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DATES de RÈGNE 1166-1160
É-Drioton,
D.B.Redford 1162-1156
A.Eggebrecht
P.Vernus,
J.Yoyotte
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Sa titulature
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Nom d'Horus |
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Horus Kanekhet Ânkhemmaât Nebhebousedmiitefptahthathenen (Horus taureau victorieux, sa vérité est vivante, Le maître des apparitions, Aux grands jubilés comme Ptah Taténen ) Hr kA-nxt Anx-m-mAat nb-HAbw-sd-mi-it=f-ptH-TA-Tnn |
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Nom de Nebty |
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Nebty Mekkemetouafpedjetpesdjet (Nebty protecteur de l'Égypte, qui vainc les étrangers) nbti mk-kmt waf-pDt-9 |
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Nom d'Horus d'or |
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Bik Nebou Ouserrenpout Ouhernakht (Horus d'or riche en années, grand de triomphe) bik nbw wsr-rnpwt wr-nxt |
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Noms de Roi |
1ère |
Ousermaâtrê Setepenamon (La Justice de Rê est puissante, l'élu d'Amon) wsr-mAat-ra stp.n-imn |
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| 2ème |
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Heqamaâtrê Setepenamon Setepenrê Setepenptah (Rê est Seigneur de la Justice, l'élu d'Amon, l'élu de Rê, l'élu de Ptah) HqA-mAat-ra stp.n-imn stp.n-ra stp.n-ptH |
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Nom de naissance |
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Ramsès Heqamaât Mériamon (Le Dieu Rê l’a créé, Seigneur de la justice, Aimé d'Amon) |
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Son origine
Ramsès IV est un Roi de la XXe dynastie. Il y a un consensus entre égyptologues sur le fait qu'il soit le fils de Ramsès III. Sur le nom de sa mère on arrive presque avec Iset Ta Habasillat (ou Isis-Ta-Hemdjert) à la même adhésion. Par contre, sa place dans l'ordre des naissances demeure incertaine. Christian Leblanc, dans son hypothèse découlant de l'étude de la représentation des défilés de Princes à Médinet Habou, nous dit que les textes le citent uniquement comme "fils du Roi". Il ne serait dans ce cas pas l'aîné, car cela était précisé à l'époque. La majorité des spécialistes le considèrent comme le 5e fils de Ramsès III, dans ce cas pourquoi un frère plus âgé n'a-t-il pas pris le trône avant lui ?. Cela impliquerait qu'ils étaient tous décédés.
Nous sommes pourtant presque sur que deux de ses demi-frères aînés étaient toujours vivants à la mort de Ramsès III, alors pourquoi fut-il choisi pour régner. Il convient peut-être de reconsidérer les textes de Médinet Habou et d'envisager qu'il était aussi un aîné, sans qu'il soit indiqué, "Fils aîné Rois", issu d'une autre Grande Épouse Royale. Lorsque le Pharaon avait plusieurs Épouses Royales, chaque premier enfant de chaque femme était qualifié de "Fils aîné du Roi".
On sait aujourd'hui que Ramsès III a eu au moins trois fils aînés, puisque trois épouses lui sont attestées. Christian Leblanc évoque même la possibilité d'un 4e, car il compte à Ramsès III une quatrième femme, qui serait la mère de Ramsès IV. Faute de preuve, il est impossible de trancher et d'être affirmatif. Il resterait tout de même que si Ramsès IV était un fils aîné, il ne serait pas le premier des fils de Ramsès III. On ne connait donc pas non plus la date de sa naissance. Quelques spécialistes avancent qu'il aurait pu naître à la fin de la XIXe dynastie, sous le Règne de la Reine Taousert (1188-1186), ce qui lui ferait dans les 35/40 ans lors de sa prise de pouvoir. Ce qui est possible compte tenu du long règne de Ramsès III.
