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DATES de RÈGNE 1353/52-1338
N.Grimal
1397-1387
C.Vandersleyen
1372-1355
D.B.Redford
1372-1354
T.G.H.James
1367-1350
A.H.Gardiner
1366-1349
R.A.Parker
1365-1347 A.Eggebrecht
1364-1348
D.Arnold
1364-1347
E.Hornung
1360-1343
A.M.Dodson
1358-1340
C.Aldred
1356-1340
K.A.Kitchen
1353-1337
J.Malek
1353-1336
R.Krauss,
W.J.Murnane
1353-1335
J.Kinnaer
1352-1336
I.Shaw
1351-1334
S.Quirke,
J.von Beckerath
1350-1336
E.F.Wente
1340-1324
H.W.Helck
1339-1322 D.Sitek |
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Sa titulature |
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| Première Titulature | Deuxième Titulature |
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Noms d'Horus |
Ière |
![]() |
Horus Kanekhet Qashouti (Taureau victorieux, aux deux hautes plumes) Hr kA-nxt qAi-Swti |
| IIe |
![]() |
Horus Mériaton (Horus l'aimé d'Aton) Hr mri-itn |
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Noms de Nebty |
Ière |
![]() |
Nebty Ousernésytemipetsout (A la grande royauté dans Karnak) nbti wsr-nsyt-m-ipt-swt |
| IIe |
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Nebty Ousernésytemakhetaton (A la grande royauté dans Akhetaton) nbti wsr-nsyt-m-Axt-itn |
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Noms d'Horus d'or |
Ière |
![]() |
Bik Nebou Outeskhâoumiounoushemai (Celui qui apparaît en majesté dans l'Héliopolis du Sud) bik nbw wTs-xaw-m-iwnw-Smai |
| IIe |
![]() |
Bik Nebou Outesrenenaton (Celui qui exalte le nom d'Aton) bik nbw wTsr-rn-n-itn |
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Noms de Roi |
Ière |
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Néferkhéperouré Ouâenrê (Les manifestations de Rê sont parfaites,
l'Unique de Rê) nfr-xprw-ra wa-n-ra |
| IIe | |||
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Noms de naissance |
Ière |
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Amenhotep Netjerheqaiounou (Amon est satisfait, Dieu Seigneur d'Héliopolis) imn-Htp(w) nTr-HqA-iwnw |
| IIe |
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Akhénaton (Rayon [Lumière, serviteur] d'Aton) |
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Son origine
Amenhotep IV (ou Aménophis IV en
Grec ou Akhénaton ou Akhenaten ou Echnaton) est le 10e Roi (9e si on ne compte pas régnante la Reine
Hatchepsout) de la
XVIIIe dynastie.
Il est le premier à porter le titre de Pharaon. Pharaon est un mot d’origine
Grec "Pharaô"
qui provient du mot Égyptien "Per–aâ" qui signifie "La grande maison"
le signe hiéroglyphique étant une maison. Au tout début Per–aâ désignait le palais ou résidait le
Roi et non le Roi lui-même. On ne nommera le Roi Per–aâ qu’à partir d'Amenhotep IV.
Il est appelé par Manéthon, Ôrus et il lui compte 36 ans
et 5 mois de règne (Josèphe Flavius). Il ne figure pas sur les
Tables d'Abydos.
Il serait le second fils d'Amenhotep III et de la Reine
Tiyi I, son frère
Thoutmôsis étant décédé prématurément. Selon
Agnès Cabrol,
Thoutmôsis meurt assez jeune. Probablement dans le dernier tiers du règne de son père, car il disparaît des
registres publics à cette période. Certains spécialistes avancent l'an 27 ?.
La corégence avec son père
La date de début de règne d'Amenhotep IV apporte énormément de controverses.
