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DATES de RÈGNE
2674-2647 2754-2727 D.Sitek ? -2740 R.Krauss, T.Schneider 2734-2707 M.Höveler-Mueller ? -2700 N.Grimal 2714-2687 D.B.Redford 2709-2682 J.von Beckerath 2665-2635 A.Eggebrecht |
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Sa titulature |
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TITULATURE |
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Noms d'Horus |
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Horus Khâsekhem (Le puisant s'est levé) Hr xa-sxm |
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Horus Khâsekhemoui (Couronnement des deux puissances) Hr- xai-sxm wi |
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Nom d'Horus Seth |
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Horus-Seth Khâsekhemoui Hotep Netjeroui imef (Les deux puissances (Horus et Seth) apparaissent et font la paix avec lui) Hr- stH xa-sxm.wi xTp nTwj im=f |
| Noms de Nebty |
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Nebty Khâsekhemoui Hotep Netjeroui imef (Les deux puissances (Horus et Seth) apparaissent et les deux Dames sont en paix avec eux) nb.tj xasxm.wj xTp nTwj im=f |
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Nebty Khâsekhemoui Nebou Khetsen (Deux les puissances (Horus et Seth) apparaissent, leurs corps est fait d'or) nb.tj xasxm.wj nbw X.t=sn |
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Noms de naissance (Nomen)
Abydos
14
Turin 3.3
Saqqarah 11
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Djadjay DADAy |
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Bebty ou Bebety bbti |
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bbi |
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Durée de règne et origine
Ses différents noms
Il existe de nombreuses variations connues de son nom, dont la majorité
ont été retrouvé dans un
Sérekh. Les deux principales sont Khâsekhem et
Khâsekhemoui. Certains spécialistes pensent, mais ils sont peu nombreux
aujourd'hui, que Khâsekhem et Khâsekhemoui furent deux Roi différents.
La majorité des chercheurs est d'accord pour dire qu'il régnait d’abord dans
le Sud sous le nom de Khâsekhem. Il aurait changé de nom lors de la
réunification du pays et se serait mis sous la protection des deux Dieux
Horus
et Seth, comme le montre son
nom d'Horus. Ce dernier est inscrit dans un
Sérekh et présente la particularité de ne pas juste avoir un faucon
Horus, mais les deux Dieux perchés ensemble sur la façade de palais.
Horus Khâsekhem n'est attesté en fait qu'en Haute-Égypte à
Nekhen (Hiérakonpolis).
Hans Wolfgang Helck pense que le double nom d'Horus
Seth,
pourrait indiquer le fait que l'égalité entre les deux Dieux était simplement à titre d'illustration et
symbolisait le pouvoir du Roi sur
les deux moitiés du pays. Un autre de ses noms, qui apparaît dans les
listes
royales de Turin et
de Saqqarah, fait l'objet d'intenses recherches : Bebty ou Beby ou Bebety. Il est écrit dans un
cartouche. Beaucoup
d'égyptologues pensent qu'il s'agit là d'une interprétation erronée et
cherchent quel pourrait être son véritable
nom de naissance.
Il est plus susceptible de s'être effectivement appelé Djadjay, comme le
propose la
liste d'Abydos, nom qui est lui aussi dans un
cartouche.
Selon l'égyptologue
Hans Wolfgang Helck il pourrait se nommer
Khâsekhemoui Besch, comme l'indiqueraient plusieurs vases et quelques
autres artéfacts.
Identifications
Fragment en
granit rose, avec le
Sérekh du Roi, du
chambranle
d'une porte trouvée à
Hierakonpolis.
