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L'histoire.......
Sparte (ou Lacédémone, en
Grec : Sparte ou Σπάρτη Spártē / Spártē,
en Dorien Σπάρτα / Spárta) était la capitale de la
Laconie et l'une des Cités-États Doriennes les plus puissantes de la Grèce antique, avec
Athènes et
Thèbes.
Elle est constituée probablement vers la fin du IXe siècle, début du
VIIIe, par le synœcisme (regroupement) de quatre villages d’origine Dorienne :
Limnai, Kynosoura, Mesoa et Pitana, un cinquième, Amyclées (Située sur
l'Eurotas, au Sud-est de Sparte), distant de quelques kilomètres, viendra s'y
ajouter à une époque toujours inconnue. Dès cette époque la structure de l’état
Spartiate se mit en place. Les citoyens Spartiates possédaient chacun un lot de
terre conquise, cultivée par les vaincus (Les
Hilotes). La cité va rayonner
sur l’Hellade, entretenant le commerce avec la
Grèce, l’Égypte
et l’Asie Mineure.
Dès lors, sa principale rivale sera Argos.
La préhistoire de Sparte est difficile à reconstruire, parce que la littérature,
qui est la seule preuve de cette époque lointaine, voit les événements qu'elle
décrit faussés par la tradition orale.
Hérodote (Historien Grec,
v.484-v.425. Livre I, 56,3) avance toutefois certains éléments de preuve. On pense que la plus ancienne trace
d'habitat dans la région de Sparte date du moyen-néolithique. Elle est composée
de poterie trouvées à proximité de Kouphovouno, quelques deux kilomètres au
Sud-sud-ouest de Sparte. Ce sont ces premières traces de la civilisation
Mycénienne Spartiates, qui sont représentées dans l'Iliade Homère.
Cette civilisation semble avoir sombré dans le déclin à la fin de
l'âge du bronze, alors que, selon
Hérodote, des tribus
Macédoniennes du Nord s'installaient
dans le Péloponnèse où ils furent appelés Doriens et où ils supplantèrent les tribus locales.
Les Doriens seraient donc à considérer à l'origine de Sparte. Les données archéologiques indiquent que la cité,
était relativement inaccessible en raison de la topographie géographique, une plaine sur un plateau entre la
chaîne de montagne Taygète (En Grec : Ταΰγετος Taÿgetos) et le
Parnon (Montagne qui sépare la Laconie de l'Arcadie). Elle fut de ce fait sécurisée dès le début de son
existence et ne fut jamais fortifiée.
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Le géographe Pausanias
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Selon
Pausanias (Géographe
Grec, v.115-v.180, livre III - Description de la Grèce) et la mythologie Grecque, la Laconie a pour premier Roi
Lélex. Son fils ou petit-fils selon les auteurs, Eurotas donne son nom au fleuve
principal de la Laconie. N'ayant pas d'héritier mâle, il laisse son royaume à
son gendre, époux de sa fille Sparta, Lacédémon (Fils de Zeus et de Taygète) qui
lui, donne son nom à la montagne surplombant Sparte. En accédant au trône,
Lacédémon donne son nom aussi à toute la région qu'il gouverne et celui de sa
femme à la ville à proprement parler, d'où le nom de Sparte. Suivant son exemple,
l'un de ses fils, Amyclas, fonde la ville d'Amyclées. La royauté passe ensuite à un petit-fils
d'Amyclas, Œbale, qui épouse Gorgophoné, fille de Persée (Fils de Zeus et
de Danaé), puis a son fils, Tyndare. Celui-ci voit son trône très
contesté par son beau-frère Hippocoon et est obligé de fuir en
Messénie, où il épouse Léda.
Il sera remis sur le trône par Héraclès (Fils de Zeus et d’une mortelle).
Il reçoit à sa cour Ménélas (Fils d'Atrée et d'Érope), Prince exilé de
Mycènes après qu'il ait épousé
Hélène. Il lui lègue le royaume de Sparte. La royauté passera quand même à son fils, Phœbé, puis à
Ménélas devenu son gendre. Ce dernier est le frère
d'Agamemnon.
Le jeune Pâris (Prince Troyen, second fils du Roi Priam et d'Hécube) enlève
Hélène et la conduit à Troie, ce qui entraînera l'expédition
d'Agamemnon et
des chefs Grecs pour la reprendre. À Ménélas succède son gendre Oreste.
Il est le fils d'Agamemnon
et de Clytemnestre, époux de sa fille Hermione. Son fils Aristomachos (ou
Aristomaque) lui succède, puis le fils de ce dernier monte sur le trône.
Aristodèmes (ou Aristodème, en
Grec :
Aristódêmos Aristódêmos, v.950) arrive au pouvoir, comme ses aïeuls c'est un Héraclides.
Il épouse Argia II, fille du Roi de Thèbes,
Antésion et il a deux enfants (jumeaux ?) Eurysthène (ou Eurysthènes, en
Grec : Eurysthènes ou Εuρυσθένης) et
Proclès (En Grec : Proclès.
Il meurt foudroyé et ses fils suite à un oracle de la Pythie fondent les deux
branches familiales qui vont régner sur Sparte, les Eurypontides, ou Proclides, ou Branche
de Proclès et les Agiades, ou Eurysthènides, ou Branche d'Eurystène. Il y a des incertitudes sur l'origine et
l'existence de ces deux dynasties. Certains spécialistes pensent qu’il y avait au début trois Rois,
chacun commandant l'une des trois tribus attestées au début de la
Première Guerres de Messénie. L’un des trois Rois aurait ensuite disparu. Une autre hypothèse fait
des Agiades les Rois des anciens
Achéens, Cléomènes I (520-490), se déclarera
Achéens et non Dorien à
Athènes,
les Eurypontides étant les envahisseurs Doriens. Enfin, une dernière version se
fonde sur la localisation des tombeaux royaux, qui fait des Agiades les
représentants d’une partie de la Laconie, Pitana et Mésoa et les Eurypontides,
ceux d'une autre, Limai et Konooura.
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Quoi qu'il en fut, le pouvoir royal se
transmit au plus proche descendant du plus proche détenteur du pouvoir.
