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 Les  Palais  Minoens

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Cnossos
 
Malia
 
Phaistos
 
Zakros
 

 

   À l'image de Gournia ou Malia, des villes ont été mises à jour. Elle étaient composées de places, de rues dallées et d'habitations modestes d'une à deux pièces. Elles semblent montrer un certain souci d'urbanisme. Des petits centres d'artisanat et des villas telles que celles de Cortyne, Tylissos ou Vathypetro ont été mises à jour dans la campagne méridionale. Les premiers palais semble apparaitre vers 1900 à différents endroits de l'île : À Cnossos, Malia et Phaistos. Les Rois résidaient dans certains de ces palais. Ils étaient toujours construit au cœur d'une vallée fertile près de la côte, suivant deux axes perpendiculaires, Nord-Sud et Est-Ouest. Les matériaux utilisés provenaient de l'île : Le calcaires, le grès et le schistes. Les murs étaient en terre battue et en pierre. Le palais était le centre  religieux, politique et économique et gérait un territoire géographique de l'île.
 
   Selon quelques spécialistes, l'île était divisée en quatre unités politiques : Le Nord était gouvernée par Cnossos, le Sud (La Messara) par Phaistos, le centre Est (La plaine de Lassithipar) par Malia et l'Est par Zakros. Des palais de moindre importance, plus petits, ont été également trouvés dans d'autres régions. Aucune des villes/palais Minoennes ne disposait d'enceintes. La splendeur et la richesse des palais Minoens demandaient la présence d'une main d'œuvre importante. Les magasins de chaque palais étaient tellement immenses qu'ils pouvaient accueillir l'intégralité de la production agricole de la région. Le palais est généralement composé d'une cour centrale, autour de laquelle on trouve : Les appartements privés, un sanctuaire religieux, des ateliers, des entrepôts. Cette cour devait aussi servir pour des cérémonies religieuses, les "taurokathapsies" (Des gens, hommes ou femmes, sautaient par-dessus les cornes d'un taureau). Le palais possédaient des salles de bain, des réservoirs d'eau et un système d'égouts.

 


 

Vue du site

Cnossos

 
   Cnossos (ou Knossos, en Grec : Κνωσός) a selon certains spécialistes été probablement la capitale de la Crète à l'époque Minoenne. Idée qui est aussi avancée par Homère. La cité aurait abrité le palais du Roi Minos, le plus important des palais Minoens. La ville est sans doute la plus connue des villes Minoennes depuis sa découverte en 1878 et est aujourd'hui le plus grand site archéologique Minoen connu. Le site a été occupé dès le IVe millénaire. Les ruines de la cité ont été découvertes par Minos Kalokairinos, un antiquaire Crétois, qui a conduit les premières fouilles.
 
   Il a mis au jour des magasins dans l'aile Ouest du palais, ainsi que des éléments de façades. Puis, plus tard, le 16 mars 1900, Arthur Evans, un archéologue Britannique, achète le site et entame des fouilles à grande échelle. Evans était assisté par Duncan Mackenzie et par Theodor Fyfe. Ils mirent à jour en quelques mois une partie importante d'un ensemble qu'Arthur Evans affirma être le palais de Minos. En réalité, Cnossos est un ensemble palatial complexe de plus de 1000 pièces et servait à la fois de centre administratif et religieux, mais aussi de centre de stockage de denrées.

 
   Le palais de Cnossos est l'un des premiers palais Minoens, il est construit vers 1900. Il semble avoir été le centre politico culturel de la Crète et des îles de la Mer Égée. On a retrouvé les traces d'un grand bâtiment construit au Minoen ancien (MA III, v.2200), sans doute précurseur du vieux palais. C'est ce qu'on appelle la période archéo-palatiale (MA III à MM I, 2100 à 2000). L’entrée du palais se fait sur le côté Ouest par une grande cour dite "cour Ouest". Il s'étend autour de cette cour sur 20000 m² et compte 1300 pièces.
 
