's sun queen, Viking, Septembre 1998 - Penguin Books Ltd, Septembre 1999 et Mai 2005.
- Nefertiti : Unlocking the mystery surrounding Egypt's most famous and beautiful queen, Penguin Books Ltd, Septembre 1999.
Joyce Anne Tyldesley,
Aude Gros de Beler et Pierre Girard :
- Chronicle of the queens of Egypt : From early dynastic times to the death of Cleopatra, Thames & Hudson Ltd, Octobre 2006 et
Janvier 2007 - En Français, Chronique des Reines d'Egypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Éditions : Actes Sud,
Collection : Essais Sciences, Juillet 2008 - En Allemand, Die königinnen des alten Ägypten : Von den frühen dynastien bis zum tod Kleopatras,
Koehler + Amelang Gmbh, Février 2008.
Philipp Vandenberg :
- Nefertiti, Alpress, Frydek-Mistek, 2002.
Nicole Vidal :
- Néfertiti, Gallimard, Paris, 1961.
Carola Wedel :
- Nofretete und das Geheimnis von Amarna, Philipp von Zabern, Mainz, 2005.
Evelyn Wells :
- Nefertiti, Doubleday, Garden City, New York, 1964.
Christiane Ziegler,
Hartwig Altenmüller et Marine Yoyotte :
- Reines d'Égypte : D'Hetephérès à Cléopâtre, et en Anglais, Queens of Egypt : From Hetepheres to Cleopatra,
Somogy, Paris, Juillet 2008 et Grimaldi forum, Monaco, Octobre 2008.
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Filmographie |
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- The Mystery of Nefertiti, Réalisation : British Broadcasting Corporation,
- Nefertiti : Egypt's mysterious queen,Réalisation : Peter Minns; Tom Hodgkins, British Broadcasting Corporation,
- Akhanaten & Nefertiti, Réalisation :Susan Trackenberg, Antonio Ventrella,
Michael Gregor, Kristina Hollstein,; Sandkorn Film Production (Firm) et Zweites Deutsches Fernsehen,
- Nefertiti resurrected, Réalisation : Joann Fletcher, Matthew Wortman, Shaun Trevisick,
Discovery Channel (Firm) et Atlantic Productions,
- Akhenaten and Nefertiti : the royal gods of Egypt,Réalisation :
Tilman Remme, Samuel West, Jonathan Hassid, Australian Broadcasting Corporation et British Broadcasting Corporation,
- Nefertiti revealed, Réalisation : Discovery Channel (Firm) et Discovery Communications,
- Nefertiti and the lost dynasty, Réalisation : National Geographic Channel (Television station : Washington, D.C.),
- Nefertiti à l'épreuve de la science / Das Schweigen der Nofretete, Réalisation : Thomas Hauer et René Kirschey,
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