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Quelques  Grandes  Villes :

Abydos 

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   ou  Abdjou

 

Abdjou     3bDw

 

 

La  ville,  noms  et  localisation

 

   Abydos (En Grec : Abydos ou Αβυδος, ou Abdjou ou Abidjou ou Abdou en Égyptien, ou Ebot ou Abot en Copte, ou Abīdūs en arabe : أبيدوس) est l'une des plus anciennes villes de Haute-Égypte. Les Grecs la nommèrent Abydos, d'après leur ville, sur l'Hellespont. Elle se situe dans le 8e nome de Haute-Égypte, le nome de la Grande Terre (ou Reliquaire d'Osiris  - tA-wr), dont elle fut la capitale, à 70 km au Nord-ouest de Thèbes et 170 km de Louxor, son chef-lieu de district est Sohag. Aujourd'hui sur le territoire de l'ancienne Abydos se trouve la ville de Madfounek (ou Araba el-Madfounah - Araba l'enterrée - لعربة المدفونة).

   Abydos est considérée comme l'un des plus importants sites archéologiques de l'Égypte ancienne. Celui-ci comprend plusieurs monuments, répartis sur une vaste étendue : Le remarquable Temple de Séthi I (1294-1279) et son cénotaphe connu sous le nom d'Osireion. On trouve aussi la chapelle de la Reine Tétishery (ou Tetisheri), l'épouse de Sénakhtenrê (ou Taâ I, 1559-1558), le Temple de Ramsès II (1279-1213) etc...  

 

   La ville sacrée d'Abydos a hébergé aussi beaucoup de nécropoles anciennes comme : Celle de This, la première capitale de l'Égypte unifiée. Celle d'Oumm el-Qaab, une nécropole royale où les premiers Roi firent construire leur tombeau. Outre les nécropoles on y trouve aussi des sépultures de chiens, de chacals, d'ibis et de faucons, datant de la Basse Époque et de l'époque Gréco-romaine et les vestiges d'un temple consacré à Osiris. On a retrouvé sur le site, à Oumm el-Qaab, qui était le plus important lieu de sépulture royale à cette époque, des traces remontant à la Période pré-Dynastique.

 

   On a découvert également des inscriptions connues aujourd'hui sous le nom de "Liste royale d'Abydos" ou "Tables d'Abydos". Elles mentionnent deux séries de noms de Rois et Pharaons de Narmer / Ménès jusqu'à la XVIIIe dynastie : Celle du Temple funéraire de Séthi I, découverte par Auguste Édouard Mariette qui comprend 76 noms (Cartouches) et celle découverte dans le Temple de Ramsès II. Cette dernière, fragmentaire, comprend 17 noms et est actuellement au British Museum.  

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L'Osireion

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Autre vue de la façade du Temple de Séthi I

  

 

La religion dans la cité

 

   Depuis les temps les plus reculés, Abydos est un centre de culte, en premier lieu celui de la divinité locale Khentamentiou "Chef des occidentaux" ou "Patron des trépassés". À partir de la fin de l'Ancien Empire (2647-2150) commence à progresser le culte d'Osiris et Isis. Le culte d'Osiris, dans ses diverses formes, commence vraiment à être important sous la XIIe dynastie (1991-1783), pour devenir par la suite, le plus important. Une tradition développée à l'Ancien Empire évoquait que le tombeau du Roi Horus Djer (2974-2927, Ière dynastie) était celui d'Osiris et les Prêtres d'Abydos prétendaient posséder la relique de la tête du Dieu. Au Moyen Empire, Abydos devient le principal centre religieux du pays.

 

   Il y avait aussi dans la ville des cultes dédiés à d'autres divinités comme ceux : D'Oupaout (ou Oupouaout, Oupouat ou Oup[y]-ouaout), dont le nom signifie "Celui qui ouvre les chemins", qui était la divinité tutélaire de la ville d'Assiout. Ce culte connu son apogée au cours de la XIIe dynastie pour ensuite disparaître.

