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Vu d'une partie du site - Au fond le village de Sa el-Hagar |
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ou Saou ou Sau |
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Saou saw |
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Noms et localisation |
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Autre vue du site - Sud-ouest de l'enceinte |
Saïs (En Grec : Saïs ou Σάϊς, ou Sa ou Saou ou Zau ou Sau en ancien Égyptien) se situait sur la branche Canopique du Nil dans le Delta occidental. Elle est identifiée de nos jours au site du village de Sa el-Hagar (ou Sah el-Haggar, ne pas confondre avec Sân el-Haggar qui est le site de Tanis), à l'Ouest de Samannūd (Sebennytos). Saïs est la capitale du 5e nome de Basse-Égypte, le nome "supérieur de Neith" ou "la cible du Nord" (nt mHt). Elle va devenir le siège du pouvoir durant les XXIVe (727-715) et XXVIIIe dynastie (404-399) et être le berceau de la XXVIe dynasties (664-525). C'est à l'époque de cette dernière que Neith devient la Déesse protectrice de la ville, mais son culte est attesté dès la Ière dynastie (v.3040-2828). La cité vénérait aussi la Déesse Isis, qui y avait un magnifique temple.
Il n'y a aujourd'hui aucune trace de cette ville avant de la fin du Nouvel Empire (1549-1080), soit vers 1100, en grande partie en raison de la destruction massive de la ville par les chercheurs de Sebakh (Terme utilisé pour décrire des matériaux organiques décomposés qui peuvent être utilisés à la fois comme engrais agricole ou comme combustible) qui ont largement fait disparaître tout ce qui était en briques crues, ne laissant qu'un peu de blocs in situ. Saïs était une des étapes principales des fêtes liées au couronnement ou au jubilé du Roi, la fête-Sed. |
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Légendes |
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C'est dans le temple d'Isis que Plutarque (Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125) indique que sur le tombeau de la Divinité on trouve l'inscription à l'origine de la légende du Voile d'Isis : "Je suis tout ce qui fut, ce qui est, ce qui sera et aucun mortel n’a encore osé soulever mon voile". Selon Platon (Philosophe Grec, 427-346), dans le Timée, des Prêtres de Saïs auraient confié à Solon (640-558, homme d'état Athénien) le secret de l'Atlantide. Les Grecs, comme Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), Platon (Philosophe et mathématicien Grec, 427-346) et Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur Grec, v.90-v.30 av.J.C), dans leur écrits, ont identifié Neith avec leur Déesse Athéna et il pensaient qu'il existait un lien primordial entre Saïs et Athènes. Diodore raconte qu'Athéna créa Saïs avant le déluge qui détruisit Athènes et l'Atlantide et que si toutes les villes Grecques furent détruites pendant ce cataclysme, les villes Égyptiennes, y compris Saïs, survécurent. |
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Psammétique I, XXVIe dynastie - Musée du Louvre |
L'histoire.......
Le résultat de campagnes de fouilles récentes a révélé que la cité existait déjà
aux temps néolithiques. Un niveau archéologique contenant des céramiques et
autres artefacts confirme que Saïs était dès cette époque un centre urbain
important. Elle est connue dès le début de l'histoire Égyptienne, on a
retrouvé des étiquettes en bois liées au Roi
Horus Aha
C'est surtout à partir de la deuxième moitié de Troisième Période Intermédiaire (1080-656) que Saïs va jouer un rôle politique important, comme d'ailleurs d'autres cités du Delta, tels que Tanis ou Bubastis. Sous la XXIe dynastie (1070/69-945) les militaires Libyens étaient devenus un facteur politique important, particulièrement les militaires descendants d'anciens prisonniers de guerre Libyens, les Méchouech (ou Meshwesh ou Mâ).
