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Ruines du site de Mycènes
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La situation de
Mycènes,
qui domine à la fois la mer et l'Argolide, lui permet de contrôler le commerce
dans une grande partie de la mer Égée. D'après la légende, deux dynasties se
seraient succédé sur son trône, celle des Perséides, qui auraient soumis les
Pélasges, puis celle des Pélopides ou des Atrides. La Grèce Mycénienne est
divisée en royaumes, chacun d'entre eux étant dirigé par un Roi, appelé
wa-na-ka. La légende fait régner vers 1200, le Roi
Agamemnon. Les autres
grandes cités autour de
Mycènes sont : Tirynthe
et Pylos dans le Péloponnèse et
Athènes et Iolkos sur la côte de
Thessalie. Les Mycéniens, attirés par ses richesses, envahissent la
Crête et finissent de ruiner l'empire
Minoen déjà sur le déclin. Puis, ils poussent jusqu'à
Chypre. En plus de la
Crête, d'autres îles de la mer Égée, comme dans les Cyclades et
Rhodes, verront l'implantation des Mycéniens.
On retrouve aussi leurs traces dans des sites en
Asie Mineure et des objets Mycéniens sont retrouvés même en Europe centrale et jusque dans les Îles Britanniques.
L’écriture Mycénienne, est appelé "Linéaire B" c'est une variante de l'écriture
Grecque primitive issue du Linéaire A des
Minoens. L'analyse linguistique
des textes en linéaire B amalgame la langue Mycénienne à des dialectes Grecs des
époques ultérieures. Le monde Mycénien va connaître une disparition assez
brutale, dont on ignore réellement la cause, ce qui aura pour effet de plonger
la Grèce dans des âges sombres, qui vont durer quatre siècles. Cette civilisation a été
révélée à la fin du XIXe siècle par les fouilles d'Heinrich Schliemann à
Mycènes
en 1874 et Tirynthe
en 1886. Schliemann pensait avoir retrouvé le monde décrit
par Homère dans l'Iliade et l'Odyssée. Dans une tombe de
Mycènes,
il a mis au jour un masque en or qu'il identifia au Roi
Agamemnon. Il faudra
attendre les recherches d'Arthur Evans, au début du XXe siècle, pour que le
monde Mycénien soit reconnu comme entités par rapport au monde
Minoen de Schliemann.
Aucune source écrite provenant d'un site Mycénien ne nous a
indiqué comment ce peuple se nommait lui-même.
L'histoire.......
On appelle cette civilisation Mycénienne
car la plus importante des cités était
Mycènes. Malgré la légende et la puissance de la ville, il semble impossible que l’ensemble de la Grèce ait été
gouverné par un souverain unique durant cette période. Rien ne prouve non plus
que celle-ci ait formé une seule communauté ethnique ou linguistique. La
chronologie de la civilisation Mycénienne a été attestée par Arne Furumark, en se basant sur
la typologie des objets découverts sur les sites fouillés. Cette classification
est très controversée par quelques spécialistes mais reste encore utilisée
aujourd'hui. On emploie pour ces périodes le terme : Helladique Récent (HR).
- 1550–1500 : Helladique Récent I - tombes A et
B de Mycènes,
- 1500–1450 : Helladique Récent II A,
- 1450–1425 : Helladique Récent II B - arrivée probable des Mycéniens à
Cnossos ?,
- 1425–1380 : Helladique Récent III A1 -
destruction de
Cnossos, début des palais Mycéniens, archives en
linéaire B de
Pylos
- 1380–1300 : Helladique Récent III A2 - apogée
de la construction des palais Mycéniens,
- 1300–1250 : Helladique Récent III B1 -
expansion et apogée de la civilisation Mycénienne,
- 1250–1200 : Helladique Récent III B2 -
destruction des palais Mycéniens, archives de
Cnossos,
- 1200–1125 : Helladique Récent III C1,
- 1125–1100 : Helladique Récent III C2.
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Masques en or provenant
de tombes royales
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Le monde
Mycénien est constitué d'une multitude de petits royaumes qui forment un
ensemble de peuples, ancêtres des
Achéens, des
Ioniens, etc... Ces petits royaumes vont rivaliser par leur richesse. Homère dans l'Iliade, divise la Grèce
en plusieurs États :
Argos, Athènes,
Mycènes,
Pylos,
Orchomène,
Tirynthe,
Cnossos qui sont attestés par
l'archéologie et les textes en
linéaire B, mais il faut peut-être rajouter
Sparte et Ithaque.
