Les Achéens et les Mycéniens

Les  batailles  de :
Marathon    et  des  Thermopyles

La Guerre du Péloponnèse

 

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 Pour plus de détails voir aussi : Les Guerres Médiques

 

La  Bataille  de  Marathon
490

La Bataille des Thermopyles

   Le Roi Perse Darius I (522/1-486) avait pour projet d'attaquer Athènes et Érétrie par la mer. En 490, l'armée Perse, dirigée par les généraux Artapherne, pour l'armée de terre et Datis pour la flotte, traversent la mer Égée et se dirigent sur l'Attique avec 600 navires et entre 25 000 et 50 000 soldats. L'armée Perse atteint la pointe Sud de l'Eubée, ravage Érétrie et déporte la population près de Suse. En septembre 490, elle débarque, sur les conseils de l'ancien Tyran d'Athènes, Hippias (527-510), sur la côte orientale, sur la plage qui borde la plaine de Marathon, à environ quarante kilomètres d'Athènes qui doit affronter seule l'envahisseur.
 
   Les Athéniens n'attendent pas l'ennemi derrière leurs remparts. Conduits par le stratège Miltiade (540-489), les hoplites Athéniens et Platéens, soit environ 11 000 hommes, décident de se rendent au devant des Perses. La rencontre entre les deux armées a lieu dans la plaine de Marathon. Les chiffres sur les effectifs de chaque côté sont toujours sujets à discussion. Selon Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425), l'armée Perse se composait de 100 000 hommes et l'armée Grecque de 11 000 (Dont 10 000 Athéniens). Les Spartiates ne devaient arriver qu'après la bataille.
 

   Le 13 septembre les Perses décident d'attaquer Athènes par terre et par mer. Une partie des troupes Achéménides, y compris la cavalerie, monte à bord de navires, avec pour objectif de débarquer à Phalère (Un des trois ports d'Athènes) afin d'atteindre rapidement l'Acropole. Les troupes restantes, à peu près 21 000 hommes, franchissent alors le Charadra (Petite rivière qui traverse la plaine de Marathon) afin d'empêcher les troupes Athéniennes de revenir pour secourir leur cité. Celles-ci, avec leurs alliés Platéens, occupent deux petites hauteurs, le Pentélique et le Parnès et attendent les renforts promis par Sparte. Ces derniers ne venant pas et la situation évoluant à leur désavantage, les Athéniens n'ont plus le choix. Ils doivent affronter les Perses dans la plaine de

Marathon, puis, s'ils sont vainqueurs, arriver à Athènes avant les navires ennemis pour protéger la cité. Miltiade, connaissait la faiblesse de l'armée Perse pour avoir combattu avec eux, en 512, lors de l'offensive contre les Scythes. L'armement Perse ne permettait pas les combats au corps à corps, car ils étaient équipés avec des boucliers en osier et des piques courtes. Contrairement à celui des Grecs ou les hoplites, avec une épée ou une longue lance, étaient protégés par un casque, un bouclier, une cuirasse, des jambières et des brassards en airain (bronze). De plus la technique de combat des hoplites en rangs serrés (La phalange) était un énorme avantage. Miltiade décide de prendre l'offensive avec le général Callimaque qui prend le commandement de l'aile droite et les Platéens à l'aile gauche.

 
   Pour faire face à l'ennemi très supérieur en nombre, les Athéniens doivent réduire leur force au centre pour la concentrer sur les ailes. Les Perses, eux, ont pour tactique d'enfoncer ce centre Athénien. Un intervalle de 1480 mètres (Huit stades) sépare les deux armées. Les Athéniens franchissent les premiers cet espace et l'affrontement commence. Sur ce dernier point les historiens contemporains ne sont pas d'accord avec leurs collègues de l'antiquité. Ils pensent qu'il est improbable, au vu de la lourdeur de l'équipement des hoplites, que ceux-ci effectuent une charge de près de 1500 mètres.
 
   Comme prévu, après un long combat, les Perses et les Saces qui composaient leur centre, enfoncent le fragile centre Athénien et poursuivent les fuyards vers l'intérieur des terres. Dans le même temps, Callimaque et les Platéens, remportent la victoire sur les deux ailes de l'armée Perse, composées de troupes éparses qui se disloquent pour rejoindre leurs navires. Les Grecs laissent alors fuir l'ennemi et se retournent contre les Perses et les Saces, qui avaient rompu le centre, dans une parfaite manœuvre de tenaille et les mettent en déroute. Les Perses s'enfuient pour regagner leurs navires mais les Athéniens les poursuivent. Au total environ 6 400 Perses sont tués, la plupart noyés en s'enfuyant et sept navires sont détruits, tandis que les Athéniens ne perdent que 192 soldats (Dont Callimaque).