Ils s'étaient installés partout dans le Delta, des colonies importantes existaient à Saïs, Mendès et à Bubastis et ils détenaient la force armée du royaume. Leurs chefs deviennent très puissants et un de ceux-ci, Sheshonq I (ou Chechanq, 945-924), profite de l'anarchie dans lequel le pays est tombé à la fin de la XXIe dynastie (945-715) et fonde la XXIIe dynastie (945-715). |
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La
rivalité dynastique et les compétitions entre différentes lignées de Rois
pour le trône, plus la coexistence de plusieurs "royaumes",
Thèbes,
Héracléopolis,
Hermopolis
Magma qui vont se créer, vont affaiblir la dynastie et amener à la guerre
civile. En 818,
la
XXIIe
dynastie, installée à
Tanis, perd le contrôle du Delta central au profit d'une autre chefferie
Libyenne. |
Néchao II, XXVIe dynastie - Brooklyn Museum |
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Cependant
sous
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Héracléopolis |
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À cette confusion générale il faut ajouter l'invasion du Sud du pays par les Kouchites de Napata. Un de leur Roi Kachta (760-747) se fait reconnaître comme "Roi de Haute et Basse-Égypte, fils de Rê, Seigneur des Deux Terres" à Éléphantine et fonde la XXVe dynastie. Son fils Piânkhy (ou Piye, 747-716) part avec son armée de sa capitale Napata et place rapidement sous son contrôle toute la Thébaïde. Puis il se fait couronner à Thèbes et devient "l'Horus qui a unifié les Deux Terres". Il y nome sa sœur Aménardis I comme Divine Adoratrice d'Amon (740-720) afin de mieux contrôler le clergé.
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Apriès, XXVIe dynastie - Musée du Louvre |
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Dans celle-ci, en 716,
Bakenranef (ou Bocchôris,
716-715), |
Manéthon
rapporte que Bakenranef a été capturé et brûlé vif par
Chabaka,
ce qu’aucun document ne vient confirmer. Certains
égyptologues avancent qu'a sa mort, Bakenranef
était en négociation avec les
Assyriens
pour qu'ils
lui viennent en aide contre les Nubiens,
c |
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Taharqa, XXVe dynastie - Musée de Nubie - Assouan |
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Lors de cette dynastie on assiste aussi à un
accomplissement artistique avec une certaine innovation. L’activité
monumentale est importante à |
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Statuette d'Amasis, XXVIe dyn. - Metropolitan Museum of Art |
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Amasis - XXVIe dyn. -
Musée du Louvre |
Assujettie à ce nouvel impôt
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L'archéologie sur le site |
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On
sait que la cité existait dès les temps très reculés, on a retrouvé des
étiquettes en bois liées au Roi |
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Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), qui avait visité la ville, décrivait au Ve siècle av.J.C : Des grands obélisques, un lac sacré, des bâtiments tels que le Palais Royal, le temple de Neith, des statues et un naos de granit. L'égyptologue Labib Habachi, en 1942, suggère que la plupart des blocs trouvés à Rosette, dont la fameuse pierre de Rosette qui a fourni la clef pour le déchiffrement des hiéroglyphes, étaient originaires de Saïs. La majeure partie des informations que nous possédons sur le site viennent des écrits d'Hérodote et des textes religieux trouvés dans des temples Égyptiens d’autres villes et aussi grâce aux nombreuses statues de dignitaires, objets façonnés, stèles que l’on a retrouvé dispersés dans divers musées dans le monde entier. La plupart de ces derniers datent de la XXVIe dynastie.
L’identification du site remonte à vers 1800, lors de l’expédition en Égypte de Bonaparte. En 1828, Jean-François Champollion sera un des premiers à le visiter et l'étudier. C'est lui qui déterminera l'emplacement du grand temple de Neith dans la grande enceinte dont les vestiges étaient encore visibles à son époque. Puis ce sera Karl Richard Lepsius, au milieu du XIXe siècle, qui fera un relevé plus précis de l'enceinte en ajoutant des proportions et commencera un inventaire des vestiges encore visibles. |
Statue d'un Roi non identifié de la XXVIe dynastie trouvée à Saïs |
Il sera suivit par Auguste Edouard Mariette et Sir William Matthew Flinders Petrie qui effectuèrent les premiers sondages et revinrent quelques années plus tard commencer des fouilles, Cependant ils ne purent retrouver les ruines que Jean-François Champollion avait décrit quelques décennies auparavant, déjà à cette époque la plupart du site avait disparu du fait de la politique de mise en culture intensive du Delta du Nil.
