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Toutânkhamon - Musée du Caire |
DATES de RÈGNE 1336/35-1327
N.Grimal,
J.Malek,
I.Shaw
1355-1346
D.B.Redford
1348-1339
R.A.Parker
1348-1338
D.Arnold
1347-1339
A.H.Gardiner
1347-1338
E.Hornung
1347-1336 A.Eggebrecht
1343-1333
A.M.Dodson
1340-1331
C.Aldred,
K.A.Kitchen
1334-1325
J.Kinnaer
1334-1324
E.F.Wente
1333-1323
S.Quirke,
J.R.Baines
1333-1319
J.von Beckerath
1332-1323
R.Krauss
1332-1322
W.J.Murnane
1321-1311 D.Sitek
1319-1309
H.W.Helck
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Nom d'Horus |
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Horus Kanekhet Toutmesout (Horus taureau victorieux, celui qui est beau de naissance) Hr kA-nxt twt-mswt |
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Nom de Nebty |
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Nebty Néferkhépou Segerehtaoui Sehotepnetjerouherou (Celui dont les lois sont parfaites, qui apaise [pacifie] les Deux Terres, satisfait tous les Dieux et fait la paix) nbti nfr-hpw sgrH-tAwi sHtp-nTrw-hrw |
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Nom d'Horus d'or |
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Bik Nebou Outjeskhâou Sehotepnetjerou Heqamaâtsehotepnetjerou (Celui qui porte les couronnes, qui réjouit les Dieux, Seigneur de la vérité, qui satisfait les Dieux) bik nbw wTs-xaw sHtp-nTrw HqA-maat-shtp-ntrw |
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Nom de Roi |
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Nebkhéperourê Heqamaât (Rê est le maître des transformations, Seigneur de Justice) nb-xprw-ra HqA-mAat |
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Noms de
naissance |
Ière |
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Toutânkhaton (Aton est complètement vivant) twt-anx-itn |
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IIe |
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Toutânkhamon Heqaiounoushemai (Amon est complètement vivant, Seigneur d'Héliopolis du Sud) |
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Son origine
Toutânkhamon
(ou Toutânkhaton ou Tutanchamun ou Tutenchamun ou Tutanchaton)
est le 13e souverain de la XVIIIe dynastie,
où 12e si l'on compte Ânkh-Khéperourê et
Semenkhkarê comme un seul Roi.
La recherche de l'origine exacte de ce Roi date depuis 1910, ou une première suggestion fut faite par l'égyptologue
Arthur Edward
Pearse Brome Weigall. Il proposait que Toutânkhamon soit identifié à Toutou (ou Tutu), un noble dont
la tombe (TA 8) à été découverte à Amarna, dans
les tombes Nord du
cimetière des Nobles.
Il aurait usurpé le trône et épousé la fille du Roi. Depuis cette date de nombreuses hypothèses ont été avancées.
En 1923/1924, Ernest
Alfred Thomson Walis Budge affirma qu'il était impossible de prétendre avec certitude le nom du père de ce
Roi, qui était à cette époque identifié a
Amenhotep III
(1390-1353/52), mais que sa mère s'appelait Mérit-Râ. En 1926, J.Baikie confirme
ce père pour Toutânkhamon, mais propose que ce soit avec une épouse secondaire,
dont il ne cite pas le nom d'ailleurs. En 1932, un nouveau père possible pour le
jeune Roi est proposé par
Percy Edouard Newberry, avec Aÿ (futur Aÿ II, 1327-1323).
Il mentionne aussi que
Semenkhkarê serait son frère.
Vers 1940, l'égyptologue
Alexandre Varille,
avec toujours Amenhotep III pour le père, propose comme mère
Sitamon (ou Satamon), la fille ainée et
épouse de ce Roi. En 1955, on change à nouveau de parents, K.Seele propose comme maman : Tiyi, une fille
d'Amenhotep III et comme papa : Un fils d'Aÿ (futur
Aÿ II). Ces deux derniers seraient aussi les parents de
Semenkhkarê.
