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Amenhotep III portant la Couronne Bleue - Metropolitan Museum of Art |
N.Grimal, R.Krauss, W.J.Murnane, I.Shaw 1435-1397 C.Vandersleyen 1410-1372 D.B.Redford 1403-1366 R.A.Parker 1403-1365 A.Eggebrecht 1402-1364
E.Hornung
1386-1349
K.A.Kitchen
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Noms d'Horus |
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Horus Kanekhet Khâimmaât (Taureau victorieux, qui apparaît auprès de Maât) Hr kA-nxt xai-m-mAat |
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Horus Kanekhet Heqaheqaou (Taureau victorieux, Chef des souverains) Hr kA-nxt HqA-HqAw |
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Noms de Nebty |
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Nebty Semenhepou Segerehtaoui (Celui qui établit durablement les lois et qui apaise [pacifie] les Deux Terres) nbti smn-hpw sgrH-tAwi |
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Nebty Semenhepou Teskereptaoui (Nebty est la loi qui lie et conduit les Deux Terres) nbti S-mn-hpw Ts-Hrp-t3.w(j) |
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Noms d'Horus d'or |
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Bik Nebou Âakhepes Housétye (Le Faucon d'or qui terrasse les étrangers [Asiatiques] avec une grande force) bik nbw aA-xpS w-sty |
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Bik Nebou Seâahoutef Nedjet (Le Faucon d'or qui accueil dans sa maison d'éternité) bik nbw S-ˁ3-Hwt=f-nt-Dt |
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Abydos 73
Noms de Roi
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Nebmaâtrê Mérienrê (Rê est le possesseur [Maître] de la justice, Aimé de Rê) nb-mAat-ra mri.n-ra |
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Nebmaâtrê Yaoutrê (Rê est le possesseur [Maître] de la justice, Héritier de Rê) nb-m3ˁt rˁ j3wt-rˁ |
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Noms de naissance |
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Amenhotep Heqaouaset (Amon est satisfait, Seigneur de Thèbes) imn-Htp(w) HqA-wAst |
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Amenhotep Netjerheqaouaset (Amon est satisfait, Dieux Seigneur de Thèbes) |
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Son origine
Sa durée de règne
Manéthon lui compte 30 ans et 10 mois de règne. Toutefois, comme le précise Betsy Morrell Bryan dans son étude sur le Roi, d'autres datations de Manéthon pour la XVIIIe dynastie se sont avérées incorrectes et il est préférable de se reporter aux monuments ou aux objets pour déterminer sa longueur d'un règne. Selon Peter A.Clayton, la plus haute date enregistrée pour le règne d'Amenhotep III est le 3e jour des jours épagomènes (16 juillet) de l'an 38, qui serait indiqué sur des étiquettes de jarres à vin provenant du palais de Malkata, mais le Roi pourrait avoir vécu brièvement le début d'une 39e année et être décédé avant la récolte du vin de cette année là. Selon l'égyptologue Winfried Barta, à Amarna, il est indiqué qu'Amenhotep IV (Akhénaton) monte sur le trône le 30e jour du IVe mois de la saison Achet (mi Novembre). Cela voudrait dire qu'Amenhotep III est décédé quelques semaines auparavant, soit, bien quelques temps après cette émission d'étiquettes. Un examen de sa momie par l'anatomiste et égyptologue Australien Grafton Elliot Smith a permi de conclure que le Roi était âgé entre 40 et 50 ans au moment de son décès. Les égyptologues sont pratiquement unanimes pour lui attribuer un règne de 37/38 ans, avec toutefois comme à l'accoutumé des différences importantes de dates. Son épouse, Tiyi I (ou Tiy ou Tiye ou Teje) lui avoir survécu pendant au moins 12 années, car elle est mentionnée dans plusieurs lettres d'Amarna datées du règne de son fils. Elle est aussi représentée à une table avec celui-ci et la famille royale dans des scènes de la tombe de ses parents, Youya (Prophète de Min) et Touya, qui ont été faites au cours de l'an 9 et 12 d'Amenhotep IV. |
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Son règne
Le long règne de ce Roi va
être une période de prospérité et de splendeur artistique sans précédent. Pour
beaucoup c'est durant cette période que l'Égypte va atteindre son apogée en
termes d'art et de puissance et renommée internationales. La preuve nous en est
donnée par la correspondance diplomatique des souverains d'Assyrie,
du
Mitanni, de
Babylone et
Hittite
qui est conservée dans les archives d'Amarna
(Lettres d'Amarna).