   En certains endroits le palais atteignait cinq niveaux. Il va donner naissance à la légende Grecque du Labyrinthe et il est le plus important de Crète. Les appartements royaux se trouvaient au sous-sol (Salle hypostyle) et au rez-de-chaussée de l’aile Est. À cet endroit se trouvait aussi un quartier réservé aux femmes (Gynécée), avec ceux de la Reine. De nombreuses pièces y étaient décorées avec des fresques de dauphins. Sur les côtés Ouest et Sud, un mur, qui n'était pas un mur de fortification, faisait le tour du palais. La cour Ouest avait des allées dallées pour les processions et on retrouve la fonction religieuse avec la salle du trône.
 


 

Salle du trône

   Sur presque toute la longueur de l'aile Ouest, se suivent dix-huit magasins en épi, qui sont des réserves de nourriture et renfermant 150 énormes pithoi, qui pouvait contenir chacun 78.000 litres d'huile ou de vin. Les murs sont décorés des symboles religieux traditionnels. Ainsi, tout semble prouver qu'un culte était associé à ces magasins. L’intérieur du palais était décoré de magnifiques fresques aux motifs marins et de taureaux.  La cour centrale, d'environ 1200 m² est typique des palais crétois. Elle a une fonction rituelle. Elle accueillait la tauromachie représentée sur de nombreuses fresques (Voltige avec des taureaux).
 
   Près de la salle du trône se trouvait la crypte aux piliers qui était le sanctuaire principal du palais. Aux étages il y avait les pièces les plus importantes : Les halls de réception et des bureaux administratifs. Au niveau jardin, on pénétrait dans un mégaron monumental, ou salle des doubles haches, qui était une salle de réunion où le Roi recevait ses hôtes autour du foyer central (Eschara).
 
   Le palais est détruit vers 1700, reconstruit tout de suite après et détruit de nouveau partiellement en 1650. Il est définitivement détruit en 1450 (On trouve aussi 1370/1350). À l'abandon, il sera réutilisé à l'époque Grecque et à l'époque Romaine. Le palais comme on le voit aujourd'hui, est le résultat de la reconstruction faite par Arthur Evans, cette reconstruction est très controversée et d'après quelques spécialistes, erronées.

 

Bibliographie

 
   Pour d'autres détails sur Cnossos voir les ouvrages de :
 
Dimitris Ananiadis :
- Cnossos : Le cœur de la civilisation Minoenne, Ed. M. Toubis, Koropi, 2005.
Keith Branigan et Hugh Sackett :
- Knossos, British School of Archaeology at Athens, Athènes, 1992.
Carlo Cresti :
- El Palacio de Cnossos, Albaicin/Sadea, Grenade, 1967.
Pascal Darcque et René Treuil :
- L'Habitat égéen préhistorique : Actes de la table ronde internationale, École Française d'Athènes, Centre national de la recherche scientifique, Table ronde international de CNRS, École Française d'Athènes, Athènes, 1990 - Diffusion de Boccard, Paris, 1990.
Kostis Davara :
- Le palais de Cnossos, Éditions Hannibal, Athènes, 1980.
Sonia Di Neuhoff :
- La civilisation Minoenne et le palais de Cnossos, Tzaferis, Athènes, 1970.
Alexandre Farnoux :
- Cnossos : L'archéologie d'un rêve, Gallimard, Paris, 1993.
- Knossos : Searching for the legendary palace of King Minos, H.N. Abrams, New York, 1996.
Robin Hägg et Nanno Marinatos :
- The function of Minoan palaces. Proceedings of the fourth international symposium at the Swedish Institute in Athens, 10–16 June, 1984, Paul Åström, Stockholm, 1987.
Giovanna Magi, Mario Iozzo et Laura Meijer :
- Le palais de Cnossos en Crête, Bonechi, Florence, 2004 - Diffusion Ovet souvenirs cop., Paris, 2004.
Anna Michailidou :
- Cnossos : Guide détaillé du Palais de Minos, Ekdotike Athenon, Athènes, 1987.
Jean Pierre Olivier :
- Les scribes de Cnossos. Essai de classement des archives d'un palais Mycénien, Edizioni dell'Ateneo, Rome, 1967.
Mervyn R.Popham :
- The destruction of the palace at Knossos. Pottery of the late Minoan IIIa period, P. Åström, Södra Vägen 61, Göteborg, 1970.
Guy Rachet :
- Archéologie de la Grèce préhistorique : Troie, Mycènes, Cnossos, Gérard, Verviers, 1969.
Jacques Raison :
- Le grand palais de Knossos. Répertoire photographique & bibliographie, Edizioni dell'Ateneo, Rome, 1969.
- Le palais du second millénaire à Knossos. 1, Le Quartier Nord, École Française d'Athènes, Athènes, 1988 - Diffusion Paul Geuthner, Paris, 1988.
- Le Palais du second millénaire à Knossos. 2, Le Front ouest et ses magasins, École Française d'Athènes, Athènes, 1993 - Diffusion de Boccard, Paris, 1993.