À partir des années 70, la thèse selon laquelle Amenhotep III
serait le père est complètement écartée. Amenhotep IV/Akhénaton
(1353/52-1338), son fils et successeur, ayant régné au moins 17 ans et Toutânkhamon ayant moins de 9 ans
lors de son avènement. Amenhotep
IV devenait alors le père probable, théorie qui va faire très vite presque l'unanimité, bien que récemment
James P.Allen est proposé
Amenhotep IV comme grand-père ?,
se basant sur le texte d'un instrument d'arpentage où Toutânkhamon le présente ainsi.
Ce qui est sur c'est que le jeune Toutânkhamon est fils de Roi, qu'aujourd'hui on pense être avec
une quasi certitude
Amenhotep IV, mais alors qui est la mère ?.
Là encore plusieurs propositions on
courues. Si l'on repart des années 70, la première femme citée, par
James Edward Harris, fut Kiya une des épouses
d'Amenhotep IV.
J.E.Harris et ses disciples
affirment que Semenkhkarê serait aussi son fils.
En 1979,
Donald Bruce Redford propose à nouveau Sitamon
(ou Satamon), sœur d'Amenhotep IV.
Elle serait aussi la mère de Semenkhkarê,
ces deux Rois qu'elle aurait eut avec son frère ?. Début des années 80, L.Bongrani-Fanfoni avance le nom de
Moutnedjémet,
la sœur de Néfertiti,
qui sera l'épouse d'Horemheb (1323-1295).
Il sera bien seul pour défendre cette idée. Puis beaucoup d'égyptologues,
Marc Gabolde
en tête, proposeront la Reine Néfertiti.
Jusqu'au 17 février 2010, la grande majorité
des spécialistes optait pour suivre la proposition de
Marc Gabolde
et confirmait Amenhotep IV et
Néfertiti
comme parents de Toutânkhamon, qui serait le seul fils de la Reine. Ils se basaient cependant sur une unique attestation,
un relief de la tombe royale
d'Amarna trouvé dans la chambre gamma (mur A)
qui avait été réétudié et réinterprété par
Marc Gabolde.
Hors depuis cette date l'extravagant
Zahi Hawass, comme à l'accoutumé
avide d'honneurs médiatiques, a révélé, devant les caméras du monde entier, les principaux résultats d'une étude
génétique et médico-légale qui aura durée deux ans, publiée aux États-Unis par
le Journal of the American Medical Association (JAMA).
Pour réaliser
cette étude les chercheurs ont mis en œuvres plusieurs méthodes, dont deux très importantes, la radiologie et surtout
l'analyse ADN. Celle-ci fut effectuée sur seize momies, dont onze, y compris celle de Toutânkhamon, étaient
supposées être membres de la famille royale. L'étude a permis d'identifier avec certitude le père du jeune Roi comme
étant Amenhotep IV.
Les deux momies partagent plusieurs caractéristiques morphologiques uniques et ont le même groupe sanguin.
En ce qui concerne sa mère,
Zahi
Hawass avance : "Les chercheurs
sont unanimes, ce n'est pas Néfertiti,
comme il a longtemps été supposé". La mère serait une sœur et épouse secondaire
d'Amenhotep IV,
dont le corps est, selon lui, celui d'une momie connue
aujourd'hui sous le nom de code KV35YL, ou dite la "Young Lady".
Cette dernière était jusque là attribuée à la Reine
Kiya, mais cette Reine, comme
Néfertiti,
n'a jamais porté les titres de Fille du Roi (s3T-nswt)
ou Sœur du Roi (snt-nswt).
Zahi Hawass conclut : Soit
Baketaton,
soit Nebetâh, les jeunes filles d'Amenhotep
III et Tiyi I, mais qui ne sont pas connues pour avoir épousé
leur frère ?, sont les candidates les plus susceptibles de prendre l'identité de la "Young Lady"
et donc d'être la mère de Toutânkhamon.
"On ne connaît pas avec certitude son nom, mais le plus important c'est que cette dame fut la fille
d'Amenhotep III et de la Reine
Tiyi I, les grands-parents de Toutânkhamon,
il n'est donc pas possible qu'elle soit Néfertiti",
a-t-il déclaré.
Il serait prudent d'attendre un peu avant d'arriver à des conclusions
car, on le voit, l'affaire reste encore très compliquée. Acceptons juste le fait que ce ne soit pas
Néfertiti, dont la
momie nous serait bien utile.
