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Noms et localisation de la ville
Amarna (ou Akhétaton, ou Tell el-Amarna ou El-'Amarneh ou Al-'amārnah en arabe : العمارنة ) est le nom moderne du site archéologique contenant les ruines de la cité que fit construire le Pharaon Amenhotep IV (ou Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) et qui avait pour nom Akhétaton "l'horizon d'Aton". La cité ne survit malheureusement pas à cette période dite : Amarnienne. Cette ville se trouvait sur la rive Est du Nil, en Moyenne Égypte, dans la province moderne de Minya, à 58 km d'Al-Minya (ou El-Minya). Située en plein désert, dans un cirque montagneux d'environ 25 Km de long, limitée à l'Est par les premiers contreforts de la chaîne arabique, en face de la ville d'Hermopolis Magma, elle était distante de 320 km au Nord de l'ancienne capitale Thèbes (312 du Caire). Les spécialistes estiment que quatre ans après sa fondation, la cité était déjà habitée par une population de vingt mille habitants. Le site d'Amarna comprend plusieurs villages modernes, les principaux étant le el-Till dans le Nord et el-Hagg Qandil dans le Sud. |
Amenhotep IV - Musée
du Caire![]() |
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En fondant sa nouvelle capitale Amenhotep IV transférera aussi la nécropole royale en abandonnant la rive occidentale de Thèbes et la vallée des Rois. Les grands du royaume suivirent leur Roi et renoncèrent aussi à Thèbes pour se faire inhumer. Plusieurs nécropoles s'installèrent autour de la cité : |
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A
- Palais Nord
des berges du fleuve
nobles Nord
et Sud H - Maison du Vizir Nakht |
I - Marou-Aton
J - Temple du fleuve
d'Amenhotep
IV |
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La nécropole des nobles
Les sépultures des notables, grands dignitaires et une partie des courtisans furent creusées dans les falaises près de la stèle V, en 2 groupes surplombant la ville, au Nord et au Sud divisés par un ouâdi. Elles sont une quarantaine et comprennent 25 grandes tombes dont beaucoup sont décorées et avec des représentations de leurs propriétaires. D'autres de petites tailles et non finies, d'autres encore sont modestes et sans prétention. Chacune semble refléter la personnalité du propriétaire. |
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Les deux tombeaux les mieux conservés et décorés dans le plus pur style Amarnien sont ceux d'Aÿ II (Pharaon 1327-1323) et de Mahou, le chef de la police. Les tombes comportent des salles à colonnes et des scènes sculptées toutes en rapport avec la vie à Akhénaton, notamment celle du scribe royal et commandant des troupes Ramosé qui possède sur ses parois les premiers éléments du changement stylistique inspiré ou imposé par le Roi lui-même.
On y voit le Pharaon et sa famille faire des offrandes à Aton, de même que des descriptions du palais. Ainsi, à l'entrée, sont figurés le propriétaire et sa compagne agenouillés face à la sortie et faisant le geste de la prière devant un long texte qui est un hymne à Aton. À une courte distance à l'Ouest et au Nord des tombes du Nord se trouvent les restes de trois grands autels construit en brique sous forme de plates-formes avec des rampes. La raison de leur emplacement n'est pas claire. Leur liaison avec une ancienne route menant aux tombeaux du Nord semble être le signe qu'ils furent en relation avec eux. Certaines tombes ont évidemment été ouvertes depuis l'antiquité et ont été diversement utilisées comme : Lieux de sépulture à l'époque Ptolémaïque ou encore en magasins ou en églises Coptes.
Les tombes Nord
▪ Tombe 1 (TA 1) : La tombe de Houya (ou Huya). Il était le "surintendant du harem royal", le "surintendant de la trésorerie" et le "surintendant de la Chambre", tous ces titres étaient associés à la Reine Tiyi I, mère d'Akhénaton. Comme d'autres tombes, celle-ci a aussi des représentations de la famille royale en particulier celle qui décrivent la carrière de Houya. Le tombeau possède une statue inachevée du propriétaire.
▪ Tombe 2 (TA 2) : La tombe de Mérirê (ou Meryrê II). Il était le "surintendant du harem royal", "surintendant" de la Reine Néfertiti, "scribe royal" et "superviseur des deux trésors". On y trouve des représentations du Roi et de la Reine avec leurs filles à la fête grandiose qui est célébrée à Amarna, où des représentants de Palestine, Kouch (Nubie) etc.... apportent des présents aux souverains.
