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DATES de RÈGNE 1553-1549 1540-1534 D.Sitek 1571-1569 D.B.Redford 1545-1539 D.Franke, H.D.Schneider 1554-1549 K.S.B.Ryholt, W.J.Murnane 1545-1540 J.Kinnaer
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Noms d'Horus |
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HorusKhaihernesetef (Horus qui apparaît sur son trône) Hr xaj-Hr-nst=f |
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Horus Néferkhabtaoui (Horus, celui qui dompte les Deux Terres Hr nfr-XAb-tAwi |
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![]() |
Horus Sedjefataoui (Horus, celui qui nourrit les Deux Terres Hr sDfA(w)-tAwi |
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| Nom de Nebty |
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Nebti Ouhemmenou (Nebti celui qui renouvelle les fortifications) WHm(w) mn.w |
| Nom d'Horus d'or |
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Bik Nebou Seheroutaoui (Horus celui qui satisfait les Deux Terres) bik nbw shrw-tAwi |
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Nom de Roi |
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Ouadjkhéperrê (Rê estflorissant d'apparitions) wAD-xpr-ra |
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Nom de naissance |
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Kamosé (Le Ka est né) |
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Son origine
Kamosé est un Roi de la
XVIIe dynastie. Il est appelé par
Manéthon, Kamosé ou Kamès ou Kamosis.
Il est "Roi" de
Thèbes.
Sa filiation exacte est encore aujourd'hui sujette
à débat, bien que son appartenance à la famille royale
Thébaine soit indiscutable. Pour quelques spécialistes, dont
Nicolas Grimal, il est le fils de
Séqénenrê (ou Taâ II) et de la Reine
Iâh-Hotep I (ou Ahhotep I).
Cependant d'autres égyptologues, dont
Aidan Marc Dodson,
avancent le fait que Kamosé serait plus probablement le
frère de Séqénenrê,
fils de Sénakhtenrê
(ou Taâ I) et de la Reine
Tétishery (ou Tetisheri) ?.
Cette idée rencontre maintenant l'approbation de la grande majorité.
Dodson
(entre autres) appuie cette théorie sur le fait que Kamosé était en âge de mener des campagnes militaires, déjà
semble t-il avant d'arriver au pouvoir. Alors que selon la
momie de
Séqénenrê, son père supposé, celui-ci serait
mort à l'âge d'environ 35/40 ans.
On sait que Séqénenrê
avait un fils aîné, du nom d'Ahmès-Sipair (ou Ahmosé-Sipair ou Ahmosé Sapaïr), mort avant lui
et qu'à sa mort son autre fils Ahmès, futur
Ahmès I (ou Ahmôsis, 1549-1525/24)
était en très bas âge.
Aidan Marc Dodson
en conclut que Kamosé était le frère de
Séqénenrê et qu'il aurait pris le pouvoir à la place de son neveu enfant.
D'après
Hans Goedicke, l'interprétation spéculative de la stèle (jdE
49566) du Nomarque d'Edfou,
Emhab, confirmerait cette filiation de Kamosé.
Il faut aussi noter le fait que la plupart des enfants de
Séqénenrê ont
l'élément "Ahmès" dans leur nom, ce qui rend encore moins probable que Kamosé
fut un de ses fils.
Michel Gitton mentionne qu'il serait éventuellement issu d'une branche collatéral.
Enfin
Joyce Anne Tyldesley avance : "Quel que soit son lignage on peu
raisonnablement penser que Kamosé était le fils d'un guerrier de noble extraction
choisit pour continuer la lutte contre les
Hyksôs". Comme
on le voit on est loin d'un consensus.
Sa durée de règne
Kamosé
est généralement crédité d'un règne d'un peu plus de trois ans, car tous
les documents en notre possession lui étant attribués indiquent la
troisième année. Celle-ci demeure la plus haute date attestée de manière certaine.