Un des quatre cercueils
miniatures en or contenant les
viscères de Toutânkhamon -
Musée Égyptien du Caire Son règne
Manéthon l’appelle Rathôtis ou Rathôs ou Chebrês et lui
compte 9 ans de règne (Josèphe Flavius), ce qui semble confirmé d'après les dates les plus tardives
des jarres à vin retrouvées dans sa tombe. Il ne figure pas sur les
Tables d'Abydos. On ne sait pas pourquoi ce n'est pas directement lui qui succède à son père.
Peut-être son trop jeune âge à l'époque, dans une période de
troubles et de risque de guerre avec les
Hittites.
Il est sur que sa sœur
Méritaton était plus âgée et qu'elle avait déjà à
Amarna la notoriété requise auprès des vassaux, puisque
Grande Épouse Royale.
De plus on peu porter à son profit le fait qu'elle possédait une certaine
expérience du pouvoir. Bien que ce soit sûrement le Pharaon le plus populaire de
l'histoire Égyptienne, de part la découverte de son tombeau, c'est à l'inverse
pour les historiens, un Rois dont le règne et la vie sont assez mal connus. Il serait né en l’an 10/11 du règne
d'Amenhotep IV/Akhénaton, puis il est confié à Maya (ou Maïa),
sa nourrice. Il vit à Amarna en compagnie des
six filles
d'Akhénaton et de
Néfertiti.
Il accède à l’âge de huit ou neuf ans au trône sous le nom de Toutânkhaton, en hommage au culte
d'Aton qu’avait instauré son père.
Dans sa troisième année de règne, Toutânkhaton va opérer plusieurs modifications mises en place lors de celui de son père.
Il semble que ce soit lors de cet an 3 que le jeune Roi change de titulature et devient Toutânkhamon.
Il abolit, sous la pression des Prêtres d'Amon,
le culte d'Aton et rétablit définitivement, à
Thèbes,
Amon comme Dieu suprême.
Mais on ne constate pas de répression contre les idées "Atoniennes". Ainsi, le nom
d'Aton dans les
cartouches n'est pas martelé.
Tout cela se fait sous l’influence, du "Père Divin" et Vizir,
Aÿ II et du général en chef de la cavalerie
(Ou Grand chef des troupes)
Horemheb, qui
sont les vrais maîtres du pays. Vers l'an 4, la ville
d'Amarna est abandonnée par les services centraux et
Memphis redevient la capitale de l'Empire, pas
Thèbes
comme on entend trop souvent dire. La plupart des éléments de preuve importants sur les actions de Toutânkhamon en
politique seront plus tard par usurpés par
Horemheb,
qui les inscrira à son profit sur sa stèle dite "de la restauration".
En politique extérieure
le pays est économiquement faible et encore dans la tourmente occasionnée par le règne
d'
La date de son enterrement peut-être estimée
entre la mi-mars et le début mai. En effet des traces de fleurs sur son mobilier funéraire ont été trouvées,
dont la floraison se fait exclusivement à cette période de l'année. Les chercheurs ont donc estimés la date de son
décès entre la fin décembre 1328 et la mi-février 1327, y compris les 70 jours pour le rituel de l'embaumement.
Sans enfant, après sa mort, le pouvoir passera aux mains d'Aÿ II,
puis d'Horemheb.
La cour, les hauts fonctionnaires
D'autres fonctionnaires, hors
Aÿ II
et
Horemheb,
ayant été en fonction sous le règne de Toutânkhamon, nous sont connus :
Le Vizir du Sud était un certain Ousermont ; un autre Vizir est attesté au nom
de Penthou (ou Pentou ou Pentu). Il nous est connu seulement par une
inscription sur un pot retrouvé dans la tombe (KV62)
de Toutânkhamon. Il est possible qu'il soit la même personne que le Penthou qui fut aussi
"scribe royal" et "serviteur en chef d'Aton"
dans le Domaine du Dieu à Amarna et
"médecin en chef"
d'Akhénaton.
Il semble avoir survécu aux bouleversements de la fin de la
période Amarnienne et servit jusque sous le règne
d'Aÿ II (1327-1323). Sa tombe (T5) dans la
nécropole Nord des nobles à Amarna est
en forme de croix, contenant une salle extérieure en longueur et une salle de
transversale. Seule la salle extérieure est décorée.