Musée du Caire
La conception artisanale de tous ces composants
est d'un niveau très élevé et présente tant d'analogie avec les sculptures des
premières années de la IIIe Dynastie
(2647-2575), qu'il n'y a aucun doute quant à leur
classement chronologique. Sous les pavés du temple d'Horus à
Nekhen,
James Edward Quibell à mis au jour, en 1898, plusieurs articles dont les deux
célèbres statues du Roi. Une est aujourd'hui à l'Ashmolean Museum Art à Oxford et
l'autre au musée Égyptien du Caire. Ces statues ont une grande valeur artistique et sont
très similaires en apparence. La statue du Caire, qui montre le Roi assis sur un
trône, est haute de 56,5 cm et large de 13,3 cm. Malheureusement il manque la
moitié du visage. Elle a été retrouvée enterrée dans le plancher d'une chambre à
l'Est du temple. Elle se trouvait avec une imposante statue de lion en terre
cuite, de la même période, et la célèbre statue en cuivre du Roi
Pépi I
(2289-2255). La
statue d'Oxford est similaire d'aspect, seulement, dans son cas, c'est le corps qui est en mauvais
état et la tête bien conservée.
Son règne
De nombreux égyptologues sont certains que Khâsekhemoui succède à
Péribsen/Sekhemib sur le Sud du pays.
Cette hypothèse est soutenue par le fait d'une même
dévotion des deux Rois pour le Dieu
Seth. Pour ceux partisans de deux
Rois différents entre Péribsen
et Sekhemib,
il succèderait à ce dernier. Il se serait lancé à la conquête du Nord où il serait sorti victorieux.
Toutefois cette théorie n'est pas confirmée par des inscriptions qui parlent plus de troubles et
d'agitations dans le pays que de guerres. D'autres inscriptions sur des
vases avancent les mêmes propos et indiquent que Khâsekhemoui, Roi du Sud,
se saisit du pouvoir dans le Nord du pays suite à une
violente guerre civile en Basse-Égypte, dans le Delta du Nil.
Les égyptologues
Nicolas Grimal et Jochem Kahl, suggèrent que le Roi du
Nord ne pouvait faire face à ces émeutes, mais il refusa le soutien que
lui proposait Khâsekhemoui, en vertu du fait qu'il avait été décidé après la mort de
Ninetjer
(2787-2743) la
séparation du pays et qu'il ne souhait pas renoncer à son indépendance.
De ce fait Khâsekhemoui n'eut pas d'autre choix que de partir à la conquête des territoires de
son collègue de Basse-Égypte d'où il sortit vainqueur. Sur un autre
vase de pierre, on trouve enregistrés l'année de la lutte contre
l'ennemi du Nord de la ville de
Nekheb. Il semble que ce fut
une bataille majeure et dramatique entre la Haute et Basse-Égypte.
Sur
la base des deux statues assises de Khâsekhemoui, on nous dit que
47.209 habitants du Nord ont été tués, ce qui est un nombre très important compte
tenu de la population relativement faible de l'Égypte au cours de la
première période dynastique. Ce qui est sur, c’est qu’en triomphant, il met fin aux dissensions du
pays et unifie définitivement l’état. Cette stabilité politique va
constituer la base sur laquelle va grandir l'Ancien Empire (2647-2150).
La reprise des expéditions contre les Libyens et les Nubiens confirme le retour de
l'unité nationale. Sur la
Pierre de Palerme sont conservés, au moins dans
la colonne 4, les sept dernières années de règne du Roi.
Il semble qu'en l'an 18 de son règne, la
ville de
Memphis refusa de
rendre hommage au Roi. Celui-ci mata la révolte et selon
Nicolas Grimal,
pour sceller sa victoire, il épousa une Princesse du Nord,
Nimaâthâpy I (ou Nimaâtapis ou Nimaâthep) issue de la ville.
De Nekhen, où les assises des statues du Roi ont été trouvées, proviennent plusieurs fragments de
bas-relief où l'on voit le Roi participer à une fête Sed, ce qui est
étrange car cette fête était en l'honneur de trente ans de règne.