Ces missives sont pour beaucoup des demandes de ces dirigeants au Roi Égyptien,
pour obtenir de l'or et des cadeaux. Elles couvrent une période allant de l'an
30 d'Amenhotep III jusqu'à la fin du règne de son fils,
Amenhotep IV (ou
Akhénaton). Selon William L.Moran, une des lettres les plus connue de cette
célèbre correspondance, est celle (EA 4) envoyée par le Roi
Babylonien
Kadashman-Enlil I (1388-1369), qui réagit au refus d'Amenhotep III de lui
envoyer une de ses filles en mariage. Ce refus du Roi Égyptien était très
courant, voire une règle de conduite. En effet, Amenhotep III voulait bien
épouser des Princesses étrangères, mais, à l'inverse, il ne souhaitait pas
donner une de ses filles, dont le mariage aurait pu fournir une revendication au
trône des Deux Terres de la part de Rois étrangers. C'était aussi une tentative
habile de sa part de renforcer le prestige de l'Égypte par rapport à celui de
ses voisins dans le monde international, on s'offrait à l'Égypte pas l'inverse.
Le règne
d'Amenhotep III a été relativement calme et sans incident. Comme son père, il va
préférer maintenir la supériorité de l'Égypte par la diplomatie et il va
chercher à renforcer les relations avec le puissant
Mitanni. Des accords commerciaux sont pris avec
Chypre et un important quota est fixé en bois et en cuivre qui pouvaient
entrer en Égypte, ce qui apportait à l'île une exemption de droits de douane. La
seule activité militaire enregistrée pour ce Roi est une campagne montée, le 2e
jour du 3e mois de la
saison Akhet de l'an 5, pour mater une révolte en Nubie.
Elle est
commémorée par trois stèles sculptées dans la roche, datant de cette période et
trouvées dans les environs d'Assouan
et l'île de Sai en Nubie. Le compte rendu officiel de la victoire militaire
d'Amenhotep III met l'accent sur ses prouesses guerrières. Selon
David O'Connor et Eric H.Cline, Amenhotep III va célébrer trois jubilés,
fête Sed, dans ses 30e, 34e et 37e années de règne, dans son palais d'été de
Malkata, situé sur la rive occidentale du Nil à
Thèbes, dans le désert au Sud de
Médinet-Habou. Le palais, appelé par-hay - Maison de Réjouissance,
dans les temps anciens, comprenait un temple d'Amon
et une salle des fêtes construite spécialement pour cette occasion.
La fin
du règne d'Amenhotep III est marquée par une dégradation de la politique
internationale. Les Princes
Mitanniens de Syrie, pourtant sous la protection de l'Égypte, sont attaqués
par une nouvelle puissance venue du
Hatti, en la personne du nouvel Empereur des
Hittites,
Souppilouliouma I (1382-1342). Amenhotep III ne viendra pas à leur secours,
malgré les appels répétés des Princes. L’Égypte, au contraire, selon certains
spécialistes, aurait même signé un traité avec les
Hittites.
Souppilouliouma I envahit, sans problème, l'Ouest de la vallée de l'Euphrate
et conquiert l'Amourrou
(Liban) du Roi
Azirou (ou Aziru, v.1344-v.1315), qui intriguait avec le Prince de
Kadesh (ou Qadesh), pour former une coalition de petits états. Puis il prend
Ougarit,
Alalah et
Kadesh. L'Empereur du
Mitanni
Tushratta
(v.1380-v.1350)
n'est que trop faiblement soutenu par l'Égypte et est directement attaqué
par
Souppilouliouma I qui envahit son territoire et lance une campagne contre le
Kizzuwatna
(Cilicie),
qu'il annexe. Là encore Amenhotep III n'intervient pas.
Les raisons de ce manque de dynamisme et d'agressivité d'Amenhotep III, nous sont peut-être expliquées en partie par les reliefs des parois du temple de Soleb en Nubie et par des scènes de la tombe Thébaine de Khérouef (ou Kheruef ou Senaâ), TT192 à El-Assassif, qui fut Majordome, Scribe royal et Intendant de la Reine Tiyi I. Selon Nicolas Grimal, ces évocations présentent en effet Amenhotep III comme faible, avec visiblement une silhouette maladive. Les scientifiques pensent que, dans ses dernières années, le Roi a souffert d'arthrite et est devenu obèse. Il est généralement attesté par les spécialistes qu'Amenhotep III demanda à son beau-père, l'Empereur du Mitanni, Tushratta, une statue de la Déesse Ishtar de Ninive, Déesse de la guérison, afin d'apaiser ses souffrances causées par des maux divers, tel que, selon William Christopher Hayes, un abcès douloureux aux dents. Un examen médico-légal de sa momie a montré que le Roi devait effectivement avoir des douleurs constantes au cours de ses dernières années. Toutefois, une analyse plus récente, par William L.Moran de la lettre d'Amarna EA 23, qui raconte l'expédition de la statue de la Déesse à Thèbes, ne semble pas appuyer cette théorie populaire. Moran écrit : "Une explication de la visite de la Déesse, est qu'elle était sensée guérir les maladies du vieux Roi Égyptien, mais cette explication repose uniquement sur l'analogie et ne trouve aucun appui dans cette lettre ..... Plus probablement, il semble, qu'elle fut un lien de solennité associé avec le mariage de Tadukhepa...." L'arrivée
de la statue est effectivement connue pour coïncider avec le mariage d'Amenhotep III et
Tadukhepa, fille de
Tushratta,
en l'an 36 de son règne. Selon
Cyril Aldred, la lettre EA 23 est datée du 1er jour, du 4e mois de la
saison Peret, de l'an 36. En outre,
Tushratta
ne mentionne jamais dans EA 23, que l'expédition de la statue
avait pour but de guérir les maladies d'Amenhotep III.