On sait aussi qu'il devient Prince héritier en l'an 22 de Ramsès III À partir de cette date, il participe aux cérémonies officielles, comme pour asseoir sa légitimité de Prince héritier. Il porte les titres classiques pour un Prince : Porte-éventail sur le côté droit du Roi, Général, Scribe royal, ces deux derniers titres sont mentionnés dans un texte au temple d'Amenhotep III à Soleb. Alexander J.Peden ne pense pas que le Prince ait occupé la moindre fonction sacerdotale comme ses demi-frères. Ses fonctions, selon lui, demeuraient essentiellement honorifiques même si, comme le note un graffiti dans le temple de Soleb, il semble faire une inspection en Nubie.¹ Toutefois comme héritier présomptif, il prend des responsabilités croissantes, par exemple, en l'an 27 du règne de son père, il est dépeint nommant Aménémonet (ou Aménémopé) au poste de troisième Prophète d'Amon, dans la tombe (TT148) de celui-ci à Dra Abou el-Naga . |
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Son histoire
Le début de son règne Ramsès IV va régner cinq années pleines et une grande partie de la sixième. Lorsque Ramsès IV arrive au pouvoir, il récupère un trône fragilisé par la crise politique lors des dernières années de règne de son père où grèves des ouvriers de Deir el-Médineh, infiltrations étrangères, crise économique, corruption, sont monnaies courantes. Il change de titulature en l'an 2 de son règne, mais on n'en connaît pas aujourd'hui les raisons, peut-être un besoin de se légitimer. Il finit le procès des personnes liées au complot contre lui et son père. On sait aujourd'hui qu'il était le principal visé. Cette conspiration fut ourdie par la Grande Épouse Royale, la Reine Tiyi (ou Tiye ou Tiy) en l’an 32 du règne de Ramsès III. Malgré la désignation du Prince Ramsès comme successeur, le complot se mit en place pour mettre sur le trône un autre Prince. La Reine espérait voir régner son fils Penteouaret (Pentaour), demi-frère de Ramsès IV. Cette grande affaire montre à quel point la famille royale n'était pas un gage de sureté pour le Roi où de nombreux hauts fonctionnaire et officiers de l'armée furent impliqués. C'est le manque de discrétion d'un des conjurés qui permit de découvrir à temps le complot et de le déjouer. Une commission d'enquête fut nommée et les conspirateurs furent alors tous arrêtés et jugés. Quarante personnes furent inculpées, toutes des proches de Ramsès III.
Quatre procès vont avoir lieu, dirigés par un tribunal de douze hauts fonctionnaires auquel Ramsès III donne les pleins pouvoirs. Le premier procès condamne à mort la Reine Tiyi et vingt-huit conjurés. Le deuxième procès en condamne six autres à se suicider en public. Le troisième procès quatre autres, dont le Prince Penteouaret, qui sont obligés de se supprimer en privé. Ramsès III meurt avant l'énoncé du quatrième verdict, où d’autres eurent le nez et les oreilles coupées. On priva même des individus de leurs noms, ultime punition dans l'Égypte antique. À l'occasion de son couronnement, Ramsès IV, proclamera l'amnistie générale des derniers conjurés non encore jugés. Ces procès sont retracés dans le papyrus dit "De la conspiration du harem", dont un des trois fragments qui le composent est conservé au musée Égyptien de Turin.
Malheureusement, le document ne permet pas de savoir si les complices sont à l'origine de la mort de Ramsès III ou s'il mourût de mort naturelle. D'autre part la date du papyrus reste incertaine tout comme la mise en place de la commission. Pour certains spécialistes, la fin de l'histoire est différente. Ils avancent qu'il est possible que Ramsès IV, dès son avènement chercha à asseoir son pouvoir en pratiquant une féroce répression contre les conspirateurs. Il n'est donc pas à écarter que dans ce cas il soit l'auteur de la commission et du papyrus. Son souci de légitimation se fait en apposant ses cartouches sur de nombreux temples comme à Karnak, Médinet Habou.
