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Corinthe (En Grec : Kórinthos
Kórinthos ou Κόρινθος) est l'une
des plus importantes cités de la Grèce antique. Elle est mentionnée dans
l'Iliade où elle porte le nom d'Éphyre. Importante cité Dorienne, elle est restée longtemps sous la domination
d'Argos. Elle joue un rôle important dans le monde
Mycénien.
Elle fut la ville la plus puissante après
Sparte et surtout la plus peuplée et la plus riche.
Elle doit sa fortune à sa position sur l'isthme, à la croisée des routes terrestres et
maritimes, qui relie la Grèce du Nord (l'Attique et Athènes)
à la presqu'île du Péloponnèse et sépare la mer Ionienne de la mer Égée. De
chaque côté de l'isthme, les Corinthiens avaient construit deux ports artificiels : Léchée (ou Léchaion ou
Lékhaion Lékhaion) sur le Golfe de Corinthe et Cenchrées
(ou Cenchrææ ou Kenkhraiai Kenkhraiai) sur le Golfe Saronique.
Ceux-ci leur offraient une
situation stratégique en terme militaire, mais aussi commercial puisque situés
au carrefour de deux axes commerciaux, Nord-sud et Est-ouest, par lequel
arrivaient les marchandises de luxe d'Orient et les produits des colonies
occidentales. Sa région était fertile et il y était cultivé de la vigne et de
l’olivier. Corinthe était aussi une ville industrielle réputée pour ses
fabriques de produits de luxe : Les bronzes, les céramiques, les meubles et le
textile. Les petits vases Corinthiens serviront pour des parfums.
Ils sont parmi les plus colorés : Gravés et peints
en noir sur fond blanc, les motifs se composaient de griffons ou sphinx et de
frise. Son port principal, Léchée était éloigné de la ville et comme Le Pirée pour
Athènes, il était relié à la cité par la construction de Longs murs. L'Acrocorinthe
(Ακροκόρινθος
ou l'acropole) est la citadelle de l'ancienne Corinthe, elle dominait et
défendait l'isthme et abritait un temple d'Aphrodite. Cette forteresse naturelle
qui est pourvue de sources abondantes, était déjà occupée au Néolithique. Les
éléments de mobilier les plus anciens retrouvés sur le site, sont datés de 1000
/1100, tandis que les premières fortifications remontent au VIIe siècle.
L'apogée de la forteresse coïncide avec le rôle de Corinthe comme capitale de la
Ligue Achéenne.
L'histoire .......
Dans la mythologie,
Corinthe est associée à Sisyphe le fils d'Éole et d'Énarété, qui est le fondateur mythique de
la ville. C'est là que Médée, fille d'Éétès Roi de
Colchide et Jason, le fils
d'Éson Roi d'Iolcos (Thessalie), se
réfugient après que Médée ait organisé le meurtre de l'usurpateur Pélias. Celui-ci était le fils de Poséidon et
de Tyro et le fils adoptif de Créthée, Roi d'Iolcos. À la mort de Créthée, il s'était
emparé du trône qui revenait à son demi-frère Éson, le père de Jason.
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Casque de Guerre Corinthien -
Musée de Corinthe
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Après la dynastie légendaire des
Héraclides, Corinthe est occupée vers 700, par les Doriens. Ceux-ci, selon la
tradition, gouvernent la cité de 747 à 657 avec une oligarchie : Les Bacchiades (En Grec : Bakkhiadai
Bakkhiadai ou Βακχιάδαι).
Ces derniers étaient une famille de la noblesse
Dorienne, issue de Bacchis, le fils de Prumnis. C’était une aristocratie de
marchands et d’armateurs. C'est pendant cette période que sont fondées les
colonies de Corcyre et de Syracuse (en 733).