Puis plus personne ne s'intéressera au site jusque dans les années 1950 ou quelques études archéologiques seront effectuées. Ce n'est vraiment que depuis 1997 que des recherches approfondies sont faites, par l'Université de Durham et l'Egypt Exploration Society, dirigées par Penelope Wilson. Le premier résultat de ces années de campagnes a révélé que la cité existait déjà aux temps néolithiques. Un niveau archéologique contenant des céramiques et autres artefacts offrants des similitudes avec ceux contemporains découverts sur le site de Bouto confirme que Saïs était déjà, en ces temps, un centre urbain important. Les fouilles nous ont également permis de dresser un plan de la cité à cette époque, qui, comme Bouto, possédait deux quartiers biens distincts qui se faisaient face au Nord et Sud. |
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À son extension maximale elle s'étendait sur près d'1,5 km de long sur 500 m de large. Au Nord du site ont été mis au jour les restes d'une grande enceinte de forme carrée de près de 700 m de côtés. Elle comprend deux monticules dont le plus grand, Kôm Rebwa, fait plus de 300 m de long. Sur ce dernier les fouilles ont déterminé des niveaux d’occupation datant des XVIIIe (1549-1295) et XIXe dynastie (1295-1186) indiquant l’extension de la ville à cette période. Au Sud du site, à environ 250 m de la grande enceinte, se trouvent les ruines d'un gigantesque tell de presque vingt hectares dont les niveaux remontent à l’époque Saïte et au milieu duquel se trouve un lac. Les fouilles entreprises autour de celui-ci ont révélé plusieurs niveaux d'occupation tardifs et une grande structure en pierre comprenant un mur qui longe le lac. |
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C'est le professeur Paul Schliemann qui entreprend les fouilles sur le site du temple de Neith. Il lui faudra creuser le sol pendant cinq mois pour mettre au jour les ruines de l’ancien temple de la ville. Entre autres choses, son équipe découvre une chambre funéraire construite pour "les grands musiciens" de l'époque. Dans ce tombeau, qui pourrait dater de la IIIe dynastie (2647-2575), sont dégagés un grand sarcophage ainsi qu’une collection d’instruments de musique, en bois, en porcelaine, et un en cuivre, dont : Des trompettes, des harpes et des flûtes. Paul Schliemann trouve aussi un papyrus, qui n’a pas encore été déchiffré, qui laisse penser aux égyptologues qu'il serait dans une langue musicale qui est inconnue jusqu'alors.
Le sarcophage comporte une inscription en hiéroglyphes qui nous dit que les instruments de musique appartenaient à "l’orchestre" du temple de Neith et qu’ils ont été utilisés pour les cérémonies du couronnement du Roi Amenemhat I (1991-1962, XIIe dynastie). Parmi ces instruments, il y en a qui produisent des sons imitant : Le bruit du vent, le chant de certains oiseaux, le rugissement du lion ou encore le ressac de la mer. |
Statue de Oudjahorresne - Musée du Vatican |
À part Schliemann aucune fouille de grande ampleur n’ayant jamais été effectuée, on ne connaît pas vraiment le temple de Neith malgré quelques pièces trouvées. Certaines indications nous confirment que ce temple, à la grande époque de la cité, a pu rivaliser en taille et en splendeur avec le grand temple de Karnak.
