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Origines et développement
Delphes
(ou Phaedriades, ou Delphi, en Grec : pluriel Delpoi / Delphoí)
est une Cité-État de Phocide sur le versant Sud du mont Parnasse, dans l'étroite
vallée du Pleistus (Aujourd'hui Xeropotamos). Elle forme le dernier escarpement
du Parnasse. L'ancienne ville de Delphes était sur la rive gauche du Pleistus,
adossé aux Phaedriades et sur la rive droite du ruisseau de Castalie se trouvait
le temple d'Apollon. Elle est reconnue comme l’une des plus vieilles cité du
monde, d’où son surnom de "nombril du monde". Une muraille rocheuse à pic de
près de 700 m plonge sur la vallée. L'ensemble de la vallée donne l'aspect d'un
théâtre naturel au sommet duquel était placé le sanctuaire et la ville. C'est le
site d'un important sanctuaire panhellénique, c'est-à-dire d'un sanctuaire
commun à toutes les cités de la Grèce antique.
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Maquette de Delphes
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Au cours du VIIIe siècle, est
apporté de
Cnossos le culte d’Apollon Pythien
qui était adoré sous la forme d’un dauphin (D'où le nom de Delphes, en
Grec : Delpis / delphís).
Considérée comme un lieu sacré, elle possédait un oracle ou parlait la Pythie. L’oracle d'Apollon Pythien à Delphes prend son essor entre 750 et 650 et
devient l’un des sanctuaires les plus honorés. Apollon Pythien est le patron des entreprises
coloniales effectuées durant cette période.
L’oracle a encouragé la colonisation lointaine, mais s'opposa aux excès des
démocrates et des Tyrans. Delphes était gérée par un conseil
d’amphictyonie, habituellement dirigé par la
Thessalie. À partir de 590
av.J.C, les Guerres sacrées
opposent les cités Grecques entre elles pour le
contrôle du sanctuaire. À la suite de la
Première Guerre Sacrée (590-589), Delphes devient autonome.
En 548, le temple est détruit par le feu et diverses
cités dont Athènes contribuèrent à sa reconstruction.
En 356, au début de la
Troisième Guerre Sacrée , sous la conduite de Philomèle les Phocidiens
vont piller les trésors de la ville. Le site de Delphes a été souvent décrit par les auteurs
anciens, en particulier par
Strabon (Géographe Grec, v.63 av.J.C-v.23
ap.J.C), Plutarque
(Philosophe, biographe et moraliste Grec, 46-v.125) et
Pausanias (Géographe
Grec, v.115-v.180). Ce dernier nous a transmis plusieurs documents qui nous donnent
une description très détaillée de la ville. On y accédait par trois routes : La route de Crisa
(ou Crissa ou Cirrha) et la route d'Amphissa qui la reliaient à la mer au golfe de
Corinthe et la route de Béotie qui franchissait le contrefort Est du Parnasse.
L'histoire.......
Les
traces les plus anciennes d'une occupation du site remontent au paléolithique.
Dans la poésie Homérique, Apollon aurait pris la forme d'un dauphin pour attirer
les marins
Crétois chargés d'instaurer son culte sur le site. Vers 1400, sur le site du sanctuaire,
un village modeste est attesté. Il est nommé Pythô (En Grec : Pythô
ou Πυθών) dans
l'Iliade (cf. II, 519 et IX, 405) et dans l'Odyssée (cf. VIII, 80). Il est
abandonné entre 1100 et 800 environ. Le sanctuaire se développe probablement à
partir de cette date, avec l’apparition d’un premier autel et d'un premier
temple, que la tradition Delphique et la tradition antique placent sur une pente
où se serait trouvée une fissure naturelle exhalant des gaz
(Strabon - Livre IX, 3, 5).
C'est surtout entre 750 et 650 qu'Apollon Pythien gagne une notoriété
importante. Le conseil amphictyonique se réunissait auprès du sanctuaire.
Le premier conflit qu'il doit subir
naît d'une querelle entre Delphes et Crisa (Première
Guerre Sacrée). Il se déroule de 600 à 590. Crisa, située sur le chemin qui mène de
Delphes à la mer, prétendait avoir le droit de prélever un péage sur les pèlerins.
Delphes lui fait la guerre, qu'elle gagne et rase la ville. Elle consacre alors son emplacement à
Apollon et interdit de cultiver la plaine fertile. De cette période, Delphes devient un
État autonome. Elle conservera cet état jusqu'au bout et sera gouvernée par ses
propres magistrats. Le gouvernement était aristocratique et théocratique.