▪ Tombe 3 (TA 3) : La tombe d'Ahmès, qui était le "porte drapeau du Roi". Son tombeau est inachevé. Il y est représenté adorant Aton. Les hymnes qui étaient composés au Dieu sont inscrits sur la porte d'entrée.
▪ Tombe 4 (TA 4) : La tombe de Mérirê (ou Meryrê I). Il était Grand-Prêtre d'Aton. Elle est incomplète, si elle avait été terminée, elle aurait été la plus grande des tombes de nobles. Plus tard, elle fut réutilisée comme église Copte. L'entrée de la tombe était décorée avec des représentations de la famille royale et d'Aton.
▪ Tombe 5 (TA 5) : La tombe de Penthou (ou Pentu ou Pentou). Il était "scribe royal", "serviteur en chef d'Aton" dans le Domaine d'Aton et médecin en chef d'Akhénaton. Il semble avoir survécu aux bouleversements de la fin de la Période Amarnienne et servit sous Aÿ II, après avoir été Vizir sous Toutankhamon (1336/35-1327). Sa tombe est en forme de croix, contenant une salle extérieure en longueur et une salle de transversale. Seule la salle extérieure est décorée.
▪ Tombe 6 (TA 6) : La tombe de Panéhésy (ou Panehsy). Il était Grand-Prêtre d'Aton. Il portait le titre de "Deuxième prophète du Seigneur des Deux-Terres". Il était aussi le "Porteur des Sceaux de la Basse-Égypte". La façade extérieure de la tombe est encore préservée. La tombe contenait des scènes de lui-même et sa famille et d'autres montrant la famille royale adorer Aton. Panéhésy apparaît dans une scène comme un vieil homme avec sa fille entrain d'adorer aussi Aton. C'était à l'origine une tombe en deux pièces, chacune des chambres avait 4 colonnes. Plus tard, son tombeau fut transformé en un lieu de culte Copte.
Les tombes Sud
▪ Tombe 7 (TA 7) : La tombe de Parennéfer. Il était un proche conseiller d'Akhénaton avant qu'il ne monte sur le trône et il le resta ensuite. Il le servit comme "maître d'hôtel Royal" et architecte. Il semble avoir eu deux tombeaux construits pour lui, un inachevé à Thèbes (TT188).
▪ Tombe 7a, 7b et 7c : Les propriétaires de ces tombes sont inconnus. ▪ Tombe 8 (TA 8) : La tombe de Toutou (ou Tutu). Arthur Edward Pearse Brome Weigall proposa en 1910 que ce fut en réalité Toutânkhamon. ▪ Tombe 9 (TA 9) : La tombe de Mahou qui était le chef de la police. ▪ Tombe 9a, 9b et 9c : Les propriétaires de ces tombes sont inconnus.
▪ Tombe (TA 10) : La tombe de Ipy qui avait le tire "d'administrateur de domaine". ▪ Tombe 11 (TA 11) : La tombe de Ramosé qui avait les titres de "scribe royal" et "commandant des troupes". Elle est petite et le corps principal n'est pas décoré. La porte d'entrée montre Ramosé être récompensé par Akhénaton, Ainsi que des scènes montrant Néfertiti et Méritaton. ▪ Tombe 12 (TA 12) : La tombe de Nekhtpaaten qui était Vizir. ▪ Tombe 13 (TA 13) : La tombe de Néferkheperouhesekhéper qui était Maire d'Akhénaton. ▪ Tombe 14 (TA 14) : La tombe de May qui avait les titres de "surintendant général de tous les travaux du Roi". ▪ Tombe 15 (TA 15) : La tombe de Stouti. ▪ Tombe 16, 17 et 18 : Les propriétaires de ces tombes sont inconnus. ▪ Tombe 19 (TA 19) : La tombe de Sétaou (ou Setau) qui était "chef du trésor". ▪ Tombe 20, 21 et 22 : Les propriétaires de ces tombes sont inconnus.
▪ Tombe 23 (TA 23) : La tombe d'Any. Il avait les titres de "scribe royal" et "Intendant de la succession de Âakhéperourê (Amenhotep II)". La conception des couloirs de la tombe ressemble à certaines des tombes du Nord. Elle disposait de deux porches inachevés de chaque côté de la porte et elle était décorée simplement.
