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Tête d'une statuette de Tiyi en Stéatite retrouvée dans le temple d'Hathor - Musée Égyptien du Caire
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Son origine
Tiyi I (ou Tiy ou Tiye ou Teje) est une Reine d'Égypte sous de la XVIIIe dynastie. Elle est la fille de Youya, un Prophète de Min à Akhmîm en Moyenne Égypte (Non loin de la ville moderne de Sohag, au Nord d'Abydos) et de Touya (ou Tyouyou), qui était supérieure du harem de Min. Elle serait née vers 1400/1399 à Akhmîm. Sa famille jouissait d'une position importante dans l'élite locale et sera finalement très proche de la famille royale, mais nous ne connaissons pas les liens exacts. Ce qui est sur, c'est que les parents de Tiyi I, deviennent des intimes d'Amenhotep III (1390-1353). Dès le règne de Thoutmôsis IV (1401/00-1390) ils possédaient déjà une influence certaine, mais on ne sait pas vraiment, faute de documents, comment sa famille réussit à accéder au cercle très fermé des hauts fonctionnaires.
Son père, qui avait le titre de "Père Divin" ou "Divin Père" est officier supérieur de l'armée Égyptienne, surintendant aux chevaux du Roi. La fonction de "Père Divin" reste délicate à définir. Il semblerait que ce titre désigne le beau-père du Roi. Mais cette explication est encore très incertaine. Youya était probablement un noble Égyptien indigène contrairement à ce qui à longtemps été supposé dans le passé où quelques spécialistes avaient avancé qu'il était de descendance asiatique, se basant sur les nombreuses différentes épellations de son nom. Par sa famille paternelle il est supposé un lien de parenté avec la Reine Moutemouia, une des épouses de son beau-père Thoutmôsis IV (1401-1390). Nous ne savons pas grand chose de l'enfance de Tiyi I. Quelques spécialistes pensent qu'elle la passe peut-être à Memphis ou à Héliopolis. Certains égyptologues ont émis l'hypothèse que Tiyi I serait d'origine Nubienne en se basant sur l'aspect des momies des ses parents.
Son histoire
Le début de l'histoire de Tiyi est aussi un mystère. Les spécialistes s'interrogent toujours sur ce qui fait la montée en puissance de la famille de la Reine, puissance si influente que Tiyi épouse en l'an 2 de son règne le Roi Amenhotep III et devient sa Grande Épouse Royale, à a peine douze ans. Pour quelques égyptologues le Roi épouse Tiyi avant son couronnement, alors qu'il n'est que Prince héritier ?. Agnès Cabrol nous dit que ce qui est sur c'est que les époux étaient sans doute jeunes. Tiyi I exercera aussi la fonction de Divine Épouse d'Amon. Pour commémorer le mariage le Roi commande une série de grands scarabées dont le verso retrace l'évènement et que l'on retrouvera dispersés dans tout l'Empire Égyptien. La Reine avait indéniablement une forte personnalité et du caractère, cependant il est difficile d'en dire plus avec certitude sur sa personnalité.
La position de Tiyi I dans le royaume sera très importante. Que ce soit pendant le règne de son époux ou celui de son fils, Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338). Amenhotep III l’associe à toutes les manifestations officielles et religieuses de son règne. Elle était son conseiller de confiance et son confident, ce qui a joué un rôle actif dans sa politique étrangère. Elle est la première Reine à faire enregistrer son nom sur des actes officiels et sur des statues royales. Le nombre important de monuments, de statues, de représentations nous confirme que Tiyi I fut une Reine active et nullement effacée. La correspondance de son fils avec l'Empereur du Mitanni Tushratta (v.1380-v.1350), parle très souvent de l'influence politique que Tiyi I a eu à la cour.
Tiyi I va donc avoir un
rôle politique et religieux important et sa statuaire nombreuse, ses
représentations diverses, un temple qui lui est dédié à Sédeinga en Nubie (Tiyi
y est assimilée à
Hathor),
prouvent sans aucun doute que la Reine fut divinisée. Une autre preuve de la
place exceptionnelle de la Reine, est le personnel, regroupant les serviteurs,
les fonctionnaires, les soldats, etc... qui lui est attaché aussi bien dans son
palais de Louxor qu'à
Amarna. Dans une des lettres d'Amarna
(EA 26), Tushratta
correspond directement avec Tiyi I et rappelle les bonnes relations qu'il avait
avec son mari décédé et lui dit qu'il souhaite continuer sur une base amicale
avec son fils,
Amenhotep IV (ou Akhénaton).
