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Temple spéos d'Horemheb de Silsila
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Ses constructions
De son activité de bâtisseur on a retrouvé des traces de son intervention
depuis le Delta du Nil jusqu'en Nubie. mais on retient surtout :
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Trois pylônes à Karnak, (IIe, IXe et Xe, Temple
d'Amon Ré).
Pour leur construction, il y a beaucoup d'éléments de preuve qui nous informent
que le Roi fait utiliser comme matériaux de remblai, les pierres provenant du
temple du soleil d'Akhenaton
à Amarna.
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À Assiout où d'importants travaux sont exécutés
dans le temple d'Oupouaout. Une stèle découverte sur le site en rapporte les faits.
▪
À Avaris il fait faire d'important travaux de
restauration et d'agrandissement du temple de
Seth et
met en place une base militaire dont la position stratégique protège le Delta oriental.
▪
À Héliopolis de nombreux vestiges à son nom ont
été découverts, ils ont malheureusement été réutilisés comme matériaux pour la construction des mosquées du Caire.
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Un temple (Spéos) au Gebel el-Silsileh (جبل السلسلة Ğabal
as-Silsila, la Montagne de la Chaîne ou Jabal al-Silsila ou Gebel es-Silsila),
qui était la plus importante carrière de grès de l'Égypte à cette époque.
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Bas-relief d'Horemheb faisant une
offrande à Amon - Porte sur le coté Ouest du Xe pylône - Karnak
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▪ Un temple (Spéos) dédié à
Amon-Rê,
Khnoum et
Thot,
au Gebel Adda (ou Jebel Adda) en Basse-Nubie, sur la rive orientale du Nil entre la 1ère et 2e cataracte,
au Sud-est d'Abou Simbel.
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À Louxor, dans le temple d'Amon-Min,
il fait terminer une colonnade commencée sous
Amenhotep III
(1390-1353/52) et réinscrire son
cartouche sur les reliefs de
Toutânkhamon.
▪ À
Saqqarah
où il se fait édifier, alors qu'il n'est pas encore Pharaon, un très grand et très somptueux tombeau
(Voir
ce monument funéraire). Comme le précise
Erhart Graefe,
le Roi demandera à son superviseur et architecte Maya de le transformer
pour sa deuxième épouse Moutnedjémet.
Il semble pourtant que cette Reine sera enterrée à
Memphis dans
un autre magnifique tombeau érigé aussi pour Horemheb.
▪ Il usurpe le
temple funéraire d'Aÿ II à
Médinet Habou, qu'il agrandit considérablement
et en achève la décoration. Ce temple avait été initialement prévu pour
Toutânkhamon puis
usurpé par Aÿ II. Il est
constitué de trois pylônes en briques crues, en enfilade, le tout étant ceint
d'un mur également de brique qui délimite lui le téménos dans lequel les ruines
des magasins et ateliers du temple ont été mises au jour.
Enfin, lorsqu'il arrive au pouvoir, il se fait construire le tombeau
KV57
dans la vallée des Rois.
Il faut noter qu'aujourd'hui, on sait que bon nombre des statues et reliefs portant les
cartouches d'Horemheb ont été des travaux effectués au cours du
règne de Toutânkhamon.
Ses sépultures
Son complexe de Saqqarah
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Détail de la frise du puits. Le Roi Horemheb en
compagnie des Dieux - Tombe (KV57)
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Horemheb se fait édifier
à Saqqarah,
alors qu'il n'est pas encore Pharaon, mais commence juste son ascension dans les
rangs de l'armée, un très grand et très somptueux
monument funéraire où
les fresques et écrits retracent les grands évènements
de sa carrière et illustrent dans le détail son personnage. Le tombeau est construit au Sud de la vieille
chaussée du complexe funéraire
d'Ounas (2356-2323). Les architectes d'Horemheb
ont même employé des blocs provenant du complexe voisin de
Djoser (2628-2609).
