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Quelques  Grandes  Villes :

Mendès 

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Sommaire

 

     ▪ Noms, localisation

La religion dans la cité

L'histoire de la cité

L'archéologie sur le site

Bibliographie

Le bélier de Mendès

 

 

 

 ou   Djedet

Ancien Empire

Moyen Empire

Nouvel Empire

Djedet     ddt

 

 

Noms  et  localisation

 

   Mendès (En Grec : Mendes ou Μένδης, ou Djedet : ddt en Égyptien, ou Tell el-Rob'a ou Tall al-Rub en arabe :  ‏تل الربع‎) est une très ancienne cité Égyptienne du Delta oriental sur une branche secondaire du Nil aujourd'hui ensablé, à proximité de l'actuel village de El-Simbellawin, à environ 35 km d'El-Mansourah. Le site, qui porte le nom actuel de Tell el-Rob'a (ou Tall al-Rub), fut aussi connu dans l'Égypte ancienne sous le nom de Per-Banebdjedet (ou Perbanebdjedet), c'est-à-dire "Le domaine du Bâ du seigneur de Djedet", Banebdjedet qui était le Dieu tutélaire de la cité. Mendès sera la capitale du 16e nome de Basse-Égypte, le nome "du dauphin" (HAt-mHyt) jusqu'à ce qu'elle soit remplacée dans cette fonction à la période Romaine, par Anpet-Thmuis, aujourd'hui appelée Tell el-Timai. Les deux villes n'étaient séparées que de quelques centaines de mètres de distance. Mendès va être le berceau de la XXIXe dynastie (399-380) et deviendra la capitale du pays et la résidence royale sous cette dynastie. 

 

 

La religion dans la cité

 

   À l'origine, une Déesse locale, Hatméhyt, était vénérée dans la cité. Il s'agissait d'une divinité qui était représenté avec un poisson chat (Schilbe mystus) sur la tête. Certains égyptologues considèrent que c'était un Barbus bynni (De la famille des Cyprinidé), voire pour d'autres un dauphin ?. Car, à certaines époques de l'année, Hatméhyt revêt l'apparence d'un dauphin femelle. La branche Mendésienne du Nil qui débouche à Damiette est une bouche par laquelle les dauphins, selon les récits de l'antiquité, remontaient jusqu'à Mendès. Son Parèdre qui fut la divinité tutélaire de la cité, attesté dès l'Ancien Empire (2647-2150), était Banebdjedet (ou Ba-neb Djedet), représenté sous la forme d'un bélier. Le Dieu Khnoum était son équivalent en Haute-Égypte.

 

   Banebdjedet est dans la mythologie Égyptienne, un Dieu de la fécondité. Les femmes le priaient dans l'espoir qu'il les aide à concevoir des enfants. Du fait de sa protection sur cette ville on le nomme "Bélier (ou Bâ, l'âme) seigneur de Mendès". Tardivement sa progéniture qui lui fut attribuée avec Hatméhyt fut Har-pa-khered (ou Harpocrate), littéralement "Horus l’Enfant" avec qui ils formaient ce que l'on nomme "la triade Mendésienne". Typiquement Banebdjedet était représenté sous la forme d'un bélier ou sous une forme humaine avec une ou quatre têtes de bélier pour représenter les quatre Bâ du Dieu soleil.

Représentation de Banebdjedet

 

    Son image provient probablement de celle d'un ancien bélier à cornes horizontales, dont la race s'est éteinte au Moyen Empire (2022-1650), car il possédait des cornes semblables. Il est également lié aux quatre premiers Dieux qui ont régné sur l'Égypte (Osiris, Geb, Shou et Atoum-Rê), quatre naos de granit monolithiques furent édifiés dans le sanctuaire de Mendès, pour les quatre Bâ des Dieux créateurs, par le Pharaon Amasis (570-526). Le "Livre de la Vache et du ciel" texte mythologique qui parle du mythe Égyptien du Déluge, décrit le "Bâ de Mendès" comme étant le "Bâ d'Osiris", mais ce n'était pas une association exclusive. Le centre religieux de Mendès perdura pendant toute la période Ptolémaïque.

