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Autres Royaumes et Villes,
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Salamine de Chypre
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Salamine et Chypre |
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Les
Phéniciens
garderont ce comptoir à Kition pendant cinq siècles. Il constituera une entité
Phénicienne,
caractérisée par sa langue, ses dieux, ses pratiques. Un
nouveau lieu de culte, est alors fondé près du port (Site de Bamboula). Les
fouilles ont montré qu’il n’a cessé de s’étendre au cours des siècles
suivants, jusqu’au Ve siècle. Entièrement reconstruit à l’époque
classique, il reste en activité jusqu’à la fin du IVe siècle qui voit la
disparition de la royauté Chypro-phénicienne. Puis l’île de Chypre est envahit par les
Perse qui en font la
5ème
satrapie de leur Empire. Salamine joue un rôle de premier plan dans les affrontements qui opposent les
Perses aux Grecs.
Son fil Nicoclès (ou Nikoklès,
en Grec : Nikoklès, 374-353) lui succède sur le
trône de Salamine. Ce dernier qui voulait sans doute prétendre à la liberté est assassiné par des agents des
Perses pour s’être rallié
à la révolte des
Satrapes de Phénicie
contre Artaxerxès II.
Son frère (Certains disent son fils ?) Évagoras II (En Grec : Évagoras, 353-351)
devient Roi de Salamine de Chypre et doit se soumettre au souverain
Achéménide.
En 351, une révolte contre l'autorité
d'Artaxerxès III Okhos (358-338),
qui avait débutée de Sidon,
gagne Chypre. Elle est menée pour l'île par le neveu d'Évagoras II, Pnytagoras. Évagoras II, ami
des Perses,
est chassé de Salamine. Il se réfugie en
Asie Mineure, puis en
Carie,
auprès d'Idrieos (ou
Idrieus, 351-343) souverain de
Carie. Pnytagoras (En Grec : Pnytagoras, 351-332) lui succède et en
350 se met à la tête de l’insurrection Chypriote contre
Artaxerxès III.
En 306, le
Macédonien
Démétrios I Poliorcète
(Roi, 294-287) remporte à Salamine une grande victoire navale sur la flotte
Égyptienne.
Salamine suit ensuite les destinées de l'île de Chypre. En 294
Ptolémée I reprend Salamine
et Chypre restera aux mains de la
dynastie Lagide jusqu’à la conquête
Romaine deux siècles et demi plus tard. L’île voit disparaître ses Rois, qui sont remplacés par un gouverneur
nommé par le souverains
Égyptiens.
L’influence Égyptienne
s’étend largement sur l'île où l’on honore désormais
Osiris et
Sérapis
et où la ville d'Arsinoé est construite en mémoire de l’épouse de
Ptolémée II Philadelphe (282-246).
Bibliographie
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Salamine - Île de Grèce |
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L'île
de Salamine se situe le long de la côte Sud-ouest de l'Attique, dans le golfe
Saronique, en face d'Éleusis. C'est la ville moderne appelée Koulouri. Elle
est séparée par d'étroits bras de mer des côtes d'Attique et de Mégaride.
Elle comprend une large baie intérieure qui la divise en deux presqu'îles. Le
chef-lieu est le port de Salamine, sur la côte Ouest de l'isthme, qui soude les
deux moitiés de l'île, mais la Salamine antique était sur la côte Sud, puis
elle fut transférée sur la côte Est. Le nom de Salamine, dérivé de Baal
Salam, le Dieu de la paix des
Phéniciens,
atteste d'une occupation des lieux par ceux-ci. Ils sont remplacés par des
Grecs d'Égine et d'après l'Iliade, l'île appartenait à Ajax et Teucros, les fils de Télamon.
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La Bataille de Salamine
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Salamine, petite île à quelques kilomètres au large du Pirée,
le port d'Athènes
allait devenir, le 29 septembre 480, le théâtre d'une des plus grandes batailles navales de l'antiquité qui marque
la victoire décisive que remporte la flotte de la coalition Grecque, menée par
Eurybiade et Thémistocle,
sur la flotte Perse
de Xerxès I (485-465).
Les Perses,
voulaient se venger de la cuisante défaite qu'ils avaient subit dix ans plus
tôt (Fin de la
Première Guerre Médique) et
Xerxès I avait monté une
formidable armée pour conquérir la Grèce. Au printemps 480, l'immense armée
Perse
prend le départ. Les troupes à pied depuis leur base hivernale de
Sardes
(Lydie)
et la flotte depuis
Phocée
(Voir carte Ionie).
L'armée passe par Abydos pour franchir des ponts de
bateaux installés sur l'Hellespont. Au total, selon la tradition, ce passage
dure sept jours et sept nuits. Ensuite l'armée se dirige vers Sestos, puis
Doriscos où s'opère la jonction avec la flotte. Le Roi de
Sparte
Léonidas
(490-480) prend le commandement de la coalition Grecque et la même année,
décide d'occuper le défilé des
Thermopyles
avec 7 000 hommes (Voir détails de la
bataille des Thermopyles). Malgré un sacrifice héroïque des Spartiates, les Grecs sont écrasés.
Léonidas
décide alors de se sacrifier avec les 300
hoplites, ainsi que 700 soldats des
cités de Thèbes
et de Thespies, pour laisser aux Grecs le temps d'organiser leur défense et à
l'armée de se retirer en bon ordre. La défaite des
Thermopyles rend
la position de la flotte Grecque intenable. Elle est au mouillage à l'Artémision quand se déclenche la
bataille des Thermopyles.
La flotte des Grecs opérant cette manœuvre de retraite vers Salamine, décide les
dirigeants Perses
à lancer la moitié de la leur à leur poursuite, mais de ce fait, ils allaient
être entraînés aussi dans le détroit de Salamine. L’escadre
Perse,
qui comprenait 500 navires, partit de Phalère et se déploie au Nord. Le plan de
Xerxès I est
d’exploiter sa grande supériorité numérique et de manœuvrer par les
ailes, pour encercler la flotte Grecque et la détruire.
Un corps de troupes d’élite, débarqué dans l’île de Psyttalie, sur l'arrière
des Grecs, devait massacrer les fuyards et achever la victoire.
"Allez, enfants des Grecs, délivrez la patrie. Délivrez les sanctuaires des Dieux de vos pères et les tombeaux de vos aïeux. C’est la lutte suprême".
Sous les ordres de
Thémistocle,
les Athéniens
commencent à encercler la flotte adverse. Les
Perses
sont un instant surpris et d'après
Diodore de Sicile (Historien et chroniqueur
Grec, v.90-v.30) font une fausse manœuvre qui les désorganise au début de cette bataille.
"Les navires perses gardèrent leur rang tant qu'ils voguaient au large, mais en s'engageant dans le chenal ils furent obligés de faire sortir de la ligne quelques-uns de leurs navires, ce qui entraîna une grande confusion.". Ils veulent reprendre l’offensive et foncent sur les Grecs pour les acculer au rivage de Salamine en esquissant leur manœuvre d’enveloppement. Les navires Grecs reculent lentement pour prendre du champ. Quelques minutes plus tard, quand la manœuvre est terminée, les trompettes Athéniennes retentissent et les trières, bien qu'inférieures en nombre, foncent sur les navires Perses. Paralysé par l’étroitesse du détroit et gêné par son nombre de navire, le front Perse se disloque.
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