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 Hermopolis   Magma

Hermopolis Parva

 

 

 

Sommaire

 

     ▪  Noms, localisation

      La religion dans la cité

 La ville, l'histoire

 L'archéologie sur le site

▪  Bibliographie

Vue du temple de Thot

 

 

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     ou    Khemenou

 
Khemenou    #mnw  

 

Noms  et  localisation

 

   Hermopolis Magma (ou Hermopolis Megale ou Hermupolis en Grec : Hermopolis ou Ἑρμοῦ πόλις μεγάλη ou 'Eρμοữ πόλις μεγάλη, ou Khemenou ou Kemnou ou Khmoun ou Ounou en Égyptien : #mnw "La ville des Huit" [Ogdoade], ou Shmounein ou Shmoun en Copte) était la capitale du 15e nome de Haute-Égypte, le nome "du Lièvre" ou "de la Hase" (wn). Mais elle se situe en Moyenne-Égypte à 300 km au Sud du Caire, aux confins de la Thébaïde, loin du Nil, près du canal nommé aujourd'hui Bahr-el-Yousouf. Elle est identifiée avec la ville moderne d'El-Ashmounein (ou El Ashmûnein ou Achmounein), qui est un dérivé de son nom Copte, dans le gouvernorat d'Al Minya. Hermopolis est également connue en Égyptien sous le nom de Ounou en référence au lièvre, enseigne du nome. La cité était réputée dans l'antiquité pour la sagesse et le savoir de son clergé.

 

 

 

 La  religion  dans  la  cité

 

   Héliopolis, la ville des huit divinités créatrices du monde (l'Ogdoade), fut une métropole religieuse très renommée en raison du prestige de son Dieu principal, Thot, le Dieu de l’écriture et du savoir, de la parole créatrice et des mathématiques, mais aussi le Dieu de la magie, de la guérison et de la sagesse et le patron des scribes. Il est représenté soit comme un ibis (ou un humain à tête d'ibis) soit comme un babouin. À l'époque Ptolémaïque, Thot est identifié par les Grecs à Hermès, d’où le nom de la ville Hermopolis magma "cité d'Hermès". De la même manière il est associé avec le Dieu Phénicien Eshmoun (ou Esmun ou Esmoun) Dieu de la guérison et Dieu tutélaire de la ville de Sidon. Une autre divinité adorée à Hermopolis était le Dieu Typhon, qui est représenté par un hippopotame, sur lequel était assis un épervier entrain de se battre avec un serpent.

 

 

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Statue de Thot - Hermopolis

 

    Habituellement, la cosmologie d’Hermopolis est présentée comme postérieure à celle d’Héliopolis et antérieure à celle de Memphis. L'Ogdoade est un groupe composé de huit divinités primitives qui régnaient avant la création, réunies par couple et symbolisant les forces du monde :

 Noun et Nounet (ou Naunet), représentant le liquide primordial, l’océan initial.

 Héhou et Héhet, représentant l'espace, l’infinité spatiale associée à l’océan primordial.

 Kekou et Kekout (ou Keket), représentant l'obscurité, les ténèbres.

 Amon et Amonet, représentant les formes cachées, l'instabilité, ce qui ne peut se voir mais qui se ressent. Ce dernier couple est parfois remplacé par Niau et Niaut, représentant le vide.

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Une vue des ruines du site

   L’origine des ces divinités pouvait varier selon les cités. À Hermopolis, on pensait qu'elles se seraient créés elles-mêmes à partir des forces primordiales qu’elles étaient censées incarner. D’après la légende, ces divinités étaient considérées comme les "parents" de l’astre solaire. Après leur union, à partir de leur semence, elles parviennent à féconder le lotus qui donne naissance à . Le nome Hermopolite est censé être le lieu d'où est surgis la bute primordiale sur laquelle l'Ogdoade a donné naissance à cet œuf solaire.

 

   C'est cet endroit qui donnera le nom de la cité en Égyptien, Khemenou "la ville des Huit". L'Ogdoade d’Hermopolis était symbolisée par des hommes à têtes de grenouille et des femmes à tête de serpent, tous chaussés de têtes de chien. Les hommes portaient un étui phallique attaché à leur ceinture et les femmes étaient vêtues d’une longue robe. Par contre rien ne permettait de distinguer une divinité par rapport à une autre, elles avaient toutes la même apparence.