David O'Connor et Eric H.Cline pensent que l'explication la plus
vraisemblable est que la statue fut envoyée en Égypte en guise de bénédictions
pour le mariage du souverain et
Tadukhepa, comme l'avait été précédemment celle, envoyée pour son mariage avec
Giloukhepa.
Selon Joann Fletcher
à la mort du Roi, des dirigeants étrangers ont communiqué leur chagrin, comme l'Empereur
Tushratta
qui disait :
"Lorsque j'ai appris que mon frère
Nimmureya (Amenhotep III) était allé à son sort, ce jour-là, je m'assis et
pleurai. Ce jour-là je ne pris aucune nourriture, je ne pas pris l'eau".
Lorsque Amenhotep III
mourut, de part ses négligences, il laissa à son fils
Akhénaton un Empire où le désordre s'était installé, alors que le pays avait
été élevé durant son règne à un très grand niveau de pouvoir et d'influence, lui
conférant un immense respect dans le monde international. L'un des plus
populaires épithètes du Roi fut : Aton-tjehen, qui signifie :
"l'éblouissant disque solaire". Il apparaît dans sa titulature au temple de
Louxor et, plus souvent, il fut utilisé comme nom pour : Un de ses palais, pour
une embarcation royale et pour désigner une compagnie d'hommes dans l'armée du
Roi.
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La cour, les hauts fonctionnaires
Nous connaissons beaucoup de chose de la cour d'Amenhotep III et des personnages qui la composaient.
La prospérité du pays était, entres autres, assurée par une administration efficace. On sait que l'Égypte
traversait une période d'opulence, qui se constate en premier lieu dans le luxe des tombeaux.
De nombreux fonctionnaires de l'administration du règne d'Amenhotep III vont se faire construire de magnifiques sépultures.
La richesse est due en grande partie aux tributs réguliers versés par les pays vassaux. Ceux-ci fournissent aussi une importante
main-d’œuvre employée dans les champs et les projets de constructions. Le Roi ne fera pas de modification dans la structure de
l'administration, qui était, depuis ces prédécesseurs, déjà bien rodée, par contre il va s'entourer de fidèles, pour la plupart
des amis d’enfance. Les postes des fonctionnaires étaient héréditaires, mais ils pouvaient par leur dévouement atteindre des
fonctions plus élevées, sorte de promotion au mérite.
Un des plus importants
fonctionnaires, qui illustre bien cette progression sociale, fut Amenhotep, fils de Hapou.
Il commença sa carrière comme Scribe royal, puis fut promu Surintendant des travaux du Roi
Ce fut notamment lui qui fut chargé d'ériger, entre autres, deux statues gigantesques connues
sous le nom de "colosses de Memnon". Puis, il fut Précepteur de la fille du Roi,
Sitamon (ou Satamon
ou Satamun), Majordome et Grand Intendant de la Reine Tiyi I,
et enfin Vizir. Il eut le grand privilège d'être autorisé à construire son propre temple funéraire à
Médinet Habou. On a retrouvé une très belle statue
de lui à Memphis, qui est aujourd'hui au
musée de Louxor.
D'autres Vizir nous sont connus comme :
▪
Ptahmès (ou Ptahmosé) qui fut Grand Prêtre
d'Amon, Gouverneur de
Thèbes et Vizir du Sud. Il portait aussi le titre de
chef de toutes les œuvres du Roi qui indique qu'il a supervisé plusieurs grands projets de construction
durant le règne. De nombreux documents à son nom sont dispersés dans les principales collections égyptologiques du monde.
Ils ne donnent pas de dates ultérieures à l'an 28-30 du règne d'Amenhotep III.
▪
Ramosé, qui succéda à la charge de Vizir du Sud à Ptahmès. Il finit sa carrière sous le règne
d'Amenhotep IV (Akhénaton). Il fut aussi Intendant de
la "résidence d'Aton", le temple d'Aton
à Héliopolis et Gouverneur de
Thèbes. Sa sépulture
(TT55),
qui est remarquable par la très haute qualité de ses décorations, autant dans un style classique que dans un style
Amarnien, se trouve à
Sheikh Abd el-Gournah.