Le Dieu possédait de vastes domaines, cultivés par les esclaves du temple. Les
citoyens de Delphes s'enrichissent rapidement grâce aux présents des Princes,
souverains, Rois étrangers et pèlerins qui affluaient pour consulter l'oracle.
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Le temple d'apollon
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En 548 (on trouve aussi 546
selon les sources), un incendie détruit le temple d'Apollon et les amphictyons
décident sa reconstruction. Les Delphiens vont payer un quart de la dépense, les
autres Hellènes le reste dont une part importante pour
Athènes.
C'est à partir du IVe siècle que vont se produire les principales crises
politiques de la cité. En l'an 480, lors de la
Deuxième Guerre Médique (480-479) le Roi
Perse
Xerxès I
(485-465) envoie un détachement pour piller le temple. Les
Delphiens se réfugient sur le Parnasse. Le Dieu interdisant de déménager les
trésors, 60 hommes seulement vont rester pour défendre la ville. Quand les
Perses s'avancent
par la route (Appelée Schisté), ils ne peuvent dépasser le Tholos (Temple d'Athéna Pronoia).
Le grondement du tonnerre dans les gorges du à l'écroulement des rochers
projetés sur eux, leurs auraient inspiré une peur panique et ils s'enfuirent.
L'honneur de cette déroute est attribuée aux héros Phylacus et Antonous. En 373
un tremblement de terre endommage gravement le sanctuaire qui ne s'en remettra
jamais. C'est en effet à partir de sa difficile reconstruction, durant la
seconde moitié du IVe siècle que le site entame un long déclin, marqué par les
troubles politiques qui agitent la Grèce.
En 357, les Phocidiens sont accusés d'avoir
mis en culture les champs interdits de Cirrha et sont condamnés par les
amphictyons à une grosse amende. Philomèle (ou Philomelos) les persuada de se
rebeller, c'est la Troisième Guerre Sacrée
(357-346). Ils s'emparent du temple de Delphes avec tous ses trésors. Les
trésors du temple servent à payer les mercenaires à l'aide desquelles les chefs
de la Phocide se défendent contre les Locriens, les
Thébains et contre
le Roi de Macédoine
Philippe II
(359-336). Ils finiront quand même par être battus. En 346, le temple est remis a l'amphictyonie
et les Phocidiens sont condamnés à une amende de 10 000 talents.
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Le Tholos (Temple d'Athéna Pronoia)
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Dès la période Romaine, au Ier
siècle, plus aucun édifice n'est construit à Delphes. Plus tard, après la
conquête Romaine, Delphes et son temple sont exposés à toutes les déprédations.
Ils seront pillés par Sylla (ou Lucius Cornelius Sulla, Général et homme
politique Romain, 138-78), puis dévalisés par l'empereur Néron (54-68) qui
distribua les champs de Crisa (ou Crissa ou Cirrha) à ses soldats. Par contre l'Empereur
Hadrien (117-138) et les Antonins donnèrent à Delphes une époque de prospérité relative.
Attaquée par les Chrétiens et défendue par les néo-platoniciens, elle est dévalisée par
l'Empereur Constantin I (305-337). En 392, l'empereur Théodose I (388-392), par
son édit qui décrète l'interdiction des cultes païens dans l'Empire Romain,
supprimera définitivement l'oracle et marquera la fin officielle du culte
d'Apollon Pythien. L'invasion des Goths fera sa ruine définitive. Les ruines du
site sont redécouvertes au XVe siècle seulement.
La cité
La
ville possède plusieurs tombeaux (Encore visibles aujourd'hui) dont beaucoup ont
été taillés dans la roche. Elle comptait un gymnase, quatre temples dont le plus
important était le Tholos (Temple d'Athéna Pronoia) où l'on offrait des
sacrifices avant de consulter l'oracle.
Pausanias mentionne
que six temples dédiés au Dieu Apollon se succédèrent au cours des temps. Le premier d'entre eux
put être une hutte de laurier. L'archéologie n'en a trouvé aucune trace, pas
plus des deux suivants construits en matériaux périssables.