 

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Maquette  du  palais  de  Cnossos
 
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Vue aérienne des ruines du Palais de Malia

 

Malia

 
   Malia (ou Mallia, en Grec : malia) est le nom contemporain donné à une ancienne ville de Crète dont le véritable nom n'est pas connu. Le site où se trouve le Palais s'étend sur 9 800 m². Il était situé sur la côte Nord de l'île, dans une plaine fertile. C'est l'un des quatre sites les plus importants de la civilisation Minoenne. Le site fut occupé dès le Bronze Ancien II par une communauté agricole qui prit de l'importance et se paracheva, au Bronze Moyen, par une agglomération urbaine, puis le palais. Ce palais, à l'instar des trois autres palais Crétois, Cnossos, Phaistos et Zakros, est assez mal connu.
 
   Par rapport à ceux-ci, il semble moins luxueux. Les vestiges permettent néanmoins d'affirmer qu'il s'agissait d'un édifice monumental. Les murs sont en briques crues sans placage de gypse et sans trace de fresques. Le site se compose de plusieurs ensembles de constructions : Le palais lui-même avec plusieurs quartiers d'habitations et une nécropole, une agora (Lieu de rassemblement, le marché de la cité) et une crypte Hypostyle (Espace fermé dont le plafond est soutenu par des colonnes).


 

Maquette du palais de Malia

 
   Le premier palais fut construit vers 1900, comme Cnossos, à l'époque Minoenne. Du premier palais peu de choses restent encore visibles, la plupart des ruines datent de la période néo-palatiale. C'est la découverte de mobilier et d'objets qui ont permis l'identification des pièces. Il possédait cinq entrées, une dans chaque angle et une à l'Ouest qui est la plus monumentale, les deux entrées principales étant situées au Nord et au Sud.
 
   Autour d'une cour rectangulaire centrale se trouvaient des quartiers fonctionnels comportant des magasins de stockage, des salles à fonction religieuse et des salles d'apparat. Ce sont ces dernières qui ont fait suggérer aux spécialistes un pouvoir central. Dans la salle du trésor, on a retrouvé plusieurs armes d'apparat, dont la célèbre hachette à tête de panthère, qui semble avoir été les insignes du pouvoir royal. Situé au Nord-Ouest du palais, on trouve le quartier Mu (Nom donné par les archéologues) il s'étend sur plus de 2 500 m².
 

Quartier Mu

 

   Il date de la période du premier palais et fut détruit par un incendie. Il comprenait des bâtiments principaux, de grands édifices secondaires abritant peut-être des hauts fonctionnaires rattachés au palais, des ateliers de tissage, de poterie, de métallurgie ou encore de meunerie et un ensemble de constructions dont on ignore l'usage. Un autre quartier à été mis au jour à l'Ouest du palais, le quartier Nu. Il couvre une surface de 750 m² et est composé d'un bâtiment à trois ailes disposées autour d'une petite cour.
 