 

 

                         L'histoire .......

   La cité joua, tout au long de l'histoire pharaonique, un rôle important. Située à la limite de la Haute et de la Basse-Égypte elle contrôle une région économiquement primordiale en raison de sa richesse agricole et de ses carrières d’albâtre. En tant que ville frontalière, Hermopolis était un lieu de grande ressource et d'opulence, se classant deuxième derrière la grande Thèbes, ce qui va inciter ceux qui la dirigeaient à s’ériger en indépendants. Un peu plus au Sud de la ville se situe la forteresse d'Hermopolis qui servait de poste de douane. Les grottes de Beni Hassan, ensemble de sépultures Princières datant du Moyen Empire (2022-1650) près de Antinoupolis, sur la rive opposée du Nil, furent le cimetière commun de cette cité et des Hermopolitains, car il était plus facile de transporter les morts sur l'eau que de les emmener par voie terrestre vers les collines.

 

   Cependant la cité ne va réellement entrer dans l'histoire que lors de la Première Période Intermédiaire (2140-2022). Ce sont les Gouverneurs provinciaux, les Nomarques, qui sont le facteur principal du déclin de l'Ancien Empire (2647-2150). Beaucoup de ces Nomarques se laissent tenter par l’ambition, ils s’associent à d’autres nomes pour constituer une force susceptible d’attaquer les territoires voisins. De plus en plus le peuple se révolte contre les féodaux. Les tombes sont pillées sans que le pouvoir ne puisse s'y opposer, on entre dans la Première Période Intermédiaire.

 

   Peu à peu, une de ces alliances de nome, à Héracléopolis, se transforme en une monarchie (IXe dynastie), inspirée sur le model Memphite. La IXe dynastie (2130-2090) est fondée par Khéty I (ou Achtoi). Ce dernier, Prince du nome d'Héracléopolis Magna profite de la déchéance où sombrait la monarchie Memphite de la VIIIe dynastie (2140-v.2130), il usurpe la couronne et fait d'Héracléopolis Magna une capitale royale et sa résidence. Cette monarchie n'exercera pas son pouvoir sur toute l’Égypte, elle contrôle le Delta et une partie de la Moyenne-Égypte en s’appuyant sur la puissante famille des Nomarques d'Assiout. Le nome d'Hermopolis va de suite lui prêter allégeance. À peu près à la même époque ou fut créé la IXe dynastie, une autre dynastie, la XIe dynastie (2134-1991), voit le jour à Thèbes en Haute-Égypte, avec Montouhotep I (2134-2130) comme premier Roi.   

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Vue des ruines d'une des portes de la cité

 

   Cette dynastie va sans cesse être en guerre contre les Rois Héracléopolitains des IXe et la Xe dynastie (2090 ?-2022). Son fils Antef I (2130-2118) affronte victorieusement Ânkhtyfy, devenu Gouverneur des trois Nomes de l'extrême Sud de l'Égypte, qui était fidèle aux Rois d'Héracléopolis, réunifiant ainsi la Haute-Égypte (Thèbes, Abydos et This). La région d'Abydos et This devenant la zone frontière entre les deux royaumes et un champ de bataille permanent. Le Frère d'Antef I, Antef II (2118-2069) qui lui succède, voit son long règne réduit à une guerre ininterrompue avec les Rois Héracléopolitains. Antef II finit par élargir son royaume : Au Sud jusqu’à Éléphantine, qu'il fortifie et au Nord jusqu’à This soumettant le 13e nome (Assiout) et le 15e nome d'Hermopolis Magma. Après une rivalité pendant de longues années avec la dynastie Héracléopolitaine du Nord, son petit-fils le Roi Montouhotep II (2061-2010/09) de la XIe dynastie finit par la vaincre et réunifie le pays. Son règne marque le commencement de la glorieuse période dite du Moyen Empire (2022-1650).

