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Ptolémée Kéraunos
"La Foudre" (En Grec : Πτολεμαίος B'
Κεραυνός, 281-279), le fils de
Ptolémée I Sôter et
d'Eurydice I, fille d'Antipatros, supplantera
Lysimaque pour un bref règne de deux ans.
En 284 Ptolémée Kéraunos quitte
l'Égypte car son
père lui préfère son demi-frère
Ptolémée II Philadelphe
(Roi d'Égypte, 282-246)
né de Bérénice I. Il
s'installe alors auprès du Roi de
Thrace et de
Macédoine,
Lysimaque (322-281),
époux de sa sœur
Arsinoé II Philadelphe.
Il aide celle-ci à se débarrasser d'Agathoclès (ou Agatocle), l'héritier du trône de
Thrace, fils aîné de
Lysimaque.
Arsinoé II, voulait
écarter Agathoclès de la succession au profit de son propre fils. Elle obtient de
Lysimaque l'exécution
d'Agathoclès. Ce crime enlève au Roi de
Thrace ses derniers appuis et provoque une révolte de l'armée et
du peuple. Lysandra, sœur de Ptolémée Kéraunos et épouse d'Agathoclès, avec tout son entourage part se
réfugier auprès du Roi
Séleucide,
Séleucos I Nikâtor (305-280).
En 282, Ptolémée Kéraunos pousse
Séleucos I à entrer
en guerre contre
Lysimaque. Ce dernier est vaincu
et tué en février 281 à la bataille de Couropédion (ou Couroupédion, en
Lydie).
Ptolémée Kéraunos épouse alors
Arsinoé II et s'empare du
trône de Thrace et de Macédoine.
Il se fait acclamer Roi par l'armée en septembre 281. En 280, il fait assassiner les deux plus jeunes
fils qu'Arsinoé II avait
eu de Lysimaque :
Lysimaque, âgé de seize ans et Philippe de treize ans.
Il fait aussi assassiner
Séleucos I qui tentait
de s'emparer de la Macédoine et dont l'armée venait de franchir l'Hellespont.
Il s'allie avec le Roi d'Épire
Pyrrhos I (307-272) et lui donne une de ses filles en mariage.
Ils parviennent à repousser les assauts
d'Antigonos II Gonatas.
Arsinoé II réussit à
s’échapper avec son fils aîné, Ptolémée et se réfugie à Samothrace, avant de regagner
l'Égypte en 279,
où elle épousera son frère,
Ptolémée II (278).
Le règne de Ptolémée Kéraunos est bref, il est tué en tentant de repousser une invasion Celte
dirigée par
le Chef Brennus (ou Brennus ou Brenn).
Meleager (ou Méléagre, en Grec : Μελέαγρος, 279),
frère de Ptolémée Kéraunos gouverna peu de temps,
il lui aurait succédé deux mois (Février/Mars 279), puis Antipatros I (ou II) Etesias peut remonter un court
moment sur le trône, mais il est assassiné après quelques mois seulement de règne, par son cousin Sosthènes
(En Grec : Σωσθένης, 279-277).
Selon quelques spécialistes, Sosthènes aurait toutefois rejeté le titre de Roi et se serait contenté du titre
de Stratège. Pendant le règne du Roi de
Thrace
Lysimaque (322-281),
Sosthènes était son Gouverneur en
Asie Mineure.
Il fut extrêmement populaire parce qu'il défit les Celtes dans une bataille très sanglante près de
Delphes.
Il est tué juste deux ans après son couronnement. Durant cette période il doit aussi faire face à un prétendant
Ptolémée de Telmessos, fils de
Lysimaque (322-281) et
d'Arsinoé II Philadelphe (280-272)
qui voulait récupérer le trône que son père avait usurpé de 285 à 281.
Antigonos II Gonatas
(En Grec : Αντίγονος
Β' Γονατάς, 287-286 et 277 à 274 et de 272-239) est le fils
de Démétrios
I Poliorcète et de la Reine
Phila I. Il naquit vers 320, probablement à Gonnoi, en
Thessalie. Il ne va monter sur le trône qu'après la disparition de
Sosthènes.
