Accueil Egypte

Quelques  Grandes  Villes :

Bubastis 

Accueil Egypte

 

Accueil Egypte Accueil du Site Imprimer la page Plan général du site

Nous avons besoin de vous

 

 

Sommaire

  

     ▪ Noms et localisation

L'histoire

La religion dans la cité

Les nécropoles et les monuments

          Les nécropoles

          Le Palais

          Le Temple de Bastet

Chronologie des fouilles

Bibliographie

 

Un des quelques sphinx de Bubastis, aujourd'hui dans un

petit parc de Zagazig

 

 

 

 

 

   ou  Per-Bastet

ou

Per-Bastet    pr bAstt

 

 

Noms  et  localisation

 

   Bubastis (ou Boubastis en Grec : Boubastis, ou Per-Bastet "La maison de Bastet" en Égyptien : pr bAstt) est identifiée aujourd'hui au site de Tell Basta (ou Tall Basta : تل بسطة  "Colline de Bastet" en arabe) près de la ville de Zagazig qui se trouve au Nord-ouest du site. La ville se situe dans le Delta, sur la rive orientale du Nil sur sa branche Pélusiaque, au Sud-ouest de Tanis à environ 80 km au Nord-est du Caire. Bubastis est quelques fois identifiée à la Phibeseth de la Bible. Elle est la capitale du 18e nome de Basse-Égypte, le "Nome supérieur de l'Enfant royal" (nn-xnt) ou nome Bubastite. La cité possédait un sanctuaire de la Déesse Bastet qui est aujourd'hui complètement en ruine. Elle possédait aussi un temple d'Atoum, dont on a retrouvé les vestiges au Sud du site. Ce Dieu formait une triade avec Miyis (ou Mahès) et Bastet. Bubastis est aussi une des étapes essentielles des rites de la fête Sed, qui sanctionnent les trente premières années de règne du Roi.

 

 

 

 

Bronze à l'effigie de Bastet retrouvé sur le site

 

L'histoire.......

 

  On trouve des traces d'activité sur le site dès la Période Pré-dynastique (v.3500-v.3150) où l'endroit fait l'objet de plusieurs constructions dédiées à la Déesse Bastet. Une nécropole de cette période a été mise au jour au Nord du temple de Bastet, près d'une autre nécropole qui date de l'Ancien Empire (2647-2150). La ville va prendre une certaine importance dès l'Ancien Empire, à la VIe dynastie (2321-2150) comme l'attestent les constructions que firent ériger les Rois : Téti I (2321-2291) et Pépi I (2289-2255) qui semblent de plus l'avoir particulièrement embellie. Puis, au Moyen Empire (2022-1650), c'est le Roi, Amenemhat I (1991-1962) qui entreprend des rénovations du site.

 

   Passé les turbulences de la Deuxième Période Intermédiaire, les souverains vont réinvestir dans la cité. À la XVIIIe dynastie, le Roi Amenhotep III (1390-1353/52), pour y commémorer son jubilé, fait construire une chapelle et des statues de ses hauts fonctionnaires, dont celle de son vizir représenté en scribe et celle de Khérouef, le Grand intendant de son épouse Tiyi I. Lors de la XIXe dynastie, Ramsès II (1279-1213) embellit la ville et reconstruit le temple de Bastet. C'est surtout à partir de la Troisième Période Intermédiaire (1080-656) que Bubastis va jouer un rôle politique important, comme d'ailleurs d'autres cités du Delta, tels que Tanis ou Mendès.

   Sous la XXIe dynastie (1070/69-945) les militaires Libyens étaient devenus un facteur politique important. Ils avaient été intégrés dans l'armée Égyptienne et la police pendant le Nouvel Empire (1549-1080). Particulièrement les militaires descendants d'anciens prisonniers de guerre Libyens, les Méchouech (ou Meshwesh ou Mâ). Ils s'étaient installés partout dans le Delta, mais plus particulièrement à Bubastis et ils avaient petit à petit étendu leur territoire jusqu’au Fayoum et détenaient la force armée du royaume. Leurs chefs deviennent très puissants et un de ceux-ci, Sheshonq I (ou Chechanq I, 945-924), profite de l'anarchie dans lequel le pays est tombé à la fin de la XXIe dynastie (945-715) et il prend le pouvoir à la mort de Psousennès II (959-945) de Tanis.