Quelques chercheurs aujourd'hui comme :
Hans Diedrik Schneider,
Kim Steven Bardrum Ryholt,
William Joseph Murnane,
Jacques Kinnaer,
Detlef Franke et
Aidan Marc Dodson (4 ans),
privilégient de lui donner un règne de cinq ans environ, avec toutefois chacun des dates de règne
différentes (voir ci-dessus).
Cette idée, largement reprise, s'appuie sur le fait que le Roi aurait lancé une deuxième
campagne contre les Nubiens après ses victoires contre les
Hyksôs dans le Nord (voir ci-dessous).
Deux graffiti différents trouvés sur des roches à Armina et Toshka, au fond de la Nubie, donnent le
nom de Roi (Nisout Bity) et de
naissance (Sa Rê) de Kamosé et
Ahmès I côte à côte et ont été inscrits à la même période,
vraisemblablement par le même rapporteur, selon les données épigraphiques. Dans les deux inscriptions les noms
d'Ahmès I suivent directement en dessous ceux de Kamosé et
chaque Roi est crédité d'une épithète qui est utilisée uniquement pour des Rois au pouvoir.
Cela indiquerait que Kamosé et Ahmès I
étaient au pouvoir lors de l'inscription et que par conséquent, selon
Kim Steven Bardrum Ryholt,
ils étaient Corégent.
Toutefois, aucune mention
ou référence à Ahmès I
comme Roi apparaît dans la stèle de Karnak de l'an 3, qui enregistre la première campagne de Kamosé contre les Nubiens,
ce qui, toujours selon Ryholt,
peut seulement signifier que Kamosé a nommé Ahmès I,
enfant, comme son Corégent et peu de temps après sa troisième année, avant de lancer la seconde campagne militaire contre les
Nubiens. En conséquence, la deuxième campagne de Nubie de Kamosé doit avoir eu lieu lors de l'an 4 ou 5. Selon
Ryholt
l'objectif de cette seconde campagne de Nubie peut avoir été la forteresse de
Bouhen que les Nubiens avaient reprise de force. Christophe Barbotin expose quant à lui la possibilité d'un règne
de 11 ans ?, hypothèse qu'il étaye, par une interprétation différente du papyrus Rhind.
Son accession au trône
Une autre question est soulevée par les chercheurs :
Est-ce que Kamosé fut sacré Roi dès le décès de son prédécesseur ?, car
plusieurs indices permettent d'en douter. Un des principaux est
le fait que sur trois monuments ou objets Kamosé est présenté avec trois
noms d'Horus différents. Le premier sur la stèle
érigée sur l'ordre du Trésorier Néshi (ou Ousernecha), où
le texte Horus qui apparaît sur son trône fut rectifié et gravé de nouveau daté de l'an 3. Ce qui fait
dire à Hans Goedicke que Kamosé
n'avait pas encore été couronné, suivant la tradition, lorsque la stèle fut gravée. Un deuxième
nom d'Horus est utilisé sur un bloc trouvé à
Karnak Horus celui qui dompte les Deux Terres.
Enfin, le troisième,
Horus celui qui nourrit les Deux Terres, est utilisé sur son mobilier funéraire.
Henri Gauthier et
Raymond Weill on même avancé qu'il
y avait eu trois Kamosé différents ?, idée qui est loin de faire l'unanimité.