À la mort de son père il va tenter de lui succéder, mais ses pouvoirs seront très
faibles. Il ne dispose plus que d'une petite flotte et de quelques possessions
en Grèce. Il va subir, comme toute la Macédoine la domination de Rois étrangers.
Il fait une première tentative pour s'emparer du pays, mais il est repoussé par
Sosthènes (Alors général) et il doit se replier vers la
Thrace. La Macédoine est alors gouvernée par le Roi
d'Épire,
Pyrrhos I (307-272), puis le Roi de
Thrace
Lysimaque (322-281), puis son beau-frère, le Roi
Ptolémée
Kéraunos et elle va connaître une décennie de guerre civile. En 277, à la mort de
Sosthènes,
qui avait pris le pouvoir en assassinant
Antipatros I
(ou II) Etesias, successeur éphémère de
Ptolémée,
Antigonos II Gonatas accède une deuxième fois au pouvoir. La même année alors
qu'il naviguait dans l'Hellespont pour débarquer sur la côte de
Thrace, il
est attaqué par une armée Galate sous le commandement de Cerethrius. Antigonos
II décide de les entraîner dans un guet-apens.
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Tétradrachme d'Antigonos II
Gonatas
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Il abandonne alors son campement et échoue ses bateaux. Les
Galates attaquent et pillent le camps vide, mais lorsqu'ils commencent à vouloir
s'en prendre aux navires, l'armée d'Antigonos II apparaît en les encerclant. Les
Galates étant dos à la mer ne peuvent reculer et sont écrasés par les
Macédoniens. Antigonos II se consacre ensuite à renforcer le royaume. Il ramène
la capitale royale à Pella.
En 273, son trône est menacé une première fois par le Roi
d'Épire
Pyrrhos I qui
envahit la Macédoine et Antigonos II doit se replier à Thessalonique où se trouve sa flotte.
Pyrrhos I quitte la
Macédoine, qu'il laisse à la garde de son fils Ptolémée. Antigonos II profite de l'occasion et
reprend l'offensive. Il est battu une première fois par Ptolémée, mais en 272,
il finit par le chasser de Macédoine et envoie des secours à
Sparte menacée par
Pyrrhos I. Celui-ci
renonce alors à prendre la ville et se replie en 272 à
Argos
où Antigonos II le bat et où le Roi
d'Épire y laissera la vie.
Le fils et successeur de
Pyrrhos I,
Alexandre II (272-240)
abandonne pour un temps ses ambitions sur la Grèce. Les
Spartiates ne sont pas
très reconnaissants puisqu'en 268, l'Athénien Chrémonidès,
allie sa ville à Sparte, l'objectif étant d'expulser
les Macédoniens de l'Attique. De nombreuses cités du Péloponnèse et de
Crète se rallient à cette alliance qui compte aussi
dans ses rangs le Roi d'Égypte,
Ptolémée II Philadelphe (282-246).
Sparte tente par trois fois, en vain, de 267 à 265,
de prendre Corinthe, tenu par le
Macédonien Cratère. Dans la dernière tentative le Roi de
Sparte Acrotalès I
(309-265) trouve la mort. En 262, Antigonos II assiège
Athènes, mais doit lâcher
un peu son emprise sur la ville car la Macédoine est attaquée par le Roi
d'Épire
Alexandre II. Antigonos II
repousse l'attaque et reprend son siège d'Athènes qui
capitule en 261, le Macédonien assure alors sa domination sur la Grèce centrale. Il
devient assez puissant pour intervenir
ensuite dans les guerres qui opposaient ses alliés
Séleucides aux
Lagides.
En 255, pendant la Seconde Guerre Syrienne qui oppose les deux puissances, Antigonos II remporte, pour les
Séleucides, une victoire
contre les Égyptiens à
Cos.