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Le Théâtre et en contrebas le temple d'apollon
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Le quatrième temple, dont la structure
était en stuc, est construit par Trophonios et Agamède et détruit lors d'un
incendie en 538. Le cinquième, bâti en pierres, présentait un décor de style
archaïque dont certains éléments furent réemployés dans les soubassements du
sixième temple. C'est celui-ci, construit sur un plan similaire au IVe siècle,
qui subsiste aujourd'hui. Son architecte est Spintharos de
Corinthe. La façade était en marbre de Paros, le reste en pierre. Il est rectangulaire et mesure
23,82 m sur 60,32 m. Il comprend six colonnes
Doriques à l'avant et à l'arrière
et quinze sur chaque côté. Le temple comprenait trois parties, le pronaos, la
celle et l'adytum (ou manteion), où se rendaient les oracles.
Sur les murailles
du pronaos, les amphictyons avaient fait graver en lettres d'or les maximes des
Sept Sages. On trouvait aussi dans la ville la source de Castalie qui était consacrée à Dionysos.
Cette fontaine fournissait l'eau pour tous les usages du temple. Elle était bien sur
sacrée comme lui. Tous les pèlerins qui venaient consulter l'oracle ou faire
leurs dévotions à Apollon, venaient se purifier dans les eaux de Castalie. Les
meurtriers lavaient leur corps en entier. Il y avait aussi la salle du Conseil
(Bouleuterion) où siégeait le Sénat de Delphes. Au pied des Phaedriades se
trouvait l'enclos du sanctuaire avec son entrée à l'Est.
De la forme d'un triangle, il
occupait le haut de la ville et s'étendait sur une surface considérable et était
rempli de statues d'athlètes, d'offrandes votives. Dans la ville se trouvaient
les "Trésors". Ce sont des édifices de taille modeste, érigés par les cités à
l'occasion d'un événement heureux ou pour glorifier et commémorer un exploit
(Ils servaient de chapelles votives). Delphes en comptait une vingtaine. Les
plus connus sont : Le trésor de l'île de Siphnos (vers 525) élevé par les
habitants de l'île et le trésor des
Athéniens, érigé vers 485.
Celui-ci se situe dans un virage de la montée vers le temple d'Apollon. Il mesure 6,50 m x 9,50 m
et commémore la victoire de
Marathon (490).
Le décor est composé de métopes (Intervalles carrés, souvent décorés de reliefs sous un
bandeau horizontal) représentant, entre autres, Héraclès. Le monument indique au monde que ce sont les
Athéniens qui ont sauvé la Grèce. Au Nord du temple (Suivant la description de
Pausanias),
se trouvait le tombeau de Néoptolème (ou Pyrrhus, fils d'Achille et de Deidamia)
auquel on offrait des sacrifices annuels.
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Le Trésor des Athéniens
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Au-dessus était la fontaine Cassotis (Son nom n'est
donné que par Pausanias).
Au-dessus de la fontaine et au pied des Phaedriades était la Lesché (Bâtiment
public). Puis à côté de celui-ci se trouvait le théâtre, adossé au mur de
l'enclos sacré. Par l'Ouest de l'enclos on accédait au stade qui occupait le
point le plus élevé de la ville de Delphes. Dans la partie basse du sanctuaire,
un chemin permettait d'accéder à la terrasse du temple. De part et d'autre
de ce chemin étroit (La Voie sacrée) se trouvent plusieurs monuments conçus pour
abriter des offrandes au Dieu ou pour commémorer des événements. Toujours dans
cette partie basse, à gauche de l’entrée, était présente une imposante statuaire
commémorative (Aujourd’hui disparue). Celle-ci était répartie en plusieurs
ensembles construits par les cités en fonction des événements.
Deux monuments
débutaient cette série, celui de Miltiade (540-489, Stratège
Athénien
et Tyran de Chersonèse de
Thrace) et celui de
Lysandre (ou monument des Navarques, homme politique de
Sparte, mort en 395). Le monument
de Miltiade, offert par Athènes,
commémorait la
Bataille de Marathon (490). Il était composé de seize statues qui représentaient entre autres :
Athéna, Apollon et Miltiade sur le même plan, réalisées par Phidias (Architecte et sculpteur du Parthénon).
Le monument de
Lysandre commémorait, quant à lui, la bataille navale d’Aigos Potamos, en 405. Il était constitué
d’un socle sur lequel reposaient des statues en bronze. On en comptait 10 à l’avant qui
représentaient les Dioscures (Ensemble mythologique réunissant Apollon, Artémis,
Castor et Pollux, Poséidon et Zeus couronnant
Lysandre) et 28
à l’arrière, qui représentaient l’ensemble des héros de la bataille.