Claude Vandersleyen souligne lui que cette succession de différents noms est logique dans le sens où elle correspond à
l'évolution du souverain, par contre l'an 3 est la seule date connue du règne. Pour compliquer il convient de signaler que le
couvercle de son cercueil le représentait avec la barbe postiche, mais sans l'uræus et qu'il n'est pas cité dans les
Tables de Karnak
(Chambre des Ancêtres), toutefois il s'agit là peut-être d'une omission compte tenu de
son règne très court. ¹
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Son règne
La mort de Séqénenrê, lors de la bataille laissait un trône vacant et un vide politique. Le vainqueur Apopi (1581-1541), en tant que suzerain se devait de nommer un successeur pour administrer la région, ce fut Kamosé. Le point de discorde entre Kamosé et le Roi Hyksôs va être le titre que ce dernier va lui donner : wr "Grand Noble" alors que Kamosé voulait : nsw "Roi", de plus il doit partager le pouvoir avec le Roi de Kouch et des Princes locaux le long du Nil. Toutefois, ces derniers lui laissaient un droit de passage et reconnaissaient sa souveraineté. Dès son arrivée au "pouvoir" Kamosé va donc reprend la lutte commencée par Séqénenrê. En Nubie, le Roi Kouch Nedjeh prend le pouvoir et installe sa capitale à Bouhen, il règne d'Éléphantine à la Deuxième Cataracte. Son alliance avec les Hyksôs, va durer jusqu'à ce que Kamosé s'empare (ou inquiète ?) la ville de Bouhen.
Kamosé est un excellent guerrier et est très doué pour la stratégie militaire. L'histoire guerrière de ce Roi est connue grâce à deux stèles placées dans le temple de Karnak. La première, découverte en 1932, était semble t-il très grande, mais seule une partie du début nous est parvenue. La seconde, découverte en 1954, est plus petite, elle est complètement préservée, mais commence au milieu d'une phrase. Elle devait sûrement être la suite d'une autre stèle, de mêmes dimensions, dont le texte est reproduit sur la palette de scribe, dite "Carnarvon", découverte en 1908 à Dra Abou el-Naga. L'ensemble a tout de même donné aux chercheurs un texte largement exploitable.
En 2008, des archéologues, travaillant pour l'Université de Montpellier à Ermant, ont mis au jour dans le temple de Montou le fragment d'une nouvelle stèle de Kamosis, qui fait état de la consécration d’offrandes dans l’enceinte de Karnak ainsi que des cérémonies processionnelles d’Amon. Une phrase sur la seconde stèle nous apprend qu'avant l’an 3 de son règne, Kamosé part en campagne pour attaquer les Nubiens, profitant du changement de souverain dans ce pays avec la prise de pouvoir du Roi Nedjeh. La stèle du Nomarque d'Edfou, Emhab, précise une reconnaissance jusqu'à Miou, en aval de la 5e cataracte, dans le but sûrement d'attaquer Kerma par le Sud. Certains spécialistes pensent que le Roi fut aidé sur place par des descendants de colons Égyptiens installés là depuis la fin du Moyen Empire (2022-1650). Selon Claude Vandersleyen, Kamosé est le premier souverain Égyptien, depuis la fin de la XIIIe dynastie (v.1783-v.1625) à avoir laissé son nom en Nubie. Une stèle d'un commandant de Bouhen indique la présence Thébaine dans la région.
Ces batailles gagnées en Nubie, les premières grandes victoires depuis une éternité, vont dynamiser le sentiment nationaliste des Princes Thébains, qui vont alors assimiler la lutte contre les Hyksôs à une guerre de religion. Le Dieu Seth est le Dieu unique d'Avaris alors qu'Amon est celui de Thèbes. Ce monothéisme va renforcer le contentieux entre les deux dynasties. Kamosé décide alors d'affronter le royaume du Nord dont le Roi Apopi, âgé, craignant sans doute son ex vassal, va chercher la négociation afin d'éviter la guerre. Cependant Kamosé ne tient pas compte des demandes du Rois Hyksôs. Au contraire, elles le consolident dans sa sensation d'être à présent en position de force. La première attaque victorieuse du Thébain a lieu à Néfrousi (ou Néfrousy ou Néférousy), cité au Nord de Cusaé (près d'Assiout) à la hauteur de Béni Hassan (Son emplacement exact reste encore à trouver).