Ce qui prouve qu'à la fin de la
XVIIIe dynastie, le monument de
Djoser était déjà tombé en ruine.
Ces architectes pouvaient également réutiliser
certains des puits déjà existants pour la sous-structure du tombeau, qui, de ce
fait, n'avait plus qu'à être seulement prolongée par endroits. Ce tombeau et son
temple funéraire, ont été étudiés par l'expédition Allemande de
Karl Richard Lepsius au XIXe siècle.
Comme c'était usuel à cette époque, plusieurs de leurs bas-reliefs ont été enlevés et vendus aux
musées européens, parmi eux celui
de Rijks Museum van Oudheden à Leyde.
Depuis l'expédition de
Karl Richard Lepsius, l'endroit
exact du tombeau avait été perdu. Afin de pouvoir replacer ses
bas-reliefs dans leur contexte archéologique, Rijks Museum van Oudheden entreprit, en association avec l'EES
(Egypt Exploration Society), plusieurs campagnes à
Saqqarah, depuis le milieu des années 70.
C'est pendant ces campagnes que le temple et le tombeau funéraire d'Horemheb et
ceux de plusieurs autres hauts fonctionnaires du
Nouvel Empire, ont été étudiée scientifiquement.
Le puits IV avait été à l'origine préparé pour l'enterrement
d'Horemheb et de sa première épouse, la future Reine Amenia (ou Amenye), dont le nom a été découvert dans la superstructure
du tombeau. Lorsque Horemheb devint Pharaon, il se fit construire un tombeau royal dans la
vallée des Rois. Le puits IV
fut alors réaménagé pour l'enterrement d'une autre épouse du souverain,
la Reine Moutnedjémet (ou Mutnedjmet).
Des fragments d'un squelette, y compris un crâne et un bassin, ont été trouvés
dans le hall à colonnes. Ils ont appartenu à une femme d'environ quarante ans.
La présence à côté des os d'un fœtus (Ou d'un nouveau-né) a amené à la
supposition que cette femme était peut-être morte pendant l'accouchement. Il est
également possible que ces restes aient appartenu à la Reine elle-même. Un texte
hiératique trouvé sur une amphore dans la chambre funéraire mentionne l'an 13 du
règne d'Horemheb. Ce fut peut-être l'année où le tombeau servit pour la dernière fois et cela
laisserait supposer que ce fut l'année où la Reine décéda.
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Le sarcophage du Roi en granit rose -
Tombe d'Horemheb (KV57)
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Son tombeau (KV57)
de la
vallée des Rois
Horemheb est sûrement enterré
dans le tombeau KV57,
de la vallée des Rois,
découvert le 22 février 1908 par
Edward Russell Ayrton. Dès sa découverte,
Ayrton commence immédiatement
les premières excavations.
Harry Burton en 1923 en fera des
photographies pour le Metropolitan Museum of Art, ainsi que
Erik Hornung en 1971.
Ce tombeau, de part sa position dans la vallée, est rempli de débris dus aux inondations successives. Il est composé
d'un escalier d'entrée, suivi de trois couloirs en pente qui mènent à une chambre, puis celle-ci débouche sur une
autre chambre avec des colonnes. Dans cette dernière, une descenderie latérale ouvre sur un couloir en pente et un escalier,
qui donnent accès l'antichambre, puis à la chambre funéraire elle aussi à colonnes, où une crypte contient le sarcophage
de granit rose du Roi. La chambre funéraire possède quatre chambres latérales, dont deux ont également aussi des chambres
latérales. La tombe s'étend sur une longueur totale d'un peu moins de 128 m. Le sarcophage contenait un crâne et plusieurs os,
mais aucune description n'en a été faite. Ils ont vraisemblablement appartenu au Roi, mais il n'y a aucune
donnée pour permettre d'affirmer cette théorie, car la
momie du souverain n'a pas encore été retrouvée.
