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| DATES de RÈGNE | ||
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1558-1554 W.J.Murnane, O.Vendel 1545-1540
D.Sitek 1549-1545 J.Kinnaer
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Nom d'Horus |
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Horus Khaimouaset (Horus qui apparaît [Intronisé] dans Thèbes) Hr xai-m-wAst |
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Nom de Roi |
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Séqénenrê (Celui que Rê a fait brave) sqni.n-ra |
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Nom de naissance |
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Taâ ou Taâkan (Taâ le brave) |
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Son origine
Manéthon l’appelle Taâ II. Il est "Rois" de Thèbes. Il est le fils Sénakhtenrê (ou Taâ I) et de la Reine Tétishery (ou Tétishéri). Le nom de Séqénenrê est mentionné à Karnak, Deir el-Bahari et dans de nombreux tombeaux de nobles Thébains. La stèle érigée par Ahmès (ou Ahmosé ou Ahmosis), dans le temple de Karnak, nous donne l'état civil complet de Iâh-Hotep I (ou Ahhotep I) : "Épouse du Roi (Séqénenrê), la sœur du souverain, (Kamosé ou Séqénenrê?), la fille du Roi (Sénakhtenrê), l'auguste mère du Roi (Ahmès)". Séqénenrê est ainsi considéré par de nombreux spécialistes comme le frère de Kamosé et non son père. |
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Son histoire |
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Séqénenrê est crédité du démarrage du mouvement de libération du pays contre les Hyksôs, qui ne sera terminé que par son fils Ahmès (ou Ahmosé ou Ahmosis). Il est Contemporain du Roi Hyksôs Apopi I (1581-1541) de la XVe dynastie qui l’entraîne dans une guerre où il est tué, même si on ne connaît pas de source contemporaine qui confirme cela. Seul le papyrus Sallier, malheureusement fragmentaires et datant de la fin du Nouvel Empire (1549-1080), décrit ce conflit entre les deux Rois. À partir de 1549, suite à la mort soudaine de Kamosé (frère ou fils du Roi ?), la Reine Iâh-Hotep I va exercer une co-régence jusqu'à la vingtième années de leur deuxième fils, Ahmès (ou Ahmosis, 1549-1525) premier Roi de la XVIIIe dynastie, qui n'a alors qu'une dizaine d'années. La stèle dans le temple de Karnak, érigée par Ahmès, explique ces dix années de co-régence où sa mère, outre la gestion de la Thébaïde et de toute la Moyenne Égypte jusqu'au Fayoum, doit continuer la lutte commencée par son époux contre les Hyksôs. D'après le texte de cette stèle, il est clair qu'elle se comporta en véritable Roi et qu'elle gouverna l'Égypte avec fermeté.