Kamosé avait d'abords envoyé en reconnaissance des archers mercenaires Medjaÿ (ou Medjai ou Mazoi ou Medjaiou, habitants de Medja une région du Nord du Soudan) en reconnaissance, afin de prendre ce bastion Hyksôs. Dans la ville gouvernait Téti, fils de Pépi, un Prince local opposé à Thèbes depuis longtemps et soumis au Roi d'Avaris. Ce Prince, qui employait des mercenaires asiatiques, était assez puissant pour exiger une taxe pour le passage aux navires Thébains, mais il ne le sera pas suffisamment pour tenir tête à l'armée de Kamosé qui selon Hans Goedicke était largement en surnombre. Une fois la ville tombée, l'armée Égyptienne pillent la région. Puis selon Claude Vandersleyen, Kamosé prend Hardaï, une cité à environ 40 km plus au Nord, puis Pershak (ou Penchak, elle aussi son emplacement exact reste encore à trouver).
Après ce succès, sans attendre, Kamosé fait route vers le Nord. Cette épopée est racontée dès le début de sa seconde stèle. Le Roi remonte le Nil en bateaux, accostant dans des lieux décrits par la stèle dont la localisation reste inconnue : Per-Djed-Ken et Inyt-Net-Khent, ce qui selon Claire Lalouette pousse l'armée Hyksôs à se replier. Kamosé prend ainsi le contrôle du fleuve et des marchandises qui y transitent. Il mène son armée jusqu‘aux environs d'Avaris, mais sans prendre la ville qui est sauvée grâce à des mercenaires Nubiens. Les troupes Égyptiennes ravagèrent alors la région, les champs, les cultures et les villages alentour. Ce passage de son histoire fait aujourd'hui débat ainsi que la localisation exacte jusqu'où le Roi mena réellement ses troupes. Ce déroulement des faits est une des interprétations des stèles du Roi. La difficulté de l'authentifier provient des lacunes et du texte par lui même, qui comme le précise Claude Vandersleyen, mélange les faits réels et les souhaits ou menaces de Kamosé.
De plus, sur les stèles du Roi il n'est jamais fait mention de Memphis ou d'autres grandes villes du Nord, que le Thébain aurait normalement du prendre avant d'arriver à Avaris. Kim Steven Bardrum Ryholt a récemment affirmé que Kamosé n'avait probablement jamais avancé plus loin que Hardai (ou Cynopolis) ou Saka (el-Qeis) dans le 17e Nome en Moyenne-Égypte (Autour du Fayoum) et ne serait jamais entré dans le Delta du Nil, ni en Basse-Égypte. Ce serait donc là, la région la plus septentrionale reprise par Kamosé. La plupart des égyptologues situent aussi à ce moment le passage ou des soldats Thébains interceptent un messager venant d'Avaris, porteur d'une missive destinée au Roi de Kouch. Le message, est reproduit sur la stèle et donne de précieux détails sur les relations entre les deux belligérants. Apopi proposait à son allié que leurs deux armées devaient attaquer simultanément les Thébains sur deux fronts pour ensuite, après la victoire, se partager les villes et le butin. Kamosé conscient maintenant qu'il peut être attaqué sur ces arrières abandonne l'idée de tenir un siège de la capitale Hyksôs, ce qui stoppe sa progression.
Kamosé, afin de rompre toutes futures communications entre Apopi et les Nubiens, envoie une expédition dévaster l'oasis de Bahariya dans le désert occidental, qui contrôlait la route Nord-sud du désert. Frédéric Colin nous précise que les habitants de Bahariya étaient considérés, au même titre que les autres Égyptiens coopérant avec les Hyksôs, comme des traitres et qu'ils entretenaient des relations commerciales avec Avaris. Kamosé reprend quand même aux Hyksôs toute la Moyenne-Égypte jusqu'au Fayoum. Puis il fait déposer le messager capturé d'Apopi à Atfieh (ou Atfih), une ville à la hauteur du Fayoum, au Sud de Memphis, pour qu'il raconte à son Roi les prises des Thébains et les ravages qu'ils ont commis sur la région. ¹
Quelle que soit la véritable histoire, nous n'avons pas d'informations sur la
suite de son court règne. |
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Sa sépulture, sa momie
Kamosé est enterré dans une tombe toute simple
à Dra Abou el-Naga.