La grande Reine va mener la politique et la diplomatie du pays
quand la maladie va diminuer son époux, de sorte qu'elle va exercer une régence
de fait sinon de droit. Des documents officiels attestent les responsabilités de
la Reine. Ils comprennent souvent une formule dans laquelle elle est associée au
trône : "Sous la majesté du Roi de Haute et
Basse-Égypte, Amenhotep III et de la Grande Épouse Royale Tiyi I..."
Malgré sa position importante et centrale dans le
gouvernement, Tiyi I sera la première
Grande Épouse Royale
à être associée à une Reine de même rang, sa fille
Sitamon (ou
Satamon).
Amenhotep
III
décède en 1353 et Tiyi va lui survivre pendant
encore douze ans (On trouve aussi huit ans ?).
Malgré la mort du Roi, Tiyi I va continuer à être mentionnée
dans les lettres d'Amarna en tant que Reine et bien-aimée du Roi. On sait que
sous le règne de son fils elle eut une
résidence à
Amarna,
mais elle ne semble pas y avoir habité.
Elle y est montrée sur les murs du tombeau de Houya (Un administrateur de son
palais) à une table de dîner avec son fils et sa famille. Il semble que durant
une grande partie du règne d'Amenhotep IV,
elle vit dans son palais de Médinet Gourob, dans le Fayoum, à environ 250 km au
Nord d'Amarna.
De nouvelles fouilles, menées par l'égyptologue Anglais
Ian
Shaw, sont en cours depuis
quelques années. Dans une inscription
datée approximativement du 21 novembre de l'an 12 du règne d'Amenhotep IV,
Tiyi I et sa petite-fille
Mâkétaton
sont mentionnées pour la dernière fois. On pense que la Reine est morte peu de
temps après cette date.
Nous lui connaissons un frère, Anen (ou
Âanen). Son monument le plus connu est une statue le représentant en costume de
Prêtre. Elle est aujourd'hui au
musée
Égyptien de Turin. Anen eut essentiellement des fonctions sacerdotales, il sera deuxième
Prophète d'Amon
pendant le règne d'Amenhotep
III. Tiyi I aurait eu une sœur, du nom
de Moutemnebou, mais sans certitude. De nombreux spécialistes accordent à la
Reine un possible lien familial avec
Aÿ II (1327-1323),
il serait
son
frère.
Cette théorie s'appuie sur la similarité des titres de Youya et d'Aÿ
II, mais sans la
moindre preuve.
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Ses différentes représentations
Amenhotep III a prodigué beaucoup d'attention à son épouse et Tiyi I apparaît régulièrement auprès de lui dans l'iconographie : Sur les statues, dans les tombeaux et les temples, ainsi que sur des stèles royales. Son nom est associé à celui de son mari sur beaucoup de petits objets comme des bijoux ou des scarabées commémoratifs liés à des épisodes de la vie de Tiyi I. Notamment une série émise en l'an 11 du règne d'Amenhotep III qui mentionnait un lac sacré en l'honneur de la Reine aux environs d'Akhmîm. Les textes le mentionnent, mais malheureusement l'archéologie ne l'a pas encore localisé. Le jour de l'inauguration le Roi et la Reine naviguèrent sur ses eaux à bord d'une barque baptisée : Aton resplendit. La barque sacrée et la Reine étaient de ce fait associées à une divinité, Aton, le disque solaire, Dieu qui va jouer un rôle important dans le règne de son fils Amenhotep IV. Le fait que ce lac fut créé à proximité de la cité dont Tiyi I était originaire donne une idée de la haute considération dont bénéficiait la Reine.