Le fait ou non qu'il y eut une corégence avec son père Amenhotep III est
encore très débattu aujourd'hui par les spécialistes, qui sont loin d'être unanimes. Il faut préciser qu'il n'existe, à ce jour,
aucune preuve qu'elle eût lieu. Cette proposition ne repose donc que sur des suppositions. L'existence d'une corégence à
longtemps été admise, quelques égyptologues pensaient même à une durée de près de 11 ans !. La très grande majorité des
spécialistes considèrent aujourd'hui cette hypothèse comme très improbable et penchent plus pour un an, voire rien du tout
comme
Donald Bruce Redford et
William Joseph Murnane. La corégence est donc pratiquement complètement
écartée. Lawrence Michael Berman observe qu'il est significatif que les partisans de la théorie de la
corégence ont tendance à être historiens de l'art, alors que les historiens
égyptologues sont restés largement plus sceptique. Il reste cependant une autre énigme,
c'est celle de son âge lors de sa prise de pouvoir, une vingtaine d'années comme
présentent certains ou à peine douze ans comme le pensent d'autres ?.
Selon l'égyptologue
Winfried Barta, à
Amarna il est
indiqué qu'il monte sur le trône le 30e jour du IVe mois de la
saison
Achet (mi Novembre) 1353. Selon William L.Moran, une lettre des archives du palais
d'Amarna (EA 27), datée de l'an 2, du règne d'Amenhotep
IV, émanant de l'Empereur du
Mitanni,
Tushratta (v.1380-v.1350),
conserve une plainte de ce dernier concernant le fait qu'Amenhotep IV n'a pas honoré la promesse de son père de lui envoyer
une statue en or massif, dans le cadre du mariage du vieux Roi
avec sa fille, Tadukhepa (ou en Égyptien Ta-du-pa).
Carl Nicolas Reeves, précise que
cette correspondance implique que si une corégence a eu lieu entre
Amenhotep III et son fils, elle n'a pas duré beaucoup plus d'un an,
puisqu'Amenhotep III est mort à peine deux ans après son mariage
avec cette Princesse.
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Son règne Son début de son règne
Dans les tombes des hauts dignitaires
Khérouef et Ramosé, officiant tous deux sous le règne d'Amenhotep
III et au tout début de celui d'Amenhotep IV,
on trouve des représentations du souverain non pas avec sa
Grande Épouse Royale
Néfertiti,
mais avec sa mère, la Reine
Tiyi
I. Plusieurs fragments de relief
de Karnak montrent le jeune Roi avec un visage presque poupin. L'absence de
Néfertiti
auprès du Roi dans les deux tombes de ces
dignitaires jusqu'à la 3e année (ou début de la 4e) de son règne tend à donner des indications sur
le jeune âge du souverain lors de sa prise de pouvoir.
Les spécialistes en ont
donc déduit qu'il épouse
Néfertiti à
cette période, car, de plus, aucune représentation de la Reine n'a été trouvée
datant d'avant cette époque. Les représentations trouvées dans le temple de Sésibé dateraient de l'an
3. La Reine
Néfertiti
participe à la fête Sed d'Amenhotep IV, le seul problème c'est que nous ne
pouvons pas dater avec certitude cette cérémonie, an 2, 3, voire an 4, les
avis sont partagés. Il est important pour les spécialistes de savoir si
Néfertiti
était présente dès le début du règne car cela influe sur l'âge des Princesses.
Amenhotep IV est l’un des plus grands "mystiques"
de l’histoire et dès l’an 3 de son règne, il bouleverse l'histoire de l'Égypte par ses réformes et se comporte à
la manière d’un "prophète" révélant un nouveau
Dieu "Rê-Horakhty"
Aton.
Ce Dieu est considéré comme la puissance universelle qui dispense aux humains,
la lumière, la chaleur, la vie, la douceur et la paix. Son règne va voir aussi l'émergence d'un
nouveau style d'art aux formes démesurées appelé "
Art Amarnien". On attribue souvent la révolution culturelle et religieuse à Akhénaton, mais
en fait il imposa une tendance née durant le règne de son père, Amenhotep
III. Le culte d'Aton
existait avant Akhénaton. C'est un Dieu dont l'existence est attestée dès le
Moyen Empire.
Nicolas Grimal avance le terme "solarisation" en parlant des principaux Dieux du
panthéon et du culte exclusif du Disque solaire qui les supplanta.