Pierre Carlier explique que c’est le fils qui passe avant le frère par droit d'aînesse.
Le fils né quand le père est déjà Roi prime sur ceux pour lesquels ce n’est pas
le cas. Néanmoins les Spartiates interprèteront de manière assez libre cette
règle de succession.
Les pouvoirs des Rois sont essentiellement militaires et
religieux. Aux débuts, ils peuvent mener la guerre contre le pays de leur choix
et leur pouvoir est collégial. Passé la mythologie on retient aujourd'hui la
création de Sparte à la fin du IX siècle ou début du VIIIe. Elle se fait par le
regroupement de quatre villages d’origine Dorienne. |
Lycurgue vu par
Joseph T. Duryea |
Dans le Catalogue des vaisseaux (Passage du
chant II de l'Iliade d'Homère) figure "Lacédémone et ses profondes vallées"
(II, 581). De la région sont citées neuf bourgades : Amyclées, Augées, Brysées,
Hélos, Laas, Messé, Œtyle, Pharis et Sparte.
Selon la tradition c'est Agis I
(En Grec : Aγις, 930-900) fils Eutysthène et d'Anaxandra (Fille du Roi de Cléonoe Thersandros)
qui va succéder à son père pour les Agiades. Il est le véritable fondateur de cette dynastie royale.
Il a deux fils, Échestratos (ou Échestrate ou Echestratus, en Grec :
Echestratos, 900-870) et Amphiclès. Ce fut le premier qui lui succéda.
Pour la branche de Proclès, ce fut son fils
Soos (En
Grec : Σόος Sóos ou Soũs, 930-890) qui accéda au trône.
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Statuette d'un athlète
Spartiate - Musée du Louvre
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Sous son règne, les Spartiates sont censés avoir
asservi les Hilotes
et envahit l’Arcadie. Il sera le père d’Euryphon (ou Eurypon, en Grec :
Ευρυπών
ou Ευρυτίων, 890-860) ancêtre éponyme
de la dynastie des Eurypontides qui lui succède. Sparte va prendre de l'ampleur et va soumettre
l'ensemble de la Laconie. Elle commence par annexer toute la plaine de l'Eurotas, ensuite elle repousse les
Argiens (Habitants
d'Argos) et s'assure le contrôle de toute
la région. Au VIIIe siècle, la poussée démographique entraîne la recherche de nouvelles terres, Sparte va
conquérir la Messénie voisine
qu’elle soumet(Voir
Guerres de Messénie, 743-724) et contraint ses habitants à devenir ses
Hilotes.
Les réformes de Lycurgue au VIIe siècle (Personnage mythique pour certains spécialistes)
sont un véritable tournant pour la ville. Elles répondent à des objectifs politique et
militaire. Tout est mis en place pour renforcer la puissance de la cité.
À cette époque Sparte est la plus puissante ville de la région, entretenant le
commerce avec la Grèce, l’Égypte
et l’Asie Mineure.
Dès lors, sa principale rivale sera l'Arcadie avec la cité
d'Argos
qui va lui résister. En 669, à la bataille d'Hysiaï, le Tyran
d'Argos
Phidon défait Sparte.
La victoire d’Argos est due à l’utilisation
par Phidon, pour la première fois de
la phalange hoplitique.
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Sacrifice à Aphrodite à Sparte -
Musée du Louvre
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Dans le même temps, les
Messéniens profitent de la faiblesse de Sparte pour se révolter, ce qui brise l’expansion de
la cité (Deuxième
Guerre de Messénie, 670-657). Malheureusement pour eux ils vont être de nouveau soumis.
Sparte va alors restructurer son système politique et militaire et n'avoir qu'un
seul objectif : Former la meilleure armée de toute la Grèce. Elle soumet toutes les cités Arcadiennes et en
545, à la bataille des Champions elle défait à son tour
Argos. Dès lors Sparte a l'hégémonie
sur l'ensemble du Péloponnèse, qu'elle conservera jusqu'aux
Guerres Médiques (499-490 et 480-479).
Pour la branche des Agiades
Cléomènes I (ou Cléomène, en Grec :
Cleomenes ou Κλεομένης, 520-490) arrive
sur le trône. Il est le fils
d'Anaxandride
(ou Anaxandridas II, en Grec:
Anaxandridas, 560-520).
Il gouverne conjointement avec le deuxième Roi,
Démarate, jusqu'en 492.
L'association des deux souverains va être une source de problèmes pour Sparte,
les deux Rois étant souvent en désaccord. En 510, Cléomènes I aide les Alcméonides
(Famille d'Athènes)
à renverser la Tyrannie d'Hippias
(Co-Tyran d'Athènes de 527-514),
mais cherche ensuite à soutenir le parti aristocratique d'Isagoras contre les
démocrates, mené par
Clisthène. À deux reprises il va
tenter, en vain, de mettre fin à la démocratique mise en place par
Clisthène. En 506, Cléomènes I utilise
ces alliances pour monter une expédition qui réunit, selon
Hérodote (V, 74), tout le Péloponnèse.
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Il réunit l'armée sans indiquer son but, ni géographique ni politique.
Quand, arrivés à Éleusis, les
Corinthiens s'aperçoivent qu'il s'agit de marcher sur
Athènes et de renverser
Clisthène, ils font demi-tour, suivis
par l'autre Roi de Sparte,
Démarate. Pour éviter de renouveler une telle mésentente,
Sparte réunit alors ses alliés, pour décider d'une nouvelle intervention contre
Athènes, c'est la naissance de la
Ligue du Péloponnèse. Sparte
avait établit des bonnes relations avec
l'Asie Mineure,
notamment avec le Roi de Lydie
Crésus (562-546 ou 561-547), mais en 499, Cléomènes I refuse d'appuyer la révolte des
cités Grecques d'Ionie contre les
Perses
et de défendre
Aristagoras, le Tyran de Milet, il
entre alors en conflit avec son collègue
Démarate.
La révolte de ces cités provoque le conflit que l'on appellera les
Guerres Médiques (499-490 et 480-479).