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Le mur qui soutient le temple d'Apollon
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Les Guerres Sacrées
Le
nom de Guerres Sacrées désigne les guerres menées par
l'Amphictyonie (Confédération religieuse de communautés qui vivaient dans le
voisinage d'un sanctuaire dont elles avaient la responsabilité) de
Delphes, dans le but de protéger son sanctuaire d'Apollon et d'effectuer des représailles
contre ceux qui portent atteinte au sanctuaire. Elles sont au nombre de quatre.
La première Guerre Sacrée
Elle naît
d'une querelle entre Delphes et Crisa (ou Crissa ou Cirrha, les trois noms sont employés à l'époque
classique), deux villes voisines. Elle se déroula de 600 à 590. Crisa, était située à quelques
kilomètres au Sud-ouest sur le chemin qui mène de Delphes à la mer. Elle prétendait
avoir le droit de prélever un péage sur les pèlerins. Delphes lui fait la guerre,
qu'elle gagne et rase la ville. Elle consacre alors son emplacement à Apollon et
interdit de cultiver la plaine fertile.
La deuxième Guerre Sacrée
Elle débute en
448. Les Phocidiens s'étant emparés de Delphes,
Sparte vient
à son secours pour rendre le sanctuaire à la cité, mais
Athènes, sous la conduite de
Périclès
(495-429), rétablit le pouvoir sur la ville à Phocide. On ne sait pas exactement à quelle époque
Delphes est à nouveau libérée au cours de la
Guerre du Péloponnèse, mais les conditions de la paix de Nicias entre
Athènes et
Sparte, garantirent son indépendance.
La troisième Guerre Sacrée
Elle
voit une grande partie de la Grèce mêlée dans le conflit. Elle dure de 357 à 346 av.J.C.
C'est la mieux connue avec la quatrième. À l'automne 357, les Phocidiens ayant dérogés à
l'interdiction de cultiver la plaine de Crisa (Première Guerre Sacrée), sont
frappés d'une lourde amende, à l'instigation des Thébains, qui dirige
alors l'Amphictyonie. Ils traduisent les Phocidiens, leurs ennemis
traditionnels, devant le Conseil, les accusant
d'avoir empiété sur des terres consacrées à Apollon. En 356, les Phocidiens refusent de payer
l'énorme amende et sous la conduite de Philomèle (ou Philomelos), ils s'emparent de
Delphes. En 355, l'amphictionie déclare la guerre à la Phocide. Les Phocidiens remportent
d'abord des succès importants et agrandissent considérablement leur territoire,
au point de s'étendre depuis le golfe de
Corinthe jusqu'à
certaines régions de
Thessalie. Les Thébains
font alors appel au Roi de
Macédoine,
Philippe II (359-336) qui essuie
d'abord deux défaite en 353.
En 352, Philomèle est battu à Néon en Phocide. Onomarque, son successeur, se
sert du trésor de Delphes pour enrôler des mercenaires et s'allie aux Tyrans de
Phères.
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Vue des fouilles sur le site
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Les
Athéniens
prennent le parti des Phocidiens, mais leur intervention sera trop tardive. Elle
suffit toute fois à dissuader Philippe II
de tenter de franchir les Thermopyles. La même année le Roi
Macédonien,
écrase et tue Onomarque à la bataille du Champ de Crocus
(Thessalie).
Les Athéniens changent alors
de politique et lâchent les Phocidiens, sans cependant combattre aux côtés de
Philippe II.
Celui-ci engage les hostilités contre les Phocidiens qui refusaient de libérer Delphes. Il
franchit les Thermopyles, ruine les cités Phocidiennes, libère et Delphes.
En 346, après la paix de Philocrate conclue entre
Athènes et la
Macédoine,
la Phocide est obligée de se rendre
à Philippe II,
qui prend son siège et ses deux voix au Conseil de l'Amphictyonie. Le sort définitif des
Phocidiens, dont trois mille hommes faits prisonniers sont précipités du haut des falaises
(Ils étaient considérés comme sacrilèges) sera réglé à ce moment. De plus les Phocidiens
sont frappés d'une amende (60 000 talents par an jusqu'en 337, 10 000 dans la période suivante)
destinée à reconstituer le trésor d'Apollon.