Après la réunification du pays, Khâsekhemoui transfère sa
capitale à Nekhen. À partir de ce moment il a, semble t-il,
entreprit des projets de construction considérable, notamment à
El Kab,
Nekhen et
Abydos.
Les archéologues ont mis au jour à
Nekhen une impressionnante "enceinte" en briques crues, d'une épaisseur
de mur de 5 à 20 mètres et d'une hauteur conservée de douze mètres, appelée improprement "le
fort" et maintenant connue sous le nom Shunet Zebib ez. Sa construction par Khâsekhemoui est confirmée
par un des piliers de granit gravés dans les points d'entrée.
Cette structure, de 123 m x 64 m, est érigée (peut-être donc dans l'idée d'un fort ?) sur un plan
similaire à celle d'Abydos, mais il n'y a aucune trace de fonction militaire
apparente. Son utilisation réelle reste donc inconnue. Certains
spécialistes pensent qu'elle était peut-être liée
aux rituels de la royauté et au culte.
Sa
sépulture
La tombe est fouillée par Sir
William Matthew Flinders Petrie, en 1901, puis par Emile Amélineau.
Elle contenait un sceptre en sardoine bagué d'or, des vases de pierre et des
vases en céramique remplis de grains et de fruits. Il y avait aussi de petits
objets laqués, des perles de cornaline, des outils en silex et en cuivre, de la vannerie et une grande
quantité de sceaux. La tombe de Khâsekhemoui avait également un nombre relativement important
de mobilier funéraire qui avait échappé aux pilleurs de tombe, y compris des
vases (ou pots) en brèche (ou breccia, roche composée d'au moins 50% d'éléments
anguleux prit dans un ciment naturel) et en grès, dont les bords ont été enduits
avec de l'or. L'archéologie a démontré que l'utilisation de l'or en tant que
décoration pour des objets d'une tombe se fait pour la première fois sous
Khâsekhemoui. Il faut aussi souligner de la vaisselle en bronze et cuivre,
particulièrement remarquables qui est restée, malgré le temps, pour la plupart
des éléments, étonnamment bien conservés. Ils sont la preuve du démarrage
précoce de l'époque du bronze Égyptien.
Sa famille
Khâsekhemoui n'a qu'une épouse attitrée :
•
Nimaâthâpy I (ou Nimaâthepou ou Nymaathap ou Nimaâtapis ou Nimaethap ou Ni-Maat-Hapi ou Nimaat-Hap -
N.j mAat Hp -
"Elle appartient à Maât et à Hâpy"). Selon Roth Silke elle était une
Princesse du Nord. Selon
Nicolas Grimal elle épouse
le Roi en l'an 18 de son règne lorsque celui-ci
mate une révolte dans la cité. Nimaâthâpy I fut citée dans beaucoup de documents de
l'époque et elle fit l'objet d'un culte posthume au début de la
IVe dynastie,
sans doute du fait de l'importance qu'elle eût dans l'histoire puisqu'elle fut
le personnage essentiel du passage entre la
IIe et la
Un ou deux fils :
▪
Sanakht/Nebka qui sera Roi (2647-2628,
IIIe Dynastie), les sources sont incertaines.
La majorité des égyptologues, comme
Jean-Philippe Lauer,
pensaient que
Sanakht était le fils aîné du Roi Khâsekhemoui
et de la Reine
Nimaâthâpy I,
donc le frère aîné de Djoser.
Toutefois, aujourd'hui, cette idée est fortement remise en cause en fonction
de l'étude d'empreintes de sceaux trouvés, à la fin des années 90, dans la tombe de Khâsekhemoui.
Ceux-ci nous apprennent que c'est Netjerikhet
(Nom d'Horus
de Djoser) qui
enterra la Reine Nimaâthâpy I,
ce qui fait penser aux spécialistes, comme Alexander Hermann et
Hans Wolfgang Helck
que Sanakht/Nebka
sont en fait deux Rois différents et Nebka serait le beau-frère de
Djoser, époux de sa sœur Inetkaes.