Le clergé d'Amon
choisissait Thèbes
comme capitale d'Amon
et des Rois. En l’an 4 / 5 (on trouve aussi l'an 6),
Akhénaton décide de changer cette capitale. Une date officielle sur les écrits
serait le 13e jour, du IVe mois de la
saison
Peret de l'an 5. Il va faire construire
une nouvelle ville dédié à Aton,
à environ 320 km au Nord de Thèbes,
en plein désert sur un site appelé
Akhetaton "L’horizon d'Aton" (Tell el-Amarna aujourd'hui).
L’année suivante, Aton
devient le Dieu suprême du panthéon Égyptien. Le Roi, sûrement pour des
raisons plus politiques que de croyance, proclame l’abandon du trop puissant
clergé d'Amon,
au profit de celui d'Aton.
Il fait fermer les temples d'Amon
anéantissant ainsi le pouvoir de ces derniers.
Claire Lalouette nous dit que le Roi ordonne même de détruire les images de culte des anciennes
divinités. Amenhotep IV change de titulature en l'an 6 et prend le nom d'Akhénaton "Rayon (Serviteur) du disque solaire
(Aton)". Il devient ainsi le "relais" entre le Dieu
Aton et le peuple.
Les travaux de construction de sa nouvelle capitale sont poussés à l'extrême et la cité va
émerger en un temps record, grâce au peuple, mais surtout aux militaires qui
sont mobilisés pour les travaux. Vers la fin de l’an 7 ou début de l’an 8, le Roi et toute la cour déménage pour
la nouvelle capitale Akhetaton,
qui n’est pas encore terminée.
De cette époque jusqu’aux environs de l’an 12, nous ne savons pas grand chose sur la vie
Amarnienne du Roi, mais l’an
12 semble être l’apogée de son règne. Une fête grandiose est célébrée dans la cité ou des
représentants de
Palestine,
Kouch (Nubie), etc... apportent des présents au Roi et à la Reine
Néfertiti.
La révolution religieuse, si elle renforce le pouvoir du Roi en politique intérieure, s’accompagne
d’une négligence envers celle à l'étranger et le royaume va perdre toutes
ses possessions extérieures. En Asie les
Hittites
s’attaquent au
Mitanni,
qui ne résiste pas longtemps aux coups du Roi
Souppilouliouma I (1382-1342).
La chute du
Mitanni
va entraîner celle de la partie Nord de la
Syrie, notamment
des villes alliées de l’Égypte. Selon de nombreux historiens, Amenhotep IV aurait toléré l'invasion de la cité
commerciale d'Ougarit
et celle de Kadesh sans intervenir
pour les défendre.
La correspondance
entre les Rois de Kadesh et
de l'Amourrou
avec l’Égypte est conservée dans les Lettres dites "d'Amarna". Le corpus de 380 tablettes des "lettres d'Amarna" est écrit pour
la plupart en
Akkadien, mais aussi en
Hourrite, en
Assyrien ou bien encore en
Hittite. Ces textes nous informent sur les relations diplomatiques, politiques et commerciales entre les états.
Cette correspondance nous permet de retracer, entre autres, la progression des
Hittites.
Les noms de Rois de Kadesh, qui y sont
indiqués, servent dans nos sources contemporaines : Shuttarna (ou Šutatarra, v.1355), son fils Etakkama (ou Aitakama,
v.1355-1312) et Niqmaddou (ou Niqmadu, fils d'Etakkama).
Contemporains de ceux-ci y est aussi indiqués les noms du Roi d'Amourrou : Azirou (ou Aziru). En réalité, la conquête de Kadesh par les Hittites fut la conséquence non désirée d'un impondérable, il semble que Souppilouliouma I était désireux de respecter le traité de paix avec les Égyptiens et ne souhaitait pas attaquer la ville qui était leur possession. Cependant, le Roi de Kadesh, Etakkama manœuvrant pour son propre compte et sans avoir consulté Amenhotep IV, interdit le passage de la vallée de l'Oronte aux troupes Hittites obligeant Souppilouliouma I à l'attaquer et à s'emparer de sa cité. Etakkama fut fait prisonnier et emmené dans la capitale Hittite, Hattousa. Toutefois Souppilouliouma I le relâcha rapidement pour ne pas donner un prétexte à Amenhotep IV de lui déclarer la guerre, ce que ce dernier n'aurait d'ailleurs peut-être même pas fait, et il redonne Kadesh aux Égyptiens. Tout redevient normal, mais pour peu de temps. Etakkama est au début un allié fidèle de l'Égypte. Puis il refait parler de lui en commençant à se comporter comme s'il était en réalité un agent Hittite, avant de rejoindre une coalition menée par le Roi d'Amourrou, Azirou dirigée contre les Hittites. Ce dernier venait de trahir Amenhotep IV dans une affaire entre Byblos et Sidon que le Pharaon lui avait demandé de régler pour son compte. Toutefois, une fois de plus, Amenhotep IV décide de ne pas intervenir.