 

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Vue du temple de Thot

   Lors de ce Moyen Empire, les Rois de la XIIe dynastie (1991-1783) vont se soucier de faire rebâtir la cité qui avait souffert des luttes, cette reconstruction s'inscrivant dans immense programme architectural. Amenemhat II (1928-1895) entreprend d’importantes constructions dans le temple d'Hermopolis. Plus tard, à la fin de la XVIIe dynastie (1625-1549), la région tombe pour un temps sous la coupe de Tétiân, collaborateur des Hyksôs. Puis la ville va profiter du faste des Rois du Nouvel Empire (1549-1080) et se parer de monuments. Chaque Roi (ou presque) laissera sa trace dans la cité, plus particulièrement Thoutmôsis IV (1401/00-1390) et Amenhotep III (Aménophis, 1390-1353/52) qui laissera deux énormes statues colossales de babouin de 4 m 50 de haut représentant le Dieu Thot.

 

   À la fin de la révolution religieuse du Pharaon Amenhotep IV (Aménophis ou Akhénaton, 1353/52-1338), sa capitale, Amarna, qui se trouvait en face d'Hermopolis, sera complètement détruite et beaucoup de blocs seront réutilisés pour la construction à Hermopolis. Sur un de ceux-ci on a découvert la mention du nom de Kiya, épouse d'Amenhotep IV, qui avait été remplacé par celui d'Ânkhesenamon (Sa file et épouse). Un certain nombre de scènes d'Hermopolis, malheureusement fortement endommagées, montrent Kiya en adoration devant le Dieu Aton, il est possible qu'elles datent d'après le règne d'Amenhotep IV. Sur un autre c'est le nom d'Ânkh-Khéperourê Néfernéférouaton, la fille Amenhotep IV qui lui succède, qui est attesté.

 

   Cependant ce qui est étrange c'est que le nom d'Ânkhesenpaaton (Future Ânkhesenamon épouse de Toutânkhamon) lui est associé sans toutefois que leur relation soit précisé. Sur un colosse de Ramsès II (1279-1213), une de ses épouses (et fille), Henoutimrê (ou Hénoutimrê), est représentée avec la Princesse-Reine Bentanat I. Mérenptah (ou Mineptah, 1213-1203) le fils et successeur de Ramsès II sera lui aussi un grand bâtisseur à Hermopolis Magma.

 

   C'est avec la Troisième Période Intermédiaire (1080-656) que l'histoire va mette sur le devant de la scène Hermopolis. Un chef Libyen très puissants, Sheshonq I (ou Chechanq I, 945-924) profite de l'anarchie dans lequel le pays est tombé à la fin de la XXIe dynastie et il prend le pouvoir à la mort de Psousennès II (959-945) de Tanis. Il s’impose comme le Pharaon et fonde la XXIIe dynastie (945-715). Les Rois Libyens ne contrôlent que la Basse-Égypte et se placent sous la protection du Dieu Amon.

 

   Ils doivent composer avec les Grands Prêtres d'Amon à Thèbes qui jouent un rôle important. Les Rois de la XXIIe dynastie avaient le pouvoir de nommer ces Grands Prêtres et ils ont souvent sélectionné leur propre fils ou quelqu'un de la famille royale, de ce fait ils renforçaient l'unité du pays, ils nommaient aussi des Princes gouverneurs d'Héracléopolis et d'Hermopolis Magma.

 

   En 818, la XXIIe dynastie perd le contrôle du Delta central au profit d'une autre chefferie. Le leader de celle-ci, un Prince Bubaste, Pétoubastis I (ou Padibastet I, 818-793), profite de la faiblesse du pouvoir central et des conflits de succession en l'an VIII de Sheshonq III (825-773) pour se faire couronner Roi de Léontopolis (ou Taremou). Il fonde la XXIIIe dynastie (818-715) et se fait reconnaître par Memphis, Héracléopolis, Hermopolis et Thèbes. La XXIIe dynastie ne garde plus alors le contrôle que sur le royaume de Tanis.

 

   En 747 sous le règne d'un de ses derniers Rois Sheshonq V (767-730) et de Ioupout II (754-715) à Léontopolis, on assiste à une nouvelle division de l'Égypte avec la création de trois nouveaux royaumes : Lycopolis (Assiout), Héracléopolis et Hermopolis Magma où en 747, Nimlot III (ou  Namart  ou  Nemrod, 747-725) se proclame Roi. Selon certains spécialistes, Thotemhat (760-747) serait le premier Roi d'Hermopolis, mais d'autres ne le comptent pas et l'assimilent à Djeoutiemhat.  

