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La Guerre du Péloponnèse
La guerre du Péloponnèse désigne le conflit qui dura de 431 à 404, avec quelques périodes d'interruption et qui opposa Athènes et Sparte. Sparte ne participe qu'avec réticence à la Première Guerre Médique, mais accepte le commandement des forces Grecques durant la deuxième partie du conflit (Voir Deuxième Guerres Médique). Après avoir abandonné les profits de la victoire aux Athéniens, les Spartiates se replient sur le Péloponnèse où ils vont tenter, de défendre leur suprématie face à leurs anciens coalisés (Tégée et Élis), de faire face à Argos, soutenue par Athènes et enfin de mater une révolte des Hilotes de Messénie (464-458). En 446, un accord est passé entre les puissances rivales, qui repose sur le partage du monde Grec. Sparte se voit octroyer le Péloponnèse, Corinthe les mers et le commerce occidental et Athènes la mer Égée et le commerce du Nord.
Cependant le projet, avorté par
une trahison, ne donne aucun résultat et permet aux forces Béotiennes de se rassembler et d'aller au devant de l'armée
Athénienne. La bataille de Délion au début de l'hiver
424 (Pour plus de détails voir :
La Bataille de Délion - Wikipédia),
est une défaite pour Athènes, qui perd aussi sa position
fortifiée et tout espoir de reconquête de la région. Dans le même
temps, le général Spartiate, Brasidas secourt
Mégare assiégée par les
Athéniens. Puis, la même année, il surprend ses
adversaires par une manœuvre rapide qui lui permet de traverser la Grèce et de s'emparer d'Amphipolis en
Thrace. Une
trêve d'un an est alors conclue entre Athènes et
Sparte. À la fin de la trêve, alors que les
Athéniens essayaient de
reprendre Amphipolis, Cléon se fait tuer et son armée est défaite par Brasidas qui meurt aussi dans la bataille.
En 415, poussée par son ambitieux
dirigeant Alcibiade,
Athènes lance une expédition en Sicile pour
conquérir Syracuse et l'île, expédition à laquelle
Nicias s'opposait.
Le prétexte invoqué par Athènes est la réponse
à l'appel de Ségeste, qui en 416 avait été attaquée par Sélinonte et Syracuse. En réalité, l'expédition est surtout
montée pour contrer la puissance grandissante de Syracuse et s'assurer d'un contrôle total de la mer, surtout qu'à
cette époque Athènes avaient des problèmes
d'approvisionnements en blé du fait des défections de certains de ses
alliées. L'expédition, qui part en juin 415, est sous le commandement de
Nicias,
Alcibiade et Lamachos (Stratège en
435). Cependant, durant la campagne,
Alcibiade est
mis en cause dans le scandale des Hermès (ou Hermai) mutilés (L'affaire des Hermocopides).
L'impopularité d'd'Athènes grandit et
seules restent fidèles les cités de
Lesbos et
Samos qui offre asile
à une nouvelle flotte Athénienne. En
412, les cités d'Ionie abandonnent la
Ligue de Délos.
À Athènes, en 411, un coup
d'État renverse le gouvernement La
boulê et le remplace par une oligarchie
appelée Le régime des Quatre Cents.
Ceux-ci demandent la paix à
Sparte.
Mais l'armée et la flotte refusent de reconnaître le changement et au bout de
quatre mois d'existence, le régime oligarchique est renversé. Malgré la défection d’un grand nombre de ses alliés,
Athènes résiste vaillamment pendant
plusieurs années. L'Eubée se soulève et les Spartiates remportent une victoire
navale à Érétrie. Athènes rappelle alors
Alcibiade
qui remporte trois victoires
navales contre les Spartiates à Cynosséma,
Abydos en 411 et en 410 à Cyzicus (ou
Cyzique). Athènes refuse alors la proposition de
paix de Sparte.
Alcibiade
reprend le contrôle des Détroits.
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Ligue du Péloponnèse |
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Le terme
"Ligue du Péloponnèse" est une expression
contemporaine, à l'époque les membres étaient appelés "les
Lacédémoniens (Sparte)
et leurs alliés". Cette ligue fut constituée dans
un but défensif à la fin du VIe siècle et dura jusqu'aux invasions
Thébaines de 370-369. Les cités membres furent
indépendantes (autonomia) et contrairement à la
Ligue de Délos, elles ne payaient aucun tribut (phoros).
L'assemblée fédérale se réunissait généralement à
Sparte.
Cette ville prit également le commandement de toutes les forces alliées, y
compris sur mer, malgré les prétentions des cités, comme
Corinthe.
Chaque cité disposait d'une voix.
