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La tombe (TT96) de Sennéfer et de sa femme Meryt,
dite "La tombe aux vignes" en raison de sa décoration. Il était
Maire de
Thèbes sous
Amenhotep II. Le tombeau est situé au-dessus d'une autre tombe célèbre, celle
de Rekhmirê (TT100). On
accède au cœur de la tombe par un escalier raide s'enfonçant dans la roche. On
arrive alors sur une petite antichambre donnant accès à la chambre funéraire,
soutenue par quatre piliers taillés dans le roc. La remarquable préservation du
tombeau et la qualité de sa décoration en font une tombe d'exception. La
chambre basse est couverte de décors peints. Cette petite chambre montre Sennéfer
avec les fonctionnaires transportant des boîtes et un lit pour son tombeau. En
passant par cette chambre, la chambre funéraire principal est atteinte par une
porte gardée par des chacals. Le spectacle du mur Sud montre le cortège funèbre.
Le mur Ouest, présente des scènes offrandes et du voyage rituel dans la ville sainte d'Abydos.
Dans la chambre funéraire, les ouvriers firent des ondulations de la roche un
atout. Sa qualité, à cet endroit est particulièrement mauvaise, ce qui rend
pratiquement impossible tout surface plane, surtout au plafond. C'est pour cette
raison que celui-ci ressemble à une tonnelle sous les vignes, ondulée par le
vent.
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Vue de la tombe
de Sennéfer - TT96 |
Le mur Nord montre Sennéfer et sa femme adorant
Osiris
et Anubis.
Il montre aussi la chambre d'embaumement et la purification de Sennéfer et Meryt
par un Prêtre du temple funéraire de
Thoutmôsis
III. L'une des décorations a un graffito ajouté à une date beaucoup plus
tardive, montrant que le tombeau était ouvert au cours de la période
Gréco-romaine. Le mur Est montre à nouveau des scènes d'offrandes et de
libations et la fausse porte. Le plafond comporte trois lignes de hiéroglyphes.
Les piliers montrent des scènes de Meryt offrant de la myrrhe, des offrandes de
nourriture et des fleurs de lotus et des scènes où l'on voit Sennéfer assis à
l'ombre des arbres à coté d'une table. Le quatrième pilier montre Sennéfer entouré
de Prêtres, alors qu'il se dresse sur une colline de sable.
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La tombe (TT99) de
Sennéfer (ou Sennéferi), Gardien des Porteurs de
sceau sous le règne de
Thoutmôsis III (1479-1425,
XVIIIe
dynastie). Sa femme
Taiamou est décrite dans sa tombe mais on ne sait rien à son sujet. La tombe a
été étudiée depuis juin 1992 par l'égyptologue Britannique Nigel Strudwick, pour
l'université de Cambridge.
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La tombe (TT100) de Rekhmirê,
Vizir et
Maire de
Thèbes sous le règne de
Thoutmôsis III (1479-1425), puis d’Amenhotep II
(1428/27-1401).
Son père et son grand-père étaient également Vizir. En outre, il était aussi l'intendant du Temple d'Amon
dans le complexe de Karnak. Le descriptif de sa fonction de vizir se trouve dans
son tombeau. C'est l'un des textes les plus importants nous présentant
l'administration sous le
Nouvel
Empire (1549-1080). Sauf pour une brève mention sur un ostracon et un
papyrus, tout ce que nous savons de Rekhmirê vient de son tombeau. Dont la
partie la plus intéressante est en fait la chapelle mortuaire de Rekhmirê. Il n'y a pas de chambre funéraire
à côté de cette chapelle. La tombe du Vizir doit être quelque part ailleurs,
peut-être même dans le
vallée des Rois.