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Poisson en bois symbolisant Hatméhyt trouvé à Mendès -

Basse Époque - Musée du Louvre

 

   Le Dieu de Mendès a été décrit par Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), dans son Histoire (Livre II, 42) comme étant représenté avec la tête et le pelage d'une chèvre. Mendès, selon lui signifiait bouc en égyptien :

"Les Mendésiens, ont beaucoup de vénérations pour les boucs et les chèvres et plus encore pour ceux-là que pour celles-ci et c’est à cause de ces animaux qu’ils honorent ceux qui en prennent soin. Ils ont surtout en grande vénération pour un bouc qu’ils considèrent plus que tous les autres. Quand il vient à mourir, tout le nome Mendésien est en deuil."

Hérodote se trompait, dans le sanctuaire de Mendès les seuls animaux sacrifiés étaient des moutons.

 

   Il y avait un seul jour de l'année où un bélier était sacrifié, mais à sa mort tout le monde pleurait dans le sanctuaire et l'animal était enterré dans un tombeau sacré. Un cimetière comprenant des sarcophages de béliers sacrés a été découvert sur le site de Mendès. De l'affirmation fausse d'Hérodote, Banebdjedet deviendra dans la tradition Judéo-chrétienne, le "Bouc de Mendès", "l’ange déchu", c'est à dire Baphomet (Nom donné par certains occultistes du XIXe siècle à l'idole mystérieuse que les chevaliers de l’Ordre du Temple furent accusés, à tort ou à raison, de vénérer.)

 

  

   L'histoire....

 

   Des preuves archéologiques atteste de l'existence de la ville à la Période Pré-dynastique (v.3500-v.3150), au moins aussi loin que la période de Nagada II (v.3400-v.3200) et elle va avoir un rôle mythologique important pendant les périodes qui suivent. La capitale du nome Per-Banebdjedet est mentionnée dès la IVe dynastie (2575/3-2465) dans les textes anciens. Dès les premiers Rois de l'ère dynastique, Mendès a rapidement le rôle de place forte du gouvernement provincial et devient la capitale du nome, fonction qu'elle va garder pendant toute la période antique de l'Égypte. C'est surtout à partir de la Troisième Période Intermédiaire (1080-656) que Mendès va jouer un rôle politique important, comme d'ailleurs d'autres cités du Delta, tels que Tanis ou Bubastis. Sous la XXIe dynastie (1070/69-945) les militaires Libyens étaient devenus un facteur politique important, particulièrement les militaires descendants d'anciens prisonniers de guerre Libyens, les Méchouech (ou Meshwesh ou Mâ). Ils s'étaient installés partout dans le Delta, des colonies importantes existaient à Saïs, Mendès et à Bubastis et ils détenaient la force armée du royaume. Leurs chefs deviennent très puissants et un de ceux-ci, Sheshonq I (ou Chechanq I, 945-924), profite de l'anarchie dans lequel le pays est tombé à la fin de la XXIe dynastie (945-715) et fonde la XXIIe dynastie (945-715).

 

              La rivalité dynastique et les compétitions entre différentes lignées de Rois pour le trône, plus la coexistence de plusieurs "royaumes", Thèbes, Héracléopolis, Hermopolis Magma qui vont se créer, vont affaiblir la dynastie et amener à la guerre civile. En 818, la XXIIe dynastie, installée à Tanis, perd le contrôle du Delta central au profit d'une autre chefferie Libyenne. Le leader de celle-ci, un Prince Bubaste, Pétoubastis I (ou Padibastet I, 818-793), profite de ce cahot et des conflits de succession en l'an 8 de Sheshonq III (825-773) pour se faire couronner Roi de Léontopolis (ou Taremou "la terre des poissons"). Il fonde la XXIIIe dynastie et se fait reconnaître par Héracléopolis, Memphis et Thèbes. Son autorité, comme celle de ses successeurs, au-moins jusqu'à Osorkon III (787-759) est reconnue par la chefferie de Mâ de Mendès.

               Á partir de ce dernier ce sera la décadence complète de la puissance Libyenne et, en 747, plusieurs petits royaume vont se créer dans le pays, Héracléopolis, Hermopolis Magma et Lycopolis (Assiout). Mendès gardera allégeance tantôt aux Libyens de Tanis, tantôt au royaume d'Hermopolis Magma afin de préserver la cité. En 727, la XXIIe dynastie sera encore impuissante devant la création d'un autre royaume à Saïs celui de la XXIVe Dynastie. Ces petits royaumes vont tous succomber lors de l'invasion du pays par le Roi de Napata Piânkhy (ou Piye, 747-716, XXVe dynastie). Le pays va sombrer sous les dominations étrangères et l'activité de Mendès va se résumer à un rôle religieux. La XXVe dynastie sera balayée par le fait d'un nouvel envahisseur, les Assyriens. Mendès ne sera pas trop inquiétée lors de cette domination. Les Assyriens chassés, sous la XXVIe dynastie suivante, le Pharaon Amasis (570-526) aura une activité de bâtisseur importante dans la cité où il fera édifier notamment un temple avec quatre naos de granit.