 

 

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Stèle funéraire  en calcaire -

Nouvel Empire

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Vestige du portique monumental

avec des inscriptions en Grec

 

    Nimlot III prend la titulature royale sous le règne de Ioupout II (754-715, XXIIe dynastie) Le titre de "Roi" sera inscrit sur sa stèle et il sera représenté avec les insignes de la royauté. Il est peut-être le fils d'Osorkon III (787-759, XXIIe dynastie) et de la Reine Tentsai.

 

   En 727, la XXIIe dynastie sera encore impuissante devant la création d'un autre royaume à Saïs, celui de la XXIVe Dynastie (727-715). Cette époque marque aussi le début de la conquête Éthiopienne (Nubie) des Kouchites de la XXVe dynastie (747-656). Tefnakht I (727-716) de la XXIVe dynastie de Saïs réussit à unifier presque tous les nomes du Delta et devient Grand chef des Libous et des Mâ et Grand Prince des provinces Occidentales du Delta. Vers 730, Tefnakht I déjà maître de Memphis, veut conquérir le Sud sur les Éthiopiens et il tente de ranger sous sa domination Hermopolis et la Moyenne-Égypte.

                                                                                   Il prend la tête d'une coalition comprenant Ioupout II (XXIIIe dynastie) et Osorkon IV (XXIIe dynastie) pour essayer de contrecarrer la monté en puissance du Roi Nubien de Napata Piânkhy (ou Piye, 747-716, XXVe dynastie). Il commence par faire le siège d'Hermopolis Magma, puis finalement fait aussi alliance avec Nimlot III. Cette nouvelle force en marche met le siège devant Héracléopolis. La ville fait appel aux Nubiens, qui détenaient toujours Thèbes et avaient établi leur suzeraineté sur les Divines Adoratrices d’Amon. Tefnakht I, dans cette conquête, est refoulé dans le Delta par Piânkhy, mais il réussit quand même à en garder le contrôle depuis Saïs et en 727, il se proclame Roi. En 726, après qu'Hermopolis Magma ait été prise par le Roi Piânkhy, Nimlot III se rend et devient vassal du Roi Kouchite.

 

   Djeoutiemhat (ou Thotemhat 725-715), son successeur, sera le dernier Roi d'Hermopolis Magma. Certains spécialistes l'assimilent à Thotemhat. En 715, il est comme tous les Roitelets du moment obligé de plier devant les Rois Nubiens Piânkhy et Chabaka qui envahissent totalement l’Égypte. À la Basse Époque (656-332) et plus particulièrement lors de la période Ptolémaïque (305-30) puis Romaine, la ville prend un nouvel essor, car le culte de Thot était alors très populaire et fut assimilé par les Grecs à celui d'Hermès.

 

   On attribue à Nectanébo II (360-342) les dernières constructions à Hermopolis Magma de la période pharaonique. La plus grande partie des ruines visibles aujourd'hui datent de son règne. Il reconstruisit entre autre une partie du temple et l'entoura d'un mur de briques crues de 15 m de profondeur. Sous les règnes des Rois de Macédoine Alexandre le Grand (336-323) et de Philippe III Arrhidée (323-317), maître du pays, est construit à Hermopolis le temple hypostyle de Thot-hermès. Plus tard, à l'époque Chrétienne, la ville devient le siège d'un évêché.

 

   Hermopolis a relativement bien échappé aux guerres fréquentes, lors du déclin des époques à la fois de pharaonique et Romaine, qui ont dévasté la région, cependant ses structures ont subi d'importantes modifications de la part des dirigeants musulmans qui ont suivi. Ils ont fait détruire une partie des monuments afin de servir comme matériaux de construction. Les papyri d'Oxyrhynque, qui datent du IIIe siècle, indiquent que des bâtiments de grande hauteur avaient été construits dans la cité. Hermopolis sera un diocèse titulaire dans l'Église Romaine Catholique et dans l'Église Copte Orthodoxe.

  

 

 

  L'archéologie sur le site

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Masque funéraire provenant de la

 nécropole d'Hermopolis 

à Tounah el-Gebel -

Musée de Picardie à Amiens.

 

   Hermopolis est une des plus anciennes villes de la vallée du Nil mais peu de choses subsistent de son passé. La plus part des vestiges trouvés à Hermopolis ne sont pas plus ancien que le Moyen Empire (2022-1650). La ville est dans un état désastreux, les pierres de ses édifices ayant servi à la fabrication de chaux, cependant quelques ruines subsistent et on trouve sur le site d'Hermopolis des vestiges de toutes les époques. En premier lieu, les ruines du temple principal dédié à Thot et à l’ogdoade primordiale qui datent du Nouvel Empire (1549-1080). Elles sont constituées d'un grand portique.