▪
Aperel, qui est principalement connu de sa tombe à
Sakkarah, découverte vers 1980 par
Alain-Pierre Zivie.
La tombe a été construite sur quatre niveaux. La chambre funéraire qui avait été pillée contenait toutefois un certain
nombre d'objets remarquables. Il finit sa carrière sous le règne d'
Amenhotep IV (Akhénaton). Il fut Grand Prêtre
d'Aton.
Son nom suggère qu'il fût d'origine étrangère, probablement
Syrienne.
Parmi les autres fonctionnaires on connait également :
▪
Des chefs du Trésor aux noms de : Sobekmosé et son fils Sobekhotep, qui sont principalement
connus par leur tombe à El-Rizeiqat, au Sud de Louxor, découverte en 1908 et dont les bas-reliefs décorés de la chambre
funéraire sont aujourd'hui dans les musées de Boston
et de New York ; Sobekhotep Panéhésy ; Mérimosé et Mériptah.
▪
Un Surveillant des Greniers au nom de Khaemouaset, connu par les inscriptions dans sa tombe.
▪
Deux Chanceliers et Trésoriers aux noms de : Mérirê (ou Meryre), qui est
connu par sa tombe à Saqqarah.
Deux de ses bas-reliefs sont depuis 1842 et 1866 au
musée Kunshistorisches
de Vienne. Sa tombe a été redécouverte en 1982. Il est représenté avec un Prince sur les genoux, dont il fut le Précepteur, au
nom de Saatoum, peut-être le fils de Thoutmosis IV? ; Ptahmès
(ou Ptahmosz), qui prendra les mêmes fonctions que Mérirê après son décès. Il est principalement connu par une statue
aujourd'hui à Florence et une inscription dans la palais de Malkata. Cette dernière nous dit qu'il était en poste lors de la
fête Sed, de l'an 30, du Roi.
▪
Un Maire de Thèbes au nom d'Amenemhat Sourer. ▪
Deux Maires de
Memphis aux noms : d'Amenhotep, qui était peut-être un frère
du Vizir Ramosé et Heby dont le nom a été trouvé sur une inscription à
Assouan.
▪
Le Majordome, Scribe royal et Intendant de la Reine
Tiyi I, Khérouef (ou Kheruef ou Senaâ), qui possède une tombe
magnifique TT192 à
El-Assassif, dont les inscriptions sont
remarquables. Le Roi fera faire une statue de lui.
▪
Le Vice-roi de Kush, Mérimosé (ou Merymes), dont la splendide tombe TT383 se trouve à
Gournet Mourraï. Il
est attesté sur de nombreux monuments en Égypte ainsi que sur une série d'inscriptions rupestres en Nubie.
Il est toujours en poste lors de la fête Sed, en l'an 30, du Roi. On pense qu'il exerça ses fonctions pendant près de 25 ans.
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La corégence avec son fils
Le fait ou non qu'il y eut une
corégence avec son fils
Amenhotep IV (ou Akhénaton) est encore très débattu aujourd'hui par les
spécialistes, qui sont loin d'être unanimes. Il faut préciser qu'il n'existe, à
ce jour, aucune preuve qu'elle eût lieu, cette proposition repose donc que sur
des suppositions. Quelques égyptologues pensaient même à une corégence de près de 11 ans !.
La très grande majorité des spécialistes considèrent aujourd'hui cette
hypothèse comme très improbable et penchent plus pour un an, voire rien du tout
comme
Donald Bruce Redford et
William Joseph Murnane. La corégence est donc pratiquement complètement écartée.
Lawrence Michael Berman observe qu'il est significatif que les partisans de la théorie de la
corégence ont tendance à être historiens de l'art, alors que les historiens
égyptologues sont restés largement plus sceptique.
Selon
William L.Moran, une lettre des archives du palais d'Amarna
(EA 27), datée de l'an 2, du règne d'Amenhotep
IV, émanant de l'Empereur du
Mitanni,
Tushratta (v.1380-v.1350),
conserve une plainte de ce dernier concernant le fait qu'Amenhotep
IV n'a pas honoré la promesse de son père de lui envoyer une statue en or massif, dans le cadre du mariage du vieux Roi
avec sa fille, Tadukhepa (ou en Égyptien Ta-du-pa).
Carl Nicolas Reeves, précise que
cette correspondance implique que si une corégence a eu lieu entre Amenhotep III et son fils, elle
n'a pas duré beaucoup plus d'un an, puisqu'Amenhotep III est mort à peine deux ans après son mariage avec cette Princesse.
Ses représentations, l'art, la culture
Amenhotep III est le Roi de toute l'histoire Égyptienne dont on a retrouvé le
plus de statues, avec, aujourd'hui, plus de 250 pièces attestées en notre possession.