Dans les Lettres d'Amarna,
le Pharaon nomme Etakkama comme : "Un traître et un partisan de l'ennemi de l'Égypte,
avec lequel on ne s'assoit pas à une table".
Souppilouliouma I décide alors d'attaquer le Nord de la
Syrie, il
prend
Ougarit,
Alalah et se tourne vers l'
Amourrou afin d'enrayer rapidement les prétentions
d'Azirou.
L'événement de la trahison d'Azirou
est mentionné dans la lettre d'Amarna (EA 162)
d'Amenhotep IV, adressée à ce dernier, dans laquelle le Pharaon exige qu'
Azirou vienne en
Égypte pour expliquer ses actes. Le Roi une fois en Égypte est arrêté pendant au moins un an avant d'être
libéré pour faire face à l'avancée des
Hittites, qui ont déjà conquis la ville d'Amki, ce qui constituait une menace pour
l'Amourrou (Lettre EA 170). Une fois dans son royaume
Azirou prend contacts avec
Souppilouliouma I.
Il change alors son allégeance et restera fidèle aux
Hittites jusqu'à sa mort.
Amenhotep IV est alors informé
qu'Azirou
recevait à sa cour une mission diplomatique
Hittite dans le but de trouver un accord de paix, et qu'en plus
le Roi Etakkama de
Kadesh, venait de changer de camp et prêter allégeance à
Souppilouliouma I afin de garder son trône. Le Pharaon comprend qu'il lui faut intervenir
rapidement et il envisage une solution militaire. Bien que l'on n'ait trouvé aucun document qui le confirme nettement,
on pense aujourd'hui que le souverain envoya une armée qui fut semble t-il battue.
Bien plus encore, les
Hittites attaquèrent les places fortes Égyptiennes de
Byblos et Damas.
Ils continuèrent leur progression, que les Égyptiens n’arrivèrent pas à freiner et ils grignotèrent petit à petit toutes
les conquêtes Égyptiennes en
Palestine. |
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La fin de son règne
Jusqu'à
l'an 12 de son règne, l'histoire d'Amenhotep IV ainsi que celle de toute sa famille, sans
être parfaitement connues sont reconstituées. Après cette date cela devient plus flou et
commence une polémique entre les spécialistes. On constate à partir de cette période
plusieurs décès et disparitions au sein de la famille royale que des
égyptologues ont attribué, pour certains à une épidémie de peste, pour d'autres à
des disgrâces ou encore à l'âge, de mort naturelle. C'est d'abord celui de sa
mère, la Reine Tiyi I,
puis celui de sa fille Mâkétaton.
Dans la chambre gamma de sa
tombe d'Amarna
est représenté ensuite le décès de deux autres personnes non identifiées avec certitude aujourd'hui.
Ce qu'il advient de ses épouses
Kiya et
Néfertiti est encore très débattu à ce jour, surtout que les textes de l'époque n'en font pas écho.
Une autre source de débat entre historiens se porte sur une éventuelle corégence avec son successeur. Si le fait est reconnu
par la majorité d'entre eux, ils sont loin d'un consensus sur l'identité de ce (ou cette) Corégent (e).
Quelques stèles qui ont été retrouvées et une sculpture de
Memphis pourraient accréditer cette thèse et laisser penser que deux Rois vivant sont
représentés. Toutefois il est difficile dans l'art
Amarnien de faire la différence entre un homme et une femme, ce qui n'apporte
pas de réponse concrète. Surtout que d'autres égyptologues, dont
Jaromir Malek, nient complètement le fait d'une corégence et affirment que le relief de
Memphis,
utilisé par leurs confrères comme preuve, n'en est en fait pas une.