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Décor de la tombe TT100 |
Le tombeau a été à deux reprises
pillé par des voleurs, qui ont enlevé la plupart de son contenu. Le premier
occidental à l'explorer était le Français Frédéric Caillaud, qui a copié entre
1819 et 1822 certaines de ses scènes de la vie quotidienne qui ont été
publiées en 1831. L'importance de la tombe est attestée par un flux de
spécialistes plus tard, y compris Sir
Alan
Henderson
Gardiner en 1825,
Jean François Champollion
et Rossellini en 1828, Bonomi en 1832 et Hoskins en 1832. Comme la plupart des
tombes privées, celle de Rekhmirê est assez simple et se compose d'une cour
donnant sur un vestibule qui est de 20 m. de longueur, puis la chapelle longue
de 25 m. La chapelle possède un plafond qui est de 3 m. à l'entrée, mais s'élève
jusqu'à 8 mètres à l'arrière. Elle fournit donc quelques 300 m² d'espace pour
son programme décoratif.
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Autre décor
de la tombe TT100 |
Le programme décoratif commence dans
le vestibule et se prolonge dans la chapelle où le travail est exceptionnel. Il
traite de thèmes multiples avec des éléments communs trouvés dans les tombes, y
compris le rituel de l'Ouverture de la Bouche. il y a également des scènes
absolument unique, qui nous donne un compte rendu complet et détaillé des
nombreux aspects de la vie quotidienne à cette période. Ces peintures ont gardé
un haut degré de conservation avec encore des belles couleurs. En entrant dans
le vestibule, sur le mur à gauche (Sud-ouest), on trouve des scènes en cinq
registres tous les produits de la Haute-Egypte, y compris le texte décrivant les
marchandises. Sur le mur à côté (Ouest) se trouve un texte autobiographique,
décrivant les fonctions de Vizir. Puis sur le mur Nord-ouest il ya des scènes de
l'hommage rendu à l'Égypte par des pays étrangers. Les hommages sont divisés en
cinq groupes d'éléments, qui sont ensuite enregistrés par des scribes.
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La tombe (TT106) de Paser, au service de
Ramsès I
(1295-1294),
Séthi I
(1294-1279) et
Ramsès II (1279-1213)
XIXe dynastie. Il était le fils de Nebnéterou, qui a été Prêtre d'Amon
et Chef du Harem d'Amon
de Méritrê et faisait partie de l'entourage proche du fils de
Séthi I,
Ramsès II qui n'était alors que Prince. Il a été nommé Chef des Chambrelans
sous le règne de
Séthi I, puis
Porteur d'étendard sur le côté droit du Roi, Grand Prêtre de la Déesse
Neith
et plus tard Vizir sous le règne de
Ramsès II, au service depuis 25 ans. Dans sa tombe, Paser relate avec énormément de
détails son existence qu'il présente comme glorieuse. Notamment le jour où
Séthi I
est couronné Pharaon, Paser, lui, est promu au titre de "Premier Ami du
palais royal". Sa tombe, bien qu'aujourd'hui très endommagée, a livré sur
ses parois des représentations passionnantes de la vie quotidienne d'un Vizir
qui a servit trois Pharaons, un homme entièrement dévoué à la cause de son pays.
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Autre miniature provenant du tombeau de
TT280 |
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La tombe
(TT107),
Scribe royale a probablement été en fonction dans le palais de Malqatta sous
la
XVIIIe
dynastie.
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La tombe
(TT120)
d'Âanen
ou Anen, qui était
le frère de la Reine
Tiyi
I,
Grande Épouse Royale d'Amenhotep
III (1390-1353,
XVIIIe
dynastie).
Il était Chancelier de Basse-Égypte, Prêtre-Sem d'Héliopolis
et "Père Divin" durant le règne d'Amenhotep
III. Cette tombe
est actuellement fouillée (depuis 2008) par
Lyla Pinch Brock.
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La tombe (TT132)
de
Ramosé, Scribe royal sous
Taharqa
(690-664,
XXVe
dynastie).