 

   Il s’impose comme le Pharaon et fonde la XXIIe dynastie. Ce sont les souverains de cette dynastie, dite Libyenne, dont Bubastis est le berceau, qui donnent à la ville et à son temple une plus grande ampleur en la prenant comme capitale, bien qu'ils choisissent d'installer leur nécropole royale à Tanis. Les temples de Bubastis sont embellis et agrandis par plusieurs Rois en quelques décennies, comme l'atteste les écrits des portiques dits "des Bubastides" à Karnak.

 

 

 Chapiteau hathorique du temple de Bastet

   Au cours de la période Libyenne la ville atteint son apogée et devient la plus                                                                             importante cité du Delta. Rôle qu'elle garde jusqu’en 818, date où elle perd le contrôle d'une partie du Delta central au profit de la XXIIIe dynastie (818-715). Il est très difficile d'interpréter les faits sur le déroulement de l'histoire de cette dynastie. Les Rois se placent sous la protection du Dieu Amon, ils composent avec les Grands Prêtres d'Amon à Thèbes qui jouent un rôle important et qui sont souvent issus de la famille royale, voire dans certains cas leur propre fils. Il faut aussi souligner que dans les régions d'Héracléopolis et d'Hermopolis Magma en Égypte centrale, des Princes, après avoir été nommés par les Pharaons légitimes de Bubastis, tiennent des règnes indépendants.

 

 

  Des chats momifiés ont été enterrés dans les trous des roches entourant le cimetière

 

   La rivalité dynastique et les compétitions entre différentes lignées de Rois pour le trône, plus la coexistence de plusieurs "royaumes", Thèbes, Héracléopolis, Hermopolis Magma qui vont se créer, vont affaiblir la dynastie et amener à la guerre civile. En 818, elle perd le contrôle du Delta central au profit d'une autre chefferie. Le leader de celle-ci, un Prince Bubaste, Pétoubastis I (ou Padibastet I, 818-793), profite de ce cahot et des conflits de succession en l'an 8 de Sheshonq III (825-773) pour se faire couronner Roi de Léontopolis (ou Taremou "la terre des poissons"). Il fonde la XXIIIe dynastie et se fait reconnaître par Héracléopolis, Memphis et Thèbes.

  

   À partir de cette période va commencer le déclin de Bubastis, qui suit en fait celui de la XXIIe dynastie qui n'a plus alors le contrôle que sur une partie du Delta. En 747 sous le règne de Sheshonq V à Bubastis et de Ioupout II (754-715) à Léontopolis, on assiste à une nouvelle division de l'Égypte qui va affaiblir encore un peu plus la cité, avec la création de trois nouveaux royaumes : Héracléopolis, Hermopolis Magma et Lycopolis (Assiout). En 727, la dynastie sera encore impuissante devant la création d'un autre royaume à Saïs celui de la XXIVe Dynastie. Ces petits royaumes vont tous succomber lors de l'invasion du pays par le Roi de Napata Piânkhy (ou Piye, 747-716, XXVe dynastie). Le pays va sombrer sous les dominations étrangères et l'activité de Bubastis va se résumer à son rôle religieux.

   En 672 le royaume de Saïs va renaître (665-524, XXVIe dynastie) mais il restera vassal de ces Kouchites, puis leur dynastie sera balayée par le fait d'un nouvel envahisseur, les Assyriens. Après ceux-ci c'est au tour des Perses de prendre possession du pays en 525 où ils créent la XXVIIe dynastie (525-401). Au cours de cette période appelée, la Basse Époque (656-332), les sanctuaires de Bubastis vont recevoir les hommages de chaque Pharaon qui parviendra à repousser les menaces étrangères devenant ainsi le siège d'un courant nationaliste puissant en réaction aux menaces des dominations des Assyriens, puis Perses. Il faut attendre l'avènement de la XXXe dynastie (380-342) pour voir les derniers Pharaons qui ont eu une activité de bâtisseur à Bubastis. D'abord avec Nectanébo I (380-362), puis Nectanébo II (360-342), qui consacre un nouveau sanctuaire au centre du temple de Bastet. Puis, la cité connaîtra une sorte de renouveau, grâce à ses activités religieuses, sous l'époque Ptolémaïque où le culte et l'oracle de Bastet vont gagner en popularité et en importance avec l'afflux de colons Grecs dans le Delta, en effet ces derniers identifiaient la Déesse avec Artémis. Avec la conquête Romaine le site sera déserté et laissé à l'abandon. 

