![]() |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |||
|
|
Pour plus de détails voir aussi : Les Guerres Médiques |
|
La Bataille de Marathon
|
|
|
Le
Roi Perse
Darius I (522/1-486)
avait pour projet d'attaquer Athènes
et Érétrie par la mer. En 490, l'armée
Perse,
dirigée par les généraux Artapherne, pour l'armée de terre et Datis pour la
flotte, traversent la mer Égée et se dirigent sur l'Attique avec 600 navires
et entre 25 000 et 50 000 soldats. L'armée
Perse
atteint la pointe Sud de l'Eubée, ravage Érétrie et déporte la population près de
Suse.
En septembre 490, elle débarque, sur les conseils de l'ancien Tyran
d'Athènes,
Hippias
(527-510), sur la côte orientale, sur la plage qui borde la plaine de Marathon,
à environ quarante kilomètres d'Athènes
qui doit affronter seule l'envahisseur.
|
||
|
Le 13 septembre les Perses décident d'attaquer Athènes par terre et par mer. Une partie des troupes Achéménides, y compris la cavalerie, monte à bord de navires, avec pour objectif de débarquer à Phalère (Un des trois ports d'Athènes) afin d'atteindre rapidement l'Acropole. Les troupes restantes, à peu près 21 000 hommes, franchissent alors le Charadra (Petite rivière qui traverse la plaine de Marathon) afin d'empêcher les troupes Athéniennes de revenir pour secourir leur cité. Celles-ci, avec leurs alliés Platéens, occupent deux petites hauteurs, le Pentélique et le Parnès et attendent les renforts promis par Sparte. Ces derniers ne venant pas et la situation évoluant à leur désavantage, les Athéniens n'ont plus le choix. Ils doivent affronter les Perses dans la plaine de |
Marathon, puis, s'ils sont vainqueurs, arriver à Athènes avant les navires ennemis pour protéger la cité. Miltiade, connaissait la faiblesse de l'armée Perse pour avoir combattu avec eux, en 512, lors de l'offensive contre les Scythes. L'armement Perse ne permettait pas les combats au corps à corps, car ils étaient équipés avec des boucliers en osier et des piques courtes. Contrairement à celui des Grecs ou les hoplites, avec une épée ou une longue lance, étaient protégés par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières et des brassards en airain (bronze). De plus la technique de combat des hoplites en rangs serrés (La phalange) était un énorme avantage. Miltiade décide de prendre l'offensive avec le général Callimaque qui prend le commandement de l'aile droite et les Platéens à l'aile gauche. |
|
|
|
||
|
Selon la tradition, qu'Hérodote récuse, ce fut à cette occasion qu'un messager au nom de Philippidès courut annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. Il mourut d'épuisement en arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après quatre heures de course. Il eut tout juste eu le temps de prononcer un seul mot avant de s'effondrer : "Nenikamen" (ou Nenikikame), "Nous avons gagné". Son souvenir serait à l'origine de l'épreuve des Jeux Olympiques moderne, le marathon. Pour l'armée Grecque vainqueur, le travail n'était pas terminé. En effet la seconde offensive des Perses, qui visait la cité, avec l'attaque des meilleurs éléments de leur armée était en route. |
La flotte
Perse avait
besoin d'une dizaine d'heures pour doubler le cap Sounion et atteindre
Phalère. Juste après la bataille, par une marche forcée de sept ou huit
heures, les hoplites Grecs
arrivent environ une heure avant la flotte ennemie.
Les Perses
voyant la ville largement en état de défense, constatent l'échec de leur manœuvre,
renoncent à débarquer et rentrent en Asie. Ce qui met fin à la
Première Guerre Médique.
Darius I voulait préparer sa revanche et une nouvelle expédition. Mais, en 486, les
paysans Égyptiens
dirigés par le
Satrape,
Aryandès (ou Ariandes) de Memphis,
se révoltent, ce qui occupa les derniers mois de
Darius I,
qui meurt la même année. |
|
|
| ||
|
|
|
La Bataille des Thermopyles
|
||
|
Léonidas,
se voyant perdu, décide alors de se sacrifier avec les 300
hoplites
Spartiates,
ainsi que 700 soldats de Thespies (Cité de Béotie), pour laisser à l'armée
Grecque le temps de se retirer en bon ordre et d'organiser sa défense. Les 400 combattants de
Thèbes
(Peut-être des otages) avaient aussi reçu l'ordre de participer à cette défense, mais selon
Peter Connoly, ils désertent. Durant 3 jours, les 18/19/et 20 aout, les Grecs résistent
héroïquement autour du Roi Spartiate
et tiennent en échec l'armée
Perse toute entière. Exaltés, ces héroïques soldats parviennent même à
pénétrer dans l'enceinte du camp ennemi, mais en vain. Ils sont tous
finalement massacrés sur ordre de
Xerxès I, mais ce sacrifice permet aux Grecs de poursuivre leur lutte de libération.
Quelques sources ont perpétué cet exploit insensé, ce sacrifice et cet acte
patriotique. Cette bataille devient même l'emblème de la résistance Grecque
à l'envahisseur. Au sommet du Kolonós, théâtre de l'ultime résistance
Spartiate,
sur lequel est érigé un mausolée, une inscription du poète Simonide de Céos
(556-467), commémore cette action : " Passant,
va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois".
| ||
|
|
|
| |||||||