La quatrième Guerre Sacrée
Elle
a lieu de l'automne 339 à l'automne 338, à l'instigation des Thébains. Amphissa avait accusé
Athènes,
en 340, devant le Conseil amphictyonique, d'avoir commis une faute de caractère
religieux en installant une inscription. En fait les Thébains étaient agacés parce sur
cette inscription, il y était rappelé qu'au cours des
Guerres Médiques ils avaient pris
le parti des
Perses. Eschine, représentant d'Athènes,
retourne la situation et démontre que ce sont les gens d'Amphissa qui sont des
sacrilèges, car ils cultivaient la plaine de Crisa consacrée à Apollon et
avaient reconstruit le port détruit pendant la Première Guerre Sacrée, ce qui
était un mauvais présage. Le Conseil amphictyonique condamne Amphissa et envoie
des troupes pour dévaster les terres cultivées. Cette entreprise ayant échoué,
le Conseil amphictyonique fait appel en 338 au Roi de
Macédoine,
Philippe II (359-336) qui
intervient aussitôt. Il s'empare d'Amphissa, puis se dirige contre Thèbes, qui
venait de s'allier avec
Athènes. Les deux villes combattent les armées
Macédonienne,
mais fin août 338, elles sont vaincus à Chéronée. Un lion de pierre est édifié à la
mémoire du "bataillon sacré" des Thébains qui y périrent.
Philippe II devient
à ce moment le maître de la Grèce et traite durement Thèbes alors
qu'Athènes
est traitée avec clémence, c'est la paix de Démade. Il semble que
Philippe II
pensait qu'il aurait besoin de la flotte
Athénienne si il attaquait la
Perse.
Cette quatrième guerre marque la fin définitive de l'indépendance des cités
Grecques. En 337, Philippe II
est proclamé Hégémon des Grecs.
Bibliographie
Pour
d'autres détails sur la ville voir les ouvrages de :
Marie Claire Amouretti et François Ruzé :
- Le Monde grec antique, Hachette université, Paris, 1978.
Manolis Andronicos :
- Delphes, Ekdotike Athenon, Athènes, 1979-1988-1996.
Jean-François Bommelaer :
- Guide de Delphes, Dessins de Didier Laroch, École Française d'Athènes, Athènes, 1991 -
Éditions De Boccard, Paris, 1991.
Robert Boulanger :
- Athènes, Corinthe, Mycènes, Delphes, Hachette, Paris, 1960.
Emile Bourguet :
- Les ruines de Delphes, Fontemoing, Paris, 1914.
- Delphes, Les Belles Lettres, Paris, 1925.
William J.Broad :
- The Oracle: Ancient Delphi and the Science Behind its Lost Secrets, Penguin, New York, 2006.
Pierre De La Coste-Messelière et Georges de Miré :
- Delphes, École Française d'Athènes, Athènes, 1943 - Éditions du Chêne, Paris, 1943 -
Hachette, Paris, 1957.
- Le trésors de Delphes, Éditions du Chêne, Paris, 1950.
Joseph Eddy Fontenrose :
- Python; a study of Delphic myth and its origins, Biblio & Tannen, New York, 1974.
Marion Giebel :
- Das Orakel von Delphi. Geschichte und Texte, Reclam, Stuttgart, 2001.
Paul Graindor :
- Delphes et son oracle, Impr. Misr, Le Caire, 1930.
Pierre Guillon :
- Études Béotiennes : Le bouclier d'Héraclès et l'histoire de la Grèce centrale dans la période
de la première Guerre Sacrée, Éditions Ophrys, Janvier 1963.
Michael Maaß :
- Das antike Delphi. Orakel, Schätze und Monumente¨, Theiss, Stuttgart, 1997.
Vasileios Chr.Petrakos :
- Delphes, Éditions Espéros cop., Athènes, 1971.
Jean Pouilloux :
- Fouilles de Delphes, Topographe & Architecture, La région Nord du sanctuaire (de l'époque archaïque
à la fin du sanctuaire), École Française d'Athènes, Athènes, 1960 - A. Fontemoing, Éditions de Boccard, Paris, 1960.
Guy Rachet et Takashi Okamura :
- Delphes, Collection : Les hauts lieux de la spiritualité, Robert Laffont, Paris, Novembre 1985.
- Civilisations et archéologie de la Grèce préhellénique, Collection : Beaux Livres de Luxe,
Éditions du Rocher, Monaco, Novembre 1993.
Jean Richer :
- Delphes, Délos et Cumes, Julliard, Paris, 1970.
Georges Roux :
- Delphes, son oracle et ses dieux, Belles Lettres, Paris, 1976.
- L'Amphictionie, Delphes et le Temple d'Apollon au IVe siècle,
Maison de l'Orient, Lyon, 1979 - Diffusion de Boccard, Paris, 1979.
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