Ramsès II : règne, monuments et famille
Ramsès II régna sur l’Égypte de 1279 à 1213 av. J.-C. Son long règne fut marqué par Qadesh, la paix avec les Hittites, Abou Simbel et un programme monumental sans précédent.
Dans ce dossier
- Sa titulature
- Son origine et sa corégence avec Séthi I
- Son règne
- Sa première bataille, l’an 2
- Campagne de l’an 4
- Campagne de l’an 5
- Campagne de l’an 8
- De l’an 10 à l’an 18
- Après l’an 19
- Ramsès II et la Nubie
- Les campagnes à l’Ouest
- La fin du règne
- Ses constructions
- Sa sépulture
- Sa momie
- Ramsès II et l’Exode
- Sa famille
- Bibliographie
- Filmographie
Pharaon de la XIXe dynastie
Qui était Ramsès II ?
Ramsès II, aussi écrit Ramses II ou Ramesses II, fut le troisième pharaon de la XIXe dynastie. Fils de Séthi Ier et de la reine Touya, il régna de 1279 à 1213 av. J.-C., soit environ soixante-six ans. Son gouvernement appartient à l’apogée du Nouvel Empire : l’administration royale contrôlait la vallée du Nil, la Nubie et un réseau d’influence au Levant, tandis que la nouvelle résidence de Pi-Ramsès, dans le Delta oriental, servait de centre politique et militaire.
La bataille de Qadesh, livrée contre le roi hittite Muwatalli II vers 1274 av. J.-C., fut célébrée par les inscriptions égyptiennes comme un exploit personnel du pharaon, sans produire de victoire territoriale décisive. Des années plus tard, Ramsès II et Hattousili III conclurent un accord de paix et d’assistance mutuelle, connu par des versions égyptienne et hittite. Il compte parmi les plus anciens traités internationaux conservés ; une réplique est présentée par les Nations Unies.
Ramsès II multiplia les constructions et les inscriptions à son nom : temples rupestres d’Abou Simbel, Ramesseum à Thèbes, agrandissements à Karnak et Louxor, sanctuaires de Nubie et statues colossales. Il eut une famille très nombreuse, notamment avec Néfertari et Iset-Nofret ; consultez les dossiers sur Néfertari et les enfants de Ramsès II. Pour relier l’histoire aux vestiges, voyez la notice française de l’UNESCO sur Abou Simbel, le dossier du British Museum sur le colosse du Ramesseum, la notice officielle de sa momie au Musée national de la civilisation égyptienne et notre guide où voir Ramsès II aujourd’hui.
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Quelques Rois Importants :
Ramsès II 1279 – 1213 |
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DATES de RÈGNE
1304-1237
D.B.Redford
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| Sa titulature |
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Son origine et corégence avec Séthi I
Son règne
Sa première bataille : L’an 2, les Shardanes
La campagne de l’an 4 : La conquête de l’Amourrou
La campagne de l’an 5 : La bataille de Kadesh
L’opération fut lancée au printemps 1274 et fin Mai le Pharaon partit de sa capitale
Pi-Ramsès vers le Nord à la tête
d’une immense troupe de 20 000 hommes, chars et infanterie, constituée de quatre divisions
portant les noms d’Amon,
Ptah,
Rê (P’re)
et Seth (Suteh). Malgré cette force,
« sa victoire », Ramsès ne va la devoir qu’à l’acharnement de sa garde, les
Shardanes (ou Sardanes ou Sherden ou Shirdana ou Chardanes) et le gros soutien de
Benteshina.
Ramsès II qui commande le premier corps d’armée se laisse abuser par des espions ennemis et se retrouve surpris alors que
son armée est au repos au campement. Les Shardanes vont résister jusqu’à l’arrivée de l’armée des Néarins (ou Ne’arin) de
Benteshina.
Lors de cette campagne le Pharaon sera accompagné de son fil aîné
Amonherkhepshef, qui reçu même
l’autorisation de conduire sa propre expédition. L’existence de cette campagne au
Moab peut être vue sur les
colossales statues érigées à Louxor par Ramsès II. Sur la base de la deuxième statue en face du pylône Nord de son temple,
le terme Mu’ab figure parmi une série de pays conquis par le Pharaon. Le royaume de Moab est alors dirigé par Tsippor et
son fils Balak. Il semble que les armées Égyptiennes ne rencontrèrent que peu de résistance, et, continuant leur avancée,
il leur fallut peu de temps pour traverser le royaume
d’Ammon et arriver dans celui
de Damas,
où ils reprirent la ville et reconquirent ces territoires qui avaient redonné leur allégeance aux
Hittites
après la
bataille de Kadesh.