Les fouilles du site de la ville ont également permis de mettre au jour divers éléments architecturaux et quelques statues datant pour la plupart de la Basse Époque (656-332) qui sont pour le moment exposés dans un petit musée en plein air sur le site ou dans les musées d'Europe. Notamment l'intéressante statue du Grand Prêtre de Neith, Oudjahorresne (ou Oudjahorresnet), préservée aujourd'hui au musée du Vatican, qui officiait à la fin de la XXVIe dynastie (664-525) et dont la tombe a été retrouvée au Sud du site d'Abousir. En 525 av.J.C, il devient chef médecin nommé par le Roi Perse Cambyse II (528-522). Sa statue nous a livré une autobiographie décrivant les monuments de la cité et sa demande au Roi Perse d'ordonner la restauration rapide des sanctuaires de la ville. |
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Pour plus de détail sur les fouilles depuis 1997 voir : Le site de la mission archéologique - (EES/University of Durham) |
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Neith - Musée du Louvre |
La Déesse
Neith,
dont l'emblème était un bouclier avec deux flèches croisées, semble avoir eu un
centre de culte à Saïs dès le début de la période dynastique. On a
retrouvé des étiquettes en bois liées au Roi
Neith était une Déesse redoutable de la guerre, une Déesse créatrice, qui est représentée coiffée de la couronne rouge de Basse-Égypte, ce qui suggère qu'elle a été étroitement associée à cette région. Les Grecs ont identifié Neith avec Athéna, une autre Déesse guerrière. Le sanctuaire de Neith était réputé et l’on y célébrait chaque année la fête des Illuminations. Des représentations de ce sanctuaire se retrouvent sur les parois de certaines tombes de l'Ancien Empire (2647-2150) jusqu'au Nouvel Empire (1549-1080) montrant une série de chapelles alignées et bordées de palmier le long d'un canal menant à un temple représenté en plan.
Neith
a aussi la forme d'une vache divine qui recevait un culte particulier à Saïs
même dont
Hérodote
(Historien
Grec,
v.484-v.425) nous a peut-être laissé un témoignage lorsqu'il affirme avoir vu
dans le palais royal du Roi
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Pour d'autres détails sur la cité et ses monuments voir les ouvrages de :
- Tomb groups from the end of the new kingdom to the beginning of the Saite period, University of Birmingham - Birmingham, 1987. - Heilige Bezirke mit Palmen in Buto und Sais, Zwischen den Ewigkeiten, Festschrift G. Thausing, Vienne, 1994. Hans Bonnet : - Sais, Lexikon der ägyptischen Religionsgeschichte, Nikol Verlag, Hamburg, 2000. - Autobiographie d'un général gouverneur de la Haute-Égypte à l'époque saïte, pp. 85-100, BIFAO 83, Le Caire, 1983. - Rapport sur des fouilles à Sa el-Hagar, ASAE 2, IFAO, Le Caire, 1901. - Les rôles attribués à la Déesse Neith dans certains des textes des cercueils, Orientalia, 1974. - Documents relatifs à Saïs et ses divinités, BiEtud 69, IFAO, Le Caire, 1975. - La Déesse Neith de Saïs, I, importance et rayonnement de son culte, II, Documentation, BiEtud 86, IFAO, Le Caire, 1982. Thorwald C.Franke : - Mit Herodot auf den Spuren von Atlantis könnte Atlantis doch ein realer Ort gewesen sein?, Norderstedt Books on Demand GmbH, 2006. - Saïs and its Monuments, ASAE 42, IFAO, Le Caire, 1943. - Les temples ramessides et saïtes de la XIXe à la XXXe dynastie, MIFAO 48, IFAO, Le Caire, 1922. François Leclère : - Les villes de Basse Egypte au Ier millénaire av.J.C. : Analyse archéologique et historique de la topographie urbaine, BiEtud 144, IFAO, Le Caire, 2008. - Sarcophages de l'époque bubastite à l'époque saïte, IFAO, Le Caire, 1912. - Recueil des inscriptions royales Saïtes : Psammétique Ier : Volume 1, Collection : Archéologie, Philologie, Histoire, Collège de France, Cybele, Janvier 2002 et Décembre 2002. - Hommage d’une princesse saïte à son précepteur, pp. 211-227, BIFAO 105, Le Caire, Janvier 2005. - La tombe d'Oudjahorresnet et le cimetière saïto-perse d'Abousir, pp. 283-290, BIFAO 89, Le Caire, Janvier 1989. Penelope Wilson : - Fieldwork, 1997-8 : Delta Survey, Memphis, Saqqara, Tell el-Amarna, Gebel Dokhan, Qasr Ibrim, pp.1-22, JEA 84, London, 1998. - The prehistoric period at Saïs (Sa el-Hagar), pp.65-72, Archéo-Nil 13, Durham University, 2003. - The survey of Saïs (Sa el-Hagar) 1997-2002, Excavation memoir 77, Egypt Exploration Society, London, 2006. - Prehistoric settlement in the western Delta : A regional end local view from Sais (Sa el-Hagar), JEA 92, London, 2006. |