Un autre personnage
important de l'État fut le "Chef du trésor"
Maya,
qui resta en poste jusque sous le règne d'Horemheb.
Il est évidemment qu'il joua un rôle important dans la réorganisation du pays
après le règne d'Amenhotep
IV. Son existence nous est principalement connue de sa tombe à
Saqqarah,
elle fut découverte par l'expédition de
Karl Richard Lepsius, et d'objets retrouvés à son nom dans la tombe de
Toutânkhamon, qu'il portait lors des funérailles du jeune monarque. Enfin on
connait aussi : Le "Surintendant du bétail d'Amon" et "Scribe royal"
Iniouia (ou Iniuia). Il est également principalement connu de sa tombe à
Saqqarah.
Des artéfacts de celle-ci se trouvent depuis le XIXe Siècle dans différents
musées à travers le monde. Parmi eux son sarcophage qui est aujourd'hui au
musée du
Louvre ; Le vice Roi de Kouch (Fils royal de Kouch), Houy (ou Amenhotep Huy).
Il est principalement connu de sa tombe (TT40) à
Gournet Mourraï, près de
Thèbes.
Ses constructions
Son activité de bâtisseur, malgré son court règne, est assez importante. Dans
tout le pays, le jeune Pharaon fait restaurer les temples endommagés sous la période
Amarnienne. Dans le temple de Louxor,
il fait achever la décoration de la colonnade. À Karnak il fait construire deux nouvelles chapelles et l'allée des Sphinx est
retravailler. À Medinet
Habou (Thèbes
Ouest), il se fait ériger un temple que certains spécialistes pensent qu'il construit sur les les vestiges
d'un ayant appartenu à son (sa) prédécesseur
Ânkh-Khéperourê. De Guizèh à
la Nubie il existe des preuves de ses constructions. Certains de ses monuments, seront aussi plus tard usurpés par
Horemheb.
Au niveau de l'art
et du style de construction, la transition de la période
Amarnienne à la nouvelle situation n'a pas eu lieu d'un coup, preuve en est dans la tombe de Toutânkhamon il y a beaucoup
d'objets encore dans le style Amarnien.
L'exemple le plus connu est son trône, fait dans la dernière année de son règne. De ces faits, beaucoup d'égyptologues
considèrent la période dite "Amarnienne",
avec une durée allant jusqu'au règne d'Aÿ II
(1327-1323).
Sa mort
Toutânkhamon n'a pas le temps de se faire construire sa demeure d'éternité.
Il meurt à l’âge de 18 ans (Certains spécialistes disent 20, voire 23 ou 27), entre la fin décembre 1328 et la mi-février 1327,
d’un accident (On a longtemps pensé assassiné), après un règne très obscur. Comme pour beaucoup de membres de sa famille,
les avis sur les causes de la mort du jeune Roi auront été très partagés, entre les différents spécialistes, au cours des
dernières décennies. Les premières analyses aux rayons X de sa
momie avaient révélées une blessure au bas du crâne,
qui confirmait la thèse d'une mort non naturelle et qui laissait planer le doute sur un éventuel assassinat.
C'est l'égyptologue
Robert Bob Brier qui avait émis cette hypothèse, reprise par beaucoup de ses confrères.
Cette proposition fut très controversée dans la communauté médicale, car il s'agissait en fait d'un
malentendu sur l'interprétation du cliché, causé par un morceau d'os ébréché rompu après la mort.
Les nouvelles analyses faites
par scanner, le 6 Janvier 2005, confirmaient la mort à un âge entre 18 à 20 ans, ce qui correspondait au précédentes
estimations scientifiques de l'Institut Douglas E.Derry, faites par l'anatomiste et radiologue Robert
G.Harrison, le chirurgien-dentiste et biologiste Frank Filce Leek et l'égyptologue
Renate Germer.
La proposition d'une mort à un âge entre 23 à 27 ans, faites par quelques égyptologues comme,
Marc Gabolde,
Edward Frank Wente et
James Edward Harris, se trouvait donc réfutée. À la surprise générale, ces analyses révélaient aussi une fracture, non
détectées auparavant, de l'os de la cuisse gauche. Elles laissaient supposer que Toutânkhamon serait mort des suites
d'une infection généralisée provoquée par une plaie à cette jambe.