Celui d'Anubis qui lui connaitra son apogée sous la XVIIIe dynastie.

 

   L'histoire de la cité au travers de ses constructions

 

   L'histoire de la cité remonte à la fin de la préhistoire. Elle fut fondée par les souverains de la Période pré-Dynastique, dont la ville, le temple et les tombes ont été retrouvées. La cité prend rapidement de l'importance car les Rois des dynasties suivantes, de la Ière dynastie et certains de la IIe dynastie, continuent de s'y faire enterrer, cimetière B site d'Oumm el-Qaab. De cette époque on doit de grandes forteresses construites dans le désert et le temple du Dieu de la nécropole, Khentamentiou, qui fut un important centre religieux sous les premières dynasties.

    C'est au centre de l'ancienne ville que ce premier temple est construit. Puis un second temple est érigé, adossé au premier d'une surface d'environ 120 m². Une enceinte sacrée (Temenos) délimitait le terrain. Les objets les plus anciens qui y furent découverts remontent à la Ière dynastie. Durant la IIe et la IIIe dynastie l'enceinte est épurée et lors de la IVe le temple, détruit, est reconstruit par Khoufou (ou Khéops, 2551-2528).

 

   Lors de la VIe dynastie, Pépi I (2289-2255) fait construire à Abydos une chapelle funéraire dans le Grand Temple d'Osiris, qui va évoluer au fil des ans et dont les ruines existent encore au sein de l'enceinte de la ville. La Roi fait reconstruire une nouvelle fois ce Grand Temple et y ajoute une vaste entrée en pierre devant le temenos ainsi qu'une deuxième entrée et des colonnes.

 

   Au Moyen Empire, Abydos devient le principal centre religieux du pays, centre d'adoration du culte d'Osiris et Isis. Lors de cette période, à la XIe dynastie, le Roi Montouhotep I (2134-2130) fait ajouter un petit reliquaire au temple existant, des colonnes et des autels. Durant son long règne, Montouhotep II (2061-2010) fait reconstruire une nouvelle fois entièrement le temple, y ajoutant un pavement. De nombreux Rois sont attestés d'une activité de bâtisseur sur le site.

 

   Un de ceux-ci, de la XIIe dynastie, le Roi Sésostris III (1878-1843) fait placer des fondations en pierre sur le pavement de son prédécesseur. Un grand temenos est construit au dehors, englobant une plus grande surface et le temple est encore agrandi. Il fait construire une gigantesque tombe taillée dans la roche. Puis sont associés à ce tombeau, un monument, un temple de culte et une petite ville connue sous le nom de Ouah-Sut, habitée par les ouvriers et travailleurs de ces structures.

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Représentation de Séthi I dans son temple

 

Derrière du Temple, l'Osireion

 

   Passé les turbulences de la Deuxième Période Intermédiaire, les                                          Pharaons de la XVIIIe dynastie vont effectuer des reconstructions importantes. Au début de la dynastie, le Roi Ahmès I (ou Ahmôsis, 1549-1525/24) commence une grande chapelle, son fils Amenhotep I (ou Aménophis I, 1525/24-1504) la terminera pour lui. Puis Thoutmôsis III (1479-1425) fait bâtir un nouveau temple encore plus grand de 60 m × 40 m. Il fait également placer un chemin processionnel le long du temple jusqu'au cimetière, surplombé d'un portail de granit. Amenhotep III (1390-1353/52) sera aussi un des grands artisans attestés.    

 

   L'activité de construction des Rois culmine à Abydos sous la XIXe dynastie. Séthi I (1294-1279) construit un nouveau temple au Sud de la ville en l'honneur des Rois des précédentes dynasties, qui sera achevé par Ramsès II (1279-1213), qui de plus en fait bâtir un autre. Mérenptah (1213-1203) ajoute l'Osireion juste au Nord du Temple de Séthi I. Beaucoup de pèlerins se font alors construire des petits cénotaphes en briques ou font dresser des stèles ornées de bas-reliefs, dans une zone située entre le Sud-ouest de Kom el-Sultan et le Temple de Séthi I.  

