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L'île de Délos
(En Grec : Délos) fait partie de l'archipel
des Cyclades. Dans l'antiquité, elle à porté plusieurs noms : Cynthère, Lagia
(L'île aux lièvres), Ortygie (L'île aux cailles), Pélasgie, Prypile (Porte de
feu). Elle se situe en face de l'île de Rhénée, à proximité de Mykonos, à mi-chemin entre le continent
Grec d'un côté et de l'Ionie,
les îles de
Chios,
Samos, Rhodes et la
Crète
de l'autre côté. Elle est déjà habitée au IIIe millénaire
et très tôt elle est fréquentée par les
Crétois et les
Ioniens.
Le Mont Cynthe, qui est une montagne sacrée, est le point culminant de l'île (113 m) qui était
considérée comme l'île sacrée d'Apollon où il était censé être né.
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Le sanctuaire d'Apollon - Délos
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La mythologie raconte que Zeus
immobilisa cette île qui était flottante pour que Léto, poursuivie sur terre et
sur mer par la jalousie d'Héra, trouve enfin un asile où elle pu mettre au monde
ses jumeaux, Apollon et Artémis. Délos est une étroite bande de terre dont la
longueur, du Nord au Sud, est de 5 km et la largeur ne dépasse pas 1,3 km. À
l'Ouest l'île de Rhénée est appelée la Grande Délos, elle est deux fois plus
grande que Délos et c'est là que résident la plupart des Déliens actuels.
Délos devient un des lieux sacrés les plus honorés et les plus
fréquentés de la Grèce antique. Il n'était pas permis aux femmes d'y accoucher
et on ne pouvait non plus y enterrer les morts. Le site de Délos a été
redécouvert en 1873/1872 par des archéologues Français. Les fouilles entreprises
ont permis de le restaurer et aujourd'hui c'est un ensemble archéologique en
quatre parties qui est proposé aux visiteurs : Le Quartier des Lions, le
Quartier du Stade, c'est dans celui-ci que se trouve la maison des Dauphins, le
Quartier du Théâtre et le sanctuaire d'Apollon. Délos a été inscrit au
patrimoine mondial de l'Unesco en 1990.
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Temple dédié à Isis - Délos

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L'histoire .......
Vers
3000, les premiers habitants de l'île seraient les
Cariens venant de l'Asie
Mineure. Puis Pendant l'époque
Mycénienne de 1450 à 1200, l'île
de Délos connaît son premier grand développement. Les
Mycéniens habitent au sommet de
la colline Kynthos. Vers 1100, les
Ioniens venant de la Grèce
continentale, envahissent les îles et la côte orientale de la mer Égée. Dès le
VIIIe siècle, des fêtes somptueuses avec des hymnes et des compétitions
sportives en l'honneur d'Apollon sont organisées sur l'île. Vers 700, Délos
devient un grand centre religieux des
Ioniens, ils y tiennent leur
assemblée. Pendant les VIIe et VIe siècles, les monuments historiques édifiés
sur l'île sont très nombreux comme : Les Lions de Délos, la galerie de
Naxos, le
Colosse d'Apollon et la statue de Nikandra.
L'île devient la capitale
d'une Amphictyonie, une confédération des îles de l'archipel, mais sa prospérité
attire l'attention de ses voisins. Les habitants de la plus grande île des
Cyclades, Naxos, prennent d'abord le
contrôle du sanctuaire.
Polycrate
(ou Polycratès 538-522), Tyran de
Samos, étend ensuite son
protectorat sur Délos. Puis petit à petit
Athènes soumet Délos et finit par
réunir l'Amphictyonie à l'Attique. Vers 540, le Tyran
d'Athènes
Pisistrate
(560-527) ordonne la purification de l'île sacrée. Il déporte sur l'île
voisine de Rhénée des sépultures et les personnes âgées ou malades.
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Terrasse des lions - Délos
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En 477,
Athènes en fait le centre de la première ligue maritime : La
Ligue de Délos. C'est là qu'est déposé le
trésor commun de la ligue. En 454, la
Ligue passant sous domination Athénienne,
de nombreux trésors culturels de Délos sont transférés à
Athènes.