Son règne après les procès Ramsès IV donne l’impression d’avoir eu une activité plus religieuse que politique. L’apogée éphémère sous Ramsès III, ne survécu pas à ce "Pieu" Ramsès. Il inaugure la série des Ramsès qui vivent l’effacement progressif du pouvoir royal au profit du clergé d’Amon. Déjà fortement éprouvées depuis le règne de Mérenptah (1213-1203), 40 ans auparavant, l'influence et la présence Égyptiennes au Proche-Orient reculent fortement face aux invasions des Peuples de la Mer, de la disparition de nombreuses principautés et le déménagement des garnisons et Gouverneurs Égyptiens. Toutefois l'Égypte continue à être présente, sans doute avec une pression de moins en moins importante et concentrée sur certaines cités, au Sinaï et sur une petite partie de Palestine, comme à Byblos. On a retrouvé des scarabées portant le cartouche de Ramsès IV en Palestine. Sous son règne on note la construction d'un temple à Gaza.
Ramsès IV ordonne plusieurs expéditions qui sont organisées afin de rapporter des carrières des pierres de taille, principalement du grauwacke, une pierre de couleur verte et des pierres précieuses. Le "prestige" du règne du Pharaon vient principalement d'une de ces grandes expéditions organisée le 27e jour du 3e mois de la Saison Shenou, en l'an 3 de son règne, au Ouâdi Hammamât où 8.268 hommes, dont : Plus de 5.000 soldats, 2.000 personnels du clergé d'Amon, 800 Apirou et 130 maçons et tailleurs de pierre sous le commandement du Grand Prêtre d'Amon, Ramsèsnakht (ou Ramessenakhte) vont participer. Le Roi fait rouvrir pour cette occasion des carrières fermées depuis le règne de Séthi II (1203-1194). La grande stèle rupestre du Roi relate cette opération comme l'une des plus grandes expéditions jamais organisées à l'Ouâdi. Sur celle-ci figure une des énigmes de l'expédition. Le cas de 900 hommes, qu'il convient d'ajouter à la liste ci-dessus, mais indiqués consciencieusement sur la stèle par les scribes comme disparus ou exclus. Faut-il y voir le décès de toutes ces personnes durant les travaux d'extractions ou simplement une omission volontaire ?. S'ils sont morts cela donne une indication de la dureté de la vie dans les carrières de pierre d'Égypte à cette époque. Comme le précise Alexander J.Peden, certaines des pierres qui furent traînées sur des kilomètres, de l'Ouâdi jusqu'au Nil, pesaient quarante tonnes, voire plus pour certaines.
Les Égyptiens demeurent actifs dans la partie Sud du pays de Canaan et dans la région du Sinaï. Ramsès IV y envoie des expéditions, notamment afin d'extraire des quantités de turquoise et de cuivre dans les mines de Timna. Un total de quatre expéditions est connu avant sa 4e année de règne. Mais cette activité s'effondrera avec Ramsès V. La stèle Serabit el-Khadim dans le Sinaï affirme : "Le 3e mois de la saison Shenou, en l'an 3, sa Majesté a envoyé son favori et bien-aimé, le confident de son maître, le surveillant du Trésor d'or et d'argent, Chef des serviteurs du Palais, Sobekhotep, rapporter pour lui tout ce que son cœur désirait comme turquoise, lors de sa quatrième expédition". C’est l'armée qui forme le gros des expéditions. Cette utilisation de l'armée fournissait une main d’œuvre pour les projets de grands monuments, de ce fait les travaux agricoles, pouvaient se poursuivre toute l'année sans être perturbés. Ce sont les derniers soubresauts "impériaux" de la dynastie. ¹
Concernant l'activité militaire, plus aucune campagne d'envergure n'avait été organisée déjà bien avant la fin du règne de son père. Cependant une stèle fragmentaire indique, en l'an 3, une "bataille" ?, contre un adversaire non déterminé. Le relâchement militaire se ressent aussi sur la frontière occidentale, où des infiltrations et des raids de Libyens ont lieu dans le Delta, les oasis et même jusque dans la région de Thèbes, désorganisant une partie de l'administration et l'économie du pays, ce qui, selon quelques spécialistes, peut expliquer, au moins partiellement, les crises et grèves dans la cité.