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Autre monnaie d'Antigonos II
Gonatas
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Il célèbre son triomphe en offrant son
navire amiral au sanctuaire d'Apollon à
Délos, où il est placé dans le Néôrion
(Monument commémoratif). Cependant, vers 250, la flotte
Égyptienne le bat et remet en cause
quelque temps son influence dans les Cyclades. Mais, en 245, dans la guerre qui oppose
Ptolémée III Évergète (246-222)
à Séleucos II Kallinikos
(246-225), Antigonos II remporte à Andros une nouvelle victoire et retrouve son hégémonie en mer Égée.
La fin de son règne va être marquée par la révolte du fils de Cratère, Alexandre et par l'ascension de la
Ligue Achéenne dans le
Péloponnèse. En 249, Alexandre, qui a le commandement de
Corinthe, s'insurge et
entraîne avec lui l'Eubée en échange d'une large autonomie. Cette rébellion est
de courte durée, car il meurt en 245. Antigonos II rétablit alors sa domination,
qu'il conforte en mariant son fils
Démétrios II l'Étolique à la veuve
d'Alexandre, Nicée (ou Nicaea).
En 243, Aratos, Stratège de la
Ligue Achéenne s'empare de
Corinthe.
Antigonos II ne répond pas à la perte de ce point stratégique et se
satisfait d'une paix avec la
Ligue Étolienne,
qu'il encourage par contre à attaquer les
Achéens.
Lorsqu'il meurt en 239, à l'âge de 80 ans, la Macédoine doit faire face aux deux Ligues très puissantes
d'Étolie et
d'Achaïe.
Le pays va cependant retrouver avec Antigonos II la stabilité politique et la paix grâce à ses
qualifications principalement politiques. Sans être aussi puissant que les
Lagides ou les
Séleucides,
la Macédoine est l'État le plus important de la péninsule Balkanique, sans toutefois n'avoir plus aucune influence
en Thrace. On
dit également d'Antigonos II qu'il a gagné l'affection de ses sujets par son honnêteté et sa culture des arts,
qu'il a apprise en recueillant autour de lui des philosophes, des poètes et des historiens.
Antigonos II épouse en 276, sa nièce Phila II, la fille du
Roi Séleucide,
Séleucos I Nikâtor (305-280)
et de sa sœur Stratonice I, qui lui donne deux enfants :
▪ Halcyoneus dont on ne sait rien.
▪ Démétrios II l'Étolique qui va lui succéder.
Démétrios II l'Étolique (En Grec : Δημήτριος
Β' Αιτωλικός
ou Demetrios II : Aitolikos Δημήτριος
ό Αiτωλικός, 239-229), est le fils
d'Antigonos II Gonatas et de la Reine Phila II.
Il naquit né vers 275. Il exerçait déjà des responsabilités sous le règne de son père et lui succède à un âge avancé.
À sa prise de pouvoir, Il doit faire face aux deux grandes Ligues, qui habituellement rivales s'allient pour la
circonstance contre la Macédoine. Parmi celles-ci la
Ligue Étolienne est
de plus en plus puissante. Elle contrôle les Thermopyles et donc la voie terrestre vers le Sud depuis la
Thessalie.
Bien que dans le Péloponnèse, les Tyrans de Mégalopolis,
d'Argos, d'Hermione et de Phlionte lui soit
favorables, Démétrios II se tourne alors vers l'Épire,
avec qui il renforce ses relations en épousant Phthia, la fille du Roi
Alexandre II (272-240) et
d'Olympias, qui est Régente depuis la mort de son père. Cette union lui permet de contrer une attaque des
Étoliens en Acarnanie.
En 236, Démétrios II envahit la
Béotie, alors sous domination
Étolienne et laisse aux
Athéniens le soin de
diriger les anciennes forteresses Macédoniennes.
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Tétradrachme de Démétrios II
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En 235, Aratos de
Sicyone et les
Achéens font plusieurs
tentatives contre
Argos, en vain, la ville reste
sous influence Macédonienne, mais le Tyran Aristippus est tué par les
Étoliens et
son frère Aristomaque lui succède. La
Ligue Achéenne voit encore de nouvelles cités passer dans ses rangs : Caphyée,
Orchomène,
Mantinée et Tégée, mais ces villes repassent ensuite sous contrôle des
Étoliens.