▪ Tombe 24 (TA 24) : La tombe de Paatonemheb (ou Paatenemheb) "Aton est en fête" qui avait le titre de "général du Seigneur des deux pays", sous Amenhotep IV/Akhénaton (1353/52-1338). Selon quelques spécialistes, dont Christine El-Mahdy, il serait le même qu'Horemheb, qui aurait changé de nom lorsqu'il arriva au pouvoir ?. Nicolas Grimal pense lui que ce ne sont pas les mêmes personnes.
▪ Tombe 25 (TA 25) : La tombe inachevée d'Aÿ II (Pharaon 1327-1323). Cette tombe pose un souci aux égyptologues, en effet vu son décor et sa grandeur (Même si elle n'est pas terminée), il est difficile d'imaginer qu'elle est pu être construite en moins de quatre ans (La durée de règne d'Aÿ II). Si on retient l'hypothèse qu'Aÿ II usurpa cet hypogée pour qui était-il prévu à l'origine. Le tombeau contient des représentations d'Aÿ II entrain de recevoir des récompenses de la part d'Akhénaton et de Néfertiti. Il contient aussi la version la plus longue de l'hymne à Aton. Mais le Roi fut enterré dans le tombeau WV23, dans la partie Ouest de la vallée des Rois et sa momie à ce jour n'a pas été retrouvée. L'autre particularité de cette tombe c'est qu'elle possède des représentations nombreuses de son épouse Tiyi II (ou Ti ou Tiy ou Ty), ce qui n'est pas courant à Amarna, car aucune autre femme de dignitaire n'est autant présente dans leur tombe. De plus seulement trois Princesses, filles d'Akhénaton, apparaissent dans la tombe. Cela pourrait indiquer qu'elle fut abandonnée vers l'an 8 ou 9 du Règne d'Akhénaton, mais pour quelle raison ?.
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Autres vue des représentations dans la tombe de Mérirê I |
Autres vues de l'intérieur de la tombe de Panéhésy |
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La nécropole royale
Les tombes royales de
Tell el-Amarna,
à l'Est de la ville, situées à l'écart dans une gorge désertique, le
ouâdi
(ou wadi) royal, sont connues localement sous le nom de
ouâdi Abou Hassah el-Bahari.
Depuis leurs découvertes il y a eu beaucoup de travail pour faciliter l'accès aux
tombes et les protéger des dommages causés par les inondations soudaines. Le
ouâdi peut
maintenant être longé par un chemin empierré et les tombeaux sont protégés par un
réseau de canaux pour éloigner l'eau de leur entrée. Dans l'oued lui-même, il y a quatre tombes,
dont trois inachevées et ce qui semble être une cache, près de la tombe royale.
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Tombe 26 (TA 26) : C'est la tombe royale. C'est un vaste hypogée (Tombe souterraine) qui pourrait être le
tombeau ayant abrité la momie d'
Amenhotep IV,
ainsi que celles de membres de la famille royale. C'est le seul tombeau décoré.
Il est conçu sur un plan rectiligne et fait face à l'Est. On y a retrouvé une multitude de fragments d'un
sarcophage en quartzite rouge, qui a été reconstitué et est exposé actuellement sur le parking du jardin du
musée Égyptien du Caire. L'entrée (A) assez grande de 3,50 m débouche sur un escalier rampe qui serait le premier du
Nouvel Empire,
après un petit palier débute une descenderie (B). Au milieu de ce corridor, sur
la droite se trouve un passage (C), creusé sans être finie, qui consiste en
trois couloirs se faisant suite, en forme de point d'interrogation et permettant
d'accéder à une enfilade de trois débuts de chambres. Cette suite inachevée
ressemble étroitement dans sa disposition à une tombe royale. On pense que les
destinataires de ces chambres, si elles avaient été terminées aurait pu être :
La Reine Tiyi I, la mère
d'Akhénaton, une de ses filles et/ou une de ses
Grandes Épouses Royales et pour la Reine
Néfertiti, mais cette hypothèse n'est pas confirmée. |
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Plan de la tombe d'Amenhotep IV d'après un premier dessin de Reeves et Wilkinson.