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Ahmès Enfant - Musée du Louvre |
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L'histoire, de la guerre contre les Hyksôs telle qu'elle est relatée, dans le papyrus Sallier, n'est de toute évidence pas une source historique très fiable, se rapprochant plus d'une fiction. Toutefois son existence signifie que la mémoire populaire avait conservé des traces d'un conflit entre Séqénenrê et les Hyksôs. La tradition littéraire prétend que c'est Séqénenrê qui est venu au contact contre son contemporain Hyksôs du Nord, Apopi I. Cette tradition a pris la forme d'un conte recopié sur le papyrus Sallier et intitulé "La querelle d'Apopi I et de Séqénenrê", (aujourd'hui dans le British Museum) qui nous est parvenu malheureusement de manière très fragmentaire. Le texte rapporte un échange curieux entre le Roi Hyksôs régnant depuis la ville d'Avaris dans le Delta et le celui de Thèbes. |
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Apopi I demande à Séqénenrê de chasser les hippopotames de son étang, car leurs bruits l'incommodent et l'empêchent de dormir la nuit. Compte tenu de la distance entre Avaris et Thèbes, ce message ne peut avoir qu'un sens symbolique. Il s'agissait sûrement pour Apopi I de faire comprendre à Séqénenrê qu'il était son vassal. Selon Gaston Maspero, la conclusion de cette histoire serait que Séqénenrê, après avoir hésité longuement, réussit à se tirer du dilemme embarrassant où son puissant rival prétendait l'enfermer en lui déclarant la guerre. La signification de la mort au combat de Séqénenrê peut-être, sans plus d'élément, interprétée de deux façons : Soit Séqénenrê a tenté de reconquérir le Nord, mais il est mort au combat, soit il a été attaqué lui-même et vaincu. |
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Ses constructions
Son activité de bâtisseur est assez réduite du fait de la durée relativement courte de son règne et ne permet pas la construction de nombreuses structures monumentales, mais on sait qu'il a érigé un nouveau palais en briques crues à Deir el-Ballas à 40 kilomètres au nord de Thèbes. Sur une colline surplombant la rivière adjacente, ont été trouvées les fondations d'un bâtiment qui, selon Ian Shaw, était presque certainement un poste d'observation militaire. Fait intéressant, une quantité relativement importante de poterie dite de Kerma a été trouvée sur le site, indiquant qu'un grand nombre de Nubiens issus de cette ville résidaient sur le site. Ian Shaw pense qu'ils étaient là en tant qu'alliés de Séqénenrê dans ses batailles contre les Hyksôs. |
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Sa sépulture, sa momie
Son tombeau se trouve à Dra Abou el-Naga, mais sa momie a été retrouvée dans la tombe DB320 de Deir el-Bahari découverte en 1881. La momie est étudiée une première fois par Gaston Maspero, le 9 Juin, 1886. Une description de l'égyptologue rend compte des blessures qui auraient provoqué la mort du Roi. En effet de nombreuses blessures sont visibles sur sa momie, ce qui semble confirmer que le Roi fut impliqué dans quelques activités militaires. |
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Momie de Séqénenrê |
Elle est l'élément le plus célèbre concernant le Roi, qui a visiblement été embaumé précipitamment après une mort très violente. L'examen au Rayons X de la momie fait à la fin des années 1960, montrent que rien n'avait été fait pour enlever le cerveau ou d'ajouter des linges à l'intérieur du crâne ou des yeux, comme c'était la pratique normale d'embaumement pour l'époque.
La momie a fait depuis l'objet d'études très poussées de la part de médecins légistes, qui ont permis de découvrir que le Roi ne serait peut-être pas mort pendant la bataille. Il avait été apparemment poignardé derrière une oreille avec un couteau ou une épée. Sa joue et son nez avaient été cassés et les grandes blessures évidentes au-dessus de l'œil droit et sur son haut du front auraient été infligées avec une hache de guerre Hyksôs similaires à certaines qui ont été découvertes à Tell el-Dab'a. Tous ces dommages sont cependant conformes au genre de blessures de champ de bataille. Aidan Marc Dodson, se rapportant à un examen récent de la blessure derrière l'oreille du Roi, a indiqué que celle-ci avaient commencé à guérir avant la mort du souverain et donc que Séqénenrê l'avait bien reçue avant celles infligées à la tête. |