 

   Lors de la XXe dynastie, Ramsès III (1184-1153) ajoute un grand bâtiment, mais tous (ou presque) les Ramessides laissèrent leurs empreintes. À la Basse Époque (656-332), les tombes privées possédaient des petites pyramides de briques avec un pyramidion en pierre. À la XXVIe dynastie, le Roi Amasis (570-526) reconstruit à nouveau le temple et place à l'intérieur dans un grand sanctuaire un monolithe de granit rouge, finement travaillé. Le dernier bâtiment érigé sera sous la XXXe dynastie, pendant le règne de Nectanébo I (380-362). Le pèlerinage d'Abydos sera un des sujets courant de l'iconographie funéraire dès l'Ancien Empire. Le site sera laissé à l'abandon et commencera à dépérir à partir de l'époque Ptolémaïque. Toutefois on pense que le temple est probablement resté un lieu de culte durant une bonne partie de l'époque Gréco-romaine.

 

                                                     Les monuments

     

Décoration de la chapelle d'Isis - Temple de Sethi I

 

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  Sur toute l'histoire dynastique ce sont environ une dizaine de temples qui ont été construits sur le site d'Abydos. Le centre de l'ancienne ville, sur une hauteur, est entouré de murailles massives, en briques crues, l'endroit s'appelle Kom el-Sultan et le premier temple y est construit. C'était une sorte d'enclos d'environ 9 m × 15 m dédié au Dieu Khentamentiou "Chef des occidentaux" ou "Patron des trépassés", puis plus tard à Osiris. Un second temple est ensuite érigé, adossé au premier, d'une surface d'environ 120 m². Une enceinte sacrée (Temenos) délimitait le terrain.

 

   Les objets les plus anciens qui y furent découverts remontent à la Ière dynastie (v.3040-2828). Ce sont des fragments de vase au nom d'Horus Aha (v.2995-2974) et des statuettes en pierre et en faïence d'animaux et de reptiles. Durant la IIe et la IIIe dynastie l'enceinte est épurée et lors de la IVe le temple, détruit, est reconstruit par Khoufou (ou Khéops, 2551-2528). À partir de ce Roi, presque tous les souverains de l'Ancien Empire vont laisser leurs traces en ce lieu. Même par la suite, les temples et la ville sont continuellement reconstruits et agrandis par les Rois et Pharaons jusqu'à la XXXe dynastie et le cimetière restera utilisé jusqu'à cette période.

 

   Les Rois vont aussi construire sur le site un nouveau type de bâtiment (ou de temple), les cénotaphes. Ce sont des temples funéraires de caractère secondaire, servant pour les divinités familières et pour le culte des Rois ou Pharaons décédés, qui ont été assimilés à Osiris. Sésostris III (1878-1843, XIIe dynastie) serait le premier Roi à avoir construit un tel édifice. Celui-ci serait situé à 3 Km au Sud de Kom el-Sultan. D'autres monument sont en relation avec Ahmès I (ou Ahmôsis, 1549-1525/24), dont un qui fut bâti pour sa grand-mère Tétishery (ou Tétisheri). Les égyptologues ont connaissance de plusieurs autres temples, bâtis pendant de la XVIIIe dynastie, d'après des textes, mais ils n'ont pas encore été localisés avec certitude. Les deux autres temples les plus connus sont celui de Séthi I (1294-1279) et celui de Ramsès II (1279-1213).