▪
Djoser qui sera Roi (2628-2609,
IIIe Dynastie) qui épouse sa sœur
Hetephernebty
I (ou Hotephirnebty).
Il est probable que Khâsekhemoui avait encore plus de fils, mais les égyptologues sont en
désaccord sur leur identité.
Deux filles, selon
Hans Wolfgang Helck
▪
Hetephernebty
I (ou Hotephirnebty) qui épousera son frère
Djoser (2628-2609,
IIIe Dynastie).
▪ Inetkaes (ou Ini-net-ka-es - Jnj n.t k3=s -
"Le ka apporte") qui épouse le Roi
Sanakht/Nebka (2647-2628,
IIIe
Dynastie), qui est peut-être son frère (Sources très incertaines).
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Pour d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :
- Ägypten - Geschichte und Kultur der Frühzeit, 3200-2800 v. Chr.
Wiesbaden, München, 1964 - En Français, L'Egypte, l'histoire et la culture de la première période, 3200-2800,
Fourier, 1964.
- Die Arbeiten des DAI Kairo am Grab des Königs Ninetjer, Sokar 11, 2005.
R.A.El-Farag :
- A Stela of Khasekhemuy from Abydos, pp.77–80,
MDAIK 36, Deutsches Archäologisches Institut, Orient-Abteilung de Gruyter, Berlin, 1986.
- Histoire de l'Egypte ancienne (Geschichte des Alten Ägypten), Augsburg, (Posthume) 1994.
- Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997 - LGF, Livre de Poche, Janvier 1994 -
Wiley-Blackwell, Weinheim 1994.
- Untersuchungen zurthinitenzeit, Ägyptologische Abhandlungen45, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 1987.
- Am anfang war Ägypten : Die geschichte der pharaonischen hochkultur von der frühzeit bis zum ende des neuen reiches ca. 4000-1070 v.
Chr. Neue ... großen hochkultur - Das pharaonische Ägypten, Philipp Von Zabern, Mainz, Juillet 2005.
- Die inschriften der ägyptischen Frühzeit, Ägyptologische Abhandlungen. Bd. 1 à 8, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 1963.
- Hierakonpolis. Part. I, Éditeur inconnu, London, 1898 - Histories and Mysteries of
Man Ltd, 1989 - Bernard Quaritch, BSAE 4, 1900 - Adamant Media Corporation, Février, 2001 - BiblioBazaar, Juillet 2009.
Silke Roth :
- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harassowitz,
Wiesbaden, 2001.
Thomas Schneider :
- Lexikon der Pharaonen, Artemis & Winkler, Zürich, München, 1994 et 1997 - Deutscher Taschenbuch, München, 1996 -
Albatros Verlag, Düsseldorf, 2002.
- Handbuch der ägyptischen königsnamen, pp.108-113,
MÄS 20, Deutscher Kunstverlag, München, Janvier 1984. -
MÄS 49, Philipp von Zabern, Mainz, 1999.
- Chronologic des pharaonischen Ägypten : Die zeitbestimmung der ägyptischen
geschichte von der Vorzeit bis 332 v. Chr., Münchener Universitäts schriften,
MÄS 46, Philipp von Zabern, Mainz,Janvier 1997.
- Die rolle ägyptischer Könige im bewußtsein
ihrer nachwelt, Teil I. Posthume Quellen über die Könige der ersten vier
Dynastien, Bruno Hessling, Berlin, 1969 - Münchener Ägyptologische Studien,
Bd. 17, Deutscher Kunstverlag, München/Berlin, 1969.
Toby Alexander Howard Wilkinson :
- Early dynastic Egypt, New York : Routledge, London, Mars 1999 et Juin 2001.
- Royal annals of ancient Egypt : The Palermo stone and
its associated fragments, Kegan Paul International, New York, Distributed by
Columbia University Press, Janvier 2000. |