Au Sud, en Nubie, l'Égypte continue à avoir un certain contrôle, même si la aussi il s'étiole au fils des ans. On a retrouvé le nom de Ramsès IV à Amara, Bouhen et Kawa. Il y aurait peut-être eu lors du règne de Ramsès IV une campagne militaire, menée par le vice-Roi de Nubie Hori, mais elle n'est pas avérée à ce jour, faute de documents. ¹ On ne connaît qu'un seul Vizir durant tout son règne, Néferrenpet. Un autre personnage est très puissant et très influent, le Grand Prêtre d'Amon, Ramsèsnakht (ou Ramessenakhte) qui participe activement à la grande expédition du Ouâdi Hammamât. Son fils, Amenhotep, deviendra Vizir lors des derniers Ramsès.
Ramsès IV laisse l'image d'un Pharaon très actif. Il fut sans doute marqué par la conspiration de harem sous le règne de son père et chercha toute sa vie à se légitimer. Il se vit en continuateur de ce dernier mais malheureusement sans en avoir la stature. Il faut lui reconnaitre l'étonnante énergie qu'il déploya dans les mimes et les carrières afin de lancer des grands chantiers. Mais l'insécurité sur les frontières de l'Ouest et une main mise en Palestine sur le déclin, marquent indubitablement le recul Égyptien et la fin de l'Empire bien que le pays reste quand même maîtres de la Nubie.
Pour
toutes
ces
raisons
Ramsès
IV
est
sans
doute
le
dernier
grand
souverain
du
Nouvel
Empire
(1549-1080). Les
règnes
suivants
ne
seront
que
décadence
du
pouvoir
royal,
pillages
des
tombes
et
montée
en
puissance
du
clergé
d'Amon.
Nous
ne
connaissons
pas
la
date
précise
de
la
mort
du
Roi.
Quant
à
son
âge,
il
aurait
eu
selon
toute
vraisemblance
dans
les
45
ans
(on
trouve
parfois
50
?),
que
sa
momie
semble
confirmer.
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Ses constructions
Son
activité de bâtisseur n'est pas gigantesque. Il fait tout de même exécuter
des travaux à Karnak et il fait décorer une partie du temple de
Khonsou
construit sous son père.
On lui attribue aussi des constructions à
Abydos,
Coptos,
Edfou,
un petit temple à
Héliopolis
et
Le plus grand, qui se situe près de la route moderne menant à Deir el-Bahari, au début de la longue chaussée du temple de Montouhotep II. Une seconde fondation existe en plus près du premier et le troisième est localisé près de Médinet Habou. La grande fondation fut reprise par ses successeurs mais les travaux ne dépassèrent guère que quelques assises de pierre.¹ Des recherches sur le terrain devront être faites pour étoffer nos connaissances et établir la chronologie et un plan précis des monuments. |
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On
ne connait qu'une seule épouse attestée à Ramsès IV :
• Douâtentopet (ou Duatentopet ou Dua-Tentopet ou Tentopet ou Tente-Opet ou Tentipet).
Même si l'identité de l'épouse de ce Pharaon n'est mentionnée nulle part, à en juger par ses titres indiqués
dans sa tombe (QV74) de la
vallée des Reines :
Mère de Roi (mwt-nswt) ;
Dame des Deux Terres (nbt t3wy) ;
Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wrt) ;
Fille du Roi (s3t-nswt) et
Divine Adoratrice du Dieu (dw3t-ntr),
elle est la plus susceptible d'être l'épouse de ce souverain. Elle lui donne un
enfant, Ramsès V qui sera le Pharaon suivant.
Une des filles de Ramsès III
porta le nom de Tentopet, elle fut Adoratrice dans le temple de
Khonsou à
Karnak. Quelques spécialistes pensent que la Reine Douâtentopet serait
susceptible de lui être identifiée (Opinion très peu partagée), elle serait dans
ce cas la sœur de Ramsès IV. Son intendant Amenhotep fut enterré dans le tombeau
TT346 à
Sheikh Abd el-Gournah près de Thèbes.
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Sa sépulture
Ramsès IV meurt âgé d’environ 40/45 ans. Il est enterré dans le tombeau KV2 de la vallée des Rois. Cependant certains égyptologues affirment que lorsqu'il n'était qu'un Prince, il avait fait commencer un tombeau dans la vallée des Reines, QV53. Il n'existe pas de preuve formelle pour étayer cette affirmation. Son tombeau est découvert en 1718 par Claude Sicard, mais il ne sera fouillé qu'en 1906 par Edward Russell Ayrton.