Pendant la
Guerre du Péloponnèse une épidémie se déclare à
Athènes qui est attribuée à la colère
d'Apollon. Athènes décide de nouveau, en
426, une purification de l'île de Délos en transférant sur l'île voisine les
tombeaux, les personnes prêtes à mourir et les femmes enceintes, puisque qu'il
était interdit de mourir et naître sur l'île sacrée.
En 422,
Athènes ordonne l'expulsion de tous les habitants
restants et organise tous les quatre ans "les fêtes Déliennes". À la fin de la
Guerre du Péloponnèse,
en 404, Délos échappe temporairement à
Athènes qui reprendra possession de l'île ans plus tard. Délos restera lié à
Athènes jusqu’en 315. La prise de contrôle de la Grèce par les
Rois de Macédoine, à la fin
du IVe siècle, donne à l'île une certaine autonome sous la tutelle de ces Rois.
Indépendante, elle connaît une période florissante de 315 à 160. Sous l'influence des
Macédoniens, elle garde son côté
religieux et le commerce devient prépondérant. Sa population remonte à 25 000 habitants.
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Mosaïque de la maison des
dauphins - Quartier du Stade - Délos
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Les échanges portent sur le bois, les
céréales, l'huile, le vin etc. Pour accueillir des commerçants de toute la
Méditerranée, des temples dédiés aux divinités étrangères,
Égyptiennes,
Phéniciennes,
Syriennes, sont construits au-dessus de la cité (La terrasse des Dieux étrangers). En 166, les Romains
déclarent Délos comme un port franc (Sans taxes). En 160, Rome s‘en empare et la donne à
Athènes.
L'île accueille alors de nombreux négociants et banquiers et se transforme en une place commerciale de
première importance.
En 88, Délos reste fidèle à Rome contre le Roi du
Pont
Mithridate VI
(120-63). Celui-ci s'empare de l'île et la met à sac. Délos ne se remettra pas de cette destruction et ne
retrouvera pas sa splendeur passée, même en dépit des efforts de l'Empereur Romain Hadrien (117-138) au IIe siècle
ap.J.C.
Ligue de Délos 477- 404
La Ligue de Délos (ou 1ère et 2ème Confédération
Athénienne, en Grec : Δηλιακή
συμμαχία) dure de 477 à 404. Elle est créée après les victoires
Athéniennes contre les
Perses à
Salamine en 480
(Voir la Bataille de Salamine) et
Mycale en 479 où la flotte Athénienne
achève les restes de la flotte
Perse. C'est une alliance de cités (Summachia)
qui se placent sous la protection d'Athènes
contre les Perses.
La ligue porte ce nom, parce que l'île de Délos est choisie comme centre politique et religieux.
C'est dans le sanctuaire d'Apollon qu'est conservé le trésor de la ligue.
Les premiers membres de la Ligue de Délos regroupent les cités
d’Ionie,
de l’Hellespont, les îles de la mer Égée et un grand nombre de villes côtières
de l’Est et du Nord de la Grèce
(Chios,
Lesbos,
Rhodes,
Samos,
Thassos, et les Cyclades).
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Théâtre de Délos
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La victoire du stratège
Athénien,
Cimon (v.510-450/449) sur les
Perses
à Eurymédon en 468, amène les cités de
Lycie et de
Carie à se rallier à
la ligue. En 431, elle comptera trente-huit cités. À l'origine, toutes les cités sont égales entre elles et
restent indépendantes. Athènes, chef de la
ligue, a la présidence, surveille la gestion financière et dispose du même nombre de voix (Isopséphoi) que chaque
allié. Chaque décision est prise par une assemblée fédérale (Synodos).
Toute la flotte est stationnée dans le port
du Pirée. Mais, petit à petit, cette fédération va se transformer en empire
Athénien. La flotte est presque exclusivement
Athénienne et les alliés doivent prêter serment
de fidélité à Athènes.