De ce nouveau fait, la conclusion allait maintenant sur la thèse de l'accident et apportait la preuve que le jeune Roi
n'avait pas été assassiné. La plupart des égyptologues pensèrent que cette fracture avait été faite lors d'un accident de chasse.
L'extravagant Zahi Hawass avait approuvé
cette thèse et vigoureusement nié la théorie de l'assassinat, ce qui contrastait nettement avec ses déclarations antérieures.
Après
une enquête plus approfondie des images aux rayons X, le radiologue Richard Boyer avait conclu que Toutânkhamon souffrait
également d'une importante scoliose. Cependant, l'enquête effectuée par tomographie assistée par ordinateur de 2005
n'a pas pu confirmée cette scoliose, mais émis l'hypothèse que la colonne vertébrale avait une légère
déformation incontestable sûrement causée par le processus de momification.
Le 17 février 2010, la même étude que pour établir la vérité sur sa filiation allait redonner raison à
Boyer et nous révéler aussi les conditions exactes de la cause de son décès.
Le jeune Roi avait hérité de nombreuses tares génétiques de ses parents.
Notamment ce que Boyer avait pris pour une scoliose était en fait le syndrome de Klippel-Feil, qui est une maladie
rare congénitale provoquant une malformation de la colonne cervicale, résultant en une
fusion des vertèbres cervicales. Le Roi avait aussi une déformation osseuse des
pieds, la maladie de Köhler Albau, une ostéonécrose au pied gauche qui devait lui rendre la marche difficile. Ce
diagnostic est confirmé par la présence de canes et d'une boîte à pharmacie trouvées dans sa tombe.
Il semblait ainsi préparé pour combattre sa maladie dans l'au-delà.
Mais ces analyses révélèrent surtout qu'il
était paludéen au dernier degré. De l'ADN du parasite Plasmodium falciparum a été retrouvé dans sa momie et
dans celles de trois autres membres de sa famille. Toutânkhamon est donc probablement mort de paludisme combiné à une
affection osseuse et à une constitution physique, semble t-il, déjà très fragile à la suite d'une fracture.
Le Dr Pusch souligne : "Toutânkhamon semble avoir souffert de la forme la plus grave de paludisme,
la malaria tropica, causée par le Plasmodium falciparum...... L'association de
cette infection avec la nécrose osseuse pourrait avoir été fatale"
Les chercheurs de l'Institut de Médecine Tropicale Bernhard Noch soupçonnent que
le Roi serait mort d'une drépanocytose, également appelée hémoglobinose S, ou anémie à cellules falciformes,
qui est une maladie héréditaire qui se caractérise par l'altération de l'hémoglobine la protéine assurant le transport
de l'oxygène dans le sang.
Le monde de l'archéologie est partagé par ces
annonces, entre l'espoir d'une percée historique et sur le caractère encore aléatoire des analyses. Comme le
précise l'égyptologue
Pascal Versus : "Qu’il soit mort du paludisme, reste encore à prouver, car on peut être porteur sain de
la maladie. En revanche, les découvertes sur les carences osseuses de Toutânkhamon sont une véritable
avancée !". Abdel Halim Noureddine, professeur d'archéologie à l'Université du Caire nous
dit : "Les tests ADN en archéologie ne sont pas suffisants" .... "Il faut d'autres preuves
archéologiques qui nous permettent d'établir avec certitude la généalogie et l'état physique de
Toutankhamon". Michel Wuttmann, de l'Institut Français d'archéologie orientale (IFAO), au Caire, espère
néanmoins que ces études permettront de progresser dans le domaine de l'utilisation de l'ADN.
Son épouse, ses enfants ?
Toutânkhamon n'aura, du fait de son jeune âge, qu'une épouse.
●
Ânkhesenpaaton, sa demi-sœur aînée,
fille d'Amenhotep IV/Akhénaton
et de la Reine
Néfertiti, qui changera de nom lors de l'abolition du culte d'Aton et deviendra
Ânkhesenamon.