Sparte n'avait qu'une voix comme les autres,
mais la cité avait une très grande influence. Les décisions étaient prises à la majorité. Toutes les villes
restèrent fidèles à Sparte,
sauf pendant la Guerre
du Péloponnèse ou certaines refusèrent le traité de paix avec
Athènes
(Paix de Nicias), mais après la victoire de Mantinée, la ligue
se reconstitua.
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Les Quatre-cents |
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Aristote (Philosophe Grec, 384-322), est le fondateur d’une école, le Lycée en 335, et
de la pensée politique. Avec ses élèves il rédigent 158 Constitutions de cités
Grecques regroupées sous la forme de traité intitulé "la Politique".
C’est entre 329 et 322 qu’il compose "la Constitution
d'Athènes", qui se
continue de deux
parties. Aristote y traite aussi de la fin de
la Guerre du Péloponnèse et de la guerre de
Décélie (Dème de l'Attique, 413-404). Tant que les chances pendant la guerre restèrent
égales, les Athéniens conservèrent leur régime
démocratique, mais après le désastre de Sicile, l'avantage étant revenu aux Lacédémoniens, dans ce
contexte d'invasion imminente, les
Athéniens profondément démoralisés remirent en cause leurs institutions.
Ils étaient prêts à en changer pourvu qu'ils puissent éviter la défaite face à
Sparte, ce qui les força à renverser le régime.
À Athènes, une commission de
dix probouloi (Dont Sophocle) fut mise en place à l'hiver 413 pour expédier les affaires courantes.
"Le peuple élira vingt autres commissaires, en outre des dix qui sont déjà en fonctions. II les choisira parmi les citoyens âgés de plus de quarante ans et leur fera prêter le serment de s'entendre pour le salut de la cité et de rédiger la constitution qu'ils jugeront la meilleure. Il sera également permis à tout citoyen de faire des propositions par écrit, afin que les commissaires prennent les meilleures décisions possibles. Les commissaires désignés devront aussi rechercher, pour les examiner, les lois que Clisthène a établies pour nos ancêtres, quand il a fondé la démocratie, afin que, s'inspirant aussi de ces lois, ils fassent dans leurs délibérations en tout pour le mieux".
"Défense d'employer les revenus de la cité à d'autres dépenses qu'à celles de la guerre. Tant que la guerre durera, les magistrats ne toucheront aucun salaire, excepté les neuf archontes et les prytanes qui se succéderont à la présidence. Ceux-ci toucheront chacun trois oboles par jour. Pour les droits politiques, en jouiront tous les Athéniens qui seront le mieux en état de servir la cité, de leur personne et de leur argent et leur nombre ne sera pas inférieur à 5 000, au moins tant que durera la guerre. Les 5 000 auront, entre autres droits, celui de conclure des traités avec qui ils voudront. On élira un conseil de quatre cents membres, soit quarante dans chaque tribu âgés de plus de quarante ans, qui dresseront la liste des 5 000, après avoir prêté serment sur les chairs d'une victime parfaite. Les Cinq Mille éliront ensuite en leur sein cent citoyens, chargés de rédiger la nouvelle constitution. Ce conseil est chargé de remplacer la Boulê tous les magistrats en exercice devant démissionner."
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Les Trente Tyrans |
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Aristote (384-322, philosophe
Grec) est le fondateur d’une école "le Lycée" en 335, et de la pensée
politique. Avec ses élèves ils ont rédigèrent 158 Constitutions de cités
Grecques regroupées sous la forme de traité intitulé "la Politique".
C’est entre 329 et 322 qu’il rédigea "la Constitution
d'Athènes", qui se composait de deux
parties. Aristote y
rappela aussi de
la fin la Guerre du Péloponnèse et celle de
Décélie (Dème de l'Attique, 413-404). Il traite aux chapitres 35 et 36 de
ce gouvernement oligarchique composé de trente magistrats appelés "les 30 tyrans", qui succéda
à la démocratie à Athènes,
en 404 à la fin de la
Guerre du Péloponnèse et ce pour moins d'un an.
Cette constitution fut imposée aux
Athéniens par le Navarque Spartiate,
Lysandre,
après la reddition d'Athènes.
Elle fut négociée, en 404, par l'un des futurs Trente Tyrans, Théramène. L'auteur du décret fut
Dracontidès d'Aphidna. L'ecclésia (L'assemblée du peuple
Athénien)
s'opposa à ce régime, mais les Trente avec l'appui d'une garnison
Spartiate,
commandée par Critias
(Homme politique et Sophiste
Athénien, v.455-403, cousin de
Platon) imposèrent un régime de terreur,
ne réservant les pleins droits de citoyens qu'à leurs 3 000 partisans. Parallèlement, les Métèques
furent arrêtés et leurs biens confisqués.
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