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Passé ce premier passage le corridor (B) continu et débouche sur un deuxième pallier. Sur la droite de celui-ci une
ouverture donne sur une première chambre appelée "chambre alpha" (D). Elle est
de forme carrée et mesure environ 5,50 m pour une hauteur de 3 m. Toutes ses
parois ont été terminées et elles sont ornées de reliefs peints. Les motifs sont deux
scènes qui montrent la famille royale avec cinq des filles, en train de faire
des offrandes dans une cour du temple d'Aton.
D'autres scènes ornent la chambre.
Une montre le Roi et la Reine dans une chambre pleurant la mort d'une jeune femme qui est étendue sur un
lit funéraire. Il s'agit peut-être d'une veillée funèbre ?. Une autre où l'on
voit des gens à l'entrée de la chambre qui se lamentent et qui semble verser de
la poussière sur leur tête. Parmi ces personnes ont reconnait à sa tenue vestimentaire un Vizir.
Les spécialistes pensent que cette scène de deuil est représentée à l'occasion de la mort prématurée d'une
Princesse. Car une nourrice qui sort de la chambre funéraire porte dans ses bras un petit enfant dont le rang
est indiqué par la présence d'un porte-éventail, symbole des Princesses.
Selon Aidan Marc Dodson et
Dyan Hilton, il est possible que la Princesse
Néfernéferourê fut enterrée dans cette chambre alpha.
Au fond de cette chambre sont creusés
deux passages qui donnent sur une nouvelle salle appelée "chambre béta" (E).
Cette chambre, elle aussi presque carrée, n'est pas décorée, ce qui a fait penser à certains spécialistes qu'elle
aurait pu servir de dépôt. Sur sa droite un nouveau passage ouvre sur une troisième salle appelée
"chambre gamma" (F). Toujours construite au carré, c'est la plus petite des trois chambres. Elle
mesure 3,50 m de côté, pour une hauteur de 1,8 m. |
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Contrairement à la chambre précédente elle a de toute évidence été conçue pour servir une chambre funéraire. Sa décoration comportait des reliefs représentant le mobilier funéraire et une nouvelle scène montrant un lit mortuaire, semblable à la fresque de la chambre alpha, avec une Princesse défunte. Les noms de la scène dans la chambre alpha ont été effacés. Cependant dans la chambre gamma les hiéroglyphes permettent d'identifier la jeune femme morte comme étant Mâkétaton. Elle est allongée sur une couche funéraire et elle est pleurée par ses parents, tandis qu'à l'extérieur de la chambre funéraire où cette Princesse est couchée, on retrouve une nourrice, suivie de deux porte-éventail, mais là elle allaite un petit enfant qu'elle tient dans ses bras. Certains spécialistes ont assimilé cet enfant à Toutankhamon, mais c'est une pure hypothèse.
D'autres, se
basant sur cette scène, avancent que
Mâkétaton mourut probablement en couches. On peut, comme dans la chambre alpha, voir un groupe de personnes
qui semble être composé de courtisans et de fonctionnaires, qui se joint aux lamentations. La paroi en face
de ces scènes montre Néfertiti
suivie par les quatre Princesses et un groupe de gens en train de se verser de la poussière sur la tête.
Il s'agit d'un témoignage unique en son genre, nous livrant un des aspects les plus touchants du règne
d'Akhénaton.
Dans cette même chambre une autre scène montre
Mâkétaton debout sous un dais, qui est généralement associée à l'accouchement. Ceci-dit cette scène peut aussi être
interprétée comme représentant la renaissance de la Princesse.
En face d'elle, parmi les courtisans, se tiennent :
Akhénaton,
Néfertiti et leurs trois filles restantes,
Méritaton,
Ânkhesenpaaton (ou Ânkhesenamon) et
Néfernéferouaton Tasherit.
Du fait des décorations et de l'attribution de la chambre gamma, cette série de trois chambres est appelée "Suite de
Mâkétaton".
Des fragments du sarcophage de
Mâkétaton ont été trouvés dans la tombe royale. Selon
William Joseph Murnane,
les inscriptions mentionnent ses parents, sa sœur
Ânkhesenpaaton, ainsi que ses grands-parents
Amenhotep III et la reine
Tiy I.