Ce n'est seulement que durant l'an 2 du Roi que l'emplacement de cette tombe fut enfin choisi par une commission royale, à l'entrée de la vallée des Rois. Habituellement ce choix se faisait lors du couronnement. Les raisons ne manquent pas pour expliquer cette attente : La crise économique, les grèves des artisans, des incursions ennemies, des troubles politiques, l'insécurité de la région, la corruption etc...¹ Pour rattraper le retard, les équipes de construction vont être doublées, passant de 60 artisans à 129. De plus les architectes royaux simplifient le plan de la tombe, dont on peut voir une des deux reproductions au musée de Turin, afin d'économiser de précieux mois. Le plan originel du tombeau sera changé après la mort du Roi et la chambre qui aurait été une salle à colonnes, sera employée pour la chambre funéraire. Le plus impressionnant dans cette sépulture est la largeur des couloirs pour faire passer l'un des plus imposants sarcophages de la nécropole.
La tombe de Ramsès IV garde un excellent état de conservation et de ce fait sa décoration est pratiquement intacte. On trouve principalement des scènes des grands textes sacrés : Du Livre des Cavernes, pour la première fois dans la vallée des Rois, du Livre des Morts, des Litanies de Rê, du Livre de Nout et du Livre des Portes (chambre funéraire), des extraits de l'Amdouat, du Livre de la Nuit, du Livre de la terre. On y voit aussi des cènes du défunt et des déités (chambre latérale). La décoration unique à ce tombeau inclut la représentation de Shou et de Nout. Le dernier égyptologue à y avoir organisé des fouilles est Howard Carter en 1920.
Le tombeau a été fréquemment visité dans l'antiquité et des graffitis sont dispersés partout généralement chaque visiteur a laissé son nom, sa profession, son origine et des commentaires personnels au sujet du tombeau. Un grand nombre de graffitis est en Copte. Le sarcophage a été cassé à une extrémité dans l'antiquité et le couvercle a été déplacé. On a retrouvé la momie du Roi dans la cachette du tombeau KV35 d'Amenhotep II découvert en 1898 par Victor Loret. Concernant le culte royal, Alexander J.Peden doute qu'il ait pu exister durant le règne, faute de monuments fonctionnels. La documentation indique que le culte funéraire rendu au Roi se met en place durant les règnes suivants. La dernière trace de cette mémoire date de la XXIIe dynastie (945-715).
Pour
d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :
- La stèle de l'an III de Ramsès IV au Ouâdi Hammamât, nº 12, pp. 1-38, BIFAO 48, Le Caire, 1949. - L'offrande solennelle de Ramsès IV à la triade thébaine dans le temple de Khonsou à Karnak, pp. 39-56, BIFAO 48, Le Caire, 1949. - A schist statuette of Ramesses IV, British Museum Press, London, 1960. - Zwei Ramessidische königsgräber, Ramses IV und Ramses VII, Theben 11, Philipp von Zabern, Mainz am Rhein, 1990. - Ramesses IV to XI and contemporaries, Blackwell, Oxford, 1983.
Viviane Koenig :
- Un village d'artisans égyptiens sous
Ramsès IV : Deir el-Médineh,
Albin Michel, Paris, 1984. - Une nouvelle analyse de la double théorie des princes du temple de Ramsès III, à Médinet Habou, pp.191-218, Memnonia XII-XIII, 2001. Alexander J.Peden : - The reign of Ramesses IV, Aris & Philipps, Warminster, 1994. Keith C.Seele :
-
Ramesses VI
and the Medinet Habu Procession of the Princes,
pp.
184-204,
JNES 19, n°3, Chicago, Juillet 1960. - The reign of Ramesses IV, pp. 158-159, JNES 57, n° 2, Chicago, Avril 1998.
¹- D'après l'article de François Tonic, pp.21-24, Toutânkhamon Magazine n°40, Août/Septembre 2008. |
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