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Dodson mentionne donc la possibilité que le Roi ai pu avoir été blessé dans la bataille et ensuite assassiné tandis qu'il était en phase de guérison. Selon Ian Shaw, compte tenu de l'angle de la blessure au cou, éventuellement causée par un coup de poignard, il est fort probable que le Roi était couché quand les coups mortels ont été frappés. En outre, on constate l'absence de blessures aux bras ou aux mains, qui devraient être là si la victime s'était activement défendue. Grafton Elliot Smith, en 1912, avait déjà proposé que la théorie du Roi mort dans la bataille contre les Hyksôs, devait être remplacée par celle où il aurait été tué pendant son sommeil, du fait que (Qu'elle que soit la circonstance) les sources s'accordaient à dire qu'il était couché sur le côté droit lorsqu'il il fut attaqué et que les derniers coups mortels furent frappés. Séqénenrê mesurait 1.70 m et avait les cheveux brun bouclés et épais. |
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Séqénenrê a deux ou trois épouses :
● Iâh-Hotep I (ou Ahhotep I), sa sœur, dont il a de six à huit enfants en fonction des sources : Trois ou quatre fils : ▪ Kamosé qui lui succède, dont très souvent les spécialistes avancent le fait qu'il serait plus probablement le frère de Séqénenrê, fils de Sénakhtenrê et de la Reine Tétishery (ou Tetisheri). Cette théorie s'appuie sur le fait que la plupart des enfants de Séqénenrê ont l'élément "Ahmès" dans leur nom, ce qui rend encore moins probable que Kamosé fut son fils. Bien que la relation exacte entre ces deux hommes n'est pas connu, le fait que la lignée royale de Séqénenrê se soit poursuivie après Kamosé, suggère qu'ils étaient effectivement liés les uns aux autres, d'où l'idée de deux frères. ▪ Ahmès (ou Ahmosé ou Ahmosis, 1549-1525) premier Roi de la XVIIIe dynastie qui épouse sa sœur Ahmès-Néfertari I et peut-être sa demi-sœur Ahmès-Hénouttimehou (voir ci-dessous). ▪ Ahmosé-Sipair (ou Ahmosé Sapaïr) qui mourut avant son père. Son corps a été aussi retrouvé dans la cachette de la tombe DB320 de Deir el-Bahari. Selon certains spécialistes, il ne serait qu'un seul et même personnage avec un autre Prince, Ahmosé-Ânkh, donné comme le fils d'Ahmès-Néfertari et Ahmès I (ou Ahmôsis I). ▪ Binpu, sur qui nous ne savons pratiquement rien.
Trois ou quatre filles : |
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Sarcophage de Iâh-Hotep I Musée du Louvre |
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▪ Ahmès-Néfertari I (ou Ahmosé-Néfertari) qui sera la mère d'Ahmès Méritamon (ou Ahmosé-Méritamon) qui deviendra la Grande Épouse Royale de son frère d'Amenhotep I. Cette dernière ne doit pas être confondue avec sa tante Ahmès-Méritamon, ci-dessous. ▪ Ahmès-Nebetta (ou Ahmosé-Nebetta) "Enfant de la Lune, Dame de la Terre". Elle porta les titres de "Fille du Roi" et "Sœur du Roi". Une statue la représentant se trouve au Musée du Louvre. ▪ Ahmès-Toumerisi (ou Ahmosé-Tumerisy). Elle porta les titres de "Fille du Roi" et "Sœur du Roi". Son nom est connu de son cercueil, qui est maintenant dans le musée de l'Ermitage. Sa momie a été retrouvée dans la fosse MMA 1019 à Sheikh Abd el-Gourna (ou cheikh Abd el-Gurna) ▪ Quelques spécialistes lui attribuent également Ahmès-Hénoutemipet (ou Ahmosé-Henutemipet) voir ci-dessous. |
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Ahmès-Néfertari I - Metropolitan Museum of Art - New York |
● Satdjéhouti (ou Sathedjhotep ou Sit-Djehuti ou Sitdjehuti "Fille de Thot") qui fut sûrement sa sœur ou sa demi-sœur. Sa momie a été découverte vers 1820, avec son cercueil, le masque d'or, un cœur et des scarabées. Son couvercle de cercueil est maintenant au Musée de Munich, tandis que son masque funéraire se trouve au British Museum. Elle portait les titres de : "Fille du Roi", "Épouse du Roi" et "Sœur du Roi". Elle lui donna un ou deux enfants : ▪ Un dont le nom est inconnu. ▪ Une fille, Ahmès-Hénoutemipet (ou Ahmosé-Henutemipet) dont la momie se trouvait aussi dans la tombe DB320 et est maintenant au Musée Égyptien au Caire. Elle a été examinée par Grafton Elliot Smith en Juin 1909. Hénoutemipet est morte sûrement âgée car elle avait les cheveux gris et les dents usées. Elle portait les titres de "Fille du Roi" et "Sœur du Roi". Sa momie est très endommagée, probablement du fait des pilleurs de tombe.