 

 

 Le Temple de Séthi I

 

   Le premier monument que l'on voit en arrivant dans la cité par le train ou par la route est le temple de Sethi I. Ce temple à l'architecture atypique est plus connu sous le nom de Grand Temple d'Abydos. Il faisait à l'origine 165 m de long (Environ 75 m aujourd'hui) et a été construit sur un terrain vierge, environ 500 m au Sud des autres temples, sur "l'escalier du grand Dieu", voie processionnelle monumentale menant du Grand Temple d'Osiris, au tombeau du Dieu. C'est Ramsès II qui en terminera la construction et en partie la décoration.

 

  Celle-ci, dans l'aile Sud, sera finie définitivement par Mérenptah (1213-1203). Les spécialistes pensent que dans l'antiquité un canal reliait le temple au Nil. Ce canal est mentionné par Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23 ap.J.C). Tout autour du temple se situaient des magasins et on pense qu'également un palais royal était construit. À l'extérieur du temple, mais toujours dans le téménos, on trouve un autre monument appelé l'Osireion.

 

Autre vue du Temple de Séthi I et de l'Osireion

 

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   Le temple possède deux axes et présente une forme particulière en L. Il est construit en calcaire fin et ses bas-reliefs font partie des plus beaux d'Égypte. Le temple se compose de deux cours et de deux pylônes. C'est au milieu du deuxième pylône qu'un portique (B) permettait son accès. Plus loin, un autre dans la deuxième salle hypostyle (D), amenait le visiteur au centre du temple. La particularité se trouve dans cette deuxième salle hypostyle. Son mur est percé de sept portes permettant d'accéder à sept petites chapelles (E), d'architecture identique, dédiées au culte des principales divinités. Dans la chapelle d'Osiris une porte centrale donnait accès au complexe d'Osiris (F) qui était le plus important.

 

 

A - Seconde cour
B - Second portique
C - 1ère salle hypostyle
D - 2ème salle hypostyle
E - Les sept chapelles
F  - Complexe Osirien - l'Osireion
G - Complexe de chapelles
H - Couloir des Rois
I  - Salle des barques

J  - Cour des bouchers

K - Salle des archives  

 

  

   Les pylônes et portiques sont en grande partie détruits. Les sept chapelles (E) sont dédiées respectivement (de gauche à droite) à Séthi I, Ptah, Rê-Horakhty, Amon-Rê, Osiris, Isis, et Horus. Chaque chapelle possédait une fausse-porte. La chapelle d'Amon-Rê est la plus grande et on y accédait par un escalier. Dans chacune des chapelles un "bateau chapelle" est représenté. Dans la deuxième salle hypostyle (D) s'ouvraient sur la gauche deux portes, une donnait accès à un complexe (G) à colonnes avec deux chapelles. L'autre donnait accès à la partie Sud avec ses chapelles et une enfilade de couloirs et de salles inachevées.

 

   C'est dans ce couloir (H) dit "couloir des Rois" que ce trouve la liste royale appelée Tables d'Abydos. En face de la liste royale on trouve une longue liste des Dieux. La liste royale montre le Roi Séthi I et son fils Ramsès II (1279-1213) qui font une offrande à leurs prédécesseurs. Elle fut découverte par Auguste Édouard Mariette. Elle comprend 76 noms de Roi et de Pharaons. Les noms des souverains sont présentés dans deux rangées de cartouches et à priori dans l'ordre chronologique réel. Elle commence à partir du Roi Narmer / Ménès et les Rois de l'Ancien Empire, puis donne les Rois du Moyen et Nouvel Empire et se terminent avec le Roi Séthi I.

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Décoration de la chapelle d'Amon

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Salle hypostyle du Temple de Séthi I

   Sur le montant de la porte du temple on trouve                                                           une inscription qui dit "Pour vous qui entrez dans le temple vous devez être purifié". De ce couloir on accède à la salle des barques (I). Sa décoration fut commencée sous Séthi I et terminée par Mérenptah. Dans cette salle un escalier montant permettait d'accéder au toit (Ce qui n'est pas prouvé entièrement aujourd'hui).  