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Cléomènes I - le Roi fou -
par Georges Devereux
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En 494, il combat les
Argiens, mais il échoue devant
Argos.
Cependant, il leur inflige ensuite une défaite à Sepéia, renforçant ainsi la puissance de Sparte
dans le Péloponnèse. En 492/491, il chasse Démarate, qui se réfugie en
Perse. Il
change alors de politique extérieure. Il fait jeter dans un puits des envoyés du Roi
Perse
Darius I (522-486) et en 490, il envoie des renforts aux
Athéniens.
Cependant du fait de la fête des Karneia (Festivités religieuses célébrées à Sparte
en l'honneur d'Apollon Karneios) ils arrivent trop tard pour la
bataille de Marathon.
Cléomènes I meurt cette même année, frappé de folie et se serait suicidé. Son frère
Léonidas I
époux de sa fille Gorgô (L'une des femmes les plus célèbres de la Grèce antique) va lui succéder. |
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Pour plus de détails voir :
La Bataille de Marathon.
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Buste en bronze de Démarate -
Museo Archeologico Nazionale - Naples
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Démarate
(ou Demaratus, en Grec :
Dêmaratos ou Δημάρατος Dêmáratos,
515-491) des Eurypontides est le fils d'Ariston (En Grec :
Aρίστων, 550-515).
En 506, il était partit en campagne avec l'autre Roi,
Cléomènes I (520-490) son rival, avant de s'apercevoir que
l'expédition avait pour but de renverser les Pisistratides
d'Athènes. Il fit alors
demi-tour avec les Corinthiens
qui l'accompagnait, laissant Cléomènes I continuer seul. C'est
le "divorce d'Éleusis". En
491, Cléomènes I se vengea en intentant contre lui un procès,
l'accusant de bâtardise et Démarate fut destitué la même année. Il resta un temps à Sparte, mais
devant les attaques de
Léotychidas II (En Grec :
Léotychidas, 491-469) son successeur, il décida de s'exiler auprès de l'ennemi, en
Perse.
Il s'initia dans les affaires de succession des
Perses et influença
Darius I en faveur de
Xerxès I (485-465), qui fut alors
choisi comme successeur par rapport à son frère. Avant la
bataille des Thermopyles, il explique au Roi
Perse quelles étaient les
particularités au combat de Sparte. Cet épisode est relaté par
Hérodote (Historien Grec, v.484-v.425).
Rongé de remords d'avoir trahit à ce point ses patriotes, il avertit quand même les cités Grecques de l'attaque
imminente du Roi Perse
Xerxès I. Pour cet acte,
ce dernier le fera mettre à mort. En 481, quand
Xerxès Iveut venger
la défaite de son père
Darius I contre les Grecs, Athènes
et Sparte s'allient. Sparte prend le commandement de la coalition.
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Statue commémorant la mémoire
de Léonidas I, à Sparte

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Léonidas I
(En Grec : Leonidas, 490-480) est le fils
d'Anaxandride.
Il succède à son frère Cléomènes I
pour la famille des Agiades. Au début de son règne il renonce à secourir la
Thessalie attaquée par les
Perses.
La Gérousie, Conseil des Anciens de
la cité de Sparte, se réuni à l'automne 481 à
Corinthe. Elle décide l'envoi
d'une armée de Lacédémoniens pour défendre le défilé
des Thermopyles.
En 480, Léonidas I va occuper le passage avec 7 000 hommes pour en tenir l'accès contre l'armée
Perses
de
Xerxès I.
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Buste de Léonidas I
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C'est au début un grand succès, ses soldats
empêchent toute progression de l'ennemi, mais il est trahi par un certain
Éphialtès, qui indique aux
Perses un chemin permettant de contourner l'armée de Léonidas I. Voyant arriver les
Perses et contient de la finalité de la bataille, Léonidas I renvoi la majorité de ses troupes (Environ
6 000 hommes), gardant auprès de lui 300
hoplites, avec leurs
Hilotes,
plus quelques
Thébains volontaires, soit environ 700 hommes.
Malgré un sacrifice héroïque des Spartiates, les Grecs sont écrasés par le Roi
Xerxès I.
Lors de cette bataille, selon les historiens de l'époque, les
Perses auraient perdu 20 000 hommes,
ce chiffre semble toutefois assez fantaisiste, mais il est certain qu'ils eurent beaucoup de perte.
Ce qui est également certain, c'est que par ce sacrifice, Léonidas I va retarder
l'avancée des
Achéménide et permettre à la flotte de se replier.
Plus tard, sa dépouille sera transférée à Sparte où un magnifique mausolée lui
sera consacré tandis que des fêtes, appelées Léonidées, seront instituées. Il est écrit au passage des
Thermopyles :
"Passant, va dire à Sparte que nous sommes tous morts ici pour obéir à ses lois".
Léonidas I épouse Gorgô, fille de son frère Cléomènes I et a
un enfant Pleistarches (ou Pleistarchos, en Grec :
Pleistarches, 480-458) qui lui succède.
Cette bataille héroïque des
Thermopyles, va insuffler du
courage à toute la Grèce pour résister à l'envahisseur. Le 29-9-480, les
Athéniens, écrasent la flotte
Perse à la
Bataille de Salamine. Deux cents
navires Perses
sont coulés, mais la Grèce centrale reste toutefois toujours aux mains de l'armée
Achéménide commandée par le général Mardonios.
En 479, sous les ordres de Pausanias (Mort en 470),
le petit-fils d'Anaxandride,
les Grecs regroupent 40 000 hommes à Platées où ils anéantissent l'armée
Perse.
Dans le même temps, la flotte Athénienne achève à Mycale,
les restes de la flotte
Achéménide.
C'est la fin des Guerres Médiques.
Pausanias occupe ensuite Byzance, où il se conduit en despote. Les Spartiates l’accusent de collusion avec les
Perses et l’emmurent dans un
temple de Sparte où il s’était réfugié. Il a deux enfants, dont
Plistoanax (ou Pleistoanax, en
Grec : Pleistoanax ou Πλειστοάναξ)
qui sera Roi de 458 à 409.