De l’an 10 à l’an 18 : Le statu quo en Asie
De l’an 19 à l’an 44 : L’alliance avec les Hittites « Qu’il avait été fait afin d’établir entre les deux peuples une paix et une fraternité éternelle »…. »que les deux puissances s’engageaient à ne pas s’emparer du territoire de l’autre »…. »si un ennemi attaquait l’un, l’autre viendrait immédiatement à son secours » etc... » T.G.H.James nous précise que les sources Égyptiennes ne firent aucune allusion à cet accord alors que celles Hittites témoignent de la joie et du soulagement des deux signataires. À cette occasion, les deux Reines Poudoukhépa et Néfertari échangèrent des cadeaux.
Ramsès II et la Nubie
Les campagnes à l’Ouest
La fin du règne
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Ses constructions
• Le Ramesseum. Le temple de Ramsès II, connu depuis le XIXe siècle sous le nom de
Ramesseum est construit durant la 3e année de règne du Pharaon. Il est érigé entre Qurna et le désert, en face de Louxor,
à un emplacement pratiquement vierge avant. C’est pour certains égyptologues c’est le projet de construction le plus audacieux
depuis la construction des grandes
pyramides. L’historien
Grec
Diodore de Sicile (v.90-v.30 av.J.C)
en fera une description fidèle et brillante tellement il fut émerveillé, bien que le temple à son époque fut sûrement déjà
en ruine.
Les scènes de Pharaon triomphant avec son armée sur les
Hittites à
la
bataille de Kadesh sont gravées
sur le pylône. Des scènes de cette bataille sont aussi visibles sur les murs de la seconde cour.
39 des 48 colonnes dans la grande salle hypostyle, qui mesure 41m x 31m, se dressent encore sur les lignes centrales.
Elles sont décorées avec des scènes habituelles du souverain devant les différents Dieux.
Une partie du plafond décoré d’étoiles dorées sur fond bleu, a également été préservé. Le sanctuaire est composé de
trois salles en enfilade, avec huit colonnes. Une partie de la première salle a son plafond orné de scènes astrales.
Tout autour du temple se trouvait aussi de vaste magasins construits en brique et l’on a retrouvé parmi les ruines,
des traces d’une école de scribes. Un temple de
Séthi I
dont il ne reste maintenant que les fondations, se trouvait autrefois à la droite de la salle hypostyle.
Le port doté de vastes docks pouvait accueillir de nombreux bateaux.
Il était facilement accessible depuis la Méditerranée. La cité était la première
défense de la vallée du Nil contre une éventuelle invasion. Les armées de mer et de terre de Ramsès II étaient cantonnées à
proximité de la ville, donc des frontières asiatiques et pouvaient être rapidement mobilisées pour faire face aux incursions
des
Hittites
ou des Shasous (ou Shasus,
Shsw), bédouins localisés d’abord en Transjordanie, qui sont ensuite cités
en Palestine du Sud. (Voir l’article sur
Pi-Ramsès).
• À
Abydos, Ramsès II fit ériger un
temple cénotaphe proche de celui de son
père. Ce dernier dont il achèvera la décoration. Pour se faire il réutilisa les blocs de pierre de l’ancienne capitale
d’Amarna maintenant en ruine. Il était beaucoup plus petit
et plus simple au niveau de sa conception que les autres temples de la cité. On a découvert dans le temple la deuxième liste
royale des Tables d’Abydos.
Cette liste de 17 noms est fragmentaire et est actuellement au British Museum. Cette tablette présente les
cartouches des Rois
précédents Ramsès II. Les
cartouches sont indiqués dans deux rangées.
Le temple de Ramsès II fut peut-être conçu avant son accession au trône, mais la
plupart des décorations furent
exécutées ultérieurement.
• À Hermopolis, Ramsès II rebâtit le temple de
Thot en réutilisant notamment les matériaux
des temples voisins. Il fit ériger un pylône, construit à partir des matériaux récupérés sur le site
d’Amarna située au Sud près
d’Hermopolis, et des statues colossales.