Étant donné que ces statues couvrent toute sa vie, elles offrent une série de
portraits nous présentant différents visages au cours de son règne. Une autre
caractéristique de ce Roi est la très grande production de scarabées
commémoratifs lors de son règne, leurs textes vantant ses réalisations.
Selon David O'Connor et Eric H.Cline,
ils ont, de plus, été découverts sur une zone géographique allant de la
Syrie (Ras Shamra) à Soleb en Nubie. Toujours selon
O'Connor et Cline,
on a retrouvé, par exemple, 123 scarabées commémorant le grand nombre de lions tué par
le souverain (102 ou 110 selon la lecture), entre sa première année de règne et
son an 10 ; ou encore, une importante émission pour annoncer son mariage avec la Princesse
Giloukhepa,
sorte de faire-part. On trouve aussi une émission annonçant la construction d'un lac artificiel pour la Reine
Tiyi I, lors de l'an 11 etc...
L'art
et la culture vont vivre sous Amenhotep III une nouvelle période de prospérité
et de raffinement. En particulier, donc, la statuaire qui va être très
importante, que ce soit celle représentant le Roi ou celle privée d'importants
hauts fonctionnaires de la cour. De plus on constate une large gamme de formes,
pour ces représentations, encore inconnues. Le Roi est montré de tailles
différentes, de quelques centimètres à plusieurs mètres. Il apparaît dans des
vêtements différents, et dans la période tardive, des influences
Mésopotamiennes sont observées. Vers la fin de son règne Amenhotep III est
montré avec des traits très naturels, en hommes âgé et obèse. Cette forme
d'expression sans fard sera très employée sous le règne de son fils
Amenhotep IV (ou
Akhénaton). On considère parfois, de ce fait, qu'Amenhotep III est l'un des initiateurs de
l'art
Amarnien. L'élégance des formes architecturales et des proportions culmine
alors, comme en témoignent les colonnes florales fasciculées de Louxor.
Ses constructions
Amenhotep III compte parmi les plus grands constructeurs de
l'Égypte ancienne. Comme son prédécesseur, il va entreprendre de nombreux chantiers en Nubie et dans le Nord
du pays. Il commence dès sa deuxième année au pouvoir la construction de son tombeau dans
la vallée des Rois. Il fait reconstruire
le temple de Louxor et en face de Thèbes,
sur la rive gauche du Nil, un immense temple funéraire. Cet énorme temple funéraire fut en son temps,
le plus grand complexe religieux de Thèbes,
mais malheureusement, le Roi choisit de le construire trop près de la plaine d'inondation et moins de deux cents ans
plus tard, il était en ruines. Il ne reste aujourd'hui que les statues colossales "Les
Colosses de Memnon". Selon
Nicolas Grimal, une grande partie de la maçonnerie de ce temple sera volée plus tard par
Mérenptah (1213-1203)
et les Pharaons suivants, pour leurs propres projets de construction.
Les Colosses de Memnon sont deux statues en pierre massive, de 18 m. de haut (21 m à l'origine),
représentant Amenhotep III, qui se trouvaient à la passerelle de son temple funéraire.
Tout près de là, à Malkata il fait construire un palais, devant un grand lac artificiel, qui devait accueillir
les cérémonies des fêtes Sed. Le complexe comprenait également son temple des millions d'années et quatre autres palais,
dont un pour la Reine
Tiyi I, un temple
d'Amon
et des dépendances.
À Karnak,
Amenhotep III fait ériger un nouveau temple dédié à Maât.
Il fait démonter le IVe pylône du temple d'Amon,
pour construire un nouveau pylône, le IIIe pylône. Il créé une nouvelle entrée à
cette structure, où il fait ériger deux rangées de colonnes en forme de papyrus
à chapiteaux ouverts et au centre de cette structure un parvis.
Le parvis était décoré de scènes de barques sacrées, avec les Dieux
Amon,
Mout et
Khonsou
transportés dans ces barques funéraires. Le Roi a également commencé à travailler sur le Xe pylône du temple
d'Amon.
Amenhotep III a enregistré son premier acte en tant que Roi, dans ses années 1
et 2, pour faire ouvrir de nouveaux les carrières de calcaire de Toura, juste au
Nord du Caire et à Dayr al-Barsha en Moyenne-Égypte.
Selon Nicolas Grimal,
au Sud de Karnak, dans le temple de Mout,
le souverain fait installer 600 statues (on trouve dès fois 700 ?) de la Déesse
Sekhmet.
Les spécialistes supposent que cette grande concentration de statues dédiée à
cette Déesse était pour se prémunir de quelque chose d'extrêmement dangereux, et
ils pensent à une épidémie de peste.