 

   Selon la tradition, qu'Hérodote récuse, ce fut à cette occasion qu'un messager au nom de Philippidès courut annoncer la victoire aux habitants d'Athènes. Il mourut d'épuisement en arrivant sur l'Agora, au pied de l'Acropole, après quatre heures de course. Il eut tout juste eu le temps de prononcer un seul mot avant de s'effondrer : "Nenikamen" (ou Nenikikame), "Nous avons gagné". Son souvenir serait à l'origine de l'épreuve des Jeux Olympiques moderne, le marathon. Pour l'armée Grecque vainqueur, le travail n'était pas terminé. En effet la seconde offensive des Perses, qui visait la cité, avec l'attaque des meilleurs éléments de leur armée était en route.

   La flotte Perse avait besoin d'une dizaine d'heures pour doubler le cap Sounion et atteindre Phalère. Juste après la bataille, par une marche forcée de sept ou huit heures, les hoplites Grecs arrivent environ une heure avant la flotte ennemie. Les Perses voyant la ville largement en état de défense, constatent l'échec de leur manœuvre, renoncent à débarquer et rentrent en Asie. Ce qui met fin à la Première Guerre Médique. Darius I voulait préparer sa revanche et une nouvelle expédition. Mais, en 486, les paysans Égyptiens dirigés par le Satrape, Aryandès (ou Ariandes) de Memphis, se révoltent, ce qui occupa les derniers mois de Darius I, qui meurt la même année.
 

 

Bibliographie

 
   Pour d'autres détails sur les Mycéniens voir les ouvrages de :
 
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Richard A.Billows :
- Marathon : How one battle changed Western civilization, Gerald Duckworth, Londres, 2010.
Arthur Boucher :
- Marathon, d'après Hérodote, Berger Levrault, Paris, nancy, 1920.
Patrice Brun :
- La bataille de Marathon, Larousse imprimerie, Paris, 2009.
Jean-Nicolas Corvisier :
- Guerre et société dans les mondes grecs (490-322 av.J.C), Armand Colin, Paris, 1999.
Peter Green :
- The Greco-Persian wars, University of California Press, Berkeley, 1996.
Peter Krentz :
- The Battle of Marathon, Yale University Press, New Haven, 2010.
Jacques Marseille et Guy Michel :
- Marathon : Grecs contre Perses, la victoire de la liberté, 490 av.J.C, Hachette, Paris, 1988.
Basile Petrákos :
- Marathon, The Archaeological Society at Athens, Athènes, 1996.
Johan Henrik Schreiner :
- Two battles and two bills : Marathon and the Athenian fleet, Norwegian institute at Athens, Athènes, 2004 - The University of Oslo, Oslo, Janvier 2004.
Nick Sekunda :
- Marathon, 490 BC : The first Persian invasion of Greece, Conn. : Praeger, Westport, 2005.

 


 

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La  Bataille  des  Thermopyles
Les 18/19/20 - 8 - 480

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Léonidas aux Thermopyles, par Jacques-Louis David (1814)


   La bataille des Thermopyles oppose une alliance des cités Grecques contre l'Empire Perse Achéménide. C'est l'un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire antique. Au printemps 480, l'immense armée Perse de Xerxès I (485-465) prend le départ. Les troupes à pied depuis leur base hivernale de Sardes (Lydie) et la flotte depuis Phocée (Voir carte Ionie). Elle passe par Abydos pour franchir les ponts de bateaux installés sur l'Hellespont. Au total, selon la tradition, ce passage dure sept jours et sept nuits. Ensuite l'armée se dirige vers Sestos, puis Doriscos où s'opère la jonction avec la flotte, puis elle envahit la Piérie. En août de la même année, le Roi de Sparte Léonidas (490-480) prend le commandement de la coalition Grecque et décide d'occuper le défilé des Thermopyles avec 7 000 hommes, tandis que la flotte Grecque commandée par Eurybiade prend position dans le canal d'Oréos, au Nord de l'Eubée.
 