Léotychidas II
(ou Leotychides ou Latychidas, en Grec :
Leotychides, 491-469), pour les Eurypontides, avait succédé à
Démarate, contraint à l'exil depuis 491.
Il était le fils de Méname, arrière-petit-fils d'Hippocratide. Il reçut le commandement des forces Grecques
qui remportèrent la bataille de Mycale. Il fut envoyé détruire le pont de bateaux que les
Perses
avaient construit sur le Bosphore, mais une tempête fit le travaille avant lui. Vers 476 il se rendit en
Thessalie pour combattre les
Aleuades (Larissa), alliés des
Perses. Il se laissa alors corrompre et retira ses troupes, ce qui lui valut une condamnation
immédiate de Sparte. Il se réfugia au temple d'Athéna à Tégée. Il y mourut vers 469. Il eut un enfant qui ne régna pas.
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Ménélas frappé par la beauté d'Hélène

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Après les Guerres Médiques et
avoir abandonné les profits de la victoire aux
Athéniens, les Spartiates se replient sur le Péloponnèse où ils vont tenter, de défendre leur suprématie face à leurs
anciens coalisés (Tégée et Élis). Ils vont aussi devoir faire face une nouvelle fois à
Argos,
soutenue par Athènes et enfin mater une
révolte des Hilotes de
Messénie (464-458).
Selon Thucydide (Homme politique et historien
Athénien, v.460-v.395), Sparte et ses alliées, notamment
Thèbes et
Corinthe, redoutaient la montée en
puissance de l'impérialisme d'Athènes.
Auréolée de ses victoires contre les
Perses cette dernière fonde en 477 la
Ligue de Délos. En 470, la presque totalité des cités d'Arcadie et
Argos s'allient contre Sparte,
mais elles seront battues en 465.
Archidamos II (ou Archidamus, en Grec :
Archidamos ou Aρχίδαμος, 469-426)
de la famille des Eurypontides, est le petit-fils de
Léotychidas II. Selon
Plutarque
(Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125), sous son règne, en 464, Sparte subit un violent tremblement de terre
qui la détruit entièrement. Les Hilotes
profitent du séisme pour se révolter et cette rébellion va durer près de dix ans,
c'est la Troisième Guerre de
Messénie à laquelle Archidamos II mettra fin en 454. Les relations entre Sparte et
Athènes vont rester bonnes jusqu'en 462,
À cette date Sparte renvoie un contingent
Athénien dirigé par le Stratège
Cimon (v.510-450/449) qui était venu l'aider contre les
Hilotes. C'est alors la rupture
entre les deux villes. En 446, la révolte de
Mégare et de l'Eubée attise le conflit.
Sparte prend la tête des cités coalisées et veut ravager l'Attique. Le Roi
Plistoanax (ou Pleistoanax, 458-409) refuse de poursuivre l'offensive et est obligé d'abdiquer.
En 446, un accord est passé entre les puissances rivales, qui repose sur le partage du monde Grec. Sparte se voit
octroyer le Péloponnèse,
Corinthe, les mers et le commerce occidental et
Athènes la mer Égée et le commerce du Nord.
Corinthe, qui est membre de la
Ligue du Péloponnèse, supporte de
plus en plus mal les visées d'Athènes sur ses colonies.
Une guerre l'oppose alors à sa colonie Corcyre.
Celle-ci fait appel aux Athéniens. En 432,
Corinthe, fait alors pression sur son ancienne colonie Potidée afin qu'elle quitte la
Ligue de Délos. Potidée obéit après avoir passé un accord secret avec Sparte, qui stipulait
qu'en cas de conflit avec Athènes,
Sparte envahirait l'Attique.
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Les Athéniens
envoient alors une expédition pour assiéger Potidée, qui tombe et est obligée
par Athènes de raser ses murailles.
Potidée se révolte contre Athènes et reçoit
le soutien officieux de
Corinthe. Dans le même temps,
Athènes interdit l'accès de l'Attique et ses ports
aux marchands de Mégare.
Cette dernière, comme Corinthe, font appel
à Sparte, qui sous la menace de voir deux de ses principales alliées quitter la
Ligue du Péloponnèse et aussi du
fait de ses promesses et alliances avec Potidée, mobilise la
Ligue.
Tous les Spartiates ne sont pas pour l'idée d'aller combattre,
l'Éphore Sthénélaïdas est partisan de la
guerre immédiate, mais Archidamos II réputé pour sa prudence, tente d'éviter la
Guerre du Péloponnèse (431-404).
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Sparte se laisse tout de même entraîner dans la guerre et quelques mois plus tard la ville et ses alliés de la
Ligue, pressés d’agir par les
Corinthiens décident d’attaquer
Athènes.
Archidamos II envahit l'Attique sans parvenir à bloquer sérieusement
Athènes. En 427, il s'empare de la ville de Platées,
après un siège de deux ans. Le Stratège
Athénien Périclès (495-429)
laisse l'Attique aux pillages de Sparte, pour accueillir la population dans
Athènes même. La ville est protégée par des longs
murs qui la relient à ses ports, même transformée en forteresse elle peut ainsi se ravitailler par la mer.
En 426 Archidamos II cède le trône à son fils Agis II et meurt
en 422. Son deuxième fils Agésilas II succèdera
à son frère.
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Agis II
(En Grec : Agis, 426-398) des Eurypontides
règne conjointement avec le fils du général Pausanias, le Roi Agiade
Plistoanax, puis avec le fils de celui-ci
Pausanias I
(En Grec : Παυσάνιας, 409-395).
Pendant les années qui suivent sa prise de pouvoir, Sparte et ses alliés
continuent d’attaquer l’Attique sans remporter de succès décisif. En 425, Agis II échoue dans une
énième tentative d'invasion de l'Attique. Finalement, en 421,
Athènes signe la
paix avec ses adversaires, "La paix de Nicias".
Peu après, Agis II à des difficultés en secourant Épidaure qui était sous la menace
d'Argos. Une trêve est signée avec les
Argiens.