 

   

Cliquez pour agrandir l'image

 

 Bastet - Musée du Louvre

 

La Religion dans la cité

 

   Bubastis était le principal centre de culte dédié à la Déesse Bastet. À la Période Pré-dynastique La ville fut le pendant du sanctuaire de la Déesse Hathor à Dendérah (ou Tentirys), que l'on désigne sous le nom de "Per-Bast du Sud". Puis à la VIe dynastie, sous le règne de Pépi II (2246-2152), Bastet fut de plus en plus vénérée et apparaissait comme l'aspect léonin de la fille de . D'abord divinité locale sur son sanctuaire de Bubastis, en Égyptien Per-bastet  "la maison de Bastet", le culte de la Déesse se propagea dans tout le pays. Elle fut représentée initialement, sous la forme de la lionne Sekhmet qui dort en elle et à laquelle elle était associée en femme à tête de lionne portant la croix ânkh d'une main et le sceptre de l'autre.

 

   Puis, à partir du Moyen Empire (2022-1650), sous la forme d'une chatte ou d'une femme à tête de chat. Bastet protégeait le défunt dans l'Au-delà et aide à tuer le serpent Apophis. La Déesse était soit l’œil, soit la fille de et elle fut la mère du Dieu lion Mahès (Miysis). Bubastis possédait aussi un temple d'Atoum, dont on a retrouvé les vestiges au Sud du site. Ce Dieu formait une triade avec Mahès et Bastet. Les représentations de la Déesse dans la cité se retrouvaient aussi dans les éléments architecturaux. Les tombes de Bubastis ont donc été les dépositaires principaux en Égypte des momies du chat. On en a retrouvé sur le site une grande quantité.

 

   Les grandes caractéristiques de Bubastis était ses oracles de Bast (ou Bastet), son magnifique temple dédié à cette Déesse et la procession annuelle en son honneur. Le culte et l'oracle de Bastet ont gagné en popularité et en importance avec l'afflux de colons Grecs dans le Delta, en effet ces derniers identifiaient la Déesse avec Artémis et de ce fait son sanctuaire attirait Égyptiens indigènes et étrangers. Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) décrit le festival de Bubastis comme étant la plus joyeuse et magnifique fête de tout le calendrier Égyptien :

 

"Péniches et bateaux de rivière de toutes espèces, remplies d'hommes et de femmes, flottaient tranquillement le long du Nil... Les femmes jouaient de la musique sur des cymbales et des tambourins et celles qui n'avaient pas d'instruments de musique les accompagnaient avec des battements de mains et des danses... Du vin de la vigne était bu en quelque jours plus que dans tout le reste de l'année... Tel était ce festival et, dit-on, pas moins de sept cent mille pèlerins célébraient la fête de Bast, en même temps".

 

 

  Les nécropoles et les monuments

 

  Les ruines de la ville s'étendent sur une surface de près de 80 hectares. Malheureusement seule une petite partie est accessible aux fouilles aujourd'hui, l'essor de la ville de Zagazig et les champs cultivés de plus en plus loin on recouvert le site de l'ancienne cité. C'est lors des fouilles qui ont débutées à la fin du XIXe siècle, que dans les ruines au Nord du site, on a découvert la nécropole des chats sacrés. On y dégagea aussi des bronzes représentant la Déesse Bastet sous la forme d'une chatte et de nombreux fragments du monument dit "Salle des fêtes" d'Osorkon II (874-850) où se déroulaient les cérémonies à l'occasion de son jubilé royal.   

 

Cliquez pour agrandir l'image

 

Ruines du temple de Bastet

  La ville contenait comme nécropoles et monuments :

Un cimetière des chats.

Une nécropole datant de la Période Pré-dynastique (v.3500-v.3150) et Ancien Empire (2647-2150).

Une nécropole datant de la période du Moyen Empire (2022-1650) et du Nouvel Empire (1549-1080).

Un quartier palatial datant du Moyen Empire (2022-1650) avec le splendide palais qui semble remonter à la XIIe dynastie au règne d'Amenemhat III (1843-1797).