De nombreuses images de la souveraine se trouvaient dans les temples Nubien notamment à Soleb. Amenhotep III lui fait construire un temple à Sédeinga, en Nubie où elle sera adorée sous la forme de la Déesse Hathor et où des témoignages rapportent qu'elle était très belle et très aimée de ses sujets. Pour mieux affirmer l'appartenance du temple à la Reine, le monument porte le nom de Hout-Tiyi, ou temple de Tiyi. On retrouve son assimilation à la Déesse Hathor durant les grandes cérémonies des jubilés du Roi (ou fête Heb-seb) à partir de l'an 30 de son règne, comme le montre la décoration de la tombe (TT192) de Khérouef, un haut dignitaire, Majordome, Scribe royal et Intendant au service de la Reine. Durant ces mêmes fêtes, Amenhotep III devient le Dieu Rê.
La Reine sera aussi représentée sous la forme d'un sphinx, image réservée normalement au Roi. L'image de Tiyi fut présente sur les monuments Amarniens, au moins jusqu'à l'an 8 du règne de son fils Amenhotep IV. Tiyi I sera associée également à l'iconographie à sa fille Sitamon. D'autres Princesses, elles aussi filles du couple royal, apparaissent sur les monuments officiels avec leurs parents et au moins une d'entre elle y est définie comme "Épouse du Roi". Au début de l’année 2006 des archéologues (De l’université John Hopkins) ont découvert une statue représentant Tiyi I dans le temple de Mout à Louxor. Cette statue en granit noir mesure 1,5 m de haut pour 42 cm de large. On pense que son fils Amenhotep IV (ou Akhénaton), pendant son règne, lui construira un tombeau somptueux à Amarna.
Nous connaissons bien peu de chose sur la (ou les) sépulture(s) de la Reine, à l'exception des Oushebtis retrouvés dans la tombe d'Amenhotep III, d'un sarcophage royal portant son nom dans une tombe d'Amarna et des vestiges d'une chapelle en bois dorée dans la tombe KV55 où Tiyi apparaît avec son fils Amenhotep IV (ou Akhénaton). Si Tiyi I rend visite à Akhénaton à Amarna, elle n'y réside pas, bien que la Reine-mère y possède un domaine. Elle meurt son palais de Médinet Gourob sûrement après l'an 12 d'Akhénaton. Selon la grande majorité des égyptologues, bien que la momification à cette époque fut interdite par le Roi et sa nouvelle religion, Tiyi I fut momifiée au Fayoum, puis sa momie transportée à Amarna afin d'y être inhumée dans la tombe royale d'Akhénaton à côté de son fils et sa petite-fille Mâkétaton. Par contre, l'abandon d'Amarna par sa petite-fille, Méritaton (Ânkh-Khéperourê, 1338-1336/35), successeur d'Akhénaton (ou même par Toutânkhamon), impose le déplacement des corps royaux à Thèbes, mais dans ce cas où aurait été ré enterrée la Reine. Marc Gabolde, le spécialiste de la période Amarnienne propose que toute la famille fut ré enterrée dans la vallée des Roi.
Des spécialistes affirment qu'elle possède une chambre funéraire dans le tombeau
WV22
d'Amenhotep III.
Cette hypothèse n'est pas totalement prouvée, mais reste très plausible.
Si nous ne savons rien des filles d'Akhénaton
et de Néfertiti
(Aucune momie,
aucune tombe), pour d'autres, la
momie de Tiyi I
aurait pu être entreposée dans la tombe
KV55
de la vallée
des Rois, car plusieurs références à la Reine-mère y ont été découvertes.
En fait, l'endroit réel de sa dernière demeure est encore aujourd'hui inconnu.
En 1898,
Victor Loret découvre la tombe-cachette KV35
d'Amenhotep II,
où les momies
de la dynastie avaient été déplacées sous
Pinedjem I (1070-1054,
XXIe dynastie) par les autorités
Thébaines. Parmi celles-ci, à coté de la
momie
d'Amenhotep III,
il met au jour celle d'une femme plus âgée. L'idée que cette
momie soit Tiyi
I a remporté un grand succès auprès des spécialistes, mais les derniers examens
pratiqués (Notamment les dents) sont peu concluant en terme d'âge.
Certains égyptologues ont émis l'hypothèse que Tiyi I serait d'origine Nubienne
en se basant sur l'aspect des
momies
des ses parents. Ceux-ci furent enterrés dans le tombeau
KV46
de la vallée des Rois.
Enfin, une mèche de cheveux de Tiyi I a
été retrouvée dans un cercueil miniature de la tombe de
Toutânkhamon
qui est déclaré comme appartenant explicitement à Tiyi I.