Elle nait en l'an 5/6 du règne de son père. On trouve aussi selon les spécialistes l'an 4 ou la
fin de l'an 7. Sa date de naissance n'est donc pas encore connue avec certitude. Elle épouse à l’âge de onze ans
(On trouve aussi 12 ans) son père. Puis elle devient la
Grande Épouse Royale de
Toutânkhamon. À a peine 22 ans, après la mort de celui-ci, elle devient l'héritière du trône n'ayant pas à ce moment d'enfant.
Cependant elle sait qu’elle va devoir lutter contre les complots de palais.
Selon Aidan Marc Dodson et
Dyan Hilton, elle est donc peut-être obligée d’épouser Aÿ II,
véritable maître du pouvoir, qui prend le titre de Pharaon, mais on a pas de preuve irréfutable de cette union.
À partir d'après 1324, plus aucune trace
d'Ânkhesenamon ne subsiste.
Elle disparaît de la vie politique du jour au lendemain. Est-elle répudiée ? Est-elle tuée ?
Quand est-elle vraiment morte et où est-elle enterrée ?. Autant de questions sans réponse à aujourd'hui.
Il n'a pas été trouvé d'inscriptions qui prouvent que Toutankhamon et sa femme eurent des enfants.
Cependant, indépendamment de la momie de Toutânkhamon,
on a retrouvé dans le "trésor" de sa tombe, deux petits cercueils anthropoïdes avec des fœtus
momifiés,
deux filles de Toutânkhamon et de la Reine
Ânkhesenamon ?.
Le plus petit fait 25,75 cm de long et serait, selon le professeur Douglas Derry, un prématuré de cinq mois.
Le second fait 36,10 cm de long et serait toujours selon Derry mort au 7 mois de gestation.
Les recherches récentes dirigées par le professeur R.G.Harrison de l'université de Liverpool ont montré que
le bébé serait mort à la naissance et en février 2010, les résultats publiés des tests d'ADN (étude cité plus haut)
ont montré que les deux enfants sont presque certainement des filles de Toutankhamon.
Toutefois, l'étude ne permet pas de préciser qui était la mère, il n'y a que de forte présomption que ce fut
Ânkhesenamon.
Momie de Toutânkhamon
Sa sépulture
Sa tombe,
Certains spécialistes,
dont Carl Nicholas Reeves,
affirment que les objets qui y ont été trouvés n'étaient pas prévus audépart pour le jeune Roi, mais qu'ils ont été
déposés dans la tombe par son successeur le Pharaon
Aÿ II,
compte tenu de la mort rapide de Toutânkhamon. Entre autres preuves ils
avancent : Le masque funéraire et le sarcophage auraient été retouchés
pour être adaptés aux dimensions du Roi, des objets trouvés dans le tombeau
sont de fabrication identique à ceux venant d'Amarna
etc... Il est probable que l'entrée du caveau ait été cachée par les gravats provenant des tombes de
Ramsès V (1147-1143) et
Ramsès VI (1143-1136), le protégeant ainsi des éventuels
pillards, jusqu’à sa découverte par
Howard Carter.
Le tombeau se compose d'une entrée avec un escalier suivie d'un couloir
descendant qui mène à une antichambre rectangulaire. Sur le mur de droite de
celle-ci, des traces de creusement abandonné indiquent que cette pièce aurait
du être plus grande d'environ 2 mètres vers le Nord.
Pour d'autres détails sur le Roi voir les ouvrages de :
Jan Assmann :
- Tutanchamun und seine Zeit. pp. 24–33, Thomas Schneider, Mirco Hüneburg : MA’AT –
Archäologie Ägyptens, Heft 1. Books on Demand, Norderstedt, 2004.
- The murder of Tutankhamen : A 3000-year-old murder mystery, A true story, Putnam Pub Group, New York,
Mars 1998 - Weidenfeld & Nicolson, London, Avril 1998 - Phoenix, Avril 1999 - Berkley Publishing Group,
Mai 2005 - En Allemand, Der mordfall Tutanchamun, eine wahre geschichte, Piper, Février 2000 -
En Français, Le meurtre de Toutânkhamon, J.C. Lattès, Paris, 1999 - LGF, Livre de Poche, Novembre 2002.