Un temple dédié à la Déesse Bastet qui mesurait près de 200 m de longueur.

Un temple dédié à Atoum, découvert un peu plus au Sud-ouest du tell, qui pourrait être le temple secondaire qu'aurait vu Hérodote.

Un temple du Ka du Roi Pépi I (2289-2255) de la VIe dynastie

Un temple du Ka du Roi Téti I (2321-2291) de la VIe dynastie.

 

  Les nécropoles

 

   Parmi les nécropoles de Bubastis, celle qui caractérise le plus la cité est bien sur sa nécropole réservée aux chats, mais aussi aux rats. Les chats et les rats étaient enterrés dans des trous dans les murs d'enceinte du cimetière. Les animaux étaient embaumés et glissé dans une enveloppe. Il n'y avait pas de sarcophage, ce qui explique le faible diamètre des trous dans la roche. Une autre explication est aussi le fait que la race de chat vivant en Égypte est de bien plus petite taille que nos chats Européens et ils le sont encore. Si vous voyez des chats dans les rues d'Égypte, vous constaterez qu'ils sont au moins la moitié de la taille moyenne des nôtres. 

  
  Au Sud du cimetière des chats, plusieurs collines de débris (ou koms) indiquent l'emplacement des autres nécropoles de la cité, qui s'y implantèrent, pour la première, dès la Période Pré-dynastique (v.3500-v.3150). L'université de Zagazig a mené récemment des fouilles qui ont mis en évidence les niveaux datant de l'Ancien Empire (2647-2150). Les archéologues ont dégagé plusieurs mastabas réservés aux membres de la haute société, dont les dimensions considérables peuvent donner une idée de l'importance de la cité à cette époque. Ils ont aussi mis au jour des structures plus petites, construites pour une partie de la population plus humble. Ces derniers sont très souvent bien conservés. Ils ont livrées un mobilier funéraire dépouillé mais instructif sur les coutumes funéraires de l'époque.

Cliquez pour agrandir l'image

 

Autre vue du cimetière des chats

 

    Les corps étaient inhumés en position contractée la tête orientée à l'Ouest et l'on plaçait autour d'eux des offrandes contenues le plus souvent dans de simples récipients en céramique. Cette pratique est d'ailleurs attestée jusqu'à la fin de l'Ancien Empire, voire au-delà, comme en témoignent des inscriptions découvertes dans ces tombes. (D'après Wikipédia - Bubastis). Les mastabas, construits en briques crues, étaient bien sûr beaucoup plus élaborés. Ils nous ont révélés les noms et les titres de plusieurs dignitaires des IVe, Ve et VIe dynastie jusqu'ici inconnus et qui, à la vue de leurs monuments funéraires, avaient été récompensés par le Roi pour leur dévotion et services. Par exemple la chambre funéraire d'un directeur des Prêtres du temple de Bastet, Ânkh-Haef, contemporain du Roi Pépi II (2246-2152), était ornée de calcaire peint et inscrites de prières dédiées à Osiris et Anubis. Toujours en continuant vers le Sud on trouve la nécropole du Nouvel Empire (1549-1080), dont les dimensions importantes nous confirme, là encore, que Bubastis était alors une des principales métropoles du Delta. On sait que dès le Moyen Empire (2022-1650), la cité et ses temples étaient également privilégiés par les souverains, notamment ceux de la XIIe dynastie (1991-1783). 

 

  Le Palais

 

   Le palais, que les archéologues identifièrent pendant un temps comme un temple, semble remonter à la XIIe dynastie (1991-1783) au règne d'Amenemhat III (1843-1797) et avoir été en activité jusqu'à la Deuxième Période Intermédiaire. Il est bâti selon un plan assez complexe comme le démontent ses vestiges qui sont partiellement bien conservés.

Cliquez pour agrandir l'image

 

Vue du site

 

  Il fut construit en briques crues et les premières assises ont été mises au jour. L'ensemble couvait une surface d'environ 4800 m², mais il semble que le palais initial fut plus grand, le reste se trouvant sous la ville moderne de Zagazig. Le complexe se composait d'une avant cour donnant sur un portail ouvrant sur une cour péristyle qui était suivie d'une salle hypostyle à six colonnes. De chaque côté de cette cour on trouvait divers bâtiments administratifs et magasins, le tout était enfermé par une enceinte. Les archéologues n'ont malheureusement pas pu dégager la partie du palais comprenant les appartements privés royaux.