Athènes impose aussi
l'usage de sa monnaie et de celui de son système de poids et mesures. Les membres de cette ligue doivent payer à
Athènes, une cotisation (Phoros)
en or (Environ 500 talents par an) ou en navires et toute ville qui rompt l'alliance est coupable de trahison.
En 471, Naxos tente de sortir de
la ligue et reprendre sa liberté, mais la ville est assiégée et vaincue. En 469,
Cimon s'empare de Skyros, il
réduit la population en esclavage et la remplace par des clérouquies (Nom donné aux colonies Athéniennes).
Puis, il passe en Eubée et oblige Carystos
à rentrer dans la ligue. En 465, c'est au tour de Thassos de se révolter, elle fait appel à
Sparte qui ne peut lui apporter son secours.
La cité est vaincue, elle doit livrer sa flotte et céder ses comptoirs en
Thrace. En 454,
l'Athénien
Périclès (495-429),
fait transférer le trésor de la ligue à
Athènes et dissout le conseil des cités. En 440, un conflit va opposer
Samos et
Milet pour la possession de
Priène.
Milet demande de l'aide à
Athènes.
Périclès intervient alors avec 40
navires, il renverse l'oligarchique de
Samos et laisse
sur place une garnison. Mais les oligarques reprennent le pouvoir avec l'aide du
Satrape
Perse de
Sardes
(Lydie) et livrent la garnison
Athénienne aux
Perses.
Athènes ne peut accepter cette situation,
Samos disposant
par ailleurs d'une flotte importante, elle envoie deux cents navires. Après huit mois de conflit,
Samos capitule,
elle doit livrer sa flotte et payer une indemnité de guerre Importante.
Mytilène en 427 subira le
même sort et rentrera dans le rang rapidement.
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La maison de Cléopâtre - Délos |
La maison des masques - Délos
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Bibliographie
Pour d'autres détails sur la
ville voir les ouvrages de :
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Jack Martin Balcer :
- Studien zum Attischen Seebund, Universitätsverlag Konstanz, Konstanz, 1984.
Philippe Bruneau et Jean Ducat :
- Guide de Délos, 4e éd. refondue et mise à jour, École Française d'Athènes, Athènes, 2005.
Philippe Bruneau :
- Recherches sur les cultes de Délos à l'époque hellénistique et à l'époque impériale, Éditions de Boccard, Paris, 1970.
Jack Cargill :
- The Second Athenian League : empire or free alliance ?, University of California Press, Berkeleyn, 1981.
George L.Cawkwell :
- The Foundation of the Second Athenian Confederacy, pp. 47-60, Classical Quarterly 23, N°1, Mai 1973.
Véronique Chankowski :
- Athènes et Délos à l'époque classique : Recherches sur l'administration du sactuaire d'Apollon Délien,
Athènes École Française d'Athènes, Paris, Athènes, 2008.
Martin Dreher :
- Hegemon und Symmachoi. Untersuchungen zum Zweiten Athenischen Seebund, De Gruyter, Berlin - New York, 1995.
Philippe Fraisse et Jean-Charles Moretti :
- Le théâtre, Exploration archéologique de Délos, 2 volumes, École Française d'Athènes, Athènes, 2007.
Paul Guiraud :
- De la condition des alliés pendant la première confédération athénienne, H. Duthu, Bordeaux, 1883.
André Plassart :
- Les sanctuaires et les cultes du Mont Cynthe a Délos, Éditions de Boccard, Paris, 1928.
Peter John Rhodes :
- The Athenian empire, Published for the Classical Association, at the Clarendon Press, Oxford [Oxfordshire], 1985.
Pierre Roussel et Frédéric Boissonnas :
- Délos, Société; d'édition "Les Belles lettres", Paris, 1925-1926.
Wolfgang Schuller :
- Die Herrschaft der Athener im Ersten Attischen Seebund, De Gruyter, Berlin – New York, 1974.
Fōteinī Zafeiropoulou :
- Exploration archéologique de Délos / Fascicule XLI, La céramique "mélienne,
École Française d'Athènes, Athènes, diffusion de Boccard, Paris, Janvier 2003
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