Toujours
dans KV35,
il avait été mis au jour deux momies appelées : "Young Lady" et "Old Lady".
Ces dernières, depuis leur découverte, ont amené énormément de controverses.
Elles sont tour à tour les sœurs ou les mères de
Toutânkhamon,
ou la Reine
Néfertiti, ou la Reine
Kiya, ou la Reine Tiyi !!
Depuis février 2010, suite à des études ADN pour retrouver la mère de
Toutânkhamon, on avance pour la
"Young Lady" soit Baketaton,
soit Nebetâh et la "Old lady", momie d'une femme décédée entre 40 et 60 ans, serait Tiyi ? Le débat reste ouvert.
Voir
l'article sur :
Sa tombe KV55 ? |
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Ses enfants
En ce qui concerne la famille de la Reine, là encore il reste beaucoup d'incertitudes et on est loin d'un consensus parmi les spécialistes. Tiyi I a six ou sept enfants avec Amenhotep III.
Deux fils : ▪ Thoutmôsis (ou Djéhoutymosé), qui semble l'aîné, et est donné, entres autres, par Aidan Marc Dodson, mais dont pour certains spécialistes l’existence est incertaine. Christian Leblanc voit en lui un fils de Thoutmôsis III ?. Selon Agnès Cabrol, il meurt assez jeune. Probablement dans le dernier tiers du règne de son père, car il disparaît des registres publics à cette période. Certains spécialistes avancent l'an 27 ?. On a retrouvé ses titres sur le sarcophage de son chat, Ta-miou (le chat) qui est aujourd'hui au musée Égyptien du Caire. Il était Prince Héritier, Grand Prêtre de Sem, Surveillant des Prêtres de la Haute et de la Basse-Égypte et Grand Prêtre de Ptah à Memphis. Il apparaît avec son père sur un bas-relief du Sérapéum où il assiste à l'enterrement d'un Taureau Apis. Il serait aussi le Thoutmôsis cité sur deux stèles aujourd'hui aux musées de Florence et de Leyde.
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Amenhotep IV (ou Akhénaton) qui devient Pharaon et épouse
Néfertiti. Cette filiation a été
confirmée par une récente analyse d'ADN dont les résultats ont été publiés le 17 février 2010.
Cinq filles sont attestées en fonction des spécialistes :
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Sitamon (ou Satamon
ou Satamun) qui est la fille aînée. Elle naquit vers 1370. Elle porte entre autres, les titres de :
Grande Épouse Royale (HmT-nswt wrt) et de
Fille du Roi (s3T-nswt).
On ne connaît pas grand chose de sa vie, dont on dispose de très peu d'éléments. Elle est mariée à son père en l'an 30
du règne de celui-ci, comme l'attestent de nombreux objets trouvés dans la tombe
KV46 de ses grands-parents maternels.
Elle deviendra la seconde
Grande Épouse Royale au cours de la dernière décennie du règne de son père. Elle semble jouir d'une position
particulière auprès du Roi et certains égyptologues pensent qu'elle fut pressentie "Prince héritier" à
la mort de Thoutmosis et avant la désignation du Prince
Amenhotep IV, sans doute plus jeune qu'elle.
Toutefois, aucun document ni aucun objet ne vient confirmer cette hypothèse.
Carl Nicholas Reeves avance
qu'elle pourrait être la mère de Baketaton.
Pourtant, le nom de celle-ci, avec la référence au Dieu Aton,
indique qu'elle naquit au tout début ou durant la période Amarnienne.
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Iset (ou Isis ou Aset) qui est la 2e fille. Elle sera aussi une des épouses de son père après
sa sœur Sitamon, probablement autour de l'an 34 du Roi.
Elle apparaît dans le temple de Soleb et avec ses parents et ses sœurs, Henouttaneb et Nebetâh sur une plaque en cornaline,
aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art de New York. Selon
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton,
une caisse mise au jour à Gourob et une paire de boites à maquillage pourraient lui appartenir. On perd toutes traces
d'elle après la mort de son père, elle ne sera jamais citée sous le règne de son frère
Amenhotep IV (ou Akhénaton).
On ne connait pas d'enfant de cette union.