● On lui attribue souvent une dernière épouse, sa demi-sœur Ahmès-Inhâpy (ou Ahmose-Inhapi). Celle-ci fut enterrée dans la vallée des Reines (QV47), mais sa momie a aussi été retrouvée dans DB320. Elle lui donne une fille : ▪ Ahmès-Hénouttimehou (ou Ahmosé-Henuttamehu ou Ahmès-Henut-Tamehu) "Le Dieu lune (Iâh) l’a engendré, maîtresse de la Basse-Égypte", dont la momie se trouvait aussi dans la tombe cachette DB320. Elle est maintenant au Musée Égyptien au Caire. Elle a été examinée par Gaston Maspero en Décembre 1882. Hénouttimehou était une femme âgée lorsqu'elle est morte, avec les dents usées. Des citations du livre des morts étaient écrites sur les bandages de sa momie. Elle a probablement au début été enterrée avec sa mère. Ses titres comprenaient : Fille du Roi, Sœur du Roi et Épouse du Roi, ce qui fait penser certains spécialistes (dont Aidan Marc Dodson) qu'elle fut une épouse de son demi-frère, Ahmès (ou Ahmosé ou Ahmosis, 1549-1525) premier Roi de la XVIIIe dynastie. |
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▪ Un dernier enfant, une fille, lui est attribué, Ahmès-Méritamon (ou Ahmosé-Méritamon) "Le Dieu lune (Iâh) l’a engendré, bien-aimé d'Amon" mais dont on ne connait pas la mère. Elle porta les titres de "Sœur du Roi, Fille du Roi". Elle ne doit pas être confondue avec sa nièce Ahmès-Méritamon, qui devient l'épouse d'Amenhotep I (ou Aménophis I, 1525/24-1504). Sa momie se trouvait aussi dans la cachette de la tombe DB320, elle est très endommagée et il manque les bras. Elle était âgée à l'heure de sa mort. |
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Bibliographie
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Pour d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :
Christophe Barbotin : - Âhmosis et le début de la XVIIIe dynastie, Pygmalion, 2008. C. Blankenberg-van Delden : - Ahmes Merytamon and Ahhotep I, consort of Senakhtenre Tao I ?, pp.15-20, Göttinger Miszellen 47, Göttingen, 1981. - Additional Remarks on Queen Ahhotep, Consort of Senakhtenre Tao I ?, pp.17-18, Göttinger Miszellen 49, Göttingen, 1981. - Die Pharaonen, Weltbild Verlag, 1998. Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton : - The complete royal families of ancient Egypt, Thames and Hudson, London, Septembre 2004 et 15 Février 2010. - The political situation in Egypt during the second intermediate period, Museum Tusculanum Press, Février 1998. - The Oxford history of ancient Egypt, Oxford University Press, Collection : Oxford Illustrated Histories, New York, Mars 2000, Mars 2002 et Octobre 2003. Thomas Schneider : - Lexikon der Pharaonen, Artemis & Winkler, München, 1997. - The royal mummies, IFAO, Le Caire, 1912 - Duckworth, London, dernière édition (posthume) 2000. - L'Égypte et la vallée du Nil, t. 2, Presses Universitaires de France, 1995. Kent R.Weeks et James Edward Harris : - X-raying the Pharaohs, Macdonald, Juin 1973 - Charles Scribner's Sons, Macmillan Pub Co, New York, Juin 1973 - Encore Editions, Novembre 1983. |
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