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Montouhotep II - Musée Égyptien du Caire |
Héracléopolis va garder son statut de capitale religieuse de Haute-Égypte, mais il va falloir attendre la Troisième Période Intermédiaire (1080-656) pour que l'histoire la remette sur le devant de la scène. Pendant cette période, sous la XXIe dynastie (1070/69-945), les militaires Libyens étaient devenus un facteur politique important. Ils avaient été intégrés dans l'armée Égyptienne et la police pendant le Nouvel Empire (1549-1080). Particulièrement les militaires descendants d'anciens prisonniers de guerre Libyens, les Méchouech (ou Meshwesh ou Mâ). Ils s'étaient installés dans le Delta et avaient petit à petit étendu leur territoire jusqu’au Fayoum et ils détenaient la force armée du royaume. Héracléopolis leur servait alors de point de ralliement pour leurs tributs.
Leurs chefs deviennent très puissants et un de ceux-ci, Sheshonq I (ou Chechanq I, 945-924)profite de l'anarchie dans lequel le pays est tombé à la fin de laXXIe dynastie et il prend le pouvoir à la mort de Psousennès II (959-945) de Tanis. Il s’impose comme le Pharaon et fonde la XXIIe dynastie (945-715). Il est très difficile d'interpréter les faits sur le déroulement de l'histoire de cette dynastie. Les Rois Libyens ne contrôlent que la Basse-Égypte et se placent sous la protection du Dieu Amon. Ils doivent composer avec les Grands Prêtres d'Amon à Thèbes qui jouent un rôle important. Afin de garder leur légitimité, ils nommeront souvent ces derniers parmi les membres de la famille royale, voire dans certains cas le propre fils du Roi. | |||
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De ce fait ils renforçaient l'unité du pays, ils nommaient aussi les Princes Gouverneurs d'Héracléopolis et d'Hermopolis Magma. Vers 940, Nimlot I le fils de Sheshonq I est nommé Roi d'Héracléopolis par son père afin qu’il dirige pour lui l'Égypte centrale. Nimlot I réintroduit la coutume des offrandes en l'honneur du Dieu Hérychef (ou Harsaphès). Le clergé d’Héracléopolis met à profit cette confusion et contrôle la région entre les deux zones d’influences. |
Nimlot I - Kunshistorisches Museum - Vienne |
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La ville devient alors une grande métropole et retrouve son poids d'antan. Par le jeux des prises de pouvoirs Nimlot II (855-845), fils du Roi Osorkon II (874-850, XXIIe dynastie) et de la Reine Djedmoutesânkh, qui était Grand Prêtre d'Amon et Roi de Thèbes, devient aussi Roi d'Héracléopolis. Il donne ainsi pour une courte période une certaine unification au pays, car à sa mort son fils Djedptahiefânkh (845-?) lui succède sur le trône d'Héracléopolis et son autre fils Takélot (800-775) devient Grand Prêtre d'Amon à Thèbes. Djedptahiefânkh épouse Tanetsepeh qui lui donne un enfant Hemptah I (?) qui lui succède, ce dernier est un Roi obscure d'Héracléopolis dont on ne sais rien.
En 818, la
XXIIe
dynastie perd le contrôle du Delta central au profit d'une autre
chefferie. |
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En 727, la
XXIIe
dynastie sera encore impuissante devant la création d'un
autre royaume à
Saïs, celui de la
XXIVe Dynastie (727-715). |
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Il
réussit
à expulser
les
Assyriens
grâce
à des mercenaires
Lydiens
et
Grecs
et refait l'unité du pays. Il fait de |
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Lion en Granit de la IVe dynastie trouvée à Héracléopolis |
Peu de vestiges archéologiques importants ont été mis au jour sur le site. En partie du au fait que la région très fertile a toujours été très peuplée et a donc servi de carrière. Le premier qui identifia Héracléopolis à Henen-nesout (ou Nen-nesou Nn-nsw) fut le Comte Emmanuel De Rougé, en 1863, lorsqu'il étudia l'inscription du Roi Ethiopien Piânkhy (ou Piye ou Peye, 747-716) dans le Djebel Barkal. Puis le site fut fouillé une première fois en 1891-1892 par Henri Édouard Naville, qui découvre le temple d'Hérychef (ou Héry-chef ou Harsaphès ou Arsaphès) ainsi que plusieurs monuments de l'époque Byzantine avec de nombreux témoignages d'objets artistiques Coptes. Il explore aussi la nécropole de Sedment. En 1899, c'est Ulrich Wilcken qui entreprend des fouilles sur le site où il met au jour des papyri de l'époque Gréco-romaine et plusieurs églises Coptes et Byzantines. |
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En 1904, Sir William Matthew Flinders Petrie complète les fouilles du temple d'Harsaphès et dégage plusieurs maisons Romaines. Il poursuit les travaux de son prédécesseur dans la nécropole de Sedment. Il suivra une période très faste de découvertes dont il faut citer des inscriptions très importantes sur le Moyen Empire (2022-1650) et deux colosses de Ramsès II (1279-1213) qui seront étudiés par Georges Daressy. De 1920 à 1921, Petrie fouille la nécropole de Sedment, peu après, en 1923, Monneret de Villard réalise une étude monographique sur la sculpture Copte d'Ahnas (ou Hennes ou Hnas) et sur l'origine païenne de l'art Copte. Puis, malheureusement, après cette date les fouilles sur le site d'Héracléopolis vont stopper pendant plusieurs années. |
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Ce n'est qu'en 1966 qu'une campagne importante est reprise par une équipe Espagnole rattachée au Musée de Madrid, dirigée par L.Lopez. Elle débuta au Sud-ouest du site et était axée plus particulièrement autour du temple d'Hérychef dont il semble que les vestiges ne remontent pas au-delà de la XIIe dynastie. Beaucoup de choses ont été découvertes dans une enceinte à colonnes dont la fouille n'est pas encore terminée.