La seule interprétation fiable de la
fin du règne du Pharaon ne peut aujourd'hui se faire que sur la correspondance
du Roi avec les autres dirigeants des royaumes de l'époque, les lettres
d'Amarna. Les relations avec les
Hittites se sont énormément dégradées et la situation à
Amarna
semble elle aussi très tendue du fait de la politique religieuse du Roi. En l'an
14 de son règne, n'ayant surement plus confiance en son entourage, de plus
Néfertiti étant semble t-il disparue à cette date, Akhénaton aurait alors placé tous ses espoirs en sa fille
Méritaton.
Celle-ci est
identifiée à
Ânkh-Khéperourê Néfernéferouaton. Le Pharaon la nomme comme Corégente et
Grande Épouse Royale. Le Roi de
Babylone Kurigalzu II (1345-1324) nomme
Méritaton dans sa correspondance (EA 10) au départ "Votre fille Mayati", puis dans
une autre lettre il utilise une autre forme pour désigner la Princesse où les spécialistes ne savent pas si le
Babylonien s'adresse à une Reine ou à un haut dignitaire. Dans la
lettre EA 155, un des vassaux d'Akhénaton se dit le serviteur de "Mayati dont
Tyr est la ville". C'est sur ces quelques affirmations que les
égyptologues ont déduit que
Méritaton était devenue l'épouse de son père et malgré son jeune âge, sa représentante diplomatique.
C’est dans cette
confusion politique que le Pharaon meurt à Amarna.
Il y a pratiquement l'unanimité aujourd'hui entre les spécialistes sur le fait
qu'il laisse le pouvoir à une "Femme Roi". Cependant, à partir de là,
une nouvelle divergence d'opinion entre les égyptologues existe.
▪
Pour certains il s'agit de
Néfertiti qui n'était pas décédée. Néfernéferouaton est aussi le premier nom placé dans le cartouche royale de
la Reine. Il est donc, pour ces quelques historiens, vraisemblable d'identifier
Ânkh-Khéperourê Néfernéferouaton
avec Néfertiti.
▪
Pour d'autres du fait de ce qui est expliqué plus haut il s'agit de sa fille
Méritaton ? (Option généralement retenue).
▪
Enfin il faut aussi écouter les partisans d'une succession masculine du Roi par
Semenkhkarê, bien que dans ce cas d'autres
questions se posent directement, qui est ce
Semenkhkarê ?, son fils ? et de quelle mère ?,
un Prince étranger ?, un demi frère ?
La mort elle même
d'Akhénaton est aussi un très grand mystère, on ne sait pas exactement, ni quand,
ni dans quelles circonstances il décède ?, en l'an 16 ?, 17 ?. Aucun écrit de cette
période qui pourrait nous renseigner n'a été découvert à ce jour. Tout au plus
on a daté de l’an 16 la dernière inscription qui le mentionne.
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Sa sépulture
Amenhotep IV a vraisemblablement été enterré dans le
tombeau Royal TA 26 à Amarna et plus tard il pourrait
avoir été déplacé dans la vallée des Rois.
Comme pour pratiquement toute sa vie là aussi on est face à des suppositions et très peu de faits réels. Quelques égyptologues,
dont
Carl Nicholas Reeves et
Aidan Marc Dodson, avancent que la momie
trouvée dans le tombeau
n'appartiendrait pas à
Semenkhkarê, mais à Akhénaton. Les
tombes royales de Tell el-Amarna,
se trouvent l'Est de la ville, situées à l'écart dans une gorge désertique, le
ouâdi
(ou wadi) royal. Elles sont connues localement sous le nom d'ouâdi Abou Hassah el-Bahari.
Depuis leurs découvertes il y a eu beaucoup de travail pour faciliter l'accès
aux tombes et les protéger des dommages causés par les inondations soudaines. L'ouâdi peut
maintenant être longé par un chemin empierré et les tombeaux sont protégés par un
réseau de canaux pour éloigner l'eau de leur entrée. Dans l'oued lui-même, il y a quatre tombes,
dont trois inachevées et ce qui semble être une cache, près de la tombe royale.
La
tombe royale est la tombe 26 (TA 26), c'est un vaste hypogée.