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   La Reine Hatchepsout (1479-1458/57) fera reconstruire ce temple en calcaire blanc. Son nom dans les inscriptions était "Le Seigneur des Eshmoun". Ce portique, d'une hauteur de près de 20 mètres, se compose d'une double rangée de six colonnes, dont le diamètre était de plus de 2 m 60. Les architraves sont formées de cinq pierres. La conception des piliers du temple d'Hermopolis lui est propre, on a retrouvé ce style uniquement dans le temple de Gournah (ou Sheikh Abd el-Gournah) un village sur la rive Ouest du Nil à Louxor.

 

   Au lieu de former de grandes masses de pierres l'une au-dessus de l'autre, ils sont composés de morceaux irréguliers, si finement ajusté, qu'il est difficile de détecter les lignes de jonction. Les bases de ces colonnes représentent les feuilles inférieures du lotus. Viennent ensuite un certain nombre d'anneaux concentriques, comme les cercles d'un tonneau, de ce fait ces piliers apparaissent comme des bouquets de roseaux maintenues ensemble par des liens horizontaux.

Vue des colonnes

de la basilique

Statue de la période Copte

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   Les monuments ayant aussi beaucoup servis de carrière aux générations suivantes, seuls subsistent encore les restes : De deux énormes statues colossales de babouin de 4 m 50 de haut représentant le Dieu Thot, construites par Amenhotep III (Aménophis, 1390-1353/52) ; d'un pylône de Ramsès II (1279-1213) construit à partir des matériaux récupérés sur le site d'Amarna située au Sud près d'Hermopolis ; de salles et de cours à colonnes du petit temple d'Amenemhat II (1928-1895) ; les vestiges d'un temple datant du règne de Séthi II (1200-1194) et ceux du temple de Thot-Hermès, construit sous les règnes d'Alexandre le Grand (336-323) et de Philippe III Arrhidée (323-317) dans lequel on peut encore admirer une partie de la salle hypostyle.

 

   Il ne reste plus grand chose non plus de l'enceinte de la ville construite sous le règne de Nectanébo I (380-362). Un temple d'Amon existait aussi dans cette enceinte principale. On a découvert à l'extérieur les ruines d'une Agora hellénistique et les restes d'un temple dédié à Thot. Par contre les seuls restes décent sont des vestiges importants de la ville à Époque Romaine et Chrétienne : Le forum ; la basilique, dont il existe 24 fines colonnes ainsi que ses fondations, il s'agissait à l'origine d'un temple Ptolémaïque ; ainsi que le tracé des voies principales, dont celle qui menait à Antinoë, fondée par l'Empereur Hadrien (117-138) lors de son voyage en Égypte.

   Douze kilomètres plus à l'Ouest, au bord du désert s’étendent les nécropoles de Tounah                                                                     el-Gebel qui comprennent les souterrains et la nécropole, avec des tombes de dignitaires et des sépultures d'animaux sacrés. On y a mis au jour des momies d'ibis et de babouins sacrifiés en l'honneur du Dieu Thot. Aujourd'hui un petit musée en plein air a été aménagé où se dressent les deux statues massives de Thot sous la forme d'un babouin et quelques blocs sculptés de maçonnerie.  

 

Plus de photos du site : Moyenne-Égypte - Hermopolis  (Tatiana.blogs.com)

                                 Moyenne-Égypte - Musée de Thot  (Tatiana.blogs.com)

 

               Bibliographie

    Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Étienne Bernand :

- Inscriptions Grecques d'Hermopolis Magna et de sa nécropole, BiEtud 123, IFAO, Le Caire, 1999. 

Hans Wolfgang Helck et Wolfhart Westendorf :

- Lexikon der Ägyptologie, Erntefest – Hordjedef, n°2, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 1977.

Günther Roeder :

- Hermopolis 1929-1939, Ausgrabungen der Deutschen Hermopolis-expedition, Hermopolis, ober-Ägypten, Gebr. Gerstenberg, 1951 et 1959.

Günther Roeder et Rainer Hanke :

- Amarna-Reliefs aus Hermopolis, Éditeur inconnu, 1969.