   Comme dans le quartier Mu, on a retrouvé des vestiges d'activités artisanales. La découverte d'objets de prestige, comme des armes d'apparat et des bijoux en or, dans la nécropole de Chrysolakkos indique une société hiérarchisée. L'influence Égyptienne est visible dans les céramiques et les bijoux. Elle atteste des contacts diplomatiques réguliers entre les deux civilisations. Vers 1700, le palais de Malia est détruit avec ceux de Cnossos et Phaistos, probablement suite à un tremblement de terre. Le palais est reconstruit avant d'être finalement détruit une seconde fois, avec celui de Zakros, vers 1450. Celui de Cnossos suivra (On trouve aussi 1370/1350). Le Palais a sans doute été abandonné complètement au XIIe siècle.

 

Bibliographie

 
   Pour d'autres détails sur Malia voir les ouvrages de :
 
Fernand Chapouthier :
- Fouilles exécutées a Mallia : Premier rapport (1922-1924), École Française d'Athènes, Athènes, 1928 - Diffusion Paul Geuthner, Paris, 1928.
- Les écritures Minoennes au Palais de Mallia, d'après le dépôt d'archives exhumé, Paul Geuthner, Paris, 1930.
Henry Chevallier :
- Fouilles exécutées à Mallia, sondages au Sud-Ouest du palais (1968), Paul Geuthner, Paris, 1975.
Costis Davaras :
- Le Palais de Malia, Caisse des Recettes Archéologiques, Athènes, 1989.
Robin Hägg et Nanno Marinatos :
- The function of Minoan palaces. Proceedings of the fourth international symposium at the Swedish Institute in Athens, 10–16 June, 1984, Paul Åström, Stockholm, 1987.
Olivier Pelon, Elga Andersen et Jean-Pierre Olivier :
- Le palais de Malia, Paul Geuthner, Paris, 1980.
Olivier Pelon, Elga Anderson et Martin Schmid :
- Guide de Malia. Le Palais et la Nécropole de Chryssolakkos, École Française d'Athènes, série Sites et monuments, Athènes, 1992.

Jean-Claude Poursat et Martin Schmid :
- Guide de Malia au temps des premiers palais. Le Quartier Mu, École Française d'Athènes, série Sites et monuments, Athènes, 1992.
Jean-Claude Poursat :  
- Fouilles exécutées à Malia. Le quartier Mu, 3 vol., École Française d'Athènes, série Études crétoises, Athènes, 1978–1995.
Micheline Van Effenterre :
- Le palais de Malia et la cité Minoenne, Edizioni dell'Ateneo, Rome, 1980.

 

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Entrée Ouest du palais

Phaistos

 
   Phaistos (ou Festòs ou Phaestos, en Grec : Φαιστός Phaistós) est une ancienne ville de Crète. Elle était située sur la côte Sud de l'île, dans la plaine de la Messara, à quelques kilomètres de la mer. Le site était déjà occupé au Néolithique. Le Palais s'étend sur une surface de presque 8400 m², il est le deuxième plus grand de l'île. C'est l'un des sites les plus importants de la civilisation Minoenne. Il se trouvait près de la côte méridionale de la partie centrale de l'île, sur une crête au-dessus de la plaine fertile. À une distance d'environ 2 km au Nord-ouest de Phaistos on trouvait sur une colline un autre petit palais Minoen. Les deux palais étaient reliés par un chemin pavé. L'ancien port de la colonie, Kommos, était situé à environ 6 km au Sud-ouest du palais de Phaistos, au Nord de l'actuelle Matala. Tant les palais que les quais sont fouillés depuis 1900.
 