Pour plus de détails voir l'article sur :
La nécropole d'Amarna
Ses épouses et enfants
●
Néfertiti "La belle est venue"
qu'il épouse en l’an 3 ou début de l'an 4. Elle va participer activement à la
révolution religieuse entreprise par son mari et devenir son alter ego. Son
origine est incertaine, pour certains spécialistes elle serait la fille d'
Aÿ II et de
Tiyi II (ou Ti ou Tey).
Néfertiti va donner
six filles
à Akhénaton (Voir ci-dessous). Il était aussi reconnu par la grande majorité des spécialistes qu’elle était la mère de
Toutânkhamon, qui serait né en l’an
10/11. Cependant, le 17 février 2010, l'extravagant Zahi Hawass, comme
à l'accoutumé avide d'honneurs médiatiques, a révélé, devant les caméras du monde entier, les principaux résultats d'une étude
génétique et médico-légale, qui aura durée deux ans. Suite à l'analyse ADN effectuée sur seize momies, dont onze, y compris celle de
Toutânkhamon étaient supposées être membres de la famille
royale, l'étude a permis d'identifier avec certitude le père du jeune Roi comme étant Amenhotep IV.
En ce qui concerne sa mère, Zahi Hawass avance que les chercheurs
sont unanimes, ce n'est pas Néfertiti, comme il a longtemps été supposé. La mère serait une sœur et épouse secondaire
d'Amenhotep IV, dont le corps est, selon lui, celui d'une momie connue
aujourd'hui sous le nom de code KV35YL, ou dite la "Young Lady". Cette dernière était jusque là attribuée à la Reine
Kiya, mais cette Reine, comme
Néfertiti,
n'a jamais porté les titres de Fille du Roi (s3T-nswt)
ou Sœur du Roi (snt-nswt) "On ne connaît pas avec certitude son nom,
mais le plus important c'est que cette dame est la fille d'Amenhotep III et de la Reine Tiyi
I,
les grands-parents de Toutânkhamon, il n'est donc pas possible qu'elle soit
Néfertiti", a-t-il déclaré.
Il serait prudent d'attendre un peu avant d'arriver à des conclusions
car, on le voit, l'affaire reste encore très compliquée. Acceptons juste le fait que ce ne soit pas
Néfertiti, dont la
momie nous serait bien utile.
Cependant on peut affirmer aujourd'hui sans se tromper que
Néfertiti
à élevé a Amarna
le jeune Toutânkhamon.
Ce qui soulève d'autres questions, pourquoi elle et pas sa mère ?, où était
celle-ci ? etc ...
●
Kiya, les avis sur son origine sont très partagés.
Si certains égyptologues voient dans ce nom de Kiya une origine typiquement Égyptienne, s'appuyant sur le fait
que les noms de Reines à deux syllabes, à cette époque, sont communs dans le
pays et que dans son cas il pourrait être la traduction du mot babouin, d'autres
lui donnent une origine
Mitannienne. Selon certains spécialistes, elle ne fait peut-être qu’un, avec une autre épouse d'Amenhotep IV,
que son père Amenhotep III avait aussi épousé,
qui se nomme Tadukhepa (ou Taduhepa).
Cette idée est, entre autres, soutenue par
Lise Manniche qui s'appuie sur un texte de l'époque de
Sethi II (1200-1194).
Selon d'autres, dont Marc Gabolde,
elle serait une Princesse
Mitannienne ou
Hittite en exil qui aurait le même nom que
Giloukhepa (ou Kirgipa) une épouse
d'Amenhotep III.
Pour d'autres encore, elle serait cette
Giloukhepa. Ces idées
sont confortées par le fait que le nom de
Kiya est connu uniquement par les documents de
Tell el-Amarna. Il y a beaucoup de ses représentations dans la ville
où elle est soupçonnée avoir tenu un rôle considérable. Toutefois, aucun élément
de preuve n'existe actuellement pour soutenir l'idée que
Kiya n'était pas native
ou d'origine Égyptienne. Quelques égyptologues la donnent comme la mère de
Toutânkhamon, filiation
reconnue récemment comme peu probable, et
Marc Gabolde
comme celle de la Princesse Baketaton.