Améinoclès, qui est le plus ancien armateur
Grec connu, est un architecte naval originaire de Corinthe. La tradition en fait
le premier Grec à avoir construit, en 704 pour
Samos, des trières, un type de
galère qui deviendra le principal vaisseau de guerre aux Ve et IVe siècle. En 664, la première bataille navale
de l'histoire Grecque opposera Corinthe à Corcyre.
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Temple d’Apollon à Corinthe
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Cypsélos
(ou Kupselos ou Cypsèle,
en Grec : Kupselos, 657-627), devient archonte, polémarque, puis premier Tyran
de Corinthe. En 657, il entre en lutte contre l'Oligarchie. Il s’empare du
pouvoir en renversant le Bacchiade Démarate. Celui-ci aurait émigré en Étrurie
et serait le père du Roi de Rome Tarquin l'Ancien (616-579). La vie de Cypsélos
est entourée de mythes. Sa mère Labda la boiteuse appartenait aux Bacchiades.
Quand les Bacchiades apprirent de l'oracle de
Delphes que son fils deviendrait
le Tyran de la cité, ils décidèrent de le tuer.
Labda l'aurait alors dissimulé dans un réceptacle, une jarre ou un coffre.
Pausanias (Géographe
Grec, v.115-v.180) en donne une description détaillée (Livre V, 17, 5 sqq.) et rapporte que le
coffre décoré d'or et d'ivoire était encore exposé à Olympie bien des siècles
après. Cypsélos mène des campagnes militaires contre
Argos et Corcyre. Il était si
populaire qu'il n'avait pas besoin de gardes du corps. Il a trois enfants, dont
Périandre qui lui succède et qui compte parmi les
"Sept
Sages" de la Grèce. Cypsélos inaugure la dynastie appelée dynastie des Cypsélides.
Périandre
(En Grec : Periandre, 627-587) arrive au pouvoir en 627 et sa
première activité de Roi est la construction, sur l'isthme, d'un canal (ou d'une rampe,
Le diolkos ou dromos) qui permettait aux navires de passer du golfe de Corinthe au golfe Saronique
et ainsi d'éviter de contourner tout le Péloponnèse. Les rentrées d'argents perçus
sur les droits de passage permirent à Périandre de supprimer les impôts à
Corinthe. Il s'appuya sur la plèbe contre la noblesse et entreprit des
répressions violentes contre les Bacchiades. Il aurait fait castrer des garçons
qu'il aurait envoyé dans la colonie de Corcyre. Il favorise le commerce de
Corinthe. Il conquiert Épidaure à l'Est de Corinthe.
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Périandre copie d'un original
du IVe siècle Musée Pio-Clementino
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Il aide au traité de paix entre la
Lydie et
Milet.
Il épouse la fille de Proclès, Tyran d'Epidaure,
Mélissa, qu'il tue dans un accès de colère à cause d'une fausse accusation. Elle
lui avait donné deux fils, Cypsélos le jeune qui passe pour être simple d'esprit
et Lycophron, que Périandre exilera à Corcyre quand celui-ci lui reprochera la
mort de sa mère. Quand Lycophron réconcilié avec son père revint à Corinthe en
585, les habitants de la cité l'assassinèrent. C'est son neveu Psammétique
(587-583), fils de Gordias qui lui succède. À peine quatre ans après
son arrivée au pouvoir Psammétique est renversé avec l'aide des
Spartiates et un
gouvernement aristocratique (Oligarchique) s'établie à Corinthe.
Il comprenait une
Gérousia de 80 membres (10 par tribu). Chaque tribu nommait 9 bouleutes
et 1 Proboulos, les 8 Probouloï constituant un conseil supérieur
préparant les textes pour la Gérousia. Ce gouvernement entretient des relations amicales avec
Sparte et Athènes.