     

Néphéritès I  - Musée de Boston

 

                        Après la XXVIe dynastie c'est au tour des Perses de prendre possession du pays en 525 où ils créent la XXVIIe dynastie (525-401). Á partir de 404, Amyrthée (404-399) prend le soulèvement contre les Perses et va progressivement les chasser du pays. Il fonde la XXVIIIe dynastie dont il sera le seul Pharaon. Selon Isocrate (436–338, un des dix orateurs attiques), le Roi Perse Artaxerxès II rassemble une armée en Phénicie sous le commandement d'Abrocomas pour reprendre l'Égypte, mais les problèmes politiques avec son frère Cyrus le Jeune l'empêche de continuer. Le pays n'en est pas pour autant stabilisé, Néphéritès I (399-393), Prince de Mendès, fonde la XXIXe dynastie (399-380) en renversant Amyrthée. Le papyrus 13 du musée de Brooklyn, retraçant les chroniques Araméennes de la communauté Juive d'Éléphantine, indique qu'il prend le pouvoir en octobre 399, après l'emprisonnement et l'exécution d'Amyrthée à Memphis, mais rien ne laisse supposer qu'il y est eu d'autres luttes lors de cette prise de pouvoir.

 

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   Néphéritès I continu la libération et la réunification de l'Égypte et la débarrasse de la domination des Perses, aidé par Sparte avec qui il a passé une alliance. La capitale et la résidence royale sont déplacées de Saïs à Mendès qui a une situation plus centrale, d'où le nom de Mendésienne souvent donné à cette dynastie. Á sa mort, deux factions rivales se disputent le pouvoir. Le fils de Néphéritès I, Hernebkha (ou Mouthis) règne quelques mois mais son autorité est contestée par un usurpateur, Psammouthis (393). Ce dernier sort vainqueur mais ne garde le trône qu'une année. C'est Achôris (393-380), qui se prétend petit-fils de Néphéritès I (Cette opinion est soutenue par la majorité des égyptologues), qui lui dispute le trône et arrive au pouvoir. Il se proclame "élu du bélier, seigneur du Mendès".

 

   Achôris mène une politique étrangère tendant à préserver sa capitale et le pays d’une reconquête des Perses qui préfigure celle de la dynastie suivante. En 390 il s'allie avec le Roi de Salamine (Chypre), Évagoras I (410-374). Puis il engage à son service, en 385, le général Athénien Chabrias (Mort en 357), Sparte et la Perse faisant à nouveau la paix. Chabrias réorganise l’armée qui devient puissante, grâce à cela il peut repousser de 385 à 383 toutes les attaques du Roi Perse Artaxerxés II (404-359) menées par le Satrape Pharnabaze et même reprendre quelques villes au Proche-Orient. Sous le règne d'Achôris des grands travaux son entrepris à Mendès.

 

   En 380, profitant de la mort d'Achôris, les Perses tentent à nouveau une incursion. Son fils Néphéritès II lui succède dans cette période troublée mais il va avoir un règne très court. Il est seulement connu par Manéthon et le papyrus en démotique du musée de Brooklyn retraçant les chroniques Araméennes de la communauté Juive d'Éléphantine. Aucun vestige avec son nom n'a été découvert à Mendès. Il ne règne que quelques mois, troublés par des révoltes, de Juin/Juillet à fin Septembre/Octobre 380. Il est incapable de maintenir l'unité du pays et il est renversé (Et probablement tué) par le général Nectanébo I de Sebennytos (Branche centrale du Delta) qui se proclame Roi et fonde la XXXe dynasties. Athènes s'associe aux Perses pour marcher sur l'Égypte qui parvient malgré tout à repousser les envahisseurs. Le pays échappe à une nouvelle invasion et s'assure d’une paix durable puisque les Perses ne reviendront que trente ans plus tard pour se rendre maître du Pays. Nectanébo I aura une très grande activité architecturale dans la cité et dans tout le pays.