Elles se rallieront à
Sparte en 229. En 231, les
Étoliens
attaquent de nouveau l'Acarnanie, qui appelle à son secours Démétrios II.
Celui-ci paie alors le Roi
Illyrien Agron (250-230) pour
qu'il vienne en aide à l'Acarnanie. Les armées d'Agron repoussent les
Étoliens,
ravagent l'Élide et la
Messénie,
mais fort de leurs succès envahissent
l'Épire. Attaquée par ceux qui
devaient la protéger, l'Épire se
tourne alors vers les
Étoliens et les
Achéens
qui acceptent de lui porter secours. Agron décède et c'est son épouse Teuta qui
dirigeant le royaume, reforme l'armée
Illyrienne et obtient en 230 que
l'Épire quitte
l'alliance Achéenne et
Étolienne.
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Autre monnaie de Démétrios II
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En 229, une nouvelle attaque des
Illyriens, ravage les cités de la
côte d'Épire. Ils battent une flotte
Achéenne et
Étolienne à Paxos et prennent
Corcyre. Mais dans le même temps ils doivent faire face à Rome dans la Première
Guerre Illyrienne qui se termine en 228, par leur défaite. Démétrios II meurt au
combat contre les peuples sauvages du Nord et laisse un fils en bas âge,
Philippe V, que lui a donné Phthia.
Il a deux autres épouses, Nicée (ou Nicaea)
et Stratonice II, la fille du Roi
Séleucide
Antiochos I
(280-261) et de la Reine Stratonice I.
Stratonice II se retirera en Syrie au
environ de 239. Elle lui donne une fille :
▪ Apama III, qui épousera le Roi de
Bithynie,
Prusias I Cholus (229-180).
Antigonos III Dôson (En Grec :
Aντίγονος Γ΄ Δώσων, 229-221)
qui arrive au pouvoir, est le fils de Démétrios Kallos "Le juste ou le Beau" et
Olympias de Larissa, donc le petit-fils de
Démétrios I Poliorcète. Il est
d'abord désigné comme Stratège et tuteur du Roi
Philippe V âgé de neuf ans,
qu'il adopte après avoir épousé la Reine Phthia, la mère de celui-ci.
L'expansion de la
Ligue Achéenne inquiète la
Ligue Étolienne qui conclut la paix
avec Antigonos III et s’allie avec le Roi de
Sparte,
Cléomènes III (222-219)
contre les
Achéens. En 227, Antigonos III fait une expédition en
Carie, dans le
golfe de Iasos et étend son influence sur
Priène et
Samos,
avec l'aide d'Olympichos
d'Alinda, afin de contrer la puissance maritime des
Égyptiens. Dans le même
temps la
Ligue Achéenne voit sa situation se dégrader par les succès de
Sparte,
soutenue par le Roi d'Égypte,
Ptolémée III Évergète I (246-222).
En 224, Sparte aidée par
l'Égypte prend le contrôle
d'Argos,
Corinthe et menace
Sicyone. La
Ligue Étolienne,
qui est neutre dans ce conflit refuse le passage des
Thermopyles à Antigonos III et l'armée Macédonienne ne parvient pas à défaire
les Spartiates dans le passage de
Corinthe.
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Statère or d'Antigonos III
Dôson
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Une révolte de
Corinthe oblige
Cléomènes III à se retirer de la
ville qu'Antigonos III s'empresse de reprendre. Puis les Macédoniens pillent
Orchomène et
Mantinée et passe l'hiver à
Corinthe et à
Sicyone où ils sont
accueillis par Aratos (271-213). En 223,
Cléomènes III reprend l'offensive, il
attaque et rase Mégalopolis, puis ravage l’Argolide. En 222, Antigonos III
affronte et bat
Cléomènes III, à la bataille de Sellasia,
le Roi de Sparte s'enfuie et trouve refuge en
Égypte. (Pour plus de détails voir
La Bataille de Sellasia - Wikipédia). La fin du règne d'Antigonos III est marqué par une
nouvelle invasion
Illyrienne.