Corinthe dispose très rapidement d’une grande puissance navale. Le commerce des poteries et des
constructions navales contribuent à sa richesse. La cité fonde d’importantes
colonies outre Syracuse et Corcyre : Ambracie en
Épire, Anaktorion, Appolonie, Épidaure en
Illyrie, Leucade en Acarnanie et
Potidée en Chalcidique, avec lesquelles elle aura au début d’excellentes
relations commerciales (Potidée en est la principale).
Avec la montée de l'impérialisme
Athénien dans la seconde moitié du Ve siècle, les rapports avec la grande cité se détériorèrent.
Corinthe devient l'adversaire naturelle d'Athènes,
qui était sa rivale maritime et de ce fait elle s'allie avec
Sparte.
Le soutien qu'Athènes
va fournir aux colonies Corinthiennes révoltées provoquera la
Guerre du Péloponnèse en 431. Les
Corinthiens sont parmi les plus farouches adversaires
d'Athènes
pendant toute la guerre, bien qu'ils soient très éprouvés par la perte, de leur
flotte et de leurs colonies. Ils prennent part à la défense de Syracuse, attaquée par les
Athéniens lors de l'expédition de Sicile.
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Fontaine Pirène - Corinthe
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Toutefois en 395, Corinthe s’allie avec
Athènes,
Argos et
Thèbes soutenues par la
Perse, pour lutter
contre la domination tyrannique de
Sparte, mais cette alliance va
être vaincue. Cette guerre est appelée : Guerre de Corinthe,
elle dure de 395 à 386. Elle succède à la
Guerre du Péloponnèse. Elle est
provoquée par l'exaspération des cités Grecques soumises à la domination de
Sparte, qui, dès 400, étaient
entrée en conflit avec les
Perses. Sur terre, en 394, l'alliance est battue par les
Spartiates à Némée en amont de la rivière
du même nom, dans le Péloponnèse, puis à Coronée. Sur mer, en 394, le Général
Athénien Conon (444-390), devenu
le chef de la flotte
Perse, écrase la flotte
Spartiate à Cnide. Dans le même temps
l'Athénien,
Thrasybule (445-388)
commande une flotte qui soumet les îles de la mer Égée et les côtes de
l'Asie Mineure en imposant
des régimes démocratiques, comme à Byzance.
Il s'empare de
Lesbos et réussit
à faire entrer dans cette nouvelle confédération
Athénienne,
Clazomènes et
Thassos. Il est tué par les habitants d'Aspendos (ou Aspende)
qui ne voulaient pas payer le tribut à
Athènes, en 388.Certains
membres veulent quitter l'alliance et Athènes les
réprime trop sévèrement ce qui provoque la colère des autres alliés et un conflit dans le
conflit éclate. En 386, les
Perses, inquiets du redressement
trop rapide d'Athènes
et de l'appui que la cité apportait aux
Chypriotes révoltés, abandonnent leur soutien à l'alliance et préfèrent conclure avec Sparte une paix :
La paix du Roi ou paix
d'Antalcidas.
Elle proclamait le principe de l'autonomie de toutes les cités et faisait
revenir les villes Grecques d'Asie
Mineure sous la domination du Roi
Perse
Artaxerxès II Mnémon
(404-359). Cette paix, conclue avec l'aide de la
Perse, met fin à la guerre
de Corinthe. Athènes la perd, ce qui renforce
encore la supériorité de Sparte.
En 338, l'Athénien
Démosthène obtient une alliance
avec Thèbes
contre la Macédoine.
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Mosaïques "berger jouant de la
flute", retrouvée dans une villa Romaine de Corinthe - Musée de Corinthe
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Dans cette guerre
contre le Roi de
Macédoine
Philippe II (359-336), Corinthe
les rejoint pour soutenir la cause de la liberté Grecque. Malheureusement ils ne peuvent rien contre la
puissance des armées de>
Philippe II et ils sont
battus la même année à Chéronée et
Athènes doit subir la tutelle
Macédonienne.
Après la défaite c'est à Corinthe que
Philippe II convoque une
assemblée des cités Grecques afin de former une confédération sous contrôle
Macédonien.