Sur un colosse du Pharaon, une de ses épouses (et fille),
Henoutimrê (ou Hénoutimrê), est représentée avec
la Princesse-Reine Bentanat I.
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Sa sépulture
Sa momie
La momie de Ramsès II fut reçue à l’aéroport du
Bourget, près de Paris, avec les honneurs militaires digne d’un Roi. C’est une équipe internationale dirigée par les
professeurs Lionel Balout et Colette Roubet, qui fut chargée de la restauration de la dépouille royale. Puis les recherchent
furent entreprises par une équipe Française, regroupant des professionnels de diverses disciplines médicales, sous la direction
du Docteur Maurice Bucaille, avec quelques collaborateurs Égyptiens. Grâce aux nombreuses techniques médicales qui furent
utilisées on obtint un diagnostique étonnant de l’état de santé du Pharaon. Les analyses révélèrent en premier lieu
d’anciennes blessures et de vieilles fractures, ainsi que de l’arthrite
Ramsès II et l’Exode
Ceux qui acceptent le récit biblique éprouvent des difficultés à croire
qu’un épisode aussi important n’ait laissé aucune trace dans le pays. Cela surprend moins les égyptologues, qui connaissent
les insuffisances des documents et l’environnement du Delta où les
Hébreux auraient
séjourné. On peut, sans nier la véracité du récit biblique examiner de plus près ou contester bon nombre de détails. Cette
hypothèse s’appuie en grande partie sur deux sources : La stèle de victoire de
Mérenptah et le fait qu’il soit attesté dans des sources Égyptiennes
l’existence d’un haut fonctionnaire au nom de Ben Azèn, d’origine Sémite qui serait intervenu dans un conflit opposant un
groupe de nomades à des officiers royaux Égyptiens. L’identification avec
Moïse semblait
donc évidente. Par ailleurs, la Bible mentionne que les
Hébreux sont astreints à
construire les villes de Pithom et Ramsès. Cette dernière ville apparaît d’ailleurs comme le point de départ de l’Exode.
Or, Ramsès II va faire la construction d’une nouvelle capitale au nom de Pi-Ramsès.
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Sa famille
Ramsès II eut une douzaine d’épouses qui lui sont attestées :
▪ Baket-Mout (ou Beketmut –
BAkt-Mwt) ?
« Servante de Mout », qui est la 2e fille de Ramsès II.
Elle est représentée à côté de l’un des colosses devant le temple d’Abou Simbel.
Elle est figurée comme un adulte, de la même taille que la Reine
Mouttouya (ou Touy ou Touya)
et que Néfertari et porte un uraeus. Cependant dans toutes les inscriptions, sa
mère n’est jamais clairement identifiée.
▪ Méritamon (ou Merytamen ou Mérytamon ou Meryt-Amon ou Meritamen ou Meryetamen ou Mérite-Amon ou Merytamun – Mrjt Jmn) « L’aimée d’Amon ». Elle est la 4e fille de Ramsès II. Elle épousera son père. (voir plus bas).
▪ Henouttaoui (ou Henuttawy ou Henuttaui –
@nw.t-t3wi) « Maîtresse
[Souveraine] des Deux Terres » qui est la 7e fille de Ramsès II. Elle épousera son père.
(voir plus bas).
Quatre ou cinq fils :
▪ Amonherouenemef qui devient
Amonherkhepshef
(ou Amunherchepeschef
– Jmn Hr xpS.f ) « Celui
qui est la main droite d’Amon », puis « Amon est son bras puissant ».
Prince héritier, il est commandant des troupes, mais il meurt avant son père.
Il est représenté avec ses parents sur une statue aujourd’hui au
musée de Turin et sur la façade du temple
de sa mère à Abou Simbel.
Trois ou quatre fils :
▪ Ramsès le
Jeune (ou Ramessou « Né de Rê »), qui est le 2e fils de Ramsès II. Il
naquit probablement pendant la corégence de son père avec son grand-père
Séthi I.
Christian Leblanc nous dit qu’il fut l’ainé des enfants du couple, c’est la
raison pour laquelle il fut parfois mentionné dans les textes comme étant Le
Premier de sa Majesté ou Le Premier engendré par Lui. Il est appelé le Jeune pour éviter la confusion avec son père.
Il fut Prince héritier de l’an 25 à l’an 50 de Ramsès II.