Il meurt après la victoire, d’une longue maladie
(Quelques spécialistes disent pendant la bataille ?). Il n'a pas d'autre enfant
que son fils adoptif.
Philippe V (En Grec : Φίλιππος Ε', 221-179) est le
fils de Démétrios II L'Étolique et de la Reine Phthia. Il
naquit en 238. Il
reprend son trône à la mort d'Antigonos III Dôson qui était son tuteur et qui
l'avait adopté. Au côté de la
Ligue Achéenne, il va combattre avec succès les
Étoliens de 219 à 217. Ces derniers avaient lancé diverses opérations militaires
en Béotie et en Phocide.
Philippe réunit à l'automne 220 tous les membres de la
Ligue Hellénique à
Corinthe. Il plaide
auprès du conseil, la guerre contre la
Ligue Étolienne,
qui est décidée à l'unanimité. Lors des deux années de guerre qui suivent
Philippe V démontre une réelle aptitude dans les batailles et un très grand
talent de stratège. Cependant, d'après
Polybe (Général, homme d'État et
historien Grec, v.205-126 av.J.C), au cours de celles-ci, Philippe se serait
rendu coupable d'un sacrilège au sanctuaire de Thermos. En 215, cette guerre
terminée et la paix signée à Naupacte (Côte septentrionale du golfe de Corinthe,
auj. Lépante), Philippe V passe une alliance avec le Carthaginois Hannibal en
guerre contre Rome. En 214, il se tourne vers
l'Illyrie, où il mène une
expédition.
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Statère argent
de Philippe V
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Mais il se heurte aux Romains, ce qui déclenche la Première Guerre de Macédoine.
Celle-ci va durer jusqu'en 205, date à laquelle la paix conclue à Phoiniké
tourne à son avantage. Philippe V passe aussi un accord avec le Roi
Séleucide
Antiochos III Mégas
(223-187). En 202, il mène une campagne dans les détroits. En 201, il prend
Samos possession des
Lagides. La même année, une coalition
entre Rome, le
royaume de Pergame et
Rhodes, marque le début de la
Seconde Guerre de Macédoine. Deux batailles navales s'en suivent: Une, en 201, au large
de
Chios, où la flotte de
Pergame prend la fuite et
où Philippe V s'empare de l'île. L'autre, quelques mois plus tard, à Lade. Philippe remporte une brillante
victoire sur la flotte
Rhodienne. Alors qu'il pille les territoires de
Pergame et la
Carie,
le Roi de
Pergame,
Attalos I Sôter
(ou Attale, 241-197) se réfugie à
Athènes. Il passe alliance avec la
cité qui déclare immédiatement la guerre aux Macédoniens. En 200, Philippe V attaque
Athènes avec sa flotte et son
infanterie. À ce moment, à la demande de
Rhodes et de
Pergame, le Sénat Romain
l'averti de son entrée en guerre s'il n'arrête pas immédiatement les hostilités.
Philippe V se retire et sur son retour il prend Abydos,
dans l'Hellespont, qui tombe après un long siège et après que la plupart de ses
habitants se soient suicidés. Fort de cette réussite, le Macédonien rejette, en
198, le deuxième ultimatum de Rome. En 197, il est écrasé par les Romains à
Cynocéphales et cette défaite est décisive. Les conditions de la paix mettent
hors d'état de combat la Macédoine. Philippe V doit payer une indemnité de 1000
talents, rendre la majeure partie de sa flotte et fournir un certain nombre
d'otages, y compris son plus jeune fils Démétrios. En 196, Rome proclame
l'indépendance des Grecs. Dans les années qui suivent, le Roi de Macédoine se
comporte au début comme un allié de Rome.