 

   L'Osireion aurait, selon J.Capard, été bâti suite à un oracle. À en juger aux inscriptions sur les dix colonnes de la salle, Séthi I à construit cet édifice sur un temple plus ancien. L'entrée de l'Osireion se trouvait hors du téménos. Il a été fouillé essentiellement par Sir William Matthew Flinders Petrie. L'égyptologue Anglais y voyait là la tombe du Dieu Osiris. Une partie de la décoration date du règne de Mérenptah (1213-1203). L'architecture impressionne par ses énormes blocs de granit formant les linteaux et les piliers supportant ce qui devait sans doute être un énorme tumulus au-dessus. Plusieurs niches ont été creusées dans le sol peut-être pour recevoir des sarcophages et/ou vases canopes. Dans l'angle Nord-ouest du temple, touchant l'Osireion, une petite salle reste un mystère. Il s'agit peut-être des puits décrits par Strabon ou bien d'une cachette pour le trésor ? ou une sorte de serdab ?.

 

Le Grand Temple d'Osiris

 
  
Successivement de la Ière à la XXVIe dynastie, neuf ou dix temples dédiés à Osiris ont été construits sur le seul site d'Abydos. Le centre de l'ancienne ville, sur une hauteur, est entouré de murailles massives, en briques crues, l'endroit s'appelle Kom el-Sultan et le premier temple y est construit. C'était une sorte d'enclos d'environ 9 m × 15 m, entouré d'un mur, dédié au Dieu Khentamentiou "Chef des occidentaux" ou "Patron des trépassés", puis plus tard à Osiris. Comprenant l'un des murs de cette première structure, le second temple est ensuite érigé adossé au premier, d'une surface d'environ 120 m², avec des murs de 3 m d'épaisseur. Une enceinte sacrée (Temenos) délimitait le terrain. Le mur extérieur est ensuite élargi lors de la IIe ou IIIe dynastie.

   Les objets les plus anciens qui y furent découverts remontent à la Ière dynastie (v.3040-2828). Ce sont des fragments de vase au nom d'Horus Aha (v.2995-2974) et des statuettes en pierre et en faïence d'animaux et de reptiles. Durant la IIe et la IIIe dynastie l'enceinte est épurée et au début de la IVe dynastie l'ancien temple disparaîtra complètement et un petit bâtiment sera construit derrière lui. Le temple détruit est reconstruit par Khoufou (ou Khéops, 2551-2528). À partir de ce Roi presque tous les souverains de l'Ancien Empire vont laisser leurs traces en ce lieu. À une date encore indéterminée aujourd'hui, un grand temple pour la purification des offrandes est érigé.

  

   Toutefois, une découverte récente d'une chambre, dans laquelle ont été mis au jour des sculptures en ivoire et des vitrages, montrent que ces carreaux, d'un l'excellent travail, dateraient de la Ière dynastie (v.3040-2828). Un vase avec des hiéroglyphes et des incrustations en émail vert à aussi été dégagé, tous ces objets sont les plus importants trouvés. Une statuette en ivoire de Khoufou (ou Khéops) de 9 cm avec sa titulature, trouvée dans la chambre en pierre du temple, nous donne le seul portrait de ce grand Rois trouvé à ce jour.

 

   Lors de la VIe dynastie, le Roi Pépi I (2289-2255) fait construire une chapelle funéraire dans le Grand Temple d'Osiris, qui va évoluer au fil des ans et dont les ruines existent encore au sein de l'enceinte de la ville. Le Roi fait reconstruire une nouvelle fois ce Grand Temple et y ajoute une vaste entrée en pierre devant le temenos ainsi qu'une deuxième entrée avec une colonnade entre les portes. Lors de la XIe dynastie, le Roi Montouhotep I (2134-2130) fait ajouter un petit reliquaire au temple existant, des colonnes et des autels.