La cité devient le centre à partir duquel s’exercera l’hégémonie
Macédonienne.
En 229, le Stratège Aratos de
Sicyone (271–213)
réussira à faire adhérer Corinthe à la
Ligue Achéenne, qui avec Mégare
en deviennent les villes principales.
Puis la cité reste sous son contrôle
Macédonien jusqu'à la victoire de
Flaminius (Homme politique et un général Romain, 228-174) en 198/196 sur le Roi de
Macédoine
Philippe V (221-179).
Corinthe est alors déclarée ville libre comme toutes les autres cités Grecques. Lors des
campagnes de Rome contre la
Ligue Achéenne,
ses richesses attirent les Romains et elle est mise à sac, en 146, par Mummius (Général Romain, Consul en
146), qui voulait venger les affronts dont avaient été victimes les ambassadeurs
Romains. Ses habitants furent massacrés ou réduits en esclavage. En 44, Corinthe
est reconstruite par Jules César (101-44) qui y établit une colonie Romaine et
en fait la capitale de la province d’Achaïe. Lorsque l'apôtre Paul de
Tarse (ou Saint Paul, 10-65 ap.J.C) se rendit dans la ville,
une centaine d'années plus tard, Corinthe était redevenue une cité florissante
et devint un évêché. Après son voyage, il écrivit aux Corinthiens deux lettres :
Les Épîtres aux Corinthiens, qui sont des livres du Nouveau Testament.
La Ligue de Corinthe
Sous le
nom de Ligue de Corinthe on désigne en fait dans la Grèce
Antique plusieurs Confédérations. La première et plus importante d'entre elles fut celle créée en 337 dans la ville de
Corinthe, après la bataille de Chéronée de 338 et qu'on
appelle également ligue des Hellènes ou Ligue Hellénistique. Cette défaite fut celle de la vaste coalition dirigée par
Athènes contre le Roi de
Macédoine,
Philippe II (359-336). Le Roi
Macédonien imposa alors une alliance
à laquelle toutes les cités Grecques furent contraintes d'adhérer à l'exception
de Sparte. Cette alliance sous contrôle
Macédonien, avait pour but de renforcer
l'hégémonie de Philippe II sur la Grèce.
Originellement ce fut plutôt un simple traité de paix commun entre les cités (ou koinè eirenè).
L'accord contenait :
- Une interdiction formelle d'intervenir par la force dans les constitutions des autres villes.
- Une interdiction de conflit entre les citées signataires.
- Une garantie de la liberté de navigation pour toutes les cités.
Toutefois cette alliance multi cités se transforma rapidement en une symmachie,
(Alliance entre deux villes, deux États) obéissant à un homme plutôt qu'à une cité. Elle fut poussée par
deux objectifs : Envahir
l'Empire Perse Achéménide,
sous le prétexte de venger les profanations des sanctuaires Grecs par ce dernier lors des
Guerres Médiques
(499-479) et garantir qu'aucune cité n'exercerait des actions contraires aux lois établies.
Philippe II se fit nommer général en chef (hégemon) de la ligue en
337. Grâce à ce poste, il essaya d'obtenir que la
Macédoine s'unisse à toute la Grèce
afin de mener une guerre commune contre l'Empire
Achéménide, cependant l'assassinat
du Roi Macédonien, va retarder
le projet. En 334, ce fut son fils et successeur,
Alexandre le Grand
(336-323) qui mit son plan à exécution. Des contingents de la Ligue de Corinthe firent partie de la campagne du
jeune souverain, qui se termina par la conquête de tout
l'Empire Perse Achéménide,
qui s'étendait du Nil à l'Indus.