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Buste de Philippe V -
Palazzo Massimo - Rome
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En 195, il participe à la
campagne Romaine contre le Roi
Séleucide
Antiochos III Mégas,
ce qui lui vaut la libération de son fils. Puis petit à petit, l’hostilité grandissante du Sénat à
son égard le fait s'éloigner de la cité. Il entreprend alors de redresser son
pays et de consolider sa puissance. Il s’allie notamment avec les Bastarnes (Un
peuple Celte ou germanique). Il réorganise les affaires internes et les finances
du pays, des mines sont rouvertes et une nouvelle devise est frappée. À la fin
de sa vie, en 180, il est obligé d'ordonner l’exécution de son fils Démétrios,
pro Romain, pour trahison. Celui-ci s'était querellé avec son frère aîné pour la
succession au trône. Cette décision a un impact grave sur la santé du Roi,
Philippe V décède à Amphipolis en 179.
Il épouse Polycrateia qui lui donne cinq enfants :
Deux fils :
▪ Démétrios et
Persée à qui, après cette brève période
d’alliance avec Rome, il laissera le soin de poursuivre la lutte contre elle.
Trois filles :
▪ Laodice V qui épouse le Roi
Séleucide
Démétrios I Sôter (162-150) et lui donna deux fils qui furent Rois.
▪ Apama IV qui épouse le Roi de
Bithynie
Prusias II Cynegus (180-168).
▪ La troisième, dont le nom n'est pas connu, qui
épouse le Roi de
Thrace Tirès III (255-200).
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Limites des royaumes et
influences vers 200
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Cliquez sur un nom de ville ou de région
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Tétradrachme argent de Persée
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Persée (En Grec : Περσέας, 179-168) fils aîné de
Philippe V et de la Reine Polycrateia succède à son père.
Il va continuer son action de lutte contre Rome et va user de tous les moyens possibles pour
inquiéter les Romains. Il augmente les effectifs de l’armée en enrôlant 10 000
mercenaires. Il engage des pourparlers avec le Roi
Séleucide
Antiochos IV Épiphane (175-164), avec le Roi de
Bithynie
Prusias II Cynegus (180-168), avec
Rhodes et poursuit celles débutées par son père
avec les Bastarnes. Il conclut des alliances avec le Roi
d'Illyrie Gentius et le Roi de
Thrace Cotys II
(171-150). Il envoie même un ambassadeur à Carthage. La guerre avec les Romains
est inévitable, c'est la Troisième Guerre de Macédoine, de 171 à 168. Bien que
son début soit en la faveur de Persée, les Romains commandé par le Général
Aemilius Paulus (Paul Émile) après avoir envahit la Macédoine vont le battre à
la bataille de Pydna, le 22 juin 168. Persée doit abdiquer et se constituer prisonnier.
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Statère or de Persée
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Il décède deux ans plus tard dans sa prison de Rome. Selon
Polyen (IIe siècle ap.J.C, orateur, écrivain militaire et tacticien Grec),
durant la Troisième Guerre de Macédoine, Persée fit construire des silhouettes
d’éléphants en bois et un homme caché à l’intérieur en imitait le cri. Les
chevaux Macédoniens avaient été entraînés à côtoyer ces simulacres pour ne pas
être effrayé lors de la bataille. Après cette dernière défaite, le royaume est
dissout et remplacé par quatre républiques.
Philippe V épouse, en 178, Laodice V, fille du Roi
Séleucide,
Séleucos
IV Philopator (187-175). Elle lui donne trois enfants :
▪ Deux fils : Philippe et Alexandre.
▪ Une fille dont le nom n'est pas connu.
Pendant environ un an Andriskos (ou Andriscus) de
Thrace
se proclame Roi de Macédoine et brise la domination Romaine, mais il est vaincu
en 148. La Macédoine cesse d'exister en tant que royaume et devient, en 146, une
province Romaine. La Grèce se révolte à son tour la même année, mais est écrasée
par Rome qui la réunit à la province de Macédoine. En juin 2005, le tombeau de
Persée a été retrouvé le long de la Via Valeria près de Magliano de Marsi
(Province de l'Aquila) par des représentants du Ministère Italien de la Culture
et une délégation archéologique Macédonienne.