 

   Durant son long règne, Montouhotep II (2061-2010) fait reconstruire une nouvelle fois entièrement le temple, y ajoutant une chaussée en pierre et des chambres. Peu de temps après, lors de la XIIe dynastie, le Roi Sésostris I (1962-1928) fait placer des fondations en pierre sur le pavement de son prédécesseur. Un grand temenos est construit au dehors, englobant une plus grande surface et le temple est encore agrandi. Il fait à cette époque trois fois sa taille originelle. De nombreux Rois sont attestés d'une activité de bâtisseur sur ce site. 

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Statuette d'ivoire de Khoufou -

Musée Égyptien du Caire

 

 

 Le Temple de Ramsès II

 

   Le temple de Ramsès II (1279-1213) était beaucoup plus petit et plus simple au niveau de sa conception que les autres temples de la cité. Toutefois, il est surprenant par la diversité des matériaux et des couleurs utilisés pour sa construction et sa décoration. On trouve du granit gris, du granit noir pour les encadrements des portes, du grès pour les piliers des salles hypostyles, du calcaire blanc pour les deux chapelles dédiées à Isis et Horus, de l'albâtre et du quartzite jaune et rose pour le sanctuaire d'Osiris. Il est situé au Nord de celui de Sethi I (1294-1279). Le temple de Ramsès II fut peut-être conçu avant son accession au trône, mais la plus part des décorations furent exécutées ultérieurement.

 

   Les bas-reliefs du temple sont extrêmement bien conservés. On retrouve les thèmes classiques pour cette époque : Les scènes historiques des conquêtes, la vie du souverain, les peuples soumis etc...  L'extérieur du temple a été décoré avec des scènes de la bataille de Kadesh. Le plan du monument est très semblable à celui du temple de Médinet Habou. Les reliefs, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du temple, montrent une grande sensibilité artistique, an particulier dans les sanctuaires consacrées à Osiris et aux autres divinités importantes. La pierre à chaux utilisée pour l'édifice s'est révélée être un excellent support pour ces œuvres.

 

On a découvert dans le temple la deuxième liste royale des Tables d'Abydos. Cette liste de 17 noms est fragmentaire et est actuellement au British Museum. Cette tablette présente les cartouches des Rois précédents Ramsès II. Les cartouches sont indiqués dans deux rangées.

 

 

 

 Les nécropoles d'Oumm el-Qaab 

 

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 Entrée de la tombe d'Horus Den

   La nécropole royale d'Oumm el-Qaab (ou Oumm el-Qa'ab ou Oumm el-Kab ou Umm el-Qa'ab) "la mère des cruches", ainsi nommée à cause de la grande quantité de poteries trouvées à cet endroit, est la nécropole royale de la Période Pré-dynastique et des premières dynasties. Elle est située à environ 1,5 km dans le désert d'Abydos. Les archéologues divisent le site en deux parties : Le cimetière B et le cimetière U. En bordure du village moderne on trouve les "enclos royaux" des premières dynasties, le plus connu est celui de Shunet ez Zebib.

 

   C'est Émile Amélineau qui le premier mis au jour une série de tombeaux contenant des objets portant le nom des Rois des premières dynasties. La nécropole est de nouveau fouillée en 1900-1901 par Sir William Matthew Flinders Petrie, qui met au jour les tombeaux de tous les Rois de la Ière dynastie et de deux de la IIe : Péribsen/Sekhemib et Khâsekhemoui (2674-2647). Cependant après lui Oumm el-Qaab va retomber dans l'oubli. Il faut attendre les années 1970 pour que le site suscite à nouveau de l'intérêt.