   Ce défilé était le seul passage entre la Thessalie et la plaine de l'Attique, coincé entre la montagne et le golfe Maliaque. Les Perses, pour garder le contact avec leur flotte, doivent emprunter cette seule route importante qui passe par les Thermopyles "les Portes chaudes" (À cause des sources thermales qui s'y trouvent). Dans un premier temps les troupes de Léonidas tiennent fermement leur position en formation phalange dans le défilé. Ils repoussent plusieurs fois les Perses, leur infligeant de lourdes pertes, y compris aux fameux "Immortels", les troupes d'élites de Xerxès I. Mais Léonidas est trahi par un certain Éphialtès, fils d'Eurydémos de Malia, qui livre aux Perses un chemin, le sentier d'Anopée, qui permettait de contourner les Thermopyles et à une armée de se faufiler pour attaquer les Grecs à revers.
 


 

Dessin de Peter Connoly -
 Greece and Rome at War - London, 1981, p. 22

   Léonidas, se voyant perdu, décide alors de se sacrifier avec les 300 hoplites Spartiates, ainsi que 700 soldats de Thespies (Cité de Béotie), pour laisser à l'armée Grecque le temps de se retirer en bon ordre et d'organiser sa défense. Les 400 combattants de Thèbes (Peut-être des otages) avaient aussi reçu l'ordre de participer à cette défense, mais selon Peter Connoly, ils désertent. Durant 3 jours, les 18/19/et 20 aout, les Grecs résistent héroïquement autour du Roi Spartiate et tiennent en échec l'armée Perse toute entière. Exaltés, ces héroïques soldats parviennent même à pénétrer dans l'enceinte du camp ennemi, mais en vain. Ils sont tous finalement massacrés sur ordre de Xerxès I, mais ce sacrifice permet aux Grecs de poursuivre leur lutte de libération. Quelques sources ont perpétué cet exploit insensé, ce sacrifice et cet acte patriotique. Cette bataille devient même l'emblème de la résistance Grecque à l'envahisseur. Au sommet du Kolonós, théâtre de l'ultime résistance Spartiate, sur lequel est érigé un mausolée, une inscription du poète Simonide de Céos (556-467), commémore cette action : " Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéir à ses lois".
 
   Le défaite des Thermopyles rend la situation de la flotte Grecque intenable. Elle recule jusqu’au golfe Saronique, au cœur même du pays. Cette retraite livre à l’ennemi la Grèce centrale tout entière. Xerxès I reprend sa progression sur mer et sur terre afin de prendre Athènes. Les Perses pénètrent en Attique et s'avancent vers la cité. La ville ne possédant pas un système de défense assez puissant, Thémistocle décide d'évacuer la population vers Égine, Trézène et Salamine. La ville est ainsi abandonnée à l'exception de quelques centaines d'hommes qui souhaitaient défendre l'Acropole et qui le payent de leur vie. Les Perses prennent la ville, puis l'Acropole et mettent à sac la cité. La flotte des Athéniens était toujours intacte, à la demande de Thémistocle elle s'installe alors à Salamine où le 29 septembre 480, les navires Grecs écrasent la flotte Perse.   (Pour plus de détails voir : La bataille de Salamine).

 

Bibliographie

 
   Pour d'autres détails sur les Mycéniens voir les ouvrages de :
 
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Ernle Bradford :
- Thermopylae : The battle for the West, Da Capo press, New York, 1993.
Ernle Bradford et Wolfgang Crass :
- Leonidas : Held der Thermopylen, Ullstein, Frankfurt, Berlin, 1991.
Paul A.Cartledge :
- Thermopylae : The battle that changed the world, Overlook Press, Woodstock, 2006.
Jean-Nicolas Corvisier :
- Guerre et société dans les mondes grecs (490-322 av.J.C), Armand Colin, Paris, 1999.
Apostolos Basileiou Dascalakis :  
- Problèmes historiques autour de la bataille des Thermopyles, École Française d'Athènes, Éditions De Boccard, Paris, 1962.
Peter Green :
- The Greco-Persian wars, University of California Press, Berkeley, 1996.
Jean Malye :
- La véritable histoire de Sparte et de la bataille des Thermopyles, Belles lettres, Paris, 2007.
Rupert Matthews :
- The battle of Thermopylae : A campaign in context, Spellmout Publ., Staplehurst, 2006.
Luc Mary :
- Les Thermopyles : La plus célèbre bataille de l'Antiquité, Larousse imprimerie, Paris, 2011.
George John Szemler, William Joseph Cherf et John Christian Kraft :
- Thermopylai : Myth and Reality in 480 B.C, Ares, Chicago, 1996.

 

 

 

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