Période Romaine et Byzantine
à partir de 146
La Grèce
perd ses dernières espérances d’indépendance en 86 lorsque Sylla (ou Sulla)
prend Athènes et le Pirée.
Puis en 66, par l’échec des entreprises du Roi
du Pont
Mithridate VI
(123 ou 120-63) qui attaque les provinces Romaines
d'Asie Mineure et occupe
les îles de l'Égée et
Athènes, mais il est battu par Pompée. Sous Auguste
la Macédoine
devient la province d’Achaïe. Cependant ses philosophes, ses artistes, ses
scientifiques font bénéficier à Rome du géni Grec. Le Christianisme pénètre en
Grèce dès le Ier siècle ap.J.C. De 250 à 270, les barbares vont envahissent
plusieurs fois la Grèce, prise d'Athènes par
les Goths en 267. En
330 la fondation de la ville de Constantinople marque la fin de l’influence
d’Athènes. À la mort de
l'Empereur Romain Théodose I en 395 la Grèce fait partie
de l’Empire d’Orient. l'Empereur Byzantin (de Constantinople) Justinien I
(527-565) la divise en quatre circonscriptions militaires gouvernées par des
Stratèges. La langue Grecque s’impose comme la langue officielle de l’Empire
Byzantin d’Orient. La Grèce et la Macédoine seront dévastées par de nombreux envahisseurs, les
Wisigoths au IVe siècle, les Ostrogoths au Ve, Huns, Slaves et Avares au VIe, au
VIIe siècle les arabes s’installent à
Chypre et à
Rhodes.
Bibliographie
Pour d'autres détails sur le
Royaume voir les ouvrages de :
Winthrop Lindsay Adams :
- Cassander, Macedonia, and the policy of coalition, 323-301 B.C.,
University of Virginia Corcoran Department of History, Charlottesville, 1975.
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Hermann Bengtson :
- Die Inschriften von Labranda und die Politik des Antigonos Doson,
Bayerische Akademie der Wissenschaften, Beck in Komm., München, 1971.
Richard A.Billows :
- Antigonos the One-Eyed and the creation of Hellenistic State, University of California
Press, Berkeley, 1990.
Hermann Bengtson :
- Die Diadochen, C.H.Beck, München, 1987,
Pierre Briant :
- Antigone le Borgne : Les débuts de sa carrière et les problèmes de l'Assemblée macédonienne,
Les Belles Lettres, Paris, 1974.
Kostas Buraselis :
- Das hellenistische Makedonien und die Ägäis : Forschungen zur Politik des Kassandros und der 3 ersten Antigoniden ...
im Ägäischen Meer und in Westkleinasien, Beck, MÜnchen, 1982.
Pierre Cabanes :
- Le Monde hellénistique de la mort d’Alexandre à la paix d’Apamée,
Nouvelle histoire de l’Antiquité, vol. 4, éditions du Seuil, collection : Points Histoire, Paris, 1995.
Paul Coché :
- La dislocation d'un empire. Les premiers successeurs d'Alexandre le Grand, Payot, Paris, 1959.
- Histoire de la Macédoine jusqu'à l'avènement d'Alexandre le Grand, Payot, Paris, 1960.
Peter Connoly :
- Greece and Rome at War, Greenhill Books, Londres, 1981 et 1998.
Georgios Dimitrakos :
- Demetrios Poliorketes und Athen, Christians, Hamburg, 1937.
Elizabeth Donnelly Carney :
- Women and monarchy in Macedonia, University of Oklahoma Press, Norman, 2000.
Arthur M.Eckstein :
- T. Quinctius Flamininus and the campaign against Philip in 198 B.C, pp. 119–142, Phoenix 30, 1976.
Rudolf Engel :
- Untersuchungen zum Machtaufstieg des Antigonos I. Monophthalmos. Ein Beitrag zur Geschichte
der frühen Diadochenzeit, Kallmünz, Lassleben, 1976.
Wilhelm Fellmann :
- Antigonos Gonatas, König der Makedonen, und die Griechischen Staaten, Becker, Würzburg, 1930.
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