Kurt Heinrich Sethe :

- Amun und die acht urgötter von Hermopolis, eine untersuchung über ursprung und wesen des aegyptischen götterkönigs, Verlag der Akademie der Wissenschaften, 1929.

Alan Jeffrey Spencer :

- British Museum expedition to middle Egypt : Ashmunein, British Museum, Department of Egyptian Antiquities, London, 1982 et 1983.

- Excavations at El-Ashmunein, P.I : The topography of the site, British Museum Publications, London, 1983.

- British Museum expedition to middle Egypt : Ashmunein, 1983, British Museum Publications, London, 1984.

- New Maps of Hermopolis, British Museum Publications, London, 1984.

- British Museum expedition to middle Egypt : Ashmunein, 1984, British Museum Publications, London, 1985.

- British Museum expedition to middle Egypt : Ashmunein, 1985, British Museum Publications, London, 1986.

- Excavations at el-Ashmunein, P. 2 : The temple area, British Museum Publications, London, 1989.

- Excavations at el-Ashmunein, P. 3 : The town, British Museum Publications, London, Mai 1993.

Alan Jeffrey Spencer, Donald Michael Bailey et M.Bimson :

- Excavations at el-Ashmunein, P. 4 : Hermopolis magna : buildings of the Roman period, British Museum Publications, London, 1991.

- Excavations at el-Ashmunein, P. 5 : Pottery, lamps and glass of the late Roman and early Arab periods, British Museum Publications, London, 1998.

Edward Lee Bockman Terrace :

- Amarna reliefs from Hermopolis in American collections, JARCE 5, American Research Center in Egypt, Cambridge, 1966.

Alain-Pierre Zivie :

- Hermopolis : El Baqlieh et le nome de l'Ibis, Éditeur inconnu, 1972.

- Hermopolis et le nome de l'Ibis, I, Introduction et inventaire chronologique des sources, BiEtud 66, IFAO, Le Caire, 1975.

- Hermopolis et le nome de l'Ibis : Recherches sur la province du dieu Thot en basse Egypte, BiEtud 66-1, IFAO, Le Caire, 1975.

 

 

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Hermopolis   Parva     ou    Per-Djehouti

  

   Hermopolis Parva (ou Hermopolis Mikra en Grec : Hermopolis ou 'Eρμο πόλις μικρά, ou Per-Djehouti en Égyptien "La maison de Thot"), était la capitale du 3e nome de Basse-Égypte, le nome "de l'Occident" (imnty). Elle se situe au Nord-ouest du Delta près de la ville de Saïs à 160 km au Nord-ouest du Caire et à 70 km d'Alexandrie sur le canal qui unit le lac de Maréotis (Mariout) à la branche canopique du Nil. Elle est identifiée au site de la ville actuelle de Damanhur (ou Taminhor ou Tema-en-Hor, signifie la ville d'Horus). En bordure de celle-ci se trouve les ruines d'un temple construit durant le règne de l'Empereur Domitien et dédié à la Déesse Nehemetaouay, femme du Dieu Thot (Djehouty) le Dieu tutélaire d'Hermopolis. La Damanhur moderne, compte 21.000 habitants et est le chef-lieu de la province de Buhayrah (ou Behera). Elle est célèbre pour sa soie, le lin et ses étoffes de coton. Au IVe siècle av.J.C, Hermopolis Parva sera la capitale du nome.

 

   Comme Hermopolis Magma, la cité fut une métropole religieuse très renommée en raison du prestige de son Dieu principal, Thot, le Dieu de l’écriture et du savoir, de la parole créatrice et des mathématiques, mais aussi le Dieu de la magie, de la guérison et de la sagesse et le patron des scribes. Il est représenté soit comme un ibis (ou un humain à tête d'ibis) soit comme un babouin. À l'époque Ptolémaïque, Thot est identifié par les Grecs à Hermès, d’où le nom de la ville, Hermopolis. La cité a été consacrée aussi au Dieu Horus.

 

  Hermopolis Parva fut le siège d'un ancien évêché, aujourd'hui désaffecté. Son nom est utilisé comme diocèse in partibus d'un Évêque chargé d'une autre mission que la conduite d'un diocèse contemporain. Il n'y a pas à aujourd'hui de ruines importantes.

  

 

  

 

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