 

   Cet ensemble est un des rares complexes palatiaux édifiés au Moyen Empire (2022-1650) par les souverains. Si l'on s'en tient au schéma classique du fonctionnement d'un palais, comme proposé par Stephen Quirke, pour désigner ses différentes parties, dans celles préservées à Bubastis nous aurions seulement les ruines du palais externe (Khenty), une partie de la salle d'audience (Ouakhy) et une partie des greniers ou magasins (Schena) qui pouvaient également stocker les revenus issus du commerce ou encore les tributs versés par les vassaux du Roi.

 

  Le temple de Bastet

  

   Le sanctuaire principal de la ville fut le temple dédié à la Déesse Bastet. Il était orienté Est-ouest et mesurait près de 200 m de longueur. Il était entouré d'une grande enceinte de briques crues, dont Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425) laissa une description intéressante. Sur trois de ses côtés un lac en forme de croissant entourait le tout. Aujourd'hui seuls les vestiges d'une salle hypostyle, réduit aux premières assises, est visible. Un grand pylône de cinquante mètres de large, donnait sur deux cours successives dont la dernière s'ouvrait sur le grand hall aux colonnes hathoriques (Sculpté à l'image de la Déesse Hathor) de dix mètres de hauteur, érigé par Osorkon II (874-850).

 

   De nombreux chapiteaux à l'image de la tête de la Déesse, qui ornaient le grand hall d'entrée du sanctuaire, furent retrouvés et sont aujourd'hui dans différents musées. C'est dans la seconde cour que se trouvait la "Salle des fêtes" d'Osorkon II. Sur place se trouvent encore les vestiges des chapiteaux sculptés. Le visage de le Déesse est encadré d'une perruque dont les nattes s'enroulent à la base. Plusieurs exemplaires de ces chapiteaux sont aussi dans des grands musées : Le British Museum, le musée Égyptien du Caire, le Louvre etc...

  

   Les reliefs de grande qualité de cette salle sont en partie conservés notamment au Louvre et au British Museum. La grande salle hypostyle est réduite aujourd'hui à des blocs de granit épars. De style papyriforme, les colonnes sont fracassées. Tout autour des ruines, des débris divers portent encore les images qui devaient orner les murs de la salle (Et les plafonds ?). Dans cette grande salle on à découvert de nombreux vestiges de statues et colosses dont certains sont au nom de Ramsès II (1279-1213). La grande salle donnait sur une autre salle hypostyle qui débouchait sur le sanctuaire à ciel ouvert. 

 

Cliquez pour agrandir l'image

 

Autre vue des ruines du Temple de Bastet

   Hérodote, lorsqu'il décrit le site, nous dit que "des temples sont plus spacieux et plus coûteux que ceux de Bubastis, mais aucun n'est aussi agréable à voir". "Qu'il est entouré d'eau sur trois de ses côtés par une large pièce d'eau et par deux canaux qui courent de chaque côté". "Chaque canal a une centaine de pieds de large et ses rives sont bordées d'arbres". "Les Propylées de soixante pieds de hauteur sont ornés de sculptures (probablement gravées en relief) de neuf pieds de haut et d'une excellente facture". "Tout autour du temple, il y a un mur orné de sculptures". "À l'intérieur de cette enceinte il y a un bosquet d'arbres et un grand bâtiment qui est à l'effigie de Bastet". "La forme de ce temple est carrée, chaque côté étant d'un stade de longueur" (environ 185 m). "Alignée avec l'entrée, une route construite en pierre, de trois stades de long, mène vers l'Est à travers le marché public".

  Pour plus détails sur le temple voir : Bubastis, Le temple de Bastet (Wikipédia).

 

 

  Chronologie des fouilles archéologiques et principales découvertes

 

1887 à 1889 : Identification du tell et premières grandes fouilles menées par l'égyptologue Henri Édouard Naville de l'Egypt Exploration Fund.

1906 : Découverte de deux caches contenant des objets et bijoux en or. Le contenu des caches fut réparti entre différents musées. Pour la première vers l'Ägyptisches Museum de Berlin et le Metropolitan Museum of Art de New York, pour la deuxième, contenant notamment de la vaisselle cultuelle, des pièces d'orfèvreries ainsi que deux bracelets aux noms de Ramsès II (1279-1213), vers le musée Égyptien du Caire.