Alcibiade le Jeune (450-404) profitant de cette situation tendue, pousse les
Athéniens à la reprise des hostilités
en les faisant s'allier avec Argos,
Élis et Mantinée. En 418, cette coalotion attaquent Épidaure et avancent sur Tégée.
Sparte est obligée de faire mouvement contre eux et, en août 418, remporte une grande victoire à la
bataille de Mantinée. Cette victoire entraîna une réaction
d'Argos, qui devint alliée de Sparte.
En 415, toujours poussée par son ambitieux dirigeant
Alcibiade,
Athènes lance une expédition en Sicile pour
conquérir l'île. Syracuse appelle
Corinthe et Sparte à son secours.
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Sparte avec les montagnes Taygète en
arrière-plan
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Mis en cause dans le scandale des Hermès (ou Hermai) mutilés (L'affaire des
Hermocopides), Athènes dépêche un vaisseau pour
ramener Alcibiade dans la cité.
Celui-ci s'enfuit alors à Sparte où il convainc les Spartiates de la nécessité d'envoyer des secours à Syracuse contre les
Athéniens. Les Spartiates
reprennent alors l’offensive et sur mer et en Attique. L'armée
Athénienne ne parvient pas à prendre Syracuse
et en 413 sa flotte est presque anéantie. En 412, Alcibiade part en
Ionie et avec une armée
Spartiate, il fomente une révolte contre Athènes,
d'abord à Chios et
ensuite dans d'autres cités, mais les Spartiates se méfient de lui.
Il retournera d'ailleurs ensuite à
Athènes,
après des mois de négociation délicate.
À l'été 411 et la flotte
Athénienne de
Samos le fera général.
En tant que Navarque, le Spartiate
Lysandre écrase la flotte
Athénienne à Aigos Potamos en septembre 405.
La même année Agis II met le siège devant
Athènes. La révolte des cités
Ioniennes de la
Ligue de Délos permet à Sparte de
s'imposer et en 404, Athènes assiégée capitule.
Ce qui met fin à la
Guerre du Péloponnèse.
Lysandre responsable de la victoire sur
Athènes impose à la ville une oligarchie
(Les 30 Tyrans).
Sparte devenue la seule grande puissance va alors imposer un tribut, aux pays sous sa tutelle.
Elle change sa politique vis-à-vis de l'envahisseur
Perse en
Asie Mineure, se faisant la seule
puissance capable de les contrer.
Alcibiade, avait séduit
l'épouse d'Agis II, se prétexte servit à Agésilas II pour
écarter du trône le fils d'Agis II, sous le soupçon de bâtardise.
Agésilas II (ou Agésilaos, en Grec :
Agésilas, 398-360, né en 444) prend donc le pouvoir à la suite de son frère
Agis II après avoir écarté son
neveu du trône Eurypontide avec l'appui de
Lysandre.
Il va régner conjointement avec successivement quatre Rois de la famille des Agiades : Agésipolis I
(en Grec : Agésipolis, 395-380),
Cléombrotos I (ou Cléombrote ou Cleombrotus, en Grec :
Cleombrotos ou Κλεόμβροτος, 380-371),
Agésipolis II (371-370) et
Cléomènes II
(ou Cléomène, en Grec: Cléomènes, 370-309). Il va se révéler l'un des plus grands
chefs militaires de son époque et sera réputé pour son courage.
Il part en 396/395 pour une expédition, avec quelques Spartiates
et plusieurs milliers d'alliés, pour chasser le
Satrape Perse de
Lydie, Tissapherne et libérer les
cités Grecques d'Ionie. Après
sa victoire sur les bords du Pactole, à
Sardes, il s'empare d'une partie de la
Lydie, de la
Phrygie et
parvient jusqu'en Paphlagonie (Côte Nord, entre la
Bithynie et
le Pont).
Sparte qui a triomphé d’Athènes dans la
Guerre du Péloponnèse (431-404) décide d'imposer le même impérialisme. En 394, les Grecs se soulèvent
contre elle avec la coalition d’Athènes,
Thèbes,
Argos et
Corinthe.
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Artémis Orthia, ex-voto en ivoire -
Musée national archéologique d'Athènes
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C'est le début de la
Guerre de Corinthe (Qui durera jusqu'en 386).
Agésilas II est rappelé d'urgence en Grèce, après la
mort de
Lysandre. En 394 une bataille à Cnide, sur les côtes de
Carie au bord du golf Céramique,
oppose les flottes Perse et Spartiate.
Le Satrape
Perse Pharnabaze dispose d'une
escadre de trirèmes
Phéniciennes et d'une escadre de
trirèmes Athéniennes sous les ordres de l'amiral
Athénien
Conon (444-390). C'est l'amiral de Sparte Pisandre qui a le commandement de la
flotte Spartiate renforcée par des contingents alliés levés dans les îles
Égéennes. Les contingents Égéens placés par Pisandre sur son aile droite
désertent, découragés devant les effectifs ennemis. Pisandre meurt en défendant
son navire échoué. Les spartiates sont battus et perdent 50 navires, mais la
plupart des équipages parvient à s'échapper. Agésilas II de son côté bat les coalisés en 394 à
Corinthe et
Sicyone.
Il apprend l'issue de la bataille de Cnide juste avant la bataille de Coronée, où il sera vainqueur, ainsi
qu'à Némée. Mais Sparte a perdu sa domination maritime
La
victoire de l'amiral Athénien Conon a mit fin aux
velléités de suprématie maritime Spartiates et la puissance navale
d’Athènes
est restaurée en mer Égée. Pendant une dizaine d'années, Agésilas II maintient la suprématie de Sparte,
malgré que les
Perses se lancent dans une contre-offensive. En 387/386, trop menacée, Sparte conclut la
paix d'Antalcidas
(ou paix du Roi) avec les
Perses et tous les Grecs.
Elle accepte l’arbitrage par la
Perse et leur cède des cités Grecques
d’Asie Mineure.
En 378, le conflit reprend suite à un raid de Sparte sur le Pirée, mais les Lacédémoniens échouent devant
Thèbes.
Ce conflit aboutit en 371 à une paix entre
Athènes et Sparte soucieuses de l'expansion de
Thèbes.