D'autres constructions sont attestées : À
Armant où l'on a retrouver une grande statue du Roi ; à
Assouan où on a retrouvé une stèle
dans les carrières ; à Abydos ;
à Bubastis où
pour y commémorer son jubilé, Amenhotep III fait construire une chapelle et des
statues de ses hauts fonctionnaires, dont celle d'un de ses Vizir, Amenhotep, fils de Hapou, représenté en
scribe et celle de Khérouef, le Grand intendant de son épouse
Tiyi I ; à Éléphantine
où le temple sera démolie au XIXe siècle pour récupérer des pierres de construction ; à
El Kab où il fait ériger une chapelle ; à
Héliopolis ; à
Hermopolis Magma où ont été mis au jour deux
statues colossales de babouins et un autel ; à
Memphis ; à Saqqarah
et à Tanis.
En Nubie on a retrouvé
entres autres : Une stèle à Semnéh, mise en place par le Vice-roi de Koush
Mérimosé (ou Merymes) ; une paire de lions en granit trouvés au Gebel Barkal, mais
à l'origine en provenance de Soleb ; des inscriptions sur les béliers du Gebel
Barkal ; une stèle à Konosso et deux stèles sur le chemin
d'Assouan à
Philae.
L'architecte le plus connu de toutes ces constructions est Amenhotep,
fils de Hapou, qui pour son excellent travail recevra le privilège de faire
construire son propre temple funéraire à côté de celui du Roi et finira sa carrière comme Vizir.
Momie d'Amenhotep III
Sa sépulture
Amenhotep III est enterré dans la partie Ouest de la
vallée des Rois, dans un tombeau
KV22 qui est très vaste et richement décoré.
Sa momie a été retrouvée en 1898, par
Victor Loret, dans la cachette de la tombe KV35
d'Amenhotep II,
où elle avait été transportée sous Pinedjem I (1070-1054,
XXIe dynastie) par les autorités
Thébaines.
Son tombeau est découvert en 1799 par Édouard Devilliers du Terrage,
Jean-Baptiste-Prosper
Jollois et Édouard René (Mais il a pu être découvert avant par William George Browne).
Il sera aussi cartographié par ces membres de l'expédition Napoléonienne. Des fouilles reprendront de 1905 et 1914,
puis en février mars 1915. Une dernière campagne de fouilles et de restaurations est
effectuée depuis 1989 par une équipe Japonaise de la mission archéologique Égyptienne de l'université Waseda.
Le tombeau se compose de deux couloirs menant à une première chambre avec sa chambre latérale, puis
sur une salle à colonnes avec une descenderie latérale. Un couloir donne sur une antichambre et la chambre funéraire du Roi.
Celle-ci a plusieurs chambres latérales qui ont servi également de chambre funéraire pour la Reine
Tiyi I et pour la Princesse/Reine
Sitamon (ou Satamon), fille et autre épouse
d'Amenhotep III. La tombe s'étend sur une longueur totale d'un peu moins de 126,70 m. Le tombeau a été vidé de ses trésors dès
l'Antiquité par les pilleurs de tombe et a beaucoup souffert depuis des usures du temps et des nombreuses visites.
Des parties de fresques ont été prélevées altérant les parois du tombeau. Peu d'objets ont réchappé au pillage en dehors
de quelques oushebti qui sont exposés dans différents musée égyptologiques du
monde et un certain nombre d'articles funéraires trouvés, associés à l'enterrement de la Reine
Tiyi I.
|
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Ses épouses et enfants
Amenhotep III à huit épouses :
●
Tiyi I (ou
Tiy ou Tiye ou Teje) qui est la première
Grande Épouse Royale
(HmT-nswt wrt), épousée en l'an 2. Elle est la fille de Youya
(Prophète de Min) et Touya (ou Tyouyou). Amenhotep III l’associe étroitement au pouvoir et à la fin de sa vie,
alors qu'il est très malade, la Reine va l'aider énormément dans la gestion de l'État. Elle entretiendra
également une correspondance diplomatique avec les puissances étrangères. En ce qui concerne la famille de la Reine,
il y a beaucoup d'incertitudes et on est loin d'un consensus parmi les spécialistes.
Tiyi I donne six ou sept enfants à Amenhotep III :
Deux fils :
▪
Thoutmôsis (ou Djéhoutymosé), qui semble l'aîné,
et est donné, entres autres, par
Aidan Marc Dodson, mais
dont pour certains
spécialistes l’existence est incertaine.
Christian Leblanc voit en lui un fils
de Thoutmôsis III
?. Selon
Agnès Cabrol, il meurt assez jeune. Probablement dans le dernier tiers du règne de son père, car il disparaît des
registres publics à cette période. Certains spécialistes avancent l'an 27 ?. On a retrouvé ses titres sur le
sarcophage de son chat, Ta-miou (le chat) qui est aujourd'hui au
musée Égyptien du Caire.
Il était Prince Héritier, Grand Prêtre de Sem,
Surveillant des Prêtres de la Haute et de la Basse-Égypte et Grand Prêtre de
Ptah à
Memphis.