 

   En 342, sous le règne de Nectanébo II (360-342) les Perses lancent une grande attaque contre l'Égypte. Mendès va subir des destructions importantes lors de cette reconquête Perse. Artaxerxès III Okhos (342-338) est réputé pour avoir profané la nécropole des béliers sacrés et notamment la tombe de Néphéritès I. Bien que sous domination Perse la ville n'est pas abandonnée et continue à jouer un rôle important notamment dans le commerce avec la Méditerranée. Elle sera réputée pour la fabrication de parfum désigné comme "onguent Mendésien". Cette prospérité durera jusqu'à la Période Grecque. La cité va disparaître lors de la période Romaine au cours du Ier siècle ap.J.C.

 

   Publius Ælius Aristide (Rhéteur et Sophiste Grec, 117-185) mentionne comme seule ville importante, capitale du nome Mendésien, Thmuis, qui était une cité qui s'était développée à quelques centaines de mètres de Mendès. On suppose que les canaux d'approvisionnements en eau de Mendès ont été détruits lors de la Période Grecque et que les Rois n'ont rien fait pour remettre en état les circuits. Lorsqu'ils furent réparés, sous l'Empereur Romain Auguste (27 av.J.C-14 ap.J.C) Thmuis avait attiré son commerce et la population.

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   Mendès fut une ville célèbre dans l'Antiquité, qui s'attira l'intérêt de la plupart des anciens géographes et historiens, y compris Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425, Livre II. 42, 46. 166), Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30, Livre I. 84), Strabon (Historien et philosophe Grec, 64 av.J.C-23 ap.J.C, Livre XVII. p. 802), Pline l'Ancien (Écrivain et naturaliste Romain, 23-79 ap.J.C, Livre V. 10. 12), Ptolémée (Astrologue et astronome Grec, v.90-v.168, Livre IV. 5. § 51) et Étienne de Byzance (ou Stéphanos Byzántios, écrivain Byzantin du VIe siècle ap.J.C).

 

 

L'archéologie sur le site

 

   Le site est aujourd'hui un des plus grands découverts dans le Delta du Nil, malheureusement ce n'est qu'une vaste zone de décombres, s'étendant sur près de 3 km du Nord au Sud et 900 m d'Est en Ouest. Il subsiste quelques blocs épars fracassés, restes de l'ancienne zone des temples. Il se compose de deux Tell : Tell el-Rob'a, le site de l'enceinte du temple principal et Tell el-Timai, la zone d'installation de Thmuis au Sud. Au Nord-ouest de l'enceinte, on a découvert la nécropole des béliers sacrés enterrés dans de grands sarcophages, elle contiendrait plus de 9000 inhumations. À cet endroit se dresse encore un immense naos de 8 m de hauteur, dédié au Dieu Shou. Initialement, il appartenait à un groupe de quatre grands naos de granit groupés dans le sanctuaire du principal temple de la ville. Ces naos et le temple de Banebdjedet date du règne d'Amasis (570-526, XXVIe dynastie).

 

  C'est la seule partie du temple qui peu être vu aujourd'hui. Les spécialistes pensent que cette construction s'est faite sur des bases plus anciennes. On a retrouvé sous le second pylône les fosses de fondation datant de la XVIIIe dynastie (1549-1295) et des blocs de granit isolés provenant d'anciens monuments ont été découverts dans le même quartier portant des noms de Rois de la XIXe dynastie (1295-1186) : Ramsès II (1279-1213) et Mérenptah (1213-1203) et de la XXe dynastie (1186-1069) : Ramsès III (1184-1153). Il ne subsiste guère autre chose du temple, ses murs de clôture ne se sont pas bien préservés et seuls quelques fragments ont été trouvés. Le bâtiment principal était orienté Nord-sud et couvrait une superficie d'environ 70 m x 120 m.

 

  Ce temple aurait été restauré par Ptolémée II Philadelphe (282-246). Un lac sacré était situé au Sud-est, à l'extérieur de l'enceinte du temple principal. On a également les preuves de l'existence d'un complexe portuaire. Des vestiges datant peut-être de la fin de la Première Période Intermédiaire (2140-2022), ou du début Moyen Empire (2022-1650), ont aussi été mis au jour ainsi que les vestiges d'une forteresse appelée "Raouaty", qui est attestée avoir été construite pendant le règne d'Amenemhat I (1991-1962), premier Roi de la XIIe dynastie (1991-1783).