▪
Bentanat I (ou Bint-Anath ou
Bintanath ou Bentanath ou Bent-Anta
ou Bint-Anta ou Bent-Anath ou Bintanat ou Bentanat ou Bentanath ou Bintanta
– bnt ant) « Fille de la Déesse Anath », qui
est l’aînée des filles de Ramsès II. Elle épousera son père. (voir plus bas)
•
Bentanat I
(ou Bint-Anath ou Bintanath ou Bentanath ou Bent-Anta
ou Bint-Anta ou Bent-Anath ou Bintanat ou Bentanat ou Bentanath ou Bintanta
– bnt ant)
« Fille d’Anat » qui est l’aînée des filles de Ramsès II et
d’Isis-Nofret I (Iset-Nofret I).
Elle serait née pendant le règne de Séthi I (1294-1279),
alors qu’a cette époque Ramsès II n’est que le Prince héritier. Elle épousa son père au alentour de l’an 25, soit vers
1255/54. Juste après, elle devint
Grande Épouse Royale suite à la mort de Néfertari.
Elle joua un rôle important à la cour, surtout après la mort de sa mère
Isis-Nofret I en 1245. Elle donna une fille à
Ramsès II, qui semble se nommer aussi Bentanat (II). Elle apparaît sur les tableaux de sa tombe, elle épousera son oncle
Mérenptah (1213-1203), le fils et successeur de Ramsès II.
Elle reçut une sépulture dans la vallée des Reines,
tombe QV71.
• Henoutimrê (ou Hénoutimrê ou Hénouetmirê ou Henutmire – @nw.t-mj-Ra) « La souveraine qui est pareille à Rê« , elle est peut-être la 8e fille (on trouve aussi selon les sources la 15e fille) de Ramsès II. Il est aussi avancé qu’elle serait peut-être née de la Reine Méritamon, ce qui en ferait, dans ce cas, la petite-fille de Ramsès II. Elle est une des « Grandes Épouses Royales« , de son père (ou grand-père) auquel elle est mariée vers l’an 34 (ou 38) du règne, à l’âge de 16 ans. Pour des raisons encore inconnues à ce jour Henoutimrê n’apparaît pas dans les listes des filles de Ramsès II. Elle reçut comme ses sœurs et les autres épouses une sépulture dans la vallée des Reines, tombe QV75. ▪ Takhat I (ou Tachat ou Tahat – ¦AHAt), qui est donnée par quelques spécialistes comme une des épouses de son « frère » Mérenptah, mais par d’autres, comme Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton, comme une épouse de Séthi II (1203-1194). Elle serait peut-être la mère d’Amenmes (1203-1199).
▪ Néferourê (Nfrw.Ra) « La beauté Rê », mais dont on ne sait rien de la vie. Dans une lettre envoyée par Hattousili III à Ramsès II, l’Empereur Hittite s’excusa auprès du Pharaon que sa fille n’ait pas fait un garçon.
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Filmographie |
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– Secret life of King Ramses II, Réalisation : Arts and Entertainment Network, A & E Home Video (Firm)
et New Video Group, – Ramses II, Réalisation : Ruban VHS, – Sur les traces des Pharaons, Réalisation : Franck Chaudemanche, Frédéric Courant, Jean-Luc Rigal-Roy et Jamy Gourmaud, – Ramses II, Réalisation : Wayne Grajeda, Craig Haffner et Donna E Lusitana, Publication : La terre des pharaons, 2, – Le grand Pharaon et ses enfants perdus, Réalisation : David De Vries, cinéaste et Kent Reid Weeks, Publication : La terre des pharaons, 4, – King Ramses II, Réalisation : History Channel (Firm), – Ramses II, Réalisation : Zahi Hawass et al, Publication : Ancienne Egypte, 2, | ||
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Pour relier ce dossier historique aux monuments, musées et étapes visibles aujourd’hui, consultez Sur les traces de Ramsès II en Égypte. Le parcours pratique complète cette page sans remplacer son contenu historique.
Choisir un livre pour approfondir
Pour comparer les approches, les niveaux et les limites des principales références, consultez Quels livres choisir sur Ramsès II ?. Cette sélection bibliographique complète le dossier sans remplacer son contenu original.














































Bibliographie