Mycènes est le plus prestigieux,
d'où sa place privilégier dans l'épopée Grecque. L'organisation politique générale du monde Mycénien n'est pas connue avec
certitude. Nous sommes renseignés sur l'organisation intérieure des royaumes par les archives de
Pylos et
Cnossos en linéaire B, qui
révèlent une organisation économique complexe et centralisé autour des palais. Les
Rois Mycéniens exercent leur pouvoir militaire, juridique et religieux sur des
grands territoires, les te-me-no (ou Témenos, en Grec :
Témenos
ou Tέμενος), possédant de bonnes
récoltes, des troupeaux, mais aussi sur la production et le commerce des métaux.
Chaque souverain constituait sa cour d'officiers (Chevaliers ou compagnons) les e-qe-ta (ou Equetai),
de dignitaires les te-re-ta (ou Telestai), d'Aristocrates et de fonctionnaires.
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Dame de Mycènes, fresque du XIIIe siècle retrouvée à Mycènes
représentant une Déesse - Musée national archéologique d'Athènes
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Il était secondé par le
ra-wa-ke-ta (ou Lawagetas), sans doute le chef de l'armée. Le royaume de
Pylos était divisé en deux grandes provinces :
La de-we-ra ka-ra-i-ja, la province proche, autour de
Pylos et la Pe-ra-ko-ra-i-ja, la
province éloignée. Pour diriger les districts qui faisait la sous division d'un royaume, le Roi nommait un gouverneur
le ko-re-te (ou Koreter) et un sous-gouverneur le
pro-ko-re-te (ou Prokoreter).
Mycènes,
comme le feront les Romains plus tard, s'était reliée aux autres cités par un
réseau de routes. La ville dominait à la fois une partie de la mer Égée et
l'Argolide, ce qui lui permettait de contrôler le commerce. Son économie
reposait sur l'agriculture et le tribut que versaient les royaumes assujettis.
Les paiements se faisaient sous la forme de bovins et d'étoffes. À part
Mycènes les royaumes important étaient
Athènes,
Pylos,
Tirynthe et
Thèbes.
Vers 1450, les Mycéniens envahissent le centre de
la Crête et la ville de
Cnossos est occupée.
Ils vont prendre, de ce fait, le contrôle sur la mer Égée
ce qui va leur permettre d’étendre leur puissance au premier rang des peuples de
la Méditerranée orientale. L'influence des
Minoens sur les Mycéniens va être
importante, ils vont en premier lieu adopter leur écriture, le linéaire B. Les
palais permettaient le stockage des productions de coton, de lin pour les
vêtements, de céréales (Blé et l'orge), d'oliviers, de figuiers, de vigne et d'huile qui étaient
échangés contre des matières premières absentes du territoire telles que l'étain
pour la fabrication des armes.
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Couronne et masque provenant de tombes royale

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L'élevage était surtout axé sur les moutons et
les chèvres. On sait aussi par des découvertes archéologiques
que les Mycéniens possédaient des industries dans le domaine des parfums (Huile
parfumée à la rose, à la sauge, etc...) et du bronze (Fabrication d'épées). Mais
également des ateliers dépendants du palais qui comprenaient des ivoiriers, des
orfèvres, des potiers. L'industrie textile était l'un des principaux secteurs de
l'économie Mycénienne.
Les tablettes de
Cnossos permettent de suivre
toute la chaîne de production, des troupeaux de moutons au stockage des produits
finis dans les magasins du palais. Le palais de
Pylos comptait environ 550
ouvrières du textile et près de 900 à
Cnossos.
L'influence commerciale des Mycéniens était très grande puisque l'on sait qu'ils commerçaient avec
Chypre,
l'Égypte,
des cités en Asie Mineure comme
Milet,
Halicarnasse ou Cnide, jusqu'à
des îles comme Lemnos ou Cythère. On a retrouvé leurs poteries jusqu'en
Syrie et
Palestine, mais aussi plus à
l'Ouest en Sicile, ou même en Europe Centrale et jusqu'en Grande-Bretagne. De grandes jarres ayant contenu de l'huile
ont été retrouvées à Thèbes, en Béotie.
Nous disposons de peu d'informations sur le circuit de distribution des textiles, on sait juste
que les tissus fins partaient pour l'Égypte.