En revenant sur le pallier, à l'entrée de la
chambre alpha, devant nous se présente un nouvel escalier rampe qui débouche sur
une antichambre (G). Depuis l'entrée on a parcouru pour arriver à cet endroit 28
m. Cette antichambre, au pied de l'escalier ouvre sur un puits, d'un peu plus de
3 m de profondeur, qui était prévu pour décourager les pilleurs de tombe. La
partie supérieure de la chambre est décorée. Cependant tout ce qui subsiste
aujourd'hui de cette décoration montre simplement que l'entrée était flanquée de
deux reliefs gravés représentant des bouquets floraux.
En sortant de cette chambre, on accède directement à la porte de la chambre
funéraire. Celle-ci avait été scellée par un mur de briques de calcaires, qui a
ensuite servi de remblai pour combler le puits et ressortir le matériel
funéraire pour le transporter dans une autre sépulture. La chambre funéraire est
une très grande salle, elle aussi carrée, dont les dimensions sont d'environ 10
m de côté pour une hauteur de 3,50 m. Elle a été construite avec une
plateforme tout autour, de 33 cm de hauteur, sur lesquelles s'appuyaient
deux piliers carrés.
Les reliefs et les inscriptions
gravés sur les parois ont été presque entièrement effacés peu de temps après la
mort du Roi. Des traces d'inscriptions près du plafond, donnent les titres et
les noms d'Akhénaton,
d'Aton et de la
Reine Néfertiti.
Par contre, conformément à l'idéologie de la nouvelle religion du Pharaon, la chambre funéraire ne comporte pratiquement pas
de textes. Parmi les rares reconnaissables, on
remarque très souvent le cartouche de la Reine
Néfertiti. Au fond de la chambre funéraire, sur la gauche, les ouvriers avaient commencé une ouverture et une
nouvelle salle mais on ignore à qui elle était destinée.
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La tombe 27 (TA 27) : Elle semble avoir été destinée à un enterrement royal, car la
porte d'entrée et les couloirs sont d'une taille similaire à celle du caveau royal (TA 26). Cependant,
elle n'a jamais été achevée et aucun matériel d'inhumation n'a jamais été
retrouvé. Elle pourrait avoir été destinée à l'enterrement du successeur
d'Amenhotep IV,
comme le propose
Marc Gabolde.
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La tombe 28 (TA 28) : C'est le seul tombeau pratiquement fini dans le
ouâdi. Selon
Marc Gabolde, les
dimensions indiqueraient qu'elle fut creusée pour un Prince ou une Princesse.
Elle a peut-être été utilisé par une épouse secondaire
d'Amenhotep IV,
Kiya ? ou par
Baketaton, la jeune sœur
(ou fille) du Pharaon.
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La tombe 29 (TA 29) : Elle a été plâtrée, mais jamais décorée. Elle se compose de quatre
couloirs mais ne possède pas de chambre funéraire et son plan est similaire à la suite des chambres du caveau royal
(TA 26). Elle
peut avoir été destinée à une épouse secondaire, mais il n'y a pas de trace
d'inhumation. Un document trouvé dans ce
tombeau se réfère à un an 1, de sorte que les spécialistes pensent que la tombe
doit avoir été ouverte durant le règne des successeurs
d'Amenhotep IV.
D'autres
égyptologues, comme
Carl Nicolas Reeves et
William Joseph Murnane,
pensent qu'elle fut le lieu d'enterrement de la
Princesse
Néfernéferourê.
Leur
théorie est basée sur un manche d'amphore portant
une inscription mentionnant l'enterrement de cette Princesse.
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Archéologie
Akhétaton est aujourd'hui complètement détruite, mais ses fondations et les restes de chapelles ainsi que de l'immense temple d'Aton ont été mis au jour. Le site fut décrit la première fois en 1714 par Claude Sicard, un Prêtre Jésuite Français qui voyageait à travers la vallée du Nil. Il fait aussi la description d'une des stèles frontières d'Amarna. Puis, en 1798-1799, les savants de Napoléon Bonaparte établirent une carte de la cité. Elle sera ensuite publiée dans Description de l'Égypte entre 1821 et 1830.