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Henouttaneb (ou Henuttaneb ou Henut-tau-nebu - La Maîtresse [Souveraine] des Deux Terres),
est la 3e fille. Comme le confirment
David O'Connor et Eric H.Cline, elle est représentée sur la statue colossale de Médinet-Habou. Cette
immense sculpture de 7m de hauteur, montre Amenhotep II et
Tiyi I assis côte à côte, avec trois de leurs filles debout devant le trône, Henouttaneb, Nebetâh et une Princesse
dont le nom est endommagé. Elle apparaît également à plusieurs reprises dans le temple d'Amenhotep III de Soleb,
dans des décorations du palais de Malkatta et sur la plaque en cornaline, avec ses parents et ses sœurs Iset et Nebetâh.
Selon Hermann Ranke, son nom apparaît
aussi sur trois fragments de faïence. Contrairement à ses deux sœurs aînées,
Sitamon et Isis elle n'est indiquée nulle part
comme épouse de son père, son seul titre connu est
Fille du Roi (s3T-nswt).
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Nebetâh (ou Nebetiah ou Nebet-Tâh ou Nebet-Âah ou Nebet-Iâh - Maîtresse du Pays ou
Dame du Palais), est la 4e fille. Cette princesse est relativement peu documentée.
Elle est représentée sur la statue colossale de Médinet-Habou avec ses sœurs.
Elle apparaît également sur la plaque en cornaline, avec ses parents et ses sœurs Iset et Henouttaneb.
Les causes de son décès et son lieu de sépulture restent encore inconnus. Comme Henouttaneb elle n'est
indiquée nulle part comme épouse de son père, son seul titre connu est
Fille du Roi (s3T-nswt).
Ceci, combiné avec le fait qu'après la mort d'Amenhotep III, sous le règne de son frère
Amenhotep IV (ou Akhénaton)
elle cesse d'être mentionnée, suggère qu'elle mourut à un âge précoce.
Joyce Anne Tyldesley laisse
entendre qu'elle fut rebaptisée lors des réformes Atonistes de son frère, et serait identique avec la
Princesse Baketaton qui n'a jamais été
mentionnée avant les réformes. ▪
La tombe de
Khérouef (TT192)
à
El-Assassif, semblerait mentionner plusieurs autres filles d'Amenhotep
III, mais la détérioration des
décorations ne permet aucune certitude.
Sitamon
est la Princesse la mieux connue. Elle semble jouir d'une position
particulière auprès du Roi et certains égyptologues pensent qu'elle
fut pressentie "Prince héritier" à la mort de Thoutmosis et
avant la désignation du Prince
Amenhotep IV,
sans doute plus jeune qu'elle. Toutefois, aucun document ni aucun
objet ne vient confirmer cette hypothèse.
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Pour d'autres détails sur la Reine voir les ouvrages de :
- Der Porträt der Königin Teje : im Besitz von Dr. James Simon in
Berlin, Otto Zeller Verlag, Osnabrück, 1984.
- Amenhotep III, le magnifique, Collection : Champollion, Éditions du Rocher, Monaco, Mai 2000.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
Arnault Duhand :
- Tiyi, Reine et Déesse, Archéologia 394, Faton, Paris, Novembre, 2002.
Marianne Eaton-Krauss, Adel Mahmoud,
May Trad,
William Joseph Murnane et Jocelyne Berlandini-Keller :
- Aménophis III : L'Egypte à son apogée, Les dossiers d'archéologie 180, Archéologia, Quetigny, Mars 1993.
- Baketaton fille de Kiya ?, pp. 27-40,
BSEG 16, 1993.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, Centre de recherches
d'histoire ancienne, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
Jean-Claude Goyon et Mohamed A.El-Bialy :
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Les Reines et Princesses de la XVIIIe dynastie a Thèbes-Ouest, Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2005.
- Reines du Nil au Nouvel Empire, Bibliothèque des introuvables, Juillet 2010.
Violaine Vanoyeke :
- Aménophis III et la vénérable Tiyi, Librairie générale Française, Paris, 2003.
Christiane Ziegler,
Hartwig Altenmüller et Marine Yoyotte:
- Reines d'Egypte : D'Hetephérès à Cléopâtre, et en Anglais, Queens of Egypt : From Hetepheres to Cleopatra,
Somogy, Paris, Juillet 2008 et Grimaldi forum, Monaco, Octobre 2008.
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