● La tombe (TT280)
de Méketrê (ou Meketra ou Antef ou Intef), Chancelier et Grand Intendant durant le règne de
Montouhotep
II (2061-2010)
et
Montouhotep
III (2010-1998). Elle
fut découverte en 1919 près du
complexe funéraire de ce dernier. Cette tombe, une des plus célèbres tombes
privées connues, contenait une extraordinaire collection de miniatures en bois.
Ces répliques, représentent les activités quotidiennes et la vie dans l'Égypte
ancienne, avec des figurines de navires, de soldats et de bovins qui ont été
placés à proximité des bâtiments et des jardins miniatures. Équivalentes aux peintures
dans les autres tombes, ces miniatures nous informent sur
les biens d'un noble au
Moyen Empire :
Sa maison avec ses différents ateliers, ses cuisines, ses étables et ses
troupeaux, ses serviteurs, ses domaines, son jardin ainsi que ses navires et ses
bateaux de pêche. Elles étaient placées dans la tombe pour servir le
défunt dans l'au-delà. À la suite de cette découverte, la collection fut
répartie entre le
Musée du Caire et le Metropolitan Museum of Art de New York.
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La
tombe
(TT343)
de
Benia
ou Pahekmen, qui était Enfant de la nurserie
royale et Surveillant des travaux
publics et qui a vécu au cours de la
XVIIIe dynastie. Il s'agit d'une tombe assez simple,
avec une forme assez classique en T. Toutefois, elle est assez complète et
contrairement à certaines des tombes privées elle est complètement ouverte. Dans
un certain nombre de tombeaux privés, la chambre funéraire est souvent fermée,
mais ici, les visiteurs peuvent entrer dans cette section arrière de la tombe,
qui est également décorée. On pénètre dans le tombeau par une cour, suivie d'un
petit couloir qui mène à un vestibule transversal. Dans le vestibule, sur le mur
avant gauche nous trouvons une première scène représentant l'adoration des
décédés. La scène suivante décrit Benia, apparemment pendant l'exercice de ses
fonctions, qui comprenait la pesée et le stockage d'or, d'argent, d'ivoire,
d'ébène et de turquoises.
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Scène avec des musicien
- TT343 |
Sur le mur Sud, se trouve une stèle
avec un texte, à côté de Benia à genoux entrain de faire des offrandes. Sur le
mur arrière gauche du vestibule, nous trouvons une scène représentant des
musiciens, dont une harpiste et un joueur de luth qui animent le banquet
funéraire de Benia. Les musiciens sont suivies par trois hommes qui
applaudissent. Les parents du défunt sont assis devant les musiciens, avec une
table devant eux avec des offrandes. La mère de Benia, du nom de Tiroukak,
embrasse affectueusement son mari, Irtonena. Dans une autre scène sur ce mur,
nous trouvons Benia avec un inconnu devant une table d'offrandes. Sur le mur
arrière droit, on le voit, comme "surveillant des travaux", armé d'un bâton,
entrain d'inspecter les porteurs et les offrandes.
Celle-ci consistent en : Bovins,
oiseaux, poissons, fleurs de lotus et une variété d'aliments. Cette
représentation est ventilée en un certain nombre de scènes sur trois registres.
En entrant dans la chapelle arrière, à gauche (Sud) du long mur, on trouve une
scène représentant le cortège funéraire et les offrandes à la Déesse
Hathor
qui porte un sceptre. Il y a là aussi encore une scène du défunt devant une
table d'offrandes. Sur le mur arrière de cette chambre se trouve une niche, avec
des statues représentant le défunt assis, avec sa mère et son père. Enfin, sur
le mur Nord de la chapelle il y a une scène montrant Benia, une fois de plus,
devant une table d'offrandes. Il y a aussi une scène de purification de ces
offrandes, une du pèlerinage dans la ville sainte d'Abydos
et un autre représentant la cérémonie du rituel de "l' ouverture de la bouche".
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