   À partir du IIe millénaire, une agglomération se constitue. Un premier palais est construit vers 1950/1900. Comme les trois autres palais de l'île de cette époque, Cnossos, Malia et Zakros, il reste mal connu. Ce premier palais est détruit vers 1700, probablement suite à un tremblement de terre. Le second est reconstruit aussitôt mais n'a cette fois qu'une importance secondaire par rapport à la "villa d'Haghia Triada", située à quelques kilomètres. Il est détruit à de nouveau vers 1450 (On trouve aussi 1370/1350). Le site fut réoccupé aux périodes Hellénistique et Romaine. L'entrée du palais se faisait au Nord-ouest par la cour haute. C'est une cour dallée (Reste du premier palais).
 

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Vue intérieure du palais

   Autour de cette cour rectangulaire centrale s'organisaient les quartiers fonctionnels comportant des magasins de stockage, des pièces à fonction religieuse et des salles d'apparat. Ce sont ces dernières qui ont fait suggérer aux spécialistes un pouvoir central. Au pied de la cour on trouve huit gradins de vingt-deux mètres de large on suppose que le public s'asseyait dans ces gradins pour assister à des spectacles de taurokathapsies (Des gens, hommes ou femmes, sautaient par-dessus les cornes d'un taureau) ou des cérémonies religieuses.
 
   Au Sud-ouest de la cour, on peut apercevoir tout un complexe de magasins et d'énormes silos. Au sud, le labyrinthe est un complexe de pièces à caractère sacré, on y trouve deux bains lustraux et des murs gravés du symbole de la double hache. Le quartier Nord-est était un quartier d'habitations et d'ateliers. C'est dans un de ces ateliers que l'on a retrouvé le disque dit : de Phaistos, un objet en argile trouvé en 1908, daté du XVIIe siècle et recouvert d'une écriture hiéroglyphique.
 
   L'existence de grands édifices à proximité de Phaistos, à Monastiraki, semble avoir hébergés de hauts fonctionnaires. Homère décrit Phaistos comme "la ville au grand nombre d'habitants", ces derniers auraient participé à la guerre de Troie. Selon la mythologie, Phaistos était gouverné par Rhadamanthe, le frère de Minos. Phaistos, avec Cnossos et Amnisos, font partie des noms qui ont permis à Michael Ventris d'élaborer les grilles ayant mené au déchiffrement du linéaire B.

 

Bibliographie

 
   Pour d'autres détails sur Phaistos voir les ouvrages de :
 
Stylianos Alexiou :
- A guide to the Minoan palaces : Knossos, Phaestos, Mallia, Spyros Alexiou Sons, Heraclion, 1998.
Despoina Chatzē-Vallianou et William W.Phelps :
- Phaistos, Tameio Archaiologikōn Porōn kai Apallotriōseōn, Ministry of Culture, Archaeological Receipts Fund, Athènes, 1989.
Jean Faucounau :
- Le déchiffrement du disque de Phaistos : Preuves et conséquences, Harmattan, Paris, 1999.
Louis Godart et Judith Lange :
- Le Disque de Phaistos : L'énigme d'une écriture, Éditions Itanos, 1995.
Robin Hägg et Nanno Marinatos :
- The function of Minoan palaces. Proceedings of the fourth international symposium at the Swedish Institute in Athens, 10–16 June, 1984, Paul Åström, Stockholm, 1987.
Walther Kamm :
- Die Konstruktion des neuen Palastes von Phaistos, MBM Druck Team, St. Blasien, 1989.
Athanasia Kanta :
- Phaistos, Hagia Triada, Gortyn, Verlag Adam, Athènes, 1998.
Doro Levi :
- The recent excavations at Phaistos, C. Bloms, Lund, 1964.
Luigi Pernier et Luisa Banti :
- Il palazzo minoico di Festòs : scavi e studi della Missione archeologica italiana a Creta dal 1900 al 1950, Istituto nazionale d'archeologia e storia dell'arte, Libr. dello Stato, Rome, 1935-1951. 