●
Tadukhepa
(ou en Égyptien Ta-du-pa) se nommait plus probablement Tadu-Hepa (ou Tadukhipa)
"Aimée de Hepa" en
Hourrite
et Ta-du-he-pa-at en
Akkadien.
Elle était la fille de l'Empereur du
Mitanni,
Tushratta (v.1380-v.1350)
et de la Reine Yuni (ou Juni), une Princesse Égyptienne. On sait peu de chose sur Tadukhepa. On pense qu'elle naquit
pendant l'an 21 (ou 25) du règne d'Amenhotep III.
Elle sera l'épouse de ce dernier en l'an 36, soit âgée de 12/15 ans. Après la mort
d'Amenhotep III, elle épousa Amenhotep IV.
Comme le précise William L.Moran, Tadukhepa fut référencée dans sept des treize lettres
d'Amarna, on ne sait cependant rien de la
suite de son histoire, on pense qu'elle mourut vers 1340, époque où elle disparait de la correspondance.
Il n'y a pas d'enfant de cette union.
●
Trois de ses filles : Méritaton,
Mâkétaton et
Ânkhesenpaaton (ou Ânkhesenamon).
●
On lui attribue également quelques fois comme épouse,
Baketaton (sa sœurs ou fille ?).
Il y a également divergence entre les spécialistes sur un
deuxième fils qu’il aurait pu avoir,
Semenkhkarê (Filiation très incertaine). Une stèle retrouvée à
Amarna représenterait
Semenkhkarê portant la
de Basse-Égypte et Akhénaton portant la double
couronne.
Les six filles de Néfertiti et Akhénaton
L'aînée se nomme
Méritaton, elle naît en l’an 4 (ou 6). À
Amarna,
une stèle commémorative la désigne, à cette époque, comme l’unique fille
du Roi. La deuxième fille s'appelle
Mâkétaton,
elle naît entre l’an 4 et l’an 5. Puis vient, en l'an 6/7,
Ânkhesenpaaton,
qui sera l'épouse de Toutânkhamon.
À cette période (Début de l'an 8), le Roi et toute la cour déménage pour la nouvelle capitale
Amarna (Akhetaton).
C'est là, que naîtront
Toutânkhamon et les trois autres filles de
Néfertiti.
La première est Néfernéferouaton
Tasherit qui naît fin de l'an 7. Sur la deuxième, qui naît en l'an 9, il y a une polémique entre spécialistes,
certains, et ils sont majorités, lui donnent comme nom
Néfernéferourê.
D'autre la nomme Baketaton, mais il semble
qu'il y ait là confusion avec la dernière fille d'Amenhotep
III et Tiyi I.
Enfin, la dernière fille, Setepenrê
naît en l'an 10. Ces trois dernières filles décèderont autour de l’an 14 et sûrement de la
peste qui ravageait le pays.
Pour plus de détails voir l'article sur :
Les filles de Néfertiti et Akhénaton |
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Bibliographie |
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Pour d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :
Dorothée Arnold, Lynn Green et
James Peter Allen :
- The royal women of Amarna. Images of beauty in ancient Egypt, Harry N. Abrams, New York Metropolitan Museum of Art, 1996.
Cyril Aldred :
- Egypt : The Amarna period and the end of the eighteenth dynasty, Cambridge University Press, Cambridge, 1971.
- Akhenaton : Le pharaon mystique, Tallandier, Paris, 1973.
- Akhenaten and Nefertiti, Thames and Hudson, Studio, London, 1973 et Juin 1974.
- Akhenaten, Pharaoh of Egypt : A new study, new aspects of antiquity, Time Warner Books UK et Sphere Books Ltd,
Collection : Abacus Fiction, Février 1988.
- Amarna sunset : Nefertiti, Tutankhamun, Ay, Horemheb and the Egyptian counter-reformation,
The American University in Cairo Press, 15 Novembre 2009.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
- Akhénaton et Néfertiti - L'amour et la lumière, Éditions Fernand Hazan, Paris, 1998.
- Amarna Letters : Essays on Ancient ca. 1390-1310 B.C., KMT Communications, San Francisco, 1994.