Il apparaît avec son père sur un bas-relief du Sérapéum où il assiste à l'enterrement d'un Taureau
Apis.
Il serait aussi le Thoutmôsis cité sur deux stèles aujourd'hui aux
musées de Florence et de Leyde.
▪
Amenhotep IV (ou Akhénaton) qui devient Pharaon et épouse
Néfertiti. Cette filiation a été
confirmée par une récente analyse d'ADN dont les résultats ont été publiés le 17 février 2010.
Cinq filles sont attestées en fonction
des spécialistes :
▪
Sitamon (ou Satamon
ou Satamun) qui est la fille aînée. Elle naquit vers 1370. Elle porte entre autres, les titres de :
Grande Épouse Royale (HmT nswt wrT) et de
Fille du Roi (s3T-nswt).
On ne connaît pas grand chose de sa vie, dont on dispose de très peu d'éléments. Elle est mariée à son père en l'an 30
du règne de celui-ci, comme l'attestent de nombreux objets trouvés dans la tombe
KV46 de ses grands-parents maternels.
Elle deviendra la seconde
Grande Épouse Royale au cours de la dernière décennie du règne de son père. Elle semble jouir d'une position
particulière auprès du Roi et certains égyptologues pensent qu'elle fut pressentie "Prince héritier" à
la mort de Thoutmosis et avant la désignation du Prince
Amenhotep IV, sans doute plus jeune qu'elle.
Toutefois, aucun document ni aucun objet ne vient confirmer cette hypothèse.
Carl Nicholas Reeves avance
qu'elle pourrait être la mère de Baketaton.
Pourtant, le nom de celle-ci, avec la référence au Dieu
Aton,
indique qu'elle naquit au tout début ou durant la période
Amarnienne.
▪
Iset (ou Isis II ou Aset) qui est la 2e fille. Elle sera aussi une des épouses de son père après
sa sœur Sitamon, probablement autour de l'an 34 du Roi.
Elle apparaît dans le temple de Soleb et avec ses parents et ses sœurs, Henouttaneb et Nebetâh sur une plaque en cornaline,
aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art de New York. Selon
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton,
une caisse mise au jour à Gourob et une paire de boites à maquillage pourraient lui appartenir. On perd toutes traces
d'elle après la mort de son père, elle ne sera jamais citée sous le règne de son frère
Amenhotep IV (ou Akhénaton).
On ne connait pas d'enfant de cette union. On ne lui connait que deux titres :
Fille du Roi (s3T-nswt) et
Épouse du Roi (hmt-nswt).
▪
Henouttaneb (ou Henuttaneb ou Henut-tau-nebu - La Maîtresse [Souveraine] des
Deux Pays),
est la 3e fille. Comme le confirment
David O'Connor et Eric H.Cline, ell
e est représentée sur la statue colossale de Médinet-Habou. Cette
immense sculpture de 7m de hauteur, montre Amenhotep II et
Tiyi I assis côte à côte, avec trois de leurs filles debout devant le trône, Henouttaneb, Nebetâh et une Princesse
dont le nom est endommagé. Elle apparaît également à plusieurs reprises dans le temple d'Amenhotep III de Soleb,
dans des décorations du palais de Malkatta et sur la plaque en cornaline, avec ses parents et ses sœurs Iset et Nebetâh.
Selon Hermann Ranke, son nom apparaît
aussi sur trois fragments de faïence. Contrairement à ses deux sœurs aînées,
Sitamon et Isis elle n'est indiquée nulle part
comme épouse de son père, son seul titre connu est
Fille du Roi (s3T-nswt).
▪
Nebetâh (ou Nebetiah ou Nebet-Tâh ou Nebet-Âah ou Nebet-Iâh, Maîtresse du Pays ou
Dame du Palais, est la 4e fille. Cette princesse est relativement peu documentée.
Elle est représentée sur la statue colossale de Médinet-Habou avec ses sœurs.
Elle apparaît également sur la plaque en cornaline, avec ses parents et ses sœurs Iset et Henouttaneb.
Les causes de son décès et son lieu de sépulture restent encore inconnus. Comme Henouttaneb elle n'est
indiquée nulle part comme épouse de son père, son seul titre connu est
Fille du Roi (s3T-nswt).
Ceci, combiné avec le fait qu'après la mort d'Amenhotep III, sous le règne de son frère
Amenhotep IV (ou Akhénaton)
elle cesse d'être mentionnée, suggère qu'elle mourut à un âge précoce.
Joyce Anne Tyldesley laisse
entendre qu'elle fut rebaptisée lors des réformes Atonistes de son frère, et serait identique avec la
Princesse Baketaton qui n'a jamais été
mentionnée avant les réformes.