Il est attesté sur divers objets qui y ont été trouvés comme
sur une hache de cérémonie, des scarabées, des bijoux parmi d'autres choses.
Donald Bruce Redford
note que Kamosé "a été enterré très modestement, dans un cercueil qui n'avait pas même un l'uræus royal".
Cela peut signifier que le Roi mourut avant d'avoir eu assez de temps pour compléter son matériel funéraire sans doute
parce qu'il était engagé dans une guerre avec ses voisins et Kouchites et
Hyksôs.
La
momie de Kamosé est mentionnée dans le papyrus Abbott, qui
enregistre une enquête sur les vols dans des tombes sous le règne de
Ramsès IX (1126-1108), plus de 400 ans après le règne du
Roi. Bien que sa tombe y soit mentionnée comme étant en bon état, il est clair que la
momie fut déplacée
là ou elle a été découverte en 1857, à
Dra Abou el-Naga, apparemment délibérément cachée dans un tas de débris.
Son cercueil fut découvert par les égyptologues
Auguste Edouard Mariette
et Heinrich Karl Brugsch,
qui notèrent que la momie était en très mauvais état.
Avec elle, les égyptologues ont aussi mis au jour, une médaille d'or et d'argent, un poignard, des amulettes, un scarabée, un
miroir de bronze et un pectoral sous la forme d'un cartouche portant le nom de son successeur
Ahmès I.
Le cercueil est aujourd'hui au
Musée du Caire, le poignard à celui de Bruxelles et le pectoral et le miroir ont trouvé résidence au Louvre.
Le nom du Roi inscrit sur le cercueil a été seulement reconnu et
déchiffré cinquante ans après sa découverte initiale, date à laquelle la
momie,
qui avait été laissé avec le tas de débris sur lesquels elle avait été trouvée, à disparue.
Là encore règnent beaucoup d'incertitudes. À ce jour aucune épouse n'est attestée
avec certitude à Kamosé. En fonction des spécialistes deux noms reviennent.
• Iâh-Hotep II (ou
Ahhotep II - JaH Htp - "Le Dieu-lune (Iâh) est satisfait" ou
"La paix du Dieu-lune (Iâh)"), qui est donnée comme épouse de Kamosé, entres autres, par :
Claude Vandersleyen,
Alfred Grimm,
Sylvia Schoske,
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton. Selon
Dodson cette union
est confirmée par un sarcophage pouvant en réalité appartenir
à Iâh-Hotep I.
Il convient aussi de préciser qu'une Iâh-Hotep (III) est également donnée par une majorité de spécialistes comme
l'épouse d'Amenhotep
I ? et également la fille d'Ahmès I.
Nicolas Grimal est de ceux qui soutiennent cette théorie.
Nous ne savons pratiquement rien de cette Reine, qui a sûrement vécu dans
l'ombre de sa belle-mère, Iâh-Hotep
I, surtout après la mort de son époux, puisque celle-ci devint Corégente. Elle est donnée par
Christian Leblanc,
il est d'ailleurs pratiquement le seul, comme une fille de la Reine
Tétishery et du Roi
Sénakhtenrê (ou
Taâ I, 1559-1558). Il faut souligné que cet égyptologue est aussi en opposition avec ses collègues sur
Iâh-Hotep I.
Il n'y a aucune attribution claire du lieu de sépulture de cette Reine.
• Méritamon (Mrjt Jmn - "Bien-aimée d'Amon"), sources là aussi incertaines et très contestées.
On ne sait rien de cette "Reine".