 

   C'est l'égyptologues Allemand Werner Kaiser qui reprend le travail et décide de refouiller systématiquement toutes les tombes. Lors de la restauration de la tombe T121 d'Horus Den, qui est terminée aujourd'hui, Kaiser découvre un sceau de la nécropole donnant l'ordre des 5 premiers Rois de la Ière dynastie. Aujourd'hui c'est une mission Allemande dirigée par Günter Dreyer qui termine les fouilles du cimetière U.  Le site était en grande partie écroulé et le contenu des tombes avait presque été totalement vidé par les pillards, mais les égyptologues ont tout de même mis au jour quelques objets importants aux noms des Rois

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                 Tombe de la Reine Merneith  

 

   Hormis les stèles ornées de bas-reliefs ou peintes : De riches bijoux qui étaient mis sur les momies, une profusion de fragments de vases en pierres et de mobiliers, des tablettes d'ivoire et d'ébène gravées, des sceaux d'argiles. Ces sceaux de différents fonctionnaires, dont plus de 200 variétés ont été trouvées, donnent un aperçu du régime public. Plus tard un monastère Copte situé au Nord, semble avoir été construit sur les fondations d'importantes murailles des premières dynasties.   

 

   La nécropole privée, elle, commença sous la Ière dynastie (v.3040-2828), avec quelques petites tombes dans la ville elle même. Elle prit de l'ampleur sous les XIIe (1991-1786) et XIIIe dynasties (v.1783-v.1625) et contint de nombreux riches tombeaux. Un grand nombre de petites tombes est ensuite construit entre la XVIIIe (1549-1295) et la XXe dynastie (1186-1069). La population, lors des dynasties suivantes, va continuer à enterrer ses morts sur le site jusqu'à l'Époque Romaine. Ce cimetière privé est fouillé dans un premier temps par Auguste Édouard Mariette. Malheureusement ses ouvriers vont mettre au jour plusieurs centaines de stèles funéraires sans en enregistrer les emplacements ou les noms. Plus tard des fouilles seront reprises par Edward Russell Ayrton, puis par David Randall-MacIver et enfin par John Garstang.

 

 

  Pour plus de détails voir l'article : La nécropole d'Oumm el-Qaab

 

Bibliographie

 

    Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Jan Assmann :

- Tod und Jenseits im Alten Ägypten, Beck C. H, Munich, Janvier 2001 - Février 2003.

Detlef Franke :

- An important family from Abydos of the seventeenth dynasty, pp. 175-176, JEA 71, 1985.

Alan Henderson Gardiner, A.M.Calverley et M.F.Broome :  

- The temple of king Sethos I at Abydos, Éditeur inconnu, London, 1933 - Egypt exploration society, archaeological survey, 4 vol., Oriental institute of university of Chicago, Chicago, 1984.

Barry J.Kemp :

- Abydos and the royal tomb of the First Dynasty, pp.13-22, JEA 52, London, 1966.

- The Osiris temple at Abydos, MDAIK 23, 138-155, Mainz, 1968.

Margaret Alice Murray :

- The Osireion at Abydos, British School of Egyptian Archeology, B. Quaritch, London, 1904 - Histories & Mysteries of Man, Juin 1989.

David Randall-MacIver :

- The earliest inhabitants of Abydos, Oxford at the Clarendon Press. Bo, London, 1901.

David O'Connor :  

- The cenotaphs of the Middle Kingdom at Abydos, MGEM, IFAO, Le Caire, 1985.  

Abd El Hamid Zayed :

- Abydos, General Organisation for Government Printing Offices, Le Caire, 1963.

Arthur Edward Pearse Brome Weigall :  

- Avec William Matthew Flinders Petrie, Abydos, Part. I, B. Quaritch, 1902.

- Avec William Matthew Flinders Petrie, Edward Russell Ayrton, Charles Trick Currelly,  Abydos : Part. II, Egypt Exploration Fund, London, 1902.

- Avec Charles Trick Currelly, Edward Russell Ayrton et Alan Henderson Gardiner, Abydos, Part. III, Egypt Exploration Fund, London, 1904.

 

  

 

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