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Vase à étrier Mycénien trouvé à Ougarit,
XIIIe siècle - Musée du Louvre
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Les Mycéniens, témoignent d'originalité dans leur architecture, ils vont construire
de nombreux monuments à Argos, Dendra,
Mycènes,
Pylos et
Tirynthe. Les principales villes Mycéniennes
seront toutes fortifiées. À côtés de ces citadelles, on a aussi trouvé des forteresses, servant sans doute
au contrôle militaire des territoires. Les plus beaux palais Mycéniens étaient
semble t-il ceux de Mycènes,
Pylos et
Tirynthe. Sur le plan architectural,
ils ont hérité des palais
Minoens, mais aussi de
l'influence des grandes résidences bâties en Grèce continentale. Le cœur du
palais est le mégaron qui est la salle du trône entouré de quatre colonnes. Ils
sont organisés autour d'un ensemble de cours ouvrant sur plusieurs salles de
différentes dimensions, dont des magasins, des ateliers, des salles de réception
et de résidence. Les palais Mycéniens ont livré un mobilier important, ainsi que
des fresques peintes.
Le déclin et la fin
Malgré
sa puissance, le monde Mycénien va connaître une disparition relativement brutale sans que l'on ne puisse en
expliquer précisément les raisons. La fin de la suprématie Mycénienne pose beaucoup de problèmes qui ne sont
toujours pas résolus, du point de vue chronologique et de l’interprétation des
événements. Des recherches récentes à
Mycènes et Thèbes nous ont appris qu'il
subit un premier choc vers 1280 (HR III B1). À partir de cette date, en peu de temps,
tous les palais du Sud de la Grèce sont brûlés, y compris celui de
Mycènes. Les habitations hors de la ville de
Mycènes vont être détruites, le palais de
Thèbes est ravagé. Puis vers 1200 (HR III C), les grands palais sont détruits :
Mycènes,
Pylos,
Tirynthe. La période voit une baisse
importante du nombre de sites en Grèce, 9/10e des sites de Béotie disparaissent, 2/3 en Argolide. Quelles sont
les causes du déclin de la civilisation Mycénienne à cette période ? Plusieurs
hypothèses ont été avancées concernant cette disparition de "l'Empire".
Ces faits étaient traditionnellement attribués aux invasions des Doriens, des Grecs du Nord, bien que
beaucoup d'historiens doutent maintenant que cette invasion eut lieu.
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Fresque
de Mycènes représentant un bouclier symbole de la Déesse de la guerre -
Musée national archéologique d'Athènes

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En fait les causes peuvent être à la fois :
• Externes du fait de facteurs naturels comme le changement climatique,
des tremblements de terre qui sont peut-être l'origine du déplacement de sources
d'eau et des populations, bien que ces propositions soient aujourd'hui rejetées
en masse. Amos Nur fait pourtant valoir que les tremblements de terre ont joués
un rôle majeur dans la destruction de
Mycènes et de nombreuses autres villes à la fin de l'âge du Bronze. Une autre théorie est qu'il se serait
produit une grande et longue sécheresse qui aurait causé le déclin de
Mycènes, mais il n'y a pas de
preuve climatologiques de ces faits.
• Externes du fait de raids de nouvelles
populations comme effectivement les Doriens ?. Mais
cette proposition est elle aussi désormais écartée par beaucoup de spécialistes.
On sait aujourd'hui que les Doriens étaient déjà présents en Grèce continentale
auparavant. Une autre hypothèse encore est
que la fin du palais de Mycènes,
lieu du pouvoir de la cité, est liée aux
"Peuples de la mer".
Les populations qui ont été la cause de la destruction de
l'Empire
Hittite et des attaques sur la
XIXe, puis
XXe dynasties
de l'Égypte. Ceux-ci
rasant les grandes villes d'orient, auraient empêché tout commerce. L'économie Mycénienne, ne reposant que sur les échanges,
se serait d'un coup écroulée. Les palais sans aucun revenu auraient été dans
l'impossibilité de faire face à cette crise.
• Internes, au cours de conflits sociaux une administration trop centralisée
et trop rigide aurait été incapable de surmonter de nouvelles crises.
Les couches sociales les plus défavorisées auraient rejeté le système palatial qui finit par
s'appauvrir à la fin de l’Helladique Récent. Cette hypothèse rejoint parfois la précédente.