La même année, Sparte lance une attaque contre cette dernière, mais
Cléombrotos I va subir une sévère
défaite à Leuctres (Le 06/07/371) devant le général
Thébain
Épaminondas (418-362).
Ce dernier détruit l'armée Spartiate et mène alors une offensive contre la ville elle-même, qui doit enrôler de nombreux
Hilotes pour repousser l'agresseur.
C'est la fin de l'hégémonie de Sparte, qui ne pourra jamais retrouver sa puissance.
En 370/369, elle perd la plus grande partie de la
Messénie et la
Ligue du Péloponnèse se dissout.
En 362, Agésilas II est battu une nouvelle fois par
Épaminondas, à Mantinée, mais ce dernier y trouva la mort (Sparte avait remporté une
victoire au même endroit contre
Athènes, Argos, Élis et
Mantinée en 418, pendant la
Guerre du Péloponnèse).
En 361, Agésilas II passe au service de Tchahapimou, Roi des
Égyptiens insurgés contre le
Pharaon Tachos (362-360), qu’ils
détrônent et le remplacent par
Nectanébo II le fils de Tchahapimou. Agésilas II meurt dans un naufrage à son retour en Grèce.
Plutarque
(Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125) et Cornélius Népos (Écrivain Latin, 100-29) ont écrit
l'histoire de la vie d'Agésilas II et
Xénophon (Philosophe, historien et maître
de guerre Grec, v.430-v.355) a composé son Éloge (Agésilas II).
Agésilas II a un enfant Archidamos III qui lui succède.
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Buste d'Archidamos III -
Museo Archeologico Nazionale - Naples
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Archidamos III (ou Archidamus,
en Grec : Archidamos ou Αρχίδαμος,
360-338) avait l'habitude du pouvoir, il avait remplacé son père sur le trône de Sparte, vers 361, lorsque Agésilas II
était partit dans son expédition pour
l'Égypte. Il avait aussi organisé
la résistance de Sparte contre le général
Thébain
Épaminondas. Lors de cette dernière il aurait montré un grand courage dans la lutte et il avait aussi combattu dans le
Péloponnèse. Alors qu'il était encore Prince, il fut le Eispnelas (Inspirateur ou amant) de
Cleonymus, fils de Sphodrias. Il remporte une victoire sur les Arcadiens en 367,
mais il est à son tour battu en 364, à Cromnus. Il soutient les Phocidiens contre
Thèbes lors de la
Troisième Guerre Sacrée
(355-346). En 346, il part en Crète pour aider Lyttos dans sa lutte contre
Cnossos. En 343, il
part au secours de la colonie de Tarente qui avait demandé de l'aide dans la
guerre contre les peuples Italiques, notamment les Lucaniens. En 342, Archidamos III arrive en Italie avec une flotte
et une armée pour lutter contre les barbares. Il est battu et tué en combattant contre les peuples Messéniens et Lucaniens
sous les murs de Manduria. Archidamos III eut deux enfants, Agis III (En Grec :
Agis) qui lui succède de 338 à 331) et Eudamidas I (En Grec :
Εuδαμίδας) qui succède à son frère de 331 à 305.
Ils vont régner conjointement avec
Cléomènes II (ou Cléomène, 370-309), de la famille des Agiades.
Sparte doit aussi faire face à la
Macédoine, nouvelle puissance montante dans le jeu politique de la Grèce.
Agis III
tente d'établir une alliance avec les
Perses pour libérer la Grèce de la tutelle
Macédonienne, mais cette action se solde par un échec. Il s'allie avec le mercenaire
Memnon de Rhodes et lutte seul
contre la Macédoine.
En 331, Agis III (338-331) attaque
Antipatros,
lieutenant d'Alexandre le Grand,
(336-323), à la tête d'une coalition Péloponnésienne, mais il est vaincu et tué à la bataille de Mégalopolis.
Va suivre une période relativement paisible dans l'histoire de la cité Lacédémonienne, mais aussi son déclin. Sous le règne
de Cléomènes II et Eudamidas I, la ville ne prend aucune part à la résistance de la Grèce contre les
tendances hégémoniques du Roi de Macédoine
Philippe II (359-336). Pas
plus lors de la Guerre Lamiaque, conflit qui se déclenche en Grèce à la mort
d'Alexandre le Grand en juin 323
et qui oppose des cités Grecques révoltées, dont
Athènes,
aux Macédoniens menés par
Antipatros. Cette guerre
est finalement remportée par ce dernier en 322 et les villes rebelles doivent se soumettre.
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Monnaie d'Archidamos III
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En 281, sous les Rois Acrotalès I (ou Aréus I,
en Grec : Acrotalès, 309-265) pour les Agiades et Archidamos IV
(en Grec : Archidamos, 305-275) pour les Eurypontides
un nouveau sursaut a lieu. Sparte parvient à repousser le Roi
d’Épire, Pyrrhos II (240 à 238)
en s'associant à Athènes,
mais en 265, la Macédoine reprend le dessus. Acrotalès I est chassé de la
ville d'Agrigente (Sicile) qu’il avait secouru contre le Tyran de SyracuseAgathoclès (317-289).
La faiblesse de Sparte permet à la
Ligue Achéenne de prendre son essor et de devenir la première puissance de la péninsule.
Dans le même temps les institutions de la ville vont être bouleversées dans un
premier temps par le Roi Agis IV, puis par Cléomènes III.
Agis IV (En Grec :
Agis, 245-241) des Eurypontides, est le fils d'Eudamidas II
(En Grec : Eudamidas, 275-245). Il va être un grand réformateur,
mais va se heurter à l’opposition des notables. Il tente de remettre en vigueur les lois de Lycurgue (Législateur mythique
de Sparte) et propose d'abolir les dettes et de faire un nouveau partage des terres. Il échoue dans ses projets par
l'opposition de son collègue des Agiades, le Roi Léonidas II
(En Grec : Léonidas, 254-242 et 240-235). Il le fait déposer, mais
celui-ci va reconquérir le pouvoir en 240 à la mort de son gendre Cléombrotos II (En Grec :
Cleombrotos, 242-240) époux de sa fille Chilonis, qui lui avait succédé. Agis IV est
trahi par ceux mêmes à qui il avait donné sa confiance. En 289, il est enlevé dans un temple où il s'était réfugié.