Entre autres des fragments de frise de la tombe du fils du Grand Chef de Mâ, trois fausses-portes, en 2008-2009, trois tables d'offrandes dont une table d'offrandes avec le nom du premier prophète d'Amon Smendès, un fragment de couvercle de sarcophage appartenant à une fille de ce même personnage et des frises avec des divinités Héracléopolitaines. En 1984 ont été mis au jour une partie de table d'offrandes au nom d'un Osorkon, fils du fils royal Namart, une inscription sur une colonne, des céramiques et terres cuites. La fouille d'habitations contiguës a donné de nombreuses céramiques de la Troisième Période Intermédiaire (1080-656). |
Les trois fausses-portes |
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Les fouilles se poursuivent aujourd'hui encore. Un peu plus au Nord de la nécropole de la Première Période Intermédiaire, on été mise au jour, enserrées dans les murs de la cité, des tombes de pierre et de briques crues datant des XXIe (1070/69-945) et XXVIe dynasties (664-525). Les dernières découvertes offrent de nouveaux éléments pour la compréhension de la Première Période Intermédiaire, encore mal connue. D'après Carmen Pérez Díe, responsable des fouilles pour le musée national d'archéologie de Madrid, la nécropole est un très grand site dont beaucoup de faits nous restent encore inconnus. |
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Le temple d’Hérychef
Le temple d'Hérychef (ou Héry-chef ou Harsaphès ou Arsaphès en Grec "Celui qui est sur son lac") est connu surtout depuis la XIIe dynastie où il fut une première fois restauré. Il ne reste que quelques rares statues et éléments architecturaux qui ont été réemployés dans des bâtiments ultérieurs. Le sanctuaire sera entièrement reconstruit sous la XVIIIe dynastie (1549-1295) ainsi que par Ramsès II (1279-1213) sous la XIXe dynastie (1295-1186). Ce temple se composait d'une première cour à pièces annexes, entourée de statues colossales de Ramsès II devant les colonnes. La cour s'ouvrait sur une salle hypostyle à deux rangées de huit colonnes à chapiteaux palmiformes. On pense qu'elle date probablement du début du Moyen Empire (2022-1650). |
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Vue du temple d'Hérychef |
Suivait une seconde salle à six piliers menant aux salles intérieures du temple, un pronaos et trois naos. Le temple d'Hérychef sera utilisé jusqu'à la Basse Époque (656-332) où il est petit à petit remplacé par un sanctuaire de dimension plus modeste. À l'époque Gréco-romaine, il est une nouvelle fois restauré. Les vestiges actuels rendent difficile l'appréciation du plan du temple, mais une partie des bases des colonnes et des reliefs Ramessides donnent une idée du type de temple.
Le lieu le plus sacré d'Héracléopolis était le lac sacré du temple, qui, comme nous l'indique la Pierre de Palerme, aurait été consacré durant la Ière dynastie (v.3040-2828). Le chapitre 175 du "Livre des Morts" associe le lac avec le sang du Dieu Osiris. Ce qui explique pourquoi le sang joua un rôle important dans les rituels d'Hérychef, qui avait une offrande et un culte de purification à proximité du lac. Au Sud-est, on trouve un autre temple plus petit dédié aussi à Hérychef, toujours daté du règne de Ramsès II.
Les premières fouilles du temple ont été réalisées par Henri Édouard Naville en 1891. Il est suivi, en 1904, par Sir William Matthew Flinders Petrie, qui découvre une magnifique statue en or du Dieu. |
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Elle avait sur sa base une inscription hiéroglyphique avec une partie de la titulature du Roi d'Héracléopolis Payeftjaouembastet (ou Peftjaouaouibastet, 747-720, XXIII dynastie). Parmi les vestiges des périodes Romaines, Byzantines et islamiques qui entouraient le site, Flinders Petrie a mis au jour plusieurs maisons. On y a découvert des pièces de monnaie ce qui a permis leur datation approximative. |
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