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Art Mycénien

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L'hypothèse interne est renforcée par le
fait que dans les tablettes Mycéniennes, le nom du magistrat chargé de
l'administration des villages change et devient une forme ancienne d'un nom dont
aurait pu dériver le titre d'archonte (Roi-Prêtre de la Grèce archaïque). Ce qui signifierait que
l'administration Mycénienne se désintégra au point que les citoyens ne reconnurent plus que les
magistrats locaux comme souverains et autorité suprême. D'un autre côté l'hypothèse externe est,
elle, basée sur le fait que l'on constate à cette époque, que beaucoup
d'étrangers parlant le Grec Dorique entrent en Grèce. Par ailleurs, certaines
populations Mycéniennes, qui plus tard parleront un dialecte Dorien, quittent la
superstructure Mycénienne et s'installent dans de nombreuses régions
anciennement contrôlées par elle et les populations déplacées échappent aux pouvoir Mycénien.
En fait, plusieurs facteurs se sont sûrement conjugués, car aucune preuve
concluante n'a été avancée pour confirmer que telle ou telle théorie est la
raison pour laquelle la citadelle Mycénienne et d'autres autour d'elle sont
tombées à cette époque. Ce que l'on constate de sur c'est qu'à cette période
appelé "submycénien",
Mycènes n'était plus une grande puissance. Ses céramiques et leurs styles décoratifs ont été
changés rapidement. L'artisanat et l'art ont nettement diminué. La citadelle a été abandonnée à la
fin du XIIe siècle, du fait qu'elle n'était plus un lieu stratégique et était
trop éloignée de la cité. Quoi qu'il en soit le riche monde Mycénien ne se
relèvera jamais quand les sites de Mycènes et de
Tirynthe
seront détruits. Toute la Grèce va en subir les conséquences ouvrant la période des "âges sombres",
qui va durer pendant quatre siècles.
Bibliographie
Pour d'autres détails sur les
Mycéniens voir les ouvrages de :
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
John Chadwick :
- The Mycenaean World, Cambridge University Press, 1976.
- Le Ddéchiffrement du Linéaire B, Gallimard, Paris, 1983.
- Corpus of Mycenaean inscriptions from Knossos, 4 vol., Cambridge University Press, 1987–1999.
John Chadwick et Michael Ventris :
- Documents in Mycenæan Greek, Cambridge University Press, 1955, 1974 (2e édition).
Léonard Cottrell :
- Civilisations disparues, Flammarion, Paris, 1974.
Pascal Darcque :
- Les Mycéniens, Éditions Faton, Dijon, 1994.
Jan Driessen et Alexandre Farnoux :
- La Crète Mycénienne : Actes de la table ronde internationale organisée par l'École Française d'Athènes, 26-28 mars 1991,
École Française d'Athènes, Athènes, 1997 - De Boccard-Diffusion, Paris, 1997.
Maitland A.Edey :
- Antiques civilisations Egéennes, Time-Life International, Nederland, 1975.
Alexandre Farnoux :
- Les Mycéniens : Des Grecs du IIe millénaire, Faton, Dijon, 1994.
Arne Furumark :
- The Chronology of Mycenaean pottery, vol.I, K. Vitterhets, historie och antikvitets akademien, Stockholm, 1941.
- The Mycenaean pottery, analysis and classification, vol. II, Kungl. Vitterhets, historie och antikvitets akademien,
Stockholm, 1941. Ces deux volumes ont été réédités sous le nom : Mycenaean pottery, 1972-1992.
Reynold Higgins :
- L'art de la Crète et de Mycènes, Thames & Hudson, Londres, 1995 (1ère édition 1967).
Francis Joannès :
- Les premières civilisations : De la Grèce mycénienne à l'Indus, Collection : Universitaire,
Belin, Avril 2006.
Laurence Lhommedet et Claude Merle :
- Le monde Grec : Des Mycéniens à Alexandre le Grand, Éditions Autrement, Paris, 2001.
Friedrich Matz :
- Le monde Egéen : Troie, Crète, Mycènes, Correa, Buchet/Chastel, Paris, 1956.
Isabelle Ozanne :
- Les Mycéniens, paysans, pillards et poètes, Errance, Paris, 1990 - Collection : Civilisations U,
Armand Colin, Paris, 1992.
Jean-Claude Poursat :
- Les ivoires Mycéniens : Essai sur la formation d'un art Mycémien, École Française d'Athènes, Athènes, 1977
Stefan Przeworski :
- Les problèmes Mycéniens et les textes Hittites. II, Sumptibus Pol. soc. philologae, Leopoli, 1925.
Henri Van Effenterre :
- Mycènes, vie et mort d'une civilisation : La seconde fin du monde, Editions Errance, Paris, 1985.
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