Il est étranglé dans sa prison sur l'ordre des
Éphores. Il
eut un enfant Eudamidas III (En Grec :
Eudamidas, 241-228) qui lui succède.
Plutarque (Philosophe, biographe et
moraliste Grec, 46-v.125) a écrit l'histoire de sa vie.
Cléomènes III (En Grec :
Cléomènes ou Κλεομένης,
235-222, né vers 257) des Agiades est un des trois enfants de Léonidas II. Il
est Co-Roi de Sparte de 235 à 222 av.J.C avec Eudamidas III (241-228), puis avec
le fils de celui-ci Archidamos V (En Grec :
Archidamos, 228-227). Il deviendra seul Roi de
Sparte de 221 à 219 à la mort de son frère Eudeidas. Il épouse la veuve d'Agis IV dont il va reprendre
les réformes à son compte. Acquis à l'idée d'une réforme radicale de la société Lacédémonienne, il s'efforce de
rendre à Sparte sa grandeur passée. Pour cela il tente dans un premier temps de trouver des succès
militaires à l'extérieur afin d'acquérir un prestige suffisant pour entreprendre sa politique.
En 232, il s'attaque alors la
Ligue Achéenne, guerre dite "cléoménique" (232-229).
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Monnaie de Cléomènes III
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Il est vainqueur en 227 à la bataille de Mégapolis.
La même année il opère un coup d'État. Il dépose Archidamos V et établit la double royauté pour les Agiades en
nommant Roi des Eurypontides son propre frère Eudeidas (ou Eucleidas,
en Grec : Eudeidas 227-221).
Il entreprend alors des changements spectaculaires dans le système politique de
Sparte. Il fait exécuter les Éphores
titulaires et annonce le rétablissement des lois de Lycurgue. Il supprime l'Éphorat et met en place les
Patronomes, au nombre de six, sorte d'Éphores
nommés par le Roi et non plus élus. Il procède à un nouveau partage des terres et donne la citoyenneté à 4 000
Périèques qui viennent ainsi
renforcer les effectifs militaires qui étaient très bas. La guerre reprend en 225 et Cléomènes III obtient d'importants
succès sur à la
Ligue Achéenne.
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Monnaie de Lycurgue

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Le chef de la Ligue, Aratos de
Sicyone (271-213), après la prise d'Argos,
puis en 223 de
Corinthe, fait échouer les plans de conciliation du Spartiate et appel à l'aide le Roi de
Macédoine
Antigonos III Dôson (229-221). Les Macédoniens
traversent, en 224, l'isthme de
Corinthe. Cléomène III est chassé
d'Arcadie. En juillet 222, il est écrasé à Sellasia (ou Sellasie) par
Antigonos III, la
cité est prise et Cléomènes III doit s'enfuir en
Égypte où il est emprisonné.
Il se suicide en 219. Cette défaite marque la fin de l'indépendance de Sparte.
D'importants troubles politiques s'ensuivent dans la cité. La vie de Cléomène
III est bien racontée par Polybe
(Général, homme d'État et historien Grec, v.205-126 av.J.C) dans son œuvre "Les Histoires".
Il eut comme source les Mémoires d'Aratos de
Sicyone et
Plutarque
qui écrivit la biographie de Cléomènes III en même temps que celle d'Agis IV. Agésipolis III
(En Grec : Agésipolis, 219-215) fils de Cléombrotos II et neveu de
Cléomènes III lui succède sur le trône unique de Sparte. Étant encore très jeune au moment de son avènement,
il est mis sous la tutelle de Cléomène et de Lycurgue. Ce dernier, un Eurypontide, le
détrône et se fait reconnaître comme Roi de 215 à 212. Il passe alliance avec les Étoliens contre les
Achéens et est l’adversaire du
Roi de Macédoine
Philippe V (221-179). Pélops,
lui aussi Eurypontide lui succède de 212 à 200.
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Monnaie de Nabis
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En 207, un usurpateur nommé
Nabis (207-192) devient Tyran de Sparte. Il va tenter les dernières réformes susceptibles de
rendre à la cité une partie de son ancienne puissance. Sous son règne il s'appuie sur des mercenaires comme gardes
du corps. Il abolit la royauté et il reconstitue un corps d'armée de 6 000 citoyens. Il pratique une politique de
proscription au détriment des citoyens aisés et en faveur des
Hilotes et de ses mercenaires.
Il réorganise les finances grâce au butin amassé et à la levée régulière de
taxes. Cette politique révolutionnaire suscite la peur et la haine chez les conservateurs.
En 205, Sparte devient l'alliée de Rome. En 204, la guerre reprend, contre la
Ligue Achéenne.
Nabis est l'allié de Rome dans la deuxième guerre contre les
Macédoniens (200-197).
Puis en 197, il devient l'allié de
Philippe V, qui lui confie la
garde d'Argos.
Nabis s'y rend populaire en abolissant les dettes et en persécutant les riches.
Puis il change d'optique et se déclare de nouveau allié des Romains dans l'espoir de demeurer maître de la ville.
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Philopoemen
Musée du Louvre
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Après la défaite des
Macédoniens,
la même année, Rome lui déclare la guerre. Le général Romain Titus Quinctius Flamininus l'oblige à libérer
Argos. En 195, les Romains et
leurs alliés Grecs font le siège de Sparte. Dominée de tous les cotés, la cité
est obligée d'accepter la paix. Nabis doit de se rendre et signer un traité où il perd ses principaux territoires dont
Argos et la
Crète, son port et sa flotte.
Les Romains acceptent toutefois qu'il conserve son trône. Dès 193, profitant du
retrait des troupes Romaines, il s'attaque à ses anciennes cités
Périèques qui avaient rejoint la
Ligue Achéenne
et qui étaient soutenues par le Roi
Séleucide
Antiochos III Mégas (223-187).