Sa famille
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Haut de la statue de Moutnedjémet et de son époux -
Musée de Turin
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Horemheb à deux épouses attestées :
• Amenia (ou Amenye), d'origine noble, mais on sait très peu de chose d'elle. Elle semble avoir trouvé la mort au
cours du règne d'Aÿ II, avant qu'Horemheb ne prenne le
pouvoir. Elle fut enterrée dans le tombeau
Memphite d'Horemheb.
On a aussi retrouvé son nom dans la tombe du Roi à
Saqqarah.
On ne sait pas si il y eut des enfants de cette union.
• Moutnedjémet qui est la fille du
Pharaon Aÿ II (1327-1323)
et selon certains spécialistes de la Reine
Tiyi II
(ou Ti ou Tey). Quelques historiens, dont Walter Wolf et
Erik Hornung,
pensent qu'elle était peut être la sœur de
Néfertiti. Ce que viendrait
confirmer sa titulature "La sœur de la Grande Épouse Royale".
Cependant aucune référence n'a été trouvée prouvant que
Tiyi II serait la mère naturelle d'une
Grande Épouse Royale.
Si cette théorie est exacte, cela voudrait dire qu'elle aurait régné seule, avant la désignation
d'Horemheb comme Pharaon ?. Les partisans de cette théorie avancent qu'il est enregistré sur des documents que
Moutnedjémet et
Néfertiti sont sœurs et que
Moutnedjémet est beaucoup plus jeune que
Néfertiti, à peut près de l'âge des enfants de celle-ci.
Cela pourrait indiquer qu'Aÿ II fut bien le père des deux
femmes et comme le précise Cyril Aldred,
Néfertiti pourrait-être la fille d'une précédente épouse ?.
Comme
évoqué ci-dessus, certains spécialistes pensent, de ce fait, que
Moutnedjémet eut la fonction
de Régente du royaume à la mort d'Aÿ II. D'autres
concluent, et cela peut se rapprocher, qu'Horemheb l'épouse
afin de légitimer son accession au trône. L'égyptologue Geoffrey Martin note qu'il n'y a pas de preuve définitive pour
attester cette affirmation. Pour lui
Moutnedjémet n'était pas de sang royal.
Il précise que le nom "Mutnodjmet" n'est pas particulièrement rare à la fin de la
XVIIIe dynastie et même si
elle était la sœur (ou demi-sœur) de
Néfertiti, son mariage avec Horemheb
n'aurait eu aucun effet sur la légitimité du Roi. Il y a beaucoup de spécialistes, dont
Hans Wolfgang Helck,
Rolf Krauss et
Jürgen Von Beckerath qui pensent,
comme Geoffrey Martin, que ces deux Reines n'étaient pas sœurs (ou demi-sœur). Pour eux, il s'agit d'une erreur de lecture
du nom de la véritable sœur de Néfertiti qui se
nommait Moutbelet. Il convient aussi de signaler que le mot "sœur" en Égyptien englobe différents niveaux de parenté.
Moutnedjémet pourrait tout aussi bien être
une cousine. On ne sait pas si il y eut des enfants de cette union.
Bibliographie
Pour d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :
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- Two monuments to the reign of Horemheb,
JEA 54, Egypt
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Cambridge University Press, Cambridge, 1971.
Charlotte Booth :
- Horemheb : The forgotten pharaoh, Amberley, Stroud, 2009.
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2006 - En Français, Avec
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des dynasties de l'Égypte ancienne, Casterman, Paris, 1994 et 1995.
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- Horemheb, Éditions Maisonneuve et Larose, Paris, 2001.
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- Amarna sunset : Nefertiti, Tutankhamun, Ay, Horemheb and the Egyptian counter-reformation,
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Aidan Marc Dodson et
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- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et février 2010.
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- The inscription of Mes : A Contribution to Egyptian Juridical Procedure, Untersuchungen IV, Pt. 3, Leipzig, 1905.
- The coronation of King Haremhab, pp.14, 16 & 21,
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- Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.
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Imprimerie La Sirène, Genève, 1964 -
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