Chronologie des fouilles de la cité
● 1714 - Claude Sicard, Jésuite Français, décrit le premier une stèle d'Amarna. ● 1798-1799 - Les savants de l'expédition de Napoléon Bonaparte établissent une carte d'Amarna, publiée dans la "Description de l'Égypte" (1809 – 1828). ● 1824 - Sir John Gardner Wilkinson explore et cartographie les ruines de la ville. ● 1833 - Le copiste Robert Hay explorent des tombes au Sud et en reproduit les reliefs sur des gravures conservées depuis à la British Library. ● 1843-1845 - Une expédition Allemande dirigée par Karl Richard Lepsius établit une topographie d'Amarna. ● 1881-1882 - Découverte de la tombe d'Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338) par des habitants de la région. ● 1887 - Un dépôt de tablettes d'argile gravées en cunéiforme est découvert par une villageoise, cette correspondance a été appelée : "les Lettres d'Amarna". ● 1891-1892 - Sir William Matthew Flinders Petrie étudie le Grand Temple d'Aton et les palais royaux entre autres. ● 1903-1908 - Norman de Garis Davies dessine et photographie les tombes et les stèles d'Amarna mises au jour. ● 1907-1914 - Une mission archéologique Allemande dirigée par Ludwig Borchardt financée par la Deutsche Orientgesellschaft fouille les périphéries Nord et Sud d'Amarna. Elle découvre notamment le magnifique buste de Néfertiti. ● 1921-1936 - Thomas Eric Peet, Sir Leonard Woolley, Henri Frankfort et John Devitt Stringfellow Pendlebury explorent le site. ● À partir de 1960 - Des fouilles sont organisées régulièrement par le Conseil suprême des Antiquités Égyptiennes. ● À partir de 1977 - Barry J.Kemp dirige les expéditions de l'Egypt Exploration Society, qui deviennent annuelles. ● 1974-1989 - Geoffrey T.Martin publie ses études de l'hypogée dit : la Tombe Royale dans The Royal Tomb at el-Amarna. ● De nos jours - Continuité des expéditions de l'Egypt Exploration Society et quelques missions Françaises. ● 2007 - L'Egypt Exploration Society découvre un cimetière privé, à proximité des tombeaux Sud des Nobles.
Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :
- The Amarna, Causing His Name to Live : Studies in Egyptian Epigraphy and History in Memory of William J. éditions Murnane, University of Memphis, 2007. - The rock tombs of El-Amarna, 6 volumes, Egypt exploration fund, Archaeological survey of Egypt 13 et 18, London, 1903-1905-1906-1908 - Society for the Study of Egyptian Antiquities, 12 Jun 2004. Marc Gabolde et Amanda Dunsmore : - The royal necropolis at Tell el-Amarna, Egyptian Archaeology 25, 2004. - The city of El-Amarna as a source for the study of urban society in ancient Egypt, pp. 123-139, World Archaeology 9, n°2, Octobre 1977. - Preliminary report on the El-'Amarna Survey, 1977, pp. 22-34, JEA 64, London, 1978. - Preliminary report on the El-'Amarna Survey, 1978, pp. 5-12, JEA 65, London, 1979. - Preliminary report on the El-'Amarna Survey, 1979, pp. 5-16, JEA 66, London, 1980. - Preliminary report on the El-'Amarna Survey, 1980, pp. 5-20, JEA 67, London, 1981. - Preliminary report on the El-'Amarna Survey, 1981-82, pp. 5-24, JEA 69, London, 1983. - Amarna reports I, II, III, IV, V, VI, Egypt Exploration Society, London, 1984, 1986, 1987, 1989 et 1995. Il y a beaucoup d'autres ouvrages sur la ville de cet auteur voir sa bibliographie. - The royal tomb at El-Amarna, The rock tombs of El Amarna, Part VII, Volume 1, The Objects, Archaeological Survey of Egypt, 1974 et Juillet 1980. - The tomb of Akhenaten at el-'Amarna (De Ibis), Egyptologische Vereniging Sjemsoethot, 1976. Thomas Eric Peet et Sir Charles Leonard Woolley : - Excavations of 1921 and 1922 at El-'Amarneh, Memoir of the Egypt Exploration Society 38, The city of Akhenaten P. 1, Egypt Exploration Society, London, 1923. John Devitt Stringfellow Pendlebury : - Les fouilles de Tell el Amarna, Payot, Paris, 1936. Herbert Ricke : - Der Grundriss des Amarna-Wohnhauses, J.C. Hinrich, Leipzig 1932 - Otto Zeller, Osnabrück,1962. Christian Tietze : - Amarna : Lebenräume-Lebensbilder-Weltbilder, Ausstellungskatalog, Köln, Potsdam, 2008. |
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Voir le site officiel d'Amarna : amarnaproject.com |
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