On n'a guère plus de consensus avec ses enfants puisque
seulement peut-être une fille,
Ahmès-Satkamosé (ou Sitkamose ou Ahmose-Sitkamosé
ou Sitkamose), lui serait attestée. On a retrouvé sa
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Pour
d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :
Christophe Barbotin :
- Âhmosis et le début de la XVIIIe dynastie, Pygmalion, Paris, 2008.
- Ancient records of : Historical documents from the earliest times to the Persian conquest, Vol.1, The
first to the seventeenth dynasties, C. Scribner's Sons 1905 - The University of Chicago press, Chicago, 1906, 1907
et (posthume) 1962 - Simon Publications, Décembre 1937 - University of Illinois Press, Mai 2001.
- Die Pharaonen, Weltbild Verlag, 1998.
Frédéric Colin :
- Kamose et les Hyksos dans l'oasis de Djesdjes,
BIFAO 105, Le Caire, 2005.
- Le cercueil du roi Kamosé, pp.61-63,
ASAE 9,
IFAO Le Caire, 1908.
- La barque d'Or du roi Kamosé, pp.129-137,
ASAE 21,
IFAO Le Caire, 1921.
Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton :
- The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et Février 2010.
- The Defeat of thé Hyksos by Kamose, pp.95-110, The Carnavon Tablet, N° 1, Exploration Society, London, 1916.
- Les divines épouses de la XVIIIe dynastie, n°61, Centre de recherches
d'histoire ancienne, n°306, Annales littéraires de l'université de Besançon, Les Belles-Lettres, Paris, 1984 et 1989.
- Studies about Kamose and Ahmose, Halgo, Baltimore, 1995.
- Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.
- The second stela of Kamose and his struggle against the Hyksos ruler and
his capital, Abhandlungen des Deutschen Archäologischen Instituts Kairo.
Ägyptologische Reihe, Le Caire, 1972.
- Une stèle du roi "Kamosis", pp.245-271,
ASAE 39,
IFAO Le Caire, 1939.
- Thèbes ou la naissance d'un Empire, Flammarion, Paris, 1995.
- The political situation in Egypt during the second intermediate period,
Museum Tusculanum Press, Copenhagen, Février 1998.
Thomas Schneider :
- Lexikon der Pharaonen, Artemis & Winkler, Zürich, München, 1994 et 1997 - Deutscher Taschenbuch, München, 1996 -
Albatros Verlag, Düsseldorf, 2002
- The Oxford history of ancient Egypt, Oxford University Press, Collection : Oxford Illustrated
Histories, New York, Mars 2000, Mars 2002 et Octobre 2003.
Ian Shaw et
Paul T.Nicholson :
- The Dictionary of Ancient Egypt, Harry N. Abrams, Inc. 1995.
- War in ancient Egypt, Collection : Ancient World at War, Blackwell Publishing Ltd, Décembre 2004 et 2007.
Georg Steindorff et Keith Cedric Seele :
- When Egypt ruled the east, Éditeur inconnu, 1942, 1945 et (posthume) - Univ of Chicago Press, 1963, 1965 et Janvier 1968.
Claude Vandersleyen :
- L'Égypte et la vallée du Nil, tome II, de la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire,
Nouvelle Clio,
PUF, Paris, Novembre 1995 et Novembre 1998.
- Iahmès Sapaïr fils de Séqénenré ... (17e dynastie), Collection : Connaissance de l'Égypte Ancienne, Éditions Safran, Bruxelles, 2005.
Christiane Ziegler,
Hartwig Altenmüller et Marine Yoyotte :
- Reines d'Egypte : D'Hetephérès à Cléopâtre, et en
Anglais, Queens of Egypt : From Hetepheres to Cleopatra, Somogy, Paris,
Juillet 2008 et Grimaldi forum, Monaco, Octobre 2008.
¹
- D'après l'article de Gérard G.Passera, pp.48-50,
Toutânkhamon Magazine n°40, Août/Septembre 2008. |