Cliquez pour agrandir l'image

 

Fragment de la porte d'entrée de granit de Bubastis

1957 : Découverte au Nord du site, par l'égyptologue Égyptien Labib Habachi, d'un vaste complexe de briques crues datant du Moyen Empire (2022-1650). 

 

1962 à 1964 : Nouvelles fouilles et identification par Labib Habachi du palais d'Amenemhat III (1843-1797).

1965 : Importantes fouilles du Tell par le Service des Antiquités (M. Shafik Farid) et l'Inspectorat de Zagazig.

1968 : Campagne de fouilles à l'Ouest de la route d'El-Mu ahada et au Sud-est de Zagazig (3 sites).

1969 - 1970 : Campagne de fouilles : À l'Ouest de la route d'El-Mu ahada, à l'Est du site des fouilles précédentes, au cimetière des chats, du palais et à environ 100 m au Nord du temple du Ka de Pépi I (2289-2255).

1980 à 1981 : Deuxième campagne de fouilles du palais du Moyen Empire (2022-1650).

1984 - 1985 : Fouilles des mastabas de l'Ancien Empire (2647-2150) et de la nécropole Princière du Moyen Empire (2022-1650)

1985 - 1986 : Découverte et fouilles d'un palais datant de la VIe dynastie (2321-2150) près du temple du Ka de Pépi I (2289-2255).

1992 : Découverte lors du nettoyage de la colonnade de Ramsès II d'une nouvelle cache. On y a retrouvé, entre autres, des statuettes en or et en faïence.

1995 - 1996 : Découverte des vestiges d'une porte datant de l'Ancien Empire (2647-2150) à proximité du temple de Bastet. 

1997 : Découverte de la statue dite de "la Nourrice" représentant une dame parée de ses atours portant plusieurs enfants dans ses bras. Elle a été datée du Nouvel Empire (1549-1080) et est exposée au musée Égyptien du Caire.

2002 - 2003 : Découverte d'une statue colossale d'époque Ramesside, représentant une Grande Épouse Royale qui n'est, à ce jour, pas encore identifiée.

2004 : Découverte d'une stèle inscrite en trois langues, du type de la Pierre de Rosette, déjà connue sous le nom de "Décret de Canope" datant du règne du Roi Ptolémée III Évergète I (246-222) et dont le contenu porte notamment sur la réforme du calendrier Égyptien.

Depuis 2005, l'université de Zagazig mène régulièrement des fouilles qui ont mis en évidence récemment, des niveaux datant de l'Ancien Empire (2647-2150).

 

Bibliographie

 

    Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Labib Habachi :

- Tell Basta, Supplément aux Annales du Service des antiquitiés de l'Égypte, CASAE 22, IFAO, Le Caire, 1957.

Labib Habachi et Henry George Fischer :

- Labib Tell Basta, AJA 62, New York, 1957 et 1958.

Eva R.Lange et Daniela Rosenow :

- Kultzentrum der Katzengöttin : Bubastis, pp. 11-18, KEMET, Humboldt-Universität zu Berlin, Heft 3, 2006.

Eva R.Lange :

- Bubastis/Tell Basta : Archäologische highlights aus dem Feld der Götter, pp. 30-35, Isched. Journal des Aegypten Forum, Berlin, 2007.

Henri Édouard Naville :   

- Bubastis, Kegan Paul, Janvier 1891.

- The festival-hall of Osorkon II in the great temple of Bubastis, Kegan Paul, Londres, Janvier 1892.

A. El-Sawi :

- Les fouilles à Tell Basta. Rapport de la saison 1967-1971, catalogue et produit des fouilles, IFAO, Le Caire, 1979.

 

 

 

Accueil Egypte

Cliquez pour télécharger la police de caractère

Pour voir correctement les traductions des noms en Grec ancien,

vous pouvez télécharger et installer la police de caractère jointe.

Copyright © Antikforever.com

Cliquez pour télécharger la police  

Pour voir correctement les traductions des noms en Hiéroglyphe

vous pouvez télécharger et installer la police de caractère jointe.

Accueil Egypte