Howard Carter et
Arthur Cruttenden Mace :
- The Tomb of Tut-Ankh-Amen, 3 vol., Cassell, London, 1923, 1927, 1930 et 1933 - Odkrycie grobowca Tutanchamona, Warsaw,
(posthume) 1997 - En Allemand, Tutenchamun, Ein ägyptisches Königsgrab, Bde 3, Leipzig, 1927.
- Toutânkhamon, le trésor, Collection : Hors série Découvertes, Gallimard, Paris, 2000.
Christiane Desroches Noblecourt :
- Toutânkhamon, Éditions Pygmalion, Paris, 1999.
Rosemarie Drenkhahn :
- Eine Umbettung Tutanchamuns ?, pp. 29–37,
MDAIK
39, Philipp von Zaber, Mainz, 1983.
- Tutanchamun als Jäger, pp. 49–50,
GM 61, Göttingen, 1983.
- Tutankhamun at Karnak, pp. 1–11,
MDAIK 44, Philipp von Zabern, Mainz, 1988.
Marianne Eaton-Krauss et Jacobus van Dijk :
- Tutankhamun at Memphis, pp. 35–41,
MDAIK 42, Philipp von Zabern, Mainz, 1986.
Iorwerth Eiddon Stephen Edwards et Lord Trevelyan :
- The treasures of Tutankhamun, The Viking press, New York, 1973 et 1974 - Ballantine Books, 1976 and 1977.
Iorwerth Eiddon Stephen Edwards et Harry Burton, Lee Boltin
et Robert Bré :
- Tutankhamun, His tomb and its treasures, Metropolitan Museum of Art, Random House Inc (T),
New York, 1976 - En Français, Toutankhamon : Sa tombe et ses trésors, Seghers, 1978.
Christine El Mahdy :
- Tutanchamun, Leben und Sterben des jungen Pharao, Goldmann, München, 2004.
- D'Akhénaton à Toutânkhamon, CIAIA 3,
Lyon, Paris, 1998 et Institut d'Archéologie et d'Histoire Antiquité, 2000.
- La parenté de Toutânkhamon, pp. 32-48,
BSFE 155, Octobre 2002.
- Toutânkhamon, Collection : Splendeurs, édition Molière, Juillet 2000.
- The treasures of Tutankhamun, Carlton Books Ltd, Août 2006 - Andre Deutsch Ltd, London, Octobre 2006 -
Whitman Publishing, Septembre 2006 - En Français, Les trésors de Toutânkhamon, Traduction de Odette Grille,
Readers’s Digest Publication, Octobre 2006.
Michael Höveler-Müller, Maja Nielsen,
Magdalene Krumbeck, Peter Palm et Edgar Bruno Pusch :
- Tutanchamun : Das vergessene Königsgrab, Gerstenberg, Hildesheim, 2006.
Thomas Hoving :
- The search for Tutankhamun: The untold story of adventure and intrigue surrounding the greatest modern archeological find,
Simon & Schuster, New York, Octobre 1978.
- Toutânkhamon, Collection : Berceaux de l'histoire, Gründ, Août 2000 - Friedman/Fairfax, New York, Septembre 2000.
- Tutankhamun, treasures of ancient Egypt, White Star, May 2006 - White Star, De Luxe édition, Octobre 2007.
- Toutânkhamon : Vie, mort et découverte d'un pharaon, Editions Errance, Paris, Mai 2003.
- Echnaton – Tutanchamun : Daten, fakten, literatur, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, Décembre, 1993.
Filmographie
- Toutankhamon, Réalisation : Christopher Rowley,
- The mystery of Toutankhamon / Toutankhamon : Une mort mystérieuse, Réalisation : Peter Spry-Leverton,
- Les secrets du trésor de Toutankhamon : Texte et
direction scientifique de Christiane Desroches Noblecourt, Réalisation : Michel François,
- Rois et reines d'Egypte : Sur les pas des grands pharaons, Réalisation : History channel,

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Pour plus de détails voir l'article sur :
La tombe KV62
Bibliographie


Vidéo VHS, Éditeur : Cinenova Productions, 1993.
Vidéo VHS, Éditeur: Discovery communications, Inc., Etats-Unis, 1998.
DVD vidéo, Éditeur : Editions Montparnasse / Dovida Prod, Paris, 2004.
DVD vidéo, Éditeur : Polygram direct et History channel cop, 2008.