  

 Oushebti d'Achôris -

Musée du Louvre

Le site fait l'objet depuis une vingtaine d'années de fouilles menées par des institutions des États-Unis et d'Amérique du Nord, dont l'Université de New York, l'Université de Toronto, ainsi que la Pennsylvania State University, équipe dirigée par Donald Bruce Redford. Sous la direction du Professeur Redford, les fouilles actuelles se concentrent sur un certain nombre de domaines, dans et autour, du principal temple. Elles ont permis de découvrir une grande partie de la nécropole de l'Ancien Empire (2647-2150). 

 

   À l'angle Sud-est de l'enceinte du temple se trouvent les restes des tombes royales de la XXIXe dynastie (399-380), y compris celle de Néphrites I (ou Néfaaroud I, 399-393) découverte lors de la campagne 1992/1993, qui ont, selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), été ensuite détruites par les Perses Achéménides lors de leur reconquête du pays. Le sarcophage de granit noir de Néphéritès I avait été trouvé en 1869 avec du mobilier funéraire à Mendès.  Donald Bruce Redford a aussi mis au jour une grande stèle commémorative qui fut érigée par Ptolémée II Philadelphe (282-246) et dédiée au Dieu de Mendès. Les fouilles de son équipe ont révélé que la cité a subit des destructions importantes au IVe siècle av.J.C. Peut-être lors de la reconquête du pays par le Perse Artaxerxès III Okhos (342-338).

 

  Elles ont aussi permis de constater que la ville ne fut pas abandonnée après ces méfaits et qu'elle continua à jouer un rôle important notamment dans le commerce avec la Méditerranée et ce jusqu'à la période Romaine où elle disparut. Le bourg voisin de Thmouis, au Sud-ouest, se développa à l'époque Chrétienne après l'abandon du site de Mendès.

 

   Environ 12 km au Nord du site de Tell el-Rob'a, se trouve un autre site archéologique, celui du village de Tell Tebilla. Il fait actuellement l'objet de fouilles. La butte antérieure date d'au moins l'Ancien Empire (2647-2150) lorsque la ville servait de port pour Mendès et d'accès à la côte. Le site semble avoir été occupé au cours de nombreuses périodes de l'histoire Égyptienne. Les fouilles réalisées par une équipe de l'Université de Toronto, sous la direction du Docteur Gregory Mumford ont mis au jour les zones de peuplement avec un temple et plusieurs cimetières. Le temple semble avoir été consacré à la triade Osiris, ainsi qu'à d'autres divinités.

 

Bibliographie

 

    Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :

 

Matthew J.Adams :

- An Interim Report on the Naqada III – First Intermediate Period Stratification at Mendes, pp. 121–206, Delta Reports 1, 2009.

Douglas J.Brewer :

- Mendes regional archaeological survey and remote sensing analysis, pp 29-42, Sahara : Prehistory and history of the Sahara 8, Janvier 1996.

Renée Frances Friedman :

- The early dynastic and transitional pottery of Mendes : The 1990 Season, in the Nile Delta in transition, Edwin C.M.van den Brink edition, Tel-Aviv, 1992.

Donald P.Hansen :

- The Excavations at Tell el Rubʿa,  pp.5-16, JARCE 6, 1967.

Robert K.Holz :

- Mendes, American Research Center in Egypt, Le Caire, 1976-80.

Christine Lilyquist :

- Inscriptions from Tell el Ruba, American Research Center in Egypt, New York, 1967.

Donald Bruce Redford :

- Mendes, pp. 376–377, The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, Vol. 2 of 3 vols, Oxford University Press and The American University in Cairo Press, Oxford, New York et Le Caire, 2001.

- Excavations at Mendes : Royal necropolis, Culture and History of the Ancient Near East, Brill publisher, Leiden, Boston, Köln, Janvier 2004 et Juillet 2004.

- Mendes : City of the Ram God, pp 8–12, Egyptian Archaeology : The Bulletin of the Egyptian Exploration Society 26, 2005. 

Christine L.Soghor :

- Inscriptions from Tell el Rubʿa,  pp.16-32, JARCE 6, 1967.

 

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