Il est battu par le Stratège de la
Ligue, Philopoemen (Homme politique et général Grec). En
192, il demande alors de l'aide aux Étoliens, mais Aleximène, le chef des 1 000
hommes qu'on lui envoie, l'assassine, après que ses anciens alliés Étoliens l'aient accusé de trahison.
Le but de ce meurtre était pour les Étoliens de se concilier l'amitié des Spartiates et les
amener à combattre Rome. Philopoemen, oblige Sparte à adhérer la
Ligue Achéenne et devient
le véritable dirigeant de la ville. Cependant, le plan ne fonctionne pas et les
Spartiates mettent à mort les Étoliens qui avaient commencé à piller la cité.
Les réformes de Nabis sont abrogées et l'agôgê
(L'éducation Spartiate) est supprimée. Mais les divergences avec la
Ligue ne s'arrêtent pas
là. En 148, les Achéens attaquent
Sparte, qui est battue. Rome intervient, exigeant que Sparte et
Corinthe soient séparés de l'Achaïe.
Les
Achéens mécontents reprennent la guerre, mais ils sont écrasés en 146 par les Romains. Sparte fait
partie du camp des vainqueurs, mais perd quand même ses cités
Périèques, qui
forment de leur côté le koînon (Alliance) des Lacédémoniens qui est intégré à l'Empire Romain.
Sparte n'est plus désormais qu'une cité de second rang, autonome, mais seule et
très loin de sa splendeur et puissance d'antan. Sans ambition, ni militaire ni
politique, la cité se concentre alors sur ce qui faisait sa particularité, l'éducation
Spartiate. Celle-ci devient encore plus dure, attirant les foules, qui avides de
rituels violents viennent assister à des combats qui se disputaient traditionnellement au
sanctuaire d'Artémis Orthia.
Lors de ses cérémonies les jeunes enfants étaient
flagellés parfois à mort. Cicéron (Homme d’État Romain et un auteur latin,
106-43) dans "les Tusculanes - II, 34" rapporte ces faits : "La foule
qui accourt au spectacle est si nombreuse qu'un amphithéâtre doit être bâti
devant le temple pour l'accueillir". Ces rites vont perdurer jusqu'au Ve
siècle ap.J.C., comme en témoigne Libanios (ou Libanius, auteur Grec de prose,
314-394, Discours, I, 23). En 267, la ville est pillée par les Hérules lors
d'une incursion. En 395, le Roi des Wisigoth, Alaric I (396-410) détruira la
cité. La Laconie est ensuite ravagée par des tribus
slaves, puis passera sous la domination de l'Empire Byzantin.
Bibliographie
Pour d'autres détails sur la ville
voir les ouvrages de :
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Kōstas Asēmakopoulos :
- Phonoi stē Spartē : agis IV : mythistorēmatikē viographia, Philippotēs, Athēna, 1979.
Jean-François Bommelaer :
- Lysandre de Sparte. Histoire et traditions, Bibliothèques de l'École Française
d'Athènes et de Rome, volume 240, Athènes, 1981.
Ernle Bradford :
- Leonidas : Held der Thermopylen, Ullstein, Frankfurt, Berlin, 1991.
Gustav Burghaus :
- König Cleomenes I von Sparta, R. Poettcke, Anklam, 1874-75.
Pierre Carlier :
- Le IVe siècle Grec jusqu’à la mort d'Alexandre, Nouvelle histoire de
l'Antiquité, vol. 3, Seuil, Paris, 1996.
Paul A.Cartledge :
- Agesilaos and the crisis of Sparta, Duckworth, London, 1987.
- Sparta and Lakonia : A Regional History 1300-362 BC, Routledge, 2001.
- The Spartans : the world of the warrior-heroes of ancient Greece, from utopia to crisis and collapse,
Overlook Press, Woodstock, New York, Janvier 2003.
Peter Connoly :
- Greece and Rome at War, Greenhill Books, Londre, 1981 et 1998.
Georges Devereux :
- Cléomène le Roi fou : Étude d'histoire ethnopsychanalytique, Aubier, 1995 et 1998.
James Garry DeVoto :
- Agesilaos II and the politics of Sparta : 404-377 B.C., University Microfilms International, Ann Arbor, 1986.
Nic Fields et Steve Noon :
- Thermopylae 480 BC : Last stand of the 300, Osprey Pub., Oxford, London, New York, 2007.
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- The Archidamian war, Cornell university press, Ithaca ; London, 1974.
Nigel M.Kennell :
- Spartans : A new history, Wiley-Blackwell, Chichester, Malden, 2010.
Steven Craig Klein :
- Cleomenes : A study in early Spartan imperialism, University Microfilms, Ann Arbor, 1974.
Ian Malkin :
- Myth and territory in the Spartan Mediterranean, Cambridge University Press, 1994.
- La Méditerranée spartiate, Les Belles Lettres, coll. Histoire, 1999.
Jean Malye :
- La véritable histoire de Sparte et de la bataille des Thermopyles, Les belles lettres, 2007.
- La véritable histoire des héros Spartiates : Lycurgue, Othryradès, Léonidas Ier et les 300 Spartiates,
Lysandre, Agésilas II, Agis IV, Clémoène III, Nabis, Les Belles Lettres, Paris, 2010
Pierre Roussel :
- Sparte, Editions de Boccard, Paris, 1960.
Helena Schrader :
- Leonidas of Sparta : A boy of the Agoge, Wheatmark, Tucson, 2010.
Nikē Spyropulu :
- Leōnidas : o basilias tēs Spartēs, Siderēs, Athēna, 2007.
William John Woodhouse :
- King Agis of Sparta and his campaign in Arkadia on 418 B.C. : A chapter in the history of the art of war among the Greeks,
AMS Press, New York, 1978.
Fritz R.Wüst :
- Der Zug des Leotychidas gegen Thessalien 477 v. Chr. Geb., Éditeur inconnu, Oslo, 1953.
Erwin Zierke :
- Agesilaos, Dissertationsdruckerei F.W. Kalbfleisch, Gelnhausen, 1936.
Voir la bibliographie de Sparte sur les institutions :
Sparte, les institutions |