▪
Baketaton,
sur cette filiation les avis sont très partagés. Les partisans d'une fille de
Tiyi I, comme
Christiane Desroches Noblecourt et
Cyril Aldred,
s'appuient sur l'unique représentation de la Princesse qui se trouve sur le relief d'un linteau dans la tombe
de Houya, intendant du harem royal et de la maison de
Tiyi I, à Amarna.
Sur les cinq scènes où elle est représentée, elle figure toujours en compagnie de la Reine
Tiyi I et porte le titre de
Fille du Roi (s3T-nswt).
Joann Fletcher lui donne les mêmes parents,
mais la nome Baketamon (?), car son nom, Baketaton, avec la référence au Dieu
Aton,
indique qu'elle serait née au tout début ou durant la période
Amarnienne,
donc elle ne pourrait pas être une fille d'Amenhotep III. Elle est de ce fait, donnée par quelques spécialistes, comme
Marc Gabolde,
comme une fille de la Reine Kiya
et du Roi Amenhotep IV.
La tombe de Khérouef
(ou Kheruef ou Senaâ),
TT192
à El-Assassif, qui fut Majordome, Scribe royal
et Intendant de la Reine Tiyi I, semblerait mentionner
plusieurs autres filles d'Amenhotep III, mais la détérioration des décorations ne permet aucune certitude.
● Giloukhepa
(ou Gilukhipa ou Kirgipa en Égyptien) se nommait plus probablement, Kilu-Hepa
(ou Kiluchepa) en langue
Hourrite et
Ke-lu-he-pa-at en
Akkadien.
Elle était la fille de l'Empereur du
Mitanni
Shuttarna
II (v.1400-v.1380). Princesse royale, pour des raisons politiques, elle fut envoyée en
l'Egypte où elle épousa Amenhotep III, à l'âge de 12/15 ans, en l’an 10 de son règne. Pour cette occasion, Amenhotep
III fit faire une série spéciale de scarabées commémoratifs de son mariage avec la Princesse. Il y fut enregistré que
la Princesse fut escortée par 317 femmes du palais de l'Empereur du
Mitanni.
Giloukhepa ne fut jamais
Grande Épouse Royale(HmT-nswt wrt)
et resta une épouse secondaire. La suite de sa vie après ce mariage est très
obscure et elle disparait des écrits vers l'an 34 d'Amenhotep III. Elle a, à cette période, entre 36 et 39 ans et
elle ne sera plus jamais mentionnée dans les courriers entre les deux puissances, on ignore ce
qu'elle devint. Il n'y a pas d'enfant connu de cette union.
● Deux Princesses
Babyloniennes,
qui sont les filles (ou sœurs) des Rois Kadashman-Harbes (1415- ?) et Kurigalzu I (1390- ?).
Il n'y a pas d'enfant connu de ces unions.
● Tarhoundaradou, qui est la fille du Roi
d'Arzawa.
Il n'y a pas d'enfant connu de cette union.
●
Tadukhepa
(ou en Égyptien Ta-du-pa) se nommait plus probablement Tadu-Hepa (ou Tadukhipa) "Aimée
de Hepa" en
Hourrite
et Ta-du-he-pa-at en
Akkadien.
Elle était la fille de l'Empereur du
Mitanni,
Tushratta (v.1380-v.1350)
et de la Reine Yuni (ou Juni), une Princesse Égyptienne. On sait peu de chose sur Tadukhepa. On pense qu'elle naquit
pendant l'an 21 (ou 25) du règne d'Amenhotep III. Elle sera l'épouse de ce dernier en l'an 36, soit âgée de 12/15 ans.
C'est avant l'an 36, que la Princesse se rendit en Égypte, mais de longues négociations eurent lieues au
sujet de la dot, comme le précisent les lettres Amarna EA
19 et 22. Elle ne fut jamais
Grande Épouse Royale (HmT-nswt wrt)
et resta une épouse secondaire. Après la mort d'Amenhotep III, elle épousa son fils
Amenhotep IV (ou Akhénaton).
Comme le précise William L.Moran, Tadukhepa fut référencée dans sept des treize lettres
d'Amarna, on ne sait cependant rien de la
suite de son histoire, on pense qu'elle mourut vers 1340, époque où elle disparait de la correspondance.
Pour certains égyptologues
Tadukhepa
est assimilée à la Reine
Néfertiti,
voire même à la Reine
Kiya (Deux épouses d'Amenhotep
IV), idée soutenue,
entre autres, par
Lise Manniche qui s'appuie sur un texte de l'époque de
Sethi II (1200-1194).Il n'y a pas d'enfant de cette union.
●
Enfin il épouse ses deux filles :
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Sitamon
(ou Satamon ou Satamun) qu'il épouse en l'an 30 et Iset (ou Isis) qu'il épouse en l'an 34. (voir ci-dessus)
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- Le Pharaon-Soleil : Aménophis III,
RMN, Paris,1993.
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