Avec la mort d'Alexandre
la ligue disparut. Peu de temps car elle fut rétablie en 302 par les anciens Diadoques du Roi :
Antigonos I Monophtalmos
"Le borgne" (306-301) et son fils
Démétrios I Poliorcète
"Preneur de ville" (294-287), d'où son autre nom quelque fois de :
Ligue d'Antigonos Monophtalmos. Elle englobait à nouveau la plupart des Cités-États Grecques, à
l'exception de Sparte, de celles de la
Messénie et de la
Thessalie qui étaient dirigées contre
Cassandre
(Régent de Macédoine de 317 à 306/305 et Roi de Macédoine de 301 à 297) et les autres Diadoques.
Enfin une troisième Ligue fut créée en 224, par l'alliance de la
Ligue Achéenne
avec le Roi de Macédoine,
Antigonos III Dôson (229-221),
lors de la guerre contre le Roi de Sparte
Cléomènes III (235-222).
Ce conflit militaire fut mené entre 229/228 et 222 par
Sparte et son allié Élis contre la
Ligue Achéenne. La nouvelle Ligue, outre ces deux États, comptait aussi
parmi ces rangs : L'Épire,
la
Phocide, la Béotie dont
Thèbes,
l'Acarnanie et tous les Grecs sous contrôle
Macédonien (Les
Thessaliens et Eubéens).
La
Ligue subsistera jusqu'à la paix Romaine.
(Voir aussi :
Ligue Achéenne)
Bibliographie
Pour d'autres détails sur les
Mycéniens voir les ouvrages de :
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Robert Boulanger :
- Athènes, Corinthe, Mycènes, Delphes, Hachette, Paris, 1960.
César Fornis :
- La guerra de Corinto : Fuentes antiguas e historiografia moderna,
Archaeopress, Oxford, 2007.
- Grecia exhausta : Ensayo sobre la guerra de Corinto, Vandenhoeck & Ruprecht, Göttingen, 2008.
Hans-Joachim Gehrke :
- Stasis: Untersuchungen zu den inneren Kriegen in den griechischen Staaten des 5. und 4. Jahrhunderts v. Chr,
Vestigia 35, Beck, München, Janvier 1985.
Joseph Guillaumer :
- Commentaires sur la guerre de Corinthe, Éditeur inconnu, 1982.
Charles Daniel Hamilton :
- Sparta's bitter victories : Politics and diplomacy in the Corinthian war,
Cornell University Press, Ithaca, New York, 1979.
Savas E.Kasas, Elisabeth Michéli et Béatrice Detournay :
- Corinthe et ses environs dans l'Antiquité, Filmographiki, Athènes, 1976.
Philippe Lannois :
- À Athènes : Delphes, Corinthe, Mycènes, Épidaure, Hachette, Paris, 1985.
Ferdinand Nolte :
- Die historisch-politischen Voraussetzungen des Königsfriedens von 386 v. Chr,
Selbstverlag des Althistorischen Seminars der Universität Frankfurt a.M., Frankfurt
am Main, 1923 - Buch und Kunstdruckerei Bamberger Tagblatt, Bamberg, 1923.
Nicos Papahatzis :
- Corinthe antique : Les musées de Corinthe, Isthmia et Sicyone,
Ekdotike Athenon cop., Athènes, 1978.
John B.Salmon :
- Wealthy Corinth : A history of the city to 338 BC,
Clarendon Press, Oxford, 1984 - Oxford University Press, New York, 1984.
Petros G.Themelis :
- Ancient Corinth – The site and the museum, briefly illustrated archeological guide,
Editions Hannibal, Athènes, 1998.
Ralf Urban :
- Der Königsfrieden von 387/86 v. Chr. : Vorgeschichte, zustandekommen, Ergebnis und politische umsetzung,
F. Steiner, Stuttgart, 1991.
Édouard Will :
- Korinthiaka : Recherches sur l'histoire et la civilisation de Corinthe, des origines aux Guerres Médiques,
De Boccard, Paris, 1955.
James Wiseman :
- The land of the ancient Corinthians, P. Åström, Göteborg, 1978.
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