 

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Grand escalier Le théâtre Cour centrale du palais Kommos - Port de Phaistos

 

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Vue des ruines du palais de Zakros

Zakros

 
   Zakros (En Grec : Ζάκρος) est un site à l'extrémité Est de l'île. Il est aussi connu par les archéologues sous les noms de Zacro ou Kato Zacro. Il est supposé d'avoir été l'un des quatre principaux centres administratifs de la civilisation Minoenne. Le palais et la ville de Zakros, qui était un port de commerce, du fait de leur lieux de construction, étaient protégés et son emplacement stratégique en fit un carrefour commercial important pour le commerce. Ce fut au début du IIe millénaire, que le site vit l'émergence d'une agglomération urbaine qui donna ensuite naissance à un palais, dont les vestiges ont été mis au jour en 1962 par Nikolaos Platon. Ce premier palais, à l'instar des trois autres palais crétois, Cnossos, Malia et Phaistos, est assez mal connu. Il a été construit vers 1700 / 1650 et est détruit avec ceux de Cnossos, Malia et Phaistos, probablement suite à un tremblement de terre. Le palais est reconstruit aussitôt avant d'être finalement détruit une seconde fois, comme les autres, vers 1450 (On trouve aussi 1370/1350). Les vestiges permettent néanmoins d'affirmer qu'il s'agit d'édifices monumentaux.
 
   Le palais s'étend sur une surface de 7 000 m². La construction et les décors semblent avoir été assez pauvre ce qui laisse penser aux spécialistes que ce palais n'a jamais abrité un Roi. Mais plutôt un haut dignitaire responsable du commerce extérieur ou de la flotte. Le palais possède une cour centrale rectangulaire et quatre ailes dont les plus importantes sont celles de l'Est et l'Ouest. Autour de la cour s'organisent des quartiers fonctionnels comportant des magasins de stockage et des pièces à fonction religieuse. Il y a quatre entrées, la plus imposante est celle du port (Porte Est). La cour centrale a la particularité de ne pas être orientée Nord-Sud comme dans les autres palais, on y trouve un autel et des ateliers. Il semble que l'on y préparait des parfums. L'aile Ouest est composée du sanctuaire, où ont été retrouvés des lingots de cuivre et trois défenses d'éléphants, et de deux grandes salles où l'on a découvert entre autres, le rhyton en forme de tête de taureau et des outils de bronze.

 

Bibliographie

 
   Pour d'autres détails sur Zakros voir les ouvrages de :
 
Kōstēs Davaras et Hypourgeio Politismou :
- Le Palais de Zakros, Caisse des Recettes Archéologiques, Direction des Publications, Athènes, 1989 - En Anglais, The palace of Zakros, Tameio Archaiologikōn Porōn kai Apallotriōseōn, Ministry of Culture, Archaeological Receipts Fund, Athènes, 1989 - En Allemand, Der Palast von Zakros, Kasse für Archäologische Mittel und Enteignungen, Athènes, 1989.
Robin Hägg et Nanno Marinatos : 
- The function of Minoan palaces. Proceedings of the fourth international symposium at the Swedish Institute in Athens, 10–16 June, 1984, Paul Åström, Stockholm, 1987.
Nikolaos Platon :  
- Zakros, the discovery of a Lost palace of Aancient Crete, Scribner, New York, 1971 - Éditions Adolf M.Hakkert, Amsterdam, 1971 - Scribner, New York, 1971.
- Zakros : To neon Minōikon anaktoron, Hē en Athēnais Archaiologikē Hetaireia, Athènes, 1974.
Iannis A Papapostolou, Vanna Hadjimihali et Béatrice Detournay :
- Crête : Cnossos, Phaestos, Mallia, Haghia Triada, Zakros et le musée d'HéraÉleion, Editions Clio, Athènes, Paris, 1981.
Judith Weingarten :
- The Zakro master in his place in prehistory, P.Åströms, Göteborg, 1983.

 

 

 

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