- Baketaton fille de Kiya ?, pp. 27-40,
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- D'Akhénaton à Toutânkhamon, CIAHA 3,
Lyon, Paris, 1998 et Inst. Arch. Hist. Antiquité, 2000.
- Akhénaton : Du mystère à la lumière, Collection : Découvertes, Editions Gallimard, Paris, Novembre 2005.
Marc Gabolde, Jean-Luc Bovot, Jean-Luc Chappaz et
Rolf Krauss :
- Akhénaton et l'époque Amarnienne, Collection : Bibliothèque d'Égypte Afrique & Orient, Éditions Khéops, Février 2005.
Wolfram Grajetzki :
- Die Töchter Echnatons, pp. 17–18, Kemet 1, 2002.
- Echnaton : Die Religion des Lichts, Artemis & Winkler, Düsseldorf, Zürich, 2000 et Patmos, 2003 - En Anglais,
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- Akhénaton et Néfertiti : Le couple solaire, Robert Laffont, collection : Les Énigmes de l'univers, Paris, 1976 -
Éditions Perrin, Paris, 1990.
- Das ende der amarnazeit, Hildesheimer Ägyptologische Beiträge 7, Hildeshein, 1978.
William L.Moran, Dominique Collon et Henri Cazelles :
- The Amarna letters, Johns Hopkins University Press, Baltimore, 1987.
- Les lettres d'El-Amarna : Correspondance diplomatique du pharaon,
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- Texts from the Amarna period in Egypt, Law Collections from Mesopotamia and Asia Minor,
Writings from the Ancient World, Society of Biblical Literat, Scholars Press, Janvier 1995, Décembre 1995 et 1997.
- Les grandes compositions religieuses du Nouvel Empire et la réforme d'Amarna, pp. 207-218,
BIFAO 62, Le Caire, 1964.
- History and chronology of the 18th dynasty of Egypt : Seven studies, Toronto University Press, 1967 et Mars 1968.
- Akhenaten : The heretic king, Princeton University Press, le Caire, 1984, Octobre 1987, Juillet 1992 et 1997.
- Pharaonic king-lists, annals, and day-books : A contribution to the study of the Egyptian sense of history,
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- Akhenaten : Egypt's false prophet, Thames & Hudson, New York, Avril 2001, Janvier 2008, Avril 2005 et Septembre 2005.
– Echnaton, Tutanchamun : Daten, fakten, literatur, Otto Harrasowitz, Wiesbaden, Décembre 1993.
- Amenophis 4, Echnaton : Mit selbstzeugnissen und bilddokumenten, Rowohlt Taschenbuch Verlag, 1998.
Francesco Tiradritti, Jean-Luc Chappaz et Marie Vandenbeusch :
- Akhénaton et Néfertiti : Soleil et ombres des pharaons, Musée d'art et d'histoire, Genève, Janvier 2008.
Claude Traunecker,
Philip Glass, Olivier Lussac et Françoise Malettra :
- Akhenaten, Editions Bleu Nuit, Collection : Opéra, Décembre 1999.
Robert Vergnieux et Michel Gondran :
- Aménophis IV et les pierres du soleil. Akhénaton retrouvé, Éditions Arthaud, Paris, 1997. |
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Filmographie |
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- Le Pharaon oublie : À la recherche d'Akhenaton, Réalisation : Nicholas Kendall,
- The curse of Amarna, Réalisation : Susan Trackenberg, Antonio Ventrella, Michael Gregor, Kristina
Hollstein, Sandkorn Film Production (Firm) et Zweites Deutsches Fernsehen,
- Akhanaten & Nefertiti, Réalisation : Susan Trackenberg, Antonio Ventrella, Michael
Gregor, Kristina Hollstein, Sandkorn Film Production (Firm) et Zweites Deutsches Fernsehen,
- Akhenaten and Nefertiti : The royal gods of Egypt, Réalisation : Tilman Remme, Samuel West, Jonathan Hassid,
Australian Broadcasting Corporation et British Broadcasting Corporation,
- La citée perdue d'Akhénaton / Die Wüstenhauptstadt Echnatons, Réalisation : John Hayes Fisher,
- Akhenaten : Egypt's heretic king, Réalisation : Mark Hufnail, Allison MacEwan, MPH Entertainment, Inc.,
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